6 : Femmes avant tout

 

Auteur : EnfantTV et FandeSérie

E-mail : chelseajoyce@wanadoo.fr et reika65@hotmail.fr

Genre : aventure, romance

Résumé : Lucy est partie en voyage de noce avec Dylan pour une semaine et notre équipe en apprend plus sur la vie de Wallace.

 

Note de l'auteur : Les personnages et les lieux sont la propriété de la PAX. Ce fanfic a pour but de divertir les fans de la série Sue Thomas, FBEye.

 

Il fait partie d’une saison 4 virtuelle que nous sommes entrain d’écrire.

 

Ce fanfic contient des scènes qui peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes ainsi que de les shippeuses (mdr)

 

 

 

 

Après la cérémonie de mariage et les festivités, Lucy et Dylan étaient partis en voyage de noce à Hawaii. Lucy avait envoyé un mail à Sue pour lui dire que l’endroit où ils se trouvaient, Dylan et elle, était paradisiaque et qu’elle était heureuse. Des plages de sable fin, des décors romantiques,…elle était aux anges. Mais comme toujours, Lucy n’avait pas pu s’empêcher de conseiller à son amie d’en profiter pour rester en tête à tête avec Jack.

 

Après que Jack et Sue eurent annoncé la nouvelle à l’équipe, Lucy avait attendu que Jack et Sue aient fini leur danse pour prendre Sue à part et lui dire à quel point elle était heureuse pour elle, pour eux et qu’elle leur souhaitait tout le bonheur possible.

 

L’équipe avait fêté l’événement avec une grande fête. Du champagne, de la musique et des tranches de rigolades et tous cela dans une ambiance joviale. Pour l’occasion, Wallace avait accordé un week-end de repos à toute l’équipe.

 

Les parents de Sue étaient repartis dans l’Ohio et le dîner qu’ils avaient prévu avec Jack et Sue avait du être repoussé faute de temps. Sue avait confié à Jack qu’il avait bonne impression même si la façon de leur annoncer leur liaison n’avait pas été des plus simples. Sue et Jack étaient tous de fois ravie de vivre enfin leur relation aux yeux de tous. Le couple en avait profité pour rester en amoureux.

 

Près de Bay Mountain

 

Cela faisait bien 2 heures qu’ils roulaient.

 

Sue : Jack… tu ne veux toujours pas me dire où tu nous emmènes ?

 

Il se tourna vers elle et lui sourit. Il reporta son attention sur la route dans lui répondre.

 

Jack avait loué un chalet près de Bay Mountain. L’endroit était assez isolé. Le chalet surplombait la vallée. Jack n’avait pas pu résister et avait emmené Sue pour lui faire la surprise du lieu. Jack aimait ces endroits où l’air était vivifiant et la nature était observable à perte de vue.

 

Et il avait envie de partager cela avec Sue et passer du temps, rien que tout les deux dans un endroit tranquille.

 

Sue le regarda une dernière fois puis se tourna vers le paysage qui défilait. C’était magnifique. Elle faisait confiance à Jack mais elle était curieuse de nature.

 

Elle se demandait encore pourquoi Jack l’avait emmené aussi loin pour être tous les 2, ils auraient pu resté à Washington. Malgré la dernière fois, quand ses parents étaient venus à l’improviste. Depuis, elle avait récupéré le double des clés pour plus de sûreté.

 

Mais le fait de se retrouver loin de tout avec Jack n’était pas du tout pour lui déplaire. Leur relation se portait très bien. Elle était heureuse de ce qu’ils leur arrivaient. Elle sourit. Ce week-end allait être fantastique. Elle le sentait.

 

Jack engagea la voiture sur un chemin de montagne. Jack n’avait toujours rien dit sur l’endroit où il allait mais Sue avait une petite idée. Il ne fallait pas être un grand agent du FBI pour le deviner.

 

Ce qu’elle vit en arrivant était au-delà de tout ce qu’elle avait pu imaginer. Le chemin menait à un chalet au milieu de la forêt. Jack arrêta la voiture devant le chalet.

 

Jack, Sue et Levy descendirent de voiture. Elle regarda le paysage autour d’elle. C’était magnifique. Elle n’en cru pas ses yeux, tout était si beau. Des arbres, des oiseaux qui volaient au loin, un vent doux qui lui caressait le visage, et puis Jack était là. Elle se tourna vers lui qui lui sourit. Il s’approcha doucement d’elle et l’enlaça.

 

Jack : (Montrant le chalet) Alors ? Qu’est-ce que tu en penses ?

 

Sue ne savait pas quel mot employé. Tout était si immense, comme un grand bol de liberté qui s’offrait devant elle. Elle se serra d’avantage contre lui.

 

Sue : C’est magnifique !

 

Jack la regardait. Les yeux de Sue brillaient de mille éclats. Elle n’aurait jamais imaginé voir un endroit pareil dans sa vie. Jack l’avait encore surprise. Il arrivait toujours à la surprendre et la rendre heureuse. Plus les jours passaient et plus elle se rendait compte qu’elle avait fait le bon choix en acceptant de devenir consultante au FBI.

 

Jack s’écarta de Sue pour lui montrer qu’il allait lui parler mais garda sa main dans la sienne. Cette proximité, cette relation, aucun d’eux ne voulaient qu’elle ne s’arrête et c’est ensemble qui s’avancèrent vers le chalet.

 

Sue : Jack, c’est merveilleux !

Jack : Je savais que ça te plairait !

 

Sue sourit à Jack et resserra son étreinte.

 

Jack : Et j’ai tout prévu !

 

Il s’arrêta devant la porte. Sue lui sourit de plus belle. Venant de Jack ce n’était pas étonnant qu’il ait encore une surprise.

 

Sue : Que veux-tu dire par « j’ai tout prévu » ?

Jack : (sourit) Il y a du bois dans la cheminée, le réfrigérateur est plein et…

 

Sue attendait la fin de la phrase mais Jack s’arrêta avant. Il la regarda dans les yeux et lui fit son plus beau sourire.

 

Sue : Et… ?

Jack : J’ai emmené le DVD de Star Wars !

 

Il avait tout planifié pour passer un moment en tête à tête, depuis le temps qu’il envisageait cette soirée, rien ne devait les perturber. La dernière fois c’était une enquête qui avait contrecarré leur plan mais ce week-end rien ne les dérangerait.

 

Générique

 

Chalet à Bay Mountain

 

Sue, Jack et Levy avaient déposé leur affaire dans le chalet et s’étaient installés confortablement dans le canapé pour regarder le film. Depuis le temps qu’ils en rêvaient, ils étaient enfin seuls pour vivre leur amour sans être dérangé.

 

Ces derniers temps, ils avaient passé que très peu de temps ensemble. Jack avait du laisser Sue avec ses parents et leurs rendez-vous amoureux c’étaient arrêter pendant les préparatifs du mariage.

 

Une fois le mariage terminé, les autres n’avaient pas cessé de les taquiner ou de les observer. Ils savaient que ce n’était pas vraiment intentionnel et qu’ils étaient heureux pour eux… mais ils avaient eu envie de se retrouver seuls.

 

Ce mariage avait soulevé plusieurs questions sur leur avenir en commun, de leur projet ensemble. Pour l’instant, ni Jack ou Sue ne pensaient déjà au mariage, et pourtant l’idée avait du sûrement déjà leur effleurer l’esprit mais ils donnaient le temps à leur relation de s’épanouir et de trouver ses marques.

 

Sue était blottit dans les bras de Jack et caressait doucement les mains de Jack qui se trouvait posées contre elle. Elle se tourna légèrement pour regarder Jack. Il baissa les yeux et l’interrogea du regard.

 

Jack : Quoi ?

 

Elle lui sourit.

 

Sue : Rien, j’étais juste entrain de me dire que je suis heureuse d’être ici… dans tes bras.

Jack : (sourire) j’apprécie énormément aussi.

 

Il se pencha et déposa un léger baiser sur ses lèvres.

 

Sue : On devrait faire ça plus souvent.

Jack : Tout a fait d’accord avec toi ! … Alors je réserve tous vos week-ends pour les 50 ans prochaines années, mademoiselle Thomas.

 

Sue le fixa. 50 prochaines années. Il envisageait donc du long terme. Ce qui était normal… enfin. Elle sourit légèrement. Quand elle s’était engagée dans cette relation avec Jack, elle y avait été entière et pour du long terme. Elle savait que parler mariage était trop tôt… mais elle savait que Jack était l’homme de sa vie.

 

Jack et Sue ne s’étaient pas quitté des yeux. Ils se blottirent l’un contre l’autre quand soudain les mots furent superflus. Ils n’avaient regardé que les 5 premières minutes du film avant de voir dans le regard de l’autre que la présence de chacun leur avait manqué pendant ces derniers jours. Jack se pencha à nouveau vers Sue pour cette fois-ci échanger un long baiser auquel elle répondit immédiatement. Sue posa une main sur la nuque de Jack pour se rapprocher d’avantage de lui.

 

Le DVD de Star Wars était à l’écran. On pouvait voir la bataille des Jedis contre l’empire maléfique du seigneur Dark Vador.  Mais Jack et Sue avaient abandonné le visionnage du film pour se concentrer l’un sur l’autre. Les baisers qu’ils échangeaient captaient beaucoup plus leur attention que le film qu’ils avaient promis de regarder ensemble. Jack savait que s’ils n’arrêtaient pas maintenant, ils ne verraient jamais la fin du film. Il posa sa main sur la joue de Sue et s’écarta très légèrement en posant son front contre le sien.

 

Jack : Si on continue de cette manière, il y a très peu de chance que nous puissions voir notre film.

 

Sue lui sourit. Elle ne savait pas si elle voulait vraiment voir ce film. Elle l’adorait mais elle aimait encore plus Jack et se retrouver dans ses bras. Elle rapprocha son visage de celui de Jack et lui murmura…

 

Sue : Quel film ?!

 

Et elle l’embrassa. Jack ne se fit pas prier pour répondre à son baiser. Ils étaient enfin seuls et personne ne les dérangerait…enfin presque personne.

 

Levy s’approcha du couple et posa sa patte sur la jambe de sa maîtresse, la gamelle dans la gueule. Sue et Jack se détachèrent à regret et se tournèrent vers Levy.

 

Sue : Tu as faim mon chien ?

Jack : Je crois que la réponse est oui.

 

Levy posa sa gamelle et lança un regard désespéré à sa maîtresse. Sue commença à se lever quand Jack la retint par le bras.

 

Jack : Laisse, je vais donner à manger à ce fan de beignet.

Sue : Merci, mais ne te sens pas obliger.

Jack : Je t’assure, ça ne me dérange pas.

 

Jack et Levy allèrent dans la cuisine. Jack se tourna en direction du salon, où se trouvait Sue puis posa un genou au sol.

 

Jack : (à Levy) Mon vieux, voilà le marché, je te donne à manger et tu ne viens pas nous déranger avant la fin du film.

 

Levy fixa Jack comme pour demander une contre partie au contrat.

 

Jack : Je te donnerais 2 beignets…avec de la crème chantilly.

 

Levy aboya. Jack sourit, il allait pouvoir être tranquille avec Sue pendant un long moment.

 

Après avoir versé les croquettes à Levy, Jack retourna auprès de Sue qui lui sourit pour l’accueillir à ses côtés.

 

Sue : Tu as trouvé sans problème ?

Jack : Disons que Levy m’a mis sur la bonne voie.

 

Sue esquissa un léger sourire puis se blotti de nouveau dans les bras de Jack.  Ils continuèrent à regarder le film. Mais Sue n’avait pas trop envie de regarder le film… enfin pas maintenant. Elle était bien dans les bras de Jack et… surtout elle avait envie de parler avec lui de ce qui venait de se passer ces derniers jours. Elle prit sa main et entremêla ses doigts aux siens. Elle se tourna vers Jack.

 

Sue : Je suis contente d’avoir enfin parler de nous aux autres.

Jack : Moi aussi, mais l’ambiance au bureau risque d’être au beau fixe maintenant… surtout venant d’une personne.

 

Sue lui sourit.

 

Sue : Toi ?!

Jack : Non !!! Lucy !!

 

Sue éclata légèrement de rire. Il était clair que Lucy allait être sur un petit nuage pendant un bon bout de temps. Entre son mariage, sa lune de miel et l’annonce de la relation de Jack et elle.

 

Jack savait que leurs sentiments allaient pouvoir être vécu au grand jour, sans que leur hiérarchie ne s’en mêle. Jack serra son étreinte et déposa un léger le cou de Sue avant de continuer.

 

Jack : Comme ça je pourrais t’embrasser au bureau.

 

Il l’embrassa de nouveau. Sue se blottit un peu plus contre lui.

 

Sue : Je ne crois pas que ça soit une bonne idée.

 

Jack s’écarta d’un coup de Sue.

 

Jack : (déçu) C’est vrai !

 

Il avait ce regard de chien battu.

 

Jack : Même pas un petit de temps en temps ?!

 

Elle lui sourit et déposa un rapide baiser sur ses lèvres. Puis elle le regarda de nouveau.

 

Sue : En plus, avant de partir, Lucy n’a pas arrêté… 5 min de plus et je lui racontais tout !

 

Jack la regarda avec un regard étonné et amusé.

 

Jack : Tout ??!!

 

Elle lui sourit.

 

Sue : Presque tout ! (Sourire) … A son retour… ça va être pire !  

Jack : En tout cas, je suis content d’une chose.

Sue : Laquelle ?

Jack : Je vais passer un super week-end… dans un superbe endroit… avec une femme splendide… que pourrais-je demander de plus ? (Sourire)

 

Sue et Jack restèrent un moment face à face, les yeux dans les yeux.

 

Jack : Sue… je n’ai pas arrêté de penser à la décision que tu as prise…

Sue : Je croyais qu’on en avait déjà parlé.

Jack : Oui mais je veux être sûr que tu ne regretteras pas ton choix…

 

Sue se tourna presque entièrement vers lui. Jack avait toujours les bras autour d’elle. Elle posa ses mains sur son torse et le regarda droit dans les yeux.

 

Sue : Jack… je ne regrette rien du tout… je suis avec toi et c’est tout ce qui compte. Et puis (sourire)… tu ne te débarrasseras pas de moi aussi facilement… je suis toujours au FBI.

 

Jack lui rendit son sourire. Leurs discussions et les événements des jours précédents avaient renforcé leur relation et ils savaient qu’un lien puissant les unissait.

 

Sue avait changé d’affectation mais elle avait toujours sa place au bureau et c’était le principal, être auprès de Jack.

 

Elle le regarda de nouveau.

 

Sue : Mr Hudson, je vous interdis de vous faire du souci pour moi…

 

Jack allait répondre mais elle leva la main pour lui faire comprendre qu’elle n’avait pas fini.

 

Sue : Et inutile de discuter !

 

Elle lui sourit et se réinstalla dans ses bras. Ils restèrent blottis l’un contre l’autre, faisant abstraction de tout ce qui les entourait. Ils regardèrent la fin du film dans les bras l’un de l’autre.

 

Dîner

 

Jack et Sue venaient de terminer leur repas. Ils avaient discutés de tout et de rien. De leur travail, leurs amis, leurs familles… leurs enfances. Un verre de vin à la main, devant la cheminée, ils riaient de bons cœurs.

 

Jack : Je t’assure ! Mais tu n’imagine pas le savon que ma sœur m’a passé quand elle a réussit à mettre la main sur moi !

 

Sue sourit. Elle imaginait très bien la situation.

 

Jack : Et Kate peut être très violente certaines fois ! (Sourire)

 

Sue savait très bien ce que cela pouvait être. Elle et ses frères n’arrêtaient pas de se disputer et certaines fois, ils en arrivaient aux mains. Mais c’était des jeux d’enfants.

 

Elle redevint sérieuse et regarda Jack.  Il bu une gorgée de vin et regarda Sue à son tour.

 

Sue : Tu es très proche de ta sœur, on dirait ?!

Jack : Oui… on s’entend plutôt bien… Non en fait… (Il se pencha légèrement vers Sue) je l’adore…. Mais promets-moi de ne pas lui répéter ça !

 

Sue lui fit un signe affirmatif de la tête et lui signa.

 

Sue : Promis.

 

Jack fixa Sue. L’idée de présenter Sue à sa famille devenait de plus en plus présente dans son esprit. Ils allaient tous l’adorer. Il sourit et regarda Sue boire une gorgée de vin. Elle était magnifique et la lumière du feu lui donnait un teint magnifique et donnait de magnifiques reflets à ses cheveux.

 

Jack : Tu t’entendrais très bien avec elle.

 

Sue posa son verre et regarda Jack en souriant timidement. Jack lui parlait souvent de sa famille. Ils les adoraient ça se voyait. Elle aimerait beaucoup les rencontrer mais cela lui faisait peur aussi. Et s’ils ne l’aimaient pas ?!

 

Jack : Elle te ressemble beaucoup… indépendante…simple…honnête…toujours souriante…

 

Jack se rapprocha doucement de Sue. Il ne parlait plus de sa sœur à cet instant. Sue rougit légèrement par les propos de Jack.

 

Jack : Belle… tendre…

 

Il caressa les cheveux de Sue, doucement. Un long frisson la parcourut à ce contact. Elle sentit Jack se rapprocher.

 

Jack : Passionnée…

 

Sue sourit, baissa les yeux et rougit presque de la tête au pied. Jack était le seul à pouvoir faire ressortir cette femme en elle. Cette femme tendre et passionnée dont il parlait. Elle n’avait jamais ressentit cela auparavant. Elle n’avait pas eu énormément d’amant mais lorsqu’elle se retrouvait dans les bras de Jack, elle découvrait une femme qu’elle ne connaissait pas.

 

Elle sentit le souffle de Jack sur son visage. Elle leva les yeux. Jack fit les derniers centimètres qui les séparaient et ils s’embrassèrent. Le temps venait de se suspendre pour nos deux amoureux.

 

Leurs baisers commencèrent par être tendres puis de plus en plus passionnés. Leurs corps se lancèrent dans une danse langoureuse. Sue avait passé les mains dans les cheveux de Jack et se serrait contre lui. Elle sentit les mains de Jack descendre de son dos à ses hanches.

 

La bouche de Jack s’aventura dans le cou de Sue ce qui la fit se cambrer contre lui. Jack connaissait tout ses points sensibles et il en profitait. Il la fit basculer en arrière.

 

Sue se retrouva allongée, Jack penché sur elle. Ce changement les avait séparés légèrement. Jack plongea son regard dans celui de Sue. Il avait un regard tellement… tendre et aimant. Elle posa sa main sur la joue de son compagnon et se redressa pour pouvoir l’embrasser à nouveau.

 

Jack répondit immédiatement à son baiser. Leurs deux corps se trouvèrent tout de suite et se serrèrent l’un contre l’autre. Les deux amants laissèrent leurs mains parcourir le corps de l’autre, lentement et passionnément.

 

Jack descendit une de ses mains sur la hanche de Sue et rencontra une parcelle de peau. Le haut de Sue était légèrement remonté et Jack en profita pour y passer la main. Sue se cambra de nouveau à ce contact.

 

Elle passa les mains sur le torse de Jack et commença à déboutonner lentement la chemise de Jack. Tout cela, tout en échangeant de longs et langoureux baisers. Ils avaient besoin de se retrouver, comme si le besoin de l’autre était vital.

 

Les mains de Jack s’aventurèrent un peu plus haut. Sue repoussa la chemise de Jack et il fit le reste. Il enleva sa chemise sans quitter Sue des yeux.

 

Sue passa son doigt sur le torse de Jack en regardant le trajet que faisait celui-ci. Puis elle passa les mains sur la nuque de Jack, ce qui le rapprocha d’elle. Dans les bras de Jack, elle se sentait aimé et désiré.

 

Ils s’embrassèrent de nouveau. Le haut de Sue n’allait pas tarder à rejoindre la chemise de Jack.

 

La caméra fit un plan éloigné pour que la cheminée apparaisse, et elle fit un gros plan sur le feu qui brûlait dans celle-ci.

 

Lendemain matin

 

Sue se réveilla tout doucement et sentit deux bras se resserrer autour d’elle et un visage se nicher près de sa nuque. Un sourire apparut sur son visage. Elle était bien. Elle ouvrit lentement les yeux. Elle se tenait dos à Jack mais celui-ci la tenait étroitement enlacé.

 

Il déposa un doux baiser à la base de sa nuque pour lui dire bonjour. Ils avaient passé une nuit magnifique et lorsqu’il s’était réveillé auprès de Sue, il n’avait pu s’empêcher d’être heureux. Il l’avait regardé dormir. Admirer serait le terme exact.  Cette nuit, ils avaient partagé bien plus qu’une simple nuit dans les bras l’un de l’autre. Non, ils avaient échangé tout l’amour qu’ils ressentaient l’un pour l’autre… une nouvelle fois.

 

Sue prit la main de Jack et entremêla ses doigts aux siens. Ils étaient toujours devant la cheminée. Ils étaient tout les deux enroulés dans le plaid qui avait eu sa place sur le canapé.  Elle était heureuse. Elle ne pouvait s’empêcher de sourire.

 

Jack se redressa en posant tête sur son bras libre au dessus de Sue.  Il se pencha un déposa un baiser sur l’épaule de Sue. Elle tourna les yeux vers lui et lui fit son plus beau sourire.

 

Jack : Bonjour !

Sue : Bonjour !

Jack : Bien dormi ?

 

Elle lui sourit et le fixa un instant. Dans ses bras, elle dormait toujours très bien.

 

Sue : Très bien.

Jack : Tu n’as pas eu… trop froid ?

 

Elle lui fit signe de la tête que non puis elle sourit.

 

Sue : Pas contre, le sol était un peu trop dur à mon goût.

 

Jack lui rendit son sourire.

 

Sue : il faut dire que je n’ai pas l’habitude de… faire ce genre de chose (rougissant et baissa légèrement les yeux) au pied d’une cheminée…

Jack : Donc une nuit difficile…

Sue : Non ! Une nuit magnifique !

 

Ils se fixèrent un long moment. Il n’y avait pas besoin de mots à cet instant. Ils auraient été superflus. Les moments qu’ils venaient de passés ensemble valaient tous les mots qu’ils auraient pu échanger.

 

Jack se pencha un lui déposa un doux baiser sur les lèvres puis la regarda de nouveau.

 

Jack : Tu as faim ?

Sue : (petit sourire) Je meurs de faim !

Jack : Petit déjeuner à la Hudson ??

 

Sue lui fit un vif signe positif de la tête tout en se mordant la lèvre inférieure. Jack lui rendit son sourire et se leva pour aller préparer le petit déjeuner. Sue s’emmitoufla dans le plaid. Jack avait laissé un vide et elle commençait à avoir froid.

 

Elle n’avait jamais été si bien et aussi heureuse avec un homme. Jack la faisait s’épanouir en tant qu’individu mais aussi en tant que femme. Et il était si attentif et attentionné envers elle. Elle ne pouvait pas le nier. Elle était folle amoureuse de cet homme.

 

Elle regarda Jack s’activer en cuisine tandis que Levy vint s’installer près de sa maîtresse pour lui dire bonjour. Elle caressa la tête du chien tout en ne quittant pas Jack des yeux. Il ne portait que son jean et était torse nu. Il n’avait pas du trouver sa chemise. Elle regarda autour d’elle et sourit. Il y avait des vêtements qui traînaient un peu partout.

 

Elle rougit en repensant à la nuit qu’ils venaient de passer. Puis d’un seul coup, sont regard s’arrêta sur un bout de tissu bleu, posé à ses pieds. Elle le prit. La chemise de Jack. Elle le regarda. Il était concentré sur ce qu’il faisait. Elle reporta son attention sur la chemise. Elle ne put s’empêcher de la portée à son visage et à respirer son odeur. Elle adorait son odeur masculine mélangée à son after-shave.

 

Elle enfila la chemise. En la boutonnant, elle repensa à la dernière fois où elle avait portée la chemise de Jack. Ses parents avaient débarqué dans sa cuisine sans prévenir. Mais là, personne ne savait où ils étaient donc personne ne viendrait les déranger.

 

Elle se leva et alla rejoindre Jack dans la cuisine. Il faisait chauffer les pancakes. Elle passa ses bras autour de lui alors qu’il se tenait dos à elle. Elle déposa un furtif baiser sur son épaule. Il tourna légèrement la tête vers elle pour qu’elle puisse lire sur ses lèvres.

 

Jack : On essaye de me déconcentrer.

 

Sue lui sourit. Il posa la spatule puis se tourna complètement vers elle, en la prenant dans ses bras. Sue laissa ses mains parcourir le torse de Jack pour finir leurs courses sur sa nuque.

 

Jack : À ce que je vois, tu apprécies mes chemises !

Sue : Oui, elles sont très agréables à porter.

 

Jack s’écarta légèrement pour la regarder de la tête au pied puis leva les yeux vers elle en lui souriant et se rapprochant.

 

Jack : Et j’avoue qu’elles te vont beaucoup mieux qu’à moi !

 

D’un seul coup Jack s’écarta de Sue et regarda autour de lui. Sue se demanda ce qu’il pouvait bien se passer et l’interrogea du regard.

 

Jack : Tes parents n’ont pas l’intention de nous rendre une petite visite ?!!

 

Sue lui infligea une très légère frappe sur le bras, tout en souriant à la remarque qu’il venait de faire.

 

Sue : Très drôle !

 

Jack souriait de plus belle en la prenant de nouveau dans ses bras.

 

Jack : Non, ce week-end, tu n’es rien qu’à moi… et personne ne viendra nous déranger.

 

Il l’embrassa.

 

Sue : Tu as l’air bien sur de toi ?!

Jack : J’ai tout prévu.

 

Il déposa un autre léger baiser sur ses lèvres auquel Sue répondit. S’ils continuaient comme cela, ils n’allaient jamais prendre leur petit déjeuner.

 

Jack : Personne ne pourra nous trouver…

 

Il déposa un autre baiser près de l’oreille de Sue et de son cou.

 

Jack : Pour le reste du monde, nous avons disparu…

 

Il continua l’exploration du cou de Sue qui commençait à capituler. Elle avait passé une main dans les cheveux de Jack et penchait la tête en arrière pour lui permettre de continuer sa douce torture.

 

D’un seul coup, il la souleva dans ses bras. Sue fut surprise.

 

Sue : Jack !!!

 

Il la regarda. Elle lut dans ses yeux ce qu’il avait derrière la tête et ne put s’empêcher de sourire.

 

Sue : Et le petit déjeuner ??

Jack : Quel petit déjeuner ??!!

 

Jack retourna dans le salon.  Ce week-end était le leur.

 

Après avoir profité de leur matinée, ils avaient fait une longue balade dans les environs, à la plus grande joie de Levy. Ils avaient marché main dans la main et avaient discuté d’énormément de chose. Ils apprenaient à découvrir encore plus la vie de l’autre.

 

 

Fin du week-end

 

Bureau du FBI

 

Jack et Sue marchaient cote à cote dans le couloir menant à leur bureau.

 

Sue : Tu penses que les autres vont continués à nous taquiner ?

Jack : Les connaissant, je dirais oui. Ils sont trop fiers d’avoir quelque chose à se raconter à la machine à café.

 

Jack et Sue arrivèrent côte à côte avec un sourire qui les caractérisait quand ils étaient ensemble. Ils franchirent le pas de la porte quand un immense flash les ébloui.

 

Jack : Qu’est-ce que…

 

Tara venait de prendre une photo avec un appareil numérique. Elle lui fit son plus beau sourire de celle qui était fière de ce qu’elle venait de faire.

 

Tara : C’est Lucy qui va être contente…. C’est pour lui montrer que tout va bien !

Sue (S’essuyant les yeux) Tara, mais qu’est ce que tu fais ?

 

Bobby s’approcha des nouveaux venus avec sa tasse de café à la main.

 

Bobby : Tara a reçu un nouvel appareil à tester.

 

Jack et Sue se dirigèrent vers leurs bureaux respectifs.

 

Jack : Je peux déjà te dire que le flash est…flashant !

Sue : Et on peut savoir pourquoi tu testes ça sur nous ?

Myles : Quelle question ?? Dois-je vous rappeler que vous êtes notre couple vedette. Tout le monde au bureau ne parle que de vous. Il va falloir vous habituer à la célébrité.

 

Jack regarda Myles.

 

Jack : Myles ! Pas avant le deuxième café du matin !

 

Myles lui envoya un regard qui voulait tout dire.

 

Tara : J’avais demandé cet appareil depuis 3 semaines et Lucy m’a aidée pour la paperasse alors je voulais la remercier en lui envoyant une photo de son couple gagnant !  

 

Jack esquissa un sourire amusé tandis que Sue rougit légèrement au propos.

 

Jack : Tu devrais régler ce flash !

Myles : Je te rassure Jack, Tara a aveuglé la moitié du bureau avec ce stupide appareil !

Bobby : Tara l’a aveuglé et il s’est cogné contre un bureau.

 

Tout le monde rigola en imaginant où se remémorant la scène.

 

Bobby : Mais… doucement vous deux… vous n’allez pas y échapper ! (Vers Sue et Jack) Où étiez-vous ce week-end ? Nous avons essayé de vous appeler pour une partie de football… mais impossible de vous joindre.

 

Jack et Sue se regardèrent. Est-ce que Jack avait prévu aussi une réponse ? La discussion allait s’orienter vers la grande nouvelle : le couple Jack et Sue. Ils étaient officiellement ensemble et toute l’équipe avait attendu cela avec impatience depuis 4 ans quand Wallace entra dans le bureau accompagné d’une jeune femme d’une trentaine d’année.

 

Wallace : Bonjour à tous !

 

Ce n’était pas dans les habitudes de Wallace de signaler sa présence. D’abord surpris, ils se regardèrent quelques instants avant de répondre.

 

Tous : Bonjour !

Wallace : Voici Rachel Adams, elle sera la remplaçante de Lucy Dotson Johanson, durant ses jours de congés.

 

Rachel : Bonjour !

 

La jeune femme semblait un peu chétive et timide. Elle leva les yeux quelques instants dans la direction des agents.

 

Bobby : Agent Bobby Manning, ravi de vous connaître.

Rachel : Ravie !

Tara : Salut, moi c’est Tara.

Jack : Jack Hudson !

Rachel : Bonjour.

Sue : Heureuse de faire votre connaissance. Je suis Sue Thomas (en montrant Levy) et voici mon chien d’assistance, Levy.

Rachel : Votre supérieure m’a dit que vous étiez malentendante, ravie de faire votre connaissance à tous les 2.

Myles : Myles Leland 3ième du nom.

Rachel : Enchantée.

Wallace : Très bien, les civilités faites, vous avez du travail.

 

Wallace se tourna vers Rachel.

 

Wallace : Si vous avez la moindre question, n’hésitez pas à leur demander.

Rachel : Merci.

 

Wallace abandonna l’équipe et la nouvelle venue qui s’assit au bureau déserté de Lucy. Elle regarda la pile de dossier qui se trouvait sur le bureau.

 

Jack : Cadeau de Randy.

 

Sue grimaça légèrement.

 

Sue : Et il veut tous ces dossiers !

 

Rachel les regarda et sourit.

 

Rachel : Je pense pouvoir m’en sortir.

 

Sue sembla désolée pour elle.

 

Sue : Il les veut pour ce soir.

 

Le sourire de Rachel se baissa. Demetrius entra dans le bureau quand, à son tour, il fut « flashé » par Tara. Dem fit un pas en arrière en regardant Tara.

 

Demetrius : On croirait un paparazzi !

 

Bobby vient près de Sara et passa son bras autour de ses épaules.

 

Bobby : Elle veut peut-être changé de carrière.

Myles : On ne devrait pas l’empêcher de s’orienter vers une autre carrière, surtout si on peut éviter de servir de modèle.

Jack : Oh je suis sûr qu’avec ton style Myles… tu aurais une grande carrière en tant que mannequin !

 

Rachel se leva et s’approcha de l’équipe.

 

Rachel : Vous avez un appel sur la ligne 2 Agent Manning.

Bobby : Merci Rachel, appelez-moi Bobby !

Rachel : (Rougit) Bobby !

 

Bobby alla jusqu’à son bureau et prit la communication alors que les bavardages continuaient.

 

Tara : Je vais envoyer celle de Sue et Jack à Lucy. Elle m’a laissé son adresse mail au cas où !

Myles : Excellente idée comme cela elle pourra voir que notre cher couple se porte comme un charme.

 

Jack baissa un instant les yeux. Il allait devoir s’habituer à ce genre de remarque.

 

Sue : Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée… et puis on ne se va pas la déranger pendant sa lune de miel.

Jack : Sue a raison… et en plus je ne suis pas très photogénique…

Tara : Tu plaisantes… regarde… je te trouve très bien.

 

Tara était retourné derrière son bureau et avait branché l’appareil phot sur son ordinateur. Elle afficha la photo de Jack et Sue sur le grand écran.

 

Toute l’équipe sourit en voyant la photo s’afficher… même Sue et Jack ne purent s’empêcher de sourire.

 

Myles : Vous êtes très mignons !

Jack : Les photos ce n’est pas trop mon truc.

Tara : Je suis sûre que Levy me servira de modèle, lui au moins, il sait reconnaître l’art.

Sue : Levy a déjà posé pour Lucy et il faut dire qu’il était très beau.

Demetrius : C’est un chien qui a de la classe.

 

Levy aboya. Il était content qu’on le complimente de cette manière.

 

Tara : Et au fait, alors….après la cérémonie tu es passé où Jack ?

Demetrius : C’est vrai. Toi et Sue vous vous êtes volatilisés.

 

Sue et Jack se lancèrent un regard complice. C’est vrai qu’ils avaient avoué leur relation aux autres mais de là à leur dire qu’ils avaient passé un week-end romantique ils n’étaient pas encore prêts. Bobby avait fini son entretien téléphonique et s’approcha de ces collègues. Jack détourna la conversation.

 

Jack : Il y a un problème ?

Bobby : Je viens de recevoir un appel d’un de mes indics.

Myles : C’était pour quoi ?

Bobby : Selon lui, un trafic de drogue serait en cours et permettrait de blanchir de l’argent.

Demetrius : Et où à lieu se trafic ?

Bobby : Selon mon indic, dans une université, le Washington University.

Demetrius : C’est une école très réputée.

Myles : Elle ne recrute que sur recommandation ou excellent dossier. Mais en quoi ça nous concerne ?

Bobby : Selon ma source, le type à la tête de cette affaire de drogue est Kevin Green.

Demetrius : Le plus gros dealer de la côte Est ?

Bobby : Lui-même.

 

Rachel semblait un peu perdue, elle n’avait sans doute jamais entendu parler de cet homme. Sue regarda Jack qui lui signa le nom de l’homme.

 

Tara : Kevin Green est un « touche à tout », drogues, prostitutions, vols et j’en passe.

Jack : Il va falloir vérifier cette info.

Myles : Ce type est un vrai couteau suisse ambulant !

 

Tous regardèrent Myles bizarrement.

 

Bobby : Un couteau suisse ?

Myles : Oui, il fait de tout…laissez tombé !

Jack : Tara, Sue et Rachel faites des recherches sur cette école. Dem et Myles allés au stup. Bobby et moi, on va voir l’indic.

 

Bobby et Jack prirent leurs vestes et sortirent du bureau pour retrouver l’indic de Bobby. Pendant ce temps, Tara, Sue et Rachel cherchaient des informations sur l’école et les différents professeurs. Myles et Demetrius allèrent à la brigade des stupéfiants pour avoir des idées sur les revendeurs éventuels.

 

Rue de Washington

 

Bobby et Jack étaient partis rejoindre l’indic de Bobby dans un coin plutôt malfamé de Georgetown, un district de Washington D.C.

 

Jack : Ton indic t’as dit autre chose au sujet de cette affaire ?

Bobby : Il m’a dit que certain professeur et élèves seraient dans ce trafic.

 

Jack cherchait du regard en espérant apercevoir l’homme en question mais en vain. Soudain, Bobby posa sa main sur l’épaule de son ami.

 

Bobby : Dis-moi…

Jack : Quoi ?

Bobby : Toi et notre chère Sue, ça fait longtemps que vous vous voyez en cachette ?

Jack : (gêné) De quoi tu parles ?

Bobby : Sue nous a dit expliquer que vous étiez ensemble alors…

Jack : (gêné) Ca va faire bientôt 3 mois.

 Bobby : Tout ça et tu ne m’as rien dit !

Jack : (gêné) Je n’allais pas crier une relation contraire au règlement.

Bobby : C’est pour ça depuis 3 mois tu étais joyeux et que tu avais ce sourire idiot tous les matins ?

Jack : Je n’avais pas un sourire idiot !

Bobby : Tu n’as pas bien du regarder la photo de ce matin ! Et ce week-end ? Comment c’était ?

 

Jack ne lui répondit pas.

 

Bobby : Te connaissant, je suis sûr que tu préparé un week-end romantique…

 

Jack le regarda sans répondre.

 

Bobby : J’ai raison… attends… je dirais… dans un endroit isolé pour vous retrouver seuls.

 

Jack le fixait toujours.

 

Bobby : Un chalet du côté de Bay Mountain ?

 

Jack ne répondit toujours pas.

 

Bobby : J’ai vu juste n’est-ce pas ?!

Jack : Un gentleman s’est gardé un secret mon cher Bobby !

 

La discussion tourna court quand l’indic de Bobby arriva.

 

Brigade des Stupéfiants

 

Pendant ce temps, Demetrius et Myles allèrent à la police dans le service spécialisé dans les affaires de drogue.

 

Demetrius avait rendez-vous avec Carlos Henrique, le chef d’un groupe de démantèlement.

 

Bureau de Carlos Henrique

 

Les 3 hommes étaient assis dans le bureau de l’inspecteur. Des dossiers s’empilaient sur le sol et d’autres étaient un peu partout dans la pièce.

 

Myles lança un regard en direction de Demetrius.

 

Myles : Il est encore plus ordonné que Bobby !

Inspecteur : Mon chef m’a dit que vous repreniez une affaire de drogue. Je ne savais pas que c’était une chose que faisait le FBI ?

Myles : Comme vous le dites, vous ne le saviez pas.

Demetrius : Mais maintenant vous le savez.

 

L’inspecteur tendit un dossier à Demetrius qui le parcouru quelque secondes.

 

Inspecteur : D’après mes sources, un trafic de produit illicite circulerait dans cette école.

Myles : Vous avez faites des prises là-bas ?

Inspecteur : A part, 2, 3 élèves qui avaient du cannabis et de la marijuana, rien de très exceptionnel.

Demetrius : Vous avez quelqu’un là qui vous informe ?

 

L’inspecteur regarda les 2 agents quelques secondes avant de répondre.

 

Inspecteur : Vous comprendrez que je n’affirmerais rien et ne nierais rien.

Demetrius : Vous savez comment rentre la drogue ?

Inspecteur : Je ne sais pas grand-chose, juste que je vous en ai trop dit pour le moment et vu le stade de l’enquête…

Myles : Et que pouvez-vous nous dire sans que cela gêne votre enquête ?

Inspecteur : Je suis sûr que vous pouvez faire un geste pour un pauvre flic des stups comme moi.

 

Demetrius et Myles se lancèrent un regard indigné. Ce flic voulait faire parler de lui.

 

Myles : Vous voulez qu’on parle de vous ?

Inspecteur : Je vois que vous comprenez vite. La presse fait bonne pub au FBI ces derniers temps alors…

 

Rue de Washington

 

Bobby : Qu’est-ce que tu as pour moi ?

Indic : Fait voir la monnaie d’abord ?

 

Bobby lança un petit regard à Jack pour lui indiquer de payer les infos de l’indic. Jack regarda Bobby avec insistance avant de sortir son portefeuille et de donner un billet de 5 dollars à l’homme.

 

Indic : C’est tout ? Je risque ma peau pour une info comme celle-là !

Bobby : Jack…fait un geste.

 

Jack tendit un autre billet à l’homme qui lui arracha littéralement des mains.

 

Indic : Je n’irais pas aux Bahamas avec ça mais bon !

Jack : (ironique) Si vous n’en voulez pas !

 

Jack allait reprendre les billets mais l’indique les rangea.

 

Bobby : Alors ces infos ?

Indic : J’ai appris que Kevin Green se charge de suivre une affaire de drogue dans un bahut. Ca serait un point de passage pour les fils à papa.

Jack : Le trafic est important ?

Indic : 2 professeurs, 3 élèves et 2 personnes extérieures autre que Green.

Jack : Le doyen est au courant ?

Indic : Je ne sais pas. C’est possible.

 

Bureau de Carlos Henrique

 

Demetrius : Qu’est-ce que vous savez ?

Inspecteur : Un de mes indics m’informe de ce qu’il se passe…

Myles : Et vous n’avez pas d’infos ?

Inspecteur : Mon indic ne prend aucun risque !

Myles : Est-ce que cet indic à un nom ?

Inspecteur : Vous plaisantez ! Vous ne croyez tout de même pas que je vais vous donnez le nom de mon indic.

 

Le flic les regarda. Il ne lâchera pas le nom de son indic.

 

Demetrius : Qui est le superviseur de cette enquête ?

Inspecteur : C’est Nicolas Miller.

 

Demetrius et Myles commencèrent à s’en aller quand l’inspecteur les interpella.

 

Inspecteur : N’oubliez pas notre deal. Je voudrais bien que vous parliez de moi devant la presse !

Myles : Je parlerai de vous avec toute l’estime que je vous porte.

 

Demetrius esquissa un sourire au dire de Myles. Le connaissant, il risquait plutôt de ruiner la carrière de l’agent de police au lieu de la valoriser.

 

Bureau du FBI

 

L’équipe s’était retrouvée au bureau pour déposer les derniers dossiers sur l’affaire.

 

Bobby : Mon indic nous a dit que plusieurs personnes au sein de l’école étaient mêlées au trafique.

Jack : TON indic !

Bobby : Tu ne vas pas recommencer avec ça !

Jack : Non, seulement si c’est ton indic pourquoi c’est moi qui l’est payé ?

Myles : C’est pour ça que je ne vais jamais voir les indics de Bobby.

 

Sue laissa échapper un léger sourire avant de lire le papier qu’elle tenait dans la main.

 

Sue : De notre côté, nous avons trouvé plusieurs documents sur l’université.

Tara : Tout d’abord, le doyen de l’université Devon Bishop.

 

Tara fit signe à Rachel de continuer l’explication.

 

Rachel : Devon Bishop a pris ses fonctions il y a quelques mois seulement et aucuns mouvements suspects sur son compte n’ont eu lieu ces 6 derniers mois.

Demetrius : On peut supposer qu’il n’est pas au courant de la combine.

Tara : C’est plus que probable.

Sue : Bishop a perdu un neveu à cause de la drogue il y a 4 ans.

Rachel : Depuis, il milite activement contre toutes sortes de stupéfiants.

Demetrius : Il va falloir approfondir l’enquête et envoyé quelqu’un parler à ce Devon Bishop.

Bobby : Après le déjeuner ?

Myles : Même des supers agents tels que nous ont besoin de reprendre des forces.

Demetrius : En attendant, je vais voir Wallace pour lui parler de l’enquête.

Myles : Rachel, vous vous joignez à nous ?

Rachel :(gênée) Je ne voudrais pas vous embêtez.

Sue : Comme ça on fera connaissance.

 

L’heure du déjeuner se profila à l’horizon. Les moments qu’ils passaient ensemble étaient un peu comme s’ils vivaient avec leur seconde famille. L’équipe s’apprêtait à sortir pour aller au restaurant au coin de la rue quand Wallace suivit du Demetrius arriva dans le bureau comme une furie.

 

Wallace :(énervée) Je peux savoir qui est l’indic qui vous a parlé d’un trafic de drogue à Washington University ?

Bobby : Un de mes indics ?

Myles : Ca a été confirmé par la brigade des stupéfiants.

Wallace : (encore plus énervée) Et c’est maintenant que vous venez m’en parler ?

 

Tous ceux qui étaient dans le bureau venaient de voir Wallace plus terrifiante que jamais. Elle leur lança un regard qui voulait tout dire. Elle voulait des réponses et tout de suite.

 

Personne ne comprit ce qui pouvait la mettre dans un état pareil. Chacun retourna s’asseoir à son bureau et pria pour ne pas qu’elle pose une question dont il ne connaissait pas encore la réponse.

 

Wallace : Je vous écoute agent Manning ?

 

Bobby avala sa salive. Il rechercha du soutien dans le regard de ces amis et se lança dans une explication.

 

Bobby : Ce matin, un de mes indics…

Wallace : Ca vous l’avez déjà !!

 

Cela risquait d’être difficile.

 

Wallace : (énervée) Il est fiable cet indic ?

Bobby : Oui, enfin, il n’a aucune raison de mentir.

 

Bobby croisa le regard de Wallace. Chose qu’il n’aurait pas du faire. Il continua.

 

Bobby : Il m’a parlé d’un trafic de drogue.

Jack : Selon lui, Kevin Green serait à la tête de cette affaire et utiliserait l’école comme plaque tournante de son commerce.

Sue : Il blanchirait de l’argent et vendrait de la drogue aux élèves de cet établissement.

 

Wallace s’appuya contre le bureau se trouvant à côté d’elle, le regard un peu dans le vague. Tout le monde attendait une réponse, une réaction de sa part.

 

Wallace : Vous connaissez les responsables à l’intérieur de l’université ?

Demetrius : D’après l’indic de Bobby, 4 professeurs, 3 élèves et une personne extérieure autre que Green.

 

Wallace se redressa d’un coup et arpenta le bureau.

 

Wallace : C’est dingue !!!

Demetrius : Bobby et Myles allaient poser quelques questions au doyen.

Wallace : Devon Bishop.

 

Tous se regardèrent avec étonnement. Wallace semblait connaître cet homme.

 

Wallace : Il est le doyen de l’Université, je l’ai déjà rencontré. C’est moi qui irais le voir.

 

Elle allait sortir lorsque Sue l’interpella. Elle ne savait pas très bien pourquoi elle allait faire ça mais elle avait pensé que ça pouvait détendre l’atmosphère.

 

Sue : On allait déjeuner, vous…vous voulez nous accompagner ?

 

Tout le monde la regarda surpris et priant pour que Wallace refuse et elle l’avait remarqué. Wallace lança un petit sourire à Sue avant de faire un non de la tête. Apparemment elle s’était calmée.

 

Wallace : C’est aimable de votre part mais je dois passer un coup de fil et (se tournant vers Demetrius) à votre retour agent Gans, nous irons voir le doyen.

Demetrius : Moi ?

 

Wallace quitta la pièce sans dire un mot. Les autres n’avaient pas quitté Sue du regard.

 

Myles : Je n’arrive toujours pas à croire que tu lui es demandé de se joindre à nous !

Bobby : Tu es devenue folle !

Sue : Je me suis dis que ça pourrait évacuer certaines tensions.

Myles : Oui et bien évite la prochaine fois… elle pourrait bien accepter !

 

Tout le monde se demandait tout de même pourquoi Wallace avait réagit aussi « énergiquement » à cette nouvelle enquête. Son attitude avait étonné l’assistance et même si elle était leur supérieure, elle restait un être humain.

 

La réaction d’elle avait eu était très inhabituelle de sa part. En général, Wallace était une femme que rien ne surprenait et encore moins qui semblait perturbé mais là, c’état différent. Quelque chose l’avait bouleversé et lui faisait perdre son assurance et son calme.

 

Jack : En tout cas, je ne sais pas quelle mouche la piquer mais on a intérêt à se tenir à carreaux !

Bobby : Oui, je te souhaite bon courage Dem !

 

 

Bureau de Wallace.

 

Wallace entra dans son bureau et referma la porte à clé derrière elle. Elle resta un moment appuyée contre celle-ci. Elle ne savait pas si elle était prête à se retrouver devant elle après tout ce qu’il s’était passé.

 

Elle s’avança lentement vers son bureau et en fit le tour. Cela faisait des mois qu’elles ne s’étaient pas revues ni parler alors qu’espérait-elle en allant à l’Université.

 

Elle s’assit à son bureau. Elle n’avait jamais arrêté de prendre de ses nouvelles. Savoir si tout allait bien mais jamais elle ne s’était montré ou encore ne l’avait appelé. Elle aurait peut-être due.

 

Elle devait mettre ses affaires personnelles de côté. Elle devait mener cette enquête et découvrir le pourri qui distribuait cette drogue sur le campus. Après quelques minutes à jouer avec son stylo elle décrocha son téléphone.

 

Elle allait se rendre à l’Université et rencontrer le doyen et ça, quoi qu’il se passe. Elle prit une grande respiration comme pour se donner du courage. Il fallait qu’elle le fasse et pas seulement pour elle.

 

 

Bureau de Wallace

 

Sue arriva près du bureau de Wallace accompagné de Levy. Cela lui apprendra de jouer à cela avec eux. Elle prit une grande respiration et frappa à la porte. Elle attendit que Levy la prévienne pour s’avancer dans le bureau.

 

Wallace était assise à son bureau épluchant plusieurs dossiers quand elle leva la tête voyant Sue devant elle.

 

Wallace : Mademoiselle Thomas ?

 

Wallace l’interrogea du regard. Tous les papiers concernant son changement d’affectation étaient réglés alors pourquoi venait-elle la voir ?

 

Sue : J’étais venue pour vous dire que Demetrius est prêt quand vous voudrez aller à l’Université.

Wallace : Très bien, merci.

 

Wallace replongea la tête dans son dossier. Silence. Sue ne savait pas trop comment amener la chose. Wallace remarqua que Sue n’avait pas bougé. Elle leva de nouveaux les yeux.

 

Wallace : Autre chose ?

Sue : Non… enfin si… nous nous demandions… enfin… est-ce que quelque chose vous gêne dans cette affaire ?

 

Wallace la fixa un moment. Elle n’aurait jamais pensé que Sue est le courage de lui poser aussi ouvertement la question. Elle s’adossa dans son fauteuil tout en continuant à fixer Sue. Celle-ci se demandait si elle avait bien fait de venir et lui poser cette question.

 

Sue : C’est que votre réaction avant le déjeuner nous inquiète un peu.

Wallace : Vous êtes inquiets ???

 

Wallace parut étonné de cette remarque. L’équipe l’appréciait peut-être mais de là à s’inquiéter pour elle !

 

Sue : (gênée) Je dirais surpris ?

Wallace : Et vous êtes venue pour me demander si je vais bien.

Sue : (gênée) Oui ! En tant que partenaire de travail, il est normal que je me fasse du souci.

 

Wallace se leva de son siège et se mit à côté de Sue, avec un léger sourire.

 

Wallace : Vous avez perdu à la courte paille, n’est-ce pas ?

Sue : (gênée) Oui !

Wallace : (sourit) Je vous remercie de vous faire du souci pour moi mais je vais très bien. Je vais rejoindre l’agent Gans dans quelques minutes.

 

Wallace regarda une dernière fois Sue puis vint se rasseoir derrière son bureau. Sue la regarda. Il y avait quelque chose qui préoccupait cette femme. Sue pouvait le lire sur son visage mais Wallace était bien trop secrète et professionnelle pour en parler.

 

Wallace regarda de nouveau Sue qui n’avait toujours pas bougé.

 

Sue : Je voulais juste vous dire que si vous avez besoin de parler…

 

Wallace était touché par ce que venait de lui dire Sue. C’est cette capacité là chez elle qu’elle appréciait le plus. Cette façon qu’elle avait d’être à l’écoute des autres bien plus qu’avec ses oreilles. Avec son âme, avec son cœur. Elle lui sourit légèrement.

 

Wallace : Merci mais je crois que vous devriez rejoindre votre équipe.

 

Mais elle ne devait pas tisser de lien avec son équipe. Elle avait déjà fait l’erreur une fois et tout s’était très mal terminé et il était hors de question que cela recommence. Elle était la chef de ce service un point c’est tout.

 

Wallace : Je crois que vous avez une affaire à résoudre !

 

Sue la regarda. Elle ne comprenait pas sa réaction. Depuis ce matin, Wallace avait une attitude bizarre. Elle se demandait ce qui pouvait bien la troubler autant. Sue quitta le bureau de Wallace et retourna auprès de l’équipe.

 

Bureau du FBI

 

Sue était revenue depuis 5 minutes alors que les questions fusaient pour savoir comment se portaient Wallace.

 

Sue : Je n’ai pas pu lui mentir quand elle m’a demandé si j’avais perdu à la courte paille.

Bobby : Quand Wallace te fixe, c’est impossible de mentir.

 

Myles s’approcha de Sue et lui donna une petite tape sur l’épaule pour lui montrer son soutien.

 

Myles : C’est vrai qu’elle a un regard transperçant.

Demetrius : (à Sue) Elle t’a dit qu’elle venait ?

Sue : Oui, elle m’a dit qu’elle arrivait dans quelques minutes.

 

Tout le monde repris à peu près leurs occupations mais Sue resta un moment immobile à penser et Jack le remarqua. Il lui fit signe.

 

Jack : Sue, quelque chose ne va pas ?

 

Elle le regarda.

 

Sue : Je ne sais pas… j’ai l’impression que Wallace nous cache quelque chose d’important concernant cette affaire. Que quelque chose la gêne.

Jack : Elle a peut-être des problèmes personnels en ce moment ?

Sue : Oui.

 

Sue ne semblait pas convaincue. Bobby vint près d’eux.

 

Bobby : Je vais faire le tour de mes indics pour savoir si l’un d’eux en sait plus.

Jack : Il nous faut des infos sur tous les professeurs de cet établissement.

Sue : En attendant on fait quoi ?

Voix : Vous allez jouer les professeurs.

 

Tous se retournèrent. Wallace venait de rentrer dans le bureau avec plusieurs dossiers dans les bras. Elle s’approcha de Sue et lui tendit un dossier.

 

Wallace : (à Sue) Je veux que vous vous infiltriez dans cette école.

Jack : Cette école ne prend pas n’importe qui pour faire ses cours.

Myles : C’est vrai ! Il sélectionne leurs élèves au berceau alors pour les professeurs, je n’imagine même pas !

Wallace : J’en fais mon affaire. En attendant, Mademoiselle Thomas, vous allez faire une reconversion dans votre carrière…encore.

 

Wallace avait le don de surprendre les gens. Elle s’était métamorphosée entre temps. Elle avait reprise de l’assurance et la lueur qui brillait habituellement dans ses yeux était revenue.

 

Wallace : Agent Gans, nous allons à l’Université. Pendant ce temps, Agent Leland et Manning vous irez à cette adresse.

 

Wallace remit un papier aux 2 agents, une carte de visite.

 

Myles : Jeremy Paxton ?

Wallace : Un indic. Il aura sûrement des infos pour notre affaire, il doit déjà vous attendre.

 

Cela voulait dire qu’ils devaient si rendre immédiatement. Bobby et Myles prirent leurs vestes et sortirent du bureau à toute vitesse.

 

Wallace : Mademoiselle Williams, je veux que vous cherchiez des informations sur l’Université, les différents doyens, les professeurs qui ont eu des démêlés avec la justice et les plans des tous les bâtiments.

 

Wallace se dirigea vers la porte accompagnée de Demetrius quand elle fut interpellée par Jack.

 

Jack : Et Sue et moi, on fait quoi en attendant ?

 

Wallace afficha un sourire qui avait le secret d’inquiéter tout le monde avant de répondre à Jack.

 

Wallace : Vous 2…. vous allez vous entraîner, mademoiselle Thomas va bientôt donner des cours à l’université et elle aura besoin de son assistant.

 

Jack lança un regard étonné vers Wallace qui quitta le bureau satisfaite de son effet et lançant un petit clin d’œil en direction de Sue avant de sortir.

 

Jack : Assistant ?

Sue : Je suis une jeune enseignante qui ne va nulle part sans son fidèle assistant.

 

Sue lança un sourire à Jack auquel il ne put que répondre. Il se tourna vers Tara et Rachel qui étaient les 2 seules restées au bureau.

 

Jack : Sue et moi ont va travailler nos nouveaux rôles dans la salle de conférence. S’il y a un changement, vient nous chercher.

Tara : Sans problème.

 

Sue et Jack quittèrent les 2 jeunes femmes. Rachel s’approcha de Tara discrètement avec un air embarrassé.

 

Tara : Oui ? Il y a un problème ?

Rachel : (gênée) Il y a quelque chose entre ses 2 là ? Sue et Jack, je veux dire ?

 

Tara sourit.

 

Tara : Vous seriez arrivée une semaine plutôt, je vous aurez répondu que c’était assez compliqué… mais aujourd’hui, pour ces deux là, c’est officiel !!!

Rachel : Oh je vois.

 

Rachel rejoignit son bureau et continua ses recherches.

 

Rue de Washington.

 

Myles et Bobby s’étaient rendus à l’adresse que leur avait fournit Wallace. Ils arrivèrent devant un grand bâtiment en assez piteux état. Myles s’approcha de l’interphone et chercha le nom qui se trouvait sur la carte.

 

Myles : Jeremy Paxton...

Bobby : Le voilà, appartement numéro 3.

 

Les 2 agents montèrent les 2 étages qui les séparaient de l’appartement et frappèrent à la porte. Ils entendirent un léger bruit derrière la porte qui s’entrouvrit légèrement.

 

Un homme d’une soixantaine d’année apparut.

 

Homme : C’est pour quoi ?

Bobby : Vous êtes Jeremy Paxton ?

Homme : Ca se pourrait.

Myles : Nous sommes du FBI et nous avons des questions pour Jeremy Paxton.

Homme : Et c’est à quel sujet ?

Bobby : Nous venons de la part de Karen Wallace.

Homme : Vous auriez pu le dire plus tôt.

 

Homme ouvrit la porte de son appartement et s’écarta pour laisser entrer les 2 hommes.

 

Bâtiment du FBI, salle de conférence.

 

Sue, Jack et Levy s’étaient mis à l’écart pour travailler leurs nouveaux rôles. Wallace avait eu l’air d’apprécier sa petite plaisanterie. Elle était redevenue la Wallace qu’ils connaissaient tous et qu’ils respectaient.

 

Jack ouvrit le dossier et s’installa aux côtés de Sue qui fit de même.

 

Sue : Wallace m’a inscrite en tant que professeur en faculté des lettres et sciences humaines.

Jack : Quelle spécialité ?

 Sue : Le langage des signes bien sûr !

 

Sue sourit à la question de Jack. Il écarquilla les yeux et semblait un peu perdu.

 

Jack : Tu veux dire que je vais être ton assistant en langage des signes ?

Sue : Tu es un excellent élève !

Jack : Je dirais plutôt que j’ai un très bon professeur.

 

Il lui envoya un regard spécial Jack.

 

Sue : Et puis c’est à ton tour d’être mon assistant ! J’ai déjà tenu ce rôle !

 

Il lui sourit. Il se souvenait très bien de cette enquête et surtout de ce qu’il s’était passé tard le soir, alors que les bureaux étaient fermés.

 

Jack : Est-ce que moi aussi j’aurais le droit d’embrasser… secrètement… ma « patronne » ?

 

Elle le regarda et lui sourit.

 

Sue : Je te signale que c’est toi qui as été l’instigateur de ce baiser ?!!!

 

Jack se rapprocha dangereusement de Sue avec un petit sourire qu’elle connaissait très bien.

 

Jack : Alors est-ce que j’aurais le droit à un autre baiser…

 

Sue posa une main sur son torse pour le repousser légèrement.

 

Sue : Dois-je te rappeler que nous serons dans une université et que nous devons montrer l’exemple.

 

Jack baissa un instant les yeux en comprenant ce qu’elle voulait. Sue sourit de plus belle. Elle était contente de l’effet produit. Elle ne devait pas le laisser gagner tout le temps tout de même. Là, c’était elle qui menait le jeu.

 

Elle posa sa main sur la sienne ce qui lui fit relever les yeux vers elle. Elle se pencha et lui déposa un rapide baiser sur les lèvres avant de lui sourire et de reporter son attention sur le dossier.

 

Jack la regarda un instant et sourit. Puis se concentra aussi sur le dossier.

 

Jack : Je le dit et le répète, je ne fais pas bien le café et mes recherches ne sont pas très bien classées.

Sue : Tu apprendras !

Jack : Et je ne suis pas si caler que ça en langage des signes…même si j’ai des cours particuliers avec un joli professeur.

 

Sue esquissa un autre sourire.

 

Sue : Flatter votre professeur ne vous servira pas à grand-chose Mr Hudson.

 

Ils se regardèrent à leur façon avant de continuer à lire le rapport de Wallace. Sue tendit un papier à Jack.

 

Sue : Et puis tu n’as pas à connaître tous les signes, tu me serviras seulement d’assistant.

Jack : (lisant le papier) Ne te plaint pas si le café n’est pas bon.

 

Université de Washington D.C.

 

Wallace et Demetrius venaient d’arriver sur le campus de la faculté. De nombreux étudiants étaient aux alentours. L’équipe de football faisait son entraînement sous les cris de supportrices.

 

Les 2 agents descendirent de voiture et prirent la direction du bureau de l’administration.

 

Wallace et Demetrius rentrèrent dans un grand bâtiment où ils furent accueillis par un homme âgé.

 

Homme : Madame Wallace !

Wallace : Monsieur Bishop.

 

L’homme s’avança et serra la main de Wallace. Demetrius regarda la scène quelque peu étonnée. Cet homme avait l’air de très bien connaître Wallace.

 

Wallace : Je suis ici de manière officielle Devon.

 

Elle se tourna rapidement vers Demetrius pour lui faire comprendre de ne pas poser de question qui ne traiteraient pas de l’enquête et Demetrius ne comptait pas le faire.  Elle regarda de nouveau le doyen.

 

Wallace : Je vous présente l’agent Demetrius Gans, du FBI.

 

Bishop serra la main de Demetrius avec un air étonné.

 

Bureau de Devon Bishop, doyen de l’université

 

Il invita Wallace et Demetrius à prendre place dans son bureau et s’assit.

 

Bishop : Le FBI ? Je croyais que vous étiez à la maison blanche ?

 

Wallace lui sourit légèrement tandis que Demetrius tournait son regard vers elle. Il allait en savait peut-être un peu plus sur cette femme.

 

Wallace : Je commençais à m’ennuyer !

 

Le doyen sourit. Demetrius fut légèrement surpris par sa réponse. S’ennuyer au service du Président était très étonnant.

 

Wallace : Les temps changent.

Bishop : C’est vrai. Abbygail a beaucoup changé elle aussi.

 

Un malaise s’installa. Demetrius le remarqua et détourna la conversation. Il ne savait pas qui était cette Abbygail mais apparemment cette remarque n’avait pas fait l’effet escompté, au contraire.

 

Demetrius : Nous sommes ici pour avoir des renseignements concernant une affaire sur laquelle nous enquêtons en ce moment.

Bishop : Des renseignements ?

Wallace : Au sujet de certains de tes enseignants.

 

Appartement de Jeremy Paxton

 

L’homme avait offert l’hospitalité à nos 2 agents qui attendaient des explications sur le but exact de leur visite.

 

Paxton : Alors comme ça notre BBP est au FBI maintenant ?

 

Bobby et Myles se lancèrent un regard rempli d’interrogation.

 

Myles : Excusez-moi moi mais qui est BBP ?

Paxton : BBP c’est Karen. La Big Boss Présidente, c’était son surnom quand elle travaillait à la Maison Blanche.

Bobby : BBP ? Et pourquoi ?

Paxton : Je vous le dirai quand vous serez assez grand pour comprendre. En attendant, vous n’êtes pas ici pour mes beaux yeux.

 

Myles et Bobby se ressaisirent.

 

Myles : La BBP…enfin, je veux dire Wallace, nous a dit que vous auriez des infos sur les trafics de Kevin Green.

Paxton : C’est exact. J’ai des amis qui suivent sa progression dans l’échelle de la pègre depuis quelques années déjà.

Bobby : Et qu’est ce que vous savez ?

 

L’homme se leva et ouvrit un tiroir où il sortit un dossier.

 

Paxton : Je ne dirais rien qui pourrait mettre ma vie ou celle de mes proches en danger.

 

Paxton tendit le dossier à Bobby qui le prit et regarda Myles surpris.

 

Paxton : Vous saluerez la BBP pour moi. Un sacré brin de femme !

 

Paxton abandonna les 2 agents et s’assit dans son fauteuil, la télécommande à la main. Voyant que l’indic de Wallace avait fini avec eux. Myles et Bobby quittèrent l’appartement sans poser de question.

 

Bureau de Devon Bishop, université de Washington

 

Wallace et Bishop se fixaient depuis un moment déjà. En tant que directeur il ne voulait pas compromettre un de ces collaborateurs. L’université avait fait appel à cet homme car il était intègre.

 

Bishop : Madame Wallace, je sais que je peux vous faire confiance mais de là à me demander d’enquêter sur les enseignants.

Wallace : Je sais. Mais selon nos sources, certains d’entre eux seraient impliqués.

Demetrius : Nous sommes inquiets pour les étudiants du campus.

Bishop : C’est légitime… et je comprends tout à fait votre position… mais je connais mon équipe et je ne pense pas qu’un de ses membres…

Wallace : Avec tout le respect que je vous dois, les gens font parfois des choses surprenantes même celles qui nous sont proches ! Nous ne pouvons pas ignorer les rumeurs qu’ils circulent… surtout lorsque cela concerne un campus.

Bishop : Je suis entièrement d’accord avec vous et la sécurité de mes étudiants passe avant tout… et je sais que vous êtes personnellement concerné madame Wallace…

 

Que voulait-il dire par « Personnellement concerné ». Demetrius essaya de déchiffrer une expression sur le visage de Wallace mais rien.

 

Wallace : Je ne tiens pas à ce que cette affaire s’ébruite tant que nous n’aurons pas mis la main sur ses trafiquants.

Bishop : Notre entrevu ne sortira pas de ce bureau.

 

Wallace fit un signe de tête puis se leva. Demetrius en fit autant. Le doyen se leva à son tour et fit le tour de son bureau.

 

Bishop : Au fait… Karen, j’ai lu avec attention le dossier du professeur que vous m’avez envoyé ….

 

Il les guida jusqu’à la porte de son bureau.

 

Wallace : Cette jeune femme a un vrai talent pour l’enseignement. Elle cherchait un poste depuis longtemps et comme je suis admirative de son travail je me suis dit qu’elle aurait sans doute sa place ici.

 

Il lui sourit.

 

Bishop : Cette jeune femme a un CV impressionnant et ses recommandations sont étonnantes mais je vais tout de même lui faire passer un entretien avant mais vous connaissant, je suis certaine qu’elle mérite ce poste.

 

Il ouvrit la porte.

 

Bishop : Quel est son nom déjà ?

Wallace : Mademoiselle Sue Weber.

Bishop : C’est ça ! Nous avons pris rendez-vous pour demain matin et je suis très impatient de la rencontrer.

Wallace : C’est une jeune femme charmante, vous allez voir. Elle viendra sûrement avec son assistant… Ils sont inséparables et font du très bon travail ensemble… Je ne me souviens plus de son nom mais vous verrez, je suis sûre que vous serez conquis.

Bishop : J’en suis persuadé.

 

Ils saluèrent le doyen et sortirent du bureau.

 

Bureau du FBI

 

Bobby et Myles entrèrent dans le bureau de retour de leur entretien chez Jeremy Paxton. Le dossier qu’il avait donné aux 2 agents contenait un emploi du temps de Kevin Green ainsi que des photos des différentes personnes avec qui il entrait en contact.

 

Myles : Nous sommes de retour !

 

Bobby accrocha sa veste puis se tourna vers Tara.

 

Bobby : On vous a manqué  ? !

 

Tara le regarda étonné.

 

Tara : Vous aviez quitté le bureau ?? Ah, je n’avais pas remarqué !

 

Elle lui sourit.

 

Myles : Très drôle ! Tu remarquerais ce genre de chose si tu levais un peu plus souvent les yeux de ton écran d’ordinateur !

Tara : Désolé, mais comparé à d’autres, moi je bosses !

 

Bobby intervint.

 

Bobby : Où est le reste de l’équipe ?

 

Rachel se leva et vint les rejoindre.

 

Rachel : Ils répètent leurs rôles dans la salle de conférence.

Myles : Quels rôles ??

Bobby : Jack doit prendre des cours particuliers accélérés… maintenant tout reste à savoir quel genre de cours ?

 

Bobby sourit à Rachel et Tara. A ce moment Jack et Sue arrivèrent.

 

Tara : Pourquoi ne pas leur demander directement ?

Sue : Nous demander quoi ?

Myles : Et bien avec Bobby, on se demandait quel « langage» vous étiez entrain de pratiquer dans la salle de conférence ?

Jack : Un langage que ni toi, ni Bobby ne pratiquiez pour le moment !

 

Jack leur envoya un regard « spécial Jack » et « Je n’en dirais pas plus bande de curieux ».

 

Jack : Qu’est-ce que vous a appris l’indic de Wallace ?

Myles : Tu veux dire de la BBP ?

 

Tous lancèrent un regard étonné en direction de Myles tandis que Bobby souriait aux mots prononcés.

 

Tara : La BBP ? Ca a un lien avec notre affaire ?

Bobby : La BBP c’est le surnom que Wallace avait quand elle travaillait à la Maison Blanche.

Myles : La Big Boss Présidente.

Jack : La directrice chargée de la surveillance personnelle du Président ?!

 

Tout le monde fut très étonné.

 

Myles : Exactement, nous travaillons avec une intime du Président des Etats-Unis d’Amérique.

 

Demetrius entra dans le bureau. Il fit un signe aux autres pour les avertir qu’il n’était pas seul quand Wallace entra à son tour.

 

Wallace : Vous avez eu des informations intéressantes de la part de mon indic ?

Bobby : Il nous a donné un dossier avec les mouvements de Kevin Green, l’emploi du temps, ses rendez-vous.

 

Wallace fixa la photo de l’homme accroché sur le tableau. Son regard en disait long sur ce qu’elle pensait de cet individu.

 

Wallace : Et que savez-vous d’autre sur ce type ?

Myles : Il est assez malin pour ne jamais être pris sur le fait. Il disparaît avant que la police n’arrive et les preuves l’inculpant se volatilisent au procès.

Wallace : Agent Gans, vous mettrez une surveillance sur ce type.

 

Demetrius fila à son bureau et décrocha son téléphone alors que Wallace continuait d’énoncer les tâches.

 

Wallace : Et pour les recherches sur les professeurs ?

Tara : Nous avons trouvé très peu de professeurs pouvant faire partie de ce trafic de drogue mais les photos que nous ont ramenées Bobby et Myles, j’ai pu remarquer 2 professeurs qui ont déjà fait une petite visite à Green.

 

Wallace se tourna vers Sue pour qu’elle puisse lire sur ces lèvres.

 

Wallace : J’ai parlé avec le doyen, Devon Bishop. Il m’a parlé de vous et de votre rendez-vous. Il a été très impressionné par votre CV. Je pense que le poste est à vous… Ce rendez-vous n’est rien d’autre que pour la forme.

Jack : Il a déjà accepté ?

Wallace : Je peux être très persuasive quand je le veux agent Hudson.

 

Tous sourirent au propos de Wallace. Il était vrai que cette femme pouvait persuader n’importe qui quand elle était décidée.

 

Wallace : (à Sue) En attendant, vous et votre assistant avez bien rendez-vous demain matin.

 

Sue hocha de la tête pour faire savoir qu’elle avait compris. Wallace regarda sa montre, il était déjà très tard. Demetrius s’approcha du groupe et annonça que la surveillance de Green avait débuté.

 

Wallace : Je vous souhaite une bonne soirée. On se revoit demain.

 

Wallace quitta le bureau sous les regards médusés de l’équipe. Elle qui d’accoutumer restait jusqu’à des heures impossibles partait à l’heure aujourd’hui.

 

Cette affaire avait un ton particulier pour Wallace et ça tous l’avait bien compris seulement, ils n’en connaissaient pas encore les détails.

 

Lendemain matin, Université de Washington, bureau de Bishop

 

Sue, Jack et Levy étaient arrivés dans le bureau du doyen. L’homme semblait plus que conquis par Sue ce qui n’était pas pour plaire à Jack.

 

Bishop : Je suis ravi que vous ayez postulé ici.

Sue : Je n’en attendais pas tant, je suis ravie moi aussi.

Bishop : Je vais demander à une élève de vous conduire dans la salle où vous ferez vos cours.

Jack : Et les cours devrons commencer quand ?

 

Le doyen se tourna vers Jack et lui lança un sourire amusé.

 

Bishop : Dès demain !

 

Ils se sortirent du bureau.

 

Bishop : Nous avons déjà des étudiants en attente depuis le début du semestre dans cette spécialité.

Sue : Il y aura beaucoup d’étudiants ?

Bishop : D’après la liste que je possède, vous aurez 5 classes de 10 élèves. Un petit effectif est plus pratique je suppose.

 

Sue lança un regard désespéré en direction de Jack qui lui lança un sourire d’encouragement. Ils étaient sortit du bâtiment administratif.

 

Une jeune femme, d’une vingtaine d’année marchait non loin d’eux quand le doyen l’interpella.

 

Bishop : Abbygail ! Abbygail !

 

La jeune femme se retourna et s’approcha du doyen et des 2 invités. Elle devait avoir pas plus de 19 -20 ans, brune avec de longs cheveux.

 

Abbygail : Monsieur le doyen.

Bishop : Abbygail, voici mademoiselle Sue Weber et son assistant Jack. Mlle Weber est notre nouvelle enseignante pour l’apprentissage du langage des signes.

Abbygail : Ravie de faire votre connaissance. Je suis Abbygail Pearson, je suis représentante des étudiants pour la section Langues.

Sue : Enchantée.

Jack : Bonjour !

Bishop : Je vais vous demander de les accompagner jusqu’à leur salle.

Abbygail : Bien sûr !

 

Le trio s’apprêtait à partir en direction de la salle quand le doyen interpella Abbygail.

 

Bishop : (à Abbygail) Vous saluerez votre mère. Je n’ai pas eu le temps de la remercier hier pour avoir trouver Melle Weber.

 

La jeune femme lança un regarda surpris au doyen qui partit à toute enjambée vers son bureau. Jack et Sue quant à eux furent surpris de la nouvelle. Abbygail était la fille de Wallace.

 

Elle se tourna vers Jack et Sue avec un regard qui venait de changer en moins d’une minute. Elle avait un regard de mépris maintenant envers eux.

 

Abbygail : Alors vous connaissez ma mère ?

Sue : (gênée) Très brièvement.

Jack : (gêné) Oui, nous ne la connaissons que très peu.

Abbygail : Comme tout le monde.

 

Elle leur lança un dernier regard avant d’avancer rapidement vers un grand bâtiment. Jack et Sue se regardèrent un moment avant de la suivre. C’est vrai qu’il y avait un air de ressemblance et maintenant tout s’expliquait. La réaction de Wallace était tout à fait normale lorsqu’on sait que sa fille fréquentait ce campus. Ils suivirent Abbygail qui entra dans le bâtiment.

 

Bureau du FBI

 

Il était déjà tard, l’équipe avait passé une bonne partie de la journée à faire des recherches alors que la surveillance sur Kevin Green n’avait pas encore rien apporté de nouveau.

 

Wallace : J’ai reçu un appel de l’agent Hudson, lui et mademoiselle Thomas ont été pris pour donner des cours dans l’université. Il faudra un agent de liaison.

 

Bobby leva la main pour se porter volontaire.

 

Bobby : J’ai déjà établi un plan pour que Jack et moi puissions entrer en contact.

Wallace : Parfait.

 

Soudain, une jeune femme entra dans le bureau sous les yeux des agents et s’arrêta devant Wallace. C’était Abbygail.

 

Abbygail : (énervée) Je savais que tu avais du culot mais oser aller jusque là !

 

Wallace se retourna et vit la jeune femme qui semblait très en colère.

 

Wallace : Abby ?? Je peux savoir ce que tu fais ici ?

Abbygail : (énervée) Ne m’appelles pas Abby ! Il n’y a que mes proches qui peuvent m’appeler ainsi !

 

Wallace regarda rapidement autour d’elle. Elle ne voulait pas afficher sa vie personnelle au bureau et encore moins devant ses agents.

Wallace : On va aller dans mon bureau.

Abbygail : (énervée) On est bien ici, non ?

 

Abbygail regarda les agents présents avec un sourire comme si elle aimait afficher sa mère devant toutes ses personnes. Tous remarquèrent le malaise qui s’opérait sous leurs yeux et chacun comprit qu’il ferait mieux de laisser ces 2 femmes s’expliquer entre elles. Tous quittèrent le bureau laissant Wallace.

 

Abbygail se retourna d’un coup vers sa mère.

 

Abbygail : Tu les as bien dressé tes toutous du FBI.

Wallace : Tu es ridicule Abbygail.

Abbygail : Ridicule ! Tu sais ce que je trouve ridicule, c’est que tu envoies des amis à toi, soit disant qui te connaisse très peu, pour travailler dans la fac où j’étudie !

 

Wallace resta un moment à regarder sa fille. C’est vraiment ce qu’elle pensait. Qu’elle voulait l’espionner.

 

Wallace : C’est ce que tu penses ?

Abbygail : Tu as toujours fonctionné ainsi… Mais là, je dois dire que tu as fais fort. Envoyé des personnes pour me surveiller…

Wallace : Abbygail, tu n’es pas le centre du monde.

 

Elles se défièrent du regard.

 

Wallace : Cette femme a un grand talent et j’ai pensé qu’elle pourrait en faire profiter certains élèves. Mais si tu ne veux pas suivre ses cours, rien ne t’y oblige !

Abbygail : Dis plutôt que tu avais besoin d’un chaperon…

 

Wallace fixa sa fille.

 

Wallace : Pense ce que tu veux.

Abbygail : Tu es vraiment pathétique Karen !

Wallace : Je te signale que je suis encore ta mère alors tu vas utiliser un autre ton avec moi… et inutile de prendre tes grands airs avec moi, ça ne marchera pas !

Abbygail : Ma mère ?? Depuis quand n’as-tu pas tenu ce rôle ??

 

Alors que la conversation battait son plein, Bobby arriva dans le bureau. Il marcha lentement pour ne pas interrompre « les retrouvailles » mais il avait une nouvelle dont il devait parler à Wallace.

 

Bobby : (gêné) Excusez-moi.

 

Abbygail et Wallace regardèrent Bobby. Elles avaient le même regard, celui qui vous transperce de part en part et qui vous paralyse sur place. Bobby avala sa salive et pris son courage à deux mains pour ne pas faire marche arrière.

 

Bobby : J’ai reçu un appel de la brigade de surveillance.

Abbygail : (ironique) Encore une chose qui ne change pas, n’est-ce pas Karen !

Wallace : Abbygail ça suffit ! (À Bobby) C’est à quel sujet ?

Abbygail : Le travail passe toujours avant ta famille. Ton mariage, Jimmy, moi ou…Gavin.

Wallace : (énervée) Sors d’ici tout de suite Abbygail !

 

Les deux femmes se défièrent du regard mais Wallace eu le dernier mot. Abby gail quitta le bureau presque en courant sous les regards du reste de l’équipe qui pénétrait dans le bureau.

 

Wallace s’assit quelques instants sur le rebord d’un bureau. Elle ne s’attendait pas du tout à cette visite, ni à cette vive discussion. La communication entre elle et sa fille n’avait jamais été son fort mais là, cela devenait de pire en pire.

 

Cette entrevue l’avait chamboulé mais elle ne devait pas s’apitoyer sur son sort. Elle leva la tête avant de reposer la question à Bobby.

 

Wallace : C’est à quel sujet ?

Bobby : (gêné) Green a reçu une visite.

Wallace : De qui ?

Myles : Un des professeurs de l’université.

 

Myles épingla la photo du suspect sur le tableau.

 

Myles : Il est resté plus de 10 minutes.

Tara : J’ai lancé une recherche pour connaître son identité.

Demetrius : Une équipe le suit, il est maintenant lui aussi sous surveillance.

Wallace : Prévenez l’équipe d’intervention. Green ne doit pas s’échapper. Il doit aussi être surveillé 24h/24.

 

Wallace sortit du bureau sans les regarder une dernière fois.

 

Université de Washington

 

Jack avait installé du matériel toute la journée pour aménager la salle. La pièce qui leur avait été réservés n’avait pas servi depuis longtemps et pendant que Jack nettoyait, le doyen avait emmené Sue pour lui faire visiter le campus.

 

Jack avait enlevé sa veste et retrousser les manches de sa chemise pour nettoyer et ranger. Il commençait à se faire tard. Il avait commencé dès leur arrivé et heureusement, il avait presque fini. Il ne restait plus qu’une table à mettre à sa place et tout serrait terminer.

 

Jack imaginait déjà son lit et le moment où il se laisserait tomber sur son matelas pour enfin se reposer. Il allait ranger la dernière table quand il vit Levy s’approcher de lui.

 

Jack : Salut mon vieux !

 

Jack se tourna vers la porte et vit Sue adossée contre la porte. Elle l’avait regardé pendant un moment. Elle tenait un sac dans les mains et entra dans la salle.

 

Sue : Mon cher assistant doit mourir de faim !

 

Jack esquissa un sourire et s’approcha de Sue. Elle déposa le sac sur la table près de Jack et se laissa capturer par les bras de l’homme qui l’avait envoûté.

 

Ils restèrent un moment les yeux dans les yeux, laissant leur cœur parlé pour eux avant de s’embrasser tendrement. Ils n’avaient pas eu l’occasion de se retrouver seuls de la journée. Ce qui était normal dans une Université et Jack s’était préparé psychologiquement à ces prochains jours en tant qu’assistant.

 

Lorsqu’ils se détachèrent et que leurs regards se croisèrent.

 

Jack : Tu m’as manqué.

 

Sue le regarda, légèrement étonné et lui sourit.

 

Sue : On ne s’est pas quitté de la journée.

 

Jack planta son regard dans le sien et lui sourit à son tour.

 

Jack : C’est devenu comme vital maintenant de te prendre au moins une fois par jour dans mes bras.

 

Elle lui sourit. C’est vrai qu’elle appréciait énormément de retrouver là et de partager un moment rien qu’à eux. Elle lui déposa un autre rapide baiser sur les lèvres puis se tourna vers la table où elle avait poser des sacs.

 

Sue : Je t’ai emmené à manger.

Jack : Merci, c’est gentil d’être venu nourrir un pauvre assistant comme moi.

 

Les 2 amants se détachèrent mais restèrent main dans la main.

 

Sue : J’ai pris chinois, je ne savais pas trop ce que tu voulais ?

Jack : C’est parfait ! Vous connaissez bien mes goûts Melle Weber.

 

Elle sourit en lisant qu’il venait de l’appeler par son nom d’emprunt.

 

Sue : En tout cas, le campus est très grand, il va être difficile de savoir où les trafiquants stock la drogue.

Jack : Le reste de l’équipe va être sur le coup et Tara va encore nous faire des miracles avec ses petits gadgets.

 

Il s’assit sur une chaise tandis que Sue sortait les plats qu’elle venait d’acheter.

 

Jack : En tout cas, c’est fini pour moi aujourd’hui… Je suis mort de fatigue…. Le doyen Bishop à l’air d’être quelqu’un de tout a fait charmant et connaissant son travail… mais il aurait pu nous donner une salle en état de marche.

 

Sue regarda autour d’elle. Jack avait fait des miracles. Il avait métamorphosé la salle. Toutes les tables étaient alignées et propres ainsi que les chaises et tous les documents qui trainaient dans des cartons, il y a de ça quelques heures, étaient soigneusement ranger dans un coin de la salle.

 

Sue : Pour quelqu’un qui ne croyait pas en ses capacités d’assistant, je trouve que tu as fait du très bon travail.

 

Jack lui sourit.

 

Jack : C’est vrai !

 

Il lui prit la main et la tira vers lui et l’assit sur ses genoux. Sue passa ses bras autour du cou de Jack.

 

Sue : Alors j’ai de la chance d’avoir un assistant comme toi ?!

Jack : Enormément !

 

Ils se fixèrent un long moment. Ce genre de regard devenait de plus en plus régulier et de plus en plus tendre. Comme n’importe lequel couple.

 

Jack : Et si nous prenions tout ce que tu as amené et que nous allions tranquillement nous installer chez toi ou chez moi ?

 

Sue lui sourit.

 

Sue : Je dirais que c’est une excellente idée… mais que demain matin, nous avons cours et que nous devons être en forme.

Jack : Je te promets d’être très sage.

 

Il la regarda avec son regard chocolat avec lequel il savait que Sue ne pouvait rien lui refuser. Elle lui sourit.

 

Sue : Très bien. Puisque que nous sommes venus avec ta voiture, je te propose que nous allions chez moi !

Jack : Parfait.

 

Sue se leva des genoux de Jack et rangea les quelques plats chinois qu’elle venait de sortir du sac. Jack se leva et l’aida.

 

Jack : Au fait… tu as parlé au propriétaire pour le loyer ?

Sue : Oui… Charlie et moi l’avons rencontré mais il n’a pas changé d’avis. Le loyer sera toujours le même. Soit je paye le loyer complet ou je me trouve un nouvel appartement.

Jack : Tu veux que j’aille lui parler…

Sue : C’est gentil mais il ne changera pas d’avis et sa position est tout à fait naturelle. Il ne peut pas se permettre de sous louer un tel appartement par les temps actuels… Je vais passer une annonce pour trouver une colocataire.

 

Jack s’arrêta et la regarda avec un léger sourire.

 

Jack : Je pourrais peut-être répondre à cette annonce.

 

Sue le fixa un moment. Elle avait déjà envisagé cette solution, surtout ces derniers temps mais en y réfléchissant bien, elle en était venue à trouver que cela allait beaucoup trop vite. Emménager ensemble maintenant serait trop rapide. Cela faisait que quelques mois qu’ils se fréquentaient et quelques jours que c’était officiel.

 

Sue : Jack…

 

Jack prit sa main dans la sienne.

 

Jack : Je plaisantais…On a tout notre temps.

 

Ils se fixèrent un long moment puis Jack lui sourit.

 

Jack : Nous ne devrions pas trainer sinon ça va être froid.

 

Il attrapa le sac et sa veste, puis ils sortirent de la salle de cours.

 

Demain s’annonçait être une journée riche en émotion.

 

Lendemain

Bureau du FBI

 

L’équipe s’était réunie tôt car Sue devait donner son premier cours à 9h00. Ils s’étaient levés à l’aube pour discuter des nouveautés sur l’enquête.

 

Jack : Qu’est-ce que vous avez découvert pendant notre absence ?

Bobby : Hier, Green a eu de la visite.

Tara : J’ai réussi à identifier votre mystérieux visiteur et il s’agit de James Longford.

Sue : Il travaille à l’université ?

 Tara : Oui, il est professeur en droit.

Jack : Et quoi d’autre à part la visite de Longford ?

Demetrius : Green est toujours sous surveillance. Si jamais on a du nouveau, on vous fait signe.

 

Myles se rapprocha.

 

Myles : Vous avez manqué le principal ?

 

Jack et Sue l’interrogèrent du regard tandis que les autres le regardèrent.

 

Myles : Vous ne devinerez jamais ce que l’on a découvert ?

Sue : Sur notre enquête ?

Myles : Non…

Sue : Venant de toi Myles, ça me fait peur.

Myles : Sur Wallace.

 

Jack et Sue se regardèrent. Ils pensèrent à la même chose.

 

Myles : Notre très chère Wallace a eu de la visite et devinez quelle personnalité nous avons eu le droit ?

Sue : Sa fille, Abbygail ?

 

Tout le monde parut surpris de la réponse de Sue.

 

Jack : Nous avons fait sa connaissance sur le campus.

Bobby : Oh alors je comprends mieux la scène qu’elles ont eu toutes les deux. On ne peut pas dire que ce soit le grand amour entre elle.

Tara : Et ça explique aussi la réaction de Wallace face à cette affaire.

Jack : Oui. Elle ne laissera rien passer.

Demetrius : C’est pour cela que nous devrions retourner travailler !

Jack : Oui, alors Sue et moi on y va.

 

L’équipe se dispersa et chacun vaqua à ses occupations.

 

Université de Washington

 

Il était presque 9 heures. Le cours allait bientôt commencer et Sue ne tenait plus en place dans le bureau qui se trouvait à côté de la salle. Jack et Levy la regardaient faire les cents pas dans la salle.

 

Jack s’approcha de Sue et lui prit les mains avant de déposer un léger baiser sur sa main pour la calmer.

 

Jack : Calme-toi. Ils vont t’adorer…tu es irrésistible.

Sue : Je te remercie mais je ne crois pas que tu sois objectif.

 

Il lui sourit.

 

Jack : Tu vas les épater… et puis de toute manière je serais à tes côtés alors tout ira bien.

Sue : Et puis si jamais ils commencent à me donner du fils à retordre j’enverrai Levy les mordre.

 

Sue et Jack se lancèrent un sourire complice.

 

Sue : Je crois que j’avais moins peur en rentrant au FBI que de me retrouver face à tous ses élèves !

Jack : Oui mais au FBI, on est beaucoup plus mignon.

 

Sue lui sourit. Il avait réussit à la détendre un peu. D’un seul coup la sonnerie retentit et Levy vint prévenir sa maîtresse. Puis Sue regarda Jack.

 

Jack : Les cours vont commencés !

 

Sue était encore légèrement tendue.

 

Jack : Tout va très bien se passer. TU es la meilleure !

 

Sue lança un dernier regard à Jack qui la suivit dans la salle de cours accompagné de Levy.

 

Salle de cours de l’université

 

Notre trio entra dans la salle. Une cinquantaine d’étudiant était assis dans la salle scrutant les nouveaux arrivants, parmi eux se trouvaient Abbygail. Sue appréhendait plus particulièrement de se retrouver face à elle. Apparemment ses relations avec sa mère n’étaient pas au beau fixe. Elle espérait que le fait qu’Abbygail sache qu’elle connaissait sa mère n’allait pas lui poser problème.

 

Le doyen, monsieur Bishop était également dans la salle. Sue se tourna en direction de Jack qui lui afficha son plus beau sourire en l’encourageant du regard. Il ne se faisait aucun souci pour elle. Ils allaient tombés sous son charme comme cela leurs étaient arrivé lorsqu’elle avait débarqué dans leur équipe.

 

Sue savait que Jack était là en cas de coup dur et qu’il était là pour la soutenir dans cette nouvelle épreuve mais à quel prix. La prochaine fois, elle demanderait à Wallace de changer avec Myles ou Tara.

 

Sue s’approcha du bureau lâchant la laisse de Levy suivit par Jack. Ils s’approchèrent de Bishop et regardèrent en direction des élèves qui avaient cessé leurs bavardages.

 

Le doyen prit le micro et commença son discours.

 

Bishop : Chers étudiants, après des mois de recherches, nous avons enfin trouvés un professeur pouvant vous enseigner le langage des signes.

 

Sue ne comprenait pas trop ce que disait le doyen, il avait les lèvres cachées en partie par le micro. Elle se tourna vers Jack qui remarqua le problème de Sue.

 

Le doyen continuait son speech sans se préoccuper de Sue et Jack. Jack s’approcha de Sue et commença à lui signer quelques grandes lignes des paroles de Bishop.

 

Les élèves firent plus attention à ce que Jack était entrain de faire qu’aux propos du doyen. Ils étaient tous captivés par l’échange de Jack et Sue.

 

Jack : (signant) Il dit qu’il est heureux que tu enseignes ici.

Sue : (signant) Il est tellement ravi qu’il me tourne le dos.

 

Jack lui sourit en jetant un coup d’œil au doyen.

 

Jack : (signant) Il fait un discours d’usage.

Sue : (signant) Et après ce sont les choses sérieuses qui commencent.

 

Jack regarda les élèves et vit qu’ils étaient observés.

 

Jack : (signant) Ils n’ont pas l’air si terrible que ça !

 

Le doyen remarqua que son discours n’avait plus vraiment d’intérêt et passa aux présentations.

 

Bishop : (aux étudiants) Je votre nouveau professeur, qui va vous enseignez le langage des signes pour votre second semestre.

 

Sue s’avança légèrement et signa son nom. Le doyen lui tendit le micro et elle fit sa présentation.

 

Sue : Bonjour à tous et toutes. Je me présente, je m’appelle Sue Weber. Je serais votre professeur en langage des signes.

 

Sue se tourna vers Jack.

 

Sue : Voici mon assistant, Jack, qui se chargera des différentes choses sur ce cours comme les documents. Et enfin Levy, mon chien d’assistance car je suis sourde.

 

Les élèves discutèrent un peu entre eux mais ne parurent pas surpris. Le doyen s’approcha de Sue.

 

Bishop : Les présentations faites, les étudiants qui n’ont pas cours à cette heure peuvent quitter la salle.

 

D’un seul coup, de nombreux étudiants se levèrent et quittèrent la salle laissant une dizaine d’étudiant dans la pièce avec Sue, Jack, Levy et le doyen.

 

Bishop : Je vais vous laisser faire votre cours. Si vous avez le moindre souci… n’hésitez pas à me faire avertir.

Sue : Merci.

 

L’homme quitta la salle laissant Sue et Jack avec leurs étudiants.

 

Sue : Qu’a-t-il voulu dire par « souci » ?

 

Jack lui sourit et regarda les élèves qui attendaient. Sue inspira un grand coup devant de se tourner vers l’assemblée.

 

Bureau du FBI

 

La surveillance sur Green n’apportait rien de nouveau. Wallace était venue une dizaine de fois dans le bureau pour savoir où en était l’enquête mais pour le moment rien ne se passait.

 

Tara : J’ai vérifié les documents que nous a fourni Paxton et pour le moment rien de très flagrant.

Bobby : Moi, j’ai rendez-vous avec nos 2 professeurs à midi pour savoir où ils en sont.

Myles : Dem et moi nous avons relancé nos indics mais pour le moment personne ne sait comment Green fait son trafic.

Wallace : Ce type nous fait perdre notre temps. Il faudrait que les stups le fasse bouger un peu.

Demetrius : On sait que le bras droit de Green est dans le collimateur de la police depuis un certain temps.

Wallace : Très bien. Envoyer un message à l’inspecteur des stups.

 

Bobby décrocha le téléphone de son bureau et composa le numéro du bureau de l’inspecteur Henrique. Alors que Wallace attendait la réponse de l’appel auprès du reste de l’équipe quand Rachel l’interpella.

 

Rachel : Madame, vous avez une visite.

 

Wallace parut surprise. Elle n’attendait personne surtout à cette heure.

 

Wallace : Qui est-ce ?

Rachel : Un certain Simon Pearson.

Myles : (étonné) Simon Pearson de Pearson Corporation ?

 

Il se leva prêt à commencer son discours et montrer qu’il connaissait le sujet quand Wallace le coupa.

 

Wallace : Ca doit être le même agent Leland.

 

Wallace se tourna vers Rachel.

 

Myles : Le multi milliardaire ?

 

Wallace le regarda avec un air exaspéré.

 

Wallace : Je lui demanderais Leland. (Se tournant vers Rachel) Où est-il ?

Rachel : Il vous attend dans votre bureau.

Wallace : (À Rachel) Très bien, merci.

 

Wallace se tourna une dernière fois vers l’équipe.

 

Wallace : Prévenez-moi dès que cet inspecteur aura donné son accord.

Demetrius : Pas de problème.

 

Elle sortit très rapidement.

 

Myles : Simon Pearson dans les locaux du FBI… tout cela est très bizarre.

 

Il s’approcha de Rachel.

 

Myles : Est-ce qu’il a dit pourquoi il voulait voir Wallace ?

Rachel : Non… seulement qu’elle savait qui il était.

Bobby : Et c’est bien le cas ! Assez important pour qu’il la détourne de l’enquête.

Tara : Vous pensez que tout les deux…?

 

Un silence s’installa en imaginant Wallace avoir une vie personnelle.

 

Bureau de Wallace

 

Elle entra dans son bureau et croisa le regard de cet homme. Elle s’arrêta et il se retourna.

 

Wallace : Bonjour Simon.

Pearson : Karen.

 

Elle entra entièrement dans son bureau et ferma la porte derrière elle.

 

Wallace : C’est la semaine des visites !

Pearson : Je sais ce qui s’est passé avec Abby hier.

Wallace : Les nouvelles vont vite.

 

Elle vint s’installer derrière son bureau tandis que Simon s’approcha.

 

Pearson : Le monde est petit.

Wallace : Si petit que tu as fait le déplacement si vite pour venir. Tu m’impressionnes.

 

Elle le regarda avec un petit sourire en coin avant de s’appuyer contre son fauteuil.

 

Pearson : Je ne suis pas là pour jouer les arbitres.

 

Il s’assit dans le fauteuil en face d’elle.

 

Wallace : Vraiment, pourtant tu es là…. Comme toujours !

Pearson : Essaye de la comprendre. Elle essaye de faire sa vie et tu débarques sans la prévenir.

Wallace : Pourquoi est-ce que vous avez tous tendance à croire que je la surveille !  J’ai compris depuis un bon moment qu’elle n’avait pas besoin de moi !

Pearson : Tu te trompes… mais je ne pense pas que ce soit la bonne solution de pistonner des amis à toi pour…

 

Wallace s’appuya sur son bureau et le regarda droit dans les yeux.

 

Wallace : Ecoute moi bien car je ne le répéterais pas. Cela n’à rien avoir avec Abby. Je ne fais que mon travail.

 

Pearson se leva et vint s’asseoir sur le rebord du bureau aux côtés de Wallace.

 

Pearson : Karen…Abby t’en veux toujours, elle pense que tu es responsable de tout ce qui n’a pas marché dans notre couple et surtout dans sa vie.

 

Wallace se remit au fond de son fauteuil pour mettre de la distance entre eux.

 

Wallace : Comme si j’avais empoisonné son poisson rouge.

Pearson : Il faut dire que tu ne cherches pas non plus à te justifier.

Wallace : Comme toujours, je suis la fautive. De toute façon quoi que je dise ou que je fasse, je suis la méchante.

Pearson : J’ai essayé de lui parler mais elle est tout le portrait de sa mère.

 

Il lui sourit.

 

Wallace : Le portrait de sa mère ?

Pearson : Têtue, bornée, à qui une seule réflexion mal dite peu rendre la vie impossible…

 

Wallace baissa la tête quand Pearson continua sa phrase. On lui avait souvent dit qu’elle lui ressemblait physiquement mais aussi de caractère. C’était pour cela qu’elles avaient toujours eu du mal à s’entendre toutes les deux.

 

Pearson : …mais tellement belle.

 

Pearson prit la main de Wallace et la serra dans la sienne. Elle leva les yeux vers lui. Elle ne savait plus vraiment ce qui les avait se séparer. Sûrement sa carrière… comme à chaque fois. Ils se fixèrent un long moment.

 

Pearson : Il est temps que vous fassiez la paix toutes les 2.

 

Ce qui lui demandait était impossible.

 

Wallace : Ca serait la fin du monde.

Pearson : Ou le début d’une belle relation mère fille.

 

Elle lui sourit rapidement et enleva sa main de la sienne.

 

Wallace : Bien sûr !

 

Elle se leva de son fauteuil. Elle devait garder ses distances avec lui.

 

Pearson : Si vous faites un geste toutes les 2 en partant dans ce sens ça serait possibles.

Wallace : Pour ça, ton fils tiens de toi. Cet éternel optimisme !

Pearson : Je ne veux pas jouer les optimistes comme notre Jimmy mais si tu ne fais pas le premier pas…

 

Elle se tourna vers lui et le fixa.

 

Wallace : Tu as raison

 

Il attendait la suite.

 

Wallace : J’ai horreur des remarques.

 

Il était sûr qu’elle réagirait de cette manière. Il la connaissait que trop bien même mieux que personne.

 

Pearson : Si je suis là aujourd’hui, ce n’est pas pour moi.

Wallace : Je ne t’ai rien demandé… et ça m’étonnerait qu’Abby l’ait fait.

Pearson : Demander de l’aide ou conseil à quelqu’un ne veut pas dire que tu n’es pas compétente. Mais tu as toujours eu du mal avec ce concept.

 

Elle le fixa.

 

Wallace : C’est tout ce que tu avais à me dire ?

 

Elle croisa les bras. Il la regarda. Toujours la même. Il baissa les yeux puis se dirigea vers la porte. Il mit la main sur la poignée mais avant de l’ouvrir, il se tourna vers elle.

 

Pearson : Tu as déjà perdu un fils… ne laisse pas ta fille s’éloigner.

 

Il ouvrit la porte et sortit. Elle regarda un long moment la porte vitrée, fermée. Plus elle était loin d’eux et mieux ils se porteraient.

 

Salle de cours de l’université

 

Abbygail était présente au cours de Sue. Elle avait été la première sur la liste pour ce cours et elle avait été impatiente de suivre ce cours et maintenant qu’elle savait que Sue et Jack avait été envoyé par sa mère, elle ne se gênerait pas pour s’amuser un peu.

 

Le premier cours avait été assez simple, Sue leur avait appris les mots de base comme bonjour ou au revoir. L’ambiance était conviviale et les étudiants semblaient ravis de leur premier cours.

 

Etudiant1 : (à Sue) Et vous êtes sourde ?

Sue : Oui.

Etudiant2 : Alors comment faites-vous pour comprendre ce que l’on dit ?

Sue : Je sais signer mais je lis aussi sur les lèvres.

Etudiant2 : C’est cool !

Etudiant3 : Et vous êtes célibataire ?

 

Sue lança un regard à Jack qui paru amusé par la question.

 

Sue : Oui.

Etudiant2 : Je connais un bon restaurant sympa près de la fac, on pourrait y aller et continuer le cours pendant le déjeuner ?

 

Jack sentit une pointe de jalousie monter en lui quand un groupe de fille s’approcha accompagner d’Abbygail.

 

Abbygail : Et vous Jack, vous êtes marié ?

 

Jack lança un regard vers Sue avant de répondre.

 

Jack : Pas encore.

Etudiante1 : Ce n’est pas possible ! Un aussi joli garçon.

Jack : Les temps sont difficiles.

Etudiante2 : Vous voulez qu’on aille manger quelque part ?

Abbygail : Ca serait sympa.

Jack : C’est gentil, peut-être une autre fois. Je dois m’entretenir avec Melle Weber.

Etudiante3 : C’est dommage !

Abbygail : A plus tard.

 

Les différents étudiants quittèrent Sue et Jack les laissant dans la salle sous les yeux de Levy.

 

Jack : J’avais raison…Tu les as envoûtés.

Sue : Il me semble que je ne sois pas la seule.

Jack lui sourit.

 

Jack : Qu’est-ce que tu veux je suis irrésistible !

 

Ils s’échangèrent un regard complice avant de quitter la pièce à leur tour.

 

Bureau du FBI

 

L’équipe attendait toujours la réponse de l’inspecteur Henrique mais elle tardait à venir. Wallace entra dans le bureau.

 

Wallace : Vous avez eu du nouveau au sujet de Green ?

Tara : Pour le moment, on n’a pas vraiment de succès.

Bobby : L’inspecteur ne veut pas qu’on touche à l’associé de Green, il pense pouvoir le coincer pour autre chose.

 

Wallace prit le téléphone de Bobby.

 

Wallace : Donnez-moi son numéro.

 

Bobby ne se fit pas prier et lui tendit le numéro. Il savait que Wallace obtiendrait ce qu’elle voulait. Elle composa le numéro. Silence.

 

Wallace : Inspecteur Henrique ?...Ici Karen Wallace, du FBI… oui… je sais ce que vous avez dit à l’agent Manning…Je me doute bien que vous avez envie de voir votre nom dans les journaux mais…. Pour être tout à fait franche avec vous, je m’en contre fou… nous avons d’autres priorités….Agressive, moi ? Vous n’avez encore rien vu ! Alors ne me poussez pas à bout car je ne suis qu’au dixième de mes capacités. Et si vous ne voulez pas retourner à la circulation vous allez arrêter le complice de Green….Maintenant !!! Me suis-je bien fait comprendre ??

 

Silence. Tout le monde observait le travail de Wallace.

 

Wallace : Parfait… je suis heureuse de voir que nous nous comprenions.

 

Wallace hocha la tête pendant quelques instants avant de raccrocher le combiné. Elle se tourna vers l’équipe.

 

Wallace : Il va se charger d’interpeller le complice de Green. Pendant ce temps, je veux que vous alliez informer Hudson et Thomas que l’affaire va s’accélérer.

 

Bobby sortit son portable et prit sa veste avant de quitter le bureau.

 

Restaurant universitaire

 

Sue, Jack et Levy attiraient tous les regards sur eux depuis leur entrée dans la cafétéria. Ils s’étaient mis dans un coin de la cafétéria et déjeunaient tranquillement quand Abbygail et ces 2 copines passèrent non loin.

 

Elles s’installèrent non loin d’eux. Jack et Sue les avaient remarqués.

 

Sue : Pourquoi est-ce que cette scène me rappelle vaguement quelque chose ?!

 

Jack l’interrogea du regard.

 

Sue : Tu ne te souviens pas le premier jour de mon arrivée au FBI quand tu es venu me rejoindre à la cafétéria et où tu m’as demandé de lire sur les lèvres de Myles.

Jack : Je m’en souviens très bien.

 

Il regarda les filles puis de nouveau Sue avec un sourire qu’elle connaissait bien.

 

Jack : Est-ce que tu te sens capable de refaire la même chose.

 

Sue le fixa un moment.

 

Jack : Quoi ? C’est juste pour le cours… Pour leur montrer (sourire)

 

Sue hésita un instant puis se dit que cela pouvait être un bon exercice. Elle vit Abbygail s’adresser à ses amis.

 

Abbygail : (à ses copines) C’est la nouvelle prof et son assistant.

Etudiante1 : Il est trop chou.

 

Sue se tourna vers Jack qui l’interrogea du regard. Elle lui sourit.

 

Sue : Elle te trouve « trop chou ».

 

Jack grimaça un peu à cette expression. Sue reporta son attention sur les jeunes filles.

 

Abbygail : On va les voir ?

Etudiante2 : Bonne idée.

 

Sue se tourna vers Jack.

 

Sue : Elles arrivent !

 

Les 3 jeunes filles s’approchèrent de la table de notre couple.

 

Abbygail : On peut se joindre à vous ?

 

Sue et Jack se lancèrent un regard pour savoir la réponse de l’autre mais Abbygail ne leur laissa même pas le temps de répondre qu’elle s’assit aux côtés de Jack. Ces 2 amies se mirent à côté de Sue marquant une petite déception de n’avoir pu se mettre aux côtés de Jack.

 

Abbygail : Ca à l’air bon ce que vous mangez ?

Jack : (gêné) C’est un repas de cantine !

Sue : Vous avez cours après le déjeuner ?

Etudiante1 : Oui, on a cours de science politique.

Etudiante2 : C’est moins intéressant que votre cours Melle Weber.

Abbygail : Et ça fait longtemps que Jack est votre assistant ?

Sue : Et bien…

 

Alors qu’Abbygail allait approfondir son petit interrogatoire, le téléphone de Jack se mit à vibrer. Jack le prit et regarda l’écran avant de signer à Sue que c’était Bobby.

 

Jack : Excusez-moi.

 

Il décrocha.

 

Bobby : (au téléphone) Il faut que l’on se voie.

Jack : (au téléphone) Y a un problème ?

Bobby : (au téléphone) Vas y avoir de l’action plus tôt que prévu.

Jack : (au téléphone) D’accord…pas de problème. On te rejoint !

 

Jack raccrocha son portable sous les yeux émerveillés des 3 jeunes filles qui dévorent Jack des yeux. Sue avait un air amusé. Jack quand a lui avait un peu peur de l’attitude des 3 jeunes filles. Il les regarda rapidement et se tourna vers Sue.

 

Jack : (à Sue) Il faut qu’on y aille.

Etudiante1 : (à Jack) Déjà ?

 

Jack regarda Sue et lui signe que c’est urgent. Ils se levèrent tout les deux et prirent leurs plateaux.

 

Jack : (aux étudiantes) Passez une bonne journée.

Sue : A bientôt.

 

Sue et Jack se levèrent et quittèrent les 3 étudiantes à la table. Elles le regardèrent partir au loin avant de pousser un léger soupir rêveur.

 

Abbygail se leva à son tour, sa mère lui avait fait un coup qu’elle n’avait pas apprécié et elle allait lui montrer de quoi elle était capable. De plus, Jack était mignon et un peu d’amusement ne lui ferait pas de mal.

 

Campus universitaire

 

Sue, Jack et Levy attendaient Bobby près de la bibliothèque. Sue occupait Levy en lui lançant un bout de bois. Jack regardait Sue s’amuser à son compagnon canin quand elle sentit le regard de Jack posé sur elle.

 

Sue : Qu’est-ce qu’il y a ?

Jack : Rien…

Sue : Si dis moi !

Jack : Je n’ai pas le droit de te regarder ?

 

Sue le fixait. Elle attendait une autre réponse.

 

Jack : C’est juste…j’admirais une femme superbe.

 

Sue lança un léger sourire à Jack auquel il répondit immédiatement. Quelques minutes après l’appel de Bobby, il apparut sur le campus descendant d’une voiture. Il s’approcha du couple et s’assit près de Jack et Sue.

 

Jack : Il y a un problème ?

Bobby : Il va y avoir plus de trafic alors il va falloir ouvrir l’œil.

Sue : Plus de trafic ?

Bobby : Le complice de Green a été interpellé et de ce faites, Green va devoir déplacer sa drogue dans un endroit plus sûr.

Jack : Vous savez quand ?

Bobby : Pas encore mais la brigade de surveillance ne lâche pas notre suspect.

Jack : D’accord, on fera un petit tour.

Bobby : Et comment se passe les cours ?

Sue : Plutôt bien !

Bobby : Jack joue bien son rôle d’assistant !

Sue : À la perfection… il est très « chou » !

 

Bobby les regarda. Il avait abandonné l’idée de comprendre leur relation et encore plus leur discussion.

 

Bobby : Evitez ce genre de petit nom en ma présence !

 

Sue sourit de plus belle.

 

Bobby : Aller les amoureux ! Je vous laisse !  Bonne journée.

 

Bobby se leva et les laissa pour rejoindre sa voiture.

 

Sue et Jack commencèrent à revenir vers le bâtiment.

 

Jack : Je crois que nos chers élèves nous attendent !

Sue : Oui… mais avant que les cours ne recommencent, j’aimerai passer en salle informatique. Je dois passer l’annonce pour la colocation.

Jack : Tu es sûre de vouloir passer cette annonce… Je veux dire que tu ne sais pas sur qui tu vas tomber.

Sue : Je te rappelle que nous travaillions au FBI et qu’avant de prendre quelqu’un je ferais ma petite enquête.

 

Ils s’éloignèrent et Abbygail apparut de derrière un arbre. Elle avait entendu la fin de leur conversation.

 

Alentours de l’université

 

Sue donnait son second cours de la journée tandis que Jack devait apporter des documents pour le cours suivant. Il marchait dans le couloir d’un bâtiment quand il tomba sur l’homme qui avait été photographié sortant de l’appartement de Green.

 

Jack ralentit son allure avant de suivre l’homme en question. L’homme marchait assez rapidement et Jack commençait à avoir du mal à le suivre quand l’homme entra dans un bâtiment.

 

Jack le suivit. Il poussa la porte du bâtiment et scruta les environs. L’homme c’était comme volatilisé. Jack entra dans la salle et remarqua une porte se refermée. C’était sûrement notre homme. Jack s’avança jusqu’à la porte et l’entrebâilla pour écouter.

 

L’homme était au téléphone et marchait dans tous les sens.

 

Homme : (au téléphone) Resté calme…et si la police venait sur le campus et découvrait la drogue…Non, vous allez l’enlever ce soir…mais je ne veux pas avoir de problème…alors demain, il y a une grande partie des étudiants qui n’auront pas cours…parfait.

 

Jack en savait assez maintenant pour prévenir les autres. Il rebroussa chemin et sorti du bâtiment. Alors qu’il arrivait près de la salle de cours où était Sue, il croisa Abbygail appuyer contre un pylône.

 

Abbygail : Salut Jack !

Jack : Abbygail !

Abbygail : Tu peux m’appeler Abby, on est ami maintenant.

Jack : Si tu veux.

 

L’homme sortit du bâtiment et disparu au loin. Jack se retourna pour voir dans quel direction il allait quand Abbygail s’en aperçu.

 

Abbygail : C’est monsieur Connors. C’est un professeur d’histoire.

Jack : Ha !

Abbygail : Alors comme ça vous connaissez Karen Wallace.

 

Elle s’approcha de lui.

 

Jack : On peut dire ça comme ça.

 

Jack lui lança un petit sourire avant d’entrer dans le bureau pour déposer les photocopies qu’il avait faites. Abbygail le suivit et referma ma porte derrière elle. Jack se retourna.

 

Jack : Je peux faire quelque chose pour toi ?

Abbygail : Peut-être…

 

Abbygail s’approcha lentement de Jack.

 

Abbygail : J’aurais besoin de cours accélérer sur le langage des signes…

 

Elle se rapprochait toujours.

 

Abbygail : Et j’ai remarqué que vous étiez très adroit de vos mains.

 

Elle était presque collée à Jack qui essayait tant bien que mal de garder ses distances. Elle passa ses mains autour du cou de Jack. Il les enleva tout de suite et les garda prisonnière dans les siennes.

 

Jack : Abbygail…

 

La porte s’ouvrit.

 

Bureau du FBI

 

Tara venait d’avoir un appel de l’équipe de surveillance en face du domicile de Green. Il avait quitté son appartement et se dirigeait vers un entrepôt abandonné. Wallace avait donné l’ordre de suivre les différents hommes qui entreraient dans le hangar mais qu’il fallait les laissé repartir pour connaître l’envergure du réseau et surtout démanteler le trafic qui était en cours à l’université.

 

Des équipes d’intervention encerclaient les lieux. Des caméras miniatures étaient installées dans plusieurs endroits pour filmer ce qui se passait dans le hangar.

 

Tara voyait sur les moniteurs l’action qui se déroulait dans la pièce. Un homme s’approcha de Green et lui serra la main. Green semblait tendu. L’homme s’approcha d’un autre type assis près d’une table et lui dit quelques mots avant de resserrer la main de Green et de repartir.

 

Une voiture s’arrêta devant le hangar et partit à toute allure suivit par un camion est force d’intervention. Green et l’autre homme était toujours dans l’entrepôt. L’homme lui dit quelques mots avant de lui remettre un papier qui était dans sa poche. Green le prit et l’ouvrit avant de s’énerver contre l’autre homme.

 

Soudain, l’inconnu sorti une arme et la brandit vers Green qui s’agenouilla par la peur. L’homme lui dit encore quelques mots avant de ranger l’arme et de sortir de l’endroit.

 

Comme tout à l’heure, une équipe fila l’homme pour savoir où il allait et peut-être connaître son identité.

 

Bureau de Sue à l’université.

 

Jack était en bien mauvaise posture. Abbygail s’était littéralement jeté à son cou. Elle voulait que sa mère puisse regretter d’avoir envoyer des soi-disant professeurs pour l’épier. Elle en avait assez que sa mère ne fasse plus attention à elle et qu’elle privilégie son travail.

 

Abbygail était toujours collée contre Jack et celui-ci lui tenait les mains quand la porte s’ouvrit. Sue, Levy et Wallace se trouvaient là. Jack sentit que sa dernière heure venait d’arriver. Il lâcha précipitamment les mains de la jeune fille comme si il avait été pris en faute et regretta sa vivacité. Abbygail se tourna vers les deux nouvelles venues sans se détacher de Jack et leur sourit. Sue regardait la scène, elle en était stupéfaite tandis que Wallace entra et ferma délicatement la porte.

 

Jack se redressa et s’écarta. Abbygail le regarda

 

Abbygail : Au moment où ça devenait « intéressant » !

 

Jack s’était tourné vers Sue et Wallace.

 

Jack : (gêné) Ce n’est pas ce que vous croyez.

 

Wallace se tourna de manière à ce que Sue pour qu’elle puisse lire sur ces lèvres.

 

Wallace : Je suis certaine que « Jack » n’y est pour rien, n’est-ce pas Abbygail ?

Abbygail : Je n’en serais pas aussi sûr à ta place !

 

Jack regarda la jeune fille. Pourquoi faisait-elle ça ? Pour défier sa mère ?

 

Wallace : Ne prend pas tes rêves pour des réalités ! Au lieu de faire n’importe quoi, tu devrais te concentrer avec autant d’ardeur à tes études !

Abbygail : Depuis quand tu t’intéresse à ma vie ?! Je fais ce que je veux… avec qui je veux !

 

Elle lança un regard à Jack. Celui-ci allait rétorquer mais Wallace le devança.

 

Wallace : Il est bien trop intelligent pour tout gâcher avec une petite fille comme toi !

Abbygail : (furieuse) Une petite fille !

 

Wallace s’approcha. Il fallait que sa fille comprenne qu’elle ne pouvait pas jouer avec la vie des autres comme cela.

 

Wallace : Oui, tu m’as très bien comprise ! Une petite fille pourrie gâtée qui ne pense qu’à s’amuser.

Abbygail : (énervée) Si tu ne les avais pas envoyé m’espionner je n’aurais pas eu à faire ça.

 

Un sourire apparut sur le visage de Wallace.

 

Wallace : Tu crois toujours que je suis sur ton dos !

 

Elle rigola légèrement.

 

Wallace : Je me souviens très bien du jour où tu m’as dit que tu étais assez grande pour vivre ta vie… que tu n’avais pas besoin de moi. J’ai très bien compris le message…

Abbygail : Et tu crois que je vais te croire ?!

Wallace : Grandis un peu Abby. Tu veux vivre ta vie alors agit comme tel !

Abbygail : Ca t’arrange que l’on te tienne à l’écart…. C’est ce que tu as toujours fait… te tenir à l’écart… regarder de loin et de temps, croire que tu pouvais intervenir sans que ça ait de conséquences !

Wallace : Tu ne sais pas de quoi tu parles !

Abbygail : Oh si je sais très bien ! … Mais je ne suis pas Gavin… je ne me suis pas engagé pour servir mon pays… je ne suis pas mort au combat… tu ne peux pas dire que je suis morte en héro…

 

Abbygail reçut une gifle. Le geste était partit naturellement lorsque Wallace avait entendu les derniers mots prononcés par la jeune fille. Abbygail se redressa, la main sur la joue et regarda sa mère avec un air en colère. Elle sortit en courant de la salle de cours.

 

Un lourd silence s’installa. Sue et Jack n’osèrent pas parler après ce qui venait de se passer. Ils ne savaient pas trop quoi faire. Wallace se tenait dos à eux. Jack regarda Sue mais elle évita son regard. Elle lui en voulait.

 

Ils virent Wallace se tourner vers eux. Elle avait un visage grave.

 

Wallace : J’étais venue vous dire que nous avions du nouveau.

 

Jack et Sue hésitèrent puis Sue prit la parole.

 

Sue : Et qu’est ce que c’est ?

Wallace : L’arrestation du complice de Green a fait plus de vague que prévu et ils pourraient déplacer la drogue plus tôt que prévu.

 

Jack : Oui… tout à l’heure en revenant de l’administration…J’ai surpris une conversation d’un des professeurs qui magouille avec Green et la marchandise doit être déplacé demain matin.

Wallace : Très bien. Je vais prévenir les autres. Ce trafic va s’arrêter demain.

 

Wallace tendit une cassette à Sue.

 

Wallace : Il faut que vous visionner cette vidéo le plus vite possible.

Sue : Très bien.

 

Wallace n’en dit pas plus et sortit de la salle. Sue allait en faire autant lorsque Jack la stoppa par le bras. Elle leva les yeux vers lui.

 

Sue : Lâche-moi !

 

Jack lâcha le bras de Sue et la regarda. Elle avait l’air si… blessé. Elle avait les yeux brillants comme si elle retenait ses larmes.

 

Jack : Sue... ce n'est pas ce que tu crois ?

Sue : Bien sûr, et ce que j'ai vu n'est qu'une erreur ?

Jack : Exactement...

Sue : Ne prends pas pour une idiote ! Je sais ce que j'ai vu !

Jack : Elle s'est jetée sur moi... j'essayais simplement de la repousser

Sue : Tu es pathétique ! …dans une université, avec la fille de Wallace en plus !

Jack : Tu crois vraiment que je serais capable de ce genre de chose ?

 

Ils se fixèrent un moment. Sue ne savait plus quoi penser. Elle baissa les yeux.

 

Jack : J'ai cru que tu me connaissais assez bien pour avoir confiance en moi et savoir que je ne ferais jamais ce genre de chose

 

Il la fixa. Sue leva ses yeux vers lui. Elle pleurait.

 

Jack : J'ai du me tromper.

 

Jack regarda une dernière fois Sue déçu et quitta la pièce. Sue ferma les yeux quand elle vit la porte claquée. Elle pleura. Cela lui avait fait si mal de voir Jack avec une autre femme surtout après tout ce qu’ils avaient partagé.

 

Bureau

 

Tout le monde était rentré chez lui et Sue savait qu’elle serait tranquille ici pour visionner la cassette que lui avait remise Wallace. Elle fixait l’écran mais elle n’était pas du tout concentrée sur ce qu’elle faisait.

 

Elle n’arrêtait pas de repenser à ce qu’elle avait vu quelques heures plutôt. Jack avec Abbygail. Non. Elle n’arrivait pas à y croire. Cela lui faisait si mal. Elle avait envie de faire confiance à Jack mais…. Cette peur qui venait de faire surface l’en empêchait et lui en voulait.

 

Levy vint poser sa patte sur la jambe de Sue pour signaler une présence. Sue regarda son chien puis releva les yeux et vit Wallace appuyé contre l’embrasure de la porte.

 

Wallace : Lorsque je vous ai demandé de visionner cette cassette, je ne voulais pas que vous passiez une nuit blanche !

 

Sue lui sourit très légèrement. Wallace se doutait du pourquoi Sue se trouvait ici à une heure pareille. Elle s’approcha, prit une chaise et s’assit non loin d’elle. Elle regarda l’écran.

 

Wallace : Vous avez réussit à découvrir quelque chose ?

Sue : Pas vraiment… en fait… je…je n’étais pas concentrée.

 

Wallace la fixa. Elle imaginait ce qu’elle pouvait ressentir et pourtant elle n’avait rien à un craindre…. Surtout avec un homme tel que Jack et qui la regardait de cette manière.

 

Wallace : Sue…

 

Sue la regarda légèrement surprise. C’était la première fois qu’elle l’appelait par son prénom.

 

Wallace : Abbygail agit des fois sans réfléchir…

Sue : Je ne suis pas sûre qu’elle soit la seule fautive dans cette histoire !

Wallace : Oh si !! Mais elle n’aurait pas été jusqu’au bout.

 

Cela ne rassurait pas trop Sue.

 

Wallace : Et puis même si ces intentions avaient été sincères, Jack vous aime beaucoup trop pour pouvoir vous faire ça. Vous êtes la seule femme qui exister pour lui. Il n’a d’yeux que pour vous.

 

Sue la regarda. Entendre ces mots d’une autre personne lui faisait énormément de bien, surtout venant de Wallace.

 

Wallace : Faites lui confiance !

 

En entendant ces mots, elle ne put s’empêcher de pleurer. Elle avait confiance en lui. C’était plutôt en elle qu’elle n’avait pas confiance.

 

Sue : (léger pleurs) Je lui fais confiance… c’est juste que…

 

Elle leva les yeux vers Wallace qui la regardait et attendait qu’elle continue.

 

Sue : Je n’avais jamais ressentit ça avant… Jack… j’ai peur de tout gâcher ou… qu’il se lasse de moi…

 

Wallace parut étonné.

 

Sue : Alors, ce soir quand je l’ai vu avec votre fille… qui était beaucoup plus jeune et plus mignonne…

Wallace : Sortez-vous cela de la tête ! Cet homme est bien trop attaché à vous pour aller voir ailleurs…

 

Elle posa sa main sur celle de Sue pour qu’elle lève de nouveau les yeux.

 

Wallace : …. Vous êtes belle… Je ne parle pas que physiquement mais aussi intérieurement… Vous avez cette beauté intérieure qui fait que les gens vous aiment et vous apprécient. Et c’est cette femme dont Jack est fou amoureux.

 

Sue ne put s’empêcher de lui sourire. Wallace se redressa et lâcha la main de Sue.

 

Wallace : Je crois que nous avons eu assez d’émotion pour ce soir alors je vous ordonne de rentrer chez vous !

 

Wallace se leva.

 

Sue : Madame ?

 

Wallace la regarda.

 

Sue : Merci.

 

Elle lui sourit légèrement. Wallace allait partir.

 

Sue : Si je peux me permettre…

 

Wallace se tourna vers elle.

 

Sue : Maintenant… avec du recul… je pense que… Abbygail voulait attirer votre attention.

 

Wallace resta silencieuse et sortit du bureau. La soirée avait été riche en émotion pour elle mais aussi pour Wallace. Elle s’était disputée avec sa fille et des choses s’étaient produites sans le vouloir.

 

Levy vint poser sa tête sur la jambe de Sue. Elle le caressa. Il la regardait avec son air qui lui disait qu’il la comprenait. Elle lui sourit. Wallace avait raison. Il fallait qu’elle rentre mais elle n’arriverait jamais à trouver le sommeil après sa dispute avec Jack. Il fallait qu’elle lui parle. Qu’elle s’excuse.

 

 

Appartement de Jack

 

Depuis qu’il était rentré, il n’avait pas bougé. Il avait enlevé sa veste et déposé ses dossiers et s’était écroulé sur le canapé et il n’avait pas cessé de se ressasser toute cette histoire dans sa tête. Comment pouvait-elle croire qu’il était capable de ce genre de chose ? Il se sentait blessé, blessé car elle doutait de lui.

 

Il était resté là le regard dans le vide. Il n’avait absolument rien fait. Abbygail s’était jeté sur lui et c’est à ce moment que Sue et Wallace avaient choisi de faire leur entrée. Il est vrai que la situation était délicate mais elle aurait du lui faire confiance. Elle n’avait même pas voulu qu’il s’explique. Il lui avait pourrant dit qu’il l’aimait, qu’il tenait à elle mais il semblerait qu’elle n’avait pas confiance en lui.

 

TOC TOC TOC

 

Il sortit de ses pensées. Il n’avait envie de voir personne ce soir même si au fond de lui, il espérait que ce soit Sue. Il se leva et alla ouvrir la porte. Il se retrouva face à Sue. Elle leva les yeux lorsque la porte s’ouvrit. Jack parut étonné mais aussi soulagé que ce soit elle et personne d’autre.

 

Elle avait les yeux rougit et les traits tirés. Ils se fixèrent un long moment avant que Sue n’ose demander.

 

Sue : Je peux entrer ?

 

Elle avait dit cela avec un air désolé et triste. Il lui fit un signe affirmatif de la tête et la laissa entrer. Levy entra dans l’appartement tandis que Sue se tourna vers Jack qui avait refermé la porte derrière eux.

 

Un silence s’installa. Elle ne savait pas quoi dire ni comment et pourtant elle avait tellement de chose à lui dire. Ils se fixèrent encore un long moment. Sue savait qu’elle avait blessé Jack. Elle ne l’avait même pas laissé s’expliquer. Elle l’avait laissé partir sans essayer de comprendre ou de lui laisser le bénéfice du doute. Soudain, Sue brisa le lourd silence qui s’était installé depuis déjà plusieurs minutes.

 

Sue : Je suis désolée.

 

Ce fut les seuls mots qui purent sortir pour le moment. Des mots qui reflétaient le sentiment dans lequel elle était depuis sa discussion avec Wallace. Elle baissa les yeux. Les larmes refaisaient leur apparition.

 

Jack ne savait pas trop non plus ce qu’il devait faire. Il la regarda, la première envie qui lui venait à l’esprit était de serrer cette femme, qu’il aimait, dans ses bras pour étouffer son chagrin. Il avait envie de la prendre dans ses bras, de la serrer contre lui mais cela ne devait pas être aussi simple. Il avait été blessé, ils devaient s’expliquer, avoir une discussion pour savoir si leur histoire valait le coup d’être vécu.

 

Sue : J’ai tout gâchée…

 

Les larmes coulèrent de plus en plus. Elle avait voulu être forte en venant ici mais voir Jack, avec ce regard… Elle était déboussolée, comme pourrait-elle l’aimer si elle ne lui faisait pas confiance. Elle avait été ridicule. Jack l’observa, elle semblait si fragile. Il ne put s’empêcher de s’approcher de Sue et de poser ses mains sur ses épaules. Elle garda ses yeux baissés.

 

Jack : Sue…

 

Elle leva les yeux pleins de larmes vers lui. Jack prit la main de Sue dans la sienne pour l’encourager à continuer.

 

Sue : J’ai eu peur Jack… Peur qu’après tout ce que nous avions partagé... tu te rendes compte que je n’étais pas si importante…

Jack : Mais tu es importante pour moi ! Tu dois avoir confiance en moi.

 

Jack la fixa, les larmes continuaient de couler sur ses joues. Elle s’en voulait d’avoir agit, d’avoir douté ainsi mais Jack devait connaître la vraie raison de cette dispute.

 

Sue : Ce n’était pas à toi que je ne faisais pas confiance. Mais à moi ! Je pensais ne pas être assez bien pour toi… que tu préférerais une femme plus jeune et plus belle… plus « normale » …

Jack : Sue… Tu es la femme la plus magnifique que j’ai jamais rencontré… et rien n’est plus important dans ma vie que toi et ton bonheur.

 

Sue ne pouvait pas empêcher les larmes de couler. Jack passa sa main sur son visage et essuya quelques larmes de son pouce.

 

Jack : Je t’aime Sue…

Sue : Je le sais…. Mais j’ai peur de te perdre et cela me terrifie.

 

Jack planta son regard dans celui de Sue.

 

Jack : Tu ne me perdras pas. Je t’aime bien trop pour permettre ça !

 

Sue lui sourit et Jack lui répondit.

 

Jack : Je préfère ça.

 

Ils se regardèrent un long moment.

 

Sue : Jack… je suis désolée…

Jack : (murmure) Chuuuttttt

 

Il approcha doucement son visage du sien et lui déposa un doux et tendre baiser sur les lèvres. Sue ferma les yeux à ce contact et apprécia l’instant. Cet homme n’arrêtera jamais de la surprendre et elle l’aimait de plus en plus.

 

Lorsqu’ils se détachèrent, ils restèrent encore un long moment le regard dans celui de l’autre.

 

Jack : Tu as faim ?

 

Sue ne put s’empêcher de se mordre la lèvre inférieure tout en secouant légèrement la tête dans un signe positif. Jack lui sourit.

 

Jack : Fais comme chez toi, je vais nous préparer quelque chose à grignoter.

 

Il la laissa et alla dans la cuisine. Sue enleva sa veste et la posa sur le canapé. Elle fit le tour du salon. Elle était déjà venue mais elle n’avait pas vraiment eu l’occasion de visiter. Elle s’arrêta un instant sur les photos posées sur un meuble. Il y en avait plusieurs. Une de Jack avec une jeune femme sur les épaules. Sûrement sa sœur, Kate. Ils avaient un air de ressemblance. Une autre de toute la famille. Ils étaient magnifique sur cette photo et avait l’air très unit.

 

Jack revint quelques minutes plus tard avec un plateau repas. Sue vint le rejoindre sur le canapé et ils commencèrent à manger et à discuter. La soirée les avait pas mal secouées mais ils retrouvaient leur complicité. Une étape de plus dans leur relation.

 

Sue était beaucoup plus à l’aise et maintenant quand elle repensait à la situation, elle se disait qu’elle avait été stupide. Jack regarda Sue. Il fallait clarifier certaines choses.

 

Jack : Demain, j’irais parler à Abby.

 

Sue le regarda. Silence. Il avait raison. Elle lui sourit pour le rassurer.

 

Sue : Abby…je ne savais pas que vous étiez si proche maintenant.

 

Il la regarda pour savoir si elle était sérieuse ou pas.

 

Jack : (gêné) Non…enfin… je veux dire…

                              

Jack baissa un instant les yeux puis les releva vers Sue. Elle lui souriait toujours.

 

Jack : Par respect pour Wallace, je préfère clarifier les choses avec sa fille !

 

Sue le fixait. Elle détourna le regard, attrapa un morceau de pain et le mangea.

 

Sue : Tu ferais un bon gendre pour Wallace.

 

Il leva la tête pour chercher ses mots quand il croisa le sourire de Sue. Elle en plaisantait. Cela le rassurait mais elle était entrain de le taquiner là, ou il rêvait ?

 

Jack : Tu…

 

Sue avait du mal à se retenir de rire. Jack était tellement mignon quand il était embarrassé. Et puis maintenant qu’ils en avaient parlé, Sue se sentait beaucoup mieux et beaucoup plus libre.

 

Jack plissa des yeux comme pour lui montrer que sa vengeance serait terrible. Il déposa son plateau repas sur la table non loin de lui et fit de même avec celui de Sue.

 

Jack : Tu as 10 secondes de sursis avant mon attaque spéciale.

 

Sue lança un sourire à Jack avant qu’il ne se mette à lancer son compte à rebours.

 

Jack : 10, 9, 8,…

Sue : Jack ?

Jack : 7, 6, 5,…

Sue : Jack, tu n’es pas sérieux…

 

Jack continuait son compte à rebours tout en fixant Sue dans les yeux. Il était très sérieux quand Sue se leva et se mit derrière le canapé pour s’en servir comme protection.

 

Jack : 3, 2, 1, 0

 

Jack bondit du canapé et se mit en position pour attraper Sue. Elle fit le tour du canapé en espérant éviter la punition de Jack. Elle tourna vers la droite mais Jack lui fit face, elle essaya vers gauche mais toujours pareil, il faisait face.

 

Sue : C’était pour rire.

 

Jack hocha la tête de manière négative. Les discours ne serviraient plus à rien. Soudain, Jack enjamba le canapé et se retrouva face à face avec Sue. Plus rien ne les séparait à part quelques mètres.

 

Jack avança et attrapa Sue par la taille et la souleva du sol. Il l’a portait sur son épaule et elle ne pouvait que lui dire qu’elle s’excusait mais Jack semblait résigner à lui infliger une punition dont elle se souviendrait.

 

Ils arrivèrent dans la chambre de Jack où il la posa sur le lit. Elle était à sa merci, les mains tenues par Jack assis sur le côté. Leurs regards se croisèrent. Ils avaient besoin de se retrouver… de s’aimer à nouveau. Leurs cœurs se mirent à battre la chamade comme pour un seul être. Jack lâcha son étreinte avant de déposer un baiser sur les lèvres de Sue.

 

Sue se blotti contre Jack et passa ses bras autour de son cou. Ils se détachèrent quelques instants. Jack regarda Sue dans les yeux.

 

Jack : Tu es l’unique femme de ma vie.

 

Sue eut les battements de son cœur qui s’accélérèrent, le regard de Jack ne mentait pas, il était sincère. Sue passa sa main sur la joue de Jack avant de répondre aux mots de Jack par un autre baiser passionné et sincère.

 

Lendemain appartement de Jack

 

Les rayons du soleil les avaient surpris dans les bras l’un de l’autre au réveil. Ils s’étaient réveillé l’un en face de l’autre, le sourire aux lèvres en voyant la proximité de l’autre.

 

Jack : (sourit) Bonjour.

Sue : (sourit) Salut.

Jack : Bien dormi ?

 

Jack passa sa main dans les cheveux de Sue comme pour vérifier que ne n’était pas un rêve. Elle lui sourit et captura sa main au passage pour la poser sur sa joue.

 

Ils avaient connus une zone d’orage dans leur relation mais ils avaient réussit à aller outre. Ils faillaient juste qu’ils apprennent à être deux et surtout à se faire confiance.

 

La nuit dernière avait été remplie de promesses et d’amour. Tout ce dont ils avaient eu besoin après s’être réconcilié. Ils s’étaient retrouvés dans les bras l’un de l’autre à parler d’eux et de leurs peurs.

 

Sue avait été franche avec Jack. Elle s’était livrée à lui… et aujourd’hui Jack comprenait mieux la réaction de Sue. Et il ne lui en voulait pas. Pas le moins du monde. Il l’aimait trop pour ça. Mais leur discussion les avait aidés à se comprendre.

 

Ils restèrent un long moment à se regarder et à apprécier la présence de l’autre.

 

Jack : Je crois que nous devrions nous lever sinon nous allons être en retard