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– A new life
Auteur :
EnfantTV
E-mail : chelseajoyce@wanadoo.fr
Genre
: Familial,
romance
Résumé:
Et tout
continue…
Note
de l'auteur
: Les personnages et les lieux sortent tout droit de mon imagination. Ne pas
publier sans mon accord.
Co-scénaristes : Adela et Thera
Lendemain
matin
Chambre
d’Annabeth
Elle n’avait pas très bien dormi, ni beaucoup
d’ailleurs. Trop de choses s’étaient passées cette dernière semaine et surtout
C’est ce qui était arrivé. Pourtant on a souvent
dit que la nuit porte conseil. Pas pour elle en tout cas. Elle en était arrivée
à la conclusion que cela allait beaucoup trop vite : l’appartement, son
boulot, Jack… Il fallait qu’elle ralentisse. Elle avait peur de ne pas pouvoir
gérer.
Elle arrivait tout juste à avoir confiance en
elle pour le boulot alors s’engager dans une relation amoureuse maintenant,
elle ne pouvait pas encore. Surtout une relation avec Jack. Elle ne voulait pas
s’engager avec lui et gâcher ce qu’il y avait entre eux. Mais n’était-ce pas ce
qu’elle était entrain de faire en revenant en arrière ? Elle n’arrivait
plus à savoir ce qu’elle voulait tellement elle y avait réfléchit et tourné la
chose dans tout les sens.
Elle ferma les yeux. Elle s’énervait. Ce côté
« prise de tête » en elle l’énervait. Pour une fois, elle aimerait
prendre les choses simplement. Elle attrapa sa veste et sortit de sa chambre.
Elle se retrouva dans le salon et posa sa veste
près de son sac. Elle alla en cuisine prendre son petit déjeuner. Elle n’avait
pas très faim ce matin. Elle ouvrit le réfrigérateur et prit le jus d’orange.
Elle s’en servit un verre et le rangea.
Elle s’installa au bar. Erin était toujours dans
sa chambre. Elle l’avait entendu se lever et venir déjeuner pendant qu’elle
était sous la douche. Elles avaient réussit à trouver une solution. Annabeth
prenait en premier la salle de bain vu qu’elle ne déjeunait pas trop le matin
ce qui permettait à Erin de déjeuner tranquillement. Ensuite, elles
échangeaient.
Mémo vint poser sa tête sur les genoux de sa
maîtresse. Elle lui caressa doucement la tête.
Annabeth :
Bonjour,
mon chien. Ca va ?
Le chien se contenta de lever les yeux vers elle
avec ce regard qu’elle adorait. Elle entendit la porte d’Erin s’ouvrir et leva
les yeux. Elle vit Erin se diriger vers elle.
Annabeth :
Coucou…
Bien dormie ?
Erin :
Coucou…
oui et toi ?
Annabeth :
Pas
vraiment tu me connais ?!
Erin :
Ne me
dit pas que tu as encore une idée pour …
Annabeth :
Non…
C’est juste que j’ai fait trop de trucs ces dernières semaines et que ça me
travaille.
Erin :
Je vois.
Annabeth :
Quand tu
étais sous la douche, Mary a appelé pour nous dire qu’elle voudrait profiter de
la voiture, donc on passe la chercher.
Erin :
Ok…
Annabeth :
Prête ?
Erin :
Oui et
toi ?
Annabeth finit son verre de jus d’orange et le
posa dans l’évier. Elle alla prendre sa veste et son sac.
Annabeth :
C’est
partit !
Les deux jeunes femmes quittèrent l’appartement
et Erin verrouilla derrière elles.
Maison des James
Annabeth appréhendait un peu de se retrouver face
à Jack. Mais elle n’allait pas pouvoir l’éviter. Ils habitaient à peine à
Elles frappèrent à la porte de la cuisine et
entrèrent. Catherine et Mary s’y trouvaient déjà.
Annabeth et
Erin : Bonjour !
Catherine :
Salut !
Mary :
C’est
moi, ou j’ai de nouveau entendu frapper.
Annabeth et Erin baissèrent légèrement les yeux et
sourirent. Mary n’arrêtait pas d leur répéter qu’elles étaient comme chez
elles, et qu’il fallait qu’elles arrêtent de frapper à
Sara :
Je suis
prête, juste le temps de finir mon sac ! Rhaaaa j’ai oublié un truc ! Je reviens !
Elle remonta en courant les escaliers et croisa
Jack qui descendait. Lorsque Annabeth le vit, elle baissa les yeux et osa à
peine le regarder. Elle n’avait aucune idée de ce qu’elle était censée faire.
Jack les avait rejoins dans
Jack :
Bonjour !
Il alla embrasser sa mère. Celle-ci était prête,
sa veste sur les épaule et son sac posé devant elle sur la table.
Jack :
Où
est-ce que tu vas comme ça ?
Mary :
J’ai
encore 1 ou 2 petites choses à déposer au piano bar et j’ai demandé à Annabeth
de m’y déposer.
Jack regarda les filles puis regarda de nouveau
sa mère.
Jack :
Déposer ?
Tu ne voudrais pas, par le plus grand des hasards, nettoyer ?
Jack regarda sa mère avec insistance. Il la
connaissait par cœur.
Mary :
Qu’est-ce
que cela peut te faire ?!
Annabeth :
Mary,
vous n’avez pas à faire ça. Je m’en occuperais ce soir…
Mary se tourna avec un regard plein de sous
entendus.
Mary :
Bien
sur. Après ta journée de travail ! Hors de question. Moi je n’ai rien à
faire, autant que je me rende utile !
Catherine :
Qu’est-ce
qu’il ne faut pas entendre !
Annabeth :
Si le
directeur apprend ça…
Mary :
Il n’en
saura rien ! Il nous a laissé les clés pour que Jack et Joe puissent
récupérer la sono aujourd’hui !
Annabeth :
vous
voulez que je lui mente ?
Mary :
Non, pas
lui mentir, simplement ne rien lui dire.
Annabeth sourit. C’était bien la première fois
que Mary lui demandait ce genre de chose.
Jack :
Ca ne
sert à rien de discuter avec elle. C’est une vraie tête de mule !
Mary :
Et fière
de l’être !
Jack s’approcha d’Annabeth. Elle était paralysée
et ne sut pas vraiment quoi faire.
Jack :
Maintenant,
tu sais de qui on tient !
Il posa une de ses mains sur la hanche
d’Annabeth, se pencha légèrement vers elle et l’embrassa. Elle fut quelque peu
surprise… Il y avait plusieurs sentiments qui se mélangeaient en elle à cet
instant. La peur… ça, elle n’arrivait pas à s’en détacher… de la joie… elle
était heureuse qu’il soit venu vers elle… elle était rassurée sur l’attitude de
Jack par rapport à ce qu’il s’était passé hier.
Mais la réaction des autres lui faisait un peu
peur. Lorsqu’il se détacha, il planta son regard dans le sien et lui sourit.
Puis il alla au frigo se servir un verre de jus d’orange. Annabeth regarda
rapidement les personnes présentes dans la pièce.
Erin affichait un sourire plus que ravi. Mary lui
sourit et retourna à sa tâche et Catherine but une gorgée de son café puis lui
sourit. Aucune d’elles ne semblaient choquées par ce qu’il venait de se passer.
Comme si cela était tout à fait normal et naturel.
Jack se tourna vers sa sœur et sa mère.
Jack : Tu profites de la voiture Catherine ?
Catherine se tourna vers son frère. Elle posa sa
tasse sur la table.
Catherine : Bien sur ! Et puis
on pourra commencer à voir certains points pour…
Jack leva la main pour faire signe à Catherine de
s’arrêter. Elle ne changerait donc jamais. Il lui sourit.
Jack : Pas avant le premier café du matin au
bureau !
Jack bu une gorgée de son verre de jus d’orange
puis vint s’asseoir près de sa sœur. Elle en profita pour lui donner un claque
sur le bras. Sara redescendit à cet instant. Elle ralentit le rythme en voyant
la tête d’Erin. Elle affichait un sourire plus que satisfait.
Sara :
Pourquoi
est-ce que j’ai la sensation d’avoir manquer quelque chose ?!
Tout le monde la regarda.
Mary :
Allez la
troupe ! On y va sinon vous allez être tous en retard.
Sara rangea ce qu’elle avait oublié dans son sac.
Catherine se leva et attrapa son sac. Elle avait peut-être mis un temps fou à
choisir sa tenue mais elle était contente d’elle. Elle avait de la classe sans
en avoir trop et elle se sentait bien dans cette tenue.
Jack prit la tasse de Catherine et son verre et
alla les déposer dans l’évier avant d’aller prendre sa veste qu’il avait
déposée sur la rambarde de l’escalier. Mary commença à prendre ses affaires
grand nettoyage. Jack s’approcha d’elle et l’aida ainsi qu’Erin et Annabeth.
Ils sortirent de la maison et se dirigèrent vers
les voitures. Annabeth avait avancé la sienne jusqu’à la maison des James. Elle
ouvrit le coffre et ils chargèrent
Sara allait monter dans la voiture d’Annabeth
quand Erin la retint par le bras et lui fit un signe de tête pour qu’elle
regarde son amie. Jack se dirigea vers Annabeth.
Jack :
Des
projets pour ce soir ?
Annabeth :
Non je
ne crois pas.
Il lui sourit.
Jack :
Parfait !
Alors je t’emmène.
Annabeth parut surprise.
Annabeth :
Et pour
aller où ?
Jack :
Ca,
c’est une surprise !
Il lui sourit avec un regard malin et se pencha à
nouveau vers elle. Il déposa un rapide baiser sur ses lèvres. Puis il la
regarda de nouveau.
Jack :
A ce
soir !
Annabeth :
A ce
soir !
Jack s’éloigna et monta en voiture. Sara n’en
revenait pas. Pour un peu sa mâchoire se serait décrochée à l’image des
personnages dans Tex Avery.Ca s’était enfin fait. Jack et Annabeth ensemble et
elle n’était pas au courant ?!! Quand ? Comment ? Elle était
bien décidée à le savoir, elle allait mener son enquête. Annabeth allait subir
un interrogatoire en règle. Celle-ci se retourna pour monter en voiture. Elle
vit Sara la fixer.
Sara :
Va
falloir qu’on ait une petite discussion ma grande !
Tout le monde monta en voiture. Annabeth ne put
s’empêcher de regarder Sara amusée par son air faussement en colère. Elle
savait bien que Sara était contente pour elle, pour eux ; mais elle
craignait que de devoir subir une petite vengeance pour ne pas l’avoir prévenue
immédiatement de la situation.
Voiture
Annabeth
Les filles avaient déposé Mary au piano bar.
Annabeth s’en voulait un peu de laisser Mary faire ça toute seule, mais Sara
lui avait dit qu’elle n’allait pas pouvoir la faire changer d’avis. Et qu’une
fois qu’Erin et elle auraient fini ce qu’elles avaient à faire, elles iraient
l’aider.
Sara fixait Annabeth qui conduisait. Elle était
heureuse pour son frère et elle. Annabeth sentait le regard de Sara et quelques
fois, celui d’Erin. Elle se tourna alors vers Sara qui se trouvait à la place
passagère.
Annabeth :
C’est
tout récent !
Sara :
J’espère
bien ! Sinon tu vas m’entendre !
Annabeth sourit. Elle regarda dans le rétroviseur
pour voir la réaction d’Erin. Elle avait toujours le même sourire. Elle lui
rendit son sourire et reporta son attention sur la route.
Sara :
Alors ?
Annabeth :
Alors
quoi ?
Sara :
Ne joue
pas à ça avec moi, Anna ! Fais comme si tu ne voyais pas de quoi je
voulais parler !
Annabeth hésita un instant. Que devait-elle
dire ? Il n’y avait pas grand-chose à dire. Ils s’étaient embrassés… 3
fois, elle devait l’admettre, mais rien n’avait été décidé. Ca y est. Cette
petite voix en elle réapparaissait et elle n’avait aucune envie d’y faire
attention.
Annabeth :
Il n’y a
rien d’officiel… enfin je crois.
Sara :
Rien
d’officiel ? Tu plaisantes !
Erin :
Vous
étiez trop mignons tout les deux ce matin.
Sara :
Et dire
que j’ai loupé ça ! Ma journée est fichue !
Erin ne put s’empêcher de sourire et de repenser
à ce moment. Elle avait été surprise mais agréablement surprise.
Sara :
Qu’est-ce
qui te gêne ?
Sans vraiment s’en rendre compte Annabeth avait
poussé un soupir, ses amies la connaissaient si bien.
Annabeth :
Rien.
Elle sentit les regards insistant de ses amies
sur elle.
Annabeth :
Ca me
fait juste bizarre…On n’a rien vraiment décidé.
Sara :
Qu’est-ce
que tu voudrais que Jack fasse ? Une annonce ?! Quoi que ça aurait pu
être son style…
Annabeth :
Non…Mais
juste en parler.
Erin :
Vous
n’en avez pas parlé ?
Annabeth :
Non.
Sara :
Ils
étaient bien trop occupés à autre chose !
Annabeth :
Hey !!!
Sara :
Non
sérieusement… tu sais, mon frère n’a jamais été très doué pour parler de ce
qu’il ressent. Il est beaucoup plus démonstratif.
Annabeth fixait toujours la route.
Annabeth :
Ouais
mais avec moi ce n’est pas une bonne idée. J’ai tendance à me prendre la tête
quand rien n’est dit et imaginer tout et n’importe quoi !
Erin :
Tu as
essayé de lui en parler ?
Annabeth :
Bah
disons qu’entre hier soir et ce matin, je n’ai pas eu vraiment le temps !
Sara :
Je
savais qu’il y avait quelque chose qui se tramait hier. Trop bien !
Sara était toute excitée à cette idée. Annabeth
Annabeth
garda la voiture sur le bas côté pour faire descendre les filles.
Annabeth :
Voilà.
Elle se tourna vers ses passagères. Sara et Erin regardèrent en souriant
Annabeth.
Annabeth :
Arrêtez
de me regarder comme ça, vous allez commencer à me faire peur !
Sara :
Halalaaaa
trop bien !!!
Annabeth sourit. Elle n’imaginait pas que cela
produirait cet effet sur son amie.
Annabeth :
Si vous
continuez, je vais être en retard au boulot.
Erin :
Je
suppose que je ne t’attends pas pour manger ce soir ?!
Annabeth :
Dehors !!
Les filles éclatèrent de rire et sortirent de la
voiture. Annabeth se douta qu’une fois partie la discussion concernant elle et
Jack irait bon train entre les deux jeunes filles. Elle ne put réprimer un
sourire, elle n’aurait pas fini de se faire charrier. Finalement cet échange
avec les filles l’avait détendu, cela « dédramatisait » la situation
qui lui faisait inévitablement peur.
Voiture Jack
Catherine regardait le paysage défiler. C’était
son premier vrai jour de travail et elle appréhendait un peu. Allait-elle être
à la hauteur ? Jack et David Stevens lui faisaient confiance. Jack…elle
craignait tellement de le décevoir, sa confiance était ce qu’elle avait de plus
précieux. Elle ne voulait pour rien ne la perdre.
Jack se tourna vers sa passagère. Il pouvait très
bien deviner à quoi elle pensait à cet instant. Il connaissait très bien sa
sœur. Elle s’était toujours fixée des objectifs et des niveaux à atteindre, et
elle faisait tout pour y arriver. Comme si sa vie en dépendait… que si tout en
dépendait en fait. Comme si c’était sa survie, il lui fallait sans cesse
prouver à elle-même et aux autres qu’elle en était capable, qu’elle irait au
bout de ses projets.
Il fallait qu’elle apprenne à se décontracter un
peu et à prendre un peu la vie avec plus de simplicité. Mais elle ne se permettait
pas le droit à l’erreur. Il fallait que tout soit parfait. Il s’imaginait très
bien ce que ce premier jour représentait pour elle.
Il reporta son attention sur la route.
Jack : Tu sais que je peux t’entendre penser
d’ici !
Catherine se tourna vers lui en se demandant de
quoi il voulait parler.
Jack : Tu peux me dire pourquoi tu te prends déjà
la tête. On n’est même pas encore arrivé au bureau ?!
Catherine : Je ne me prends pas la
tête, j’étais simplement entrain de réfléchir.
Jack la regarda. Mais bien sûr…
Jack : Pour toi, cela veut dire la même
chose ! Arrête un peu !
Catherine détourna les yeux et reporta son
attention sur la route.
Jack : Le plan que nous avons fait est très bien
et les idées que tu as eues sont géniales !
Catherine : Ca je n’en serais pas
aussi sûre à ta place !
Jack : Parce que tu crois que je t’aurais laissé
faire n’importe quoi ! Merci pour la confiance !
Jack la regarda de nouveau.
Jack : Et puis même si nos idées ne sont pas si
géniales, on en trouvera d’autres ! C’est ça notre job ! Trouver des
idées !
Il avait sûrement raison. Mais elle ne pouvait
pas s’en empêcher. Elle devait être à la hauteur pour ne pas perdre son
travail. C’était sa chance et elle ne devait pas la laisser passer.
Jack : Et puis tu oublies qui on est !
Catherine le regarda. Il lui sourit, fier de lui.
Catherine ne pu s’empêcher de lui sourire. Elle se demandait d’où Jack tirait
cette force et cette confiance en lui. Il avait toujours été comme ça. Même étant
gosse. Elle l’admirait beaucoup pour cela, Jack s’était une force tranquille et
rassurante. Elle savait qu’elle pouvait toujours compter sur lui, qu’il serait
là quoi qu’il se passe. Mais aujourd’hui c’était à elle de faire ses preuves,
et elle perdait peu à peu toute assurance en elle.
Catherine : Tu oublies que je suis à
l’essai !
Jack : Non je ne l’oublie pas… j’ai simplement
confiance en toi… contrairement à toi apparemment !
La circulation avait ralenti. Jack freina quelque
peu. Catherine regarda devant elle.
Jack : Qu’est-ce qu’il faut que je te dise pour
que tu comprennes que tu fais de l’excellent boulot ?!
Catherine resta un moment silencieuse. Elle ne
savait pas quoi répondre.
Jack : Je crois que ça aura beaucoup plus
d’impact si cela vient de David !
Elle le regarda. Peut-être. Mais elle avait du
mal à se l’imaginer.
Catherine : Jack, ça fait des années
que je n’ai pas travailler dans la pub…
Jack : Ah non, tu évites ce genre de discours
avec moi ! Surtout après la séance de travail que nous avons eu
hier !
Jack arrêté la voiture au feu rouge et se tourna
vers sa sœur.
Jack : Si tu n’as pas confiance en toi, tu as au
moins confiance en moi ?
Catherine le fixa et vit qu’il attendait une
réponse. Comment pouvait-il seulement en douter ?
Catherine : Oui !!
Jack : Et bien, moi j’ai confiance en toi et
c’est pour ça que je t’ai recommandé !
Le feu passa au vert. Jack avança.
Jack : Et crois-moi, si cela n’avait pas été le
cas, sœur ou pas, je ne t’aurais jamais recommandé.
Catherine le regarda puis détourna le regard. Ce
que venait de lui dire Jack l’avait touché. Son petit frère avait toujours été
là quand elle n’allait pas bien. Il avait toujours été très fort avec elle. Et le
plus important pour elle il avait foi en elle.
Dans la matinée
Faculté de Bloomsburg
Ce n’était que le début
août, mais la fac restait ouverte, en tout cas certaines parties des bâtiments,
c'est-à-dire notamment, les deux différents accueils pour les inscriptions et
réinscriptions en retard, pour des papiers et autres.
Erin et Sara entrèrent
dans le bâtiment qui se trouvait tout de suite à leur gauche à l’entrée,
c'est-à-dire le coin « Lettres » de la fac comme ils disaient. En
effet, à leur droite c’était surtout les bâtiments pour ceux qui choisissaient
la filière « Droit ».
Lorsqu’elles
s’enfoncèrent un peu plus dans le bâtiment, la chaleur se fit de plus en plus
insupportable. A peine entrée, on avait qu’une envie c’est d’en ressortir. Mais
elles continuèrent leur chemin, passant devant l’accueil, où la queue d’attente
était beaucoup plus réduite que lorsque Erin était venue la première fois.
Elles firent encore
quelques mètres, et se placèrent devant un grand panneau accroché au mur où il y
avait plein d’annonces diverses pour travailler et quelques-unes pour louer des
appartements en collocation.
Erin : J’aime bien
quand les gens superposent leurs annonces les unes sur les autres !
Sara : Et oui c’est là
loi du dernier qui passe !
Erin : Tu recherches
quelque chose de précis toi ?
Sara : Non.
Elles balayèrent le
tableau des yeux, sans bouger !
En effet les filles
cherchaient du travail activement depuis quelques jours maintenant, mais sans
résultat. Pour Sara, c’était quelque chose qu’elle faisait chaque été,
travailler, pour notamment payer ses études, les livres, et quelques
soirées. Le premier été où elle avait dû travailler, Sara n’y était pas
allé la fleur au fusil, elle rechignait de devoir travailler. Et puis
finalement après cette première expérience, elle ne se plaignait plus autant de
travailler l’été. Et puis travailler lui donnait une petite liberté financière,
pour elle qui n’aimait guère être dépendante de ses parents. Cela lui donnait
également l’opportunité de côtoyer des personnes diverses. Mais même si elle
était parvenue à la conclusion qu’il n’y avait pas de sot métier, cet été
serait l’été du changement.
Pour Erin, c’était
différent. Elle n’avait travaillé qu’un mois, un été, dans sa vie, ses parents
payant les études et tout le reste ! Ce devait être pareil, en tout cas en
partie, pour les parents de Sara, mais eux avaient eut 5 enfants et non 2. Là
Erin savait qu’elle devait arrêter de laisser ses parents tout payer à sa
place. Elle devait au moins payer sa part de loyer seule, ainsi que tout ce
qu’il faut pour la vie quotidienne. En ce qui concerne ses études elle savait
qu’elle n’aurait sûrement pas assez pour le moment.
Erin : Tu ne peux pas
te faire embaucher là où tu travaillais les années précédentes ?
Sara : Si mais je ne
veux plus travailler dans cette distribution de livres. La plupart du temps, il
y a une mauvaise ambiance, et même si il y a des gens que j’apprécie, chaque
année c’est pareil, j’ai qu’une envie, c’est arrêter ce boulot ! Et cette
année, je vais me tenir à ma décision !
Sara sourit à Erin pour
lui montrer qu’elle était bien décidée.
Erin : Ok, alors
espérons que nous trouverons quelques choses dans tout ce fouillis.
Elles lisaient
attentivement les annonces, soulevant de temps en temps des papiers pour voir
celles qu’il y avait en dessous. Il y avait des annonces pour du bénévolat pour
accompagner des enfants en sortis, pour aider des personnes handicapés. Erin
trouva quelques annonces intéressantes, mais il fallait des études spécifiques
qu’elle n’avait pas ou alors uniquement des CDI à temps complets, ce que bien
sur elle ne pouvait réaliser avec la fac.
Cependant une seule
annonce retint l’attention des deux jeunes filles : de l’aide scolaire
à partir de 16h tous les jours, pour les collégiens à partir d’octobre, et
c’était rémunéré.
Sara : Il y a un numéro
de téléphone, j’appelle.
Erin : Ok. Croisons les
doigts.
Erin était impatiente
de savoir. Ca serait tellement bien.
Sara : Oui bonjour je
me nomme Sara James et j’appelle pour l’annonce pour l’aide scolaire.
Homme téléphone : Bonjour
mademoiselle. Je suis désolé mais il n’y a plus de place disponible. Nous avons
notre équipe au complet depuis deux jours.
C’était bien leur
chance ! Sara aurait du s’en douter.
Sara : Oui je vois.
Homme téléphone : Par
contre je peux vous inscrire en tant que remplaçante, au cas où nous en aurions
besoin ?
Erin, qui était collée
à Sara pour écouter, lui fit tout de suite un « Oui » de
Erin : Bon on n’a pas
trouvé ce qu’on cherchait mais c’est un début.
Sara : Oui et puis les
remplacements, c’est fréquent dans ce genre de travail, on a bien fait de
s’inscrire !
Erin lui sourit, et
elles repartirent vers la sortie, espérant qu’il fasse moins chaud dehors. Oui
c’était un début !
Elles étaient quand
même soulagées, même si leurs recherches n’avaient pas été aussi fructueuses qu’elles
l’auraient espéré, elles étaient déjà rassurées d’avoir entrepris des
démarches.
Ecole
Artistique
Annabeth finissait de
taper le mail à envoyer à tous les professeurs mais elle n’arrivait pas à faire
deux phrases, à la suite, correctes. Elle n’arrêtait pas de repenser à ce qui
s’était passé la veille, et le peu de sommeil qu’elle avait n’arrangeait rien.
Pourquoi fallait-elle
qu’elle soit aussi compliquée ? Elle avait peur de ce qui allait se passer
maintenant. Parce que, encore une fois, elle se retrouvait face à l’inconnu et
là, elle était seule. Il n’y avait ni Erin, ni Sara pour l’aider. Il fallait
qu’elle prenne elle-même sa décision.
N’était-ce pas ce
qu’elle voulait ? Prendre en main sa vie. Mais pourquoi tout arrivait d’un
seul coup et pourquoi tout cela lui semblait si difficile. De toute manière,
elle n’avait jamais rien fait comme tout le monde.
Elle adorait Jack mais
cette nouvelle relation lui faisait peur. Elle ne savait pas quoi faire, quoi
dire, quoi penser face à tout cela. Et pour le moment, la seule solution qui
lui semblait bonne pour elle, était de prendre un peu de recul. De dire à Jack
que tout s’était passé trop vite.
Elle tapa plus
fermement sur le clavier tellement ses pensées pouvaient l’agacer. Le directeur
entra dans son bureau sans qu’elle ne le remarque. Il voulait qu’elle lui
envoie un fax mais voyant l’état d’Annabeth, il s’aventura doucement.
Loan :
Annabeth ?!
Elle se retourna vers
lui. Elle n’avait pas le même regard que ces derniers jours. Il avait la
sensation que quelque chose la préoccupait. Mais cela ne le regardait pas.
Annabeth :
Oui ?
Loan :
J’aurai besoin que vous me faxiez ce document en
mairie.
Il lui tendit le
document qu’elle prit. Elle attrapa un post-it.
Annabeth :
Est-ce qu’il y a un numéro direct ?
Loan :
Oui le 555-789-36, à l’attention de Mr Louery.
Annabeth nota les
informations. Loan ne pouvait s’empêcher de la fixer et de voir son air quelque
peu absent. Elle qui d’habitude était si enthousiaste.
Annabeth :
Je m’en occupe dès que j’ai terminé le mail aux
professeurs.
Loan :
Parfait. Merci.
Il allait retourner
dans son bureau mais il se ravisa. Elle avait peut-être des problèmes et il
pourrait peut-être l’aider. Elle avait quitté sa famille et sa région pour
venir s’installer ici. Ce n’était pas facile et elle le regrettait peut-être
maintenant.
Il se tourna vers elle.
Elle leva les yeux pour savoir ce qu’il désirait d’autre.
Loan :
Annabeth… Est-ce que tout va bien ?
Elle fut surprise par
sa question. Elle n’était pas vraiment discrète et elle ne savait pas quoi lui
répondre. Elle n’allait tout de même pas lui parler de ses histoires de cœur.
C’était son patron.
Elle lui sourit pour le
rassurer.
Annabeth :
Oui… juste un peu fatiguée mais ça va !
Loan :
Vous auriez pu prendre votre matinée, surtout après
la soirée d’hier…
Annabeth :
Merci mais il fallait absolument que je termine une
ou deux petites choses ce matin.
Loan :
Très bien alors demain matin, vous restez chez
vous !
Annabeth sourit. Il était
attentionné et très observateur. Elle n’était pas contre, une petite matinée de
repos.
Annabeth :
D’accord !
Il lui sourit. Il
savait qu’elle ne lui avait rien dit et c’était normal. Cela ne le regardait
pas. Mais il aurait aimé pouvoir l’aider.
Loan :
Si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous
n’hésitez pas à me demander ?!
Annabeth :
Merci.
Il la regarda une
dernière fois avant de retourner dans son bureau. Cela le peinait de la voir
dans cet état mais il savait qu’Annabeth était quelqu’un de fort et qu’elle
allait reprendre le dessus.
Il s’assit à son
bureau. Il n’avait jamais été si attentif à un de ses employés mais avec
Annabeth il avait la sensation que c’était différent. Elle était si fraîche et si
joyeuse. Cela lui faisait bizarre de la voir comme ça. Il l’appréciait et …
elle était un peu la fille qu’il n’a jamais eue.
Et voilà que sa crise
lui reprenait. Il fallait qu’il arrête. Aujourd’hui était une nouvelle vie et
il accomplissait enfin ses rêves.
Annabeth s’était remis
devant son écran mais était resté de longues minutes, le regard dans le vide, à
repenser à ce qu’il venait de se passer. Elle avait été très touché par l’aide
que lui proposait le directeur. Mais là, il ne pouvait rien faire. C’était à
elle de prendre une décision. Cela n’allait pas être simple.
Début d’après-midi
Faculté de Bloomsburg
Cela faisait plus d’une
heure et demi qu’elle attendait dans ce bureau qu’on daigne enfin
Charlie défroissa
légèrement sa longue tunique pour qu’elle retombe correctement sur son jean.
Celle-ci était dans les tons prune et le jean faisait ressortir
Charlie :
Excusez-moi !
La femme leva à peine
les yeux vers elle ce qui agaça encore plus Charlie. Elle n’avait jamais été
réputée pour sa patience. Elle frappa sur le comptoir plusieurs fois.
Charlie :
HELLO !!!
La femme la regarda.
Charlie :
Cela fait exactement (regardant sa montre) 1h43
minutes que j’attends d’être reçue et je crois que jusqu’à présent, j’ai été
très patiente… mais là ma patience a des limites.
Femme :
La doyenne n’a pas encore terminée sa réunion…
Charlie :
Très bien, alors est-ce que je peux reprendre un
autre rendez-vous ?!
La femme prit lentement
son agenda et tourna les pages.
Femme :
J’ai de la place le 16 septembre !
Charlie :
Vous plaisantez ??!! Les inscriptions sont
jusqu’au 5 septembre !!
Femme :
Je n’ai pas de place avant !
Charlie n’en croyait pas
ses oreilles. Ils allaient la rendre dingue. Pourquoi avait-elle décidé de
reprendre ses études ? Ce n’était peut-être pas une si bonne idée après
tout. Non, il fallait qu’elle se calme et qu’elle garde en tête ses objectifs.
Elle inspira un grand
coup. La femme avait toujours son air aussi neutre que possible.
Charlie :
Très bien, je vais attendre !
Elle retourna s’asseoir
à sa place et feuilleta un magazine qu’elle venait de relire 2 fois déjà. Il
fallait qu’elle se calme.
A ce moment, un homme
d’une quarantaine d’année arriva et
s’avança jusqu’au comptoir. Il était de taille moyenne, plutôt bien bâtit et
Charlie ne put s’empêcher de s’attarder sur son fessier. Elle avait bien le
droit de se rincer un peu l’œil après cette attente.
Homme :
Bonjour Lin ! Est-ce que Mme Haydn est là s’il
vous plaît ?
Femme :
Je vais voir si elle peut vous recevoir.
La femme prit son
téléphone. Charlie n’arrivait pas à y croire. Cela faisait presque 2 heures
qu’elle était là à attendre et ce monsieur arrivait et allait lui passer
devant. Hors de question. Elle se leva et s’approcha.
La secrétaire raccrocha
et se tourna vers le professeur.
Femme :
Mme Haydn vous attend…
Charlie :
Attendez une petite minute !!
En entendant sa voix,
l’homme se retourna. En plus d’avoir de très jolies fesses, il avait des yeux
bleus à tomber. Il fallait qu’elle se concentre. Elle n’avait pas toute la
journée.
Charlie :
Excusez-moi, mais cela va faire 2 heures que j’attends
que cette dame veuille bien me recevoir et vous, vous arrivez comme ça… et vous
pensez pouvoir passer devant moi !
L’homme semblait amusé.
Pourtant il n’y avait rien de drôle. Elle détestait la manière dont il la
regardait. Elle se sentait mal à l’aise. Elle avait l’impression de se
retrouver étudiante… ce qu’elle allait être mais… non, elle était adulte !
Homme :
Désolé jeune fille mais c’est très important !
Jeune fille ??
Mais pour qui il se prenait celui-là !!!
Charlie :
Plus important que mon rendez-vous ? Et
qu’est-ce qui vous fait croire cela ?!
Homme :
Je suis professeur dans cette université !
Charlie :
Félicitation ! Vous auriez même pu être le
Président, je m’en contre fou !...
Elle se tourna vers la
secrétaire.
Charlie :
Vous allez reprendre votre téléphone et dire à cette
chère Mme Haydn que son rendez-vous de 14h30 est là !
Femme :
Mais…
Charlie :
Non non, plus d’excuses cette fois-ci, sinon je ne
réponds plus de rien ! Je crois que vous avez déjà assez abusé de ma
patience aujourd’hui.
Homme :
Vous me semblez bien énervée ?
Charlie se tourna vers
lui.
Charlie :
Enervée n’est pas vraiment le mot le plus approprié…
mais restez là à attendre des heures et ensuite nous en reparlerons.
Homme :
Est-ce que c’est l’idée de reprendre les cours qui
vous met dans cet état là ?
Ce type commençait à
l’agacer sérieusement. Elle se rapprocha de lui en le fixant. Il ne bougea pas
et soutint son regard.
Charlie :
Vous voulez savoir ce qui me met dans cet état
là ? Ce sont des gens comme elle et vous, qui vous permettez de faire
attendre les gens pendant des heures et de passer devant eux parce que Monsieur
est un professeur !
L’homme continuait de
la fixer et il avait toujours ce léger sourire et cela agaçait au plus haut
point.
Charlie :
Je peux savoir ce qui vous fait sourire de cette
manière ?
Homme :
Vous savez que vous êtes encore plus séduisante
lorsque vous êtes en colère.
Alors là, c’était le
summum ! Mais il avait dit cela avec un tel regard que Charlie en fut
déstabilisée et elle se retrouva muette devant lui. Elle détestait ce
type.
A ce moment, la doyenne
Mme Haydn sortit de son bureau.
Haydn :
Mlle JAMES ?
Charlie se tourna vers
elle.
Haydn :
Désolée de vous avoir fait attendre si longtemps
mais la rentrée s’annonce plus compliquée que je ne le pensais. Si vous voulez
bien m’accordez quelques minutes supplémentaires, je dois régler un problème
avec Monsieur GRANT…
Le professeur se tourna
vers la doyenne.
Grant :
Je peux attendre ! Je crois que cette jeune
femme a assez attendu pour aujourd’hui.
Charlie le regarda.
Pour qui se prenait-il ? Elle savait très bien se débrouiller toute seule.
Elle n’avait pas besoin de lui. Ils se regardèrent et Charlie lui fit une
légère grimace.
Haydn :
Très bien ! Mlle JAMES !
Elle lui fit signe en
direction de son bureau. Charlie regarda une dernière fois le professeur qui
n’avait toujours pas quitté ce petit sourire, puis alla rejoindre la doyenne.
Elles entrèrent dans le bureau. La porte se referma.
Il ne put s’empêcher de
sourire de plus belle. Cette femme avait un sacré tempérament. Il avait la
sensation que cette année n’allait pas être triste surtout s’il l’avait dans un
de ses cours. Il espérait la revoir.
Bureau de Mme HAYDN
Charlie n’aimait pas se retrouver dans ce genre
de bureau. Durant ces années de lycée, elle s’était souvent retrouvée dans le
bureau du principal. Elle avait la fâcheuse tendance à se faire remarquer.
Elle détestait encore plus les longs silences qui
s’installaient de cette manière. La doyenne était entrain d’étudier son
dossier. Charlie était assise sur sa chaise et ne savait pas trop quelle
attitude adoptée.
Haydn :
Vous
avez plutôt un bon dossier… mais les nombreux avertissements conduites le
ternissent un peu.
Charlie :
J’ai
toujours aimé me détacher du lot… et je l’avoue, pas de la meilleure façon,
j’en conviens.
Haydn :
Vous
avez fait une demande pour reprendre vos études. Pourquoi ?
Elle baissa un instant les yeux sur le dossier
puis regarda de nouveau Charlie.
Haydn :
Si je
m’en réfère à votre dossier, on ne peut pas dire que vous aimiez vraiment les
études. Pourtant vous avez eu de très bons résultats.
Charlie :
Disons
qu’à l’époque, j’avais d’autres priorités !
Haydn :
Et
aujourd’hui ?
Charlie :
Je
dirais qu’elles ont évolués… j’ai évolué. Je me suis rendue compte de pas mal
de chose et que même si j’ai du talent…j’ai besoin d’autre chose. J’ai envie
d’aller un peu plus loin… et je pense que reprendre mes études est le bon moyen
pour parfaire mes connaissances.
Haydn :
Vous
avez une idée de ce que vous voulez faire ?
Charlie :
J’aimerai
faire Lettres… et prendre option histoire de l’art ! Cela peut toujours
être utile pour être styliste.
Haydn :
Vous
savez que reprendre vos études va être un réel engagement et que vous allez
devoir aller jusqu’où bout.
Charlie sourit. Elle le savait. Elle avait étudié
la chose dans tout les sens avant de prendre sa décision. Elle était bien
décidée à le faire. Elle savait que cela allait lui faire du bien et que cela
ne pourrait lui être que bénéfique.
Charlie :
Si vous
voulez savoir si j’ai bien réfléchi avant de prendre ma décision et bien oui.
Je sais tout le travail et la motivation qu’il va falloir… et je vous assure
qu’il n’y a pas plus motivée que moi. J’ai fait une erreur, il y a plusieurs
années… j’essais de rattraper un peu les choses.
Haydn
Haydn :
j’espère
que vous ne me ferez pas regretter mon choix.
Charlie la regarda.
Charlie :
Est-ce
que cela veut dire que vous acceptez mon inscription ?
Haydn :
Est-ce
que j’aurais des raisons de la refuser ?
Charlie :
Non,
non !
Charlie avait envie de crier tellement elle était
heureuse.
Charlie :
Vous
n’allez pas le regretter. Merci !
Haydn :
Je
l’espère bien !
La doyenne remplie une partie du dossier puis le
tendit à Charlie.
Haydn :
Voilà,
je vois que vous avez ramené les papiers nécessaires, donc il ne vous reste
plus qu’à aller payer à l’accueil « Lettres ». Vous voyez où
c’est ?
Charlie :
Oui je
vois.
Toutes deux se levèrent et se serrèrent
Haydn :
Hé bien
je vous souhaite bonne chance pour cette année !
Charlie :
Merci.
Elle sortie du bureau de la doyenne, heureuse,
ayant presque oublié ses heures d’attentes et sa mauvaise rencontre qui
suivit !
En sortant, elle regarda la secrétaire et lui fit
un immense sourire. Elle remarqua que le professeur, quand à lui, n’était plus
là. Elle s’étonna à le regretter. Elle aurait aimé ne pas lui laisser le
dernier mot.
Elle se dirigea vers l’accueil, et fut surprise
de voir qu’il n’y avait pas de fil d’attente. Elle devait sûrement tomber au
bon moment ! Lorsque Charlie arriva, une femme derrière son bureau leva
les yeux vers elle, quittant ainsi son dossier dans lequel elle était plongée.
Femme de
l’accueil : Bonjour,
que puis-je pour vous ?
Charlie :
On m’a dit
de m’adresser à vous pour que mon inscription soit réellement prise en compte.
Charlie lui tendit son dossier.
Charlie :
Si je ne
me trompe pas, je dois vous donner un chèque d’acompte ?!
La femme se leva et vint prendre le dossier de
Charlie.
Femme :
Exact…Très
bien, attendez quelques minutes s’il vous plait.
La jeune femme retourna à son bureau et tapota
sur son ordinateur pendant 5 minutes, rentrant sûrement les données qu’il y
avait dans le dossier. Puis elle se dirigea enfin vers Charlie qui attendait
debout près comptoir.
Femme :
Pour
vous ce sera 356 dollars.
Charlie ouvrit son chéquier, et le rempli. Elle
le déchira du chéquier et le tendit à la femme face à elle. Ca y est elle
l’avait fait, elle était a la fac, elle n’en revenait pas. Elle était contente
d’elle, et sa lui faisait du bien.
Femme :
Je vous
remercie. Vous devriez recevoir par courrier d’ici deux semaines votre carte
étudiante.
Charlie :
C’est
tout ?
Femme :
Oui.
Charlie. Ok. Merci. Au revoir.
Femme :
Au
revoir !
Bloomsburg
C’était la fin d’après midi, et il commençait
enfin à faire bon dehors. Elle marchait lentement sur le trottoir et regardait
a droite et a gauche. Elle allait bien trouver un jour ! Elle leva les
yeux vers le panneau indiquant le nom de la rue et là, enfin elle vit le nom de
la rue « Hawkins Street ».
Elle regarda de nouveau son papier, plié en 4,
qu’elle tenait dans sa main droite. Elle fronça les sourcils et vit
« Hawkins Street » juste à coté de la rue « Southampton
Street », celle qu’elle cherchait. Elle marcha donc encore 5 minutes, et
se trouva enfin devant l’agence d’intérim. Elle rangea le bout de papier dans
son sac, et sortie une pochette en plastique avant de rentrer. Elle espérait
n’avoir oublié aucuns papiers.
Elle fit un rapide tour des bureaux. Il y avait 3
bureaux en tout, tous pris pour le moment et il y avait aussi deux autres
personnes assises, en attente. Elle s’assit à coté de l’une d’elles.
Quelques minutes après, lorsqu’elle vit l’homme à
coté d’elle se lever, elle sut que la prochaine serait elle, ce qui se fit très
rapidement.
Femme :
Bonjour.
Erin :
Bonjour,
je viens pour déposer mon CV.
La femme, âgée d’une cinquantaine d’année les
cheveux courts et bouclés, avait un regard sévère, et n’avait pas l’air
sympathique. Mais Erin essaya de ne pas juger sur les premières apparences, et
lui tendit son CV et sa lettre de motivation. Mais la personne face à elle
semblait assez froide.
Femme :
Très bien.
Vous allez me remplir tous ces papiers. Avez-vous 4 photos d’identités ?
Erin :
Oui
tenez.
Erin la regarda quelques instants, étonnée par
son manque de diplomatie et se mis à remplir les feuilles.
Elle prit le stylo et se pencha sur les feuilles
que lui avait remises
Quant elle eut relu une dernière fois, elle donna
les papiers à la femme, qui ne fut pas plus sympathique qu’au départ, pas même
un sourire. Cela ne facilitait pas les choses pour Erin qui se sentait de plus
mal à l’aise.
Femme :
Très
bien… c’est bon. On vous appelle lorsqu’on on a quelque chose qui correspond a
votre profil.
Erin se
leva : Très
bien merci. Au revoir.
Erin partie d’un pas pressé. Elle ne savait pas
si ça allait changer quelque chose de s’être inscrite dans une agence d’intérim
avec le peu d’expérience qu’elle avait, mais il fallait tenter le coup.
Soirée
Cour des
James
La soirée avait été
magnifique et Jack avait été parfait. Il avait eu des gestes tendres à son
égard qui l’avait surprise et fait frissonner quelques fois. Elle n’était pas
habituée à ce genre d’attention.
Ils avaient dînés dans
un petit restaurant, très agréable. Ils avaient beaucoup discuté. Et même si
cela faisait des années qu’elle connaissait Jack, elle avait la sensation de le
découvrir.
Annabeth n’avait pu
s’empêcher de penser qu’elle devait lui dire et pendant tout le repas, elle
avait essayé de trouver les mots et le bon moment pour le faire… mais elle
n’avait pas pu.
Elle n’était pas à
l’aise dans cette relation. Pas à cause de Jack, au contraire. Il faisait tout
parfaitement bien. Mais à cause d’elle. Parce que pendant toute la soirée, elle
n’avait pas su comment agir. Ses relations avec les hommes n’avaient pas été
nombreuses et jamais aussi « sérieuse ».
Elle avait la sensation
d’être devenue une « femme » maintenant. Alors que durant toutes ses années,
elle avait été encore une jeune fille qui flirtait. Aujourd’hui avec Jack, elle
se sentait différente et c’était ça qui lui faisait aussi très peur.
Et ces peurs ne la
quittaient pas. Elle n’arrivait pas à les comprendre, ni à se comprendre elle-même.
Ils
étaient sur le chemin du retour, dans la voiture de Jack. Ils étaient
silencieux tous les deux. Jack se concentrait sur la route et Annabeth fixait
le paysage. Pourquoi n’arrivait-elle pas à arrêter de penser de temps en temps.
Elle imaginait tous les prétextes et solutions imaginables pour éviter la scène
qui allait se passer en arrivant.
Elle
y avait pensé cette nuit, toute la journée et toute la soirée. Elle avait
l’impression de se répéter et de tourner en rond, sans trouver la bonne solution.
Jack
gara la voiture devant le garage. Il coupa le contact et jeta un coup d’œil
vers Annabeth. Celle-ci détachait sa ceinture de sécurité et s’apprêtait à
sortir. Il fit de même et la suivit à l’extérieur.
Annabeth
se plaça devant les escaliers, prête à monter mais elle savait qu’elle allait
devoir lui dire au revoir. Elle se tourna vers lui. Il s’avança doucement vers
elle, pour se retrouver tout proche d’elle.
Elle
baissa les yeux puis les leva de nouveau vers lui. Il lui sourit.
Jack : J’ai passé une très
agréable soirée… même si le serveur se souviendra de nous !
Elle
ne put s’empêcher de sourire. Le pauvre serveur. Elle avait renverser son verre
avant même que le dîner ne commence et il avait dû changer toute la table. Elle
le regarda. Elle se détestait… Jack était quelqu’un de génial, elle se sentait
bien avec lui. Il la rendait spéciale… alors qu’est-ce qui pouvait clocher chez
elle ?
Jack
lui prit les mains et se rapprocha d’avantage. Elle leva de nouveau les yeux
vers lui. Il avait un regard qui savait la captiver.
Jack : La soirée est passée
beaucoup trop vite !
Annabeth : Je crois que le serveur
ne doit pas être du même avis que toi !
Jack
lui sourit. Ils se regardèrent un long moment. Jack lâcha ses mains, posa une
main sur ses hanches et l’autre sur la joue de la jeune femme et déposa un
baiser sur ses lèvres. Annabeth ne bougea pas. Comme à chaque fois, il arrivait
à l’envoûter. Elle répondit à son baiser et durant un instant elle oublia le
reste. Elle fit glisser ses mains sur la nuque de Jack et celui-ci resserra son
étreinte.
Leur
baiser fut plus long que celui de la veille. Jack caressa doucement le dos de
la jeune femme. Ce geste ramena Annabeth à la réalité. Elle s’écarta lentement
de lui. Elle avait ce nœud dans l’estomac qui était revenu ainsi que ses peurs.
Jack la regarda étonné
par sa réaction. Elle leva les yeux vers lui. Un regard qui semblait s’excuser.
Annabeth : Je crois que… les choses ont été un peu trop
vite. Je veux dire notre relation….
Jack la regarda plus
intensément.
Jack : Un peu trop vite ? 4 ans, tu trouves ça trop
rapide ?!
Elle ne savait absolument
comment lui expliquer ce qu’elle ressentait à cet instant. Et comment le
pourrait-elle vu qu’elle ne le comprenait pas elle-même. Elle avait juste peur.
Annabeth : Je… je ne suis pas encore prête… pour m’engager
dans une relation…
Le regard de Jack changea
et elle vit qu’elle venait de lui faire mal. Ses yeux se remplirent tout
doucement de larmes.
Jack : Ok. Je vois.
Annabeth : J’aurais dû t’en parler avant… avant tout ça.
Ils se regardèrent. Le
regard de Jack avait changé. Il semblait indifférent.
Jack : Je comprends.
Annabeth : Tu es sûr ?
Il
Jack : Non… mais, moi aussi je vais avoir besoin de
temps pour comprendre. Mais je respecterais ton choix.
Elle venait de le blesser
et c’était la dernière chose qu’elle souhaitait.
Annabeth : Je suis désolée.
Il
Jack : Tu n’as pas à l’être. Tu as été honnête. Il va
juste falloir que j’apprenne à vivre avec ça !
Annabeth : Je ne dis pas que tout est fini….
Jack : Alors qu’est-ce que tu dis Annabeth ?!
Annabeth regarda Jack.
Elle ne savait pas vraiment où elle allait. Et c’était pour ça qu’elle voulait
prendre son temps avec Jack. Elle ne voulait pas le laisser dans l’expectative,
elle voulait simplement savoir où tout cela la mènerait pour ne pas risquer de
tout perdre.
Annabeth : J’ai des sentiments pour toi…mais j’ai besoin de
temps pour faire le point dans ma vie. Il s’est passé énormément de choses ces
derniers temps. J’ai besoin que ça soit simple pour une fois…
Jack : Je suis désolé de te compliquer les choses !
Annabeth : Non, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. Tu ne
me compliques rien Jack… C’est moi. C’est de moi dont vient le problème.
Elle baissa les yeux pour
reprendre un peu de contenance. Elle releva les yeux même si elle savait que
les larmes ne tarderaient pas à sortir.
Annabeth : Je tiens à toi Jack… et je ne veux pas te perdre.
Ils se regardèrent un
long moment. Personne ne savait à cet instant où ils allaient et ce qui
allaient se passer ensuite. Jack baissa les yeux un instant puis planta à
nouveau son regard dans celui d’Annabeth.
Jack : Prends le temps qu’il faudra.
Il
la regarda une dernière fois avant de se retourner et de s’en aller. Annabeth le
regarda s’éloigner. Les larmes coulaient sur ses joues. Que venait-elle de
faire ? Pourquoi avait-il fallut qu’elle écoute à nouveau ses peurs ?
Elle
était partagée entre la tristesse et la colère. Elle avait blessé Jack, elle se
savait, et cela lui coûtait énormément. Elle avait peur d’avoir gâché ce
sentiment si précieux à ses yeux.
Et
puis elle ressentait une colère en elle, contre elle. En venant ici, elle
s’était promise un nouveau départ. Elle s’était jurée de ne plus laisser ses
peurs la dominer comme son éducation pas toujours facile l’y avait contrainte.
Elle avait découvert une certaine sécurité au sein de cette nouvelle famille
qui l’avait accueilli elle et Erin. Elle aurait du se libérer de ses craintes,
mais elle se rendit compte avec amertume ce soir là que ses peurs l’avaient à
nouveau contrôlé.
Maison des James
Il rentra sans faire de bruit. Tout le monde
devait dormir. Mais il fut surpris de voir de la lumière dans
Elle remarqua tout de suite que quelque chose
n’allait pas. Elle connaissait son frère par cœur et il avait ce regard triste.
Elle se demandait ce qui avait bien pu se passer avec Annabeth ce soir pour que
son frère soit dans cet état là.
Jack lança ses clés sur la table et s’assit près
de Catherine. Il n’arriverait pas à dormir après ce qui venait de se passer. Il
venait de repasser dans sa tête ses derniers jours et ses dernières semaines,
et il n’arrivait pas à voir ce qu’il avait fait pour qu’Annabeth prenne de la
distance.
Un silence s’était installé. Non, il n’arrivait
pas à comprendre ce qu’il avait fait de mal. Mais comme il l’avait dit à
Annabeth, il respecterait son choix. Mais cela lui faisait mal. Mal de savoir
qu’il ne pourrait pas être avec elle. Cela faisait déjà un certain temps qu’il
s’était rendu compte qu’il avait besoin d’elle dans sa vie…. Et qu’il
appréciait chaque moment passé avec elle. Et puis certes il était jeune, mais
il avait passé l’âge des histoires sans réel lendemain. Il voulait une relation
concrète, sérieuse. Et il avait l’intime conviction que cette relation, ce
possible, il voulait le bâtir avec Annabeth et personne d’autre. Ce sentiment l’avait
quelque peu effrayé quand il était parvenu à cette constatation, car il avait
pris conscience que c’était la première fois qu’il éprouvait une telle émotion
pour une femme. Mais aujourd’hui il avait une foi sans équivoque en ce
sentiment.
Il laissa sa tête tombée en arrière et passa ses
mains sur son visage. Catherine le regarda. Il semblait pas mal retourné.
Est-ce qu’il s’était disputé avec Annabeth ? Elle appréciait beaucoup
Annabeth mais elle avait toujours trouvé que c’était un peu risqué. Et puis
elle craignait que si cette relation entre Jack et Annabeth ne fonctionne pas,
inévitablement le trio Annabeth-Jack-Sara en pâtisse. Mais elle avait vu son
frère avec l’amie de sa sœur, et elle s’était rendue à l’évidence, il y avait
réellement quelque chose de fort entre eux, bien au-delà du flirt ou de
l’attirance.
Catherine :
Un
thé ?
Jack redressa la tête et regarda sa sœur. Il lui
sourit légèrement. Ils avaient toujours été très proches tout les deux. Il
n’aurait pas vraiment expliqué pourquoi mais depuis qu’il était tout jeune, il
avait toujours voulu protéger Catherine. Peut-être parce qu’il lisait de la
tristesse dans son regard.
Jack :
Non
merci.
Elle le fixa.
Catherine :
Et ta
soirée ?
Il
Catherine remarqua son silence ce qui était
inhabituel chez Jack.
Catherine :
Ca s’est
mal passé ?
Jack : Non, c’était génial. On a passé une très bonne soirée.
Catherine :
Mais…
Jack :
Mais
elle ne s’est pas fini comme je l’espérais.
Catherine
le fixa. Elle attendait la suite. Jack avait toujours eu du mal à se confier. Il
avait toujours voulu jouer les hommes forts mais elle avait toujours su le
faire se livrer un peu.
Jack :
Ca vient
à peine de commencer que c’est déjà fini.
Que
voulait-il dire par là ? Jack fixait un point sur la table. Il marqua un
temps de pause. Il n’arrivait pas à comprendre.
Jack :
Elle a
rompu.
Catherine
n’en crut pas ses oreilles.
Catherine :
Quoi ??
Jack :
Elle a
dit que ça allait trop vite et que pour l’instant elle n’était pas prête.
Jack
n’avait pas levé les yeux. Il ne voulait pas que Catherine arrive à lire en lui
comme elle le faisait si souvent. Catherine ressemblait énormément à sa mère
pour cela. Mais cette fois-ci, elle ne pourrait pas l’aider.
Il se leva et se dirigea vers l’escalier.
Catherine regarda son frère s’éloigner et monter les marches. Il était beaucoup
plus amoureux qu’elle ne le pensait. Cela lui faisait de la peine pour son
frère. Même si ce n’était pas intentionnel, Annabeth venait de le blesser, mais
elle connaissait assez Annabeth pour savoir que cela ne devait pas être facile
pour elle aussi.
Elle savait qu’Annabeth avait tendance à
compliquer les choses mais elle avait pensé que Jack arrangerait cela. Elle
devrait peut-être aller en parler avec l’intéressée ? Non. Cela ne
regardait que son frère et Annabeth. Elle devait se contenter d’être là
lorsqu’ils en auraient besoin. Mais c’était très difficile.
Chambre de Jack
Il referma la porte de sa chambre. Il enleva sa
veste et la jeta sur une chaise. Il n’alluma pas et s’approcha de sa fenêtre.
Les volets n’étaient pas fermés et la lune éclairait quelque peu la pièce. Il
fixa au loin.
Jamais il n’avait ressentit cela. Il avait mal…
mal et peur. Peur de la perdre. Il n’avait jamais été attaché à ce point à une
femme avant elle. Il avait déjà eu des aventures mais jamais rien de
véritablement sérieux. Mais avec Annabeth s’était différent. Cela s’était fait
tout naturellement, sans qu’il ne s’y attende.
Il avait su qu’il était tombé amoureux lorsque Sara
était rentrée dans sa chambre en criant et sautant partout et en lui annonçant
qu’Annabeth venait habiter dans la région. Ou tout du moins c’est qu’il avait
réussit à comprendre entre tous ses cris. Il avait été heureux... et il
n’aurait pas su expliquer comment.
Avant cette nouvelle, Jack se surprenait à
attendre la prochaine visite de l’amie de sa sœur. Et chaque fois, ils
passaient de plus en plus de temps ensemble… mais en gardant toujours une
excuse : Sara à la fac, Sara rendez-vous boulot, donc Jack proposait de
tenir compagnie à Annabeth.
Ils avaient beaucoup discutés et Jack aimait
parler avec elle. Elle était quelqu’un de simple avec qui on se sentait bien.
Il avait été touché par son histoire. Et même si il adorait la taquiner, cela
était plus devenu un jeu amoureux que de réelles taquineries.
Il avait trouvé un équilibre depuis qu’il
connaissait Annabeth et surtout depuis qu’elle était venue s’installer ici.
Elle l’avait encouragé à persévérer dans sa recherche de boulot en lui disant qu’il
était bon et qu’il ne devait pas se décourager. Et puis, elle lui avait fait
son petit discours sur « avoir confiance en la vie », croire en ses
rêves… et là, il l’avait fixé et il avait su à quel point il tenait à elle et
quelle place elle avait prise.
Non. Il ne voulait pas la perdre et il n’allait
pas abandonner aussi facilement. Elle voulait du temps ? Alors il allait
lui en laisser mais il allait lui montrer ses sentiments et à quel point elle
était importante pour lui.
De toute façon, il venait d’apprendre à ses
dépends que c’est le cœur qui dicte la marche à suivre. Et même s’il avait
voulu rayer Annabeth de sa vie, il ne pouvait pas, c’était contre sa
volonté…son cœur s’y refusait.
Lendemain
matin,
En Ville
Sara et Erin avaient rejoint Charlie en ville
pour aller boire un verre. Elles s’étaient installées sur la terrasse d’un
café. Erin avait pris un diabolo citron, Sara une Desparado et Charlie, une bière.
Sara : Elle était partie avant que tu te
lèves ? Et tu t’es levée à quelle heure ?
Erin : 7h45 !
Sara : Elle est bien matinale ?
Charlie bu une gorgée de sa bière et la posa sur
la table.
Charlie : Elle n’est peut-être pas rentrée ?
Elle souriait aux deux jeunes filles en face
d’elle.
Même si Sara aurait été très heureuse pour son
amie et son frère, ce n’était pas du tout du style d’Annabeth. Son imagination
débordante allait la faire paniquer d’avantage. Avaient-ils eu leur première
dispute ? Jack aurait-il eu une attitude déplacée ? Les possibilités
n’en finissaient pas de fuser dans l’esprit de Sara.
Elle ne savait pas pourquoi ou encore comment
mais Sara était persuadée qu’il s’était passé quelque chose d’assez grave pour
qu’Annabeth ait cette attitude. Elle regarda Erin et celle-ci semblait penser
la même chose qu’elle. Et puis il y avait quelque chose qui gênait Erin.
Annabeth n’avait laissé qu’un mot sur la table ce qui était très bizarre. Il
est vrai qu’hier, elle n’avait pas semblé dans son assiette mais Erin avait mis
ça sur le compte de
Mais elle était tout de même bizarre. Autrement
que d’habitude. Mais elle savait qu’avec Annabeth, lorsqu’elle aurait envie
d’en parler, elle le ferait. Enfin, elle espérait.
Erin : Je ne pense pas sinon j’aurais entendu
Mémo pleurer.
Sara se tourna vers sa
sœur tout en pensant encore à Annabeth.
Sara : Et toi, ton rendez-vous à la fac
hier ?
Charlie : Ne m’en parlez pas ! J’ai attendu
plus d’une heure et demie que Madame Haydn me reçoive ! 5 minutes de plus
et je crois que je m’en prenais à sa secrétaire ! Et ce prof qui a cru
qu’il avait tous les droits !
Sara : Quel prof ?
Charlie : Un certain Mr Grant, il me semble, si je
me souviens bien !
Sara n’y croyait pas. Sur tous les profs qui se
trouvaient à la fac, il fallait qu’elle tombe sur lui. Son professeur
d’Histoire. Elle osa à peine poser la question.
Sara : Qu’est-ce qu’il s’est passé ?
Charlie : Et bien je lui ai dis ce que je pensais…
Sara ferma les yeux en grimaçant. Connaissant
Charlie, cela n’a pas du être un échange amical. Pourvu qu’il ne sache pas son
nom.
Inconsciemment Sara avait serré les dents, elle
n’allait pas apprécier ce qui allait suivre, elle le sentait. Elle se résonna
intérieurement, elle n’avait aucune envie de débattre avec Charlie sur son
impulsivité, elle savait que cela annonçait un conflit. Et elle se refusa de se
donner en spectacle devant Erin.
Charlie : Monsieur pensait que parce qu’il était
prof cela allait changer quelque chose ! Mais pour qui il se prend !
Sara : Tu t’es déjà fait remarquer ?!
Charlie : Excuse-moi mais ce n’est pas de ma
faute !
Une moto arriva et se gara non loin de la
terrasse où les filles se trouvaient. Elles ne purent s’empêcher de l’observer. La moto était magnifique.
Cela semblait être une Harley Davidson, un ancien modèle, tout à fait en bon
état.
Sara : Moi, je veux la même moto !
Charlie : Moi, je me contenterai de celui qui se
trouve dessus !
Les filles la regardèrent.
Charlie : Quoi ? Ne me dites pas que vous
n’avez pas remarqué à quel point il était bien foutu !
Elles regardèrent de nouveau l’homme en question.
C’est vrai qu’il était plutôt pas mal. Il portait un jean noir qui lui allait
parfaitement bien, un sweat bleu marine avec une veste en cuir noire. Il
portait un casque mais si son visage était comme le reste, Charlie était
preneuse.
L’homme coupa le contact. Charlie ne l’avait pas
quitté des yeux. Sara et Erin ne savaient plus vraiment où se mettre mais avec
Charlie il fallait s’en douter. L’homme enleva son casque.
Charlie : Non mais je n’y crois pas !
Erin et Sara la regardèrent en se demandant ce
qui pouvait bien se passer. Charlie se renfonça sur sa chaise. Les filles
regardèrent l’homme en moto et d’un seul coup, Sara fit la même chose que sa
sœur.
Erin : Quoi ??
Erin regarda tour à tour, Sara et Charlie… puis
l’homme à la moto. Elle n’avait pas tout bien suivit ou quoi ?! L’homme
descendit de sa moto. Alors qu’il s’en allait, il tourna les yeux vers elles et
un sourire apparut sur son visage. Il changea de chemin et vint vers elles.
Homme : Mesdemoiselles… Bonjour !
Charlie s’était redressée et prête à l’affronter.
Quand à Sara, elle essayait toujours, tant bien que mal d’éviter son regard.
Erin essayait toujours de comprendre mais elle commençait à avoir une petite
idée.
Homme : Je savais que le nom de James me disait
quelque chose !
Il regarda Sara. Celle-ci leva les yeux et lui
sourit timidement. Si elle avait pu elle aurait creuser un trou et s’y serait
enterrée illico. Elle ne savait définitivement plus où se mettre. Charlie
allait l’entendre. L’année n’était même pas encore commencée qu’elle était
grillée.
Sara : Bonjour Monsieur Grant !
Il regarda Charlie et celle-ci soutint son
regard.
Grant : Je tenais à m’excuser pour hier !
Vous aviez tout à fait raison de vous mettre en colère…
Elle n’arrivait pas à y croire. Il lui faisait
des excuses.
Charlie : Il vous a fallu autant de temps pour vous
en rendre compte ?!
Sara se tourna vers sa sœur les yeux tout ronds.
Elle allait la tuer, elle allait la tuer. Vite une arme ! Erin assistait à
la scène, tout en jetant des regards à Sara qui bouillonnait littéralement de
l’intérieur. Elle devait dire que Charlie l’étonnait beaucoup. Elle n’avait pas
la langue dans sa poche mais là…
L’homme en face d’elle sourit. Il n’avait jamais
encore rencontré quelqu’un comme Charlie et il devait avouer qu’il était assez
curieux et assez impressionné par son caractère.
Grant : J’ai toujours beaucoup de mal quand je
suis en face d’une belle femme.
C’était la totale. Voilà que son prof draguait sa
sœur et en plus de ça, en sa présence. Non finalement, elle n’allait pas tuer
Charlie, elle voulait mourir ! Elle rêvait ça devait être ça ! La
situation devenait réellement loufoque.
Charlie : Si vous pensez que me complimentez, me
fera vous pardonnez, vous vous trompez ! Et vous devez avoir l’habitude
que toutes vos étudiantes vous tombent dans les bras, béates d’admiration.
C’était définitif. C’était fini pour elle
Erin, quand à elle, assistait avec un léger
sourire à
Charlie : Et bien sachez que je ne suis pas comme
toutes vos étudiantes !
Grant : Je l’espère bien !
Il lui lança un regard qui la laissa sans voix. A
cet instant Erin et Sara sentirent qu’elles n’étaient pas à leur place, et
elles n’eurent qu’une envie, c’est de partir et les laisser tout les deux. Mais
le professeur les devança.
Grant : Bonne journée mesdemoiselles !
Il les salua d’un signe de tête et s’en alla. Ce
typa l’agaçait au plus haut point. Pour qui se prenait-il ? Il avait une
audace ! Sara fixa sa sœur d’un regard qui voulait tout dire. Ses pulsions
meurtrières réapparurent instantanément.
Charlie : Quoi ???
Sara : Tu me demandes qu’est-ce qu’il se
passe ? Il était venu te faire des excuses et toi, tu l’as envoyé
promener !!!
Charlie : Il a crut que cela être aussi
facile !
Sara : Ca l’était ! Charlie… c’est mon prof
d’Histoire à la fac, tu aurais pu faire un effort ! Qu’est-ce que tu crois
qu’il va penser maintenant ?!
Charlie : Que dans notre famille, on ne se laisse
pas marcher sur les pieds !
Sara : Tu n’es pas possible Charlie !
Sérieux, il a été adorable, il est venu te faire ses excuses ! Qu’est-ce qui
ne te plaît pas chez lui ?
Charlie : Il m’énerve ! Il a cette assurance,
cette manière d’être fier de lui… et cette manie de toujours avoir le dernier
mot !
Sara : Oui et bien ça me rappelle une certaine
personne !
Erin sourit à la remarque de son amie tout en
reposant son verre.
Charlie : Et puis ce sourire et ce regard qu’il a…
Charlie fit une légère grimace. Sara la regarda
un long moment. Ca y est ! Elle venait de comprendre. C’était tout à fait
dans le style de Charlie de réagir de cette manière… mais c’est vrai que
c’était la première fois qu’elle voyait sa sœur dans cet état là.
Voyant que Sara la fixait et ne disait rien,
Charlie la regarda à son tour.
Charlie : Quoi ??
Sara lui sourit avec un air malicieux.
Sara : Tu as flashé sur lui !!
Charlie : N’importe quoi !
Charlie reporta son attention sur son verre.
Sara : Si, si ! Tu es tombée
amoureuse !
Erin tendit un peu plus l’oreille à la
conversation.
Sara : Tombée amoureuse de mon prof, j’en conviens…
mais tu es amoureuse !
Charlie : Arrête de raconter n’importe quoi !
J’ai ce type en horreur !
Sara la fixa.
Sara : Mouais !
Charlie la regarda. Non, elle n’était pas
amoureuse de ce type loin de là. Elle se leva et prit ses affaires.
Charlie : Je ne suis plus une gamine qui tombe
amoureuse de son prof Sara !
Elle s’en alla, laissant les filles seules à la
terrasse. Erin n’osa pas parler, ne sachant pas trop quoi dire. Sara elle
encaissait lentement. Elle était à peut près sûre que la dernière remarque de
sa sœur lui était destinée. Non qu’elle soit tombée amoureuse d’un de ses
profs, mais Charlie avait habillement remis Sara à sa place en lui rappelant
son statut de « gamine » de la famille. Ca n’avait rien de bien
méchant, mais c’était la façon de Charlie de se défendre du fait que Sara avait
percé sa faiblesse…à savoir qu’elle en pinçait pour son prof.
Qu’est-ce que Charlie pouvait l’agacer par
moment…
Sara : Tu peux me dire pourquoi j’ai une famille
aussi compliquée ?!
Erin regarda son amie.
Sara : Entre mon frère et Anna qui mettent 4 ans
et Charlie… qui flashe sur mon prof d’Histoire, je crois que je suis
gâtée !
Erin : C’est vrai que ce n’est pas simple !
Sara regarda Erin.
Sara : Tu n’as rien à me dire ? Je ne sais
pas peut-être que tu aurais des vus toi aussi ! Au point où j’en
suis !
Erin sourit.
Erin : Non et puis toute ta famille est
prise !
Sara la regarda étonnée par sa réponse.
Erin : Je plaisantais !!
Sara : Tu sais que c’est la première fois que je
vois Charlie dans cet état ! J’ai peur rien qu’à l’idée qu’elle se
retrouve dans les même cours que moi et avec Mr Grant !
Erin : Ca pourrait être drôle !
Sara : Tout dépend pour qui !
Erin : En tout cas, je crois que ce Mr Grant est
tombé lui aussi sous le charme de Charlie !
Sara : Ce n’est pas censé me rassurer ça !
Connaissant Charlie, cela ne va pas être simple et cela ne va pas nous
simplifier la vie !
Ecole
Artistique
Il était 17h30, Annabeth allait bientôt finir le
travail aujourd’hui. Elle toqua à la porte de celle-ci.
Annabeth : Entrez !
Erin :
Coucou
c’est moi.
Annabeth :
Merci de
le préciser, j’aurai pu me le demander encore longtemps !
Erin :
Très
drôle.
Annabeth lui fit un léger sourire et reporta son
attention sur ce qu’elle était entrain de faire. Erin fronça les sourcils, car
Annabeth avait dit cela sans trop de conviction, comme si sa n’allait pas.
Erin :
Ca
va ?
Annabeth leva les yeux vers son amie. Elle
n’avait pas envie de lui cacher mais là, tout était beaucoup trop mélangé et
compliqué dans sa tête pour lui expliquer ce qui se passait.
Annabeth : Oui.
Erin : Ok.
Elle n’insista pas, ce n’était pas la peine. Elle
préféra lui laisser le temps. Après tout Annabeth savait que si elle avait
besoin de conseils, de réconfort ou d’une oreille attentive, elle pouvait
compter sur Erin.
Erin :
Je
passais à coté alors je me suis dit qu’on pourrait rentrer ensemble.
Annabeth :
C’est
une bonne idée.
Erin était debout face à Annabeth et tenait son
sac à
Annabeth :
Tu sais
que tu ne paieras pas plus cher si tu t’assois !
Erin (surprise) :
Ah oui
bien sûr !
La tension dans le bureau n’était pas très bonne.
C’était peut être elle qui se faisait des idées, Anna allait peut-être bien, et
c’est seulement parce qu’elle été concentrée dans son travail.
Pour détendre l’atmosphère, Erin décida de lui
raconter les aventures de Charlie et de ce qui s’était passé en ville.
Erin :
Tu ne
devineras jamais ce que Charlie a fait ?
Annabeth leva les yeux.
Annabeth :
Je
crains le pire !
Erin :
Elle est
partie s’inscrire hier, à la fac… et elle a croisé le prof d’Histoire de Sara.
Annabeth attendait
Erin :
Bah
disons que cela faisait plus d’une heure qu’elle attendait que la doyenne la
reçoive… alors quand le prof a essayé de passer devant elle… Tu imagines
qu’elle a été sa réaction !
Annabeth :
J’imagine
très bien !
Erin :
Et
attends ! Ce n’est pas le pire ! … Avec Sara, on a rejoint Charlie en
ville pour boire un verre. Et qui on a croisé là-bas ?
Annabeth :
Le
prof ?!
Erin :
Gagné !
Annabeth sourit et Erin en fut content.
Erin :
Et tu
aurais vu comment elle l’a rembarré ! Mais je dois dire qu’il ne s’est pas
laisser faire… d’ailleurs la tension entre eux est devenue très gênante à un
moment. Et je ne te raconte pas Sara. Elle ne savait plus où se mettre.
Annabeth :
J’imagine ! Je sens que Charlie nous réserve
encore des surprises pour plus tard.
Erin :
Oui on
ne va pas s’ennuyer.
Annabeth :
Attend…
le prof d’Histoire… c’est bien Mr Grant ?
Erin :
Oui.
Annabeth :
Ok donc
je vois très bien dans quel état pouvait être Sara. Mr Grant !!
A ce moment là, Loan entra dans le bureau, il
allait donner un dossier à Annabeth quand il vit que celle-ci avait une
invitée. Il se tourna vers elle et lui sourit comme il avait la manière.
Loan : Bonjour Erin !
Erin : Bonjour !
Loan :
Comment
allez-vous ?
Erin :
Bien
merci.
Il s’approcha d’Annabeth et lui donna le dossier.
Loan :
Je vous
rends le dossier avec les listes des élèves. Parce que si je le garde sur mon
bureau, on risque de ne plus le retrouver avec tout ce qui s’y trouve !
Annabeth le prit et le mit au fond à droite de
son bureau avec les papiers importants. Mr Davis repartit dans son bureau
laissant la porte ouverte, car il allait bientôt être l’heure.
Annabeth rangea les dernières petites choses qui
traînaient sur son bureau et commença à éteindre son ordinateur puis elle se
souvint qu’il n’avait qu’une imprimante pour le moment et que si elle éteignait
son ordinateur, le directeur ne pourrait plus imprimer.
Annabeth :
Est-ce
que j’éteins mon ordinateur ??
Le directeur lui répondit sans se déplacer.
Loan :
Oui, je
ne vais pas tarder non plus !
Elle éteignit son écran et alla chercher sa veste
mais avec le temps qu’il faisait, elle n’en aurait pas besoin. Mais les matins
étaient toujours un peu frais par ici.
Annabeth :
Au fait,
tu as reçu des nouvelles de l’agence d’intérim ?
Erin
souffla : Non,
mais tu sais depuis hier, ça na pas dû beaucoup avancer. Je savais que j’aurais
beaucoup de mal à trouver quelque chose. Je commence à avoir peur d’avoir fait
une bêtise en venant ici.
Annabeth vit qu’Erin était en plein moment de
doutes, et qu’elle avait envie de tout lâcher. Elle s’arrêta dans son mouvement
et la regarda.
Annabeth :
On va
dire que je n’ai rien entendu. Et puis tu as le temps…
Erin :
Le loyer
ne va pas se payer tout seul !
Annabeth :
Non,
mais je suis là et pour le moment ça va !
Erin :
Oui mais
tu ne vas pas tout payer tout seule, indéfiniment…
Annabeth :
Il ne
faut pas baisser les bras, et continuer a cherché a coté de l’agence
d’intérim…. Mais ne te prends pas la tête… tout va bien !
Erin :
Ouais.
Loan entendit sans le vouloir toute la conversion
et réfléchi un instant. Son bar allait bientôt ouvrir, et il aimerait des
employés de confiance, qu’il connaisse si possible ! Et là il y avait une
occasion à ne pas rater. Il savait qu’Erin était une personne motivée, et qu’elle
travaillerait dur ! Il avait vu de quoi elle était capable lors des
travaux et de la soirée d’ouverture. Il avait besoin de serveuses alors
pourquoi pas Erin, et même Sara ?! Il entendit les filles s’approcher de
son bureau.
Annabeth :
Je vous
abandonne pour ce soir ! Bonne soirée.
Loan :
Attendez !
Erin ?
Erin se retourna surprise ! Il se leva et
vint à leur rencontre. Elle s’approcha de lui. Allait–il lui demander de ne
plus venir chercher Annabeth avant l’heure ! Elle était nerveuse …
Loan :
J’ai entendu
votre conversation sans le vouloir et je me demandais si vous seriez intéressée
par un job de serveuse d au piano bar ? J’aurais grand besoin d’une
personne comme vous !
Annabeth sourit. Ca ne l’étonnait pas de
lui ! Mais son choix était censé, a part qu’Erin n’avait jamais était
serveuse ! Mais c’est comme tout, ça s’apprend !
Erin : Vous êtes sérieux ?!
Loan :
Oui
Un immense sourire apparut sur le visage d’Erin.
Erin :
Alors oui,
j’en serais vraiment ravie. Ca serait super de travailler dans un tel endroit.
Elle répondit sans vraiment trop réfléchir.
C’était une occasion à ne pas rater. Non seulement elle connaissait le patron,
mais surtout elle avait confiance en lui. De plus le bar était magnifique, et
sachant ce que Mr Davis voulait en faire, elle savait que ce serait
super ! Et enfin, c’est le genre d’endroit où on rencontre plein de gens.
Elle avait déjà hâte de commencer à travailler !
Loan :
Je suis
ravi que vous acceptiez.
Erin :
Merci.
Loan :
De
rien ! Et vous pourriez aussi en parler avec Sara au cas où cela
l’intéresserait aussi ?!
Erin :
Oui,
d’accord !
Loan :
Je
prépare tout ça… mais quand seriez-vous disponible pour commencer ?
Erin :
Dès
demain, si cela vous arrange !
Loan : Disons
mercredi ! Passer
demain matin à l’Ecole et on verra cela ensemble. Bonne soirée.
Erin :
Au
revoir.
Annabeth : A
demain !
Dans les escaliers qui menaient à la sortie, Erin
souffla légèrement un « J’y crois pas » pour elle-même. Annabeth
sourit, pensant que son patron était un homme vraiment généreux et génial. Il
venait en quelques minutes faire reprendre confiance à Erin !
Appartement des filles
Annabeth sortit de la
salle de bain les cheveux enroulés dans une serviette. Erin venait de reposer
le combiné. Elle se tourna vers la nouvelle venue.
Erin :
C’était Mary. Ils nous invitent pour le dîner. J’ai
dis que nous arrivions dans 15 minutes, le temps que tu finisses de te
préparer.
Annabeth regarda Erin. Elle n’avait aucune envie de se
retrouver avec toute la famille et surtout face à Jack. Pas après ce qu’elle
lui avait fait. Une peur panique s’empara d’elle.
Annabeth :
Je n’ai pas trop envie de voir du monde ce soir.
J’ai eu une journée plutôt difficile…Je pense que je vais grignoter un peu et
récupérer le sommeil qu’il me manque sinon je ne vais pas tenir la semaine.
Erin :
Ca va ?
Erin voyait bien que
quelque chose n’allait pas. Depuis qu’elle était rentrée, Annabeth n’avait pas
dit un mot ce qui n’était pas normal chez elle. Elle avait filé directement à
la douche.
Annabeth :
Oui, je suis fatiguée et j’ai mal à la tête !
Il y avait quelque
chose, elle en était sûre !
Erin :
Une colère qui n’est pas sortie ??
Erin regarda
malicieusement son amie. C’est ce qu’elle n’arrêtait pas de lui répéter à
chaque fois qu’elle avait mal à la tête. C’était plutôt rare qu’Annabeth est
mal à la tête. C’était plutôt Erin la spécialiste.
Annabeth regarda son
amie et lui sourit légèrement. C’est vrai qu’elle avait un peu les traits tirés
et elle était un peu pâle. Erin espérait qu’elle ne couvrait rien de grave.
Annabeth :
Ca doit être ça ! … Mais vas-y toi ! Ca te
fera du bien… et puis moi je vais dormir donc rien de très passionnant !
Erin :
Non je vais rester…
Annabeth :
Hey !!! Je suis une grande fille. Je peux
rester toute seule ! Et puis tu ne seras pas loin… si j’ai besoin, je sais
où appeler !
Erin :
Tu es sûre ?
Annabeth :
Certaine !! Vas-y… tu m’excuseras auprès de
Sara et Mary.
Erin :
D’accord !
Erin prit sa veste et
se tourna de nouveau vers son amie.
Erin :
Et si tu as besoin de quoi que ce soit…
Annabeth :
Je te sonne ! Promis !
Annabeth lui sourit
pour essayer de la rassurer mais Erin n’aimait pas la voir comme ça. C’était tellement
rare chez Annabeth que cela faisait même peur.
Annabeth :
File !!!
Erin la regarda une
dernière fois avant de sortir. Annabeth regarda la porte se refermer. Elle
ferma les yeux. Oui elle avait mal à la tête et oui une colère n’était pas
sortit. Elle était en colère contre elle. Sur ce qu’elle avait fait à Jack.
Elle avait tout gâché. Elle en arrivait à l’éviter de peur d’affronter son
regard.
Elle sentit les larmes
monter. Elle se dirigea vers la cuisine et regarda si Erin était bien arrivée
chez les James. Elle la vit entrer par la porte de
Mémo s’approcha
doucement d’elle et
Elle s’écarta et
regarda son chien qui venait de lever la tête vers elle. Il s’avança et lui
lécha le visage. Cela pouvait sembler idiot mais l’attitude de son chien la
touchait au plus haut point. Elle lui fit un bisou et se leva pour se rendre
dans sa chambre.
Elle enleva la
serviette qui se trouvait sur sa tête. Elle remit ses cheveux quelque peu en
position et s’assit sur son lit. Pourquoi avait-elle fallu qu’elle ait peur et
qu’elle gâche tout. Elle se laissa tomber en arrière et mit sa tête dans ses
coussins pour continuer à pleurer.
Elle avait fait mal à
Jack, à elle et elle savait que toute
Elle adorait Jack et
être avec lui alors qu’est-ce qui clochait chez elle ?
Mémo avait suivit sa
maîtresse dans sa chambre et s’était couché au pied du lit.
20 minutes
plus tard
Appartement
des filles
Sara entra comme à son habitude sans frapper.
Sara :
Annabeth ?!!!
Annabeth se pencha vers la porte d’entrée pour que
Sara puisse
Sara :
Qu’est-ce
qui se passe ?
Annabeth arrêta ce qu’elle était entrain de faire
et regarda son amie. Elle essaya tant bien que mal de feindre de quoi il en
retournait.
Sara :
Ne fais
pas semblant de ne pas savoir de quoi je parle ! Ca commence à devenir une
habitude chez toi !
Annabeth la fixait toujours.
Sara :
Qu’est-ce
qu’il y a ?
Annabeth :
Rien !
Sara :
Tu es
sûre ? D’habitude, tu es la première à venir à la maison pour nous demander
du sucre ou du sel… et là, tu refuses une invitation à manger. Et puis depuis
hier, tu es bizarre. Tu as l’air songeuse et pensive… et beaucoup moins
bavarde, ce qui ne te ressemble pas. Et avec Jack…
Sara comprit tout de suite lorsqu’elle vit son
amie baissée les yeux à la prononciation de son prénom.
Sara :
Il s’est
passé quelque chose. C’est Jack…
Annabeth : Non !
Jack n’y était pour rien. C’est elle qui n’allait
pas bien. C’est chez elle que tout était détraqué. Combien de fois avait-elle
répété qu’elle aurait aimé trouver son homme idéal ? Et aujourd’hui
qu’elle l’avait trouvé, elle se prenait la tête pour un rien. Non, elle ne se
prenait pas
Sara :
Non
parce que si c’est Jack…
Sara s’arrêta dans au milieu de sa phrase et
planta son regard dans son amie.
Sara : T’sais quoi Je vais
aller lui parler, visiblement tu as pleuré et il n’a aucun droit de te faire
pleurer…je vais le voir !
Elle se dirigea prestement vers la porte quand
Annabeth la retint.
Annabeth : Non Sara…ça va je
t’assure…et puis au risque de te vexer…tu…ce n’est pas ton histoire ok…je sais
que tu veux bien faire mais…
Sara : Bien sûr que ce n’est
pas mes affaires…seulement mon frère fait la gueule, ma meilleure amie a pleuré
et visiblement ne veut pas de mon aide alors….dis moi Anna…dis moi ce que je
suis censée faire ????
Annabeth fixa son amie encore trop surprise de la
tournure qu’avait prise la conversation. Sara s’était réellement emportée et
elle comprenait peu à peu pourquoi son silence et l’attitude de son frère
avaient engendré une telle réaction. Elle continua de détailler son amie qui la
fixait elle aussi incrédule. Elle attendait une réaction. Anna comprit enfin,
sous les faux airs de petite dure qu’elle se donnait volontiers, Sara était
extrêmement sensible. Et cette situation et surtout le silence de son amie la
paniquaient, elle ne désirait qu’une chose, c’était que ses proches aillent
bien. Elle n’avait guère l’habitude de se faire repousser par ses proches quand
elle tentait de venir en aide.
Annabeth se dit qu’elle lui devait une
explication. Après tout, c’était Sara ! Elles s’étaient toujours tout
racontés…mais là il s’agissait quand même du frère de Sara. Elle devait quand
même se confier, elle en avait besoin.
Annabeth :
Ce n’est
pas lui. C’est moi !
Sara regarda son amie. Elle se radoucit peu à
peu, elle ne l’avait jamais vraiment encore vu comme ça. Elle n’arrivait pas à
décrire ce qu’elle lisait sur son visage. De la peur, de la gêne ?
Annabeth :
J’ai
pris un peu de recul face à notre « relation ».
La réaction de Sara ne se fit pas attendre.
Sara :
Pourquoi ?
Annabeth resta silencieuse mais ne put pas
soutenir le regard de son amie. Elle baissa les yeux.
Sara :
Désolée,
ça ne me regarde pas.
Elle regardait toujours son amie. Anna lui avait
dit que ce n’était pas son histoire, elle n’avait pas tord, mais en même
temps…Non. Elle ne pouvait pas la laisser dans cet état. C’était son rôle
d’amie de savoir ce qu’il se passait et d’essayer de l’aider.
Elle s’approcha de son amie et lui prit la main
pour qu’elle lève les yeux vers elle. Ce qu’elle fit.
Sara :
Hey…c’est
moi…ta folle de copine…
Elle réussit à arracher un sourire des lèvres de
son amie. Elle reprit une mine plus sérieuse.
Sara : Qu’est-ce qu’il s’est
passé ?
Annabeth :
Rien…
enfin… la soirée avec Jack a été merveilleuse. J’ai passé une excellente
soirée… Mais…
Annabeth baissa à nouveau les yeux.
Sara :
Mais
quoi ?
Annabeth releva les yeux. Elle les avait
légèrement humides.
Annabeth :
Ca va
trop vite je crois…
Sara :
Trop
vite ?? Ca fait 4 ans Anna !
Annabeth :
Oui mais
ça ne fait que 3 semaines que je suis arrivée…
Sara :
Anna, tu
sais très bien qu’avec Jack ça n’a pas commencé il y a 3 semaines !
Annabeth :
Oui
mais… si je suis venue ici… c’est pour faire ma vie, me retrouver et écouter
enfin la petite fille en moi… J’ai peur d’oublier pourquoi je suis venue ici.
Peur d’oublier à nouveau cette petite fille en moi.
Sara :
Etre
avec Jack ne signifie pas ne plus être toi, ni de plus faire attention à cette
petite fille. Je pensais que tu connaissais assez mon frère pour le savoir. Et
puis s’engager dans une relation ne signifie pas pour autant que tu vas nier
qui tu es…au contraire tu vas pouvoir t’épanouir encore plus.
Silence. Annabeth baissa les yeux. Elle s’en
voulait. Elle avait fait souffrir Jack et maintenant elle décevait Sara.
Pourquoi ses peurs prenaient-elles toujours le dessus ?
Sara :
Tu veux
mon avis ?
Annabeth la regarda et lui fit un signe positif
de la tête.
Sara :
Tu sais
déjà qui tu es. Tu l’as déjà trouvé…. C’est celle que tu es, dans ton nouveau
travail comme dans ta nouvelle vie… et c’est cette personne là que tout le
monde apprécie et aime. Alors fais-toi confiance et arrête de te prendre la
tête.
Annabeth ne put s’empêcher de sourire à la
remarque de son amie entre deux larmes. Elle ? Ne plus se prendre la
tête ?
Annabeth :
C’est
plus facile à dire qu’à faire !
Sara :
Je ne te
le fais pas dire ! Mais tu n’as pas besoin de temps mais juste d’un peu
plus de confiance en toi. Moi j’ai confiance en toi et je sais que tu peux très
bien arriver à gérer cette nouvelle vie qui s’offre à toi.
Elle avait raison. C’était une nouvelle vie.
Annabeth :
Il n’y a
pas que ça.
Elle baissa de nouveau les yeux puis les releva
car elle savait que Sara en attendait plus. Mais comment lui dire ? Elle
n’avait jamais eu de relation sérieuse juste de petites amourettes de
collégiennes ou de lycéennes mais jamais plus. Et elle savait qu’avec Jack cela
allait être différent.
Annabeth :
Je n’ai
jamais eu de relation vraiment durable et sérieuse avec un homme et je…
Un immense sourire apparut sur le visage de Sara.
Annabeth :
Quoi ?
Sara :
Tu te
rends compte que tu vois ta relation avec Jack comme durable et
sérieuse ?!
Annabeth lui sourit légèrement. C’est vrai
qu’elle n’avait jamais envisagé leur relation autrement et c’est pour ça que
cela lui faisait si peur.
Sara :
Je ne
dis pas ça parce que c’est mon frère mais Jack est quelqu’un de bien.
Annabeth :
Je sais…
c’est juste que j’ai peur de ne pas être à la hauteur.
Sara regarda Annabeth.
Sara :
Est-ce
que tu aimes Jack ?
Annabeth fut surprise par la question de Sara.
Elle ne la connaissait pas aussi directe. Cette question, elle se l’était posé
une centaine de fois et surtout ces derniers jours et la même réponse revenait
à chaque fois.
Annabeth :
Oui.
Sara sourit. Elle était heureuse pour son amie et
son frère.
Sara :
Et bien tant
que tu n’oublieras pas ça, tout ira bien.
Annabeth n’était pas très convaincue.
Sara :
Je n’ai
jamais vu mon frère aussi heureux que depuis ces dernières semaines. Vous êtes
tellement bien ensemble… Alors arrête de te prendre la tête comme ça. Fais
confiance à Jack et toi.
Elles se fixèrent.
Sara :
Une amie
à moi, dont je ne citerais pas le nom, dit toujours qu’il faut toujours avoir
confiance en la vie.
Annabeth sourit. Parler avec Sara lui avait fait
du bien.
Sara :
Si je
peux te donner un conseil, parles-en avec lui.
Annabeth :
Je ne
pense pas qu’il ait envie de me parler !
Sara :
Je vais
faire comme si je n’avais rien entendu… et tu vas venir avec moi !
Elle attrapa la main de son amie et la tira vers
Annabeth : Merci !
Sara : Y’a pas de quoi…je ne
demande pas grand-chose…juste l’exclusivité sur tout ce qui concerne votre
relation !
Annabeth leva les yeux au ciel, son amie était
impossible.
Sara : Bah quoi ? Tout le
monde l’a su avant moi l’autre jour…
Quelques
minutes plus tard.
Chambre de
Jack.
Elle frappa enfin à
Voix :
Entrez !
Elle sursauta légèrement en entendant sa voix
puis elle posa la main sur la poignée, respira un grand coup et entra. Elle
passa tout d’abord
Annabeth :
Je ne te
dérange pas ?
Jack :
Non,
entre !
Elle entra et referma la porte derrière elle.
Elle regarda autour d’elle. C’était bien une chambre de garçon. La pièce était
assez spacieuse et les murs était assez sombre et étaient presque tous
recouvert de poster de joueurs de hockeys mais aussi de joueurs de base-ball.
Sur une étagère était posé un gant, une batte de base-ball ainsi qu’une balle.
En dessous était entreposée une collection assez impressionnante de DVD. La
plupart des films d’actions.
Elle se tourna vers Jack. Celui-ci s’était assis
face à elle, sur son bureau. Elle se tenait, debout face à lui en essayant de
faire quelque chose de ses mains. Il fallait qu’elle se lance. Elle était venue
jusqu’ici, il fallait qu’elle aille jusqu’au bout.
Annabeth :
Tu sais
que c’est la première fois que je rentre dans ta chambre ?!
Jack sourit. Elle lui sourit à son tour et baissa
un petit peu les yeux.
Annabeth :
Il faut
que je me concentre sur ce que j’étais venue te dire. Et tu me connais, j’ai
tendance à mélanger un peu les sujets de conversation.
Jack ne dit rien et se contenta de sourire à
nouveau. Il ne lui facilitait pas les choses. Il la regardait toujours.
Annabeth :
J’étais
venue te voir pour m’excuser… J’ai été stupide et… je suis quelqu’un qui complique
énormément les choses alors qu’elles peuvent être très simples.
Silence. Il la fixait toujours.
Annabeth :
Je
continue ?!
Il lui sourit pour répondre à sa question.
Annabeth sourit. C’était tout fait lui.
Annabeth :
J’ai cru
que tout allait trop vite et qu’en ralentissant, j’allais aller mieux. Et bien
j’ai eu tord car je suis encore plus terrifiée à l’idée d’avoir tout gâché.
Il ne la quittait pas des yeux. Elle avait peur
de son silence. Elle n’avait aucune idée de comment lui dire. Elle hésita sur
les mots. Elle baissa les yeux puis les releva doucement comme une petite fille
hésitante.
Annabeth : Je me suis laissé guider
par mes peurs et… j’ai été stupide !
Silence.
Annabeth :
J’ai
besoin de toi….
Elle baissa à nouveau les yeux puis le regarda à
nouveau. Elle n’arrivait pas à déchiffrer son regard. Tant pis, il fallait
qu’elle se lance.
Annabeth : Alors… si tu n’as
pas peur d’être avec quelqu’un comme moi…
Jack sourit, se redressa et s’approcha doucement
d’elle. Elle ne savait pas quoi faire. Elle se contenta donc de rester sur
place.
Jack :
Oui ?
Annabeth :
Tout les
deux, on pourrait… ?
Jack sourit de plus belle et Annabeth senti son
estomac faire ce qu’il faisait à chaque fois qu’il s’approchait d’elle.
Jack :
Quoi ?
Il se rapprochait de plus en plus. Il ne se
trouvait plus qu’à quelques centimètres d’elle.
Annabeth :
Et bien…
Il s’arrêta et planta son regard dans le sien.
Annabeth :
…
reprendre là où on s’est arrêté… enfin, où j’ai arrêté.
Jack lui sourit, leva sa main et la posa sur sa
joue. Elle adorait lorsqu’il avait ce geste envers elle. Il se pencha vers elle
et déposa un léger baiser sur ses lèvres. Un baiser auquel répondit tout de
suite Annabeth, trop heureuse que rien n’est changé. Ils se détachèrent
doucement. Leurs regards s’accrochèrent à nouveau.
Annabeth :
Est-ce
que je dois prendre ça pour un oui ?
Jack fit disparaître les derniers centimètres qui
les séparaient et l’embrassa de nouveau. Là, elle avait de nouveau envie de pleurer
et de crier mais de joie cette fois-ci. Jack était vraiment quelqu’un de
formidable et il devait réellement tenir à elle pour lui pardonner.
Ils se détachèrent délicatement et reprirent
doucement leur souffle, front contre front. Annabeth laissa ses mains glisser
sur le torse de Jack et s’écarta légèrement pour rencontrer son regard.
Annabeth :
Tu es
trop gentil avec moi !
Jack :
Non…
Il baissa un peu la tête pour planter son regard
dans celui d’Annabeth qui fuyait quelque peu.
Jack :
Je suis
juste amoureux.
Elle frissonna en entendant ces mots et avec
quelle intensité dans le regard Jack les avait prononcés. Et dire qu’elle avait
faillit passer à côté de ça. Elle déposa un léger baiser sur ses lèvres avant
de le regarder de nouveau.
Annabeth : Je te préviens, je suis quelqu’un de très
compliqué et cela ne va pas être simple…
Jack : Qui a dit que cela devait être
facile ?!
Annabeth : Je ne suis pas douée pour
exprimer ce que je ressens et pourtant ça a tellement d’importance et tu es si…
Elle s’arrêta en plein milieu de sa phrase. Jack
se demandait ce qu’il lui arrivait cette fois-ci.
Annabeth : Ca me rappelle vaguement
quelque chose ! J’ai déjà du voir ça à la télé !
Jack sourit de plus belle. Elle le regarda. Il
était trop gentil avec elle.
Annabeth : Je suis désolée !
Jack : De quoi ?
Annabeth : De t’avoir fait ça…
Jack la regarda.
Jack : Je ne te mentirais pas à te disant que
cela ne m’a pas fait mal… mais je suis bien trop attaché à toi pour t’en vouloir…
et puis tu as été honnête avec moi, et ça je veux que ça continue.
Elle le fixait. Ce n’était pas possible. Jack
n’était pas réel. C’était trop beau pour être vrai.
Jack : Il ne faut pas que l’on hésite à en parler
ensemble… notre relation s’en portera mieux.
Elle fit un signe positif de la tête pour lui
montrer son accord.
Annabeth : Alors je commence… je ne
suis pas une spécialiste des relations de couple et… les non dits me font
réfléchir plus qu’autre chose… alors est-ce que nous deux…enfin notre relation…
est officielle ?
Jack : Bien sûr ! Et si tu veux que je passe
une annonce dans le journal et que je le crie…
Annabeth sourit.
Annabeth : Non, c’est
bon ! Ca ira !
Jack la fixa ce qui la gêna un peu mais elle
était heureuse. Elle lui sourit de nouveau… ou plutôt son sourire ne s’était
pas décroché de son visage.
Annabeth :
Tu sais
que si je ne suis pas de retour dans 5 minutes, tu risques de voir débarquer
Sara et Erin dans ta chambre ?!
Jack : On
a qu’à s’enfermer !
Annabeth
sourit. Elle
savait qu’il en était tout à fait capable. Elle avait fait un grand pas en
venant jusqu’ici et inutile de redonner de la contenance à ses peurs. Et se
retrouver plus que seule avec Jack faisait partie de ses peurs. Inutile d’y
penser.
Annabeth :
Toute la
famille nous attend pour manger… et je te signale que Chris est déjà là.
Jack resserra son étreinte. Mais Annabeth savait
comment le faire descendre.
Annabeth :
Sara se
charge de l’accueillir !
Jack s’écarta quelque peu.
Jack :
Quoi ??
Elle sourit. Elle avait réussit. Jack comprit ce
qu’elle essayait de faire. Il la regarda.
Jack :
Je sais
ce que tu essais de faire !
Il resserra son étreinte à nouveau. Pour une
fois, elle se sentait bien et ses peurs étaient loin derrière elle. Elle était
dans une situation connue… taquiner Jack.
Jack :
Mais tu
n’y arriveras pas !
Il avait un sourire fier de lui.
Annabeth :
Tu en es
sûr ?
Ils se fixèrent un long moment. Ils se
connaissaient très bien. Jack savait qu’Annabeth n’abandonnerait pas aussi
facilement.
Annabeth :
Tu sais
que Thomas et Léa sont entrain de jouer à Twister et que, Chris et Sara sont de
la partie !
Jack s’écarta d’un coup mais en gardant la main
d’Annabeth dans
Salle à
manger
Jack et Annabeth arrivèrent main dans
Jack :
Je meurs
de faim !!! Si on passait à table !!
Jack se dirigea vers
Charlie :
Hey !!
Je te signale qu’on attendait plus que toi pour commencer !
Les enfants, Chris et Sara avaient arrêtés de
jouer et avaient rejoint
Chacun commença à se servir des crudités et des
entrées. Mary resta un moment à regarder la petite famille. Elle était heureuse
que Chris soit de retour. Il faisait partie de la famille. Depuis qu’il était
en âge de marcher, il avait passé énormément de temps chez eux. Jack, Sara et
lui étaient presque inséparables étant enfants.
Sa fille, Sara, en était aussi très heureuse et
Mary sourit à cette idée. Elle avait toujours pensé que ces deux là finiraient
par être ensemble puis Chris était partit faire ses études en ville et elle
avait abandonné cette idée. Mais maintenant qu’il était de retour et qu’elle
les voyait de nouveau ensemble, ses vieilles croyances reprirent le dessus.
Elle s’attarda un moment sur Catherine. Depuis
qu’elle avait trouvé ce travail dans l’agence de Jack, elle était beaucoup plus
souriante et beaucoup plus… lumineuse. Mary ne remercierait jamais assez ce
Monsieur Stevens. Elle aimerait pouvoir le rencontrer car Jack et Catherine lui
en avaient énormément parlés et cela avait l’air de quelqu’un de très bien.
Note à elle-même : penser à l’inviter à dîner.
Elle était heureuse de voir qu’Annabeth avait
changé d’avis et s’était joins à eux. Lorsque Sara avait su qu’Annabeth
préférait rester seule, elle avait foncé droit à l’appartement et apparemment
la discussion qu’elles avaient eue, avait porté ses fruits. Elle imaginait que
le problème de l’amie de sa fille avait avoir avec Jack. Mais cela semblait
s’être arrangé. Elle les avait trouvés très touchant lorsqu’elle les avait vu
descendre mains dans la main. Et puis elle avait ressenti une certaine fierté.
Jack c’était son garçon, et certes il avait grandi, mais cela restait son
unique fils. Et le voir aussi épanoui avec une jeune femme qu’elle appréciait
énormément, la rendait heureuse.
Les petits, Thomas et Léa grandissaient très
vite. Elle avait l’impression que cela était hier qu’elle tenait ces petits
bouts de choux dans ses bras. Ils avaient déjà 5 ans. Carolyn avait été géniale
même si les débuts avaient été durs. Mais avec des jumeaux ce n’est jamais
vraiment simple. Elle avait heureuse d’avoir pu être là pour cette petite
famille.
Joe : Oh ! J’ai une nouvelle qui devrait
vous intéresser ?
Ils regardèrent tous Joe, qui était toujours
entrain de se servir.
Joe : J’ai trouvé enfin un assistant pour la
clinique !
Sara : Génial !!
Mary : Quand ça ?
Joe : Il y a deux jours
Matt : Tu as vérifié ses qualifications ?
Joe : Oui… et je crois que j’ai trouvé la perle
rare !
Jack : Toutes mes félicitations ! Cela va
vous changer la vie à la maison… un emploi du temps allégé… le rêve !
Joe et Carolyn se regardèrent. Oui, c’était le
rêve. Ils allaient enfin pouvoir se retrouver et passer du temps tous les 4.
Joe sourit tendrement à Carolyn, il lui devait bien ça, elle faisait tellement
pour eux 3. Et puis il avait envie de profiter un maximum de sa famille.
Charlie : Puisque c’est le quart d’heure des bonnes
nouvelles… j’en ai une moi aussi ! Enfin tout dépend de quel point de vue,
on se place.
Tout le monde attendait avec impatience ce que
Charlie avait à leur dire. Ils étaient prêts à tout entendre avec elle.
Charlie : Ca y est ! C’est officiel ! Je
suis inscrite à la fac et je commence les cours en octobre.
Catherine, Matt, Jack fut quelque peu surpris.
Quand à Sara, Erin, Annabeth, Mary et les autres, ils s’y attendaient un peu.
Joe : Félicitation ! Alors nous allons
avoir 3 étudiantes à la maison !
Jack se tourna vers Sara et Erin.
Jack : Je compatie les filles !
Erin ne pu s’empêcher de rigoler et Sara aussi.
Erin et Sara auraient besoin de courage…elles n’étaient pas au bout de leur
peine avec Charlie !
Charlie : Tu as de la chance qu’Annabeth soit entre
nous !
D’un seul coup Annabeth poussa sa chaise pour
permettre à Charlie de faire ce qu’elle avait à faire. Jack la regarda.
Jack : Merci pour le soutient !
Elle se contenta de lui sourire. Charlie regarda
Jack puis Annabeth.
Charlie : Merci Annabeth mais la vengeance est un
plat qui se mange froid !
Annabeth sourit à la remarque de Charlie puis
revint près de la table.
Chris : Je vois qu’il y a des choses qui ne
changent pas !
Joe : Et encore, là, ils sont plutôt
calme !
Annabeth adorait cette famille. Elle s’y sentait
bien. Elle se tourna vers Erin.
Annabeth :
Tu leur
dit ou je le fais à ta place ?!
Tout le monde regarda Erin.
Sara :
Quoi ?
Erin :
Euh…
j’ai trouvé un travail. Mr Davis m’a proposé d’être serveuse au piano bar.
Charlie :
Génial !!!
Erin regarda Sara.
Erin : D’ailleurs, il m’a dit
que si cela t’intéressait aussi, il était preneur !
Sara :
Bien sûr
que ça m’intéresse ! Et on commencerait quand ?
Erin :
J’ai dit
demain ?!
Sara :
Parfait !
Autant nous mettre dans le bain tout de suite ! Trooop bien on va travailler ensemble !
Erin : Ca promet….
Annabeth :
Donc
demain matin, on embarque toutes les trois directions l’Ecole. Je pense qu’une
fois là-bas, il vous donnera vos contrats et ensuite il viendra avec vous, vous
expliquer pour le piano bar.
Sara :
On
commence à bien connaître maintenant !
Carolyn :
C’est
sympa à Mr Davis de vous embaucher.
Matt :
C’est un
homme intelligent ! Erin et Sara sont des filles sérieuses et qui font du
très bon boulot ! Mais j’espère qu’il sait à quoi il s’attend avec
vous !
Annabeth :
Il en a
déjà un aperçu avec moi !
Tout le monde sourit à la remarque
d’Annabeth. On entendait très peu
Chris. Mary le regarda.
Mary : Chris, je suppose que tes parents sont
heureux de te revoir à la maison ?!
Chris : Oh oui !! Vous connaissez ma mère… si
elle pouvait me garder près d’elle à jamais, elle le ferait !
Jack : Oh que c’est mignon. Le fiston à sa
maman !!
Chris : Jack… rappelle moi où tu vis en ce
moment ??
Sara : Bien envoyé !
L’assemblée rigola à la remarque de Chris, tandis
que Jack lança un regard faussement noir à sa sœur.
Jack : Plus pour très longtemps, je compte me
prendre un appartement…
Sara : Mais dis donc, ce soir, c’est la soirée
des bonnes nouvelles !
Chris : Oui moi aussi, il faudrait que je m’y
mette mais bon, je n’ai pas trop le temps en ce moment… et puis je vis les ¾ du
temps, presque à la caserne.
Annabeth : Ton chef a l’air plutôt
sympa et très pro. Les conseils qu’il nous a donnés pour l’école étaient
impressionnants.
Chris : Oui. Il a du métier derrière lui.
Matt : Oui je me souviens de lui lors de ses
débuts. Ce petit jeunot qui avait pour ambition de diriger la caserne !
C’est chose faite aujourd’hui.
Carolyn : Je le croise quelque fois, le vendredi
soir, à la sortie de l’école. Il vient chercher sa fille. Elle est dans la même
classe que Léa.
Léa : Qui ça ?
Carolyn regarda sa fille. Celle-ci essayait
d’attraper un bout de tomate avec sa fourchette.
Carolyn : La petite Emmy !
Léa : Oui je la connais !
Joe aida sa fille à piquer la tomate.
Erin : Ca ne doit pas être facile de gérer sa
famille et sa carrière… surtout avec de telles responsabilités ?!
Carolyn : Et bien en fait, si j’ai bien tout
compris, il serait divorcé et sa femme a la garde de sa fille.
Cette annonce jeta un léger froid.
Mary : J’ai déjà aperçu sa femme une ou deux fois,
et à mon avis sa carrière n’est pas si à blâmer que ça !
Matt : Enfin, tout cela ne regarde qu’eux !
Tout le monde avait compris que cela ne les
regardait pas. Chacun continua à manger et le reste du repas se fit dans la
joie et la bonne humeur.
Maison des
James
La soirée avait été très réussit. Ils avaient
parlé de tout et n’importe quoi et ils avaient bien rigolé aussi.
Jack avait réussit à mettre Annabeth à l’aise
pour sa première soirée officielle en famille. Et celle-ci était heureux de
voir ce couple, si bien assortit, enfin ensemble. Ils avaient eu le droit à de
petites plaisanteries durant la soirée mais rien de plus.
Chris et Jack avaient échangés de vieux souvenirs
et raconter leurs folles aventures étant enfants. On peut dire qu’ils avaient
fait les 400 coups. Jack était heureux que son ami soit de retour. Ils avaient
toujours gardé le contact mais il était heureux de le revoir et savoir qu’il
allait travailler en ville. Elle avait besoin de gars comme lui.
Charlie n’était pas resté très longtemps après le
dîner. Elle avait une soirée avec des amies en ville. Mais tout le monde savait
que c’était dur pour Matt et elle de passer toute une soirée ensemble, et que
Charlie avait dis cela pour y échapper.
Léa et Thomas avaient joué un temps avec Mémo
puis s’était assoupis sur les couvertures posées au sol. Mémo les avait
rejoints quelque temps après. Les discussions des humains ne l’intéressant que
très peu.
Chris se leva du canapé.
Chris : Et bien, je vais vous abandonnez car demain
je me lève tôt pour notre entraînement du matin !
Mary se leva comme toute bonne hôtesse.
Mary : Tu es sûr que tu ne veux pas un dernier
morceau de tarte avant de partir ?!
Chris : Ne jouez pas avec mes sentiments
Mary !
Jack :
Tes
sentiments ??!! Je dirais plutôt ton estomac !!!
Chris sourit à la remarque de son ami. C’était
devenu un jeu entre eux.
Mary : Un petit bout ?!
Chris : Non, désolé, il faut vraiment que j’y
aille.
Mary : D’accord… alors laisse-moi t’en donner une
part à emporter !
Chris : Avec plaisir !
Ils se dirigèrent vers la cuisine.
Sara : Quelle heure est-il ?
Catherine : 23h18 !
Sara : Déjà ! Ca passe trop vite !
Annabeth : Oui… je ne vais pas tarder non plus… je suis
HS !
Erin : Il n’est pas si tard que ça ?!
Jack : Paroles d’une étudiante en vacances !
Erin et les autres sourirent à la remarque. Chris
et Mary revinrent dans le salon.
Chris : Bonne fin de soirée !
Joe : Salut !
Catherine : Bonsoir !
Tout le monde salua Chris.
Matt : Tu te souviens que la porte t’est grande
ouverte et que tu reviens quand tu veux !
Chris sourit. Ils étaient tellement tous
accueillant.
Chris : Merci.
Sara se leva à son tour.
Sara : Je te raccompagne !
Ils avancèrent tout les deux vers la porte.
Jack : Il connaît le chemin… vu le nombre de fois
qu’il est venu à la maison !
Tout le monde le regarda mais Chris et Sara
l’ignorèrent et sortirent. Sans que personne ne puisse faire quoi que ce soit,
Jack se leva et alla à la fenêtre donnant sur la cour.
Mary : Jack laisse les tranquille !
Jack ne répondit pas à sa mère. Celle-ci sourit
et commença à débarrasser. Catherine et Carolyn l’aidèrent.
Jack : Ils n’ont pas besoin d’autant de temps
pour se dire au revoir !
Joe : Ca dépend quel genre d’au revoir !
Jack se tourna vers lui et lui envoya un regard
assassin. Il reporta son attention à l’extérieur.
Annabeth : Jack arrête de les
surveiller comme ça ! C’est ridicule !
Jack : Je m’en fou !
Annabeth regarda Joe.
Annabeth : Il a toujours été comme
ça ?
Joe : Toujours avec Sara. C’est son côté mâle
protecteur qui ressort !
Erin et Annabeth éclatèrent de rire.
Jack : Vous pouvez vous moquer… hey… mais il
n’avait pas dit qu’il se levait tôt demain matin. Pourquoi il met autant de temps
à partir ?!
Annabeth se leva et s’approcha de Jack. Elle se
pencha pour voir et vit Sara et Chris entrain de discuter.
Annabeth : Ils ont sûrement des
choses à se dire !
Jack : Ah oui et quoi ?
Annabeth : Ca ne te regarde
pas !
Elle l’attrapa par la ceinture et le tira vers le
canapé.
Annabeth : Tu viens avec moi… on va
sortir Mémo… et hors de question d’aller les déranger.
Jack fit volte face et lui prit la main par
laquelle elle tenait sa ceinture. Mémo en entendant son nom s’était relevé et
avait rejoint sa maîtresse. Elle avait dit le mot magique « sortir ».
Jack se rapprocha et enlaça Annabeth. Celle-ci attrapa la laisse de Mémo et
elle se tourna vers Erin.
Annabeth : On se rejoint à
l’appartement ?
Erin : Oui. Je vais aider à finir de débarrasser
et je te rejoins.
Annabeth : Ok.
Annabeth et Jack sortirent avec Mémo par la porte
de la cuisine.
Cour devant l’appartement
Annabeth détacha Mémo
et le laissa gambader. Elle se tourna vers Jack qui se tenait près d’elle.
Annabeth : Dis-moi !
Pourquoi tu fais ça avec Sara et Chris ?
Jack : Pourquoi je fais
quoi ?
Annabeth se contenta
simplement de le regarder.
Jack : Je ne fais rien
de mal !
Il lui fit son petit
air de petit garçon qui n’a rien à se reprocher. Elle ne put s’empêcher de
sourire.
Jack : Bon, d’accord,
j’en fais peut-être un petit peu trop !
Annabeth : Un
petit peu ?!
Jack : Mais c’est mon
rôle de grand frère de protéger Sara…
Annabeth : La
protéger de quoi ? Je te signale que c’est Chris, ton meilleur ami. Vous
avez grandi ensemble !
Jack : Et bah
justement !
Ils continuèrent
d’avancer. Mémo faisait ce qu’il avait à faire, tout en jetant un coup d’œil
vers eux pour voir s’ils suivaient toujours.
Annabeth n’arrivait pas
très bien à comprendre l’attitude de Jack. Au début, elle pensait qu’il le
faisait exprès pour taquiner Sara… et ça devait être sûrement le cas, mais de
temps en temps, elle remarquait qu’il semblait réellement inquiet.
Annabeth : Je
ne le connais pas encore très bien… mais Chris a l’air de quelqu’un de très
sympa.
Jack : Il l’est !
Annabeth : Alors
où est le problème ?
Il s’arrêta de marcher
et
Annabeth le fixa. Elle
savait qu’il y avait quelque chose de beaucoup plus profond. Il avait toujours
tendance à utiliser la dérision et l’humour pour ne pas qu’on devine son
malaise ou sa gêne. Pour une fois, c’est elle qui allait pouvoir être là pour
lui.
Jack : Je n’ai pas
envie qu’elle souffre… j’ai envie de la protéger de tout cela !
Annabeth s’approcha de
lui et lui prit
Annabeth : Même
avec toute la plus grande volonté du monde, tu ne pourrais rien empêcher, s’il
doit se passer quelque chose entre eux et malheureusement ça se passait mal…ça
arrivera, tu n’y peux rien.
Il baissa un instant
les yeux. Il savait qu’elle avait raison mais il ne pouvait pas s’empêcher de
le vouloir. Il ne voulait pas revivre ça et voir de nouveau une de ses sœurs
malheureuse. Il leva de nouveau les yeux vers Annabeth.
Jack : Je n’avais que 8
ans quand je me suis promis que plus jamais une de mes sœurs ne pleurait de
cette manière.
Annabeth vit de la
colère et de la tristesse dans son regard et elle avait l’impression de voir un
regard d’enfant. Elle serra sa main et la caressa de son pouce pour l’insister
à se confier.
Jack : Etant gosse,
j’avais tendance à me lever la nuit pour aller boire et ce soir là, c’est ce
qu’il s’est passé. Je n’arrivais pas à dormir alors je me suis levé.
Il s’arrêta un instant.
C’était la première fois qu’elle le voyait dans cet état là et la première fois
qu’il se confiait autant à elle.
Jack : Ma mère et
Carolyn étaient entrain de réconforter Catherine. Je ne l’avais jamais vu dans
cet état là. Elle n’arrêtait pas de pleurer…
Il faisait quelque
pause dans son récit et parfois, elle pouvait voir ses mâchoires se contracter.
Jack : Elle semblait si
triste… si désemparée… Je ne me suis pas fais remarquer et j’ai attendu sur les
escaliers. Je n’avais pas compris à l’époque ce qu’il s’était réellement passé.
Tout ce dont j’avais retenu, c’était que c’était à cause de ce garçon qu’elle
fréquentait.
Silence. Annabeth se
doutait de quoi Jack était entrain de lui parler et ce dont avait vécu
Catherine à cette époque. Elle comprenait un peu mieux la réaction de Jack.
Jack : Plus jamais, je
ne veux revoir ce désespoir et cette détresse dans les yeux d’une de mes
sœurs…. Et même si c’est mon meilleur ami.
Pour une fois, sans
qu’elle n’y fasse vraiment attention, elle eut envie de la prendre dans ses
bras et le réconforter. Ce qu’elle fit. Elle le serra contre elle et il
répondit à son étreinte. Il la serra fort contre lui à son tour et nicha son
visage à la naissance de son cou.
Annabeth s’était légèrement hissée sur la pointe des pieds pour être
plus proche de lui.
Ils restèrent un long
moment dans cette position. En parler avec Annabeth lui avait fait du bien.
Elle savait l’écouter et quoi qu’elle puisse dire ou faire, il la garderait
près de lui. Il avait besoin d’elle. Elle était une des seules avec qui il se
sentait bien et à qui il avait la sensation qu’il pouvait se confier.
Ils se détachèrent et
leurs regards s’accrochèrent.
Annabeth : Jack…
Tu ne pourras rien empêcher… tu ne pourras pas empêcher Sara de tomber
amoureuse… tu ne pourras pas l’empêcher d’être déçue… blessée… l’empêcher de souffrir...
Tout ce que tu peux faire, c’est d’être là pour la soutenir dans les moments
difficiles et lui montrer à quel point tu l’aimes. Crois-moi, dans la vie,
c’est une des choses les plus importantes.
Jack : Je ne peux pas…
Annabeth : La
vie n’a rien de simple… et ces choses là sont compliquées… et je crois que nous
sommes en première loge pour nous en rendre compte. Mais on a besoin de ça pour
avancer dans
Jack : Je ne sais pas
si je vais réussir…
Annabeth : C’est
pour cela que je suis là !
Elle se rapprocha de
lui et lui sourit.
Annabeth : Je
suis ton garde fou !
Jack savait qu’elle
avait raison et il était heureux qu’elle soit là. Et il savait que cela allait
être difficile de ne pas se faire du souci pour ses sœurs. Il se rapprocha à
son tour et posa son front contre le sien.
Jack : Je suis entre de
bonnes mains alors !
Elle lui sourit et ils
échangèrent un léger baiser. Remplit de douceur. Après ce qu’il venait de lui
dire, elle n’avait qu’une envie, être tendre et douce avec lui.
Appartement des filles
Annabeth entra et déposa la laisse de Mémo sur la
table de l’entrée. La lumière était allumée donc Erin devait être rentré avant
elle. Il faut dire qu’elle avait un peu traîné avec Jack. Elle se sourit à
elle-même. Elle adorait être amoureuse même si elle avait eu des débuts
difficiles.
Erin sortit de la salle de bain. Elle s’était
changé et avait enfilé son pyjama et s’était démaquillée. Annabeth se laissa
tomber sur le canapé. Erin vint la rejoindre. Elle était heureuse de voir que
son amie allait mieux. Elle avait eu peur en début de soirée lorsque Annabeth
n’avait pas vouloir l’accompagner chez les James. Elle ne savait pas ce que lui
avait dit Sara ni pourquoi Annabeth était dans cet état, mais cela avait
fonctionné.
Annabeth : Je crois que j’ai trop
mangé !
Erin : Comme à chaque fois qu’on mange chez
Sara !
Annabeth enleva ses chaussures et se laissa
glisser dans le canapé et posa ses pieds sur la table basse. Erin la regarda.
Elle avait quand même meilleure mine que tout à l’heure. Elle se demandait ce
qui avait pu la mettre dans un état pareil. Annabeth remarqua le silence de son
amie et se doutait qu’elle se posait des questions. Et elle lui devait une
explication. Elle avait eu une attitude plutôt bizarre.
Erin : Et ton mal de tête, ça va mieux ?
Annabeth : Oui… ma colère est
sortie.
Erin fixa son amie et resta silencieuse. Elle
espérait qu’Annabeth allait plus se confier.
Annabeth : J’étais en colère contre moi
et mes stupides prises de tête !
Elle regarda son amie.
Annabeth : J’ai failli tout gâcher
avec Jack…
Erin: Merci mon Dieu, elle a
utilisé le mot « failli »
! (sourire) Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Qu’est-ce que tu as fait ?
Annabeth : Je sens que tu ne veux
pas savoir ?!
Erin: Je n’aime pas quand tu
fais ça ! Tu sais que quand je le veux, je peux utiliser la force pour obtenir
des aveux ! Surtout quand ça concerne Jack et toi !
Annabeth : Ok... ne me frappe pas
promis ?! Mais tu me connais... Et tu connais mes prises de tête.
Erin: Oui et … j’imagine très
bien… On a toutes les deux les mêmes tendances à se laisser déborder par nos
peurs.
Ca pour s’être laissée déborder, elle s’était
laissée déborder. Mais elle savait qu’Erin était pareille qu’elle. Elles
avaient tendances à se compliquer les choses pour rien ou à stresser pour un
rien.
Annabeth : Tu ne crois pas si bien
dire !
Erin: N'empêche que je veux
savoir ce qui s'est passé exactement !!!!!!!
Erin fixait son amie. Elle n’irait pas se coucher
tant qu’elle ne lui aurait pas dit ce qu’il s’était passé. Elle avait bien vu
que quelque chose n’allait pas depuis ce matin.
Annabeth : En fait, mes peurs ont
pris beaucoup plus d'ampleur lorsqu'avec Jack cela a été un peu plus sérieux.
Je me suis laissé guider par elles.
Annabeth
baissa les yeux puis regarda son amie. Elle la regardait toujours et attendait
la suite.
Annabeth : Tout m'arrivait en même
temps et j'ai eu peur de ne pas savoir gérer... de ne pas être à
Erin : D'accord, je vois ce que
tu veux dire. Mais je constate aussi que tu parles de ça au passé et ça c'est
bon signe non ?!
Annabeth : Oui disons que j'ai eu le
droit un serment de la part de Sara qui m'a fait réfléchir... et je crois que
je n'avais pas trop le choix....
Annabeth
fit une légère grimace pour faire comprendre à Erin que Sara ne lui aurait pas
laissé le choix. Mais elle savait que c’était pour son bien.
Annabeth : Et, j'ai tellement eu
peur de tout gâcher... j'ai tellement eu peur de le perdre que cette peur a
surpassé toutes les autres et qu'elle m'a poussé à aller lui parler.
Erin : Vous en avez parlez tout
les deux ?
Annabeth : Oui. Jack a été
génial... après ce que je lui avais dit je pensais qu'il ne voudrait plus
jamais me voir....Et pourtant il m'a écouté très attentivement et... on a fini
par se réconcilier.
Erin : YES !!!!
Annabeth
regarda son amie étonnée et sourit. Erin se mordit légèrement la lèvre
inférieure puis leva les yeux vers son amie.
Erin : Désolée ! Ca c'est bien ! Vous en avez parlé… Ca va
vous permettre d'avancer. Ce soir, après un début difficile, vous avez réussit
à trouver un équilibre... et à ce que j'ai pu voir... tu étais enfin à l'aise
et ça faisait plaisir à voir.
Annabeth : Oui, disons que j’ai pris
beaucoup sur moi… mais c’est vrai que je me sens mieux. Je nous fais plus
confiance. Je ME fais plus confiance !
Erin : Crois-moi... Jack est
génial ! Tu n'as pas à avoir peur... et puis, c'est TON Jack.
Annabeth : Oui, je m’en suis rendue
compte… crois-moi !
Lorsqu’elle
avait cru lui avoir fait mal et l’avoir perdu, elle avait compris à quel point
il était important pour elle et à quel point elle tenait à lui. Bien plus
qu’elle ne l’aurait imaginé jusqu’à présent.
Erin : C’est bien ! Et bien
sur ses bonnes paroles, je crois qu’il est temps pour nous d’aller nous
coucher. Car demain, boulot… et pour toutes deux cette fois-ci !
Les
deux jeunes femmes se levèrent et se dirigèrent vers leurs chambres.
Erin : Je n’arrive toujours pas
à croire que le directeur m’ait proposé un travail.
Annabeth : C’est génial ! En
plus, au piano bar ça va être sympa !
Erin : Oui et puis il m’a dit
qu’on pourrait s’arranger pour les horaires… je ferais sûrement les soirées, ce
qui va me permettre de suivre mes cours en même temps.
Annabeth : Trop bien !
Arrivées
devant la salle de bain, les filles se regardèrent.
Annabeth : T’y va au j’y vais ?
Erin : Vas-y… Je vais en profiter
pour régler mon réveil pour demain et remplir ma bouteille d’eau.
Elles
se séparèrent.
Annabeth alla chercher son pyjama et se rendit
dans la salle de bain. Elle savait qu’elle avait énormément de chance d’avoir
Sara et Erin. Cela lui avait fait énormément de bien de parler avec elle deux.
Cela l’avait rassuré et conforter dans ses choix.
Lendemain
Ecole Artistique
Il avait retrouvé la Annabeth qu’il connaissait.
Celle-ci venait d’entrer dans son bureau, un grand sourire aux lèvres et en lui
tendant un dossier.
Annabeth : Je viens de terminer tous
les plannings. J’ai eu quelques petites soucis avec certains mais j’ai réussi à
en venir à bout. J’ai eu surtout du mal avec les temps de cours de Formation
Musicale selon les niveaux. Mais tout rentre maintenant !
Loan prit le dossier et l’étudia. Cela lui
semblait parfait.
Loan : Vous êtes formidable !
Annabeth lui sourit. Loan Davis était un patron
comme il y en avait peu. Il n’hésitait jamais à la féliciter lorsqu’elle le
méritait et en fait depuis qu’il avait commencé à travailler ensemble, elle
n’arrivait pas à trouver un moment où le directeur lui ait fait une remarque
désobligeante. Peut-être parce qu’elle aimait travailler dans cette école et
avec lui et que grâce à cela, elle faisait du bon travail.
Annabeth : C’est Mr Pruli qui va
être content que son emploi du temps soit prêt et j’ai réussi à le faire
coordonner avec ses demandes.
Loan : Vous êtes trop gentille Annabeth. Si
c’était qui m’étais occupé de ces plannings, croyez-moi que je n’aurai pas été
si concilient.
Il jeta à nouveau un coup d’œil sur le planning.
Loan : Et au niveau des salles ?
Annabeth : Tout est comme on l’avait
prévu ! Je n’ai fait que quelques petits changements, c’est tout !
Loan : Parfait.
Il ferma le dossier et le posa sur son bureau.
Loan :
Merci Annabeth.
Elle ne savait jamais quoi répondre lorsqu’il la
remerciait. Cela lui faisait bizarre qu’il la remercie pour un travail qu’elle était
censée faire. Alors elle se contenta de lui sourire comme à son habitude et se
dirigea vers son bureau.
Elle s’arrêta en chemin. Elle devait lui
demander. Elle ne savait pas trop si cela se faisait mais elle avait envie
qu’il soit là. Elle se retourna et le regarda. Il leva les yeux vers elle.
Annabeth : Avec Erin, ce soir, on
organise une petite soirée avec quelques amis pour célébrer notre arrivée dans
la région et notre nouvel appartement… une sorte de pendaison de crémaillère…
Et je voulais vous inviter ?!
Loan la regarda un moment. Elle se demandait si
elle avait bien fait. Cela ne se faisait peut-être pas d’inviter son patron à
une fête.
Il était très touché par son invitation. Elle
avait fait énormément pour lui. Il ne pouvait pas lui refuser ça.
Loan : Je me joindrais à vous avec plaisir.
Elle lui sourit.
Annabeth : On commencera vers 19h.
Loan : J’y serais.
Annabeth : Merci.
Loan : Merci à vous pour l’invitation.
Le téléphone d’Annabeth sonna à cet instant. Elle
retourna rapidement dans son bureau. Elle décrocha.
Annabeth : Ecole Artistique Davis,
bonjour !
Parking de
l’Ecole Artistique
Elle allait monter en
voiture quand son téléphone portable sonna. Elle l’attrapa dans son sac et
regarda le numéro. « Papa » était affiché. Cela faisait plus d’une
semaine qu’elle ne l’avait pas eu au téléphone. La dernière fois, c’était pour
lui dire que tout se passait bien mais elle avait entendu sa mère, derrière,
qui disait à son père de raccrocher et pestiférée contre elle et le fait
qu’elle soit partie.
Elle n’avait pas voulu
en entendre plus. Même si elle voulait avoir des nouvelles de son père et de sa
sœur, elle ne supportait pas l’attitude de sa mère. Elle n’avait pas besoin de
ça pour le moment. Et pourtant, cela ne l’empêcha pas de se gâcher la journée
en repensant à ce que sa mère avait dit.
« Elle n’avait
qu’à pas partir ! » Elle n’avait toujours pas compris. Elle était
loin et pourtant elle arrivait encore à la faire culpabiliser. C’était le point
fort de sa mère. Jouer les victimes et faire d’elle
Son portable continuait
de sonner. Il était 12h04. Il devait être à son travail. Elle décrocha.
Annabeth : Allô ?!
Papa : Allô,
Annabeth ? C’est papa !
Annabeth : Bonjour !
Papa : Bonjour ma
grande. Comment ça va ?
Annabeth : Ca
va !
Cela lui faisait du
bien de l’entendre. Même si elle était heureuse ici, son père lui manquait
énormément. Elle aurait aimé qu’il vienne et qu’il voit toute sa vie. Elle
était sûre qu’il aurait été fier d’elle.
Il lui avait déjà dit.
Il leur avait dit, à sa sœur et à elle, que sa plus belle réussite, c’était
elles. Lorsqu’elle leur avait annoncé à sa mère et lui qu’elle partait, elle
avait vu sur le visage de son père qu’il était heureux pour elle. Il l’avait
encouragé. Ce qui avait déclenché une dispute avec sa mère. Elle lui avait
reproché d’être toujours d’accord avec sa fille.
Toujours la même
rengaine. Annabeth s’était souvent demandé si sa mère n’était pas jalouse
d’elle et de la relation qu’elle avait avec son père. Elle avait toujours été
particulière et il y avait de quoi. A la naissance de sa sœur et lorsqu’ils
avaient appris qu’elle était grièvement malade, sa mère s’était concentrée sur
Emma et Annabeth avait dû se débrouiller… et son père avait été là. Il avait
prit le relais.
Papa : Tout se passe
bien ?
Annabeth : Oui
au boulot, on avance doucement. Le directeur et moi finissons les derniers
détails avant l’ouverture en septembre.
Papa : Et ça se passe
bien avec lui ?
Annabeth : Oui.
Il est génial. J’adore travailler avec lui.
Papa : C’est
bien ! Et ton appartement ?
Annabeth : On
a enfin fini de tout ranger. Enfin Erin a tout fini car avec le boulot, j’ai eu
trop le temps.
Papa : Et elle, ça
va ?
Annabeth : Oh bah oui ! Elle est en
vacances !
Ils essayaient tout les
deux d’éviter le sujet mais Annabeth ne pouvait pas rester là sans demander. Il
fallait qu’elle sache à quoi s’attendre.
Annabeth : Et
maman ? Toujours pareil ?!
Papa : Oui. Je ne
comprends pas pourquoi elle est entêtée comme ça…
Annabeth : Ouais…
elle est comme ça, on ne la changera pas ! Et puis je suis sûr qu’Oncle
Pete n’arrange pas les choses, comme à son habitude.
Papa : Oui. Il dit que
ce que tu as fait, ça ne se fait pas. Que tu n’aurais pas du partir et laisser
tes parents…
Annabeth : Qu’est-ce
que je suis contente d’être partie, sérieux !
Papa : Ne les écoute
pas ! Tu es bien où tu es ! Tu as eu raison ! Profites-en !
Annabeth : J’en
ai bien l’intention !
Son père lui manquait.
Sa mère devait toujours tout gâcher.
Annabeth : Et
toi comment ça va ? Pas trop dur avec maman ?
Papa : Non, on n’en
parle pas. Et puis quand je suis au boulot, au moins je suis tranquille.
Annabeth : Il
ne fait pas trop chaud ?
Papa : Si mais bon,
j’ai l’habitude tu sais ! Et toi ? Il fait beau ?
Annabeth : Oui.
Super beau ! C’est agréable !
Papa : Et bah, c’est
bien.
Annabeth : J’ai
eu un mail D’Emma hier. Ca à l’air d’aller elle.
Papa : Oui, elle est
contente avec ses cours.
Annabeth : C’est
bien. Et elle bosse ?
Papa : Je ne sais pas.
Faudra que tu lui demande.
Annabeth : J’aimerai
bien qu’elle puisse venir ici.
Papa : Oui, ça lui
ferait du bien.
Annabeth voulait lui
dire qu’elle aimerait qu’il vienne aussi mais elle savait très bien que sa mère
ne le laisserait pas faire.
Papa : Bon et bien il
va falloir que je te laisse. J’arrive à la cantine pour manger.
Annabeth : Oui
moi aussi, il faut que j’aille manger.
Silence.
Annabeth : Ca
m’a fait plaisir de t’avoir.
Papa : Moi aussi. Je suis
désolé de ne pas avoir appelé avant mais tu connais ta mère…
Annabeth : Oui
malheureusement !
Papa : Bon aller, n’y
pense plus ! Tu passeras le bonjour à Erin, Sara et sa famille pour moi.
Annabeth : D’accord.
Papa : Bonne journée.
Je t’embrasse… à bientôt.
Annabeth : Moi
aussi. Au revoir.
Elle raccrocha. Elle
était heureuse d’avoir eu son père au téléphone même si cela avait été trop
court et même si elle aurait préféré le voir.
Agence de pub
Ils avaient passés la
matinée à essayer de trouver une idée originale pour cette campagne de pub mais
pour l’instant ne leur convenait ou plutôt rien ne faisait l’unanimité chez
Catherine.
Jack : Je vais
commencer par regretter de t’avoir pris dans l’équipe !
Catherine le fusilla du
regard. Elle savait qu’il plaisantait mais elle n’en avait aucune envie.
Jack : Je plaisantais,
ne me tue pas tout de suite. Tu vas avoir besoin de moi !
Catherine reporta son
attention sur les esquisses. Il fallait qu’elle se concentre.
Jack : Je peux savoir
ce qui ne te plaît pas dans notre dernière idée ?
Catherine : Je
ne sais pas…. Il y a un truc qui me gêne ! C’est trop pub !
Jack la regarda en
souriant.
Jack : C’est un peu le
but ?!
Catherine : Non
mais je voudrais quelque chose de plus proche des gens, qui les touchent !
Jack : Tu sais qu’il y
a des milliers de personnes qui vont voir cette pub et tous très différents.
Catherine : Oui
mais je suis sûre qu’on peut trouver le lien !
Jack : Et bah écoute
moi, je ne pourrais trouver le ventre vide. Il est 12h30 passé et je meurs de
faim…
Catherine : Tu
oublier ton estomac 5 minutes !
Jack : Tu
plaisantes ?!
Catherine le regarda.
Elle semblait tout à fait sérieuse.
Jack : Ok !!!
Jack s’adossa contre le
dossier de sa chaise. Catherine était concentrée sur les esquisses.
Pendant ce temps,
Carolyn et les enfants arrivèrent à l’accueil de l’agence. Thomas et Léa
donnaient la main à leur mère. Ils s’approchèrent de l’hôtesse.
Carolyn : Bonjour !
La jeune femme leva les
yeux vers elle.
Thomas & Léa : Bonjour !!
Elle regarda les deux
enfants et sourit.
Hôtesse : Bonjour !
Que puis-je faire pour vous ?
Carolyn : Nous sommes
venus voir Jack et Catherine James. Je suis leur sœur.
Hôtesse : Je vais vous
demander de patienter. Je vais voir s’ils sont disponibles.
Carolyn acquiesça de
Carolyn regarda autour
d’elle. L’agence était très agréable et semblait presque neuve. Elle ne devait
pas être très vieille. Elle regarda les différentes affiches des publicités
déjà faite, accrochées au mur. Elle en connaissait plusieurs.
Les enfants
n’arrivaient pas à tenir en place, ce qui était normal à leur âge et surtout
dans cet endroit. Et puis ils commençaient à avoir faim. Elle retourna près de
l’hôtesse en gardant un œil sur eux. L’hôtesse raccrocha.
Hôtesse : Votre frère a
dit qu’ils arrivaient !
Carolyn : Merci !
Lorsqu’elle se
retourna, elle ne put rien faire avant que Thomas ne percute un homme
traversant le hall. Elle se dirigea vers lui pour s’excuser. Thomas leva les
yeux vers l’homme,ayant peur de se faire gronder. Mais celui-ci lui fit un
magnifique sourire.
David n’avait pas
l’habitude de voir des enfants parcourir ses couloirs. C’était agréable
d’entendre des rires d’enfants. Lorsqu’il vit la mère arriver près de lui, il
la regarda.
Carolyn : Je suis
désolée !
Elle regarda son fils
qui était venu se réfugier derrière elle.
Carolyn : Thomas, demande
pardon au Monsieur !
David : Ce n’est pas
grave, je vous assure !
Carolyn regarda son
petit garçon. Celui-ci savait très bien que sa mère ne céderait pas. Il leva timidement les yeux vers l’homme.
Thomas : Pardon.
David était sous le
charme. Il s’accroupit pour être à la hauteur du petit garçon.
David : Excuses
acceptées jeune homme !
Thomas sourit lorsqu’il
le surnomma de cette manière. Puis David se redressa et regarda Carolyn.
David : Est-ce que je
peux vous aider ? On s’occupe de vous ?
Carolyn : Oui, merci.
David : Très bien.
Il regarda une nouvelle
fois les enfants.
David : J’ai été ravi de
faire votre connaissance.
Il regarda de nouveau
Carolyn et la salua de la tête avant de s’éloigner. Carolyn regarda ses
enfants.
Carolyn : Combien de fois vous
ai-je dis de rester tranquille ?!
Les enfants baissèrent
les yeux, sachant très bien qu’ils n’avaient pas bien agit. Jack arriva à ce
moment là.
Jack : Hey !!!
Les enfants et Carolyn
se tournèrent vers lui. Thomas et Léa se jetèrent sur lui. Des fois, Carolyn se
demandait si Jack n’était pas resté enfant.
Jack : Qu’est-ce que
vous faites ici ?
Carolyn : On était en
ville pour acheter des chaussures à Thomas et on s’est dit qu’on allait passer
déjeuner avec vous.
Jack se redressa et
sourit à sa sœur.
Jack : Vous avez eu une
excellente idée ! Je meurs de faim !!
Jack attrapa Thomas et
le souleva d’un seul bras et fit semblant de lui manger une cuisse. L’enfant
éclata de rire. Jack le reposa en voyant la tête de Carolyn.
Carolyn : Et
Catherine ??
Jack : Toujours entrain
de travailler ! Tu la connais !!
Jack baissa les yeux vers
Thomas et Léa et sourit. Il s’accroupit.
Jack : Et si vous
alliez chercher tante Catherine ?!
Les enfants
acquiescèrent de
Jack : Vous allez tout
droit et c’est tout au fond !
Les deux enfants
n’attendirent pas leur suite et y allèrent. Jack se releva.
Carolyn : Jack…
Jack : Ne t’inquiète
pas. Il n’y a personne au bureau !
Carolyn : Ils se sont déjà
fait remarquer en bousculant un homme tout à l’heure, je ne voudrais pas…
Jack se tourna vers
elle.
Carolyn : Un homme assez
grand, plutôt élégant.
Jack : Je crois qu’il y
a de grandes chances que vous ayez fait la connaissance de David Stevens.
Carolyn le regarda
étonnée. Elle ne l’imaginait pas du tout comme cela.
Carolyn : En tout cas, il
a été très gentil avec les enfants.
Jack : Je vous ai dit
que ce type est génial !
Jack lui sourit. Cela
ne l’étonnait pas du tout venant de David. Il avait une sensibilité qui se
dégageait de lui à certains moments et il aurait aimé le voir avec Thomas et
Léa.
Léa et Thomas revinrent
avec Catherine. Jack regarda tout le monde puis frappa dans ses mains.
Jack : Et bien, puisque
tout le monde est là, on va pouvoir y aller !