Double
jeu
Auteur
: EnfantTV et FandeSérie
E-mail
: chelseajoyce@wanadoo.fr
et reika65@hotmail.fr
Genre
: aventure,
romance
Résumé: Le
corps d’un homme est retrouvé par un pêcheur. La victime était recherchée
depuis quelques mois pour le meurtre de sa compagne mais des marques sur les
deux corps laissent penser que l’auteur de ces 2 crimes est le même. Le dossier
est confié au bureau.
Note
de l'auteur
: Les personnages et les lieux sont la propriété de la PAX. Ce fanfic a pour but de divertir les fans de la série Sue
Thomas, FBEye.
Il
fait partie d’une saison 4 virtuelle que nous sommes entrain d’écrire.
Restaurant
Elle ne pouvait
s’empêcher de le regarder. Tout cela lui semblait si… magique et incroyable.
Elle appréciait chaque moments passés en sa compagnie. Elle sourit à ses
propres pensées.
Elle baissa un instant
les yeux et son regard tomba sur la robe qu’elle portait. Elle avait passé
toute la soirée à essayer de choisir avec Levy la
tenue qui lui plairait le plus.
Sue était vêtue d’une
robe noire ornée de paillette. Elle avait détaché ses longs cheveux blonds qui
se bouclaient dans son dos dénudé. Elle savait que Jack la préférait ainsi.
Elle releva la tête et le
chercha à nouveau des yeux. Elle se demandait ce qu’il pouvait bien lui
préparer à nouveau. La journée qu’elle avait passé était fabuleuse alors elle
ne pouvait plus rien lui refusé.
Jack était venu la
chercher dans l’après-midi pour voir le match de hockey qui lui avait promis
depuis ce fameux dîner de bienfaisance. Il avait eu les places dans la cabine
présidentielle. Sue n’en était toujours pas revenu. Elle avait essayé de savoir
comment il avait fait mais Jack avait su garder son secret.
Ces derniers temps, elle
avait remarqué tous ses coups de téléphone au travail, ses retards inexpliqués…
mais tout cela n’avait été que dans un seul but : pour elle. Il lui avait
rappelé en début d’après midi, qu’il tenait toujours ses promesses et il n’avait
pas oublié que la gagnante assisterait à un match de hockey en sa compagnie.
Cependant, le dîner
n’était pas prévu après. Il avait ajouté ceci pour rester en tête à tête avec
Sue et elle n’allait pas s’en plaindre. Elle adorait passer du temps avec lui
et lorsqu’il n’était pas là, elle se surprenait à vouloir sa présence auprès
d’elle.
Sue l’observait à l’autre
bout de la salle. Il était en train de parler avec le chef de salle. Il était
élégant, vêtu d’une chemise bleue et d’une cravate bleu foncé. Le tout accentué
d’un smoking noir. Il en était ensorcelant. Elle n’aurait sans doute pas réussi
à lui refuser quoi que ce soit dans ces circonstances. Pour l’occasion, Jack
avait même mis un nœud papillon au collier de Levy !
Elle se tourna vers son
ami à 4 pattes et lui caressa doucement la tête.
Sue : Tu apprécie la soirée Levy ?
Levy se contenta de mettre sa
patte sur la jambe de sa maîtresse. Elle sourit. Elle appréciait aussi
énormément la soirée et elle ne faisait que commencer.
Tout était parfait, pour
ne pas dire idyllique. L’ambiance était enchanteresse. Des lumières tamisées,
du champagne qui coulait à flots, des roses sur chaque table et un dîner qui s’annonçait
des plus romantique.
Elle n’aurait imaginé que
Jack puisse avoir ce genre d’attention. D’ailleurs les femmes ont toujours du
mal à imaginer ce genre de chose venant des hommes. Mais elle avait du tomber
sur la perle rare. Sue ne connaissait pas encore tout l’entendu des talents de
Jack, mais elle devait avouer qu’il était très romantique ce qui n’était pas
pour lui déplaire.
Elle le vit se tourner
vers elle et lui sourit. Elle lui rendit son sourire et le vit revenir près
d’elle. Jack s’approcha de la table.
Jack : Excuse-moi,
j’étais parti demander de l’eau pour Levy !
Jack se rassit en face de
Sue. Elle le regarda.
Sue : Si je ne te
connaissais pas je jurais que tu mijotes quelque chose !
Jack : (d’un air choqué)
Moi ? Comme si j’étais du genre à faire des cachotteries !
Sue regarda Jack dans les
yeux pendant quelques secondes. Le temps parut s’arrêter une fraction de
secondes. Ils ne se quittaient plus des yeux. Comme si plus rien d’autre
n’existait. Elle lui sourit.
Sue : Je ne sais pas
comment tu as fais pour rentrer au FBI mais tu ne sais pas me mentir !
Ils ne se quittèrent pas
des yeux. Jack prit la main de Sue qui se trouvait sur la table dans la sienne.
Il lui sourit.
Jack : C’est vrai !
Sue sentie son cœur
battre la chamade. Jack lui avait dit cela avec un regard si intense qu’elle
rougit et baissa un instant les yeux avant de le regarder de nouveau. Il savait
la regarder et la rendre importante comme personne.
Un serveur arriva avec la
carte du menu.
Serveur : Monsieur et
madame, (leur tendant le menu) je suis Simon votre serveur.
Jack lâcha la main de Sue
avec regret et ils prirent la carte. Sue regarda la carte. Le choix était des
plus délicat. Tous les plats proposés semblaient succulents mais surtout
extrêmement cher. Sue n’osait pas dire à Jack que tout ceci était peut-être
trop. Le dîner allait lui coûter une fortune. Elle ne pouvait pas le ruiner
avec un simple dîner. Sa compagnie était déjà bien plus qu’elle n’aurait
espéré.
Jack : (plongeant son
regard dans le sien) Prends ce qui te fait plaisir !
Sue : C’est que…tout me
paraît très bon.
Serveur : Je vous laisse
faire votre choix. J’apporterais aussi l’eau que vous avez demandée pour votre
chien.
Le serveur les quitta
quelques instants. Sue attendit qu’il soit assez éloigné puis se pencha vers
Jack et lui chuchota.
Sue : Ca doit être très
cher !
Jack
la regarda et lui sourit.
Jack : Ne t’inquiète pas
de ça ! C’est moi qui invite ne l’oublie pas.
Sue : Mais…
Jack : Il n’y a pas de
mais qui tienne ! Sue…Fais-toi plaisir.
Sue : D’accord !
Jack fit signe au serveur
qui revint à leur table au pas de course.
Simon : Madame et
monsieur ont choisi ?
Sue : Oui, je vais
prendre le tournedos à l’ancienne.
Jack regarda la carte ou
les prix étaient affichés.
Jack : Pour moi, juste
un verre d’eau !
Simon fixa Jack pendant
quelques secondes.
Jack : Je
plaisante ! Je vais prendre comme madame.
Le serveur ne semblait pas
trouvé cela très drôle mais Sue devait avouer qu’elle avait cru pendant un
instant que Jack était sérieux. Elle sourit de plus belle.
Le serveur repris les
cartes et s’éloigna. Sue regarda Jack. Il lui sourit, fier de lui.
Le repas était féerique,
l’ambiance avait permis aux 2 amoureux de parler sans crainte d’eux. Ils
n’étaient qu’au prologue d’une relation mais ils se sentaient très complices.
Et leur relation était beaucoup plus… fusionnelle qu’auparavant. Ils étaient
déjà sur la même longueur d’onde mais là, ils anticipaient ce que l’autre
voulait ou ce qu’il allait dire ou faire. Les situations étaient parfois
touchantes et attachantes.
Ils avaient discuté
pendant des heures, laissant le temps s’écoulé. Leurs sujets de conversation
étaient assez larges. Ils avaient parlé
des préparatifs du mariage de Lucy et Dylan, de Bobby qui avait des places pour
un match de basket, de Dem qui allait prendre un congé pour partir quelques
temps avec sa famille, de Myles qui se vantait de ses
roses qu’il avait créées, de Wallace qui était une chef très strict mais qui
avait confiance dans l’équipe quand ils s’arrêtèrent à eux.
Et là, les échanges
furent beaucoup plus parsemés de silence et de longs regards. Depuis la soirée
chez Sue où ils s’étaient ouverts l’un à l’autre, ils n’avaient pas vraiment
parlé de leur relation.
Depuis le temps qu’ils se
connaissaient, ils n’avaient jamais parlé d’eux en tant que couple. Leurs
débuts étaient un peu hésitants mais tellement adorable. Ils prenaient leur
temps et cela ne faisait que renforcer leurs sentiments.
C’était le début d’une
nouvelle histoire, la leur et ils la construiraient à leur rythme mais ensemble
ils y parviendraient.
* Générique *
Rue près de chez Sue
Après le dîner
Sue et Jack se promenaient
un peu avant de se quitter pour faire durer la soirée. Elle avait été
magnifique. Ils avaient partagé bien plus qu’un simple dîner en tête à tête.
Jack avait pris tout
naturellement la main du Sue dans la sienne et ils marchaient l’un contre
l’autre. Il se tourna vers Sue pour
qu’elle comprenne qu’il voulait lui parler. Elle le regarda.
Jack : J’attends
toujours la soirée « Star Wars » version re-masterisée dont tu m’avais parlé.
Sue : (étonnée) Tu as une
bonne mémoire !
Jack : La dernière fois
tu t’es endormie… si je m’en souviens bien… et même si c’était agréable…
(sourire) il va falloir rattraper ça !
Sue : D’accord !
J’avoue que la dernière fois j’étais fatiguée mais je vais me rattraper. Que
penses-tu de demain soir !
Jack : C’est
d’accord ! J’apporterais des chips et de la glace !
Sue : De la
glace ?
Jack : A moins que tu
fasses ce super dessert que tu avais fait la dernière fois !
Sue regarda Jack d’un air
amusé par sa proposition ! Il avait retenu cela de leur mission en tant
que couple. Ce n’était pas la première fois qu’il la surprenait de cette
manière. Il faisait attention aux moindres détails la concernant et elle devait
avouer qu’elle faisait de même.
Elle avait remarqué
depuis longtemps la manière qu’il avait de tenir sa tasse le matin ou alors
l’eau de toilette qu’il portait et qui l’enivrait à chaque fois qu’il passait
près de son bureau. Toutes ses petites choses, elle l’avait remarqué depuis
plusieurs années déjà. Et c’était des choses qu’elle appréciait tout
particulièrement chez lui.
Elle lui sourit, s’arrêta
et se tourna vers lui. Elle regarda Levy.
Sue : Je ne sais pas si
je pourrais empêcher Levy d’y goûter avant toi !
Jack : (à Levy) T’as pas intérêt ! Sinon fini les beignets le
matin !
Levy aboya comme pour tenir
sa promesse à Jack. Ils sourirent tout les deux. Jack ne put s’empêcher
d’admirer une nouvelle fois Sue. Il adorait la voir sourire. Il s’approcha
doucement d’elle et l’embrassa. Un tendre baiser. Sue ouvrit les yeux et lui
sourit. Elle commençait à s’habituer à ce genre d’attention de sa part.
Sans échanger autre
chose, ils continuèrent leur chemin. Ils
arrivèrent devant l’immeuble. Ils se retrouvèrent de nouveau face à face.
Sue : J’ai passé une
excellente journée !
Jack : Ravi que tu l’es
appréciée.
Sue : J’ai adoré le match
de hockey, le dîner était maginfique… mais je dois
dire que ce que j’ai apprécié le plus, c’était ta compagnie !
Sue rougit à ses quelques
mots. Il était vrai qu’ils n’avaient pas eu de moment aussi romantique ensemble
depuis longtemps. Ce qui était normale pour une relation qui débutait tout
juste.
Ils s’échangèrent un
dernier regard complice avant que Sue ne dépose un baiser sur la joue de
Jack. Tout se passa très lentement et ni
l’un ni l’autre n’avait envie de rompre
ce contact. Alors tout naturellement leurs bouches se retrouvèrent pour
échanger un baiser tendre et interminable.
Levy se cacha les yeux avec
ses pattes. Sue et Jack se détachèrent. Ils restèrent un moment front contre
front avant de prendre un peu de recul. Ils se sourirent. Jack tenait les mains
de Sue dans les siennes.
Sue : La soirée a été
vraiment merveilleuse, encore une fois merci.
Jack : J’avoue que sans
ta compagnie ça n’aurait pas été aussi bien !
Elle lui sourit.
Sue : On se voit
demain.
Il lui fit un signe
affirmatif de la tête avec un grand sourire.
Jack : Bonne nuit.
Sue : Bonne nuit.
Ils se regardèrent un
long moment avant que Sue n’ose rompre le contact de leurs mains et se diriger
vers l’entrée du bâtiment. Elle le regarda une dernière fois avant de rentrer.
Jack regarda Sue
disparaître derrière la porte avant de soupirer et d’afficher un sourire ravi
en songeant aux différents événements de la journée. Il regarda par la fenêtre
de l’appartement et vu que la lumière venait de s’allumer. Jack était rassuré,
Sue était arrivée chez elle. Il rebroussa chemin jusqu’à sa voiture alors que
Sue l’observait par la fenêtre du salon.
Elle n’avait qu’une envie
à cet instant, lui courir après et lui dire de rester. Elle n’avait aucune
envie que cette soirée se termine. Mais une peur qu’elle n’avait pas eu depuis
longtemps refit surface.
Bureau du FBI
Les rapports des
dernières missions avaient pris du retard et l’équipe savait que Wallace
n’appréciait pas ce genre d’écart. Les dossiers s’étaient accumulés et
s’empilaient sur les bureaux. Bobby venait de terminer un rapport et poussa un « ouf »
de soulagement.
Bobby : Enfin… Je croyais
que je n’allais jamais finir.
Tara : Tu as de la
chance. Tu veux peut-être un de mes dossiers…
Bobby : Ah non, j’ai terminé
celui-là mais il m’en reste encore une vingtaine.
Myles : Je crois que
cette paperasse aura ma peau.
Sue : (amusée) Je ne
vois pas ce que tu as dit Myles, la pile de dossiers
sur ton bureau m’empêche de voir !
Myles regarda Sue avec un
regard accusateur.
Myles : Très drôle Sue.
Mais je vois que Jack et toi avez presque fini les vôtres.
Tara : (scrutant les 2
bureaux) Oui, c’est vrai. Comment vous avez fait ?
Bobby : Quelle question
Tara. Ils font des heures sup.
Demetrius : Tous les 2, bien
sûr !
Myles : Ca va forcément
plus vite.
Jack : Je dirais plutôt que nous sommes doués comparé à
certains !
Bobby : Dois-je me sentir visé ?
Jack : Je crois que les faits parlent d’eux même !
Lucy avait rejoint Sue
près de son bureau.
Lucy : (à Sue) Au fait,
tu étais passée où hier soir ?
Sue fixa son amie. Elle
ne savait pas trop lui répondre et hors de question pour le moment de lui
parler de sa relation avec Jack. Elle hésita à répondre mai elle savait qu’il
le fallait sinon Lucie allait se faire des films.
Sue :
J’étais…heu…pourquoi ?
Lucy : Je suis passée à
l’appart mais il était vide. Je suis restée un long moment mais tu n’étais
toujours pas là.
Sue : J’étais sortie, Levy avait besoin d’une promenade.
Lucy : (Regardant Levy) C’est étrange. Je suis partie à 23h00 et vous n’étiez
toujours pas rentrés.
Sue : Je suis tombée
sur une amie de la fac dans le parc et on n’a pas vu le temps passé.
Lucy : Et ça jusqu’à 23h00 heures ?
Sue : (gêné) Le temps
passe vite !
Il fallait qu’elle dévie
la conversation et tout de suite.
Sue : Tu es restée aussi tard ?
Lucy : Tu m’avais dit
que tu serais là !
Sue : Quoi ?
Lucy : Tu devais m’aider
pour l’emplacement des personnes pour le repas du mariage.
Sue : (Signant) Je suis
désolée. J’ai oublié.
Lucy ne croyait pas ce
que Sue lui disait. C’était Sue qui lui avait proposé une soirée entre elles
mais « elle avait oublié ». C’était sûrement autre chose. Sue avait
sans doute eu un rendez-vous et elle se cherchait des excuses.
Lucy sourit. Cela avait
tout l’air d’un rendez-vous avec un homme. La façon dont elle essayait d’éviter
le sujet et de détourner la conversation. Et si elle n’avait pas assisté à la
scène dans la rue lors de son dîner de fiançailles, elle n’aurait pas lâché
prise aussi facilement.
Lucy regarda Jack pendant
quelques secondes, ils avaient du passé la soirée ensemble. Depuis qu’elle
avait les surpris, elle espérait en savoir plus mais elle devait avouer que Sue
et Jack étaient très discrets. Mais elle avait tout de même remarqué un léger
changement. Des regards différents beaucoup plus tendre qu’à l’habitude.
Elle ne savait jamais
comment aborder le sujet avec Sue puisqu’elle n’était presque plus chez elle et
Lucy en soupçonnait la raison. Et puis le fait qu’elles n’habitent plus
ensemble ne facilitait pas les choses. Elle était heureuse de vivre avec Dylan
mais Sue lui manquait.
Lucy devait avouer
qu’elle était trop contente pour son amie pour s’immiscer dans leur relation et
tout faire rater. Surtout que depuis le premier jour, elle espérait que ces
deux là finiraient ensemble. Alors aujourd’hui que tout cela était sur la bonne
voie, hors de question de tout gâcher. Néanmoins, elle était curieuse de savoir
où ils en étaient, elle devait se renseigner.
Lucy : On déjeune
ensemble à midi ?
Sue : Oui, pourquoi
pas !
Lucy : Génial !
Lucy retourna à son
bureau. Sue lança un regard à Jack qui voulait dire « Elle va me poser des
questions ! » mais elle savait aussi qu’elle pourrait lui faire
confiance.
Cependant, Jack et elle
ne voulaient pas brusquer les choses et surtout que les autres ne les embêtent
pas avec ça. Ils avaient décidé de ne rien dire et elle garderait le secret…du
moins, elle ferait son possible pour ne rien dire. Car Lucy pouvait être très
perspicace et tenace. Mais elle tiendrait bon.
Malgré cela, ils ne
pouvaient pas nier l’évidence. Ils avaient passé beaucoup de temps ensemble
surtout depuis la contamination de Sue. Jack s’était sentit responsable même si
Sue lui avait affirmé le contraire.
Flash-back
Hôpital
Jack n’avait pas quitté
le chevet du lit de Sue depuis plusieurs heures. Il était hors de question
qu’il la laisse.
Une des infirmières avait
réussit à le convaincre d’aller prendre un café. En revenant, il fut surpris de
la trouver réveillé.
Sue : Bonjour !
Jack : Salut !
Sue : Tu n’es pas
rentré ?
Jack : Non, les médecins
préfèrent me garder en observation.
Sue : …
Jack : Je…je suis désolé.
Sue : (affaiblie)
Pourquoi ? Tu n’y es pour rien.
Jack : Si je ne t’avais
pas proposé de sortir tu ne serais pas sur ce lit d’hôpital et tu…
Jack ne pouvait terminé.
Sa gorge se nouait dans le sentiment de culpabilité qu’il avait eu depuis le
début. Il n’arrivait pas à achever ce qu’il avait entrepris de lui dire. Il se
sentait tellement coupable. Il avait tellement envie de la protéger… de faire
qu’il ne lui arrive rien. Mais il n’avait pas réussit.
Sue compris que Jack se
sentait coupable. Elle accentua son regard, les yeux remplis de tendresse pour
qu’il puisse voir qu’elle était sincère dans ses propos.
Sue : (affaiblie) Je
suis contente que se sois moi. Il y avait des centaines d’enfants dans ce parc,
ils auraient pu être les victimes de cette infection et je préfère qu’il puisse
rire et courir encore dans le parc, faire des rencontres, s’amuser, faire les
expériences de la vie comme…des amis ou…tomber amoureux.
« Tomber
amoureux », ces derniers mots avaient touché Jack au plus haut point.
C’est vrai qu’il était tombé sous le charme de cette femme. Elle avait le don
de faire ressortir des autres, le meilleur, le plus fort d’eux-mêmes. Et
c’était lui qu’elle aimait.
Et puis cette habitude
qu’elle avait de se faire de soucis pour tout le monde. Elle s’inquiétait plus
pour les enfants dans le parc que pour sa propre santé. Jack s’approcha d’elle
et prit sa main dans la sienne malgré le gant.
Sue fini sa phrase.
Sue : (affaibli) Je
n’aurais pas supporté de te perdre, si ça avait été toi je…
Sue ne pouvait achevé sa
phrase, des larmes se perlaient sur son visage. Elle devait remonter le moral
de Jack et elle pleurait. Elle savait qu’elle avait de grande chance de mourir.
Les médecins ne lui avaient pas caché. D’une manière ou d’une autre, ils
allaient être séparés mais elle voulait qu’il vive.
Elle aurait aimer qu’il
l’a prenne dans ses bras pour étouffer son chagrin mais il était trop tard.
Elle ne pourrait plus être auprès de lui ni même de sa famille. Les larmes
redoublèrent et Jack se sentait impuissant. Il serra fort sa main dans la
sienne.
Fin du flash-back.
Jack avait réalisé qu’il ne
voulait pas la perdre et qu’il tenait de plus en plus à elle, qu’il devait apprécier
chaque moment passé à ses côtés. Vivre l’instant présent, savourer les moments
passés ensemble étaient devenus ses priorités.
Sue, elle aussi avait
changé, son hospitalisation, le faites d’avoir failli mourir, les mots de Jack
et être séparée de lui. Tout cela l’avait terrifiée au plus haut point. Elle
devait admettre qu’elle ne pouvait plus penser à autre chose qu’à Jack quand
elle se retrouvait seule.
Sa présence devenait
comme indispensable, essentielle. Il avait été à son chevet lorsqu’elle s’était
réveillée à l’hôpital après son coma et le voir lui avait redonnée des forces.
Les sourires qu’ils s’étaient échangés alors avaient comme redonné de l’énergie
à Sue pour continuer à vivre.
Lucy lui avait raconté
que Jack l’avait veillée à l’hôpital pendant plusieurs heures et comme si ils
étaient reliés par un lien indécelable, Sue avait senti sa présence.
Ils s’échangèrent un
sourire comme pour se rassurer tout les deux. Ces dernières semaines avaient
été éprouvantes mais savoir Jack présent aujourd’hui près d’elle lui avait
redonné espoir. Et comme ils se l’étaient promis, il fallait laisser une chance
à la vie.
Le dîner de la veille
avait intensifié la flamme qui existait entre eux. Le faites d’être seul pour ce
repas aux chandelles leur avait permis de se rapprocher encore plus.
Sue et Jack se
regardèrent une énième fois avant que Wallace n’entre dans le bureau.
Levy posa sa patte sur la
jambe de Sue pour la prévenir que Wallace allait parler.
Wallace : J’espère que vous
avez fini de rédiger vos rapports parce qu’une nouvelle affaire vient d’arriver
sur mon bureau.
Bobby : Et de quoi
s’agit-il ?
Wallace : Il y a 3
semaines, le corps de la fille du sénateur Richmond, Eléonore Garvey, a été retrouvé sans vie dans une embouchure du
fleuve. Elle portait des marques sur le corps. Son mari, Edouard, a bien sûr
été tout d’abord soupçonné du meurtre. Il avait disparut sans aucunes traces.
Dem : Le coupable idéal !
Myles : laissez-moi deviner ! Le bureau veut que nous
retrouvions le mari ?
Wallace : Ca ne sera pas
utile. Le corps du mari a été repêché il y a deux heures. Il semblerait que le
corps était là depuis assez longtemps.
Jack : Le même tueur ?
Wallace : J’en doute.
Aucune similitude dans les 2 meurtres.
Wallace tendit un dossier
à chacun d’entre eux.
Wallace : Pour le
moment, aucune piste n’est à écarter. Le sénateur Richmond a fait jouer
ses relations pour retrouver les assassins de sa fille et de son gendre.
Inutile de vous expliquer les pressions qu’il y a sur cette affaire.
Bobby : C’est clair comme de l’eau de roche !
Tara : On a des indices
qui pourraient nous éclairer ?
Wallace : Pour le moment,
rien de très convaincant. Des marques similaires sur les 2 corps seraient visibles.
Mais vous allez reprendre l’enquête depuis le début et rechercher les indices
que les gars de la criminelle auraient pu laisser passer.
Wallace quitta l’équipe
en laissant le dossier des dernières pistes sur le bureau de Demetrius. Celui-ci éplucha les premières pages et se
tourna vers l’équipe.
Demetrius : Ceux qui étaient
chargés de l’enquête n’étaient autres que Antony Cox et
John Wolkovsky de la police criminelle.
Jack : Ces 2 là ne sont
pas des tendres.
Sue : Vraiment ?
Bobby : Se sont des
enquêteurs qui arrêtent les criminelles sans faire de zèle.
Demetrius : Il faudrait leur
parler. Sue et Jack, allez-y. Tara et Bobby vous irez voir le sénateur
Richmond.
Myles : Et nous ?
Demetrius : Ne t’inquiète pas
Myles, nous allons rendre une petite visite au
médecin légiste.
Tout le monde partit à sa
tâche.
Dans la voiture en
direction du bureau des deux inspecteurs.
Jack se tourna vers Sue
pour lui montrer qu’il allait parler.
Jack : Cox et Wolkovsky sont de la
vieille école. Ils sont du genre à écouter leurs intuitions plutôt que les ragots.
Sue : Je vois.
Jack : Ils sont doués et
auraient pu intégrer le FBI.
Sue : Alors pourquoi ne
se sont-ils pas fait recruter.
Jack : Disons qu’ils ont
un peu mal avec la hiérarchie et qu’ils sont assez…spéciaux ! Enfin, tu
verras par toi-même.
Sue : Je m’attends au pire !
Jack : Non… ils sont très bons… mais… (la fixant) je
n’arrive pas vraiment à trouver les mots pour te parler d’eux.
Sue sourit. Lorsqu’elle
disait qu’elle s’attendait à tout, c’était vraiment le cas. Toute l’équipe les connaissait et les
trouvait « spéciaux ». Elle sourit. Jack avait reporté son attention
sur la route.
Bureau de Cox et Wolkovsky.
Jack : Bonjour, nous
sommes des agents du FBI, Voici l’agent Sue Thomas et je suis l’agent Jack
Hudson.
Sue : Nous vous avons
appelé au sujet de l’enquête sur la mort de la fille du sénateur Richmond.
Wolkovsky : Hé Tony, on a une
visite des fédéraux.
Cox : Sans
blague ! (Entrant dans la pièce) On a pourtant fait notre job et j’ai
mis de l’argent dans le parcmètre. (Regardant Sue) En plus on a droit à une
jolie fille ! Vous devriez être mannequin au lieu de vous ennuyer dans les
bureaux du FBI !
Sue : (gênée + sourire)
J’y penserais.
Jack : Nous sommes venu
pour avoir les rapports sur le meurtre d’Eléonore Garvey.
Cox : Ha oui. La fille
du sénateur Riton.
Wolkovsky : (agacé) Richmond !
Le sénateur Richmond. Les dossiers sont dans l’armoire, je vais vous les apportés
Cox : Je ne savais pas
qu’au FBI on acceptait aussi les chiens.
Sue : C’est Levy, mon chien d’assistance. Je suis sourde.
Cox : (surpris)
Vraiment ! Ha lala, vous avez tout pour me plaire ! Belle,
intelligente, étincelante, radieuse, peut-être célibataire…
Sue sourit tandis que
Jack n’affichait pas le même visage. Il n’appréciait pas trop ces marques
d’attention envers… Pour la première fois depuis le début de leur relation, il
avait considéré Sue comme sa petite amie et pour la première fois, il était
jaloux.
Sue remarqua l’expression
de Jack et elle devait qu’elle en était légèrement contente. Il tenait à elle
assez pour être jaloux et assez pour lui faire confiance.
Wolkovsky : Ne vous laissez
pas distraire par mon collègue, (tendant le dossier) voici le rapport de
l’enquête.
Cox : Mais vous n’êtes
pas venus seulement pour les dossiers parce que nous aussi on connaît le fax.
Cox avait vu juste.
L’affaire avait été close trop rapidement et l’avis des deux enquêteurs
pourrait éclaircir l’équipe à ce sujet.
Jack : C’est vrai.
Sue : On voulait avoir
votre opinion sur cette affaire.
Cox : On n’a pas trouvé
beaucoup d’indice. Une seule piste sérieuse c’était un pote du mari.
Wolkovsky : Le couple avait
des dettes que le papa de l’épouse avait réglées. Une thérapie pour les joueurs
avait été proposée au mari qui l’avait suivi.
Sue : Vous pensez qu’il
avait replongé ?
Cox : On avait déjà
éliminé cette piste.
Jack : Vous en aviez une
plus sérieuse ?
Cox : Oui, une grosse
somme d’argent avait été dépensée pour faire une cure dans un centre pour les
couples en difficulté.
Jack : Une cure ?
Cox : Vous savez le
genre d’endroit où votre femme vous jette à la figure tout ce que vous avez fait
de mal pendant le mariage. Quand vous n’avez pas rangé vos chaussettes, pas
tondu la pelouse ou mal reboucher le tube dentifrice !
Sue sourit à la remarque.
Il venait de faire le stéréotype de l’homme marié par excellence. Elle ne sait
pas vraiment pourquoi elle repensa à ça mais lorsqu’elle s’était retrouvé
marier à Jack, il n’avait pas du tout été comme ça. Bien sûr, il n’avait été
marié que quelques jours. Jack cachait peut-être bien son jeu.
Non. Pas Jack. Elle
reporta son attention sur l’homme en face d’elle.
Wolkovsky : (regardant Sue et
Jack et montrant son collègue) Il s’est marié 4 fois, avec 2 thérapies de
couple, 4 divorces et des pensions alimentaires, alors il connaît le sujet.
Sue : Je vois !
Jack : Et après ?
Cox : Que dalle !
C’est là qu’ils disparaissent. On a posé des questions là-bas et tout indiquait
qu’ils étaient partis.
Wolkovsky : Seulement Antony
et moi on est sûr qu’ils ne sont pas partis de leur plein gré.
Sue : Pourquoi vous
dites à ça ?
Cox : Le ménage a été
fait juste avant qu’on arrive. Les draps, les valises, les photos,…Tous avaient
disparu comme envolés.
Jack : On dirait que
vous teniez quelque chose. Pourquoi ne pas avoir continuer l’enquête sur
ce centre ?
Cox : On aurait bien
continué si Johnny avait un peu de charme en s’épilant et avait mis plus de
fond de teint. (Regardant Sue) Vous le verriez en talons aiguilles !
Sue et Jack sourirent à
la remarque de Cox. Mais Jack eu la malencontreuse
idée d’essayer de l’imaginer et… il se stoppa très rapidement.
Wolkovsky : Sérieusement, ils
ont vus nos plaques et quelqu’un d’influent a fait stopper l’enquête.
Sue : Quelqu’un
influent ?
Wolkovsky : Le sénateur
Graham.
Jack : C’était le
principal rival de Richmond pour une place au Congrès.
Cox : Avec cette
affaire, la côte de Richon avait baissé en
flèche !
Wolkovsky : (agacé)
Richmond ! Néanmoins, si votre bureau reprend l’affaire vous devriez aller
jeter un coup d’œil du côté de cette agence.
Sue : Vous avez parlé
d’un ami du mari ?
Cox : Ouais !
Comment c’était déjà lui ?
Wolkovsky : Jonathan Bergman,
un ancien joueur. On l’a cherché pour lui poser des questions mais comme
l’affaire a été classée.
Jack : Oui, vous n’avez
pas pu continuer.
Wolkovsky : Gagné !
Cox : Enfin… (se
tournant vers Sue)Et vous Sue ! Je peux vous appeler Sue ? Vous êtes
libre pour un dîner ?
Sue esquissa un léger
sourire à Cox.
Sue : Désolé. J’ai déjà quelques choses de prévu !
Cox : Un déjeuner !
Elle lui fit signe que
non.
Cox : Un petit déjeuné ?
Elle se contenta de le
fixer.
Cox : Je le savais ! Elle
a déjà quelqu’un ! (se tournant vers son collègue) Pourquoi c’est toujours
à moi que ça arrive ce genre de chose ?!
Il regarda à nouveau Sue.
Cox : J’espère qu’il sait au
moins la chance qu’il a ?!
Son regard s’était tourné
vers Jack à la fin de sa phrase comme si il savait.
Sue : Et bien, je crois
que nous allons rentrer.
Cox : Si vite ?!... Je
n’aurais même pas le droit à un café ?!
Jack et Sue se dirigèrent
vers la sortie.
Jack : Messieurs. Merci.
……
Pendant ce temps, Bobby
et Tara se rendirent au bureau du sénateur Richmond pour avoir quelques
renseignements.
Bureau du sénateur
Tara : Nous avons
rouvert l’enquête au sujet de la disparition de votre fille et de son mari et
nous aimerions vous poser quelques questions.
Sénateur : Je vous écoute.
Le sénateur s’assit à son
bureau et écouta les deux visiteurs.
Bobby : Votre gendre
avait de nombreuses dettes de jeu et elles ont toutes été payées avant leur
disparition, savez-vous comment cela est possible ?
Sénateur : Ma fille était
venue me voir pour me parler de ce problème. Edouard avait dépensé une partie
de leur compte joint pour des achats dont la nature était inconnue à ma fille.
Elle s’inquiétait et m’avait demander de parler avec Edouard.
Tara : Que s’est-il
passé ?
Sénateur : Il m’a avoué
avoir jouer et devoir beaucoup d’argent à un casino à Las Vegas.
Bobby : 3 000, 4 000
dollars ?
Sénateur : Beaucoup
plus ! Environ 75 000 dollars rien qu’au black jack.
Tara : Mais aucun casino
n’accepte de laisser ses joueurs parier autant sans caution.
Le sénateur se leva
brusquement.
Sénateur : Ce n’est pas de
là que venait le problème.
Bobby : Qu’est ce que
vous voulez dire ?
Sénateur : Le gérant du
casino était un ami, alors je me suis arrangé avec lui pour échelonner les
remboursements. Eddy s’était rangé. Il avait suivi une cure et … il n’aurait jamais
voulu perdre Eléonore. Il tenait trop à elle.
Tara : Vous pensez qu’il
aurait pu replonger et que ces créanciers l’aient tué ?
Bobby : C’est parfois dur
d’arrêter, surtout s’il avait des entrées dans les casinos de la région.
Bobby savait de quoi il
parlait. Il avait déjà perdu beaucoup au jeu et sans le soutien de Jack, tout
cela aurait mal tournée. Il avait arrêté les jeux car il ne voulait plus mentir
à ses amis. Ca avait été dur mais il y était arrivé.
Sénateur : Non, il avait
arrêté ! En plus, Jonathan était là pour l’épauler.
Bobby: Jonathan?
Sénateur : Jonathan Bergman.
Ils se sont devenus amis lors de la cure d’Edouard. Ils étaient comme des
frères. Jonathan avait conseillé Eddy d’aller dans un centre pour renouer avec
ma fille. Après ce qui s’était passé, il ne voulait pas la perdre alors ils se
sont inscrits dans un centre pour les couples en difficulté.
Tara : Vous avez le nom
de ce centre ?
Sénateur : Je dois même
avoir une brochure.
Le Sénateur revint près
de son bureau et chercha dans plusieurs de ses tiroirs. Après un certain temps,
le sénateur tendit la brochure à Tara.
Tara : « Centre
Dave & Dana. Si votre couple bat de l’aile, n’hésitez pas à lui redonner de
l’essor ».
Bobby : (ironique) Ca à
l’air charmant !
Sénateur : Quelques jours
après qu’ils soient entrés dans ce centre, j’apprends la mort de ma fille et la
disparition de mon gendre.
Bobby : Vous pensez que
ce centre à un lien avec le décès de votre fille et son époux ?
Sénateur : J’en suis
certain. Je connaissais Edouard depuis des années. Il aimait ma fille plus que
tout. Il n’était pas pensable pour moi qu’il est pu lui faire du mal.
De retour au bureau.
Jack et Bobby se
croisèrent dans le couloir menant au bureau.
Bobby : Alors, comment ça
avance tous les deux ?
Jack se tourna vers Bobby
étonné. Est-ce qu’il savait ?
Jack : Pardon ?
Bobby : Oui, comment
avance l’enquête ?
Jack : (soulagé) Oh !
Bobby : Pourquoi, tu n’as
pas l’esprit tranquille ?
Jack continua d’avancer.
Bobby : J’ai raison ! Tu me caches quelque
chose !
Jack : Ne raconte pas de bêtises !
Bobby : Si je suis sûr qu’il y a quelque chose. Depuis
quelque temps, tu as ce regard… lumineux… et tu as souvent l’esprit ailleurs.
Un immense sourire
apparut sur le visage de Bobby.
Booby : C’est une femme !
Jack fit comme si il
n’entendait rien.
Bobby : Et Sue ?
Dès qu’il entendit le
prénom de Sue, il se tourna vers Bobby.
Jack : Quoi ? Sue ?
Bobby : Est-ce que tu as pensé à elle ? Tu sais que
tu es mon meilleur ami…
Bobby posa la main sur
l’épaule de Jack ;
Bobby : Mais, si j’étais toi, je ne la ferais pas
souffrir en t’affichant de nouveau avec une nouvelle conquête.
Jack et Bobby
s’arrêtèrent et se retrouvèrent face à face.
Bobby (accent italien) : Elle fait partie de la
famille maintenant et tu sais ce que l’on fait à ceux qui font souffrir la
famille ?!
On dirait que Bobby
jouait dans un vieux film mafieux. Jack sourit.
Jack : Bobby ! Arrête ton cinéma. Je n’ai aucune
intention de faire souffrir Sue… Je t’assure !
Il entra dans le bureau
suivit de Bobby. Celui-ci allait approfondir son interrogatoire quand Demetrius, Myles et Lucy
entrèrent. Sue et Tara étaient déjà présentes.
Demetrius : Alors, qu’est ce
que vous on appris les deux flics de la criminelle et le sénateur ?
Sue : Et bien, le
gendre du sénateur avait eu des dettes de jeu mais il avait suivi une thérapie
et avait arrêter.
Tara : Le sénateur nous
a affirmé qu’il avait confiance en son gendre.
Sue : Un des amis du
mari, un certain Jonathan Bergman, l’aurait conseillé d’aller en cure.
Bobby : Et comme par
hasard, depuis plus d’un mois ce cher Jonathan a disparu.
Myles : Pendant que vous étiez
en train de voir les grands de ce monde, Demetrius et
moi avons été à la morgue pour rencontrer le médecin chargé de l’autopsie du
corps d’Eléonore Garvey.
Demetrius : Le médecin nous a
montré les photos prises lors des examens et des marques identiques sont
visibles sur les 2 corps.
Myles : C’est exact. Le
médecin, qui a fait ses classes à Harvard et qui voulait nous en mettre plein
les mirettes, nous a dit que l’arme du crime devait être de forme triangulaire
avec un dessin en forme de crocodile.
Jack : Ca ne nous aide
pas vraiment.
Demetrius : Seulement quand
tu sais que l’arme est aussi responsable de la mort du mari et qu’ils sont
morts dans la même période.
Tara : Et puis surtout
si tu sais que sur la brochure du centre de thérapie pour couple où sont allés
les Garvey figure en arrière plan une photo de l’arme
du crime.
Tara projeta sur l’écran
une image de la brochure et zooma vers une table à l’arrière plan. On pouvait
voir un cendrier en fer forgé avec un poinçon en forme de crocodile.
Lucy : J’ai fait des
recherches sur ce centre. Il se trouve près de Bay Mountain, alors ce n’est pas très loin de Washington.
Bobby : Ca fait environ 2
ou 3 heures de voiture.
Lucy : Ce n’est pas
tout, en trois ans d’activité, ce centre n’a jamais eu une seule plainte.
Jack : Peut-être parce
qu’ils sont efficaces ?
Lucy : C’est plutôt
parce que le sénateur Graham fait joué ses relations.
Sue : Mais les
inspecteurs nous ont dit qu’ils avaient perquisitionné et qu’ils n’avaient rien
trouvé.
Demetrius : Seulement s’ils
ont cette preuve, ils ne peuvent pas s’en débarrassé comme si de rien n’était.
Jack : Ils doivent la
dissimuler. Les inspecteurs nous ont dit qu’ils n’ont pas pu finir la fouille
car le sénateur Graham avait réussi à faire fermer l’enquête.
Bobby : Ca fait une
grande surface à fouiller !
Sue : Ils nous ont
expliqué que seul 2 endroits n’avaient pas pu être fouillé à l’époque.
Jack : Une grange à
l’écart de la propriété et une cabane de jardin.
Myles : Lucy, tu parlais de leur
relation avec le sénateur Graham ? Pour quelle raison ?
Lucy : Le sénateur a
fait un séjour là-bas il y a 5 ans et depuis, il s’y rend une fois par mois et
verse des sommes importantes pour le fonctionnement du centre.
Demetrius : Il faudrait
infiltrer des gens là-bas.
Comme machinalement,
l’équipe se tourna en direction de Sue et Jack. Ils avaient déjà joué les
couples, ça ne les gênerait pas, le tout était de convaincre Wallace du bien
fondé de cette planque.
Jack sourit et se leva.
Jack : Je sais à quoi vous pensez !
Myles : Quoi ? Ne me dit pas que de te retrouver marié à Sue te
déplait ?!
Jack regarda rapidement
pour ne pas éveiller les soupçons.
Jack : Je te rappelle que nous sommes une équipe
composée de plusieurs membres !
Bobby : Et bien, Myles et moi
aimerions bien y aller mais Myles porte plutôt mal la
robe !
Myles regarda Bobby et lui fit
une légère grimace.
Dem : Ne faites pas trop de projet ! Rien n’est
encore fait ! Je vous rappelle qu’il nous reste encore à convaincre
Wallace !
Un peu plus tard.
Sue s’approcha du bureau
de Lucy.
Lucy : Qu’est ce qu’il y
a ?
Sue : Je ne vais pas
pouvoir déjeuner avec toi. Je dois aller voir Wallace avec Jack et Dem.
Lucy : D’accord !
Mais ce soir, je veux qu’on passe la soirée ensemble ! J’ai l’impression
que tu m’évites ces temps-ci !
Sue regarda son amie.
Elle ne l’évitait pas. Elle passait simplement énormément de temps avec Jack.
Sue : Qu’est-ce qui te
fait croire que je t’évite ?
Lucy : Tu sors sans
prévenir, tu n’es presque plus à ton appart, je deviens sans doute parano ou…
Sue : Ou ?
Lucy : Tu as rencontré
quelqu’un et tu ne veux pas me le présenter !
Lucy sourit. Sue ne
répondit pas et se contenta de baisser les yeux.
Lucy : J’ai vu juste ??
Sue la regarda de
nouveau. Elle ne savait pas quoi faire. Elle ne voulait pas mentir à son amie
et cela devenait de plus en plus dur de lui cacher la vérité. Sue ne répondit
pas.
Lucy : J’en étais sûr !
Lucy avait vu juste mais
si elle commençait par lui expliquer que Jack et elle se voyait, leur relation
pourrait en souffrir. Sue appréciait Lucy comme une sœur mais même les sœurs ne
ce disent pas toujours tout, ou tout de suite du moins.
Dem fit signe à Sue
qu’ils devaient y aller. Elle se tourna vers Lucy.
Sue : C’est
d’accord pour ce soir !
Lucy : Ouais ! Tu
n’as pas intérêt à me poser de lapin !
Sue quitta la pièce en
signa à Lucy « Promis ».
Sue, Demetrius
et Jack devaient convaincre Wallace de les laisser s’infiltrer dans le centre
pour rechercher les preuves. Il fallait l’accord de Wallace pour cette mission
et cela ne risquait pas d’être aussi facile qu’avec Garrett. De plus, Sue et
Jack devraient jouer un couple 24heures sur 24h pendant 3 jours et 2
nuits.
Cette femme avait
remplacé Garrett depuis bientôt 2 mois et ils la craignaient toujours. Elle
avait cette présence qui faisait qu’elle était crainte mais avec l’équipe,
plutôt respecté car son travail avec eux avait été net et sans bavure. Elle
avait été claire dès le début et tout fonctionnait très bien comme cela.
Mais c’est vrai que sa
réputation l’avait précédé et n’avait en rien rassurée l’équipe.
Une femme qui travaillait
pour la protection personnelle du président devait être très spéciale pour
qu’on l’envoie au FBI.
En tout cas, elle
connaissait son travail et pourquoi elle était là et cela, l’équipe appréciait
énormément. Et depuis son arrivée, leur service était classé parmi les
meilleurs. Elle arrivait à sortir d’eux des choses qu’ils n’auraient jamais
pensé. Elle avait simplement sa manière à elle.
Bureau de Wallace
Dem
et Sue étaient assis en face de Wallace tandis que Jack se tenait debout,
légèrement derrière Sue.
Demetrius : Nous avons besoin
de votre autorisation pour mettre deux de nos agents dans le centre.
Elle les fixa ;
Wallace : J’ai lu votre
rapport et j’avoue qu’envoyer des agents là-bas serait risqué.
Sue : Toutes nos pistes
mènent à ce centre.
Silence. Wallace sembla
relire une ou deux choses sur le rapport. Puis elle leva les yeux vers ses
agents.
Wallace : Agent Hudson,
qu’en pensez-vous ?
Jack :(surpris) Et
bien…Je pense que c’est la seule solution, bien évidement l’équipe sur place
n’aura pas beaucoup d’aide de l’extérieur mais c’est un risque à prendre.
Wallace regarda Jack puis
Sue.
Wallace : Très bien. Je
vais réfléchir à votre proposition. Je vous donnerai ma réponse d’ici une
heure. En attendant, je veux que vous gardiez le silence.
Demetrius : Nous savons que
le sénateur Graham à des indics un peu partout.
Wallace : Très bien, alors
vous pouvez disposer.
Sue et Dem se levèrent et
les trois agents sortirent du bureau. Wallace regarda un long moment la porte
où ils venaient de disparaître. Deux personnes avaient trouvés la mort après
être passé par ce centre.
Même si l’agent Hudson et
Thomas étaient entraînés pour ce genre de situation, ils se retrouveraient
seuls.
Elle prit son téléphone
et composa un numéro.
Bureau du FBI
L’attente commençait à
être pesante. Chacun s’occupait comme il pouvait pour chasser l’ennui. Cette
affaire ne pouvait pas rester en suspens. La famille du sénateur ainsi que
celle du mari méritait une réponse.
Wallace entra dans le
bureau et tous attendaient la réponse pour la poursuite ou non de la mission.
Wallace : J’ai réussi à
joindre certains de mes indics qui ont des amis à eux dans ce centre et des
liaisons pourront être établies vers l’extérieur.
Lucy : Vous voulez dire
que vous acceptez qu’une équipe infiltre ce centre ?
Wallace : Evidement. Les
arguments que vous m’avez fournis m’ont convaincu.
Myles : Et vous avez déjà
une idée de qui ira jouer le couple en détresse ?
Bobby : Les heureux
chanceux de la cure en thalasso ?
Tara : Ceux qui auront
un buffet à volonté pendant 3 jours ?
Wallace : Si vous me laissiez répondre !
Tara baissa légèrement
les yeux.
Wallace : Je vous avoue que
beaucoup de possibilité s’offrait à moi mais les agents Thomas et Hudson ont
déjà fait plusieurs planques très concluantes en tant que couple.
Sue et Jack n’en
revenaient pas. Pourquoi avaient-ils l’impression que tout ceci avait été
planifié et qu’ils ne pouvaient plus rien faire. Les regards se tournèrent vers
eux.
Bobby : Quel chanceux
l’enflammé ! Tu vas pouvoir passer 3 jours et 2 nuits avec Sue !
Myles : Quel homme
bienheureux !
Demetrius : Je plains notre
chère Sue.
Tara : Je suis sûre que Levy pourra te protéger si jamais Jack avait de mauvaises
intentions !
Bobby : On compte sur toi
Levy ! Protège ta maîtresse de « l’enflammé » !
On ne sait jamais avec lui.
Levy aboya, Jack ne savait
plus où se mettre. Il lança un regard à Sue qui était aussi désespérée que lui
par les moqueries de l’équipe.
Wallace : N’oubliez pas que ce ne sont pas des vacances et
qu’un couple à trouver la mort après avoir séjourné dans ce centre.
Jack : Nous ne l’oublions pas !
Wallace : Et bien, je crois que c’est à moi de vous
déclarer à nouveau mari et femme ! Monsieur et Madame Hudson allez vous
préparez.
Wallace les regarda une
dernière fois avant de quitter le bureau.
Plus tard.
Jack était resté pour
taper un rapport tandis que les autres étaient déjà rentrés chez eux. Jack
avait promis à Sue de passer à son appartement et qu’elle l’attendrait pour
revoir leurs rôles. Wallace arriva dans le bureau. Elle portait une boîte
qu’elle tendit à Jack.
Jack : Qu’est-ce que
c’est ?
Wallace : Votre attirail de
couple marié !
Jack : (perplexe) Pour
l’infiltration ?
Wallace : Bien sûr ! Pour quoi pensiez –vous que ça
pouvait être ?
Elle le fixa. Jack se
rendit compte de l’absurdité de sa question.
Wallace : Cette boîte
contient tout ce qu’il faut pour que vous soyez un « vrai » couple.
Jack la regarda. Elle
avait dit cela sur un ton qu’il n’arrivait pas à définir. Mais elle était leur
supérieure et elle ne s’amuserait pas à les mettre mal à l’aise.
Wallace : Ne restez pas
trop longtemps. Je ne voudrais pas que votre femme pense que vous la négligiez
au profit de votre travail.
Jack regarda Wallace
quitter le bureau. Elle semblait ravie de la situation. Elle aimait bien
taquiné les membres de l’équipe. Elle avait su s’imposer en laissant le soin à
chacun de s’épanouir et de montrer ce dont il était capable.
Mais elle aussi avait
remarqué cette alchimie entre Sue et Jack. Ils étaient efficaces dans leur
travail et formait un joli couple. Cependant, en tant que supérieure
hiérarchique, elle devrait les mettre en garde si leurs sentiments risquaient
de devenir incompatible avec leur travail.
Immeuble de Sue.
Jack était allé à
l’appartement de Sue pour « réviser » leur rôle de couple en crise.
Jack était un peu tendu,
il était devant la porte de l’appartement de Sue et il n’osait pas frapper. Il
allait connaître par cœur cette porte qui se tenait devant lui et qui ne
s’ouvrirait pas si il ne frappait pas.
Depuis la contamination
de Sue, il ne pouvait s’empêcher de penser à elle. Ce qu’elle était entrain de
faire ? Si elle allait bien ?! Il s’était rendu compte qu’il l’aimait
et qu’il tenait à elle plus qu’à sa vie.
Il voulait passer
beaucoup plus de temps avec elle. En dehors du travail et en tant que couple.
Comme la soirée qu’il venait de passée. Il espérait vraiment que leur relation
allait s’épanouir mais comment allaient-ils faire pour le travail ?
Jusqu’à présent, il
s’était refuser d’y penser mais tôt ou tard, il devrait y faire face. Lorsque
Sue avait faillit partir à New York, il aurait été prêt à la suivre là-bas et
aujourd’hui, il était prêt à changer d’affectation si cela pouvait leur
permettre d’être ensemble.
Mais pour le moment, il
devait oublier cela. Son job ne l’empêchait en rien d’avoir une relation avec
Sue. Il fallait qu’il se concentre sur ce qu’il vivait avec Sue. Les autres,
même s’il avait confiance en eux, ne devaient rien savoir pour le moment. Ils
n’étaient pas encore prêts à annoncer aux autres leur liaison.
Jack se concentra, pris
une grande respiration et frappa à la porte. A sa plus grande surprise, Lucy
ouvrit la porte.
Jack : (étonné) Lucy ?
Enfin, je veux dire bonsoir.
Lucy sourit. Jack avait
regard d’un enfant qu’on venait de prendre en flagrant délit. Il était
tellement mignon.
Lucy : Ne t’inquiète
pas, je ne faisais que passer pour avoir les impressions de ta nouvelle épouse.
Sue apparut près de la
porte. Le regard de Jack trouva tout de suite celui de Sue. Leurs regards
complices s’échangèrent et comme deux adolescents, ils rougirent en baissant
les yeux.
Lucy remarqua la
situation et se tourna vers Sue. Elle ne voulait rien brusquer. Il fallait
attendre que son amie vienne à elle et se confie. Et elle savait que Sue le
ferait quand elle se sentirait prête. Mais elle adorait les taquiner.
Lucy : (en signant)
qu’est-ce que vous avez tous les 2 ? J’ai raté un épisode ?
Sue : (embarrassée)
Rien !
Jack : Qu’est-ce qui te fait dire ça ?
Lucy regarda Jack et Sue.
Lucy : Je ne sais pas. Vous avez l’air bizarre tout les
deux !
Lucy les regarda à
nouveau et sourit.
Jack : Pas plus que d’habitude !
Lucy sourit de plus
belle. C’est vrai que depuis qu’ils se connaissaient, leur relation avait
toujours été « bizarre » et compliquée.
Sue : Tu ferais bien d’y aller sinon Dylan va
s’inquiéter.
Etait-ce elle où Sue
essayait de la mettre dehors. Elle sourit de plus belle. Elle était heureuse
pour ses amis. Mais elle devait garder le secret tant que eux n’avaient pas
décidé d’annoncer la nouvelle. Mais ça devenait de plus en plus difficile.
Lucy : Je crois que vous
laissez tous les 2 est encore plus inquiétant !
Sue : Lucy !
Lucy : Je file ! On
reprendra notre conversation Sue. A bientôt monsieur et madame Hudson !
Lucy attrapa sa veste et
sortit en souriant. Heureuse de l’effet produit. Jack et Sue se regardèrent à
nouveau tandis que Jack entrait dans l’appartement et ferma la porte.
Les dernières paroles de
Lucy avaient ravivé quelques souvenirs à Sue et Jack. La première fois qu’ils
avaient jouée les couples mais depuis, les choses avaient bien changé, leur
relation avait bien changé.
Sue fit signe à Jack
d’entrer. Il déposa sa veste et s’assit sur le canapé où Sue le rejoignit. Ils
se regardèrent pendant quelques instants quand Jack montra la boîte que lui
avait donner Wallace quand il avait quitté le bureau.
Jack : Je crois que Star
Wars devra attendre.
Sue : Après
l’infiltration sans doute !
Jack : J’ai hâte !
Jack remarqua ce qu’il
venait de dire et changea de sujet.
Jack : Wallace m’a dit
qu’on devait utiliser les objets dans cette boîte pour l’infiltration.
Jack ouvrit le carton. Il
contenait une liste, des photos de mariage de Jack et Sue, un questionnaire et
un écrin.
Sue : Elle t’a donné
tout ce qu’il faut pour une bonne planque ?
Jack : C’est ce qu’il ma semblé ! Mais elle m’avait
l’air bizarre ?
Sue : Bizarre ? Wallace ?
Sue sourit. Elle
appréciait Wallace mais elle devait avouer que cette femme était plutôt
mystérieuse et difficile à comprendre par moment.
Jack : Et Lucy ?
Sue : Je crois qu’elle
soupçonne quelque chose. Elle n’a pas arrêté de me demander si je ne voyais pas
quelqu’un.
Jack : (faussement
étonné) C’est vrai ?
Jack fit comme si il
lisait la liste donnée par Wallace.
Jack : Tu vois quelqu’un en ce moment ! Quelqu’un
que je connais ?
Sue sourit. Elle adorait
ce côté de Jack. Cet humour qu’il utilisait de temps en temps pour ne pas
parler trop sincèrement.
Sue : Je pense que oui.
Jack : Oh je vois ! Et comment est-il ?
Sue rentra dans son jeu.
Sue : Plutôt joli garçon… avec des yeux… c’est
quelqu’un de gentil, tendre et attentionné. Tout ce qu’une femme peut
rechercher chez un homme.
Jack avait tourné son
regard vers elle et ne l’avait pas quitté des yeux. Il était très touché par ce
que venait de dire Sue. Il la fixa et lui sourit.
Jack : Ca existe ?
Sue lui sourit, posa sa
main sur la sienne, tout en s’approchant de lui.
Sue : Oui, j’ai la chance de l’avoir trouvé.
Elle se pencha doucement
vers lui et déposa un baiser auquel Jack répondit immédiatement. Ce baiser
était doux et très tendre. Ils se détachèrent et retrouvèrent le regard de
l’autre.
Sue avait de plus en plus
confiance en leur relation et osait un peu plus de chose. Jack était heureux de
la tournure des événements.
Jack : Je crois que nous devrions nous consacrer sur une
autre facette de notre « mission ».
Sue lança un regard amusé
à Jack qui lui tendit le questionnaire. Sue commença à le parcourir.
Sue : C’est le
questionnaire du centre ?
Jack : Oui… à faire avant d’aller au centre…ordre de
Wallace ! Elle m’a dit qu’une sélection allait se faire demain pour les
nouveaux arrivant et que son indic déposerait notre dossier sur le bureau des
inscriptions.
Sue : On n’aura pas
besoin d’attendre ?
Jack : Non… On a des relations… donc On sera pris
directement.
Sue : Et cela ne va pas éveiller les soupçons ?
Jack : Apparemment ce genre de chose est courant dans ce
centre !
Sue : Je vois !
Jack : Il ne faut pas déranger leurs petites habitudes
(sourire)
Sue regarda l’écrin posé
sur la table puis se tourna de nouveau vers Jack.
Sue : Et l’écrin, qu’est ce
qu’il contient ?
Elle imaginait très bien
ce qu’il pouvait contenir.
Jack prit la petite boîte
bleutée dans sa main et la regarda un instant. Il regarda rapidement Sue et
l’ouvrit. Elle contenait une bague. Très simple mais magnifique à la fois. Jack
se surprit à penser qu’elle ressemblait énormément à Sue.
Jack la prit entre ses
doigts puis se tourna vers Sue. Elle regardait la bague. Cette scène, il aurait
voulu qu’elle soit réelle. Lors de leur première mission sous couverture, il y
avait déjà pensé mais aujourd’hui, cela prenait un autre sens.
Il prit la main de Sue ce
qui la fit lever les yeux vers lui.
Jack : est-ce que tu me permets ?
Il voulait lui mettre la
bague à l’annulaire. Elle lui fit un signe affirmatif de la tête. Sue avait le
cœur qui battait fort.
Sue : Cette bague est
magnifique !
Jack ne l’avait pas
quitté des yeux.
Jack : Elle n’est pas
aussi belle que celle qui la porte !
Les mots étaient venus
naturellement à Jack. Ca ressemblait à une « vraie » demande en
mariage. Jack se tenait devant elle, ils étaient tous les 2, dans une ambiance
romantique. Le regard planté dans celui de l’autre. Et le temps semblait s’être
arrêté pour assister à cet événement.
Jack prit l’anneau entre
ses doigts et commença à l’enfiler tout doucement autour de l’annulaire gauche
de Sue. A mi chemin, il leva les yeux pour regarder Sue. Elle regardait le
geste de Jack. Elle avait les yeux légèrement humides.
Jack continua à mettre la
bague. Elle était faite pour Sue. Il n’avait aucune difficulté à l’enfiler.
Lorsqu’elle fut en place, Jack et Sue se regardèrent.
Jack : Et bien maintenant tu es
officiellement madame Sue Hudson !
Sue esquissa un sourire à
l’erreur de Jack. Jack venait de se trahir.
Jack : Je veux dire… Sue
Buchanan !
Sue sourit. Elle avait
remarqué que Jack avait utilisé son nom mais cela ne l’avait en aucun gêné. Au
contraire, elle avait énormément apprécié. Sue Hudson. Cela sonnait plutôt
bien.
L’ambiance était un peu
tendue. Sue décida de détendre un peu les choses.
Sue : Si tu te trompes alors
que nous n’avons pas encore fait le questionnaire,… ça promet. Il va peut-être
falloir que je demande à Wallace de me trouver un autre mari !
Jack : Très drôle !
Sue lui sourit, reprit le
questionnaire et le lut.
Sue : Première
question Ä Où vous êtes vous rencontrés ?
Elle se tourna vers Jack.
Jack : Dans…
Sue : Pas dans un
bar !
Jack : (surpris)
D’accord ! Où alors ? Sur Internet ?
Sue réfléchit un instant.
Jack : On n’a qu’à dire
que des amis nous ont présenté comme la dernière fois ?
Sue : Et si nous disions la vérité… que nous nous
sommes rencontrés au bureau… ça nous éviterait de nous tromper ?
Jack : Ca me va !
Jack se rapprochait
doucement pour voir les questions d’un peu plus près.
Sue : Ä Notre premier
rendez-vous ?
Le « nous »
avait très rapidement et naturellement pris la place du « vous ». Jack
réfléchit un instant puis regarda Sue.
Jack : A la patinoire !
Sue : A la patinoire ?
Jack : Oui tu es une excellente patineuse.
Sue : La patinoire, ça me va.
Elle lu la question
suivante mais sembla hésiter un instant.
Sue : Ä Notre premier
baiser ?
Jack : Alors si je me souviens bien… pas au premier
rendez-vous !
Sue sourit.
Jack : Mais si on reste dans « notre » vécu…
cela c’est passé au bureau !
Sue sourit de plus belle.
Il parlait de « leur » premier baiser lors de leur mission sous
couverture dans le cabinet d’avocat Calahan et
Merced.
Sue : Ä Quel est la date de notre
mariage ?
Jack : C’est toi qui
choisi.
Sue : C’est vrai qu’en
général les hommes ne se souviennent pas de ce genre de détail.
Jack regarda Sue du coin
de l’œil, elle voulait vraiment le taquiner ce soir. Elle ne s’en tirerait pas
aussi facilement. Jack posa sa main sur la taille de Sue et lui infligea
quelques chatouilles. Celle-ci sous la torture s’écarta légèrement pour y
échapper. Elle le regarda. Il affichait un grand sourire. Il semblait fier de
lui.
Jack : le 1er juin 2003.
Sue le regarda.
Jack : Où tu es entré dans mon bureau pour me dire que
tu étais une toute nouvelle salariée et que tu voulais un autre poste.
Sue baissa un instant les
yeux puis les releva vers Jack. Il se rappelait de cela.
Sue : Tu te rappelles de cela ?
Jack : Bien sur que je me rappelle de cela. Comment
pourrais-je l’oublier ?
Il se pencha vers elle et
l’embrassa. Sue posa sa main sur le visage de Jack pour le garder près d’elle
et répondit à son baiser. Celui s’intensifia. Les mains de Sue s’étaient
glissées jusqu’à la nuque de Jack. Celui-ci s’était rapproché d’elle et avait
passé ses mains autour de la taille de Sue.
Sans qu’ils ne s’en
rendent vraiment compte, ils basculèrent sur le canapé, l’un contre l’autre.
Ils se séparèrent un court instant. Leurs regards devinrent intenses. Remplis
de tendresse et d’amour. Jack caressa doucement le visage de Sue de ses doigts.
Ils avaient le visage à
quelques centimètres l’un de l’autre. Aucun des deux ne voulut briser cet instant.
Jack approcha lentement ses lèvres de celles de Sue et ils s’embrassèrent à
nouveau. Levy assistant à la scène s’éclipsa sans
faire de bruit.
Ce nouveau baiser était
tendre et langoureux. Sue passa ses bras autour du cou de Jack et serra un peu
plus contre lui tandis qu’il caressait son visage avec son pouce. Et de l’autre
parcourait légèrement la taille de Sue. Ils se détachèrent quelques secondes
pour mieux répondre mutuellement au baiser de l’autre. Leurs gestes devenaient
de plus en plus naturels et ils semblaient parfaitement répondre à l’autre.
Leurs baisers se firent
de plus en plus intenses. Leurs respirations s’accéléraient. Ils se pouvaient
s’empêcher de se serrer de plus en plus fort l’un contre l’autre. Comme si ils
avaient besoin de plus en plus d’être proche. Les mains de Jack parcouraient le
corps de Sue et celui-ci répondit aux caresses.
Les choses devenaient de
plus en plus sensuelles. Jack commença à descendre le long du cou de Sue en lui
infligeant de léger baiser à son passage. Sue se cambra, tout en fermant les
yeux. Elle appréciait énormément mais elle commençait à avoir peur de ce qu’il
allait se passer par la suite.
Elle avait connu ça et
elle ne voulait pas que cela recommence. Et se retrouver dans une telle
intimité avec Jack lui faisait peur. Peur de ne pas être telle qu’il le
souhaiterait ou encore peur de ce qu’il se passerait après.
Elle ouvrit les yeux et
commença à être quelque peu réticente. Elle se sépara quelque peu de Jack. Elle
posa une main sur son épaule et le poussa légèrement.
Sue : Jack…
Celui-ci releva la tête
et planta son regard dans celui de Sue. Il vit qu’elle était
« perdue » et gênée.
Jack : Je suis désolé !
Il se redressa et aida
Sue à se rasseoir. Peut-être que les choses allaient trop vite.
Jack : je suis désolé, je n’aurais pas du…
Sue le regarda. Ce
n’ était pas de sa faute. C’est chez elle que cela bloquait.
Sue : Non…
Jack : J’ai été trop vite…
Sue : Non Jack ! Ce n’est pas toi… c’est
moi !
Elle baissa les yeux.
Elle devait l’avoir déçu. Il lui prit la main pour qu’elle lève les yeux vers
lui. Elle le regarda et il lui sourit pour lui montrer que tout allait bien.
Sue : J’ai… j’ai juste besoin d’un peu de temps.
Jack : Je comprends.
Silence. Elle venait de
tout gâché.
Sue : Il se fait tard,
tu devrais rentrer.
Sue regarda Jack dans les
yeux. Son regard était rempli de tendresse. Comment ne pouvait-il pas lui en
vouloir ? Il lui sourit et lui fit signe qu’elle avait raison. Il se leva
et attrapa sa veste.
Sue ferma les yeux.
Pourquoi avait-elle fallu que ses peurs refassent surface.
Devant la porte de
l’appartement de Sue.
Sue et Jack n’avaient pas
osé parler. Jack voulait pourtant savoir ce qui la gênait mais Sue avait gardé
le silence. Ils arrivèrent devant la
porte d’entrée. Jack se tourna vers Sue. Il ne voulait pas la brusquer mais il
aurait aimé savoir ce qui la gênait. Peut-être avait-il dit ou fait quelque
chose.
Jack : Sue, si j’ai fait
ou…
Sue : Jack, ce n’est
pas ta faute. Seulement, pour le moment…Ca ne serait pas… Je ne suis pas prête…
Jack la regarda. Ces
derniers temps, leur relation avait été… « Parfaite » et il avait
pensé que partager cette intimité allait encore plus les rapprocher. Mais il se
trompait. Cela venait de l’éloigner de Sue.
Jack ne comprenait pas.
Il l’aimait… et il était sûr qu’elle l’aimait aussi. Il sentait qu’elle lui
cachait quelque chose. Il l’a regarda dans les yeux mais elle détourna son
regard.
Jack : (posant sa main
sur la joue de Sue) Qu’est-ce qu’il y a ?
Sue ferma les yeux et
apprécia le contact de sa main sur sa joue. Pourquoi avait-elle si peur d’être
avec lui ? Jack n’était pas comme les autres. Elle ouvrit les yeux et le
regarda.
Sue : Tout va bien.
Jack : On peut en
discuter…ensemble.
Sue : Je crois que pour
le moment je préfère être seule et réfléchir.
Jack : On se voit
demain. Tu veux que je vienne te chercher ?
Sue : Non, ça ira.
Jack regarda un instant
Sue. Il fallait qu’il lui laisse du temps. Il s’approcha doucement d’elle et
lui déposa un tendre baiser sur le front. Il s’écarta lui sourit et sortit. Sue
ferma la porte derrière lui et resta un instant appuyer contre celle-ci.
Le lendemain au bureau du
FBI
Jack était arrivé en
premier au bureau. Il n’avait pas très bien dormi. Ce qui s’était passé chez
Sue la veille l’avait mis mal à l’aise. Il avait eu l’impression de la forcer
alors qu’elle n’était pas encore prête. Elle ne lui avait rien expliqué qui
aurait pu lui faire comprendre sa réaction. Elle lui avait seulement affirmé
que ce n’était pas grave, qu’il ne devait pas s’en vouloir seulement, il avait pourtant
l’impression d’avoir mal agit.
Tara, Demetrius,
Bobby et Myles entrèrent dans le bureau. Ils y
trouvèrent Jack assit à son bureau, pensif.
Bobby : Salut
l’enflammé ! Comment tu vas aujourd’hui ?
Jack devait se concentrer.
Il avait fait une erreur la nuit dernière mais il s’excuserait encore une fois
aujourd’hui.
Jack : Bien ! Et
vous ?
Tara : Et bien si tu
fais abstraction du faites que mon voisin a joué du tuba à 3 heures du matin
tout va bien !
Myles : Ton voisin joue
du tuba ?
Tara : Je ne sais pas
s’il en joue mais en tout cas il souffle dedans et ça fait du bruit.
Bobby : Et tu n’es pas
aller le voir pour qu’il arrête ?
Tara : Il est
somnambule !
Les 4 hommes se
regardèrent stupéfait.
Jack : somnambule ?
Bobby : Il marche et fait
plein de truc dans son sommeil ?
La discussion s’arrêta
quand Lucy accompagnée de Sue et Levy entrèrent dans
le bureau. Jack regarda Sue mais
celle-ci évita son regard et vint s’asseoir à son bureau.
Jack baissa les yeux
lorsque Sue s’assit à son bureau. Il devait lui parler. Il voulait comprendre
ce qu’il s’était passé hier et pourquoi Sue avait régit de cette manière. Il
tenait bien trop à elle pour laisser cela entre eux. Ils devaient joués cartes
sur table pour que leur relation puisse avancer.
Lucy : (au groupe)
Comment ça va ?
Sue : (au groupe) De
quoi vous parliez ?
Myles : Du voisin de
notre cher Tara qui joue du tuba dans son sommeil !
Lucy et Sue se
regardèrent.
Lucy : Il se ballade et
fait plein de truc en dormant.
Tara : Oui ! Et
c’est l’enfer.
Les plaintes de Tara
s’arrêtèrent quand Wallace apparu dans l’embrassure de la porte. Elle se tourna
vers Jack puis Sue. Sue appréciait les égards que Wallace avait envers elle.
Pas une fois, elle n’avait oublié de se tenir face à Sue pour qu’elle puisse la
lire.
Wallace : J’ai transmis les
papiers à l’agent infiltré dans le centre. Vous devriez être appelé dans la
journée pour savoir quand vous aller intégrer le centre de Dana et Dave.
Jack : D’accord.
Wallace : En attendant, vous
n’avez qu’à terminer à préparer votre couverture.
Wallace s’apprêtait à
sortir quand elle se retourna au dernier moment.
Wallace : Agent Williams,
si votre voisin joue les somnambules, vous n’avez qu’à appeler une clinique qui
se chargera de lui.
Myles : Je ne crois pas
que l’interner dans un asile soit très recommandé.
Wallace : Qui vous parle
d’un asile ! Je parlais d’une clinique du sommeil !
Tous tentèrent d’étouffer
les rires qui commençaient à se faire entendre mais c’était trop drôle. Myles avait toujours le chic pour que Wallace le remette à
sa place.
Tout le monde partit à
ses occupations. Les regards de Jack et Sue se croisèrent. Elle lui fit un
léger sourire pour essayer de le rassurer mais elle savait que tout n’irait pas
mieux tant qu’ils n’auraient pas discuté.
Il était déjà tard quand
le téléphone sur le bureau de Lucy sonna. Le numéro qui s’afficha correspondait
à celui du centre pour les couples. Lucy fit un signe à Jack pour le prévenir
et elle décrocha.
Lucy : Bureau juridique
Buchanan et Leland, que puis-je faire pour
vous…Monsieur Buchanan, il est en conférence, une minute, je vais le prévenir.
Jack décrocha le
téléphone de son bureau et attendit quelques secondes avant de prendre la
parole.
Jack : Oui. Jack
Buchanan, j’écoute…Oui, le centre…très bien, mon épouse (regardant Sue) sera
ravie de l’apprendre…demain matin à 9 heures au centre, d’accord…merci et à
demain.
Jack raccrocha.
Jack : Demain 9 heures,
ils nous attendent pour la réunion des nouveaux adhérents.
Sue : (regardant Levy) Il va falloir préparer nos valises plus tôt que prévu
Levy !
Elle se tourna vers Jack.
Sue : Et évite d’emmener trop de chose cette fois-ci
Jack !
Jack se sentit soulagé
qu’elle puisse le taquiner de cette manière. Elle n’était pas fâchée au point
de ne plus vouloir lui parler. Leur complicité n’avait été mise à mal par
l’événement de la nuit précédente.
Le lendemain.
Jack était venu chercher
Sue de bonne heure avec Levy. Ils devaient revoir une
dernière fois leurs rôles. La porte s’ouvrit et Sue apparut. Lorsque leurs
regards se croisèrent, ils se sourirent.
Jack : Bonjour !
Sue : Bonjour !
Silence. Jack regarda un peu plus intensément Sue.
Jack : Je peux entrer ?
Sue : Bien sur !
Elle s’écarta pour le
laisser entrer. Il entra et elle referma la porte derrière lui.
Jack : Comment ça va ?
Sue : Bien. Je croyais
que tu serais venu hier soir.
Jack la regarda quelque
peu étonné.
Sue : Je veux dire… pour que nous puissions faire un
dernier point sur la mission.
Jack : Je me disais que
tu devais être occupée.
Sue : Jack…si tu es
embêté pour l’autre soir…
Jack : Non, enfin…Sue si
j’ai fait quelque chose qui…
Sue : Jack, tu n’as pas
à t’inquiéter, je croyais qu’on s’était mis d’accord pour dire que c’était un
malentendu.
Jack : Seulement j’aimerais
qu’on en discute…
Sue : On ferait bien
d’y aller sinon on va être en retard.
Jack l’attrapa par la
main et la fit se tourner vers lui.
Jack : Sue… tu sais que je suis là si tu as besoin de
parler…
Sue : Oui… je le sais…
Jack : Promets moi que nous en discuterons ?
Elle le regarda. Il avait
raison. Elle lui devait une explication. Elle lui fit un léger signe affirmatif
de la tête. Elle prit ses affaires et sortit avec Levy
de l’appartement.
Jack n’avait pas dit son
dernier mot. Il devait comprendre pourquoi la femme qu’il aimait, avait eu une
réaction aussi étrange. Peut-être qu’elle n’était pas prête à franchir le cap,
néanmoins, il devait être présent et l’épauler le cas échéant.
Centre Dana et Dave.
Sue, Jack et Levy venaient de descendre de voiture. Un grand parc se
dévoilait devant leurs yeux et était surplombé d’une grande maison. Un homme
s’approcha d’eux et leur indiqua le chemin.
Jack regarda Sue. Il lui
prit la main. Ils devaient assurer leur couverture. Ils entrèrent dans une
immense bâtisse. Elle était aussi grande qu’un palace. Un grand escalier sur la
droite était orné une sculpture dessinant les traits d’un couple s’enlaçant.
Tout ceci était vraiment
gigantesque. Sue et Jack pénétrèrent dans une pièce alors que Levy était tenu en laisse par sa maîtresse. Plusieurs
personnes étaient présentes et semblaient elles aussi attendre les dirigeants
du centre.
Un couple descendit un
grand escalier. Ils s’avancèrent devant les différentes personnes et se
présentèrent.
Femme : Bienvenue au
Centre Dana et Dave ! Je suis Dana.
Homme : Et je suis Dave.
Nous espérons que votre séjour parmi nous sera des plus agréable.
Dana : J’espère que vous
avez fait bonne route.
Dave : Je vais présenter
les personnes qui travaillent ici et qui seront là pour vous aider.
Dave montra du doigt une
femme qui s’avança d’un pas.
Dave : Voici Johanna. Elle s’occupera de notre alimentation.
Johanna : Bonjour, je suis
celle qui veillera à vos estomacs, car il faut un corps sain pour avoir un
esprit sain.
Johanna recula d’un pas tandis
que l’homme à ses côtés s’avança à son tour.
Dana : Je vous présente Claudio.
Il est changé du service des sports.
Claudio : Je serais à votre
disposition pour muscler vos corps et serais votre coach pour les différents
exercices physiques.
Dave : Voici Linda, elle
s’occupe de la thérapie.
Linda : Je serais là pour
vous aider à extérioriser vos angoisses et vos attentes dans votre couple.
Dana : Enfin, pour finir
voici Michael. Il est chargé de l’entretien des chambres et du parc.
Michael : ’Jour !
Sue et Jack se
regardèrent. La mission n’allait pas être des plus simples. L’infiltration
allait durer pendant plusieurs jours. Heureusement Wallace les avaient prévenus
qu’un agent s’était infiltré depuis plusieurs mois déjà dans le centre et qu’il
les aiderait à communiquer avec l’extérieur.
Dana : Nous allons vous
répartir dans vos chambres respectives. Après avoir visité vos quartiers, nous
nous réunirons dans le séjour pour faire plus ample connaissance.
Les couples avaient été
conduits à leur chambre respective. Sue et Jack étaient guidés par Linda.
Linda : Vous faites un
très joli couple et j’espère que vous réussirez à surmonter le problème qui
vous a fait venir ici !
Jack regarda Sue.
Jack : En fait, on n’a
pas vraiment un problème. On a juste…
Sue : On a juste besoin
de retrouver les sentiments du début.
Linda : Je vois. Mais
rassurez-vous, aucun couple n’est partit d’ici sans s’être remis ensemble. Et
ce chien, ça doit être Levy ?
Sue : Oui, c’est mon
chien d’assistance.
Linda : Oui, j’ai lu
votre dossier avec beaucoup d’intérêt.
Linda ouvrit une porte
qui donnait sur un grand salon.
Linda : Voilà ! Je
vous laisse vous installer. On vous attendra dans 30 minutes pour faire les
présentations.
Sue entra dans la pièce suivie
par Jack.
Sue : C’est
immense !
Linda : Oui ! Vous
avez tout le confort moderne possible sauf le téléphone.
Jack : Il n’y a pas de
téléphone ?
Linda : C’est inutile
dans les chambres, mais tout ceci vous sera expliqué tout à l’heure.
La jeune femme quitta notre
couple.
La suite où ils se
trouvaient était gigantesque. Le séjour semblait interminable, des statues et
des peintures représentaient des couples s’enlaçant ou s’embrassant étaient
disposés un peu partout dans la suite.
Sue s’avança vers les
autres pièces quand elle appela Jack.
Jack : (entrant dans la
chambre) Qu’est-ce qu’il y a ?
Sue : Il y a une
corbeille avec du champagne dans la chambre.
Jack : Il y a une
carte ?
Sue : (regardant autour
du seau à champagne) Oui…Pour Sue et Jack, leurs collègues de bureau.
Jack et Sue se
regardèrent. Ils n’avaient pas pu s’en empêcher. Ils fallaient vraiment qu’ils
les mettent mal à l’aise dès qu’ils jouaient les couples. Cela devait être une
des raisons de pourquoi ils ne préféraient ne rien leur dire pour le moment.
Sue : Au moins, on aura
de quoi boire.
Jack : En fin de compte,
il va peut-être avoir des bons côtés ce séjour.
Ils se regardèrent. Puis
Sue continua à explorer la suite tandis que Jack alla chercher leurs bagages
qui se trouvaient dans leur salon et les déposa dans la chambre.
Jack : Par contre la décoration laisse un peu à
désirer !
Sue sourit à la remarque.
Sue : Je crois que nous devrions commencer à nous
installer avant la petite réunion de ce midi.
Jack et Sue commencèrent
à déballer leur affaire quand ils arrivèrent tous les 2 devant une commode. Ils
se regardèrent.
Jack : (gêné) Tu veux
quel tiroir ?
Sue : (gênée) Comme tu
veux !
Jack : (gêné) Non, c’est
que ça ne me dérange pas de te laisser choisir !
Sue : (gênée) Je vais
prendre ceux du haut.
Jack : (gêné)
D’accord !
Sue : (gênée) A moins
que tu les veuillent ?
Jack : (gêné) Non, c’est
bien ceux du bas !
Ils n’étaient pas
habitués à ce genre de discussion. Il fallait avouer que la dernière fois
qu’ils avaient du jouer au couple, ils devaient seulement faire semblant devant
les gens qu’ils trompaient. Mais cette mission était différente. Ils devraient
être un couple pendant la durée de leur infiltration et ceux 24 heures sur
24.
Après plusieurs minutes.
Jack et Sue avaient fini
de déballer leur affaire. Ils espéraient pouvoir fouiner dans les parages quand
on frappa à la porte. C’étaient Dana et Dave.
Dave : J’espère que tout
va bien !
Dana : Et voici Levy sans doute.
Sue et Jack se
regardèrent. Levy s’assit et donna la patte à Dana.
Jack : Oui. C’est le
chien d’assistance de mon épouse.
Dana : D’après votre
dossier vous travailler pour un cabinet d’avocat.
Sue : (regard complice
vers Jack) C’est exact ! Il a même tendance à trop s’en vanter parfois.
Elle vint se placer près
de lui et lui prit la main dans un geste tout ce qu’il y avait de naturel.
Dave : Nous allons
commencés les présentations des autres couples dans quelques minutes. Nous vous
attendons en bas.
Dave et Dana sortirent.
Jack se tourna vers Sue qui ne lui avait toujours pas lâché la main. Ils se
regardèrent un long moment. Ils se manquaient. Sue devait avouer que ce genre
d’attention.
Elle s’écarta doucement
pour aller chercher la laisse de Levy.
…..
Après quelques minutes,
Sue et Jack apparurent dans le grand salon où plusieurs couples étaient déjà
présents.
Dana : Ah ! Voici
les retardataires.
Jack et Sue s’assirent.
Il y avait 3 autres couples avec eux dans la salle.
Dana : Tout d’abord,
nous allons vous expliquer les quelques règles du centre.
Dave : En premier lieu,
les téléphones sont interdits. Certains d’entre vous ont tendance à être pendu
au téléphone et vous risqueriez de négligez votre partenaire. Si jamais il y a
un problème nous avons tous ce qu’il faut.
Dana : Enfin, il est
interdit de sortir de vos appartements le soir, un système d’alarme est
enclenché au abord du centre pour éviter les visiteurs indésirables.
Dave : C’est quelques
règles énoncées, nous allons pouvoir commencer les présentations. Alors,…et
bien Steven et Carolyn vont commencés.
Le couple assit à l’autre
bout de la table du salon prit la parole.
Homme : Alors, je
m’appelle Steven Sherman et voici mon épouse Carolyn.
Carolyn : Steven et moi
sommes du Vermouth.
Dana : Très bien. Alors
nous allons aller dans le sens des aiguilles d’une montre donc les suivants
sont…
Femme : Je me nomme
Tatiana Edwards. Voici mon mari Timothée. Nous sommes de l’Oregon
Timothée : (Timidement)
Bonjour.
Jack : Voici mon épouse
Sue et son chien d’assistance Levy. Je suis Jack
Buchanan et nous sommes de Washington.
Sue : Bonjour, ravie de
vous connaître.
Dave : En ce qui
concerne la présence de Levy, le chien qui accompagne
Sue et Jack.
Dana : Il sert
d’oreilles à Sue car elle est malentendante.
Dave : Donc pour des
raisons de confort et bonne entente, il faudrait que vous vous adressiez à Sue
face à face pour qu’elle puisse lire sur vos lèvres.
Dana : Ce point
clarifié, j’aimerai que le dernier couple se présente.
Femme : Je suis Dorothée
et voici mon crétin de mari Vince Palamino. Nous
sommes de Las Vegas.
Vince : (énervé) Hé !
Je ne suis pas un crétin ! Je l’ai été le jour où je t’ai épousé.
Dorothée : (énervée) Comment
oses-tu ? Tu n’es qu’un…
Dana : S’il vous
plaît ! Vous êtes ici pour remettre de l’amour dans votre mariage et non
vous critiquez inutilement.
Tous les couples se
regardèrent. Sue et Jack n’auraient pas de mal à se réconcilier puisqu’ils
n’étaient pas fâchés enfin ils pourraient sans doute clarifié les choses sur
l’incident de la veille mais ils espéraient ne jamais avoir ce genre de discute
dans leur véritable couple.
Dave et Dana se levèrent
se distribuèrent des papiers aux différents convives.
Dave : Vous allez
visiter les différentes parties de la résidence.
Dana : Ceci est un plan
pour ne pas vous perdre.
Dave : Le domaine est
assez vaste alors si vous vous perdiez ça serait embêtant.
Dana : Je suis certaine
que vous trouverez ce que vous chercher.
Dana et Dave :
(en même temps) Le bonheur conjugal !
Jack et Sue restèrent un
instant sous le choc. Ils allaient devoir supporter ça durant 3 jours. Les
différents couples furent guidés par les moniteurs à l’extérieur de la villa et
suivis de Dana et Dave.
Dana : Nous allons nous
répartir ici en petit groupe pour la visite
Dave : Néanmoins, comme
la demeure est grande, nous allons vous laisser découvrir par vous-même.
Dana : Voici un petit
exercice de travail en équipe.
Dave : Vous allez suivre
le parcours dessiné sur vos plans.
Dana : Et récupérer des
indices qui sont sur le chemin.
Dave : Un peu comme une
chasse au trésor.
Claudio : Après votre
petite excursion, je vous donne rendez-vous près de la fontaine pour le
rassemblement. Vous avez 2 heures.
Sue se rapprocha de Jack
et lui prit le bras tout en lui murmurant.
Sue : Ca va être le bon
moment pour fouiner un peu.
Jack : Oui, en espérant
qu’ils ne nous font pas suivre.
Les 4 couples se
dispersèrent dans le domaine. Chaque couple avait un itinéraire bien précis à
suivre.
Sue, Jack et Levy avaient un parcours qui allait vers l’écurie du
domaine. Le parcours était un assez abrupt. Le sentier était à l’écart et
s’empêtrait dans un petit chemin tortueux. Cela ne devait pas les ralentir.
De temps en temps, Jack
aidait Sue et ils finirent par rester main dans la main. Ils avaient
rendez-vous avec l’indic dont leur avait parlé Wallace.
Au Bureau du FBI
Wallace avait mis tout le
monde sur le pied de guerre. Il fallait le plus d’infos possible sur ce centre
mais surtout sur les propriétaires, Dana et Dave.
Tara : J’ai fait une
recherche plus poussée sur ce centre et les propriétaires.
Bobby : Et qu’est-ce que
tu as trouvé ?
Tara : Il semblerait que
Dana, de son vrai nom Shelley Simonsz et Dave alias Walter Porter, aient déjà
fait de la prison dans un autre état.
Lucy : Pour quel
motif ?
Tara : Extorsion,
séquestration et chantage.
Myles : Ils ne sont pas
si charmants que ça.
Demetrius : Mais comment le
sénateur Graham a pu les rencontrer ?
Lucy : Le sénateur a
rencontré notre couple lorsqu’il faisait sa campagne pour être admis au
Congrès. Dave aurait été un membre influent auprès du directeur de campagne.
Myles : Et qui avaient-ils
séquestré ?
Lucy : Des agents de la
criminelle en infiltration.
Un vent glacial parcouru
le bureau. Ces individus avaient enfermé deux agents sans aucun scrupule.
Myles : J’ai peur de
poser la question mais comment s’en sont sortit les 2 policiers ?
Lucy : Ils sont restés
enfermés pendant 5 jours avant que les chiens policiers ne les repèrent. Ils
sont toujours en vie mais Dana et Dave s’étaient échappés avant qu’on puisse
les arrêtés.
Bobby : Mais il y a donc
un mandat d’arrêt contre eux ?
Tara : Il n’est valable
que dans l’Utah et le sénateur Graham a fait pression pour étouffer les
recherches ici.
Ils fallaient que Sue et
Jack fassent attention à eux. Peut-être qu’ils auraient du faire d’avantage de
recherche avant de les envoyer là-bas.
Centre Dana et Dave,
quelque part près de l’écurie.
Sue
était assise sur une souche d’arbre. Levy à ses
pieds. Jack se tenait debout en face d’elle et faisait les cents pas.
Sue : Tu es certain que
l’indic va venir ?
Jack : C’est ce qui était prévu pour le premier contact.
Sue se leva et s’approcha
de Jack. Ils se retrouvèrent face à face.
Sue : On va être en retard au rassemblement si on ne
part pas maintenant.
Jack : Tu as raison. On
va devoir y aller.
Soudain, Levy prévint Sue. Quelqu’un approchait. Jack se retourna
brutalement. Comme par habitude, il se
plaça devant Sue pour la protéger.
Sue : Jack ?
Qu’est ce qu’il se passe ?
Jack : Il y a eu un
bruit dans les fourrés.
Voix : Attendez !
La voix provenait des fourrés.
Jack : On s’est
égaré ! On allait s’en aller.
Voix : Je sais que vous
êtes du FBI. Vous êtes envoyé par Karen Wallace.
Sue ne comprenait
pas ce qui se passait. Elle observait Jack mais les événements la dépassaient.
Jack l’a regarda et lui
signa que l’inconnu savait aussi pour quelle raison ils étaient là. Les vraies
raisons.
Sue : Pourquoi ne
sortit-il pas ?
Jack : Bonne
question ! Qui êtes-vous ?
Voix : Je suis l’agent
de liaison.
Jack : Je ne vois pas de
quoi vous parler ! (Se tournant vers Sue) Il faut qu’on parte.
Voix : Attendez !
Je suis ici pour arrêter ces criminels, avec ou sans votre aide !
Jack s’arrêta, cette
personne avait raison. Ils ne pourraient rien faire à eux deux. Par ailleurs,
Jack et Sue avaient reçu des ordres de Wallace et ils devaient aussi s’y tenir.
L’aide de cet individu était essentiel pour le bien être de la mission.
Johanna fit son apparition. Elle
avait été présentée toute à l’heure comme étant la diététicienne du centre.
Elle s’approcha des 2 agents. Sue calma Levy qui
avait bien fait son travail en prévenant sa maîtresse d’un individu rôdant près
d’eux.
Johanna : Je suis de la
police du Delaware. Je suis en fonction ici depuis 2 ans et demi maintenant.
Sue : 2 ans et
demi ! C’est très long.
Johanna : C’est pour le
bien de la mission. Mais avec votre aide, elle pourrait se finir plus tôt que
prévu.
Jack : Qu’est ce que
vous pouvez nous dire ?
Johanna : Avant toute
chose, ne vous faites pas prendre, ils ont l’air inoffensifs mais ce n’est pas
le cas. Tous les gens travaillant ici peuvent être complice. Ensuite, les
documents qui pourraient vous intéresser sont dans le bureau de Dave, seulement
personne n’a accès à son coffre à part lui ou sa femme. Enfin, j’ai réussi à
faire une copie des passes (tendant les clés à Sue) mais faites attention, j’ai
entendu dire qu’ils avaient changés certaines serrures.
Jack : Et pour le contact à
l’extérieur.
Johanna : Un agent vient de
temps en temps pour s’assurer que tout va bien et il joue le rôle de mon
fiancé. Mais sinon, j’ai aussi un portable qui est caché dans le Centre.
Sue : Quand doit venir
l’autre agent ?
Johanna : Demain soir, vers
21 heures. D’ici là, vous devez trouver le plus d’indice possible mêlant ces 2
bandits à ces meurtres.
Johanna quitta nos 2 agents qui
partirent quelques minutes après afin de ne pas attirer l’attention.
Sue : On n’a pas encore
trouvé des indices pour l’exercice.
Jack : Ce n’est pas
grave. On en trouvera sûrement au retour.
Le parcours pour
rejoindre la fontaine était bien plus tranquille qu’à l’aller. Les indices que
devaient retrouver Sue et Jack furent vite localisés et l’aide de Levy fut précieuse puisqu’il alla trouva les indices qui
manquaient, dissimulés dans le parc du centre.
Fontaine.
Sue, Jack et Levy furent les premiers arrivés au point de rassemblement.
Sue : On ne s’est pas
trompé ?
Jack : (regardant sur la
carte) Ca à l’air d’être ici.
Jack s’asseya sur le rebord de la fontaine. Il regarda Sue qui se
trouvait devant lui. Elle était toujours aussi belle. Il aurait voulu se lever
et la prendre dans ses bras mais en ce moment, il ne savait pas trop quoi
faire.
Sue rencontra le regard
de Jack. Elle lui sourit légèrement.
Jack : Est-ce que ça va ?
Sue : Oui.
Elle le fixa. Elle
pouvait lire dans ses yeux qu’il était légèrement perdu face à ce qui leur
arrivait et tout cela à cause d’elle. Elle s’approcha doucement de lui. Il ne
la quittait pas des yeux.
Sue : Jack… je ne voulais pas te blesser la nuit
dernière…
Jack : Ne te fais pas de soucis pour ça. Je vais bien…
c’est moi qui me fait du soucis pour toi. Est-ce que j’ai fais quelque chose
qui…
Sue : Non !
Ils avaient le regard
planté dans celui de l’autre. Jack attrapa les mains de Sue et les serra dans
les siennes.
Sue : J’ai… apprécié de me retrouver dans tes bras… et…
mais j’ai besoin de… de faire le point.
Jack : Sur nous ?
Sue : Non !! Sur moi !
Le regard de Jack était
tout ce qu’il y a de plus tendre. Il lui sourit. Il amena une des mains de Sue
à son visage et déposa un doux baiser sur celle-ci.
Jack : Prends tout le temps qu’il te faudra.
Elle lui sourit. Elle
savait qu’il n’était pas comme les autres alors pourquoi fallait-elle qu’elle
ait aussi peur ? Elle baissa les yeux puis les releva.
Sue : Tu es sûre que nous sommes au bon endroit ?
Voix : C’est bien ici, ne
vous inquiétez pas c’est juste que vous êtes les premiers.
Jack et Sue se
retournèrent. C’était Claudio qui se tenait devant eux.
Claudio : En général, les
couples arrivent plus tard que ça ! Le rassemblement à lieu à midi.
Jack : Et bien, nous
sommes sportifs alors une petite excursion telle que celle est une cure de
santé pour nous (sourire)
Claudio : (sceptique) Je
vois…vous avez quand même une demi heure d’avance.
Sue : On est très
sportif !
Arrivèrent ensuite
Carolyn et Steven qui semblaient s’être arrêter dans une meule de paille. Ils
n’avaient pas récoltés beaucoup d’indice.
Dana, Dave et les 3
autres moniteurs rejoignirent le petit groupe sur place.
Après quelques minutes,
Tatiana et Timothée apparurent suivis de Vince.
Claudio : Où se trouve
Dorothée ?
Vince : Elle était
fatiguée alors je suis partie sans elle. En plus, elle arrêtait
pas « Vince t’es qu’un idiot », « Vince, je me demande
pourquoi je t’ai épousé », je commençais à en avoir marre !
Dana : Vous auriez du
rester auprès d’elle ! Ce parc est grand et elle pourrait se perdre !
Vince : Vous faites pas
de mauvais sang pour elle, je lui ai laissé la carte. J’étais scout dans ma
jeunesse.
Dave : Nous allons
devoir aller la chercher.
Tous les couples
rentrèrent à la résidence alors que Claudio et Michael étaient partis à la
recherche de Dorothée. Ils étaient guidés par Vince qui montrait le chemin.
Après quelques minutes,
Dorothée avait été retrouvée assise sur un rocher attendant que les secours viennent
la chercher.
Le début du séjour était
plutôt mouvementé. Chacun des couples avait une spécificité bien visible.
Carolyn et Steven étaient de jeune marié et se bécotait à longueur de temps.
Tatiana et Timothée avait une relation un peu…étrange. Il obéissait à sa femme
sans opposer la moindre volonté. Et enfin, Vince et Dorothée se criaient dessus
à la moindre occasion.
A la résidence.
Dana et Dave avaient convié
leurs invités à un déjeuner dans la grande salle à manger. Une grande table
était dressée pour l’occasion. Des chandelles, du vin et de délicieux mets se
présentaient aux invités. Levy n’était pas en reste
puisque qu’un repas lui avait été concocté pour lui aussi.
Dana : J’espère que le
dîner vous plaira !
Dave : Veuillez prendre
place chers hôtes.
Les 4 couples s’assirent
aux places qui leurs étaient réservés. Tout ceci ne faisait que ravir nos 2
agents sur les bons côtés de cette mission.
Sue observa la table où se
trouvait le banquet. Il était magnifiquement dressé. Dave et Dana scrutèrent le
visage de chaque couple avant de commencer à s’installer à leur tour.
Dana : Comme vous le
voyez, nous avons installé un banquet.
Dave : Pour ce midi,
nous allons passer à table ensemble pour faire connaissance. Vous comme les
moniteurs de ce centre.
Dana et Dave :
Bon appétit.
Tous : Bon appétit.
Jack et Sue se trouvaient
entouré de Vince et Dorothée à droite et de Carolyn et Sherman à gauche.
Claudio, Linda et Johanna se tenaient à quelques
places d’eux.
Claudio dévisageait Sue
du regard, ce qui n’était pas du goût de Jack. Sue remarquait qu’une pointe de
jalousie se profilait à l’horizon et décida d’entamer la conversation.
Sue : (à Tatiana) Vous
venez de l’Oregon si j’ai bien compris. On m’a dit que c’était charmant à cette
période de l’année.
Timothée : C’est exact,
c’est très calme quand on habite à l’écart de la ville.
Tatiana fusilla Timothée
du regard. On ne lui avait pas demandé son avis. Vince observa la situation et
décida de détendre à son tour l’atmosphère.
Vince : (A Sue et Jack)
Alors vous venez de Washington ? C’est une ville aussi animé que Las
Vegas ! Vous connaissez Las Vegas ?
Sue : Et bien, nous y
sommes jamais restés très longtemps.
Jack : En général, nous
y allons le plus souvent pour des conventions et on ne sort pas de
l’hôtel ! (Regard complice vers Sue)
Dorothée : C’est vrai que
Las Vegas peut paraître gigantesque pour les novices.
Carolyn : Steven et moi
nous ne sommes jamais allés à Las Vegas, mais peut-être qu’on ira l’an
prochain.
Dorothée : Vous comptez
faire un tour là-bas pour visiter ?
Steven : En fait, je suis
un vendeur itinérant et j’aurais sans doute des clients dans l’état du Nevada.
Carolyn : Mais et vous, que
faites vous dans la vie ?
Tatiana : Je suis la
directrice d’une firme de la publicité, « Gardner &Edwards
publicité », le siège est à New York mais Timothée et les enfants vivent
dans l’Oregon.
Timothée : Près de Coos
Bay, une ville près de la réserve naturelle de l’Oregon.
Tatiana lança encore un
regard assassin à son mari.
Tatiana : Enfin, je suis
une citadine alors la campagne…
Sue : Jack et moi
vivons à Washington depuis 2 ans et demi maintenant.
Linda : Vous m’avez dit
que vous vous étiez avocat Jack c’est exact ?
Jack : Oui, pour le
bureau Buchanan & Leland, mon associé.
Claudio : Et vous Sue, vous
êtes une femme qui doit être active ? Je vois mal en femme telle que vous
au foyer.
Jack commençait à en
avoir assez de ce Don juan de pacotille qui faisait les yeux doux à Sue !
Après tout, elle était mariée. Sue pouvait ressentir de la jalousie dans le
regard de Jack, elle le trouvait séduisant quand il devenait jaloux.
Jack prit la main de Sue
dans la sienne pour bien clarifier les choses auprès de Claudio. Elle était sa
femme. Sue sourit intérieurement. Elle trouvait cela mignon que Jack soit
jaloux. Cela prouvait qu’il tenait à elle.
Jack : Détrompez-vous,
Sue n’est pas qu’une femme au foyer, elle est aussi une épouse hors pair !
Sue sourit.
Sue : Je suis aussi la
secrétaire du cabinet de Jack.
Vince : (regardant les
femmes assises à la table) En tout cas, vous êtes toutes charmantes ! Si
vous voulez faire une carrière à Hollywood, contactez-moi !
Dorothée : Vince est agent
mais il n’a que des contrats pour des pub ou des expositions, rien de très
glorieux.
Vince : Enfin (gêné) mes filles
ne font pas dans le n’importe quoi ! Moi je fais dans l’art, le
vrai !
Chaque couple avait parlé
d’eux quand, le sujet de la première rencontre arriva sur le tapis.
Carolyn : (hésitante) Je
suis curieuse mais…Sue comment avez-vous rencontré votre mari ?
Sue était étonné de la
question mais elle devait s’y attendre. Elle regarda Jack qui lui sourit. Il
serra sa main dans la sienne.
Sue : Et bien…c’est
vraiment un hasard qui nous a fait nous rencontré. J’avais été envoyé par mon
ancien patron dans le cabinet de Jack pour avoir des papiers seulement, je m’étais
trompé d’étage.
Jack : Au lieu d’aller
au niveau des archives elle est arrivée dans mon bureau.
Carolyn : Et vous avez eu
le coup de foudre !
Sue : Et bien, on dira
qu’après un déjeuner en tête à tête j’ai su que Jack allait tenir une place importante
dans ma vie.
Jack la regarda.
Parlait-elle sérieusement ? Elle tourna la tête vers lui. Elle avait été
sincère. Après leur premier déjeuner ensemble, elle avait su que Jack allait
être quelqu’un d’important dans vie mais elle n’aurait jamais imaginé à quel
point jusqu’à aujourd’hui.
Dorothée : C’est très
romantique !
Carolyn : Et vous formez un
si joli couple !
Jack passa un bras
derrière Sue pour se rapprocher d’elle et regarda Carolyn.
Jack : Merci.
Après le repas, les
conversations allaient bon train. Chaque couple était plus détendu et
l’ambiance devenait joviale. Dave regarda sa montre et se leva.
Dave : Mes chers
invités, il est déjà 14 heures, pour que vous puissiez appréciez le repas à sa
juste valeur, vous avez quartier libre jusqu’à 16 heures.
Dana : Profitez de ces 2
heures de temps libre pour rester en couple…et peut- admirer le paysage.
Chaque couple allait pouvoir
se balader dans le parc et aux alentours. Sue et Jack savaient que c’était une
chance pour eux de rechercher les indices.
Sue, Levy
et Jack avaient eu un plan du site par Johanna qui
leur indiquait les endroits qu’elle avait eu le temps de fouiller avant leur
arrivée. Elle avait déjà inspecté une grande surface du domaine. La partie que
les inspecteurs n’avaient pas fouillée avait subi quelques changements et cela
avait attiré l’attention de la policière cependant elle n’avait rien trouvé de
concluant.
Elle avait conseillé aux
2 agents de commencer par l’abri de jardin qui était un peu à l’écart de la
propriété.
Bureau du FBI
Cela faisait déjà
plusieurs heures que Bobby et Demetrius étaient
partis à la recherche de Jonathan Bergman, l’ami du défunt Edouard Garvey. Quand ils rentrèrent enfin.
Lucy : Qu’est-ce que
vous avez trouvé ?
Demetrius : Rien ! Comme
si ce type avait disparu de la surface de la terre.
Bobby : On a mis pas mal
d’indic sur le coup mais beaucoup nous disent qu’ils n’ont rien trouvé.
Demetrius : Et toi
Tara ? Tu as eu plus de chance ?
Tara : Pour le moment,
je suis les mouvements de sa carte bancaire mais depuis plusieurs semaines il
ne l’a pas utilisé.
Myles : Il va pourtant
falloir lui mettre la main dessus !
Bobby : Ce type doit bien
allez faire des courses ?
Demetrius : À quand remonte
la dernière utilisation de sa carte ?
Tara : Selon la banque, un
peu plus d’un an.
Bobby : Un an !
Lucy : Il ne retire même
pas d’argent au guichet. La banque a essayé de le joindre pour différentes
offres bancaires mais ils n’ont jamais eu de réponse.
Myles : Il se peut que
Dana et Dave l’ait aussi fait disparaître.
Demetrius : Encore une
personne qui disparaît dans cette affaire.
Bobby : Même son appart
est vide. Rien qui ne pourrait nous dire où il est passé. Le labo est là-bas
mais rien de très concluant selon eu pour le moment.
Dans le parc du centre.
Sue, Jack et Levy étaient partis à la recherche de preuve impliquant
Dana et Dave dans la mort de la fille du sénateur et de son mari. La pause
qu’avait accordée Dana et Dave leurs avaient permis de s’éclipser sans trop
attirer l’attention.
Jack : Il faudrait que
l’on trouve l’endroit où ils auraient caché le cendrier.
Sue : D’après Johanna, ils n’ont pas pu s’en débarrasser car les
policiers étaient partout au moment de l’enquête.
Jack : Pourtant ils
n’ont pas réussi à le retrouver.
Sue : On aura peut-être
plus de chance, n’est-ce pas Levy ?
Levy regarda sa maîtresse.
Jack sourit et se dirigea vers l’abri de jardin. Ils s’en approchèrent avec
prudence et y pénétrèrent. A l’intérieur de la cabane, il y faisait assez
sombre, ce qui ne rassura pas Sue pour qui ses yeux étaient tous. Elle se
rapprocha de Jack et s’agrippa à son bras. Il se tourna vers elle, et tout en
lui parlant signa.
Jack : Ca va ?
Sue : Il fait sombre et
je ne distingue pas trop les choses.
Jack : Ne t’inquiète pas
Levy et moi on est là !
Levy posa sa patte sur la
jambe de sa maîtresse pour lui montrer qu’il l’a soutenait et qu’il était près
en cas de besoin. Jack prit la main de Sue dans la sienne et avança un peu
plus. Le trio avançait à pas discrets pour ne pas se faire entendre de
l’extérieur et d’éventuel personne se trouvant à l’intérieur. Jack et Sue
commencèrent à fouiller les alentours quand Sue remarqua des traces étranges
sur le sol, au milieu des outils de jardinage.
Sue : Jack, il y a
quelque chose ici.
Jack se pencha pour
regarder de plus prêt. Effectivement, des traces de sang séché étaient visibles
sur des planches de bois, le labo n’aurait aucun mal à trouver des traces et à
faire des recherches d’ADN.
Levy s’était quelque peu
écarté de notre couple quand il se mit à tirer sur le bas de pantalon de Sue.
Sue : Qu’est-ce qu’il y
a mon chien ?
Sue et Jack suivirent Levy jusqu’à un petit coin un peu à l’écart. Levy insistait avec sa truffe vers une planche qui était un
peu gondolée. Jack posa un genou au sol et regarda attentivement sous la
planche.
Jack : Il y a quelque
chose.
Sue : Tu peux
l’atteindre ?
Jack : (tendant son
bras) Je l’ai !
Il se redressa et la
montra à Sue.
Sue : On dirait une
bague, il y a du sang dessus.
Jack : Oui et à
l’intérieur il y a quelque chose de graver : «A Edouard avec tout
mon amour, Eléonore ».
Sue : C’est l’alliance
d’Edouard Garvey.
Jack : Maintenant on est
sûr qu’ils sont bien venus ici mais qu’ils ne sont jamais repartis de leur
plein gré.
La découverte faite par
nos agents prouvait qu’Eléonore et Edouard Garvey
avaient séjourné au centre et que quelque chose leur était arrivé.
Sue : On va devoir
prévenir Johanna de cette découverte.
Jack : Oui, mais pour le
moment on doit aller à la séance de thérapie de groupe avec Linda.
Sue : C’est vrai.
A ce moment, ils
entendirent du bruit. Une ombre passa près de la cabane et se rapprochaient de
plus en plus. Jack et Sue se regardèrent. Comment allait-ils expliquer leur
présence ici ?
PUB
Cabane du jardin
A ce moment, ils
entendirent du bruit. Une ombre passa près de la cabane et se rapprochaient de
plus en plus. Jack et Sue se regardèrent. Comment allait-ils expliquer leur
présence ici ?
Michael s’approcha de la
porte et commença à l’ouvrir. Jack attrapa Sue et la colla contre un des murs
et l’embrassa. Sue fut tout d’abord surprise mais se retrouver dans les bras de
Jack et l’embrasser à nouveau était tellement… agréable.
Elle noua doucement des
bras autour du cou de Jack et répondit à son baiser. Dieu ! Ce que cela
avait pu lui manquer. Et elle ne devait blâmer qu’une seule personne. Elle.
Michael entra et vit nos
deux amoureux tendrement enlacés et entrain de s’embrasser.
Michael : Hum Hum !!!
Jack et Sue se
détachèrent et se tournèrent vers le nouveau venu. Ils jouèrent les amoureux
gênés.
Jack : Oh désolé ! Nous ne voulions pas… nous…
Michael : Pas besoin de me dire ce que vous faisiez !
Silence. Jack et Sue
sourirent et sortirent de la cabane. Michael les laissa sortir.
Michael : Ces amoureux ! Tous les mêmes !
De retour au camp
La découverte faite par
nos agents prouvait qu’Eléonore et Edouard Garvey
avaient séjourné au centre et que quelque chose leur était arrivé.
Sue : On va devoir
prévenir Johanna de cette découverte.
Jack : Oui, mais pour le
moment on doit aller à la séance de thérapie de groupe avec Linda.
Sue : C’est vrai.
Sue allait partir quand
Jack la retint par le bras. Elle se tourna vers lui. Il avait un regard
demandant pardon.
Jack : Sue… pour tout à l’heure… dans le cabanon…
Ils se regardèrent.
Jack : Je… c’était pour garder notre couverture. Je ne
voulais rien forcer.
Il était sincère. Elle
fit quelques pas vers lui, ce qui le fit lever les yeux vers elle. Elle déposa
un rapide baiser sur ses lèvres. Jack l’interrogea du regard. Elle lui répondit
en lui souriant.
Sue : On devrait y aller ! On va finir par être en
retard.
Sue s’écarta et s’en
alla. Jack la regarda partir. Ce qui venait de se passer était bon signe mais
il ne devait rien brusquer et la laisser venir à son rythme.
Salle de thérapie
Tous les couples étaient
présents. Dana et Dave avaient laissés leur invité avec la spécialiste afin de
ne pas perturber la séance.
Linda : Comme je l’ai dit
ce matin, je suis ici pour aider chacun de vous pour une harmonie durable dans
vos couples. D’après ce que j’ai pu lire, certains d’entre vous auront besoin
de me consulter plus que d’autre. (Feuilletant son calepin) Tout d’abord, nous
allons discuter tous ensemble au sujet du faites qui vous a fait venir ici et
choisir ce centre plutôt qu’un autre. Bien entendu, les couples qui n’ont pas
la parole ne doivent en aucun cas porter de jugement sur ce que dit un autre
couple. Ceci dit, commençons par…voyons… Vince et Dorothée. Le centre est
plutôt loin de Las Vegas.
Dorothée : Et bien, Vince
m’a dit qu’ici nous essayerions de voir les difficultés de notre vie conjugal
sous un autre angle.
Linda : Et vous y êtes
arrivés ?
Vince : (gêné) Pas
vraiment.
Linda : Je pense que vous
devriez vous remettre en tête le but exact de votre visite. Si vous êtes venu
c’est que vous sentez un malaise dans votre couple et que vous voulez y
remédier.
Vince et Dorothée :
Oui, sans doute.
Linda : Si vous comprenez
que votre couple à un litige même minime alors vous êtes sur la bonne voie.
Très bien, Tatiana et Timothée, qu’elles sont vos raisons de votre venue ?
Tatiana jeta un regard
menaçant à son époux avant de prendre la parole.
Tatiana : Et bien, Timothée
voulait qu’on se retrouve un peu pendant ce week-end.
Linda : Pourquoi ?
Tatiana : Il trouve que je
suis trop tendue, j’ai un métier stressant vous savez.
Linda : Je n’en doute
pas. Cependant, je pense que ce n’est pas toute l’explication de votre venue.
Tatiana : (énervée) Comment
ça ?
Linda : Depuis le début
du séjour je n’ai entendu parlé Timothée que 3 fois. Il ne s’exprime jamais sans
que vous ne lui donniez l’autorisation, ça doit être frustrant pour lui mais
aussi votre famille.
Tatiana : (encore plus
énervée) Vous dites n’importe quoi ! Vous dites ça comme si je tyrannisais
mon mari !
Linda : Quand, pour la
dernière fois, avez-vous suivi un conseil de votre époux ?
Tatiana resta bouche bée.
Il était vrai qu’elle était un peu trop directive avec son mari.
Linda : Je vous verrai
également fréquemment lors de ce week-end. Ensuite nous avons Carolyn et
Steven !
Linda afficha un sourire
amusé quand elle lut les notes de son bloc-notes
Linda : Vous êtes marié
depuis 1 an, c’est exact ?
Steven : C’est ça !
Linda : Et vous vous êtes
marier combien de temps après votre rencontre ?
Carolyn : 5 ou 6…
Linda : Semaines ?
Steven : Non, jours !
Nous savions que nous étions destinés l’un à l’autre dès le premier regard.
L’assistance était sous
le choc. Ces 2 là n’avaient pas voulu attendre avant de se marier. Ils étaient
soit très amoureux soit complètement inconscient. Malgré cela Linda ne se
laissa pas déstabiliser.
Linda : Vous vous êtes
inscrit de votre propre chef ?
Steven : Non, nos parents
respectifs nous ont offert ce séjour.
Linda : Très bien, et
votre vie évolue au fil de vos rencontres avec les autres, vous avez suivi un
« modèle » pour vous guider dans l’évolution de votre union ?
Carolyn : Comment ça un
« modèle » ?
Linda : Ce que je veux
dire, c’est qu’avant de vous unir, on vous a expliqué que le mariage n’était
pas une simple cérémonie où 2 personnes se jurent fidélité ?
Steven : Bien sûr !
Linda : Vous connaissez
d’autre couple marié à l’exception de vos parents ?
Steven et Carolyn se
regardèrent quelques instants avant de donner une réponse négative par un
hochement de tête.
Linda : Votre couple ne
s’est pas construit sur une relation de séduction mais de ressenti.
Carolyn : Le coup de
foudre.
Linda : Exactement !
Un mariage doit pouvoir fonctionner si 2 personnes ont au préalable suivi un
processus où la séduction à son importance.
Steven : Certains couples
attendent avant de se marier et divorce peu de temps après, Carolyn et moi
savions que nous nous aimions.
Linda : Je ne dis pas que
votre couple ne fonctionnera pas, mais vous devez passer par l’étape de l’art
de la séduction. Nous travaillerons cela.
Il ne restait plus que
Sue et Jack. Cette psychologue était douée mais elle ne devait pas percée leur
secret et connaître la raison de leur véritable visite dans ce camp.
Linda : Il ne reste plus
que Sue et Jack.
Levy aboya. Il ne voulait pas
être mis à l’écart. Tous rire par son intervention.
Linda : Et j’oubliais Levy ! Je suis désolée ! Très bien. J’aimerais
connaître la raison qui vous a poussé à vous inscrire ici, à part bien sûr le
fait que ce centre soit proche de là où vous vivez.
Sue et Jack se
regardèrent.
Sue : (hésitante) Et
bien, Jack m’a avoué qu’il…qu’il m’avait trompé avec une autre femme !
Sue laissa coulé quelques
larmes qui ému l’assistance. Jack était mal à l’aise. C’était peut-être les
excuses qu’ils avaient fourni pour être admis cependant, Jack n’aurait jamais
pu faire cela pour de vrai.
Jack : Ce n’était qu’une
aventure sans importance. J’ai tout expliqué à Sue. Et je voulais vraiment que
les choses redeviennent comme au début.
Linda : Vous ne pouvez
pas effacer les actions faites dans le passé, mais le faites que vous avez vous
même tout dit à Sue veut dire que vous voulez repartir d’un nouvel essor. Nous
allons voir comment.
La pendule du salon
retentit et annonçait déjà 19 heures 30.
Linda : Le temps passe
vite quand on parle. Il est l’heure pour vous de dîner. Je vous retrouve tout à
l’heure. D’ici là, bonne appétit.
Chaque couple remercia
Linda de ses conseils et rejoint la salle pour le souper.
Générique
Bureau du FBI
L’équipe était toujours à
la recherche de Jonathan Bergman, l’ami d’Edouard Garvey
et continuait les investigations sur le centre.
Demetrius : Le labo a envoyé
son rapport au sujet de la fouille de l’appart de Bergman.
Bobby : Ils ont trouvé
quelque chose ?
Demetrius : D’après la pile
de facture qu’il y avait au domicile de notre disparu, il n’aurait pas mis les
pieds chez lui depuis des mois et son loyer lui serait payé tous les mois.
Myles : Il paie un loyer
alors qu’il ne vit pas dans son appart ?
Bobby : Il a peut-être
gagné au loto et a décidé de faire le tour du monde !
Tara : Dans ce cas la
banque n’aurait pas mis son compte en zone rouge !
Il a un découvert
impressionnant.
Demetrius : Il va falloir
continué les recherches.
Salle
du dîner du centre.
Le repas avait détendu
l’atmosphère et l’ambiance était au beau fixe. Les différents conseils que
Linda avait donnés portaient ses fruits. Dorothée et Vince ne s’étaient pas
disputer durant tout le repas, Tatiana demandait conseil à Timothée pour la
dégustation des plats, Carolyn et Sherman avaient qu’en à eu décider de s’éloigner
pour réfléchir au raison de leur mariage et mangeaient aux 2 extrêmes de la
salle. Il ne restait plus que Sue et Jack. Linda les observait du coin de
l’œil, Jack devait se montrer des plus attentionné à l’égard de Sue. Après
tout, il avait trompé sa femme !
Dana : La première
épreuve de ce matin nous a montré les techniques que chacun de vos couples ont
pour travailler en équipe.
Dave : Nous avons
d’abord Sue et Jack qui sont arrivés en tête suivi de Carolyn et Steven.
Dana : Pour les 2 autres
couples, la récolte d’indice a été plus infructueuse même si Tatiana et
Timothée sont arrivés dans les temps et Vince et Dorothée, nous allons devoir
réinstaurer une étape pour une meilleure coordination dans vos couples.
Dave : Dès demain, les
consultations par couple avec Linda seront aménagées dans vos emploi du temps.
Pendant le dîner, Sue et
Jack avaient donné rendez-vous à Johanna dans un
endroit isolé afin de lui faire part de la découverte faites dans l’après-midi.
Claudio avait remarqué le manège entre Johanna et
Jack lors du dîner.
Johanna avait conseillé à Jack
de la rejoindre près d’un petit hangar. Il était sortit par le jardin qui
menait vers l'entrée du bosquet. Sue l’attendait avec inquiétude. Jack avait
préféré y aller seul pour que Sue lui serve d’alibi si jamais on le cherchait.
Dans la nuit.
Jack avançait en faisant
le moins de bruit possible. Le point de rencontre était assez éloigné de la
résidence. Johanna avait choisi cet endroit car il
était désaffecté depuis longtemps et qu’ils ne seraient pas dérangés. Jack
arriva le premier. Il chercha autour de lui quand soudain, des bruits de pas se
firent entendre. Johanna apparu.
Johanna : Vous vouliez me
parler de ce que vous avez découvert cet après-midi ?
Jack : On a retrouvé
l’alliance d’Edward Garvey dans l’abri de jardin.
Johanna : Je préviendrais
votre bureau de cela. Pour ma part, j’ai réussi à ouvrir le coffre de Dana et
Dave et j’ai découvert des documents compromettant le sénateur Graham. Ils font
chanter le sénateur grâce à ça.
Jack : De quel genre de
document est-ce ?
Johanna : La campagne du
sénateur a été financée grâce à de l’argent de la drogue.
Jack : Il serait de
mèche avec la mafia ?
Johanna : C’est encore trop
tôt pour le dire. Mais des fonds suspects gèrent la carrière du sénateur.
Jack : Demain nous irons
voir du côté de la grange quand nous aurons du temps libre.
Johanna : Très bien !
Chambre de Sue et Jack.
On frappa à la porte. Levy sauta dans les jambes de Sue pour la prévenir. Ca ne
pouvait pas être Jack, il avait dit qu’il passerait par le jardin, comme à
l’aller, pour revenir. Sue regarda une dernière fois par la baie vitrée pour
apercevoir mais en vain. Elle décida d’ouvrir, peut-être qu’un imprévu l’avait
fait changé d’idée entre temps.
Sue ouvrit la porte et tomba
nez à nez avec Claudio.
Sue : (surprise) Bonsoir !
Claudio : Bonsoir !
Il affichait un sourire
charmeur.
Claudio : Je peux entrer ?
Sue : C’est que Jack et
moi nous allions…
Claudio : Je l’ai vu
sortir. Je sais que vous êtes seule et qu’il avait rendez-vous avec Johanna.
Sue : Je crois que vous
faites fausse route !
Claudio : Je l’ai surpris
quand il parlait avec Johanna de leur rencontre romantique
au clair de lune.
Sue était très embêtée. Est-ce
qu’il allait les dénoncé ? Avait-il compris qu’ils étaient du FBI ?
Ce type semblait vouloir la draguer pourtant elle jouait les femmes mariées.
Claudio : Il aurait du vous
emmener mais si vous voulez mon avis, vous devriez le faire souffrir autant
qu’il vous a fait souffrir.
Sue : Je crois que vous
devriez partir !
Claudio : Il ne sait pas
quelle chance il a ! Une femme aussi séduisante que vous !
Sue n’en revenait pas.
Elle était dans un centre pour aider les couples en difficulté et il voulait
qu’elle trompe Jack. Claudio se rapprochait dangereusement.
Sue : Je suis très
heureuse avec mon mari !
Claudio : Vous devriez
plaquer ce pauvre type !
Sue : Mais moi comme
mon chien nous savons faire la différence entre les vrais hommes et les idiots.
Sue allait fermer la
porte seulement Claudio avait mis sa main et son pied pour l’en empêcher. Il
était plus fort que Sue et elle n’arriverait pas à tenir très longtemps. La
panique commençait à s’emparer d’elle. Elle allait appeler Levy
quand soudain, elle sentie une présence familière à ses côtés.
La porte s’ouvrit d’un
seul coup de l’intérieure. Jack se tenait près d’elle. Il était torse nu et
portait une serviette sur l’épaule.
Jack : Je crois que pour
ce soir, nous allons en rester là !
Claudio : (surpris)
Quoi ? Je…je vous ai vu sortir tout à l’heure !
Jack : Vous avez du
confondre ! Je nous faisais couler un bain à MA charmante épouse et moi
même.
Claudio : C’était pour voir
si vous vouliez vraiment vous remettre ensemble pour de bon et…
Jack : Et je vous
rassure, je sais quelle chance j’ai d’avoir une femme aussi magnifique que Sue.
Jack lui lança un regard
menaçant qui voulait tout dire, son excuse bidon ne marcherait pas. Claudio fit
une mine terrifiée. Il ne demanda pas son reste et laissa notre couple.
Jack referma la porte.
Sue l’observa pendant quelques secondes avant de se jeter dans ses bras. Elle
avait eu si peur. Jack était toujours là quand elle en avait besoin. Elle
s’écarta légèrement tout en gardant ses bras autour du cou de Jack. Celui-ci
avait posé les mains sur la taille de la jeune femme.
Jack : Je suis désolé de
ne pas avoir pu faire plus vite !
Sue : J’ai cru que ce
type allait…
Jack : N’y pense plus.
De toute manière, avec 2 gardes du corps comme Levy
et moi, il aurait eu du mal à mettre un pied ici.
Elle sourit. C’est vrai.
Elle avait de la chance de les avoir tout les deux. Elle remarqua la situation
dans laquelle ils se trouvaient. Ils étaient dans les bras l’un de l’autre et
Jack était torse nu et Sue pouvait sentir sa peau sous ses doigts.
Elle baissa les yeux et
s’éloigna. Jack remarqua son trouble et sourit légèrement. Elle rougissait. Il
fallait qu’elle détourne la situation.
Sue : Comment es tu
entré ?
Jack : J’avais pris un
passe tout l’heure avant de partir. Un
de ceux que Johanna nous a donné ce matin.
Il se faisait tard. Jack
avait raconté à Sue ce que lui avait dit Johanna. Ils
n’avaient pas encore la preuve formelle que l’un des moniteurs étaient
complices de la mort des Garvey alors ils devaient
être très prudent, de plus, Claudio semblait s’intéresser à eux d’un peu trop
près et surtout de Sue.
Jack : il va falloir que je garde un œil sur ce Claudio…
et si jamais il ose à nouveau…
Sue : Je crois qu’il a compris le message.
Ils se dirigèrent tout
les deux vers la chambre. Arrivé à l’entrée, un silence s’installa. Ils se
regardèrent.
Jack : Je te laisse le
lit pour dormir !
Sue : Mais…
Jack : Il serait
inconvenable de ma part de te faire dormir sur le canapé !
Sue : Mais...Jack, il
n’y a pas de canapé !
Jack regarda rapidement
autour de lui. Sue avait raison. La chambre était très spacieuse mais était
encombrée de statue et de figurine représentant des couples dans des situations
plus qu’équivoque.
Jack : Je vais faire un
lit d’appoint, après tout un bon agent doit pouvoir dormir dans n’importe
quelle situation !
Sue regarda Jack d’un air
plutôt inquiète. Il était peut-être un bon agent mais ce n’était pas Robinson Crusoé ou MacGyver.
Jack commençait à se
construire un lit d’appoint avec 2 chaises côte à côte quand elle le regarda se
couché dans son « lit pré assemblé ». Le résultat était sans appel.
Le « lit » s’écroula se qui fit rire Sue à gorge déployer. Et Jack se
retrouva à terre. Elle s’approcha et lui tendit la main pour l’aider à se
relever.
Sue : Jack, tu devrais
abandonner cette idée avant de te casser un bras. On aura qu’à…
A-t-elle osé le
dire ? Sue prit une grande respiration et fini sa phrase.
Sue : On aura qu’à
dormir dans le même lit.
Jack était surpris,
content car il n’allait pas passer sa nuit sur un lit qui lui martyriserait le
dos, mais surpris par les mots que Sue venait de prononcer. Il prit sa main et
se releva. Il planta son regard dans le sien.
Jack : (gêné) Tu es
sûre ?
Sue : Et bien si jamais
Dave et Dana venaient à l’improviste, ils verraient un couple dormir dans le
même lit. En tout bien, tout honneur !
Jack n’était pas sûr que
ce soit la bonne solution. Surtout maintenant et après ce qui c’était passé à
l’appartement de Sue, peut-être devrait-il décliner l’offre. Il regarda Sue
dans les yeux, elle était sincère et sûre d’elle. De plus, en parfait gentleman
il ne ferait rien qui la peinerait.
Sue : De tout manière, Levy est là si jamais tu avais l’esprit mal tourné !
Elle lui fit son plus
beau sourire. Maintenant, il en était sûr. Elle le taquinait c’était le signe
que Sue savait ce qu’elle faisait.
Jack : Dans ce cas !
Il lui rendit son
sourire. Ils s’approchèrent du lit et sans demander à l’autre, ils prirent un
côté du lit. Pendant que Jack enlevait les oreillers en cœur qui se trouvait un
peu partout sur ce lit, Sue se prépara à se coucher et enleva la robe de
chambre qu’elle portait.
Elle était un peu gênée
de se retrouver dans cette situation avec Jack mais elle avait confiance en
lui. Elle le regarda. Il était toujours torse nu. Il s’installa dans le lit.
Elle l’imita. Ils restèrent chacun de leur côté, regardant le plafond puis Jack
tourna la tête vers Sue et posa sa main sur son épaule pour lui signaler qu’il
voulait lui parler.
Jack : Bonne nuit.
Sue : Bonne nuit.
Jack éteignit la lumière.
Le lendemain matin.
La cloche du réveil sonna
à 9 heures. Jack commença à ouvrir les
yeux. Il avait très bien dormi et avait passé une nuit reposante. Il sourit en
repensant au fait qu’il avait dormi près de Sue.
C’est à ce moment que Jack sentit un poids sur
son torse. Quand il regarda attentivement, il aperçu une tête blonde sur son
torse. Sue dormait à point fermer. Il sourit. Il pouvait sentir son parfum.
Quel réveil agréable.
Elle était simplement
magnifique. Il l’a contempla quand Levy sauta sur le
lit. La sonnerie du réveil avait re-sonné et il devait prévenir sa maîtresse.
Sue ouvrit les yeux
doucement.
Sue : C’est bon Levy. Je suis
réveillé ! Descend !
Levy s’exécuta. Sue commença
doucement à s’étirer et c’est là qu’elle remarqua qu’elle venait de se
réveiller dans les bras de Jack. Elle avait du bouger dans la nuit. Elle leva
la tête vers lui. Il lui sourit.
Jack : Bonjour !
Sue : (gênée)
Bonjour !
Elle s’écarta légèrement
et doucement pour se retrouver aux côtés de Jack. Ils se regardèrent.
Jack : Bien dormi ?
Sue était embarrassée.
Elle s’était endormie dans les bras de Jack et elle devait avouer qu’elle
n’avait jamais aussi bien dormi.
Sue : Très bien.
Il lui sourit de plus
belle.
Jack : Si j’avais su
j’aurais du demander à Levy de me protéger de tes
assauts nocturnes !
Elle lui rendit son
sourire. Elle avait merveilleusement bien dormi et se réveiller dans les bras
de Jack était très agréable.
Jack se leva et ouvrit la
porte de la chambre.
Elle n’avait vraiment
ressentit cela avec un homme. Les matins avaient toujours été difficiles. Mais
là, ce n’était pas vraiment un « matin ». Il ne s’était absolument
rien passé. Jack avait tenu sa promesse et avait agit comme un vrai gentleman.
Jack revint avec le petit
déjeuner et le planning de la journée. Dana avait affiché un planning sur la
porte des chambres de chaque couple.
Jack : On a jusqu’à 10
heures avant de rejoindre les autres dans le parc. Et on a un programme
chargé ! … Pendant que tu déjeunes, je vais aller prendre ma douche !
Sue : D’accord !
Jack se dirigeait vers la
salle de bain quand il se tourna vers Sue, un sourire taquin sur le visage.
Jack : Tu devrais
essayer de faire attention le soir.
Sue : De quoi tu
parles ?
Jack : Tu ronfles
tellement fort que j’ai cru que Levy et moi on allait
devoir quitter la chambre !
Sue prit un oreiller et
le lança dans la direction de Jack qui éclatait de rire.
Bureau du FBI
L’équipe, (Bobby, Myles, Demetrius, Tara et Lucy),
poursuivait leurs recherches pour retrouver Jonathan Bergman. Ils
s’inquiétaient aussi de ne pas avoir de nouvelle de leurs amis même s’ils savaient
qu’ils auraient bien aimé être choisit pour l’infiltration. Des buffets à
volonté, du champagne, tout pour ravir leurs sens.
Wallace rentra dans le
bureau. Elle avait eu des nouvelles au sujet de l’avancement de l’enquête.
Wallace : J’ai des
infos ! Selon mon indic, les agents Thomas et Hudson auraient retrouvé
l’alliance d’Edouard Garvey couverte de sang.
Tara : Ils ont bien été
tués là-bas alors !
Wallace : Pour le moment,
les indices sont trop minces pour arriver à cette conclusion.
Lucy : On a des
nouvelles de Sue et Jack ?
Wallace afficha un
sourire plus que révélateur.
Wallace : Mon indic m’a
affirmé que tout ce passait bien voire même très bien…mais ils n’ont pas encore
fini de s’amuser !
Elle les regarda une
dernière fois et sortit.
Centre Dana et Dave
Jack et Sue n’avaient pas
encore eu le temps de retrouver l’arme des crimes et le temps passait très
vite. Le planning que leur avait laissé Dana était très chargé pour ce deuxième
jour.
Après le petit déjeuner,
tous les couples étaient conviés à un exercice de « consolidation », et
après, Sue et Jack devaient avoir une entrevue avec Dana et Dave. Pour le
planning de l’après-midi, ils avaient un rendez-vous avec Linda, la thérapeute
et enfin un exercice de sport avec Claudio, le coach.
Dana : Tout
d’abord ! J’espère que vous avez passé une excellente nuit.
Dave : Chaque jour, nous
ferons des exercices différents et évolutifs pour le bien-être de votre couple.
Dana : Aujourd’hui, nous
allons commencés par des activités qui va être révélateur de la confiance que
vous avez en votre partenaire.
Dana se leva et commença
les explications pour le déroulement des entraînements.
Dana : Mesdames, vous
allez vous mettre debout, les 2 pieds joints.
Les 4 femmes
s’exécutèrent.
Dave : Maintenant, lorsque
je vous le dirai, vous écarterez les bras et vous vous laisserez tomber en
arrière.
Dana : Vous messieurs,
vous rattraperez vos épouses avant qu’elles ne touchent le sol.
Dave : Bien sûr, vous
devez vous présenter dos à vos maris mesdames ainsi, vous serez dépendantes de
vos époux.
Dana : Bien entendu,
nous inverserons les rôles.
Dave : Ainsi, le jeu
aura été fait par tous.
Dana : Il est
formellement interdit de bouger nos pieds pour vous rattraper mesdames sous
peine de sanctions.
Tatiana : Quelles
sanctions ?
Dana : Vous n’êtes pas
sans savoir que nous vous notons pour chaque exercice.
Dave : Plus vous avez de
point négatif et plus vous devrez allez en thérapie avec Linda !
Sue se tourna en direction
de Jack, se mit en position et ils commencèrent. Elle laissa son corps tomber
en arrière. Jack la rattrapa. Ils intervertirent leur place et tout se passa
très bien.
Sue : Je ne vois pas en
quoi cet exercice est dur ?
Jack : Moi non
plus !
C’était beaucoup plus
laborieux pour les autres couples. Carolyn avait trop peur et n’osait pas se
laisser tomber en arrière, Tatiana pensait que Timothée n’aurait pas assez de
force pour la retenir tandis que Dorothée était sûre que Vince ne bougerait pas
le petit doigt.
Dana : Cet exercice sert
d’élément de test pour les prochaines épreuves.
Dave : Ceci montre votre
niveau de confiance envers votre partenaire.
Dana : Cet exercice peut
paraître anodin seulement certains couples ont parfois du mal à exprimer tous
leurs émotions.
Après ces quelques mots,
les 3 couples qui n’avaient pas réussi au préalable commencèrent à faire
l’exercice avec plus de succès. Dave et Dana regardèrent l’évolution de
l’exercice quand ils décidèrent de passer au suivant.
Dana : Très bien. Il est
déjà l’heure de rejoindre les différents moniteurs pour les autres exercices,
j’aimerai que les couples suivent leur planning et partent au endroit où est
indiqué votre planning.
Chaque couple partit
rejoindre les différents responsables qui les encadreraient pour les autres
activités. Sue et Jack poursuivaient cette matinée avec Dana et Dave.