7- Doudou, couches-culottes et FBI.
Auteur : EnfantTV et FandeSérie
E-mail : chelseajoyce@wanadoo.fr et reika65@hotmail.fr
Genre : aventure, romance
Résumé: Un week-end bien mouvementé pour notre cher Jack….
Note de l'auteur : Les personnages et les lieux sont la propriété de la PAX. Ce fanfic a pour but de divertir les fans de la série Sue Thomas, FBEye.
Il fait partie d’une saison 4 virtuelle que nous sommes entrain d’écrire.
VENDREDI
Appartement de Jack.
Il était déjà 8h30, le soleil laissait les rayons pénétrés dans l’appartement où Jack et Sue se trouvaient. Ils s’étaient réveillés près l’un de l’autre comme ces derniers jours, le sourire aux lèvres de voir en ouvrant les yeux, le visage de l’autre. Encore une nuit passée ensemble qu’ils avaient savouré et apprécier à chaque seconde.
Jack s’était levé tôt, il ne voulait pas être en retard au bureau surtout depuis que les autres avaient appris pour Sue et lui. Si le reste de l’équipe savait qu’ils avaient passé la nuit ensemble les taquineries ne cesseraient jamais. Il entra dans la chambre et il vit Sue arriver vers lui en peignoir et une serviette qui enroulait ses cheveux sur la tête. Il lui sourit et lui tendit une tasse de café. Elle lui avait emprunté son peignoir. Elle lui rendit son sourire et prit la tasse.
Jack : Noir et avec 1 sucre.
Sue : Merci.
Elle but une gorgée de café. Il était comme elle l’aimait. Jack la surprenait encore de savoir faire un café aussi bon. Jack la fixa dans les yeux tandis qu’il attrapa sa tasse. Ils s’échangèrent un regard plein de tendresse quand Sue interrompit le silence qui régnait.
Sue : Il va falloir que je passe à mon appartement pour me changer car tu connais l’équipe. Si ils me voient arriver avec les mêmes vêtements qu’hier, on est bon pour avoir le droit à un interrogatoire dans les règles.
Jack sourit à la remarque. Elle avait raison. Leur relation avait beau être officielle, l’équipe trouvait tous les moyens pour en savoir plus.
Jack : Tu as raison. Ne leur donnons pas un prétexte pour nous harceler !
Sue posa sa tasse et enleva la serviette qu’elle portait sur la tête. Elle sécha encore rapidement ses cheveux. Elle leva les yeux vers Jack qui la regardait faire. Il adorait ses petits moments simples de la journée avec elle.
Sue : Est-ce que tu as un sèche-cheveux ?
Jack s’arrêta dans son mouvement comme si Sue venait de lui demander quelque chose d’incroyable.
Jack : Un…quoi ?
Sue : Un sèche-cheveux…tu sais, ça permet de se sécher les cheveux.
Jack : Désolé… (Sourire) je n’ai pas l’habitude de me faire des brushings !
Sue sourit à son tour en imaginant Jack avec un brushing !
Sue : Ce n’est pas grave, je vais m’habiller et j’utiliserai le mien…
TOC TOC TOC
Levy vint prévenir sa maîtresse qu’on avait frappée à la porte. Jack lui fit signe qu’il allait ouvrir. Après tout, il était chez lui. Qui pouvait bien venir d’aussi bonne heure ? En espérant que ça ne soit pas Bobby qui passait le prendre. Il ouvrit la porte.
Jack : Kate ?
Kate : Bonjour !
Une jeune femme se trouvait sur le pas de la porte, un bébé dans les bras. Elle sourit et entra. Jack resta un moment sous le choc puis referma la porte. Il se tourna vers Kate qui s’était avancé dans l’appartement. Elle s’était retrouvée face à face avec Sue.
Sue resserra le peignoir qui était pourtant bien fermé mais la scène avec ses parents lui avait déjà suffit. Il était hors de question de se retrouver dans ce genre de situation à nouveau.
La jeune femme semblait bien connaître l’appartement. Une petite pointe de jalousie fit son apparition dès que cette femme était entrée dans la pièce avec ce bébé dans ses bras. Ce bébé était-ce… ? Non, ce n’était pas le genre de Jack. Mais elle ne pouvait empêcher cette question de lui trotter dans la tête. Il y avait pourtant une petite ressemblance entre ce bébé et Jack.
Kate : J’adore ton appart. Toujours aussi spacieux et terriblement bien rangé.
Jack : Merci…
Kate regarda Sue puis se tourna vers Jack pour le faire réagir.
Jack : Oh…euh…Kate, je te présente Sue…Sue Thomas… (Se tournant vers Sue) Sue, je te présente Kate…ma sœur !
Sue était soulagée. Elle regarda Kate et lui sourit. Elle devait avouer qu’il y avait un air de ressemblance avec Jack. Kate avait des cheveux bruns, courts qui lui tombaient sur la nuque et les yeux marron. Le même regard que Jack. Cela devait être de famille. Un regard transperçant et si chaleureux à la fois.
Kate : La célèbre Sue Thomas…Je vous rencontre enfin. Jack n’a pas arrêté de parler de vous.
Kate tendit la main vers Sue.
Kate : Heureuse de vous rencontrer !
Sue : Moi aussi.
Sue serra la main. Le bébé gazouilla.
Kate : Je crois que ta nièce aimerait être présentée aussi.
Jack sourit et s’approcha de sa sœur. Il tendit les bras et prit sa nièce. Il déposa un baiser sur le front de l’enfant. Sue sourit en voyant le tableau.
Jack : Sue, je te présente Mackenzie.
Sue regarda l’enfant et lui sourit tout en lui prenant sa petite main dans la sienne.
Sue : Enchantée de faire ta connaissance Mackenzie.
Kate : Bon et bien maintenant que vous avez fait connaissance, je vais vous laisser.
Kate déposa les sacs du bébé sur le sofa et se dirigea vers la porte. Jack la regarda.
Jack : QUOI ?
Kate : Il y a des couches dans la poche avant du sac et son doudou dans celle du côté et puis aussi sa tétine si jamais elle s’agite trop et…
Jack : QUOI ?
Dans un geste naturel, il passa Mackenzie à Sue. Celle-ci fut étonné mais prit le bébé dans ses bras. Jack rejoignit Kate. Celle-ci regarda son frère venir vers elle.
Kate : Dois-je te rappeler la proposition que tu m’as faite la dernière fois…
Jack sembla réfléchir, il est vrai que depuis quelques temps, il avait autre chose en tête…quelqu’un d’autre pour être plus exact.
Kate : Tu m’as promis que tu serais prêt à me garder Mac quelques jours pour permettre à Elliot et moi de nous retrouver en tête à tête.
Jack : Je m’en souviens mais tu aurais pu appeler pour me demander si…
Kate : Jack, je te connais ! Tu aurais inventé une excuse avec ton boulot.
Jack : Ce n’est pas mon genre !
Kate leva un sourcil en l’air comme pour se demander si Jack venait d’inventer la réponse.
Kate : Elliot et moi avons vraiment besoin de nous retrouver.
Jack : Oui mais Kate, en ce moment je ne peux pas…demande à maman.
Kate : Papa et maman sont chez tante Anna pour 2 semaines ! Et je sais qu’il te reste quelques jours à prendre.
Jack : Mais…
Kate : Il n’y a pas de mais qui tienne. Et puis demain c’est le week-end !
Kate sourit à son frère puis se pencha pour voir Sue. Celle-ci tenait le bébé contre elle et s’amusait avec elle. Kate s’approcha et déposa un baiser sur le front de son bébé.
Kate : Je te laisse avec oncle Jack ma chérie alors soit sage.
Le bébé sourit en regardant sa mère.
Kate : Sue ?
Levy mit sa patte sur la jambe de sa maîtresse pour le prévenir. Sue leva les yeux.
Kate : À bientôt, j’espère !
Elle lui sourit.
Sue : Oui.
Kate regarda une dernière fois son frère. Jack ne bougeait pas. Il venait de se faire avoir.
Kate : Et puis je suis sûre que Sue sera ravie de t’aider !
Jack se tourna vers Sue. Il adorait ce qu’il voyait à cet instant. Sue entrain de parler avec Mackenzie. Elle avait un regard rempli de tendresse qui faisait chaud au cœur. Jack admirait cette scène, Sue avec un bébé dans les bras. Il sourit légèrement.
Kate observa Jack quelques instants et vit une lueur briller dans ses yeux. Cette scène semblait le toucher au plus haut point. Kate prit discrètement ses affaires et profita du faites que Jack était trop absorbé par ce qu’il avait sous les yeux pour filer.
Jack : Kate !
La porte se referma. Elle était partie. Jack se tourna vers Sue. Celle-ci le regarda et se demanda ce qui se passait. Il s’approcha de la jeune femme.
Jack : Kate me laisse Mackenzie sur les bras.
Sue : Elle est mignonne comme tout.
Jack : Je sais ! Elle est comme son oncle.
Sue esquissa un sourire.
Sue : Alors tout va bien.
Jack : Oui mais moi je pense à Wallace.
Sue : Je suis sûre qu’elle comprendra.
Jack lança un regard sceptique en direction de Sue. Wallace indulgente…il n’y croyait pas trop même si elle avait eu aussi des enfants alors elle serait peut-être moins en colère.
GENERIQUE
Bureau du FBI
La dernière enquête avait été des plus mouvementés pour l’équipe et surtout pour Wallace. Sa fille Abbygail et elle avaient décidé de parler toutes les 2 et même si cela risquait de prendre du temps, elles avaient avancé dans leur relation.
Lucy était revenu de son voyage de noce et déballait les photos qu’elle avait prises de son séjour à Hawaï.
Lucy et Tara s’étaient regroupés autour du bureau de Lucy et admiraient les prises.
Lucy : Là c’est près de l’hôtel avec Dylan…et là c’était sur la plage avec Dylan…et ici c’était la soirée des nouveaux venus…
Myles : Avec Dylan !
Bobby et Demetrius se retinrent de rire.
Myles : Si tu prononces encore une fois son prénom, il pourra dire qu’il fut l’homme devenu veuf le plus vite au monde. Après que sa femme soit faite assassinée par un agent du FBI.
Lucy lui fit une légère grimace tandis qu’il s’éloignait quelque peu, en ayant assez d’entendre les aventures de Dylan.
Tara : Il est jaloux parce que tu ne lui as pas donné son cadeau.
Myles s’arrêta dans sa course vers son bureau et fit demi-tour vers les filles.
Myles : Un cadeau ?
Il prit son petit air d’enfant et s’approcha à nouveau d’elles tout doucement.
Lucy : Oui, mais puisque je ne peux pas m’exprimer tu devras attendre.
Myles : Mais…
Lucy : J’avais trouvé quelque chose te correspondant pendant le voyage mais je ne crois pas que tu en ais si besoin.
Alors que Lucy continuait à martyriser Myles, Sue et Jack entrèrent dans le bureau avec Mackenzie. Un silence s’installa et tous les yeux suivirent Jack des yeux. Ils devaient avouer que Jack et Sue adoraient leur faire des surprises ses derniers temps mais là ils avaient fait fort.
Sue alla à son bureau avec la nacelle de MacKenzie. Personne n’avait encore ouvert la bouche et fixaient les nouveaux venus. Demetrius s’avança vers le bureau de Jack. Il devait en avoir le cœur net.
Demetrius : Jack ?
Jack leva les yeux vers son ami comme si tout était normal.
Jack : Oui, Dem ?
Bobby : C’est moi où tu as un bébé dans les bras ?
Jack posa les yeux sur MacKenzie avant de regarder ses collègues. Il ne put s’empêcher de sourire face à la situation. A leur place, il aurait réagit de la même manière. Sue sourit aussi, puis elle s’approcha du bureau de Jack.
Sue : Tu ne rêves pas Bobby, c’est bien un bébé.
Myles : Merci pour cette confirmation Mlle Thomas, nous aurions pu nous poser encore cette question pendant des heures !
L’équipe s’approcha de Jack et du bébé.
Myles : Comment est-ce possible ? Enfin je sais comment c’est possible mais…
Tara et Lucy s’approchèrent pour pouvoir admirer la petite. Elles avaient toutes les deux, deux immenses sourires sur leurs visages.
Lucy : Je pars une semaine et ils arrivent avec un bébé ! (se tournant vers Sue) Vous m’avez caché quoi d’autre ?
Tara : (prenant la main de Mac dans la sienne) Elle est trop mignonne.
Bobby : Oui… et elle te ressemble Jack !
Jack regarda son ami. Il n’était jamais le dernier pour en rajouter.
Tara : Oui, c’est vrai ! Elle a tes yeux !
Jack sourit et regarda un instant Sue. Et dire qu’ils avaient voulu passé inaperçu ce matin. C’était manqué. Mais pourquoi ne pas aussi jouer de cette situation et ne pas inverser les rôles pour une fois.
Jack : Avouez qu’on a bien garder le secret ?!
Les visages de ses amis changèrent d’expression. Sue sourit. Elle comprit ce qu’il était entrain de faire.
Sue : Et croyez-moi, ce n’a pas été la chose la plus simple que j’ai eu à faire !
Lucy : Vous plaisantez ?!
Jack et Sue se fixèrent un instant avant de se sourire. Ils ne changeraient jamais.
Jack : Je vous présente Mackenzie…ma nièce.
Ils sentirent un soupir de soulagement collectif.
Bobby : Encore un coup de Kate !
Jack baissa la tête comme pour avouer qu’il n’avait pas pu dire non.
Demetrius : Et elle vient la reprendre quand ?
Jack : Dimanche.
Myles : Tu veux dire que tu vas avoir ce marmot sur les bras pendant 3 jours !
Ca y est ! C’était repartit ! Sa victoire avait été de courte durée.
Bobby : Bravo l’enflammé, tu vas pouvoir t’exercer.
Demetrius : C’est vrai ! Hé Sue, surveille-le comme ça tu pourras le tester.
Sue et Jack se fixèrent. La journée ne faisait que commencer et les taquineries allaient bon train. Les ennuis se profilaient à l’horizon quand arriva dans le bureau Wallace.
Wallace : Bonjour à tous…
Wallace avait lancé un bonjour matinal quand ses yeux s’arrêtèrent sur Jack et sa petite invitée.
Wallace : Hudson ? Vous avez une explication.
Jack se leva en serrant MacKenzie dans ses bras.
Jack : (gêné) C’est…heu…ma nièce…Mackenzie.
Wallace s’avança vers Jack qui tenait Mackenzie dans les bras. Quand l’enfant vit le visage de Wallace, elle afficha un sourire qui illumina Wallace. Elle ne put que sourire à ce petit être qui se montrait sous ses yeux.
Wallace regarda Jack et lui reposa la question plus doucement.
Wallace : Elle me semble adorable mais j’attends toujours votre réponse.
Jack : (gêné) Ma sœur m’a demandé de la garder quelques jours et…
Wallace : Vous n’avez pas pu refuser.
Wallace s’assit près du bureau de Jack et attendait sa réponse.
Wallace : Les femmes vous mènent par le bout du nez Hudson, faites attention.
Tout le monde sourit à la remarque de Wallace.
Jack : J’avais promis à ma sœur de lui rendre ce service alors je ne pouvais pas me défiler encore cette fois-ci.
Wallace : Seulement vous êtes au FBI, pas dans une garderie.
Jack : (gêné) Elle ne fera pas de bruit, elle est toute petite et elle ne gênera personne.
Wallace se redressa avec un sourire d’amusement.
Wallace : Je crois que vous vous faites des idées Hudson. Les bébés accaparent toute l’attention.
Demetrius : C’est vrai. On ne peut pas les négliger.
Myles : Ecoutez un spécialiste.
Wallace : Heureusement que pour la prochaine affaire, je n’aurais pas besoin de vos services.
Jack lança un regard en direction de Wallace étonné par son sens de la répartit d’aussi bonne heure.
Wallace : J’ai reçu un dossier pour la protection d’un témoin.
Demetrius : Un témoin ?
Wallace : (tendant un dossier à chacun) Owen Anderson a assisté à un règlement de compte dans une ruelle.
Wallace se tourna vers Tara qui projeta les photos des différents protagonistes de l’affaire.
Tara : Voici Andrew Ellington, c’est l’homme qui a été assassiné, 48 ans, divorcé, il rentrait chez lui quand un homme, Jeffrey Price, l’a poignardé.
Bobby : Pour quel motif ?
Tara : Ellington devait de l’argent à Price.
Lucy : Ca devait être pour une bonne somme.
Tara : Environ 72 000 dollars.
Jack tenait toujours Mackenzie dans ses bras. Elle semblait heureuse dans les bras de son oncle qui l’a berçait doucement. Jack l’a serra contre lui avant de la déposer délicatement dans sa nacelle sous les yeux du reste de l’équipe qui était fascinée par le spectacle. Jack jouant les papas gâteaux.
Il se releva et vit que tout le monde le regardait. Il reporta son attention sur l’écran pour que le briefing puisse continuer.
Jack : On sait comment Ellington et Price se sont rencontrés ?
Tara : Par le biais d’un bookmaker.
Wallace : Ellington avait de l’argent à dépenser dans les paris sportifs et Price servait de rabatteur.
Myles : Une rencontre que ce pauvre Ellington aurait mieux fait d’éviter.
Mackenzie fit tomber son jouet. Jack allait se pencher pour le ramasser quand Levy prit le jouet doucement dans sa gueule, s’approcha de la nacelle, s’appuya sur ses pattes arrière en posant ses pattes avant sur le bureau et le déposa dans la nacelle. Tout le monde sourit.
Avec Levy comme protecteur, MacKenzie n’avait aucun souci à se faire. Sue s’approcha de son chien et lui caressa la tête pour le féliciter. Wallace avait elle suivit l’action mais commençait à s’impatienter. Tara reprit la parole.
Tara : Ellington était le vice président d’une petite firme agroalimentaire. Il était divorcé sans enfant. Son ex femme avait fait part de sa disparition.
Myles : Ils étaient restés en bon terme ?
Wallace : Elle a appelé la police quand son ex-mari n’a pas versé sa partie prévue dans le contrat de mariage.
Lucy : (ironique) Un couple très soudé.
Tara : Ellington avait dépensé une fortune dans les paris et n’avait pas remboursés le bookmaker.
Demetrius : On sait qui est le bookmaker ?
Wallace : Jonathan Redans.
Demetrius : Et le témoin ? On des infos sur lui ?
Tara : Owen Anderson sortait d’un bar quand il a été témoin de la scène.
Wallace : Il a vu la scène et est maintenant sous protection jusqu’au procès.
Mackenzie gigotait dans sa nacelle, ce qui ne passa pas inaperçu. Jack la prit dans ses bras.
Jack : Qu’est ce qu’il y a ma puce ?
Sue : Sa tétine est dans le sac.
Jack : Je vais lui donner son doudou.
Sue s’approcha du sac et fouilla dans les poches avant de trouver un petit lapin en peluche qu’elle montra au bébé. Tous ne purent qu’admirer ce couple prenant soin d’un petit être aussi fragile.
Tara : Elle est trop mignonne.
Demetrius : C’est vrai, un vrai petit ange.
Bobby : En plus elle ressemble à sa maman.
Lucy : Les même yeux que Jack !
Tara : C’est vrai, des grands yeux marron.
Wallace écoutait la conversation déviée quand elle toussa pour rappeler à chacun et chacune la raison de cette entrevue.
Wallace : Hum, hum ! Je crois que nous avons du travail.
Jack : (gêné) Oui, c’est vrai !
Wallace : Je ne parlais pas pour vous Hudson. Vous avez d’autres…préoccupations pour aujourd’hui.
Jack : Mais…
Wallace : Rassurez-vous, le témoin n’est pas en très grand danger. Par ailleurs, vous avez des rapports en retard.
Demetrius commença à lire les différents rapports quand son attention fut attirée par quelque chose.
Demetrius : Mais si l’affaire a eu lieu à New York pourquoi c’est nous qui nous en chargeons ?
Wallace : Il semblerait que Price et Redans est un trafic à Washington D.C. et des chefs d’accusation pèsent sur eux, donc l’affaire sera jugée ici.
Tara : Une affaire tranquille en somme !
Bobby : Et qui se charge de la protection de Anderson ?
Wallace lança un regard en direction de Jack qui cajolait toujours Mackenzie.
Wallace : Hudson est occupé à pouponner alors Leland et Manning vous vous en chargerez. Anderson est dans une planque. Voilà où vous devez conduire cet homme. L’itinéraire a été fixé vous n’aurez qu’à le suivre.
Bobby et Myles s’approchèrent de Wallace qui leur tendit un autre dossier. Wallace tendit un papier aux 2 agents qui se levèrent pour récupérer leurs vestes et prendre le billet quand Wallace les coupa dans leur élan.
Myles : Combien de temps on devrait jouer les baby-sitters ?
Wallace : Aussi longtemps qu’il le faudra Leland.
Bobby : Et le procès a lieu quand ?
Wallace : Lundi matin à 10 heures.
Myles : On va devoir le surveiller Anderson pendant 3 jours.
Wallace : Cette histoire ne m’inspire pas confiance alors soyez sur vos gardes.
Bobby et Myles hochèrent pour faire savoir qu’ils avaient comprit quand Wallace se retourna vers le reste de l’équipe.
Wallace : (à Tara et Lucy) Williams et Johanson, je veux des infos sur cette affaire. Des noms, des dates, tous. Gans, je veux que vous démarchiez vos indics, certains doivent connaître notre bookmaker, ce Jonathan Redans.
Jack : Et Sue et moi ?
Wallace : Allez voir Howie. Il traîne un peu partout, il doit bien avoir un de ces amis qui connaît Redans.
Sue : D’accord.
Jack : Très bien !
Sue aidait Jack a rangé les affaires de Mackenzie éparpillé un peu partout sur le bureau de Jack quand Wallace s’approcha d’eux.
Wallace : Trouvez une solution pour votre nièce. Sa place n’est pas dans un bureau du FBI.
Jack : C’est juste pour aujourd’hui, lundi elle rentrera avec ses parents.
Wallace : Très bien. Mais juste aujourd’hui.
Wallace sortit du bureau. Tandis que le reste de l’équipe vaqua à ses occupations, Jack tendit MacKenzie à Sue. Elle prit l’enfant dans ses bras. La petite fille parut satisfaite du choix de son oncle. Elle regarda Sue puis lui fit un immense sourire auquel Sue répondit immédiatement.
La petite leva la main et la posa doucement sur la joue de Sue. Sue tourna la tête et déposa un bisou dans la petite main de l’enfant. Ce qui fit sourire de plus belle MacKenzie. Jack observait la scène de loin et ne pouvait qu’apprécier ce qu’il voyait. Il y avait une douceur naturelle chez Sue et encore plus lorsqu’elle tenait MacKenzie dans ses bras. Et sa nièce le sentait et c’est pour cela qu’elle était si bien avec elle.
Jack ferma son manteau et s’approcha de Sue pour lui reprendre la petite et lui permettre de se préparer à son tour. Il tendit les bras et sa nièce lui fit un immense sourire en tendant les bras vers lui. Sue lui passa l’enfant.
Jack posa Mac sur son bureau pour pouvoir lui enfiler son petit manteau. Elle était adorable, elle bougeait à peine. De ce côté-là, elle devait tenir de son beau frère Eliott. Mac essayait d’attraper le téléphone qui n’était pas loin d’elle. Il lui attrapa la main, ce qui fit que le bébé tourna les yeux vers lui. Il se pencha et lui sourit.
Jack : Ce n’est pas encore un jouet pour toi !
Il la souleva et la serra conte lui. Sue s’approcha à nouveau. Elle était prête.
FLASH
Ils tournèrent tout les deux la tête vers l’origine de ce flash et virent Tara et Lucy se tenant côte à côte, un sourire aux lèvres. Tara tenait son appareil photo numérique à la main.
Tara : Photo souvenir !
Cachette de Anderson
Bobby et Myles s’étaient arrêtés dans un vieil hôtel miteux où des souris faisaient la course sur le palier de la porte. Devant ce spectacle, Myles se retint pour ne pas traîner dans l’endroit et prendre Anderson le plus vite possible.
Bobby : Je comprends pourquoi Wallace s’inquiétait pour le témoin.
Myles : A défaut de prendre une balle dans la rue il pourrait attraper une maladie rare dans ce taudis.
Bobby : Ne te plaint pas mon vieux, Wallace aurait pu nous demander de rester là pour la protection.
Myles : Ma peau ne supporte pas les oreillers des motels.
Myles et Bobby arrivèrent devant la porte d’une chambre et y frappèrent en montrant leurs plaques du FBI.
Myles : FBI. Agent Manning et Leland.
La porte s’entrouvrit laissant apparaître un homme prêt à dégainer et plus que méfiant.
Homme : Entrez. J’ai été informé de votre visite.
L’homme s’écarta pour laisser entrer les 2 agents.
L’intérieur de la chambre était pire que l’extérieur du motel. Heureusement pour Myles, il n’aurait pas à dormir là puisqu’une autre chambre, dans un hôtel plus convenable, avait été louée pour assurer la suite de la protection.
Dans la chambre, qui n’était pas très spacieuse, était assis un autre homme. Il fixait les deux agents qui venaient d’entrer dans la pièce.
Bobby : Lequel de vous est Owen Anderson ?
L’homme se leva de sa chaise et ouvrit la porte d’un placard. Un autre homme apparut dans la pénombre, il était bâillonné et avait les mains attachées dans le dos.
Bobby : Vous êtes dingue ! Vous enfermez un témoin dans un placard.
Homme : C’était ça ou on le descendait nous même !
Myles : Les clés des menottes.
Myles et Bobby se fixèrent avant de détacher Anderson. A peine le bâillon enlevé que Anderson se tourna vers les 2 agents qui l’avait mis dans le placard.
Anderson : Je ferais un rapport sur vous ! La façon dont vous vous êtes comportés avec moi, je porterais plainte, je vous ferais retourner à la circulation.
Agent1 : Si au moins on m’assurait qu’on vous entendrait plus, je signerais tout de suite.
Les 2 agents qui avaient fait la première partie de la surveillance ramassèrent leurs affaires avant de donner une tape sur l’épaule de Bobby.
Agent1 : Bon courage !
Agent2 : Vous en aurez besoin !
Myles et Bobby regardèrent les 2 hommes quitter la chambre sous le regard accusateur de Anderson.
Anderson : Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? On reste ici où on change de planque ?
Myles : Vous allez nous suivre. Le FBI se charge de l’affaire maintenant.
Anderson : Le FBI ? C’est super. Ca fait longtemps que vous êtes agents ? Je ne voyage pas avec des débutants.
Bobby : Rassurez-vous, on a assez d’expérience pour mener à bien cette mission.
Bobby et Myles se fixèrent. Le bâillon n’était peut-être pas une si mauvaise idée.
Rue de Washington.
Sue et Jack étaient partis à la recherche de Howie pour avoir des infos sur cette affaire. Wallace n’avait pas apprécié qu’on lui donne ce genre d’affaire. Elle n’était pas du genre à choisir des affaires pour monter en grade mais son service n’était pas l’endroit où l’on jetait les dossiers qui pouvaient paraître sans intérêt.
Jack prenait un peu de repos avec Mackenzie. Elle était adorable mais semblait inépuisable. Sue l’a tenait dans ses bras alors que Jack portait le sac contenant les affaires du bébé.
Soudain, Jack laissa son regard se perdre et contemplait l’image qu’il avait sous les yeux. Sue avec un bébé dans les bras. Il sourit. Peut-être qu’un jour ils seraient tous les deux dans ce parc, marchant côte à côte avec un bébé dans les bras, le leur.
Un sourire apparut sur son visage et une drôle de sensation s’empara de lui. Cette idée le rendait tout simplement heureux. Pourtant de nombreuses fois, ses conquêtes avaient juste abordé le sujet mais cela lui donnait plus envie de fuir qu’autre chose. Mais avec Sue c’était différent.
Il aimait cette femme. Plus que tout au monde. Leur relation était bien trop récente pour envisager ce genre de projet mais il ne pouvait s’empêcher de le faire. Surtout lorsqu’il voyait Sue rayonner de cette manière avec MacKenzie dans les bras.
Avoir un enfant et fonder une famille avec cette femme, ferait de lui, le plus heureux des hommes. Il savait que s’il leur laissait un peu de temps, ses « rêves » deviendront réalité. Et il était prêt à tout faire pour que ce soit le cas et pour rendre Sue heureuse.
Ils s’asseyèrent sur un banc. Sue joua avec Mac et son doudou tandis que Jack surveillait les alentours pour voir si Howie pointait le bout de son nez.
La petite essayait d’attraper son doudou que Sue écartait à chaque fois. L’enfant éclatait de rire à chaque fois que le doudou s’échappait et venait lui toucher le bout du nez. Sue admirait ce petit être qui lui souriait. Mackenzie semblait si fragile et tellement petite.
Avoir un enfant, elle l’avait imaginée, espérée et même rêvée et maintenant qu’elle était avec Jack, cette idée devenait de plus en plus présente et plausible. Elle y avait pensé de nombreuses fois.
Elle avait quitté son poste au FBI pour cet homme car elle le sentait spécial. A ses côtés, elle se sentait différente, comme si elle pouvait être elle-même. Et elle avait envie qu’il soit le père de ses enfants. Elle avait envie de fonder une famille avec lui. Mais elle n’osait pas lui en parler de peur de lui faire fuir. Ils avaient tout les deux été d’accord sur le fait qu’ils devaient prendre leur temps. Et elle ne voulait brusquer.
Alors que Sue portait son attention sur Mackenzie, elle sentit le regard de Jack posé sur elle. Elle leva les yeux et rencontra son regard. Elle lui sourit tendrement tandis que Mackenzie gazouillait et agitait son doudou devant Levy pour attirer son attention. Jack et Sue échangèrent un regard dont ils en avaient le secret quand Howie apparut.
Howie : Salut Jack, bonjour Sue. Et ce bon vieux Levy.
Levy s’assit près de Howie pour se faire caresser la tête.
Jack : Salut Howie ! On a des questions à te poser sur une affaire.
Howie aperçut le bébé dans les bras de Sue et s’approcha d’elle.
Howie : Qu’est-ce que c’est ?
Sue : Howie, je te présente Mackenzie.
Howie enleva son chapeau devant le bébé qui lui sourit. Elle était tellement adorable que Howie, qui d’accoutumer était un moulin à paroles, resta sans voix. Comme ému par l’innocence de ce nourrisson.
Jack : C’est ma nièce. Elle va rester quelques jours avec moi.
Howie : C’est dingue, vous ne l’auriez pas dit, j’aurais juré que c’était votre fille. Elle a le même regard que Jack.
Sue : C’est vrai qu’elle a des yeux magnifiques.
L’attention de Howie se reporta sur le bébé quand Jack le tira par le bras pour le faire répondre aux questions qu’ils avaient à lui poser. Après tout, ils étaient venus pour avoir des informations.
Jack : Howie, on voudrait des infos sur un bookmaker.
Howie : (regardant Mackenzie) Elle est si petite et elle a des toutes petites mains, c’est trop…
Jack : Howie…concentre toi un peu !
Howie : (reprenant ses idées) Un bookmaker ?
Sue : Jonathan Redans.
Howie : C’est un gros poisson.
Jack : Comment ça ?
Sue s’approcha des deux hommes pour participer à la conversation. Jack prit alors Mackenzie dans ses bras pour permettre à Sue de suivre la conversation plus tranquillement.
Howie : Je sais qu’à New York, Redans s’est fait coffré pour le meurtre d’un mauvais payeur.
Sue : Tu sais d’autres choses sur cette affaire ?
Howie : D’après l’une de mes sources, Redans serait transféré à Washington D.C. pour être jugé.
Jack : Mais…
Howie : Redans n’a pas pour habitude de travailler seul.
Sue : Redans a un complice ?
Howie : Toujours selon ma source, un témoin aurait vu la scène mais en fait, le « témoin » travaillerait pour Redans.
Jack et Sue se fixèrent.
Howie : Il serait son comptable.
FBI, Bureau de Wallace
Sue et Jack étaient venus prévenir Wallace de la réelle nature du témoin. Wallace n’était pas du genre à envoyer son équipe dans un traquenard. Elle devait savoir pourquoi on lui avait donner ce dossier.
Wallace : C’est un sbire de Redans !
Sue : D’après l’informateur de Howie, Anderson, si c’est bien son nom, travaillait pour Redans.
Jack : D’après une de mes sources à New York, Anderson aurait réellement vu la scène mais la police aurait effacer son passer de trésorier véreux.
Wallace : Ils ne voulaient pas que les jurés ne le sachent.
Sue : C’est légal ?
Jack : Parfois, pour coincer un gros mafieux, nous sommes obligés de fermer les yeux sur le passé du témoin.
Wallace regarda les 2 agents assis en face d’elle avant de leur faire signe de quitter son bureau. Quand ils furent levés, Wallace lança un petit coup d’œil furtif autour d’elle.
Jack : Il y a un problème ?
Wallace : Ba vous savez… la petite chose que vous aviez ce matin…Ca porte des couches, boit au biberon et…c’est votre nièce.
Jack : Mackenzie est avec Lucy, comme on n’en avait pas pour longtemps…
Wallace : Je vois…enfin, continuer vos recherches et prévenez Leland et Manning de votre découverte.
Sue et Jack sortirent du bureau après avoir fait un hochement de tête pour signaler qu’ils avaient comprit.
Jack : Au début quand Wallace parlait de couches et de biberons, je croyais qu’elle parlait de Myles !
Sue : Tout le monde peut se tromper.
Bureau FBI
Lucy cajolait Mackenzie. Cette petite était adorable et souriait à toutes les personnes qui lui montraient un peu d’attention. Lucy avait toute de suite su s’y prendre avec elle.
Demetrius aussi était tombé sous le charme de cette enfant qui lui souriait et riait à toutes ces grimaces. Soudain, Lucy et Tara soupirèrent en observant le bébé dans sa nacelle.
Demetrius : Qu’est-ce qu’il y a ?
Lucy : (soupirant) Je me dis que le temps passe à une allure fulgurante.
Tara : C’est vrai. Il suffit de regarder autour de nous. Lucy est mariée, Sue est avec Jack, dans quelques années c’est Mackenzie qu’on verra aller à l’université…
Demetrius : Je suis sûr que vous aurez vous aussi votre famille avec des bambins qui courent partout dans votre jardin.
Tara : Pour ça faudrait déjà je trouve un homme, un qui pense à moi et qui m’aime.
Demetrius : Et Stanley ?
Tara : Et bien…on s’est séparé. Incompatibilité.
Tara envoya un rapide sourire et se pencha vers Mackenzie pour éviter les regards interrogateurs. Un silence plana dans le bureau pendant quelques secondes quand Lucy posa sa main sur l’épaule de Tara.
Lucy : Ne t’inquiète pas ! J’ai déjà fait des miracles.
Lucy arborait un immense sourire. Elle était très fière de son œuvre. Et même si Myles prétendait qu’elle n’y était pour rien, elle était sûre du contraire/ Il est vrai qu’elle n’avait pas eu beaucoup de mal vu la manière dont ses deux là se regardaient… mais cela n’avait pas été de tout repos non plus.
Demetrius sourit à cette remarque quand Sue et Jack entèrent dans le bureau sous le regard du trio.
Lucy : Voilà de quoi je suis la plus fière.
Sue : (étonnée) De quoi vous parliez ?
Tara : Nous étions nostalgique.
Elle avait dit ça en faisant suivre sa phrase d’un long soupir. Jack regarda Dem, s’approcha et prit Mackenzie.
Jack : Je ne préfère pas savoir de quoi vous parliez… Et Mackenzie est trop jeune pour ce genre de chose !
Les filles sourirent à la remarque de Jack. Demetrius et Jack préférèrent s’éclipser pour ne pas devoir participer aux complots du duo de marieuse Sue/Lucy.
Hôtel en dehors de Washington D.C.
Anderson n’avait pas cessé de parler pendant tout le trajet jusqu’à l’hôtel. Bobby et Myles avaient même songé pendant une minute à l’abandonner sur une petite route pour avoir la paix. Seulement les représailles de Wallace auraient sans doute été pires que d’écouter ce type parler. Bobby, Myles et Anderson venaient de pénétrer dans une chambre d’hôtel plus confortable que celle où le témoin était retenu au préalable.
Anderson : Ah ! C’est plus agréable ici ! Je suis enfin dans un endroit qui me reflète, le luxe, la prestance, la classe !
Bobby s’approcha de Myles discrètement.
Bobby : Je crois qu’il t’a piqué ta tirade.
Myles lança un regard à Bobby qui voulait tout dire. Il était peut-être pointilleux sur les endroits où ils dormaient mais pas comme ce type qui trouvait toujours quelque chose à dire.
Myles : Anderson, vous dormirez ici alors que l’agent Manning et moi dormirons dans les 2 chambres à côtés.
Anderson : Très bien !
Bobby : Interdiction de passer une commande sans nous prévenir, interdiction de quitter la chambre sans nous prévenir et surtout je ne veux plus vous entendre jusqu’à demain.
Anderson haussa les épaula en signe d’indignation. Cet agent était bien rustre avec lui. Anderson allait pour la énième fois se plaindre quand le téléphone de Myles sonna.
Myles : (regardant l’écran) C’est Wallace.
Bobby : Elle nous appelle sans doute pour nous dire qu’on va être remplacé.
Myles : Leland ?
Wallace : (au téléphone) Il y a du changement Leland pour la protection du témoin.
Myles : Quel changement ?
Wallace : Il semblerait que nous ne connaissions pas toute l’histoire.
Myles : Ca change l’objectif de la mission ?
Wallace : Pour le moment, non. Mais comme vous allez devoir jouer les chaperons ce week-end resté sur vos gardes.
Myles : Très bien.
Myles s’approcha de Bobby et lui fit signe qu’il devait lui parler en privée au sujet de sa conversation téléphonique avec Wallace.
Les 2 agents entrèrent dans la chambre adjacente à celle de Anderson et fermèrent la porte pour ne pas que des oreilles indiscrètes entendent la conversation.
Bobby : Y a un problème ?
Myles : Wallace vient de me dire que notre témoin ne serait pas si angélique que ce qu’on a bien voulu nous faire croire.
Bureau du FBI
Il était déjà très tard. L’équipe avait rangé les dossiers qui traînaient et continuait les recherches sur l’affaire où Anderson servait de témoin. Encore des heures supplémentaires en perspectives.
Tara, Lucy, Sue, Demetrius et Jack n’avaient pas arrêté de la journée la chasse à l’info avec très peu de réussite. L’enquête était entre les mains du procureur qui ne voulait pas qu’on soulève trop de question autour du passé de Anderson.
Wallace entra alors dans le bureau.
Wallace : Alors ? Du nouveau ?
L’équipe se regroupa au centre de la pièce pour faire part de leur découverte.
Sue : J’ai re-contacté Howie qui m’a donné plus d’information. D’après lui, le procureur aurait fait un marché avec Anderson pour avoir ses aveux.
Jack : Anderson aurait accepté sans aucune hésitation.
Wallace : Etrange. Quel genre d’arrangement ont-ils passés ?
Sue : Pour le moment nous n’en savons pas grand-chose. Tous les dossiers sont bloqués puisque l’affaire est en cours d’instruction.
Wallace : On doit en savoir plus. Cette affaire ne m’inspire vraiment pas confiance.
Ce sentiment était partagé par les membres de l’équipe. Cette mission semblait trop facile et empreinte d’un mystère. Un homme arriva dans le bureau et tendit un papier à Tara qui le parcourut rapidement.
Tara : Je viens d’avoir une réponse d’une amie qui travaillait sur le suivi de cette affaire.
Demetrius : Et qu’est-ce qu’elle peut nous dire ?
Tara : Aucun Anderson n’est témoin dans cette affaire.
Tous regardèrent Tara avec étonnement.
Demetrius : Et qui est-il alors ?
Tara : Son véritablement nom est James Laverty.
Jack : Le comptable de Tom Caine !
Tara : En personne !
Sue lança un regard interrogatif aux agents présents autour d’elle.
Jack : (signant) T-O-M C-A-I-N-E, l’un des plus gros mafieux de la côte est.
Demetrius : Avant que tu n’arrives ici, plusieurs équipes du FBI travaillaient déjà à son arrestation. Malheureusement sans succès.
Tara : Jusqu’au jour où, une équipe de surveillance à reçu un appel donnant des preuves d’un blanchissement d’argent.
Wallace : Je vais me renseigner de mon côté ! Essayez d’en apprendre plus ! Mais faites attention…. Ce genre d’affaire ne me plait pas.
Hôtel
Bobby, Myles et Anderson s’étaient regroupés dans la chambre de Anderson pour manger le repas du midi. Anderson avait été plutôt vague sur les raisons de sa mise en protection rapprochée, ce qui n’était pas pour plaire aux 2 agents.
Wallace les avait prévenu. Anderson n’était peut-être pas si honnête qu’il voulait bien le faire croire. Néanmoins, ils devaient le protéger jusqu’à ordre contraire de Wallace.
Myles : (à Bobby) Passe moi une canette, s’il te plait.
Anderson : Vous n’allez pas boire de la bière en service ? Je vais prévenir votre supérieur.
Bobby et Myles se fixèrent. Cela faisait un moment qu’ils n’écoutaient plus les propos de Anderson.
Bobby tendit une canette de coca à Myles qui but une gorgée. Tout avait l’air tranquille, peut-être même trop tranquille. Ce qui n’était pas du goût de Myles et Bobby.
Myles : Au faites…tu as ton cadeau de Lucy ?
Bobby : Oui, une super planche de surf. Quand je partirais en Australie pour les congés j’aurais une super planche. Pourquoi ?
Myles : Lucy n’a pas voulu me dire ce qu’elle m’avait rapporté…
Bobby : Je sais ce qu’elle t’a ramené !
Myles fixa Bobby avec des yeux ronds.
Myles : Vraiment ? Et qu’est-ce que s’est ?
Bobby : Si je te le dis ça ne sera pas drôle.
Anderson : C’est vrai ! Vous perdriez l’effet de surprise.
Myles : Donne moi au moins un indice !
Bobby : D’accord.
Myles était suspendu aux lèvres de Bobby qui jubilait intérieurement de torturer ainsi son collègue et ami.
Bobby : C’est jaune !
Myles : C’est tout ?
Bobby : C’est tout.
Bureau du FBI
Il était déjà tard. Mackenzie s’était endormie dans son couffin sous le regard ébloui de Jack. Elle était si paisible. Elle avait été adorable. Il ne l’avait presque pas entendu aujourd’hui. Un vrai petit ange. Il remit doucement la couverture sur l’enfant pour pas qu’elle est froid.
Sue observait la scène. Jack avait passé la journée à cajoler et protéger ce bébé. Et elle devait avouer qu’il était plutôt doué. Sa nièce avait l’air de l’adorer. Il avait l’air très proche de sa sœur aussi. Il lui avait parlé quelques fois d’elle mais elle ne s’était rencontrée que pour la première fois, ce matin.
Elle avait la sensation de se rapprocher de plus en plus de Jack, d’entrer encore un peu plus dans vie. Elle en était heureuse. En observant Jack et Mackenzie durant la journée, elle s’était surprise à imaginer ce que pourrait être sa vie avec Jack si cela devenait plus « officiel ».
Elle vit Jack jeté de temps en temps un œil sur Mac et elle ne put s’empêcher de sourire. Il ferait un très bon père…et un très bon mari. Elle n’avait aucun doute la dessus. Ce dont elle avait peur, c’est de savoir si elle, ferait une bonne mère. Cela devait être une réaction normale. Toutes les femmes devaient se poser cette question avant de fonder leur famille.
Une famille. Elle se l’imaginait parfaitement bien. Une maison, un jardin et deux enfants courant après leur chien. Elle les regarderait blotti dans les bras de l’homme qui lui avait construit ce bonheur, Jack. Elle soupira en observant Jack ce qui ne passa pas inaperçu aux yeux de Lucy.
Elle porta son attention à son tour sur Jack et ce qu’elle vit la toucha. La paternité lui allait très bien. Elle imaginait très bien ce que pouvait ressentir Sue à cet instant. Elle vivait aussi une aventure formidable avec Dylan et maintenant qu’ils étaient mariés, ils envisageaient de nombreux projets. Cela allait très vite mais elle était heureuse. Elle avait trouvé l’homme avec qui elle allait passer le reste de sa vie et fonder sa famille. Elle ne pouvait pas être plus heureuse.
Elle s’approcha de son amie. Elle était aussi heureuse pour Sue parce qu’elle vivait la même aventure qu’elle. Dès la première fois où elle les avait vu ensemble, elle avait su qu’ils finiraient leur chemin ensemble. Ils étaient fait l’un pour l’autre. Et le regard que Sue portait sur Jack en ce moment, ne fit que confirmer les dires de Lucy. Ils avaient déjà fait le premier pas dans la bonne direction et ils n’allaient pas tarder à faire le reste, elle en était certaine. Elle sourit et posa sa main sur l’épaule de Sue pour lui signaler sa présence. La jeune femme tourna la tête vers son amie.
Lucy : C’est rare !
Sue l’interrogea du regard. Lucy regarda rapidement Jack puis sourit à Sue.
Lucy : Les hommes doués avec les enfants !
Sue ne put s’empêcher de regarder une dernière fois Jack avant de baisser les yeux puis regarda son amie.
Lucy : On a beaucoup de chance !
Sue lui sourit.
Lucy : Je devrais peut-être vous inviter à dîner Jack, Mac et toi comme ça cela pourrait donner des idées à Dylan.
Sue la regarda étonné.
Sue : Vous venez tout juste de vous marier …. ?
Lucy sourit de plus belle. Il est vrai que pour les personnes extérieures à leur relation cela pouvait sembler bizarre mais elle était sûre que Sue pouvait la comprendre.
Lucy : Ne me dis pas que tu n’y as pas pensé en voyant Jack et Mackenzie ?
Sue baissa les yeux. Elle avait vu juste.
Lucy : On n’y pense toute quand on a trouvé l’homme idéal ! Il n’y aucun mal à ça !
Sue : Pour Dylan et toi, oui… mais Jack et moi, cela ne fait que quelques mois que nous nous fréquentons et…
Lucy : 5 mois, 2 semaines et 3 jours.
Sue s’arrêta et fixa son amie. Elle tenait les comptes. Elle ne put s’empêcher de sourire de plus belle. Mais elle ne put s’empêcher de trouver qu’elle allait un peu trop vite en pensant fonder une famille avec Jack.
Wallace passait devant le bureau de l’équipe. Elle semblait elle aussi fatiguée par les recherches qu’elle avait faite. Elle s’arrêta devant la porte du bureau regardant l’équipe fournir un ultime effort aux recherches. Elle vit Lucy discutant avec Sue. Ce n’était pas dans son style d’écouter els conversation des autres mais elle ne voulait pas les interrompre. Elle resta un peu en retrait en observant les deux jeunes femmes.
Lucy rayonnait depuis qu’elle était revenue de sa lune de miel. Le mariage lui réussissait et Sue avait toujours cette joie et cette douceur qui se dégageait d’elle. Sa relation avec l’agent Hudson avait l’air de l’épanouir et se bien se passer. Elle était heureuse pour elles. Elles réussissaient où elle avait échoué.
Elles savaient gérer leur vie personnelle et leur vie professionnelle. Elle regarda rapidement le reste de l’équipe. Ils étaient tous à pied d’œuvre.
Cette équipe était vraiment spéciale. Quand il avait une affaire, il l’a faisait jusqu’au bout sans se soucier du dire des autres services qui ne s’occupaient que des affaires médiatisées. Eux, cherchaient pas la gloire ou les feux des projeteurs mais seulement à faire leur travail.
Mais ils ne devaient pas oublier qu’ils avaient une vie et pour certains une famille. Wallace entra dans le bureau et s’avança près des agents.
Wallace : Il se fait tard. Vous devriez rentrer chez vous.
Tara : Nos recherches piétinent… Les dossiers en suspens sont terminés….
Wallace : Vous pouvez y aller. Je vous tiens au courant si j’ai la moindre nouvelle ! Bonne soirée.
Wallace regarda une dernière fois ses agents avant de quitter la pièce. Elle savait qu’ils n’auraient pas l’esprit tranquille en sachant leurs amis et collègues en mission. Mais au moins, ils seraient chez eux.
C’était la meilleure nouvelle de la journée. Ils étaient enfin en week-end. Mais ils eurent tous une pensée pour Myles et Bobby. Ils ne savaient pas dans quoi ils s’étaient embarqués et cela, ils n’aimaient pas cela.
Tous commencèrent à ranger leur affaire pour quitter le bureau. D’habitude, l’ambiance était plus joviale… mais il faut dire que Myles y était pour beaucoup. Et puis Bobby adorait le taquiner.
Avant de partir, chacun fit un petit au revoir à Mackenzie, l’agent du FBI d’un jour.
Lucy : (à Jack) Tu vas pouvoir t’occupé tranquillement de ta nièce ce week-end.
Jack : Oui, si elle ne me fait pas tourner en bourrique, la petite coquine.
Tara : Parce que tu te laisses faire par les femmes Jack. Wallace t’as prévenu.
Jack esquissa un léger sourire en regardant Sue. C’est vrai qu’il avait du mal à résister à une jolie femme en particulier.
Tara s’approcha de Sue en lançant un petit regard en direction de Lucy.
Tara : Comme ça vous aurez de l’entraînement pour les vôtres.
Sue et Jack se fixèrent. Il fallait qu’ils remettent ça.
Jack prit la nacelle de Mackenzie délicatement pour ne pas la réveiller. Elle dormait profondément. Jack la contemplait, endormie et si paisible. Jack releva la tête.
Jack : Je voulais faire des courses mais avec Mackenzie…
Sue : Je peux venir avec toi si tu veux ?
Jack : Ca serait gentil !
Lucy et Tara se lancèrent un regard entendu. Ils essayaient encore de ne pas trop montrer leur relation au bureau seulement depuis qu’ils avaient avoué qu’ils étaient ensemble, chaque mot, chaque geste était étudié à la loupe par l’équipe.
Sue accompagna Jack et Mackenzie vers la sortie du bureau sous les yeux amusés des deux jeunes femmes.
Tara rangeait les derniers dossiers quand Lucy, qui s’apprêtait à partir s’approcha d’elle.
Lucy : Je me disais que ce week-end ont aurait pu se faire une sortie.
Tara : Je ne veux pas que tu te sentes obligée.
Lucy : Mais tu vas passer un week-end triste et mon sens aiguë de shippeuse est continuellement en alerte. Alors je te dis que d’ici lundi tu auras quelqu’un dans ta vie !
Tara esquissa un léger sourire. Elle ne voulait pas faire de peine à Lucy mais la séparation avec Stanley était encore récente et elle ne voulait pas brusquer les choses.
Tara : Tu sais Lucy, c’est gentil mais je ne suis pas encore prête à sortir.
Lucy : Je comprends…mais ne perds pas espoir ! Il y a un home qui t’attend quelque part.
Tara : Faut encore le trouver !
Lucy : Il est parfois plus proche qu’on ne le pense.
Les derniers mots de Lucy résonnèrent dans la tête de Tara. Et si elle l’avait déjà rencontré sans le savoir ? Non, elle ne sortait que rarement de son bureau. Mais peut-être que Lucy avait raison. Elle ne devait pas désespérée.
Tara : J’y penserai.
Les deux jeunes femmes quittèrent le bureau.
Parking du FBI
Jack attacha la dernière sécurité à la nacelle de Mac. Celle ne s’était aps réveillé et dormait profondément. Il y en a qui avait de la chance. Il sortit de la voiture et se tourne vers Sue. Elle avait déposé le sac dans le coffre et s’était approché pour pouvoir aider Jack au besoin.
Jack s’approcha de Sue et lui prit la main. Elle lui avait manqué pendant cette longue journée. Le regard qu’ils échangèrent semblait évident sur ce point. Il baissa un instant les yeux sur leurs mains jointes puis les leva de nouveau sur elle.
Jack : Tu voudrais m’aidez avec Mac ?
Sue esquissa un sourire.
Jack : Enfin je veux dire… Plus que pour les courses ?
Est-ce qu’il lui demandait ça pour cette raison là ou avait-il autre chose en tête ? Elle lui sourit. Il était tellement mignon en lui demandant cela. Elle ne pouvait pas lui refuser. Et elle appréciait énormément de s’occuper de Mac.
Sue : C’est d’accord. Mais je tiens à préciser une chose.
Jack : (étonné) Laquelle ?
Sue : C’est toi qui la changeras !
Sue disparu derrière la voiture pour que Levy puisse monter laissant Jack avec un grand sourire amusé.
Hôtel
Cela faisait vingt minutes que Anderson parlait. Il ne s’était pas arrêté une minute. Il débattait sur les commandes qu’avaient passés les 2 agents.
Anderson : Vous commandez de la nourriture grasse qui va boucher vos artères. Vous ne prenez pas soin de votre organisme. Je le plaints.
Bobby et Myles se fixèrent. Peut-être devraient-ils eux aussi le bâillonner pour avoir un peu de tranquillité.
Bobby : Si mon estomac ou mon foie veut porter plainte je vous préviendrais !
Alors que Anderson allait encore trouver une réplique pour faire changer d’avis les 2 agents sur leurs commandes, on frappa à la porte.
Voix : C’est la commande pour la chambre 304.
Myles se leva pour aller prendre la commande. Il s’approcha de la porte et regarda dans le judas. Il fit signe à Bobby que c’était un homme avec leur plateau repas. Myles entrouvrit quand un coup de feu à travers la porte toucha Myles de plein fouet.
Bobby était sous le choc. Myles gisait sur le sol entouré par du sang qui se répandait sur tapis de la chambre. C’était visiblement une embuscade et ils risquaient tous d’y passer si Bobby ne faisait pas quelque chose.
Bobby tira Anderson par le bras pour qu’il se cache dans un des placards de la chambre avant de récupérer son arme pour venger son ami. Bobby s’approcha de la porte où un trou béant fait par l’impact de la balle était visible.
Myles était allongé sur le sol, inconscient. Il perdait du sang sur le côté droit de son épaule alors que Bobby le fixait, comme en état de choc. Myles…c’était son ami depuis plusieurs années maintenant. Le voir ainsi était insupportable pour lui. Ils avaient des différents mais c’était son ami. Pour ne pas perdre sa concentration et se dire que tout ceci n’était pas un mauvais rêve, Bobby resserra l’étreinte qu’il portait à la crosse de son arme.
Soudain, Myles poussa un léger gémissement. Il tourna la tête et vit Bobby accroupi non loin de lui avec une arme à la main. Il comprit que quelque chose s’était passée quand la douleur rattrapa ses pensées. Il ne put que poser sa main sur son épaule pour essayer d’étouffer la douleur.
Bobby fit un léger signe à Myles qui lui lança un regard. Il allait le tirer de ce mauvais pas.
Bobby s’élança en direction de Myles, le prit par l’avant bras et le traîna jusqu’à un endroit moins exposé. Bobby fit un léger sourire à son ami, soulagé du faite qu’il soit toujours en vie mais pour combien de temps encore ?
Soudain, une bombe lacrymogène arriva par le trou dans la porte de la chambre et atterri au milieu de la pièce.
Appartement de Jack
Mackenzie venait de se rendormir après que Jack lui ai donné son biberon du soir. Sue n’aurait échangé sa place pour rien au monde à ce moment là. Cette scène avait été magnifique. Voir Jack, Mackenzie dans les bras, entrain de lui donner le biberon et l’enfant les yeux grand ouvert le regardant. Sue aurait passé des heures à les regarder.
Jack lui avait donné la relève pour faire faire le rot à Mackenzie. Et lui aussi n’avait pas pu détacher ses yeux d’elle tandis qu’elle berçait le bébé tout contre elle et jusqu’au moment où elle la déposa dans sa nacelle.
Sue : (à Jack) Mac s'est endormie toute de suite dès que je l'ai couché.
Jack : Elle a passé une journée pleine de rebondissement.
Sue : C'est vrai…
Les deux amants échangèrent un regard complice avant de s'installer sur le canapé. La journée avait été riche en émotion pour eux aussi. La visite de Kate y avait été pour quelque chose. Jack passa son bras autour de Sue. La jeune femme posa sa main sur la sienne. Elle repensa à ce matin, lorsqu’elle avait vu Kate dans le salon de Jack avait un bébé dans les bras. Elle avait sentit comme une pointe de jalousie naître et elle n’avait rien pu empêcher. Mais cela s’était vite dissipé une fois le mal entendu passer.
Sue : Je crois que ce n’a pas été une dure journée que pour Mackenzie !
Jack : Oui, en effet ! Je dois dire que s’occuper d’un bébé n’est pas de tout repos même si Mackenzie est adorable.
Sue : Alors tu comprends pourquoi ta sœur a eu besoin de quelques jours de repos.
Jack : Je comprends tout à fait…. C’est juste que j’aurais aimé qu’elle me prévienne avant de débarquer chez moi.
Sue : Tu n’as pas été le seul surpris.
Jack se tourna vers elle.
Jack : Ne me dis pas que tu as cru que…
Sue baissa un instant les yeux puis le regarde de nouveau. Elle se sentait un peu ridicule d’avoir pu envisager cela. Elle osa à peine le regarder.
Jack : Tu as cru que Kate était une de mes anciennes conquêtes et que Mac était…
Sue : Disons que la situation prêtait légèrement à confusion.
Il sourit.
Jack : Tu étais jalouse ?
Sue : Ba j’aurais du réagir comment selon toi en apprenant que mon petit ami avait peut-être un enfant avec une autre ?!
Le sourire sur le visage de Jack s’agrandit. Cela le touchait que Sue ait été jalouse et puis elle était tellement touchante lorsqu’elle avait ce petit air. Il planta son regard dans celui de Sue.
Jack : Je n’avais jamais envisagé cette possibilité jusqu’à présent !
Sue le regarda. Avait-elle bien compris ce qu’il venait de dire ? Jusqu’à présent ?
Ils se fixèrent un long moment alors que les mots devenaient superflus. Ils échangèrent un long baiser avant de rester front contre front, un sourire aux bords des lèvres.
Jack : Ca m’a énormément manqué aujourd’hui !
Sue : J'en étais sûre.
Ils se sourirent une dernière fois avant de continuer à s'embrasser tendrement. Ils se serraient de plus en plus l’un contre l’autre pour échanger la passion qui les animait.
Alors que les baisers échangés se faisaient de plus en plus intense, Jack se détacha de Sue qui lui lança un regard interrogatif.
Jack : Mac vient de se réveiller.
Sue : Laisse, je vais y aller. Pendant ce temps tu devrais mettre le repas dans le four.
Jack s'exécuta. Il alla dans la cuisine voyant Sue se diriger vers la chambre où se trouvait Mackenzie. Levy se trouvait juste derrière lui sa gamelle dans la gueule.
Jack : (à Levy) Toi aussi tu as un petit creux.
Levy déposa sa gamelle sur le sol et fit un air de chien battu.
Jack : J’ai compris. Des croquettes pour monsieur.
Levy remua la queue pour montrer qu’il était content.
Hôtel
La bombe lacrymogène commençait à se répandre dans la chambre, intoxicant les 3 hommes.
Bobby fit un geste à Myles qui comprit qu'il devait faire vite. Myles se redressa, s'appuyant contre un mur, et prit Anderson par le bras.
Myles : Si vous voulez rester en vie, vous allez devoir faire tous ce qu'on vous dit sans poser de question.
Anderson hocha la tête en signe d'accord.
Bobby prit son élan et tira à travers la porte de la chambre. Pendant que Bobby faisait diversion, Myles entraîna Anderson dans la chambre voisine. Myles ouvrit un tiroir et y sortit des chargeurs de pistolet. Anderson se blotti dans un coin de la chambre en attendant la suite des événements.
Bobby entra à son tour dans la chambre avant de refermer la porte qui communiquait entre les 2 chambres.
Bobby : Il y a une échelle de secours.
Myles : (à Anderson) Ouvrez la fenêtre et descendez.
Anderson : J'ai le vertige, je ne vais pas pourvoir le faire...
Bobby : Si vous voulez mourir là ça vous regarde mais je vous signale qu'ils ont déjà tiré sur un agent du FBI et que je ne crois pas qu'ils ont envie de discuter.
Anderson avala sa salive et ouvrit la fenêtre avant de s'engouffrer dans l'ouverture. Myles passa à son tour quand un coup de feu fit exploser la porte de la chambre. Un homme cagoulé se présenta devant la porte, une arme à la main. Il se présenta devant les 2 agents près de la fenêtre.
Bobby et Myles se regardèrent quelques instants pensant que l’attaque était enfin terminée quand ils remarquèrent que l’homme cagoulé allait braquer son arme dans leur direction.
Bobby redressa le canon de son revolver avant de tirer sur l'homme qui s'écroula sur le sol. Deux complices qui virent la scène préférèrent se mettre à couvert permettant à Bobby, Myles et Anderson de filer par l'escalier.
Appartement de Jack
Mackenzie s'était enfin rendormie. Sue la contemplait. Un petit être si fragile qui lui faisait vivre une si grande émotion. Jack se tenait près de la porte quand Sue sentit sa présence. Elle regarda puis reporta son attention sur le bébé.
Sue : Elle est adorable.
Jack s'approcha de Sue et la serra dans ses bras. Il posa son menton sur l’épaule de Sue et admira aussi sa nièce.
Jack : Aussi belle que sa « futur » tante préférée !
Sue rougit aux mots prononcés par Jack. Il est vrai que plus leur relation devenait sérieuse et plus Sue allait faire partie de la vie de Jack. Et il allait forcément qu’elle rencontre sa famille. Mais de la façon dont il avait dit cela, elle avait l’impression qu’il y avait plus. Mais elle ne voulait rien brusquer. Elle savait que la discussion viendrait un jour ou l’autre.
Elle se sentait enfin bien et apaisée dans les bras de Jack. Elle avait du faire des choix mais maintenant, elle ne regrettait rien. Elle savait qu'elle avait fait ce qu’il fallait. Elle avait réfléchi longtemps avant de se lancer dans cette aventure, qui, il y a quelques années lui aurait parut invraisemblable. Mais avouer ses sentiments à Jack avait été une bénédiction.
Maintenant, quand elle le regardait sourire, parler, rire ou tout simplement être à ses côtés…elle savait. Elle savait que Jack était l’homme qui lui apporterait les plus beaux moments de sa vie, les plus forts.
Alors que les 2 amants partageaient un moment romantique, Levy posa sa patte sur la jambe de sa maîtresse.
Sue : Le repas doit être prêt.
Sue et Jack se détachèrent mais avancèrent main dans la main jusqu'à la cuisine pour aller dîner.
Une fois dans la cuisine, ils se firent un plateau télé pour avoir du temps à se consacrer l’un à l’autre. Une fois le repas finis, ils restèrent blottis l’un contre l’autre en regardant un vieux film en noir et blanc. Au bout de quelques minutes Jack prit la télécommande et changea sur la chaîne des sports.
Sue : Mais ?
Elle fixa Jack qui fixait le plafond d’un air innocent avant de la regarder dans les yeux et de lui sourire.
Sue : Tu vas le regretter !
Jack cacha la télécommande sous son pull. Sue fit une petite moue avant de se jeter sur lui.
Sue : Donnez-moi cette télécommande Jack Hudson ou vous le regretterez !
Jack : Des promesses, des promesses.
Sue passa sa main sous le pull de Jack alors qu’il se débattait d’une main pour ne pas qu’elle trouve ce qu’il cachait. Au bout de quelques secondes de chamailleries, leurs visages se rapprochaient jusqu’à n’être qu’à quelques centimètres, l’un de l’autre.
Ils se fixèrent un moment qui se termina par un baiser. Ils l’échangèrent avec plaisir. La journée avait été très longue et les moments où ils avaient pu se trouver un peu seul c’étaient faits rare.
Jack passa sa main sur la joue de Sue pendant qu’elle laissait ses mains parcourir le corps de Jack. Le baiser se faisait de plus en plus intense. Jack posa sa main sur la hanche de Sue qui passait sa main dans les cheveux de son amant. Après quelques secondes, Sue se détacha de Jack avec un sourire aux lèvres.
Sue : J’avais prévenu. Ma vengeance sera terrible.
Elle tenait la télécommande dans la main. Jack sourit à la situation. Elle lui avait prise pendant qu’ils s’embrassaient. Il avait eu l’esprit ailleurs. Sue se tourna vers la télévision et l’éteignit avec la télécommande. Elle se tourna vers Jack qui lui prit la main pour l’attirer vers lui. Ils restèrent à se regarder encore un moment et continuèrent là où ils s’étaient arrêtés.
SAMEDI
Rue de Washington D.C.
Les 3 hommes s’étaient réfugiés dans un vieil entrepôt désaffecté en attendant que les choses se tassent. Ils étaient à bout de souffle. Cela faisait déjà un deux heures qu’ils étaient en cavale, la peur au ventre. Myles avait été touché par une balle lors de leur fuite. Bobby s’approcha de Myles pour voir la blessure d’un peu plus près.
Myles : J’ai reçu la balle dans le bras.
Bobby : (à Myles) Enlèves ta veste.
Myles s’exécuta avec quelques grimaces aux passages dues à la douleur. Bobby examina la blessure de son ami. La balle était ressortie, il ne risquait pas d’avoir une infection mais la blessure devait être soigné avant que Myles ne perde tout son sang. Bobby prit son écharpe qu'il avait ramassé avant de s'enfuir et la serra autour du bras de Myles pour faire diminuer l’hémorragie.
Bobby : On doit trouver une planque plus sûre.
Anderson : Je confirme. S’ils me retrouvent je suis un homme mort.
Myles : En attendant, c’est sur moi qu’ils ont tiré.
Myles avait raison. Ils voulaient peut-être éliminer Anderson, c’est Myles qu’ils avaient touché et ils devaient savoir pourquoi.
Bobby laissa Myles récupéré un peu avant de trouver un endroit plus approprié. Bobby s’approcha de Anderson et l’attrapa par le col de sa chemise le plaquant violement contre le mur.
Bobby : Vous allez nous dire exactement qui vous êtes !
Appartement de Jack
La nuit avait été quelque peu agitée car Mackenzie s’était réveillé plusieurs fois dans la nuit. Jack et Sue s’étaient relayés pour la bercer et la rendormir. Mais il devait avouer qu’elle les avait laissé dormir un peu plus ce matin.
Lorsqu’ils s’étaient réveillés, ils n’avaient pas entendu de bruit et avaient été voir dans la chambre d’amis. Levy était couché au pied de la nacelle et avait levé la tête en les voyant entrer. Mackenzie était bien réveillé et jouait avec ses pieds et cela avait l’air de drôlement l’intéressé.
Jack avait préparé le biberon du matin comme expliquer sur la petite lettre laissé par Kate dans le sac de Mackenzie. Tandis que Sue changeait la petite. Il avait réussit à négocier la chose avec Sue en utilisant son arme secret. Son regard de chien battu auquel, elle ne pouvait pas résister. Mais il savait qu’elle lui ferait payer à un moment ou un autre.
Après avoir donné son biberon à Mac, Jack voulu aller lui donner son bain mais Sue lui dit qu’elle s’en occupait et qu’il n’avait qu’à aller faire son jogging comme à son habitude. Jack avait hésité mais elle avait insisté. Et puis si il se passait quoi que ce soir, Levy était là.
Jack avait donc laissé Sue et Mackenzie entre filles. Sue avait déshabillé la petite et faisait couler l’eau en serrant fort lé bébé contre elle. Elle fit attention à ce que l’eau ne soit ni trop chaud ni trop froide. Un fois la baignoire remplie, elle se demanda comment elle allait pouvoir poser Mac sans risque. On ne pouvait pas dire qu’elle avait le matériel approprié.
Une idée lui traversa l’esprit. Un bain ne lui ferait pas de mal à elle aussi. Elle regarda l’enfant qui leva ses grands yeux marron vers elle.
Sue : Qu’est-ce que tu en dis Mackenzie ? Tu accepte de partager ton bain avec moi !
Le bébé se contenta de lui faire un énorme sourire.
Sue prit une serviette et emmitoufla Mac dedans. Elle en prit une seconde et alla dans la chambre pour se déshabiller. Elle posa l’enfant, bien calée, sur le lit et se déshabilla, puis elle s’enroula à son tour dans la serviette avant de reprendre Mackenzie dans ses bras. Elles retournèrent toutes les deux dans la salle de bain. Levy les suivit mais au moment de rentrer, à son tour dans la pièce, sue le stoppa.
Sue : Non Levy ! Pas toi !
Et elle entrebâilla la porte.
½ heure plus tard
Jack rentra plus tôt que prévu. Il n’avait pas trop la tête à ça aujourd’hui. Il n’avait eu qu’une envie depuis son départ. Rentrer et retrouver Sue et Mackenzie. Lorsqu’il entra dan son appartement, il ne vit personne dans le salon. Il se dirigea vers la chambre. Levy se redressa en entendant arriver Jack.
Jack ne vit personne non plus dans la chambre. Mais il entendit des éclats de rire provenant de la salle de bain et des bruits d’eau, comme si une bataille faisait rage à côté. Il regarda Levy.
Jack : On ne t’a pas invité aux festivités mon vieux ?!
Levy le regarda avec un air attentif. Jack poussa légèrement la porte et entra. Sue n’eut pas le temps de le prévenir, il était déjà entré. Il vit Sue dans le bain portant Mac sous les aisselles et la trempant de temps en temps dans l’eau. Ce qui avait pour fait de faire éclater de rire le bébé.
Il resta un moment sans bouger, sous le choc, puis il détourna la tête. Sue prit correctement Mackenzie dans ses bras et sourit. La réaction de Jack l’étonnait.
Jack : Désolé, je ne savais que…. Tu…
Sue sourit de plus belle. Il était gêné.
Sue : Jack… je te rappelle que je ne peux pas savoir ce que tu dis si tu ne me regarde pas !
Jack ferma un instant les yeux. Quel imbécile ! Il se tourna vers elle, mais osa à peine la regarder.
Jack : Je suis désolé…. Je… je vais vous laisser !
Il accompagna ses paroles par le geste en montrant la sortie. Il regarda une dernière fois, très rapidement Sue puis sortit encore plus rapidement. Sue sourit puis regarda Mackenzie qui était entrain de jouer avec les cheveux mouillés de la jeune femme.
Sue : Je crois que ton oncle Jack a été gêné !
Bureau de Wallace
Il faisait déjà jour. Wallace devait seulement signer quelques papiers et voilà qu’elle n’avait pas vu le temps passé. Elle avait encore passé la nuit au bureau. Après un ultime soupire, elle se décida enfin à se lever de sa chaise pour mettre son manteau et rentrer chez elle. Elle arriva jusqu’à la porte et la referma derrière elle.
Encore une longue journée qui venait de s’écouler. Elle aurait le temps de se reposer un peu avant de revenir plus tard pour finir la paperasserie. A peine avait-elle mis la clé dans la serrure de son bureau pour le fermer à double tour que le téléphone dans son bureau retentit.
Encore une fois, elle aurait du suivre les conseils qu’elle avait donné à son équipe un peu plus tôt. Rentrez chez elle au lieu de s’éterniser au bureau. Mais voilà, elle était encore là. Elle ralluma la lumière du bureau et décrocha le téléphone.
Wallace : (au téléphone) Wallace ?
Voix : (au téléphone) Bonjour, désolé de vous déranger.
Wallace : (au téléphone) Oui ?
Voix : (au téléphone) Je suis l’inspecteur Evans de la police de Washington.
Wallace : (au téléphone) C’est à quel sujet inspecteur ?
Evans : (au téléphone) J’ai une mauvaise nouvelle.
A ces mots, les battements du cœur de Wallace s’accélérèrent. Qu’allait-il lui annoncer ? Est-ce Abbygail qui avait eu un accident ? Elles venaient seulement de se retrouver, d’essayer de retisser ce lien mère, fille qui s’était brisé depuis des années. Elle afficha un visage angoissé dans ce bureau déserté par les autres agents. Elle s’assit sur sa chaise de peur de s’écrouler en entendant la nouvelle.
Evans : (au téléphone) Madame ? Madame ?
Wallace : au téléphone) Je suis là. Que se passe-t-il ?
Evans : (au téléphone Une fusillade dans un hôtel. On a retrouvé sur place des plaques d’agents fédéraux appartenant à votre service. Agents Myles Leland et Bobby Manning.
Wallace : (au téléphone) Se sont mes agents.
Evans : (au téléphone) Et bien nous avons retrouvés une arme ainsi que 2 gilets par balle dans la chambre de l’hôtel.
Wallace : (au téléphone) Et les agents ?
Evans : (au téléphone) Comme évaporé. On n’a seulement retrouvé des traces de sang dans la chambre et s’arrêtant dans la rue et le corps d’un homme.
Wallace se sentit assommé par les mots prononcés par l’inspecteur de police. Elle pensa au pire avant de reprendre de la contenance.
Wallace : (au téléphone) Un homme ?
Evans : (au téléphone) Touché en pleine poitrine. Il portait une cagoule. Nous sommes en train de faire son identification mais ce n’est pas un de vos agents.
Wallace : (au téléphone) Tenez-moi informé de l’évolution de l’affaire jusqu’à ce que mes agents arrivent sur place.
Wallace raccrocha le téléphone.
Appartement de Jack
Jack était sortit très rapidement de la salle de bain. Il s’était sentit mal à l’aise lorsqu’il s’était retrouvé face à Sue. Il avait eu l’impression de violer son intimité et cela le gênait terriblement. Pourtant, Sue et lui étaient très proches… mais c’était différent.
Il fut tiré de ses pensées par Sue sortant de la salle de bain, en peignoir et tenant Mackenzie emmitouflé dans les bras. Elle arriva en lui souriant alors que lui évitait toujours de croiser son regard. Elle s’approcha.
Sue : Jack…
Jack : Je suis désolé… je n’aurais pas du…
Sue souriait. Elle le trouvait si mignon à cet instant. Elle s’approcha un peu plus de lui, posa une des ses mains sur sa joue et se hissa sur la pointe des pieds pour déposer un baiser sur ses lèvres. Lorsqu’ils se détachèrent, leurs regards se fixèrent.
Sue : Je suis autant fautive que toi…. Il était juste question de faire prendre son bain à Mac… mais je me suis dit pourquoi ne pas en profiter.
Jack baissa un instant les yeux. Sue prit sa main dans la sienne ce qui fit qu’il leva à nouveau les yeux vers elle.
Sue : Mais je ne comprends pas pourquoi tu es autant gêné.
Jack parut surpris par les propos de Sue.
Jack : Je suis… enfin je veux dire que… j’ai l’impression d’avoir violé ton intimité.
Elle le regarda un moment. Il attendait une réaction de sa part mais elle se contenta de le regarder. Elle pensait qu’elle était la plus coincé dans leur relation mais elle devait avouer que Jack la surprenait.
Il lui avait fait découvrir une femme qu’elle ne connaissait pas. Ils avaient partagé bien plus qu’une simple intimité. Ils s’étaient aimé corps et âmes. Elle s’était dévoilée à lui. Il était celui qui la connaissait le mieux aujourd’hui. Il connaissait la femme qu’elle était. Etre surprise par Jack ne la gênait pas.
Elle lui sourit et déposa un nouveau baiser sur ses lèvres. Mais elle pouvait comprendre la réaction de Jack.
Sue : Promis, la prochaine fois, je fermerais la porte !
Il lui sourit lorsque Mac se fit remarquer en gazouillant. Jack regarda sa nièce et lui caressa la joue de sa main. Sue baissa les yeux vers l’enfant pour voir ce qu’il se passait puis elle regarda de nouveau Jack.
Jack : Je crois que Mac essai de nous faire comprendre qu’elle est là, elle aussi !
Sue : Oui… et je pense aussi qu’elle commence à avoir légèrement froid…
Elle toucha la petite main du bébé.
Sue : Je vais aller l’habiller. Et je vais en profiter moi aussi.
Jack : Et que penserais c’est deux jeunes dames si je leur proposais une balade au par cet un déjeuner en ville come programme pour la journée ?!
Sue sourit et regarda Mackenzie comme pour se concerter. La petite était plus occupée à jouer avec les cheveux de Sue qu’à écouter ces discussions de grandes personnes.
Sue : Je dirais que c’est un programme intéressant… si tu nous invite bien sûr !
Sue et Jack se sourirent comme ils en avaient l’habitude.
Jack : Je ne l’imaginais pas autrement !
Il déposa un baiser sur le front de l’enfant puis Sue se dirigea vers la chambre pour habiller Mackenzie et s’habiller par la même occasion.
Bureau de Wallace
Pourquoi fallait-il que cela se passe aujourd’hui. Et surtout avec SON équipe. Comme si elle n’avait pas déjà assez souffert. Cette blessure qu’elle pensait disparut venait de s’ouvrir à nouveau.
Elle s’assit car ses jambes ne la soutenaient plus. Elle n’arrivait pas à réaliser que cela recommençait. Pourtant elle s’était promis de ne plus s’attacher. Quand elle avait prit la succession de Garrett, ce dernier lui avait bien dit que cette équipe était particulière et qu’elle s’y attacherait.
Elle avait tout fait pour mettre une distance entre elle et eux mais elle n’y était pas arrivée. Non, ils ne lui avaient pas laissé le temps. Tout de suite, ils l’avaient accueillit et pourtant, elle n’avait pas été tendre avec eux. Mais le courant était tout de suite passé avec eux.
Elle avait remarqué qu’ils étaient bien plus qu’une équipe. Ils étaient tous soudés et ils formaient une grande famille. Et après quelques jours, ils l’avaient accueillit à bras ouvert dans cette grande famille. Même en restant à distance, elle n’avait pas pu s’empêcher de s’attacher à chacun de ses agents. Tous sans exception.
Elle baissa les yeux. De douloureux souvenirs lui revinrent à l’esprit. La dernière fois qu’elle s’était attachée….
Flash back 4 ans plus tôt
Dans un vieil entrepôt
Elle marchait l’arme prête à faire feu sur le criminel qui était entré armé dans le bâtiment. Le prévenu avait tiré sur plusieurs policiers avant de parvenir à s’enfuir. Plusieurs agents avaient été touchés et il était hors de question que ce type s’en sorte.
Wallace et son co-équipier avaient reçu pour ordre de le retrouver dans un vieil immeuble en démolition. Il y faisait sombre et on ne voyait pas très bien mais les ordres étaient les ordres et la vie du président était en jeu.
Elle avait tenu à mener cette affaire en personne. Il y avait beaucoup trop en jeu et elle avait un compte à régler avec ce type. Quelques mois auparavant, l’homme s’était vanté publiquement lors de son arrestation qu’il intenterait à la vie du chef de l’état. Il s’était adressé à elle en la défiant. Dès sa fuite, la protection du président avait été accrue par les services de la Maison Blanche, dont Wallace avait la charge.
Son partenaire, Jason était à ses côtés. Elle n’aurait jamais fait cette mission s’il n’avait pas été près d’elle. Elle avait confiance en lui et savait qu’elle pouvait se reposer sur lui en toutes circonstances.
Il était jeune et n’avait pas énormément de carrière derrière lu… mais elle avait vu tout de suite, les capacités qu’il avait. Il allait faire un très bon agent. Elle comptait bien le formé et l’aider au maximum. Il le méritait.
Il lui rappelait beaucoup Gavin. Il ne se ressemblait pas physiquement mais il avait ce même regard. Passionné et déterminé qui leur permettait de toujours faire les choses à fond.
Ils avaient tout les deux ce don de savoir sentir une personne, la cerner sans avoir à la juger et leur faire donner le meilleur d’eux même. Il avait cette force paisible qui se dégageait d’eux et pourtant ils pouvaient avoir aussi un tempérament de feu.
Ils étaient toujours prêts à rendre service ou aider leur prochain… et elle avait toujours été très fier de Gavin… et elle était fière de Jason. Ses parents l’étaient aussi énormément. Elle les avait déjà rencontrés une ou deux fois. C’était des gens formidables.
A la mort de Gavin, Jason avait été très présent auprès de Wallace même si celle-ci refusait toute aide ou réconfort. Le voir lui rappelait énormément Gavin mais cela l’avait aussi énormément aidé. Il l’avait aidé à ne pas oublier qui elle était et ce qu’on son fils aurait aimé.
Il avait aussi été là lorsque son couple battait de l’aide. Il avait essayé de les aider de mieux qu’il pouvait mais quelque chose d’autre s’était brisé dans leur couple et il ne pouvait rien y faire. Gavin avait laissé un grand vide.
Il avait été le tampon longtemps entre Abbygail et elle… jusqu’à que cela devienne invivable et qu’elle parte vivre avec son père.
Il était comme un confident, un fils…un autre fils. Il n’avait pas pris la place de Gavin… mais il tenait une grande place dans sa vie et dans son cœur.
C’était aussi son meilleur élève…et un de ses meilleurs hommes. Ils s’entendaient parfaitement bien et sur le terrain, ils avaient à peine besoin de parler pour se comprendre. Et cela avait étonné beaucoup de personne mais leur équipe avait l’habitude.
Mais ce jour-là, tout se passa si vite…trop vite… qu’elle n’eut pas le temps de réagir ……
Fin du Flash back
Elle se releva brusquement. Elle ne voulait pas se souvenir de ça. Pas maintenant, ni aujourd’hui, ni jamais. Elle s’était pourtant juré de protéger les gens qui étaient sous son commandement. Avait-elle encore échoué ? Avait-elle encore trahi la confiance de son équipe et des gens qui comptaient sur elle ?
Elle se stoppa devant un de ses nombreux diplômes ou récompenses. Elle avait l’impression que ce n’était pas elle. Pas à cet instant. Elle n’était pas à la hauteur. Elle devrait peut-être tout abandonner. Mais elle ne pouvait pas partir et laisser son équipe dans un moment pareil.
Elle devait espérer, croire qu’ils étaient encore en vie. Elle retourna près de son bureau. Elle ne devait pas abandonner maintenant. Leurs corps n’étaient pas sur place, ils avaient du s’enfuir et se cacher. Ils étaient les meilleurs. Ils avaient du s’en sortir. Elle reprit ses esprits et décrocha son téléphone. Elle devait faire vite si l’un d’eux étaient blessés. Ils n’iraient pas à l’hôpital s’ils étaient pourchassés.
Wallace décrocha son téléphone. Elle composa le numéro de Jack.
Jack : (au téléphone) Hudson !
Wallace : (au téléphone) Hudson, c'est Wallace.
Jack remarqua que le ton qu'avait prit Wallace ne présageait rien de bon.
Wallace : (au téléphone) Nous avons un problème avec la protection du témoin.
Jack : (au téléphone) Un problème ?
Wallace : (au téléphone Une fusillade a éclaté dans l'hôtel. Manning et Leland ont disparu. Rejoignez-moi au bureau.
Jack : (au téléphone) Très bien !
Wallace : (au téléphone) Hudson...
Jack : (au téléphone) Oui ?
Silence.
Soudain, elle eut envie de lui dire que tout était de sa faute. Qu’elle allait tout abandonner et le laisser gérer cette affaire mais elle ne pouvait pas lui faire ça. Il devait avoir autres choses à faire que de réparer les erreurs qu’elle avait commisse. Elle ne pouvait pas lui faire endurer ça.
Wallace : (au téléphone) Je vais prévenir les autres.
Jack : (au téléphone) Très bien !
Appartement de Jack
Jack raccrocha la communication. Il avait l’air pensif quand Sue sortit de la cuisine avec un bol de café.
Sue : Il y a un problème ?
Jack : C’était Wallace. La mission confiée à Bobby et Myles à mal tourner, ils sont tombés dans une embuscade.
Sue s’approcha de Jack et déposa au passage le bol de café qu’elle tenait. Elle comprit que Jack se sentait mal et lui prit la main. Elle le fixa intensément.
Sue : Est-ce que…
Jack : D’après le labo quelqu’un serait blessé…et l’un des agresseurs a été retrouvé sans vie dans l’hôtel.
Sue sentit la main de Jack se resserrer dans la sienne. Avant qu’elle n’ait le temps de répondre, il l’a serra contre lui. D’abord troublé, elle savait que Jack avait besoin de sa présence.
Elle le serra contre lui pour le réconforter et se rassurer elle aussi. Bobby et Myles étaient de très bons agents et ne pas avoir retrouvé leurs corps étaient bons signes. Enfin, elle espérait.
Après quelques minutes l’un contre l’autre, Jack se détacha de Sue. Elle le fixa quelques secondes avant de déposer un rapide baiser sur ses lèvres.
Sue : On va les retrouver !
Jack : Tu as raison.
Sue : Je suis certaine qu’ils vont bientôt faire signe pour qu’on vienne les chercher.
Jack : Et puis connaissant Myles, je suis certain qu’ils ont du trouvé un endroit confortable pour se cacher.
Jack se força quelques peu à sourire et Sue le remarqua mais elle aussi était inquiète. Jack s’écarta et alla prendre sa veste.
Sue : Je vais préparer Mackenzie !
Jack : Sue, je…
Sue : Ne me dit pas de rester ici à attendre ! Je ne pourrais pas !
Il al regarda. Elle avait raison. Il ne pourrait pas non plus. Son aide serait peut-être utile. Il acquiesça. Sue partit dans la chambre chercher Mackenzie et ses affaires.
Rue de Washington D.C.
Bobby avait fait le tour du pâté de maison avant de faire sortir Myles et Anderson de la cachette de fortune qu’ils avaient trouvé. Myles perdait encore du sang malgré le soin prodigué à la blessure.
Bobby savait que là-bas, ils ne risquaient rien. Au pire, ils passeraient prendre la trousse de premier secours et laisserait un mot expliquant ce qui s’est passé.
Le jour ne tarderait pas à se lever dans quelques heures. Ils devaient se dépêcher. Ils arrivèrent devant l’immeuble de Jack. C’était le premier endroit sûr qui lui était venu à l’esprit.
Ils attendirent que Jack et Sue sortent de l’appartement avec Mackenzie, pour ne pas les mettre inutilement en danger. Bobby jeta un coup d’œil vers Myles. Il avait besoin de soin et rapidement
Il regarda de nouveau l’entrée du bâtiment. Normalement, la petite fiesta à l’hôtel avait du se faire remarquer et la police avait du avertir le bureau. Et connaissant Jack, il n’allait pas tarder à filer droit au boulot. Il espérait simplement que Sue n’allait pas rester avec Mac.
Il regarda les fenêtres de l’appartement de son ami. Elles étaient toujours allumées. Ils n’allaient pas pouvoir attendre plus longtemps. Il allait peut-être falloir qu’il trouve une autre solution.
A ce moment, les lumières s’éteignirent. Bobby fut soulagé. Il fixa la porte d’entrée, espérant les voir bientôt quitter le bâtiment. Il n’eut pas tord, quelques minutes après, Jack et Sue tenant la nacelle de Mackenzie, et Levy à ses côtés sortirent de l’immeuble.
Immeuble
Bobby, Myles et Anderson étaient passés par une porte à l’arrière du bâtiment. En espérant que personne ne les verrait.
Myles : Tu es sûr qu’ils ne sont pas là ?
Bobby : Je les ai vus quitter l’immeuble ! Ils ont du partir au bureau suite à ce qu’il s’est passé tout à l’heure.
Anderson : Vous êtes sûr de savoir ce que vous faite ?
Bobby et Myles se retournèrent en direction d’Anderson. Il ferait mieux de se taire car il n’était pas en position de force. Après tout, ce qui était arrivé était entièrement de sa faute.
Bobby s'approcha de la porte. Il alla dans un petit coin près de la porte et en dénicha une clé après quelques minutes de silence. Myles et leur invité le regardèrent.
Bobby : Un petit truc entre nous au cas où !
Bobby ouvrit à l'aide de la clé. Il y passa la tête avant de faire signe aux 2 hommes de l'imiter à entrer.
L'appartement était vide. Bobby s'aventura suivi des 2 hommes. Myles trouva une chaise et s'assis. La douleur devenait de plus en plus insupportable. Il avait perdu beaucoup de sang malgré la blessure qui n'avait fait que frôler son bras.
Bobby remarqua que Myles semblait un peu fatigué de leur promenade. Il alla dans la salle de bain et revint avec la trousse à pharmacie. Anderson s'était assis sur une chaise, essoufflé de la course poursuite.
Bobby ouvrit la trousse et commença à soigner la plaie de Myles.
Bobby : (à Anderson) Je veux une réponse. Qui êtes-vous réellement ?
Silence.
Bobby : Je ne suis pas vraiment d’humeur à discuter alors vous feriez mieux de tout nous dire !
Anderson avala sa salive et inspira un grand coup avant de passer aux aveux.
Anderson : Mon vrai nom est James Laverty. Je suis...enfin j'étais le comptable de Tom Caine.
Bobby : Le bras droit du baron de la drogue.
Bobby et Myles n’en revenaient pas. Ils s’étaient fait avoir.
Myles : Vous auriez mieux fait de monter votre propre cabinet au lieu de vous associer avec Tom Caine.
Bobby : Il cherche à vous éliminer avant que vous ne témoigniez ?
Laverty : Oui...je suis désolé pour votre bras.
Myles : Ces sont les risques du métier.
Bobby termina le bandage de Myles et se concentra sur Laverty.
Bobby : Au sujet des hommes qui nous ont attaqués à l’hôtel.
Laverty : Oui ?
Bobby : Qui sont-ils ?
Laverty : Des hommes de Caine. Il a toujours des hommes à son service.
Bobby : On doit prévenir les autres de tout ça.
Myles : C'est vrai…
Myles essaya de se lever mais il sentit la tête lui tourner. Il avait perdu énormément de sang.
Bobby : Où est-ce que tu vas ?... Tu vas t’allonger un peu le temps de rependre des forces.
Bobby aida Myles à se lever et l'allongea sur le canapé.
Bureau du FBI
L'équipe était presque au complet. Il ne manquait que Bobby et Myles. Wallace arriva avec un dossier sous le bras.
Wallace : J'ai été parlé au procureur. Il m'a donné le dossier où devait témoigner James Laverty, alias Owen Anderson.
Demetrius : Et qu'est-ce que dit le dossier ?
Wallace : Que 2 agents seuls pour protéger ce témoin étaient insuffisants.
Jack : Et au sujet de la fusillade dans l'hôtel ?
Wallace : Je veux que vous et l'agent Gans alliez sur les lieux. L'inspecteur Evans doit faire un rapport mais je préfère que vous y alliez.
Demetrius : Très bien.
Wallace : Des traces de sang ont été retrouvées, mais elles n'ont pas encore été identifiées.
Lucy : Vous pensez qu'elle pourrait appartenir à Bobby ou à Myles ?
Un lourd silence se fit sentir dans la pièce. Tous espéraient que ce n’était pas le cas et surtout que tout ceci n’était qu’un mauvais rêve.
Wallace : Hudson, Gans, allez-y. L’inspecteur Evans doit vous donner les résultats.
Jack se tourna vers Sue et Mackenzie qui dormait profondément. Sue comprit son malaise. Elle s’approcha de lui.
Sue : Je m’en occupe !
Il lui sourit. Mackenzie était entre de bonnes mains. Jack allait suivre Dem pour sortir lorsque Sue le retint par la main.
Sue : Faites attention à vous ! On ne sait jamais !
Wallace : Sue a raison ! Ils doivent surveiller les lieux.
Il fit un signe d’acquiescement, regarda une dernière fois Sue pour la rassurer puis Dem et lui sortirent. Sue les regarda s’éloigner. Elle n’était pas rassurer. Wallace le remarqua et elle comprenait très bien la réaction de Sue. Elle non plus n’était pas très rassurée. Personne dans cette pièce ne l’était. Ils se demandaient tous où pouvait bien se trouver Myles et Bobby.
Elle s’avança vers Sue pour lui montrer qu’elle allait lui adresser la parole.
Wallace : Je n'aurais pas besoin de vous mademoiselle Thomas. Vous n’avez qu’à emmener la petite Mackenzie avec vous et rentrer chez vous.
Sue resta un moment silencieuse. Elle ne pourrait pas rester seule dans l’appartement.
Sue : Si vous me le permettez, j’aimerai rester encore un peu ici.
Wallace : Vous êtes sûre ?
Sue : Oui.
Wallace : Très bien. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n’hésitez pas !
Elle regarda une dernière fois les jeunes femmes présentes puis sortit. L’attente allait être longue.
Hôtel
Demetrius et Jack étaient avec l'inspecteur Evans. Ils étaient venus récolter les indices pour les transmettre à Tara et Wallace qui attendaient au bureau.
Jack montra sa plaque et les 2 agents grimpèrent les 3 étages du bâtiment. Plus les chiffres des étages défilaient devant leurs yeux, plus l’inquiétude se lisait sur leurs visages. Aucun d’eux n’avait voulu briser le silence mais la tension était palpable dans l’air.
Après avoir passé un second barrage de policier, les 2 agents fédéraux arrivèrent devant la chambre de l’hôtel.
Evans : Vous êtes les agents envoyés par le FBI ?
Demetrius : On veut savoir où vous en êtes au niveau des recherches et des indices.
Evans : Vous êtes pressés dites moi !
Demetrius et Jack se fixèrent.
Demetrius : Agent Hudson et Gans !
Evans : Inspecteur Evans de la police de Washington.
Jack : Deux de nos agents se sont fait attaqués. Vous comprenez que nous n’avons pas le temps à perdre en bavardage.
Evans s'écarta pour laisser les 2 agents voir l'état des lieux.
Evans : Tout d'abord, on a un impact de balle qui à traverser la porte. Et l'homme qui a ouvert a été touché. D’après moi, ça doit être un de vos agents. Ensuite, une bombe lacrymogène a été lancée à travers le trou de la porte. Après un homme a été tué, l'un des agresseurs. Pour terminer, vos agents se sont enfuis par la fenêtre de secours.
Demetrius et Jack inspectèrent les 2 pièces pour vérifier que rien n'avait échappé à Evans et son équipe. Jack s'approcha de la table de nuit dans la première chambre et découvrit des chargeurs de pistolet.
Jack : (à Demetrius) Bobby n'a pas pris d'autre chargeur.
Demetrius : Mais Myles si ! Par contre, il n'a pas eut le temps de sortir son arme.
Les 2 agents se lancèrent un regard entendu. Leurs amis étaient tombés dans un guet à pan. Evans s'approcha des 2 agents, curieux de savoir comment ils pouvaient savoir comment les 2 agents fraîchement venus en savaient autant.
Evans : Comment vous savez qui a pris cette chambre ?
Jack : Bobby dors toujours sur le côté gauche d'où le côté ou se trouve la table de nuit. Quant à Myles, il ne dormira jamais sur un oreiller bon marché.
Evans : Vous les connaissez bien vos agents ! C’est impressionnant !
Jack et Demetrius ne firent pas trop attention à la remarque de l’inspecteur et continuèrent leur investigation.
Bureau du FBI
Wallace avait fini par rejoindre le rester de l’équipe dans le bureau. La petite Mackenzie s’était réveillée et leur permettait de penser à autre chose pendant l’attente. L’enfant était très éveillée pour son âge et semblait observer tout ce qu’il se passait autour d’elle. Comme si elle avait sentit la tension dans la pièce, Mac se mit à pleurer sans raison précise. Sue le vit et la prit dans ses bras et la berça tout doucement contre elle. Elle fit quelques pas dans le bureau et se retrouva près de la fenêtre. Mac s’était un peu calmé. Sue avait collé la tête de l’enfant contre son menton et lui faisait de petit baiser de temps en temps.
Elle ne pouvait pas s’empêcher de se faire du soucis pour ses amis mais aussi pour Jack. Apparemment cette affaire n’tait pas claire et plutôt dangereuse. Et Jack qui était sur les lieux. Sue savait que c’était idiot de se faire du souci. C’était le lot quotidien d’un agent du FBI mais elle ne pouvait pas s’en empêcher.
Lucy remarqua l’air inquiet de son amie. Ils étaient tous très inquiets. Tara n’avait pas lâché son ordinateur pour essayer de trouver des éléments permettant de faire avancer l’enquête. Elle avait trouvé de liens entre différentes sociétés écrans de Caine et certains placements financiers d’ un directeur d’une grande firme de télésurveillance. Il n’y avait rien de plus. Mais elle continuait à s’acharner sur cet ordinateur.
Mackenzie s’était enfin calmé et restait, bercé dans les bras de Sue. Les personnes présentes ne purent s’empêcher de penser que Sue était magnifique avec cette enfant dans les bras. L’idée de fonder une famille leur avait toutes traversés l’idée… et Wallace savait de quoi elle parlait… mais cette situation d’attente, leur rappelait à quel point leur métier était dangereux.
L’attente était dure et paraissait interminable. Bobby et Myles étaient en danger et personne ne savait où ils se trouvaient.
Alors que Wallace regardait pour la centième fois l’heure à sa montre, le téléphone sonna enfin. Lucy fit signe à Sue pour la prévenir. Celle-ci s’approcha du bureau avec Mackenzie toujours contre elle.
Wallace s’approcha de l’appareil et enclencha le haut parleur.
Wallace : Wallace !
Dem : Gans ! Nous venons de terminer !
Wallace : Je vous écoute !
Demetrius : Nous allons rentrer avec les indices pour que le labo examine tous ça.
Tara : Et en ce qui concerne Bobby et Myles ?
Demetrius : Malheureusement l’un d’eux est touché mais d’après les traces de sang ça ne se serait pas une blessure importante.
Elles se lancèrent toutes un regard soulagé.
Wallace : Quoi d’autre ?
Demetrius : Les 3 hommes se sont enfuis par une des sorties de secours.
Wallace : Est-ce qu’une équipe de police les as aperçus ?
Demetrius : Non, mais c’est un peu normal. Ils sont habitués à être discrets.
Wallace : Très bien, nous vous attendons !
Elle raccrocha. Elles ne savaient pas vraiment si elles devaient être totalement soulagées. Un homme avait été blessé. C’était peut-être Myles ou Bobby.
Mackenzie se remit à pleurer. Sue la berça à nouveau. Wallace se tourna vers elle.
Wallace : Vous devriez rentrer. S’il y a la moindre nouvelle, je vous tiens au courant !
Sue savait qu’elle avait raison. Ce n’était pas la place d’un enfant surtout dans ses circonstances. Elle lui fit signe qu’elle se résignait. Wallace en fut quelques peu soulagé.
Wallace : Lucy, accompagnée là. Nous allons pouvoir nous passé de vos services pour le moment.
Lucy aida Sue à ramasser ses affaires.
Appartement de Jack
Sue portait Mackenzie dans sa nacelle. Elle sortit les clés de sa poche. Elle sentit Lucy la regarder. Elle l'avait accompagné avec la permission de Wallace. Tara était restée au bureau pour attendre les nouvelles avec Wallace et continuer quelques recherches plus approfondies sur l’affaire.
Sue : Ce sont celles de Jack !
Lucy lui sourit et leva les mains en signe d’abandon.
Lucy : Je n’ai rien dit !
Sue lui sourit et inséra les clés dans la serrure. Elle ne put s’empêcher de jeter un œil sur ce petit être si fragile qui dormait sous ses yeux. Elle était heureuse que Jack lui ait demandé de s’en occuper. Il avait confiance en elle et ça lui faisait plaisir. Elle espérait avoir bientôt de ses nouvelles. Le savoir sur les lieux d’un crime ne la rassurait pas.
Lucy ouvrit la porte laissant passer Sue et Mackenzie dans l'appartement suivit de Levy. Lucy referma la porte derrière elle quand elle remarqua que Sue s'était arrêtée au milieu de l'entrée. Elle fit quelques pas en arrière en protégeant la nacelle ou se trouvait Mac. Elle su que quelques choses n’allait pas.
Lucy dépassa son amie et déposa sa main sur son épaule pour lui montrer qu'elle allait lui parler.
Lucy : Il y a un problème Sue ?
Sue ne bougeait pas, et fixa le canapé. Lucy regarda en direction du divan et perçu un pied dépassé. Lucy fit signe à Sue de reculer un peu plus et de mettre Mackenzie à l’abri. Elle prit la crosse de hockey de Jack qui était dans un coin.
Lucy s'avança doucement vers le canapé. Elle ne savait pas sur qui elle allait tomber mais elle était bien décidée à ne pas se laisser faire. Et puis elle savait se défendre.
Sue ne quittait pas Lucy et le canapé des yeux. D’un seul coup, elle sentit une main sur son épaule. Elle ne put s’empêcher de crier en même temps que Lucy. La personne sur le canapé venait de se redresser.
La lumière s'alluma.
La pression de la main sur l’épaule de Sue s'atténua. Sue et Lucy fixèrent devant elles Myles qui était allongé sur le canapé et se tournèrent pour apercevoir que la personne qui avait posé sa main sur Sue n'était autre que Bobby.
Sue : Bobby ? Myles ? Mais qu'est ce que vous faites ici ?
Mackenzie était réveillé et pleurer tout ce qu’elle savait. Les cris l’avaient apeuré. Sue posa la nacelle sur la table basse et prit la petite dans ses bras pour la consoler.
Bobby : Myles avait besoin de soin.
Myles posa sa main sur sa blessure qui saignait encore quelque peu mais les soins prodigués par Bobby avaient limité l'hémorragie.
Lucy s’approcha pour voir l’étendue des dégâts.
Myles : On n'avait pas d'autre choix que de venir ici.
Elle souleva légèrement la chemise et vit le pansement taché de sang.
Lucy : Tu perds beaucoup de sang ! Il faut que tu voies un médecin !
Myles : Ca va être assez difficile !
Laverty : On en veut encore à ma vie.
Laverty sortit d’un coin de l’appartement. Lucy s'assis près de Bobby et Myles alors que Sue tenait toujours Mackenzie dans ses bras pour la consoler.
Sue : On était inquiet pour vous.
Bobby : On a échappé de justesse à un guet à pan.
Myles : Tout se passait bien jusqu'à la livraison des repas.
Laverty : On aurait dit un feu d'artifice comme dans une fête foraine.
Myles : Sauf que les cibles, c'étaient nous.
Mackenzie s'était enfin calmée. Lucy se tourna vers Sue et lui fit signe.
Lucy : Tu devrais aller la coucher. Elle a eu beaucoup d’émotions pour aujourd’hui !
Sue acquiesça. Elle alla coucher Mackenzie dans le lit de Jack avant de rejoindre les autres. Elle vint s’asseoir près de Lucy.
Sue : On doit prévenir Wallace.
Laverty : Si ça se trouve elle est de mèche avec Tom Caine.
Booby : Ca m’étonnerait de Wallace !
Sue : J'ai confiance en elle.
Lucy : Je suis d’accord avec Sue, elle avait vraiment l’air inquiète pour vous et ça, ce n’était pas du cinéma.
Bobby et Myles se fixèrent.
Bobby : (à Sue) Ils ont du mettre le bureau sur écoute.
Sue : Je vais appeler Jack.
Myles : Ils ont du mettre les portables sur écoute aussi !
Sue : Je vais lui dire sans vraiment lui dire !
Elle se leva et alla chercher son pageur. Toutes les personnes dans la pièce la fixèrent et attendirent de voir comment elle allait s’en sortir.
Voiture
Le téléphone de Jack se mit à sonner.
Jack : Hudson !
Sue : Jack ? C’est Sue, est-ce que tu pourrais rentrer un peu plus tôt ?
Jack : (inquiet) Il y a un problème avec Mac ?
Sue : Non… pas vraiment. C’est juste que je n’arrive pas à mettre la main sur son doudou… et je n’arrive pas à la coucher sans.
Jack : Quoi ?
Sue : Tu sais son doudou ! Le lapin avec son marteau et sa petite salopette où il y a d’écrit « Démolisseur » !
Jack : « Démolisseur » ?
Sue : Oui… celui-là !... Si on ne remet pas la main dessus… Mackenzie sera une petite bombe ambulante, capable d’exploser en pleurs à tout moment.
Jack venait de comprendre. Sue voulait lui parler de Bobby mais ils étaient peut-être sur écoute c’est pour cela qu’elle parlait de Mackenzie.
Jack : Ca y est je me souviens ! Attends…
Il attendit un moment.
Jack : Il est dans la voiture. Il a du tomber de son sac tout à l’heure !
Sue : Je vais avoir besoin de toi et du « Démolisseur » sur ce coup là !
Jack : Très bien ! Je vais passer avant de retourner au bureau.
Sue : On t’attend !
Jack raccrocha puis il se tourna vers Demetrius.
Jack : Je dois passer à mon appart avant d’aller au bureau !
Demetrius : C’est urgent ? C’est ta nièce ?
Jack : Oui, Sue a perdu son doudou le démolisseur !
Demetrius fixa Jack quelques secondes. Le doudou de Mackenzie était en forme de lapin tout ce qu’il y a de plus normal alors pourquoi lui parlait-il d’un démolisseur ? Soudain, une lueur apparut dans les yeux de Demetrius.
Demetrius : OK !
Appartement de Jack
Jack et Demetrius pénétrèrent dans l’appartement. Sue et Lucy vinrent à leur rencontre puis quelques secondes plus tard par Bobby, Myles et Anderson sortirent de leur cachette.
Jack : On aurait pu vous chercher dans toute la ville !
Bobby : Tu es le seul à avoir toute la parfaite petite panoplie du secouriste chez toi !
Les visages de chacun s’apaisèrent. Les peurs et les craintes de la matinée s’étaient évanouies lorsque les 2 agents s’étaient présentés devant leurs amis.
Demetrius s’approcha de Myles et observa la blessure de son ami.
Demetrius : Tu as eu de la chance d’être touché simplement à l’épaule !
Bobby : On a eu de la chance de se sortir de cette embuscade.
Jack : Oui d’ailleurs, qu’est-ce qu’il s’est passé ?!
Myles : C’est une longue histoire !
Demetrius : On aimerait bien la version courte et rapide car Wallace nous attend au bureau pour notre rapport…. Et je crois que si on lui dit qu’on est passé chez Jack pour déposer le doudou de Mackenzie, elle ne va pas beaucoup apprécié.
Ils prirent tous un siège et s’assirent pour écouter le récit de leurs collègues et leur faire part des nouvelles de l’affaire.
Bureau du FBI
Tara avait fait plusieurs recherches avec James Laverty et Tom Caine. Elle avait trouvé l’existence d’un lien entre les 2 hommes par le billet d’une société.
Tara : J’ai découvert que Laverty était le comptable d’une société de Tom Caine.
Wallace : Il leur servait pour blanchir de l’argent, ça nous le savions déjà.
Tara : Seulement Caine n’était pas le seul dans la combine. Un certain Edgar Orwell était son homme de main.
Wallace : On sait où se trouve ce Orwell ?
Tara : Pas depuis deux jours.
Wallace : Prévenez Hudson et Gans. Je ne voudrais pas qu’ils fassent de mauvaises rencontres.
Tara : Très bien.
Wallace : Si jamais on me demande, vous dites que je ne suis pas là.
Tara : Et si je veux vous joindre ?
Wallace : Je laisse mon portable allumé uniquement pour les membres de l’équipe. Si quelqu’un d’autre me demande j’ai disparu de la surface de la planète.
Wallace n’attendit pas la réponse de Tara et quitta le bureau d’un pas décidé.
Appartement de Jack
Les agents ainsi que Lucy et Sue s’étaient regroupés près du canapé pour pouvoir discuter plus à l’aise.
Demetrius : Vous avez eu de la chance…enfin surtout toi, Myles.
Jack : Tu t’es écarté assez tôt pour ne pas recevoir la balle en pleine poitrine.
Myles : Un coup de chance.
Sue : C’est vrai. On était tous très inquiets.
Demetrius : On a vu l’état de la chambre. La police est en train de faire des prélèvements.
Bobby : On a été surpris. Normalement, personne ne savait où on se trouvait.
Un silence plana dans la pièce quand le téléphone de Jack vibra à sa ceinture.
Jack : (au téléphone) Hudson !
Puis il regarda ses amis et murmura
Jack : C’est Tara ! (au téléphone) Oui Tara, je t’écoute !
Tara : (au téléphone) J’ai des infos au sujet de l’enquête.
Jack : (au téléphone) Vas-y !
Tara : (au téléphone) D’après les documents que j’ai retrouvés sur les affaires de Caine, il aurait un homme de main qui se chargerait des témoins gênants.
Jack : (au téléphone) Comme Orwell !
Tara : (au téléphone) Exactement. J’ai sa photo ainsi que son dossier. (Lisant le rapport) Il serait tireur d’élite, avec des connaissances au combat au corps à corps.
Jack : (au téléphone) Très bien, je vais en parler à Dem.
Tara : (au téléphone) D’accord…
La voix de Tara se fit hésitante quelques secondes avant qu’elle ne reprenne la parole.
Tara : (au téléphone) Tu as des nouvelles…de Bobby et Myles ?
Jack regarda ses 2 amis assis en face de lui. Il voulait rassurer Tara mais ça pourrait être risqué si jamais on apprenait qu’ils s’étaient réfugiés chez lui. Il baissa la tête avant de prendre une mine contrariée et de donner sa réponse à Tara.
Jack : (au téléphone) Pas encore…mais on sait déjà qu’ils doivent être en vie.
Tara : (au téléphone) D’accord ! A toute à l’heure.
Jack : (au téléphone) OK !
Jack raccrocha la communication. Il n’aimait mentir à ses amis, surtout au sujet de choses concernant le travail. Tara faisait parti des leurs. Mais la prévenir maintenant pouvait tous les mettre en danger et ça il ne le pouvait pas.
Bureau du FBI
Tara était seule dans cet immense pièce. Quelques agents s’animaient autour d’elle mais elle n’y fit pas trop attention. Elle était assise à son bureau, le regard perdu, fixant le bureau en face du sien.
C’était celui de Bobby. Elle revit alors les moments qu’elle avait partagé avec lui, leurs éclats de rire, leur conversation, leurs regards complices, leur baiser…
Elle sourit légèrement en ce remémorant ce moment. C’était un baiser qui n’était pas si important, mais qui avait été si intense que les mots qu’aurait pu prononcer Bobby la terrifiaient au point de vouloir l’éviter. Mais lorsqu’ils avaient enfin parlé…en avait envié Darcy de l’amour que Bobby lui portait.
Tara sentit alors une larme coulée sur sa joue, qu’elle essuya rapidement pour ne pas être submergé par l’émotion. Myles aussi était manquant à l’appel et ses recherches leur permettraient de rentrer tous les 2 plus vite.
Elle laissa son esprit vagabondé encore quelques instants avant de se concentrer à nouveau sur l’écran de son ordinateur.
Rue de Washington
Ca faisait un moment qu’elle n’était pas venue dans cette rue. Elle descendit de voiture et traversa la chaussée pour rejoindre l’appartement de son vieil ami Jeremy Paxton.
Elle monta les étages et arriva devant la porte et frappa deux coups. Après quelques secondes, la porte s’ouvrit.
Paxton : Je t’attendais depuis longtemps !
Wallace : Toujours un mot gentil, à ce que je vois Jim !
L’homme s’effaça pour laisser entrer son invité avant de refermer la porte derrière elle.
Elle s’assit dans le fauteuil et fut rejoint par Paxton qui s’assit en face d’elle.
Paxton : J’ai appris pour ton équipe.
Wallace : Soit plus précis.
Paxton : Pour l’embuscade dans l’hôtel.
Wallace : Les nouvelles vont vite !
Paxton : Je le savais avant que ça ne se produise.
Wallace sentit la colère montrer en elle. Elle avait déjà perdu un collègue, un ami de cette façon.
Wallace : Pourquoi ne m’as-tu pas prévenu ?
Paxton remarqua que le ton de Wallace avait changé et c’était durcit. C’était naturel, elle était responsable de la vie des membres de son équipe.
Paxton : Je ne l’ai su que trop tard. Sinon je t’aurais prévenu Karen…tu le sais bien !
Wallace baissa les yeux. Il avait raison, il l’aurait prévenu. Il savait qu’elle épreuve elle avait enduré lorsque Jason avait été tué en mission. Il n’aurait jamais permis qu’elle souffre encore davantage.
Paxton posa sa main sur celle de Wallace.
Paxton : J’ai fait une petite enquête et j’ai su qu’ils étaient toujours en vie.
Wallace leva les yeux qui étaient légèrement embués.
Wallace : Alors ?
Paxton : Ils sont malins. Ils ont réussi à échapper à mes gars. Quand j’ai su, j’ai envoyé une équipe mais l’attaque avait déjà commencé.
Wallace : Qu’est-ce que tu peux me dire au sujet de cette attaque ?
Appartement de Jack.
Laverty : Et qu’est-ce qu’on fait maintenant ?!
Myles : Vous commencez d’abord par vous taire !
Tout le monde était assez tendu pour que ce type n’en rajoute pas d’avantage.
Jack : Si ce que m’a dit Tara est vrai, ce Orwel ne va pas vous lâcher si facilement.
Bobby : Je connais un endroit où nous pourrions aller…
Dem : je ne pense pas que ce soit prudent de bouger ce soir. Ils doivent guetter le moindre de vos mouvements…
Jack : Vous restez là pour ce soir. On avisera ensuite.
Il sentit le regard de Sue se poser sur lui. Il la regarda tout en continuant de parler à ses amis.
Jack : Wallace attend notre rapport… Dem et moi allons retourner au bureau et dès que nous aurons fini, je reviendrais et (à Sue) je vous emmènerais avec Lucy et Mackenzie, à ton appartement. Mais vous ne bougez pas tant que je ne suis pas revenu.
Bobby : Est-ce que l’on informe Wallace et Tara…
Dem : Je crois que pour le moment, moins on sera à connaître la vérité et plus vous serez en sécurité.
Myles : Et comment allez-vous cacher ça à Wallace ?
Jack : Myles a raison ! Elle finira par le découvrir alors autant ne pas la mettre hors d’elle en lui cachant. Mais il va falloir être prudent.
Jack et Dem se levèrent.
Laverty : Hey !!! Je vous signale que je suis là et que j’ai mon mot à dire !
Myles : Encore un mot et je vous jure que je vous descends moi-même !
Laverty : mais…
Dem : Je ne l’énerverais pas plus à votre place !
Ils se dirigèrent vers la porte. Bobby et Sue étaient avec eux. Jack regarda Bobby.
Jack : Pas de commande de pizza ou autre pour qu’un livreur fasse explosé ma porte à son tour !
Bobby : Tout dépend ce que tu as dans ton frigo !
Sue : Je vais voir ce que je peux faire !
Jack se tourna vers elle. Ils s’éloignèrent un petit peu. Jack prit les mains de Sue. Elle était encore toute secouée de ce qui venait de se passer.
Jack : Ca va aller ?
Elle lui sourit et acquiesça.
Jack : Et avec Mackenzie ?
Sue : Elle est adorable !
Jack : C’est de famille.
Elle lui sourit mais elle n’était pas rassurée. Des tueurs professionnels étaient aux trousses de ce Laverty. Mackenzie ne devrait pas être ici. Jack le remarqua.
Jack : Je reviens le plus vite possible et je vous emmène Mackenzie et toi, le plus loin possible de tout ça !
Il passa sa main sur sa joue et se pencha vers elle pour déposer un baiser sur son front. Puis il rejoignit Dem. Ils sortirent de l’appartement et Bobby verrouilla toutes les serrures et verrous.
Bureau du FBI
Tara épluchait les dernières données du dossier quand Demetrius et Jack entrèrent dans le bureau.
Tara : Alors ? Vous avez du nouveau ?
Demetrius s’approcha de Tara et regarda aux alentours avant de lui parler à l’oreille.
Demetrius : Les gars sont en vie. Ils sont chez Jack.
Tara écarquilla les yeux. Etait-ce possible ? Elle sentit un poids s’ôter de ses épaules. Elle avait du garder la tête haut pendant que les autres n’étaient pas là mais maintenant qu’elle savait qu’ils n’avaient rien, des larmes de joie mêlés à l’angoisse qui l’avait jusqu’à présent habité survint.
Jack : Ca ira ?
Tara : (émue) Oui…
Tara se rassit sur sa chaise espérant ne pas être en train de rêver quand Jack la sortit de ses pensées.
Jack : Tara ? Où est Wallace ?
Tara : Elle m’a demandé de ne pas la déranger. Elle avait un rendez-vous. Elle m’a dit qu’elle serait de retour dans pas longtemps.
Soudain, le téléphone de Jack sonna.
Jack : (à Demetrius et Tara) C’est Wallace ! (Décrochant) Hudson ?
Wallace : Hudson ! J’ai des infos sur notre affaire ! Où êtes-vous ?
Jack : Nous sommes au bureau.
Wallace : Très bien j’arrive !
Jack : On vos attends.
Appartement de Jack
Sue était venue voir si Mackenzie dormait bien. Elle ne se lassait pas de la voir dormir. Elle était si paisible. On aurait cru un ange. Et c’est ce qu’elle était. Un vrai petit ange. C’était un bébé adorable.
Elle caressa doucement la poitrine du bébé qui se levait et se baissait au rythme de sa respiration. Elle ne put s’empêcher de penser qu’elle avait des airs de Jack. C’est vrai qu’elle avait les mêmes yeux mais il y avait autre chose. Elle sourit à cette idée. Un petit être qui ressemblerait à Jack. Aujourd’hui, elle en rêvait. Une famille avec Jack.
Levy posa sa patte sur la jambe de sa maitresse pour lui signifier une présence. Sue se tourna vers la porte et vit Bobby s’approcher d’elle. Elle lui sourit puis se tourna de nouveau vers Mackenzie.
Elle regardait de temps en temps Bobby pour voir s’il lui parlait. Mais il resta silencieux et regarda lui aussi Mackenzie.
Sue : Tu connais Kate ?
Il la regarda avec un grand sourire.
Bobby : Pour connaître Kate, oui je la connais ! J’ai passé plusieurs fêtes dans la famille de Jack… et Kate est quelqu’un qu’on remarque. Elle n’a pas la langue dans sa poche.
Sue sourit à son tour. Son premier contact avec elle, lui avait semblé bon.
Bobby : Lorsque je vous ai vu débarquer avec Mackenzie, j’ai tout de suite su que Kate avait réussit à avoir Jack !
Sue : Comment est la famille de Jack ?
Bobby la regarda. Elle baissa un instant les yeux. Elle n’aurait peut-être pas du demander.
Bobby : Il a une famille fantastique. Une famille tout ce qu’il y a de normale, avec ses problèmes et ses joies… mais une famille où on se sent bien.
Sue baissa les yeux puis regarda de nouveau Mackenzie. Bobby posa doucement la main sur l’épaule de Sue pour lui montrer qu’il voulait lui parler.
Bobby : ils vont t’adorer !
Sue : Euh… il n’est pas encore question de cela avec Jack et…
Bobby : Je connais Jack depuis longtemps et… vu la manière dont il te regarde… surtout lorsque tu es avec Mackenzie… il ne souhaite qu’une chose. Que tu fasses partie de sa famille.
Sue le regarda un moment. Les propos de Bobby la rassurèrent et elle espérait de tout cœur que la famille de Jack allait l’aimer et qu’elle n’allait pas les décevoir.
Bobby : Mais tu sais, nous les hommes ont peu être très lent à la détente… alors ne soit pas trop dur avec Jack !
Sue sourit. Bobby posa sa main sur la tête de l’enfant et la caressa doucement.
Bobby : Et puis ces petites choses là ont tendance à nous faire peur ! Mais Jack se débrouille pas mal !
Il la regarda une dernière fois en lui souriant, puis la laissa à nouveau seul avec le bébé.
Bureau du FBI
Quinze minutes plus tard
Wallace pénétra dans le bureau. Les 3 agents du FBI vinrent à sa rencontre. Elle leur fit signe de les suivre dans son bureau.
Wallace : J’ai appris que Manning et Leland sont toujours en vie !
Jack, Demetrius et Tara se fixèrent.
Wallace les regarda et attendit une réponse. Elle se doutait qu’ils en savaient plus qu’ils ne voulaient le laisser paraître.
Wallace : On va devoir compter uniquement sur nous pour cette affaire.
Les 3 agents se firent un signe de tête positif avant de parler de la bonne nouvelle.
Jack : On le sait depuis environ une heure.
Wallace parut décontenancé.
Wallace : Comment ?
Demetrius : On sait où ils se cachent !
Wallace attendait la suite.
Wallace : Ne m’obliger pas à vous forcer à parler !
Jack : Myles avait besoin de soin alors Bobby a pensé à mon appartement !
Wallace lança un regard étonné en direction des 3 agents.
Jack : Je n’ai rien pu vous dire quand vous m’avez appelée parce qu’on n’était pas sûr que quelqu’un n’écoutait pas la ligne.
Wallace eut une mine plus grave. Elle s’écarta légèrement d’eux et alla derrière son bureau. Les 3 agents virent que quelque chose n’allait pas mais ils n’osèrent pas demander.
Un de ses agents avait été touché. Elle ne pouvait pas s’empêcher de s’en vouloir. C’était de sa faute. C’était ses agents et elle devait assurer leur sécurité. Des images lui revinrent en tête. Jason… à terre… Elle secoua la tête pour essayer de chasser ses images.
Un silence s’était installé. Ni Jack, ni Tara, ni Demetrius n’osaient parler. Wallace s’assit lentement. Elle osait à peine les regarder puis elle leva lentement les yeux vers eux.
Wallace : C’est à cause de moi.
Les trois agents restèrent un moment silencieux face à la nouvelle. De quoi voulait-elle parler ?
Jack : De quoi voulez-vous parler ?
Demetrius : (surpris) Parce que vous avez accepté le dossier ?
Elle se contenta de les fixer. C’était elle la chef et c’était elle qui décidait de quelle affaire ils devaient suivre. Et cette affaire lui avait semblé bizarre dès le début. Elle n’aurait jamais du accepter.
Tara : Ce dossier aurait pu être donné à n’importe qui.
Wallace : On m’a volontairement donné ce dossier pour que je quitte le FBI.
Cette déclaration jeta un froid dans le bureau. Les agents en face de Wallace n’arrivait pas à comprendre ce qu’elle était entrain de leur dire.
Jack : De quoi est-ce que vous voulez parler ?
Wallace hésita. Elle ne savait pas si elle devait leur en parler. Il n’aurait peut-être plus jamais confiance en elle. Mais leur cacher la vérité ne servirait à rien. Ils la découvriraient un jour ou l’autre.
Elle noua ses mains en face d’elle sur son bureau comme pour se donner de l’assurance et de la force.
Wallace : Beaucoup peuvent croire que travailler à la maison Blanche ouvre de nombreuses portes et permet de se faire beaucoup de contact et d’alliés. Et c’est le cas mais en travaillant pour le Président, je me suis fait beaucoup d’ennemis aussi.
Elle regarda ses gants pour voir leur réaction mais pour l’instant ils l’écoutaient attentivement. Mais elle n’était pas encore arrivée au moment critique.
Wallace : Depuis que je suis au FBI, certain de mes ennemis aimeraient bien me voir disparaître de leur « entourage ». ils guettent la moindre erreur de ma part… et si un de mes agents venait à….
Wallace butta sur le mot. Comme si elle ne voulait pas en prendre conscience.
Wallace : …Mourir… Ils savent très bien ce que cela signifierait pour moi…. Je n’aurais pas d’autres choix que de démissionner.
Tara : Démissionner ??
Un lourd silence se fit dans le bureau. Wallace avait un sacré caractère mais de là à vouloir la faire démissionner. Il devait avoir autre chose la dessous. Wallace n’était pas quelqu’un à se laisser faire si facilement.
Dem : Pas d’autre choix que de démissionner ?
Wallace les regarda. Elle ne savait pas vraiment comment leur annoncer et par quoi allait-elle commencer.
Jack : Je croyais qu’on était VOTRE équipe… alors ayez confiance en nous ! Je pense que jusqu’à présent nous ne vous avons pas déçu.
Il avait raison. Cette équipe l’avait largement étonné et dans le bon sens. Elle baissa un instant les yeux, inspira profondément avant de relever les yeux et commencer.
Wallace : Il y a 4 ans, environ… durant une opération suite à des menaces faite au Président… nous avons poursuivit le principal suspect.
Tara : j’ai entendu parler de cette affaire. Les menaces étaient très sérieuses et plusieurs tentatives ont été tenté… mais les services de protection… votre service… les ont toute fait échouées.
Wallace acquiesça légèrement de la tête.
Wallace : C’est exact ! Mais lors de la poursuite du suspect plusieurs agents ont été blessés et un fut tué….
Sa voix s’était faite plus faible à la fin. Ils comprenaient mieux maintenant pourquoi cette affaire la tourmentait autant. Elle avait déjà perdu un agent et apparemment elle avait été très touchée.
Tara : Si je me souviens bien, après enquête, il a été prouvé que vous n’y étiez pour rien…
Wallace : Il était sous mes ordres, et il faisait équipe avec moi quand cela s’est produit !
Silence. Ils pouvaient imaginer ce qu’elle pouvait ressentir.
Wallace : Et ça a recommencé aujourd’hui !
Jack : Sauf que les types qui ont voulu vous faire tomber dans ce piège, n’ont pas parié sur la bonne équipe !
Tara : C’est vrai. On est beaucoup plus malin qu’eux !
Wallace était étonné par leur réaction. Ils semblaient toujours avoir confiance en elle. Cette équipe n’arrêterait pas de l’étonner.
Tara : Je vais chercher à savoir qui à trafiquer le résumé du dossier pour qu’il arrive dans votre bureau et… qu’il vous pousse à accepter cette affaire !
Demetrius : Et moi, j’ai des amis de confiance dans d’autre service qui pourront me renseigner sur celui qui a voulu vous faire tomber.
Jack : Il est hors de questions que ces personnes s’en sortent aussi facilement. Ils s’en sont pris un de nous… et à notre chef. On ne va pas les lâcher !
Wallace se sentit gêner. Elle ne voulait pas qu’ils risquent leur carrière pour elle. Elle ne le méritait pas.
Wallace : Ne vous en faites pas pour moi. J’ai fait une erreur que je dois assumer seule.
Jack : Vous oublier une chose ?
Wallace le questionna du regard.
Jack : On est une équipe !
Les mots de Jack inondèrent de chaleur le coeur de Wallace. Elle se sentit soutenue, elle avait l’impression d’entendre les mots de Jason.
Flash back
Jason : Tu n’es pas seule Karen ! Je suis là et puis tu trouveras toujours des gens qui seront fiers de dire qu’ils te connaissent et sont sous les ordres de Karen Wallace, la plus fantastique de toute les Boss !
Karen : Même avec mon fichu caractère ?
Jason : Surtout avec ton fichu caractère !
Fin du Flash back
Les yeux de Wallace commencèrent à s’embuer par l’émotion. Elle leur fit signe de la laisser et de poursuivre leur enquête.
Une fois seule, elle laissa échapper une larme qui s’écrasa sur son bureau. Elle s’était attachée à tous les membres de cette équipe, ils étaient tous spéciaux et ils lui avaient fait une petite place dans leur univers, un peu comme une nouvelle famille qui s’agrandissait.
Elle s’était pourtant juré de ne jamais plus s’attacher mais c’était trop tard. Elle avait succombé une nouvelle fois. Elle essuya la larme qui s’annonçait sur sa joue et pris une grande inspiration. Ils avaient tous besoin d’elle. Elle ne pouvait pas les décevoir. Elle n’était pas le genre de femme à se laisser abuser aussi facilement. Lorsqu’elle réglerait cette affaire, il y aurait beaucoup de changement au FBI.
Appartement de Jack
Sue, Lucy, Bobby, Myles et Laverty étaient toujours regroupés ensemble, dans le salon. Bobby se levait de nombreuses fois pour voir si personne ne les surveillait dans la rue.
Bobby : Il y a un type qui est déjà passé 3 fois devant l’immeuble.
Laverty : Vous pensez qu’ils nous ont trouvé ?
Myles : Il ressemble à quoi ce type ?
Sue déposa Mackenzie dans les bras de Lucy avant de rejoindre Bobby près de la fenêtre.
Sue : Il y a un problème ?
Bobby : Y a un type louche en face de l’immeuble. Je me demande si il ne ferait pas partit du groupe qui nous ont attaqué.
Sue regarda discrètement entre les stores pour apercevoir l’individu en question.
Un jeune homme d’une vingtaine d’année faisait les cents pas devant l’immeuble fixant assez régulièrement sa montre. Il semblait anxieux se qui inquiétait Bobby sur la possibilité d’une nouvelle attaque.
Sue observa le jeune homme avant d’esquisser un sourire. Cet inconnu n’en était pas un pour elle. Elle se tourna vers les autres personnes présentes dans le salon.
Sue : C’est Andrew !
Les 3 hommes se lancèrent un regard interrogatif.
Bobby : Andrew ?
Myles : Une de tes connaissances ?!
Sue : Oui…. Enfin non, c’est un garçon qui vient souvent ici. En fait il vient tous les jours ici.
Ses amis furent légèrement surpris… et Lucy commençait tout doucement à changer de couleur. Pourquoi un autre type venait dans la vie de Sue.
Laverty : Vous êtes sous surveillance ? Vous n’êtes pas du FBI ?
Myles regarda leur invité. Il commençait sérieusement à l’agacer au plus haut point. Il allait rétorquer mais Sue le devança.
Sue : Pas vraiment… je suis consultante au FBI mais Andrew n’est pas un criminel ! Enfin, pas d’après ce que je sais.
Elle sourit. Elle imaginait très mal Andrew en criminel. Bobby et Myles se regardèrent, comment Sue pouvait-elle connaître cet homme ? Et surtout depuis combien de temps ?
Sue commença à rougir. Elle venait de comprendre qu’en disant cela, elle légèrement vendu. Ils avaient du faire le rapprochement avec le fait qu’elle connaissait cet homme et qu’ils se trouvaient tous dans l’appartement de Jack.
Myles qui était allongé sur le canapé se leva et vint se mettre près de Sue. Il la prit par les épaules tandis que Bobby resta près de la fenêtre à les regarder.
Myles : Tu m’as l’air de bien le connaître, dis moi.
Sue (rougit) En fait… la dernière fois que je suis venue voir Jack….j’ai croisé Andrew… et Jack m’en a parlé. Il m’a dit que sa petite amie travaillait dans un des immeubles voisins.
Bobby et Myles, Lucy se lancèrent un regard rempli de sous-entendus.
Bobby : Quand tu viens chez Jack ?
Lucy : Et ça arrive souvent ?
Sue : Juste comme ça !
Myles : Bien sûr !
Bobby : Mais dis-moi, ça à l’air plutôt sérieux avec Jack !
Elle le regarda. Il lui sourit. Ils adoraient la taquiner et surtout concernant sa relation avec Jack.
Sue : Et pourquoi ça ne le serait pas ?
Myles : C’est vrai que Jack est différent !
Elle les interrogea du regard.
Bobby : Oui… il a ce regard…
De quoi voulaient-ils parler ?
Lucy : Je n’avais jamais encore vu ce regard chez Jack !
Laverty : Vous ne pourriez pas arrêter de parler par sous entendus ! Ca devient fatiguant à la longue ! Pourquoi ne pas simplement dire qu’il est fou amoureux d’elle, c’est beaucoup plus simple et beaucoup plus rapide !
Myles, Bobby et Lucy se tournèrent lentement vers cet homme. Si leurs yeux avaient été des armes, il serait mort dans la seconde.
Myles : Donnez-moi une arme que je m’en débarrasse tout de suite !
Mackenzie se fit remarquer.
Lucy : Mackenzie veut son biberon.
Sue : Merci Lucy.
Sue n’attendit pas et fila à la cuisine pour éviter de se faire harceler par les questions indiscrètes de Bobby, Myles et Lucy.
Bâtiment de la police
Jack et Tara étaient allés voir l’un des inspecteurs qui s’occupait de la surveillance d’Orwell, le bras droit de Caine.
Tara était plus heureuse depuis qu’elle savait que ni Myles et surtout Bobby n’était mort. Elle savait qu’ils étaient en vie à l’appartement de Jack. Depuis qu’elle l’avait su, un énorme poids s’était levé de ses épaules.
Elle avait eu très peur pour eux…surtout pour lui. Mais elle ne devait pas penser à ça maintenant. Elle avait du travail. Ils pénétrèrent dans le bureau se trouvèrent face à eux un homme d’une trentaine d’année, assis dans un grand fauteuil qui lisait un rapport.
Tara : (montrant sa plaque) FBI ! Je suis l’agent Williams et (montrant Jack) voici l’agent Hudson.
Homme : Bonjour !
L’inspecteur se leva et s’approcha des deux agents. Il sourit à Tara.
Homme : Je suis l’inspecteur Evans de la brigade du grand banditisme. J’ai déjà croisé l’agent Hudson sur les lieux de l’attaque.
L’inspecteur les invita à s’asseoir dans son bureau. Depuis le début, l’inspecteur n’avait pas quitté Tara des yeux. Elle n’était pas vraiment très à l’aise avec cela mais elle devait se concentrer sur son travail.
Evans : Alors…que me vaut l’honneur de la visite d’une si séduisante agent du FBI ?
Tara rougit aux mots de l’inspecteur avant de se retourner en direction de Jack qui leva les yeux au ciel tellement la technique de drague de l’inspecteur était démodée.
Tara : Nous sommes ici pour Orwell, de l’affaire Caine.
Evans : Ha ! Je vois. Que souhaitez-vous savoir ?
Jack : On veut savoir s’il a des contacts à Washington, des endroits qu’il fréquente, ce genre de chose.
L’inspecteur dévisageait Tara du regard.
Evans : Je dois avoir son dossier quelque part…
L’inspecteur ouvrit plusieurs tiroirs avant d’en sortir un dossier.
Evans : Voilà le dossier de notre homme. Il a un sacré curriculum mais on le cherche depuis un moment.
Tara : Depuis combien de temps ?
Evans : Assez longtemps pour rencontrer une magnifique femme comme vous !
Jack : Je peux vous laisser si je dérange ?
L’inspecteur ravala son sourire et tendit une copie du dossier aux 2 agents que Tara parcourut rapidement.
Tara : C’est bien ce qu’on pensait. Il ne travaille pas seul.
Jack : Je vais prévenir Dem et Wallace.
Jack sortit du bureau suivit de Tara qui fut bloqué à la porte par Evans.
Evans : Je peux vous inviter à dîner mademoiselle Williams ?
Tara dévisageait l’homme de haut en bas. Elle se sentit flatter de savoir que son pouvoir de séduction faisait toujours effet. Lucy lui avait dit qu’elle ne devait pas s’apitoyer sur son sort. L’inspecteur Evans était très séduisant, cependant, le but de sa visite n’était pas vraiment pour rencontre l’âme sœur surtout si Bobby et Myles avaient des problèmes.
Tara : C’est AGENT Williams !
Evans : Très bien ! Alors Agent Williams, je peux passer vous prendre à 19 heures.
Tara : 19 heures ! Je ne…
Evans : Disons 20 heures !
Tara : Je suis désolée mais je ne crois pas que…
Evans : Je ne suis pas votre type d’homme ?
Tara : Non, enfin…je veux dire si mais…
Evans : Mais…
Tara : C’est un peu compliqué.
L’inspecteur Evans s’écarta de la porte laissant Tara passé.
Evans : J’espère au moins qu’il sait la chance qu’il a !
Tara baissa la tête quelques secondes avant de rejoindre Jack qui était toujours au téléphone avec le bureau.
Jack : Ca va ?
Tara : Oui ! On ferait bien d’y aller.
Tara n’attendit pas la réponse de Jack et sortit du bâtiment. Elle n’avait pas parlé d’un homme mais l’inspecteur avait deviné. Elle ne pensait pas à n’importe quel homme mais à Bobby. Elle s’inquiétait beaucoup pour lui et ça, elle ne le voulait pas. Elle ne devait pas. Ils travaillaient dans la même unité et elle ne pourrait pas le regarder en face si elle laissait parler son cœur au lieu de sa logique.
Appartement de Jack
Soirée
On frappa trois petites fois à la porte et de façon irrégulière. Bobby reconnu ce code. Jack rentrait. Il ouvrit la porte et Jack entra. Il fit rapidement le tour des yeux, la pièce et vit que Sue n’était pas là. Lucy le remarqua et savait qu’il fallait qu’elle le rassure.
Lucy : Elle est partit changer Mackenzie.
Jack la regarda et elle vit un léger soupir de soulagement lui échapper. Jack se tourna vers Bobby et Myles.
Jack : J’ai vérifié les alentours et il n’y a rien dans les environs.
Bobby : Oui mais ils n’ont pas lâché l’affaire pour autant. Ils veulent toujours récupérer ce type !
Bobby avait dit ça en montrant Laverty.
Laverty : Hey !!! J’ai un nom !!!
Bobby le regarda puis reporta son attention sur Jack.
Bobby : Il ne faut pas qu’on traine ici trop longtemps…
Jack : C’est l’endroit le plus sûr…
Bobby : Tu oublie Sue et Mackenzie ?!
Jack : Non… je vais les amener à l’appartement de Sue et elles y resteront tant que l’affaire ne sera pas résolue.
Sue arriva à cet instant avec Mackenzie dans les bras. Quand elle tourna la tête et vit Jack, elle ne put s’empêcher de se sentir soulager et de sourire. Puis elle se tourna vers le bébé dans ces bras.
Mackenzie : Regarde qui est là Mac ?! C’est oncle Jack !
Jack enleva son manteau et s’approcha de la jeune femme et l’enfant. Il posa la main doucement derrière la tête de l’enfant et se pencha pour déposer un baiser sur son front. Mac lui fit son plus sourire.
Myles : Ne sont-ils pas mignons ?!
Myles était allongé sur le canapé, Laverty assis dans le fauteuil et Lucy assise près de Myles sur l’accoudoir. Jack et Sue se tournèrent vers leurs amis. Et Jack regarda Myles d’une manière de dire d’arrêter là les taquineries. Même si il savait très bien que c’était cause perdue.
Myles : Non je vous assure ! Vous êtes très mignons tout les 3.
Laverty : Si on ne m’avait pas dit que c’était votre nièce, j’aurais pu croire que c’était votre fille.
Mackenzie gazouilla assez fort. Elle était entrain de faire des grands signes à Levy qui la regardait sans bouger. Mac aimait beaucoup Levy et c’était pareil pour lui. Il était très protecteur avec elle.
Jack regarda Sue et lui fit signe qu’il allait lui parler.
Jack : Je vais récupérer les affaires de Mackenzie et je vous emmène à ton appartement, vous y serez plus en sécurité.
Sue : j’allais donner le biberon à Mac…
Lucy : Vous pouvez bien dîner avec nous…. ET puis, c’est Sue qui a tout préparé…
Bobby : Non mais ils a envie de la garder rien que pour lui, il ne faut pas lui en vouloir.
Jack : Très bien ! On reste dîner avec vous.
Myles : C’est trop aimable de ta part !
Laverty se leva.
Laverty : Je meurs de faim ! Quand est-ce que l’on passe à table ?
Tout le monde le regarda.
Laverty : Quoi ??
Sue : Ca sera prêt dans quelques minutes…
Jack commença à prendre Mackenzie dans ses bras.
Jack : Je m’occupe de Mac et de son biberon pendant que tu t’occupes du repas.
Mackenzie était toute contente d’aller dans les bras de son oncle. Elle posa sa petite main sur sa bouche. Jack ne put s’empêcher de déposer un bisou dans la main de l’enfant.
Myles : Vous êtes fin prêt pour les votres !
Jack tourna la tête vers Myles qui le regardait d’un air sérieux. Ils n’allaient pas cesser de les taquiner à ce sujet… mais il s’en doutait. Il connaissait très bien ses amis. Sue n’avait pas entendu et s’était diriger dans la cuisine.
1 heure plus tard
Mackenzie, Sue Jack, Bobby, Myles et Anderson venaient de finir de dîner. Le repas avait été des plus copieux. Sue avait cuisiné une bonne partie de l’après-midi avec l’aide de Lucy qui était maintenant rentrée auprès de Dylan.
Bobby : (à Sue) Ce repas était succulent !
Myles : Je dirais même qu’il vaut beaucoup mieux qu’un restaurant 5 étoiles !
Sue : (rougit) Je vous remercie. Je n’ai pas fait grand-chose pourtant.
Jack : Tu fais des miracles avec tout ce que tu touches !
Jack et Sue s’échangèrent un regard rempli de tendresse sous les yeux des 3 autres hommes qui se sentirent de trop.
Laverty : Vous nous le dites si on est de trop ?!
Il reçu un coup sur le bras de la part de Bobby.
Bobby : Aie !!! Non mais ça ne va pas !
Myles : Encore un mot je vous jure que cette fois-ci je les laisse vous descendre !
Laverty : Je vais me plaindre à votre supérieur !
Myles : Mais je vous en prie faite donc ! Et je suis sûre qu’elle fera très bien le travail elle-même !
Laverty changea de couleur. Il se demandait si Myles était sérieux. Sue fit signe à Jack qu’elle allait dans la chambre voir si Mackenzie allait bien.
Jack : Bobby et Myles, vous allez dormir dans le salon. Je vais monter un lit de camp pour Laverty.
Laverty : Et je peux savoir qui va dormir dans la chambre ?
Tous regardèrent Laverty comme s’il venait de sortir une idiotie encore plus énorme que lui. Ils se demandaient si ce type le faisait vraiment exprès ou si c’était naturel chez lui de poser des questions débiles.
Sue apparut dans le salon alors que les 3 agents fixaient toujours notre homme. Elle ne savait pas si c’était une bonne idée de laisser Laverty avec eux. Elle s’avança.
Sue : Il y a un problème ?
Myles : Aucun, juste qu’on aurait du laisser les gars de Caine se charger de lui.
Sue regarda Bobby et Jack pour comprendre la situation.
Jack : Rien ! Mac dors déjà ?
Sue : Non, elle s’est réveillée et elle préférait jouer avec ses pieds. (Sourire)
Myles : Comme si on n’avait pas assez avec un bébé !
Myles fila dans la salle de bain refaire ses bandages sous le regard de Bobby et Jack qui étaient amusés de la situation. Sue s’approcha de Jack.
Sue : La petite est un peu agitée.
Jack : Je viens t’aider (à Bobby) Tu sais où se trouve le lit de camp ?
Bobby : Ouais, ne t’inquiète pas. Va voir la petite princesse.
Jack et Sue quittèrent le salon sous le regard de Bobby et Laverty.
Laverty : Je ne savais pas que le FBI autorisait les relations entre collègues.
Bobby : C’est plus compliqué que ça…mais en attendant, on a un lit à monter.
Bobby regarda le couple pénétrer dans la chambre. Soudain pendant une fraction de seconde, il s’imaginait être à la place de son ami.
Il aurait pu fonder une famille depuis le temps mais les choses ne s’étaient pas déroulées comme elles auraient du. Depuis que Darcy et lui s’étaient séparés, il n’avait pas eu d’autre femme dans sa vie. Du moins, il n’avait pas envisagé du long terme avec une autre femme.
Il était vrai qu’il n’avait pas trop cherché à séduire une autre femme mais Darcy tenait une place encore importante dans son cœur. Il s’était sentit enfin prêt à s’engager avec elle avant qu’elle ne parte en Californie. Elle en avait décidé autrement. Elle était partie parce qu’elle n’était pas sûre de ses sentiments pour lui, elle n’était pas prête au moment où lui l’était.
Il ne pouvait pas lui en vouloir. Il l’aimait trop pour ça. Et si les choses avaient été inversées, il aurait sans doute agit comme elle. Et puis, elle l’avait aidé à comprendre ce qu’il voulait réellement.
Tara aussi l’avait aidé. Tara…elle était si différente des autres femmes qu’il avait pu connaître. Elle était à la fois, une partenaire, une confidente, une amie et…
Alors qu’il s’avançait dans la pièce, il s’arrêta net. Non, il ne pouvait pas. Tara et lui en avaient discuté lorsqu’ils s’étaient embrassés. Enfin…pas vraiment.
Il avait aimé ce baiser doux sucré qu’ils avaient partagé. C’était comme le goût d’un fruit défendu qu’il avait goûté. Qu’il avait aimé…. Qu’il voudrait encore partager…
Non, ce n’était pas possible. Ils étaient partenaire au travail. Ca compromettrait leur carrière. Et puis Tara était avec Stanley. C’était un chic type. Lui et Tara s’entendaient bien et il ne pouvait pas s’immiscer dans la vie sentimentale de Tara sans créer un énorme chamboulement. Ce n’était pas vraiment sérieux.
Il se sourit en se disant qu’il venait de penser à une relation entre Tara et lui comme quelque chose de plus que professionnelle. Tara…il ne voudrait pas la perdre et pour ne pas la perdre, il ne devait pas s’en approcher de cette manière.
Bobby continua sa course jusqu’à Laverty qui cherchait le lit de camp de Jack.
Appartement de Tara
Elle venait de finir son dîner. Elle aurait sans doute dû accepter le rendez-vous de Lucy. Elle s’affala dans son divan avec une couverture et un pot de glace. La journée avait été dure pour elle et elle n’avait aucune envie de dormir en se réveillant avec l’idée qu’il ait pu y avoir un nouvel événement.
Elle englouti une cuillère de glace quand on sonna à sa porte. Elle regarda l’heure, 10h30. Qui pouvait venir à une heure pareille. C’était sans doute Jack ou Dem qui venait pour l’informer d’une nouvelle concernant l’affaire.
Elle alla jusqu’à la porte et regarda dans le judas. Elle n’en croyait pas ses yeux. Elle ouvrit la porte.
Tara : Qu’est-ce que vous faites ici ?
Evans : Je passais dans le quartier et…
Tara fixa Evans. Il était inspecteur mais il mentait très mal.
Tara : Inspecteur, je vous écoute ?
Evans : Appelez moi Grant.
Tara : Si vous voulez mais vous n’avez pas répondu à ma question.
Evans : Je me disais que si je vous redemandais de dîner avec moi, dans un cadre autre que le travail, vous accepteriez ?
Tara : Vous êtes coriace !
Evans : C’est ce qui fait tout mon charme ! Alors ?
Tara : Je vais y réfléchir.
Evans : Et si votre « ami » indécis ne se décide pas, sachez que moi, je suis sûr de ce que je fais.
Evans descendit les marches de l’entrée de Tara qui n’en croyais pas. Il était venu jusque chez elle pour la draguer. Elle soupira avant de refermer la porte derrière elle.
Elle trouvait ça ridicule parce que jamais un homme n’avait joué les Don Juan devant sa porte. Elle s’arrêta alors devant le miroir de son entrée et se regarda dedans.
Elle n’était pas plus moche qu’une autre. Elle ne devait pas se focaliser sur lui. Ils ne pourraient jamais être ensemble. Ils étaient dans la même unité et ça briserait leur carrière respective.
Elle soupira une dernière fois avant de retrouver son pot de glace et son canapé.
Appartement de Jack
Bobby était près de la fenêtre depuis quelques minutes déjà à regarder discrètement à l’extérieur lorsque Jack et Sue, avec Mackenzie et ses affaires vinrent les rejoindre. Laberty s’était affalé sur le canapé et avait allumé la télé. Jack remarqua que Bobby était préoccupé. Il s’éloigna de Sue et se mit en face de Bobby près de la fenêtre.
Jack : Qu’est-ce qu’il se passe ?
Bobby : Tu sais à qui appartient la voiture noire ?
Jack regarda discrètement à la fenêtre à son tour.
Jack : Non. Jamais vu.
Bobby : Cela fait 1 heure qu’elle se trouve là et que ses propriétaires n’ont pas bougés.
Jack : Tu crois que c’est les hommes de Caine ?
Sue suivait cet éhcnage avec attention en berçant doucement Mac contre elle.
Bobby : Je ne sais pas mais en tout cas, ils n’ont pas l’intention d’agir sinon ils l’auraient déjà fait.
Jack : Pas après leur petit numéro de l’autre fois !
Myles entra dans la pièce et devina pourquoi ses deux amis étaient près de la fenêtre.
Myles : Nous avons de la visite ?
Bobby : Pas vraiment ! Que nos petits amis se font du souci pour nous et qu’ils nous aient mis sous surveillance.
Jack regarda Sue. Il pouvait sentir son inquiétude. ET Sue vit qu’il n’était plus question de quitter l’appartement.
Jack : Ils guettent le moindre de nos mouvements !
Bobby se tourna vers Jack.
Bobby : Je suis désolé ! Je n’aurais pas du venir ici !
Jack : Non ! Tu as bien fait !
Laverty était concentré sur son émission de télé réalité et n’avait rien suivit à ce qu’il se passait. Myles le regarda. IL était à deux doigts de craquer. Et dire qu’il faisait tout cela pour ce type.
Myles : il y en au moins un qui ne se fait pas de souci !
Jack rejoignit Sue.
Jack : On ne va pas pouvoir quitter l’appartement ce soir. Je préfère qu’on passe la nuit ici. Ils ne tenteront rien tant que nous serons tous là.
Il vit que cela ne rassurait pas Sue.
Jack : Ca va aller !
Il lui sourit mais il savait que ça ne serait pas suffisant. Cela ne l’enchantait pas non plus. Sue et Mackenzie n’avait rien à faire ici.
Chambre de Jack
Il était minuit passés. Bobby avait dit à Jack de rejoindre Sue et Mackenzie dans sa chambre. Qu’il allait monter la garde et qu’il viendrait le chercher un peu plus tard dans la nuit.
Mackenzie ne dormait toujours pas. Elle était trop contente de voir son oncle Jack et le faites qu’il s’amuse avec elle avait chassé la fatigue.
Myles et Laverty dormaient déjà à point fermé. La journée avait été rude pour eux et les émotions fortes avaient été au rendez-vous pour une affaire qui aurait dû être banale.
Après quelques minutes, Sue et Jack avaient enfin réussi à endormir Mackenzie, envoûtée par l’histoire que venait de lui raconter Sue. Elle s’était laissé bercer par les bras de Sue. Jack observait la scène. Elles s’étaient magnifiques toutes les deux.
Sue s’avança et déposa Mackenzie dans son lit. Lorsqu’elle se redressa, elle sentit deux bras l’entourer. Jack s’était blotti contre elle. Elle prit ses mains et les reposa sur celles de Jack qui la tenait serré contre lui.
Ils restèrent un long moment ainsi, regardant l’image de ce petit être assoupi, si attendrissants. Jack déposa un léger baiser sur la joue de Sue. Elle se retourna pour lire sur les lèvres de Jack.
Sue : (+signant) On ferait bien de dormir un peu nous aussi !
Jack : (+signant) Tout à fait d’accord !
Sue : Et puis cette petite puce ne va pas non laisser de répit !
Jack : Dans la famille Hudson, on sait se faire remarquer !
Sue sourit.
Sue : J’au pu le constater en effet !
Jack : Qu’est-ce que vous insinuez Mlle Thomas ?!
Sue : Rien du tout à part que je ne peux pas résister au charme naturel des Hudson.
Il lui sourit et l’embrassa. Le baiser fut tendre et très lent. Ils apprécièrent tout les deux le moment.
Sue passa les bras autour du coup de Jack et passa ses mains dans les cheveux de son partenaire. Jack avait resserré son étreinte. Elle lui avait énormément manqué. Il avait besoin de la sentir contre lui.
Le baiser devint plus instant et plus profond. Aucun des deux ne souhaitaient rompre le contact comme si être ensemble était vital. Les mains de Jack commencèrent à parcourir le corps de Sue et trouvèrent rapidement le chemin de sa peau sous la chemise.
Sue s’écarta légèrement de lui et brisa le contact. Elle plongea son regard dans celui de Jack. Elle n’avait aucune envie de s’arrêter mais ils n’étaient pas seuls.
Sue : On n’est pas seul…
Jack ne la laissa finir sa phrase qu’il l’embrassait déjà dans le cou. Sue sourit tout en essayant d’échapper à ses baisers.
Jack : On sera discret…
Sue : Jack !!
Il se redressa et la regarda. Elle avait raison. Il y avait Mackenzie et Myles et compagnie à côté. Il ferma un instant les yeux puis la regarda de nouveau.
Jack : Tu as raison !
Mais ils restèrent dans les bras l’un de l’autre.
Jack : Et moi, qui rêvais d’un week-end tranquille tout les deux.
Sue lui sourit et déposa un léger baiser avant de s’écarter. Jack resta un instant les yeux fermés pour apprécier au maximum le dernier baiser. Puis il ouvrit les yeux.
DIMANCHE
Le lendemain
Appartement de Jack
Sue et Jack dormaient blotti l’un contre l’autre. Ils avaient passé une partie de la nuit à veiller sur Mackenzie. Le jour laissait quelques rayons du soleil pénétrés dans la chambre.
Mais lorsqu’ils virent que Mackenzie dormait profondément, ils décidèrent à leur tour d’aller se coucher. Jack avait prêté un tee shirt et un caleçon à Sue pour qu’elle puisse dormir confortablement.
Lorsque Jack s’était couché, il n’avait pas pu s’empêcher de sourire. Il avait prit Sue dans ses bras en jetant un œil sur le petit lit de Mac. Il adorait ce tableau et ne pouvait s’empêcher de penser à ce que pourrait être sa vie avec Sue et un enfant. Il s’était endormi avec cette idée en tête.
Sue avait dormit nichée dans les bras de Jack. Elle commençait à s’y habituer et elle adorait cela.
Mackenzie aussi dormait à point fermé. Notre couple était couché dans le lit de Jack, quand une main vint se poser sur l’épaule de Jack.
Voix : Jack…Jack !
Jack ouvrit les yeux difficilement, ils leurs faillaient s’habituer à la lueur du jour qui entrait dans la chambre. Sue était encore endormie dans les bras de Jack alors que Levy regardait le couple allongé sur le lit.
Après quelques secondes, lorsque la lueur du jour n’éblouissait plus Jack, il reconnu la silhouette de Bobby, se tenant devant lui.
Jack : Bobby ?
Bobby : Debout mon vieux. Tu as du travail qui t’attend !
Jack se redressa lentement pour ne pas réveiller Sue. Il se glissa tout doucement hors du lit. Sue bougea légèrement mais ne se réveilla pas.
Jack : (gêné) Ca fait longtemps que tu nous observe ?
Bobby : Comme si j’avais que ça à faire !
Jack alla voir Mackenzie. Elle aussi dormait toujours à point fermé. IL rejoignit Bobby près de la porte et sortit accompagner Levy sur ses talons.
Jack : Qu’est ce que tu voulais ?
Bobby : Wallace a appelé sur ton portable.
Jack réfléchi quelques secondes avant de se rappeler qu’il avait laissé son téléphone portable dans sa veste, dans l’entrée, pour ne pas réveiller Mackenzie.
Jack : Désolé de t’avoir réveillé. Et qu’est-ce qu’elle voulait ?
Bobby : Elle a du nouveau. Il semblerait qu’Orwell est été localisé.
Jack : Et en ce qui vous concerne, toi, Myles et Laverty ?
Bobby : Elle nous a dit de rester caché jusqu’à l’arrestation d’Orwell.
Jack : D’accord ! La voiture noire est toujours là ?
Bobby : Oui. Wallace a dit qu’elle envoyait une équipe pour se poster dans la rue au besoin.
Jack : Bien.
Bobby fit volte face, laissant Jack devant la porte de la chambre.
Jack : Bobby !
Bobby se retourna en direction de Jack.
Jack : Est-ce que tu pourrais éviter de parler de ce que tu as vu dans la chambre au sujet de Sue et moi…
Bobby restait de marbre face à Jack qui essayait de se dépêtrer, il risquait d’avoir beaucoup de mal à ce que Bobby tienne sa langue.
Jack : Parce que tu sais comment peut-être Lucy et…
Bobby : Dans la chambre ? Quelle chambre ?
Jack : Merci !
Bobby : Mais ça vaudra un bon steak !
Jack : Un steak !
Bobby : Peut-être même deux si tu me cherche trop !
Bobby quitta Jack le sourire aux lèvres. Jack ne changerait jamais, toujours aussi inquiet pour Sue.
Chambre
Jack entra doucement sans faire de bruit. Il allait devoir réveiller Sue. Il devait les raccompagner à son appartement. Il s’approcha du lit et s’y assit doucement pour ne pas réveiller Sue trop brusquement.
Il la regarda un moment dormir. Elle était magnifique. Il repoussa légèrement une mèche de cheveux, puis il se penche et déposa un baiser sur la joue de la jeune femme.
Sue bougea légèrement et un sourire apparut sur son visage. Elle ouvrit lentement les yeux et rencontra ceux de Jack.
Jack : (chuchotant) Bonjour.
Sue : (chuchotant) Bonjour.
Sue s’étira dans le lit puis se redressa. Jack ne l’avait pas quitté des yeux. Elle regarda en direction du petit lit de Mackenzie, puis se tourna à nouveau vers Jack.
Sue : Elle dort toujours ?
Jack : Oui, une vraie petite marmotte.
Sue sourit. Il n’y avait pas à dire, Mackenzie était une enfant adorable. Elle faisait déjà des nuits complètes de plus de 8 heures.
Jack : Je dois retourner au bureau. Wallace a eu du nouveau. Je vais vous déposer Mac et toi à ton appartement avant d’y aller.
Sue : Et la voiture devant l’immeuble ?
Jack : Toujours là mais Wallace va envoyer une autre équipe pour la surveillance et pour seconder Bobby et Myles.
Sue n’était pas vraiment rassurer. Elle avait peur pour Bobby et Myles. Ils avaient échappé au pire.
Jack : Je pense que l’on peut faire confiance à Wallace. Elle ne refera pas la même erreur.
Sue lui fit signe de la tête. Il avait raison.
Sue : Je vais me préparer et après je m’occuperais de Mac…
Jack : Je vais le faire…
Sue : Tu devrais tout d’abord te préparer et aller régler les derniers détails avec Bobby.
Jack : Tu es sûre ?
Sue : Oui… et puis tu connais les filles ! On met toujours un certain temps à se préparer.
Elle se pencha et déposa un rapide baisé avant de se lever pour se préparer.
Bureau du FBI
Tara était la première à arriver au bureau. Elle avait passé la nuit à vérifier les fichiers des ordinateurs du bureau pour savoir qui y avait eu accès. Elle n’avait pas eu trop de mal à trouver la faille dans le système de sécurité puisqu’elle avait installé elle-même le pare feu de l’ordinateur.
Après quelques minutes, elle avait trouvé que l’ordinateur du chargé des dossiers avait été utilisé sans autorisation. Le dossier que Wallace avait eu en charge avait été modifié et changeait le niveau de sécurité de l’affaire.
Elle avait trouvé le code de l’agent qui avait fait cela et avait appelé Wallace pour lui en parler. Elles avaient décidé de se retrouver au bureau pour en parler plus tranquillement pendant que Wallace avait prévenu Jack et Demetrius.
Alors qu’elle pianotait sur son ordinateur, Wallace, Lucy, Demetrius entrèrent dans le bureau.
Wallace : Qu’est-ce que vous avez trouvé Williams ?
Tara : J’ai découvert d’où venait la faille dans le système informatique du chargé des dossiers.
Chacun se plaça devant l’écran pour s’informer des nouveautés de l’affaire.
Tara : (regardant la vidéo) On peut voir le chargé des dossiers quitté son bureau, il y a 3 jours.
Sur la vidéo, on voyait le chargé des dossiers sortir de son bureau après avoir verrouiller la porte. Il s’avance vers l’ascenseur et disparaît de l’écran. Quelques minutes plus tard, un homme, vêtu d’une combinaison d’homme de nettoyage s’arrêta devant la porte et pénétra à l’intérieur. Après quelques minutes, il en ressortit se dirigeant rapidement vers l’ascenseur.
Tara : Voilà.
Wallace : Est-ce vous avez pu l’identifié ?
Tara : Pas encore mais la société de nettoyage a confirmé n’avoir envoyé personne.
Demetrius : Les choses se précisent.
Wallace hocha la tête pour féliciter Tara de sa trouvaille.
Wallace : Joignez l’inspecteur Evans. Montrez lui les images, il a peut-être un suspect pour nous.
Devant l’appartement de Sue
Jack arrêta la voiture. Sue et lui descendirent. Tandis que Jack sortait les sacs de sa nièce, Sue détachait la nacelle et la sortit de la voiture. Elle ferma la portière et se tourna vers Jack qui se dirigeait vers elle.
A ce moment là, elle vit Charlie arriver à leur rencontre.
Charlie : Bonjour vous deux…. (En se penchant vers la nacelle) Alors voilà la petite princesse dont tout le monde parle.
Sue : Bonjour Charlie !
Elle interrogea Jack du regard.
Jack : j’ai demandé à Charlie de venir. Je serais plus tranquille si je sais que vous n’êtes pas toutes seules.
Sue ne l’admit pas mais elle était elle aussi rassurer. Charlie prit les sacs des mains de Jack. Celui-ci se rapprocha de Sue.
Jack : Je t’appelle dès que j’arrive au bureau.
Sue lui sourit légèrement. Jack regarda Mackenzie dans sa nacelle avant de lever à nouveau les yeux vers Sue.
Jack : S’il y a quoi que ce soit, tu n’hésite pas à appeler.
Sue : Promis.
Il regarda Charlie puis Sue. Ils se regardèrent un long moment. Jack savait que Sue l’appellerait s’il se passait quoi que ce soit. Mais cela ne signifiait pas qu’il aimait les laisser seules.
Sue : File ! Tu vas être en retard !
Jack se pencha et déposa un baiser sur les lèvres de Sue avant de s’écarter doucement et de remonter en voiture. Sue et Charlie regardèrent la voiture de Jack s’éloigner. Sue regarda Charlie. Elle n’aimait pas le laisser partir sans être avec lui.
Charlie : Tout va bien se passer ma belle !
Sue lui fit un tout petit sourire puis ils se dirigèrent tout les trois vers l’entrée de l’immeuble.
Plus tard au bureau