9 – Le Dernier Souffle
Part 2
Auteur
:
EnfantTV et FandeSérie
E-mail
: chelseajoyce@wanadoo.fr
et reika@tiscali.fr
Genre
: aventure,
romance
Résumé : Un attentat a eu lieu au
cœur de Washington D.C. faisant plusieurs blessés quelques minutes avant
l’heure d’ouverture des bureaux.
Note
de l'auteur
: Les personnages et les lieux sont la propriété de la PAX. Ce fanfic a pour
but de divertir les fans de la série Sue Thomas, FBEye.
Il
fait partie d’une saison 4 virtuelle que nous sommes entrain d’écrire.
18h39,
Ruines du bâtiment fédéral
La
porte s’ouvrit légèrement. Le vent l’avait un peu refermé sur elle-même. Ce
n’était pas un vent violent, juste une brise qui avait entrouvert la porte,
enfermant l’agent Hudson, toujours couché sur le sol.
D’un
certain côté, c’était assez rassurant. C’est qu’il devait avoir un accès non
loin d’eux jusqu’à la surface. Un moyen de sortir d’ici.
Il
était inconscient. Ce n’était pas bon signe, il l’avait quitté quelques minutes
seulement et il était éveillé mais pendant ce laps de temps, les choses
pouvaient aller vite, très vite.
Demetrius
posa un genou sur le sol, au côté de son ami inanimé. Jack était toujours
inconscient, sa tête penchée sur le côté. Demetrius prit le poignet de Jack
afin de prendre son pouls. Il avait l’impression de tenir dans sa main, un
corps inerte, sans vie.
Le
visage de Demetrius s’aggrava. Il cherchait le pouls de son ami mais il ne le
sentait pas. La peur put se lire sur son visage. Jack ! Non, pas lui. Il
avait encore beaucoup de chose à faire, à vivre. Il ne pouvait pas être…
Demetrius
allongea son ami. Il devait y avoir une raison qui l’empêchait de sentir le
pouls de son ami. C’était sans doute la nervosité. Ca ne pouvait être que cela.
Demetrius retenta sa chance. Après avoir chercher quelques minutes, il le
sentit enfin. Le pouls était faible mais régulier. L’agent laissa s’échapper un
soupire libérateur. Il était en vie.
Il
n’arrivait pas à imaginer que son ami puisse partir de cette manière, il savait
que ça serait difficile pour lui de voir un ami de longue date le quitter de
cette façon mais surtout pour elle.
Il
savait qu’il ne trouverait pas les mots pour la consoler, pour apaiser sa
douleur. Aucun d’entre eux d’ailleurs ne le pourrait. Il savait que quelque
chose de spécial se vivait entre Sue et Jack. Dès le premier jour où ils se
rencontrèrent jusqu’au mariage de Lucy, ils avaient su rester discret mais ils
voulaient vivre quelque chose et il les comprenait.
Demetrius
reposa le bras de son ami sur le sol. Il ne devait pas le laisser dormir,
c’était trop risqué s’il dormait plus longtemps. Il lui tapota la joue pour le
faire revenir à lui.
Demetrius :
Jack ? Jack ?...
Jack
ouvrit difficilement les yeux. Sa tête lui faisait de plus en plus mal et puis
ses côtes. Il se redressa avec l’aide de Demetrius avant de lui parler avec un
sourire en coin.
Jack :
Mon prince charmant est arrivé.
Demetrius :
Désolé, il n’y avait que moi de disponible mais je sais que tu aurais préféré
une jeune femme blonde.
Demetrius
esquissa un sourire alors que le visage de Jack se ferma. Demetrius fronça les
sourcils.
Demetrius :
Qu’est-ce qu’il y a ?
Jack :
Sue et moi…nous ne sommes plus ensemble… depuis quelques semaines.
Demetrius
resta immobile, comme pétrifié par ce qu’il venait d’entendre de la bouche de
son ami.
Demetrius :
Quoi ? Mais pourquoi ?
Jack :
C’est un peu compliqué.
Demetrius :
Ne me dit pas que tu lui en veux pour le baiser qu’elle a donné à Tim. C’est un
crétin et c’était uniquement pour la mission.
Jack :
Il n’y a pas que ça…
Demetrius :
Jack !
Demetrius
défia Jack du regard.
Demetrius :
Mon vieux, tu sais bien que Sue n’aime que toi alors pourquoi est-ce que vous
vous êtes séparés ?
Jack
soupira. Il ne voulait pas en parler. Il ne voulait pas s’en souvenir encore.
Il ne voulait pas souffrir encore.
Jack :
Laisse tomber !
Demetrius :
Jack.
Le
ton de Demetrius s’était adoucit. Il voyait de la peine, de la rancœur et aussi
beaucoup d’amour sur le visage de son ami. Cette femme, Sue, était tout pour
lui c’était évident.
Demetrius :
Raconte-moi.
Jack
releva la tête. S’il devait mourir dans cet endroit, quelqu’un devait savoir
pour le raconter à Sue afin qu’elle puisse refaire sa vie.
Jack
s’appuya contre le pan du mur afin de ne pas trop sentir la douleur.
Jack :
Et bien voilà…
18h51,
Ruines du bâtiment fédéral
La
porte s’entrouvrit légèrement. Une odeur de sang et de poussière se soulevait
dans les airs. C’était désagréable mais elle devait le faire. Si c’était lui,
elle devait le voir une dernière fois pour lui dire qu’elle l’aimait même s’il
ne pourrait jamais lui donner de réponse.
Elle
avait la main posée sur la poignée de la porte, la respiration haletante et
irrégulière. Si Flemming ne l’observait pas du bout du couloir, elle se serait
sans doute évanouie tellement la pression qu’elle ressentait était forte.
Elle
ne devait plus hésiter, si c’était lui elle serait fixée. Elle pleurerait et
après n’avoir plus de larmes pour exprimer sa douleur, elle essayerait de faire
illusion en vivant au jour le jour. Si ce n’était pas lui, elle remercierait le
ciel de l’avoir épargner et prierait pour l’homme qui avait perdu la vie.
L’odeur
devenait de plus en plus forte. Elle ferma les yeux pour se concentrer sur ce
qu’elle allait faire. Elle s’avança dans la pièce, le corps immobile devant
elle. Bobby et Lévy la suivaient de quelques pas.
Le
corps inerte se trouvait là. Des larmes coulèrent le long de ses joues. Des
larmes qui mélangeaient joie et tristesse. Une joie du fait que ça ne soit pas
lui et une tristesse parce que cet homme, elle le connaissait.
Elle
resta un moment immobile puis frotta ses yeux pour effacer les sillons que les
larmes avaient dessiné sur ses joues. C’était Andy Porter. Un agent du bureau
des affaires fiscales. Elle avait déjà travaillé avec lui, c’est Jack qui lui
avait présenté.
Flash
back
Jack
marchait au côté de Jack. Il arpentait le couloir du FBI quand Jack posa sa
main sur l’épaule de Sue pour lui montrer qu’il voulait lui parler.
Jack :
C’est une affaire vite réglée.
Sue :
Oui, c’est vrai. Mais il faut dire que Wallace est très efficace dans
l’affectation des missions.
Jack :
C’est vrai.
Jack
leva les yeux au ciel. Il devait se lancer. Sue remarqua le geste de Jack et
pressentait qu’il voulait lui demander quelque chose.
Sue :
Qu’est-ce qu’il y a ?
Jack :
(gêné) Rien !
Sue :
(insistante) Jack !
Jack
s’arrêta au milieu du couloir et regarda pour voir s’ils n’étaient pas épiés
par Lucy ou Tara. Jack jouait nerveusement avec ses doigts et leva timidement
la tête vers Sue.
Jack :
Et bien, en fait…je voulais savoir si tu étais libre pour un dîner en tête à
tête.
Sue
rougit. Il lui demandait ça comme un petit garçon qui était intimidé par la
personne qui se trouvait devant lui. Elle ne pouvait le trouver que mignon. Un
sourire se dessina sur ses lèvres avant qu’elle ne reprenne la parole.
Sue :
Ce serait avec plaisir.
Jack
releva la tête. Elle avait dit oui. Il allait la serrer contre lui, tellement
il était heureux qu’elle accepte quand il du se retenir après qu’on l’ait
appelé à l’autre bout du couloir.
Homme :
Jack ? Jack Hudson ?
C’était
un homme d’une cinquantaine d’années, les cheveux grisonnants. Il marcha d’un
pas rapide dans leur direction avant de donner une tape dans le dos de Jack.
Homme :
Salut Jack !
Jack :
(se massant l’épaule) Salut !
Homme :
Ca fait un bail ! Comment tu vas ?
Jack :
Ca allait jusqu’à ce que tu me déboîtes l’épaule, mais je survivrai.
Homme :
Et qui est donc cette charmante jeune femme qui t’accompagne ?
Jack :
Désolé, je n’ai pas fait les présentations. (Se tournant vers Sue) Andy, voici
Melle Sue Thomas, Sue voici Andy Porter, un agent du bureau du fisc.
L’homme
serra la main de Sue et échangèrent une poignée de main cordiale.
Andy :
Il faudrait qu’on se fasse un resto un des ces quatre, comme au bon vieux
temps.
Jack :
Ca serait sympa.
L’homme
abandonna le couple et fila en direction des ascenseurs.
Andy :
A plus !
Sue
lança un regard amusé en direction de Jack qui la regarda à son tour.
Jack :
Andy était un de mes agents instructeurs à Quantico. Il m’a appris pas mal de
chose sur les façons de reconnaître les fraudeurs.
Sue :
Vraiment ?
Jack :
C’est un gars spécial, mais très gentil.
Sue :
Je n’en doute pas. Il à l’air aussi gentil que son ancien élève.
Fin
du flash back
Elle
était sous le choc. Elle l’avait rencontrée une seule fois mais la façon dont
Jack en parlait. C’était comme si elle le connaissait depuis longtemps.
Malheureusement, il venait de perdre la vie dans cet attentat. Sue s’agenouilla
auprès de lui avant de poser sa main sur la sienne, déjà glacée par la vie qui
l’avait quittée.
Elle
se dressa et sentit le regard de Bobby posé sur le corps d’Andy. Lui aussi le
connaissait bien. Sue s’approcha et posa sa main sur l’épaule de son ami qui
avait les yeux légèrement embués par la découverte du corps.
Sue :
Ca ira ?
Bobby :
Oui…et toi ?
Sue :
Oui.
Bobby :
On devrait continuer les recherches.
Sue
hocha la tête en signe affirmatif. Ce n’était pas Jack mais elle aurait
souhaité que personne ne se trouve dans cette pièce. Cependant, le destin en
avait décidé autrement.
19h23,
Ruines du bâtiment fédéral
Jack
cherchait les mots exacts pour exprimer ce qu’il ressentait. C’était difficile
pour lui de se remémorer ce qu’il avait ressenti ce jour-là. Il avala sa
salive. Mais c’était plus facile d’en parler à Demetrius qu’à Sue.
Jack :
Il n’y a que Bobby qui était au courant de ce qui s’était passé avec Tim.
Demetrius :
De quoi tu parles ?
Jack
baissa la tête. Un sentiment de honte s’emparait de lui, comme à chaque fois
qu’il se souvenait de ce qui s’était passé. Il avait mal. Toujours cette
douleur. Rien de physique. C’était beaucoup plus émotionnel.
Jack :
(ému) Lorsque j’étais à Quantico…
Les
mots de Jack sortaient difficilement. La douleur de son aveu ne devenant que
plus angoissante pour Demetrius. Il regardait son ami se livrer à lui comme si
c’était ses derniers instants. Non il ne voulait pas penser à ça. Il allait
s’en sortir. Ils allaient tous s’en sortir.
Jack :
Tim a…il a couché avec ma fiancée.
Demetrius
écarquilla les yeux. Mais il était à moitié étonné de ce que type avait fait.
Demetrius :
Quoi ?
Jack :
(ému) Elle et moi, on se connaissait depuis 2 ans et j’avais enfin pensé au
mariage et à tout ce que ça impliquait. Je m’étais investit dans cette relation
et…
Demetrius
avait remarqué à quel point cela avait chamboulé Jack et à quel point il avait
eu mal… et à quel point il avait toujours mal.
Jack :
(ému) Je suis revenu de mission et elle…
Jack
hocha la tête de gauche à droite, comme pour chercher à comprendre se qui
s’était passé à cette époque. Mais depuis 7 ans, il n’avait pas trouvé de
réponse.
Jack :
(ému) Elle faisait sa valise. J’étais rentré plus tôt que prévu et elle faisait
ses bagages.
Flash
back
Appartement
de Jack, il y a 7 ans
Il
venait de rentrer d’une mission difficile. C’était Tim qui lui l’avait aidé à
infiltrer la bande de revendeur de drogue qu’ils venaient de démanteler. Tim
avait demandé que ce soit Jack qui soit infiltré, à la surprise générale
mais Tim était le mieux renseigné et Jack, le mieux formé. Il soupira avant de
lancer ses clés sur la petite table qu’il avait installé à l’entrée de son
appartement qui allait bientôt devenir le leur.
Jack :
Tania ? Je suis rentré !
Jack
posa son sac de voyage au sol quand il remarqua deux valises au milieu du
salon. Il s’avança et reconnu ceux de la jeune femme. Il lança un regard
interrogatif à la jeune femme qui sortait de la salle de bain, une trousse de
toilette dans les mains.
Jack :
(étonné) Tania ? Qu’est ce qui se passe ?
Tania :
(surprise) Jack ? Je croyais que tu devais rentrer dans deux jours
seulement.
Jack :
Ca s’est terminé plus tôt que prévu et j’ai l’impression d’avoir bien fait…mais
qu’est ce que tu fabriques ?
Le
visage de la jeune femme rougit. Une lettre était posée sur la table à côté des
deux valises. Dessus il était écrit : Pour Jack.
Jack
s’avança jusqu’à la lettre quand Tania s’interposa. Elle lui fit un petit
sourire forcé avant de prendre la lettre et de la dissimuler derrière son dos.
Tania :
C’est rien. Ne fait pas attention.
Jack :
C’est pour moi et tu ne veux pas que je la lise ?
Tania
n’arrivait pas à cacher son embarras. Jack s’avança jusqu’à la jeune femme qui
rougissait de plus en plus. Il passa ses bras autour de la taille de Tania
avant de récupérer la lettre.
Tania :
Non, Jack, ce n’est rien. Rends-la moi !
Jack :
Je vais la lire puisque tu me l’as adressée.
Jack
fit un petit sourire à la jeune femme qui ne lui rendit pas. Jack remarqua
l’embarras de Tania.
Jack :
Tu es sûre que ça va ?
Tania
déglutit difficilement avant de répondre.
Tania :
De toute façon tu l’aurais lu un jour ou l’autre alors vas-y, lis-la.
Jack
lança un regard étonné en direction de la jeune qui semblait excédée. Il
reporta son attention sur l’enveloppe avant de l’ouvrir.
« Cher Jack,
Je t’écris ce mot parce que je ne peux plus te mentir davantage et
surtout me mentir à moi-même.
Tu es un homme génial. Les moments passés avec toi étaient
incroyables. Mais malheureusement, j’ai compris que l’on pouvait s’aimer mais
que nous n’étions pas fait pour… vivre ensemble.
Je n’ai pas arrêté d’essayer de trouver une solution à tout cela mais
je n’ai réussit qu’à en venir à une conclusion. Jack…. Tu es quelqu’un de bien
mais nous sommes trop différents.
Pendant tes longues absences, j’ai rencontré quelqu’un avec qui m’a
fait comprendre qui j’étais et j’ai besoin de lui dans ma vie. Les choses ont
changés… j’ai changé.
Je t’aime mais pas comme tu le voudrais. Je suis désolée.
Adieu Tania. »
Jack
leva la tête lentement en direction de la jeune femme. Il avait un regard
perdu. Sa main tremblait légèrement, ce qui était visible avec les mouvements
de la lettre qu’il avait encore dans la main.
Tania :
Je suis désolée…je ne voulais pas que tu l’apprennes comme ça…
Jack
regarda un instant la lettre puis releva les yeux vers la jeune femme. Il
balança la lettre sur la table basse.
Jack :
(énervé) Tu voulais filer en douce. Quand je serais rentré j’aurais trouvé un
appart vide et ta lettre pitoyable sur la table, c’est ça ?
Tania
s’avança en direction de Jack et essaya de poser sa main sur la sienne mais il
la repoussa.
Jack :
Tu…
Jack
n’arriva pas à continuer. Tania eut un regard plus insensible que tout à
l’heure.
Tania :
J’ai rencontré quelqu’un et entre nous c’est sérieux.
Il
n’arrivait pas à en croire ses oreilles. « Sérieux » !
Jack :
(énervé) Parce que pour toi deux ans ensemble ça ne l’était pas ?
Tania :
Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire !
Jack :
Alors qu’est-ce que tu as voulu dire ??
Elle
le fixa un instant.
Tania :
On n’a pas arrêté de se voiler la face…
Jack :
Parle pour toi !
Tania :
J’en ai assez de faire semblant…
Jack
crispait les mâchoires pour ne pas s’emporter. Il n’était pas un homme violent
mais il avait une telle colère à cet instant.
Tania :
Ca sera mieux pour tout les deux !
Il
la regarda. Il n’arrivait pas à croire qu’elle lui faisait ça. Pas après tout
ce qu’il avait vécu.
Jack :
Qui est-ce ?
Tania :
Tu n’as pas besoin de le savoir.
Jack
prit un air menaçant tout en marchant en direction de la jeune femme. Il répéta
sa question en l’attrapant par le bras avant qu’elle ne fuie vers la chambre.
Jack :
Qui est-ce ?
Elle
le défia du regard. Il ne la reconnaissait plus.
Tania :
Un homme ! Un vrai ! Il m’a montré que j’étais précieuse à ses yeux
et que je n’étais pas seulement faite à attendre que monsieur rentre de son
travail…
La
colère avait laissé la place à la douleur. Il la lâcha sans rien dire. Elle
s’écarta. Une voiture venait de klaxonner dans la rue. Elle se pencha par la
fenêtre avant de regarder Jack.
Tania :
Je suis désolé… mais un jour tu comprendras.
Jack
la laissa passer à ses côtés sans bouger. Il voulait faire quelque chose, la
retenir mais il n’arrivait pas à y croire, c’était irréel. Bien sûr il pouvait
comprendre qu’il y avait certaines choses qui n’étaient pas parfaites. Il avait
du accepter pas mal de missions qui l’éloignait de Tania mais elle savait que
son travail était ainsi. Mais de là, à ce qu’elle le quitte pour un autre. Non,
c’était invraisemblable.
Que
voulait-elle qu’il comprenne ? Elle le quittait pour un autre et c’est
tout ! Tout ce qu’il y avait à comprendre.
Fin
du flash back
Demetrius
n’en revenait pas. Il posa sa main sur l’épaule de Jack.
Jack :
(ému) Quand j’ai réalisé que Tania allait partir et que l’appartement était
vide j’ai descendu les escaliers pour la rattraper. Je voulais me faire
pardonner de ce que j’avais pu faire de mal.
La
voix de Jack se fit plus fragile, plus hésitante. Il hésita à continuer. Il
avait même peur d’entendre la suite.
Jack :
(ému) J’ai dévalé les escaliers quatre à quatre pour être sûr d’arriver avant
elle.
Demetrius :
Et tu l’as rattrapée ?
Jack
fit un sourire rempli de sens.
Jack :
(ému) Je l’ai rejointe devant la porte de l’immeuble. Ses deux valises dans
chaque main et ce sourire sur les lèvres. Elle retrouvait son nouveau
« petit ami » qui descendait de voiture pour l’aider à transporter
ses bagages.
Un
silence s’installa. Jack resta immobile comme si ce type était de nouveau face
à lui. Demetrius n’osa pas lui demander la suite vu l’état de son ami.
Jack :
J’ai été stupide Dem… un crétin… et aveugle qui
plus est !
Demetrius :
Tu ne pouvais pas savoir…
Jack
regarda son ami. Il devait continuer son histoire pour que son ami puisse
comprendre.
Jack :
(ému) Je suis resté immobile, sous le choc en bas de l’immeuble… Tim était là…
Demetrius
eu du mal à croire ce qu’il entendait et pourtant cela ne l’étonnait qu’à
moitié.
Demetrius :
Quoi ?
Jack :
(ému) Ils sont montés en voiture et sont partis ensemble.
Un
nouveau silence s’installa. De temps en temps, Jack prenait une pause pour
reprendre son souffle. Il avait de plus en plus de mal à parler et pourtant
Demetrius savait qu’il en avait besoin.
Jack :
C’était mon ami… enfin je le croyais. …je lui
faisais confiance et il partait avec ma fiancée.
Demetrius
resta silencieux.
Jack :
Et là, j’ai pété les plombs !
Dem :
Qu’est-ce que tu as fait ?
Jack :
Je n’ai eu qu’une envie, lui casser la figure… me
venger. Alors j’ai pris ma voiture et j’ai été jusqu’à son appartement…. Je ne
sais pas pourquoi mais dans ma folie, j’ai eu la bonne idée d’appeler Bobby. Il
m’a rejoint là-bas, il a essayé de m’en empêcher mais je ne l’ai pas écouter…
(rire) comme si je n’avais pas déjà assez souffert !
Demetrius :
…
Jack :
Je suis monté…Bobby était derrière moi et j’ai entendu la voix de Tania. Elle
riait aux éclats.
Le
regard de Jack s’assombrit. Demetrius ne l’avait jamais vu ainsi.
Jack :
(ému) Sans que je sache comment j’ai enfoncé sa porte. J’ai foncé jusqu’à
l’endroit où les rires provenaient et là…
La
voix de Jack devenait plus fragile. Il regardait un point invisible sur le sol
comme pour se remémorer tous les sentiments qu’il avait ressentit à ce
moment-là.
Jack :
(ému) Tania et Tim étaient couchés ensemble. Ils n’avaient pas perdu de
temps !
Demetrius
pouvait imaginer ce que Jack avait pu ressentir à cet instant. Jack fixait
toujours un point invisible devant lui.
Demetrius :
Bobby aussi a vu ça ?
Jack
leva les yeux vers lui. Il avait du mal à se tenir éveillé. Pourtant cela
faisait resurgir de vieux sentiments. Demetrius regarda son ami. Il fallait
qu’il continue à parler.
Demetrius : Jack ?!
Jack :
(ému) Oui, il a même assisté à la scène de bagarre entre Tim et moi.
Jack
posa sa tête contre le mur derrière lui. Il était fatigué. Il n’en pouvait
plus.
Demetrius :
Et qu’est-ce que ça a donné ?
Jack :
Je lui ai collé une droite, je t’avoue que ça m’a
fait du bien sur le moment.
Demetrius
esquissa un sourire timide, il savait que ce n’était pas la meilleure des
solutions mais parfois la violence n’arrangeait rien.
Demetrius :
Il s’est défendu ?
Jack :
Bobby m’a retenu pour ne pas que je me défoule sur lui mais je n’étais pas fier
de moi.
Il
ferma les yeux.
Demetrius :
Tu n’étais pas responsable de tout ça.
Jack
ouvrit légèrement les yeux. Il avait envie de dormir. Il en avait assez.
Demetrius :
Cette fille n’était pas faite pour toi.
Jack :
Mais le pire dans tout ça… c’est que… elle avait raison !
Demetrius
se demandait si son ami n’était pas entrain de délirer.
Jack :
On a fait semblant bien trop longtemps. Je
m’accrochais à une relation qui n’était pas vrai…. Et je viens seulement de le
comprendre.
Il
rit et Demetrius s’inquiéta sérieusement pour lui. Une quinte de toux l’arrêta
dans son élan et Dem l’aida à se calmer.
Demetrius :
Doucement mon vieux.
Jack
prit quelques minutes pour reprendre quelques forces.
Jack :
(léger sourire) Je n’aurai jamais pu rencontrer
Sue…
Jack
leva la tête. Sue…elle était la victime de tout ce qu’il ressentait. Il n’avait
pas voulu la faire souffrir mais ses sentiments…la douleur, la souffrance, la
trahison, la peine…tous ces sentiments étaient revenus lorsqu’ils avaient vu
Sue embrasser Tim devant la caméra et puis après leur
dispute dans le bureau, ses sentiments s’étaient amplifiés.
Jack :
(gêné) Je pensais que je pouvais oublier tout ça mais je n’ai pas pu et puis…
Demetrius :
Il y a eu Sue.
Jack :
Elle est différente.
Demetrius :
Vous étiez heureux ensemble alors qu’est ce qui s’est passé ?
Jack :
Oui…avec elle c’était intense. Je sentais quelque chose d’incontrôlable, je ne
pensais à rien, sauf à elle. Mais je ne veux pas la faire souffrir ou lui faire
du mal.
Demetrius :
De quoi est-ce que tu parles ?
Jack :
Elle mérite mieux que moi.
Demetrius :
C’est à elle d’en juger, tu ne crois pas.
Jack
leva la voix
Jack :
(énervé) Je ne veux pas encore souffrir. Si jamais elle venait à partir
alors…alors j’en mourrais, tu peux comprendre ça.
Jack
se tordit de douleur. Demetrius essaya de l’aider mais il le repoussa. Jack
n’allait pas tenir le coup. Ses blessures étaient trop importantes et les
secours se faisaient de plus en plus attendre.
Demetrius :
Et au lieu de tout faire pour la garder, tu as préféré la facilité en fuyant.
Il
fallait qu’il garde son ami éveillé.
Jack :
Je n’ai pas fui…j’ai…
Demetrius :
Cherchez la facilité plus pour toi que pour elle.
Jack
regarda son ami. Il était en colère. Pas contre son ami mais contre lui car il
savait qu’il avait raison. Il se calma quelque peu.
Jack :
(ému) Ca a été dur pour moi aussi. Je…
Demetrius :
C’est étrange la façon dont tu l’aimes alors.
Jack :
Sue ne mérite pas de souffrir à cause de moi.
Demetrius :
Elle est assez grande pour prendre ce risque, tu ne crois pas ?
Jack
et Demetrius se défièrent du regard.
Jack :
Je l’aime trop pour qu’elle souffre Dem….
Il
ferma les yeux.
Jack :
Je ne sais plus où j’en suis Dem !
Dem :
Jack… ça ne me regarde sûrement pas mais en tant
qu’ami je dois te dire que… La meilleure façon dont tu puisses la protéger des
souffrances du cœur, c’est de l’aimer.
Jack
baissa la tête. Il l’aimait encore mais après ce qu’ils avaient vécu. Ces mots
échangés, ces blessures, plus rien ne seraient comme avant.
Demetrius :
Vous avez franchi un nouveau cap pour votre relation. Rien n’est perdu. Je suis
certain que si tu lui dis que tu l’aimes, elle te laissera reprendre une place
dans sa vie.
Jack
esquissa un sourire de satisfaction. Il avait eut besoin d’en parler et un ami
l’avait aidé dans sa souffrance. Maintenant qu’il savait ce qu’il voulait,
c'est-à-dire parler au moins une dernier fois à Sue, il tiendrait jusque là.
Demetrius
se souvint alors de ce qu’il était venu dire à Jack avant que la discussion ne
dérive sur les problèmes de Jack.
Demetrius :
J’étais venu te dire qu’on a entendu les sauveteurs.
Jack :
Vraiment ?
Demetrius :
Randy était aux anges, crois-moi !
Jack
sourit avant d’écouter son ami lui expliquer les nouveaux éléments.
19h31,
Ruines du bâtiment fédéral
Ils
avaient quitté la pièce où se trouvait encore le corps d’Andy Porter. Flemming
avait été formel à se sujet, s’occuper avant tout des survivants. Bobby et Sue
avaient donc suivi ses ordres et poursuivirent l’exploration des lieux.
Bobby :
(à Sue) Ca ira ?
Sue :
Oui.
Sue
remarqua que Flemming était un peu pâle. Il avait eu les dernières paroles d’un
homme qui venait de mourir. Même pour un homme habitué à ce genre de
catastrophe, qu’elles soient naturelles ou non, il était toujours difficile de
voir un être humain partir.
Sue
esquissa un petit sourire à Bobby qui comprit qu’elle allait le laisser
quelques instants. Elle arriva au niveau de Flemming qui ouvrait la porte d’un
bureau à la recherche de survivant.
Sue :
Ca va aller ?
Flemming
se tourna en direction de la jeune femme.
Flemming :
C’est plutôt à moi de vous poser la question, non ?
Sue :
Je sais mais comme vous êtes le dernier à avoir parler avec…
Flemming :
Ce n’est pas la première fois et malheureusement la dernière que ça arrive.
Mais merci de me poser la question.
Flemming
et Sue échangèrent un petit sourire avant qu’il ne reprenne la parole.
Flemming :
On va retrouver votre ami, ne vous en faites pas.
Alors
que Sue allait lui rendre son sourire, Flemming décrocha son talkie-walkie de
sa ceinture. Bobby s’approcha alors des deux personnes qui l’accompagnaient.
Flemming :
(à la radio) Vous avez trouvé une poche de survie à votre niveau ?
Sauveteur :
(à la radio) Oui, environ une quinzaine de personne.
Flemming :
(à la radio) On finit cet étage et on vous rejoint.
Sauveteur :
(à la radio) Ils nous ont dit qu’il y avait une personne coincé dans
l’ascenseur qui hurlait depuis près de deux heures.
Flemming :
(à la radio) On va voir ça une fois. Chaque chose en son temps.
Sue
regarda Bobby pour savoir ce qui se passait mais ce qu’elle y voyait la
soulageait.
Bobby :
(à Sue) Une des équipes a retrouvé des rescapés.
Le
visage de Sue s’illumina.
Sue :
Jack ? Est-ce que Jack en fait partit ?
Le
regard de Bobby et Sue se fixa sur Flemming qui tenait toujours sa radio à la
main. Il savait ce que les deux agents étaient aussi venus pour retrouver les
deux agents qui leur manquaient.
Flemming :
(à la radio) Est-ce qu’il y a un agent Hudson ou Gans avec vous ?
Sauveteur :
(à la radio) D’après les témoins, il se pourrait qu’il se trouve à l’étage au
dessus du notre.
Flemming :
Ca fait trois étages par rapport à nous.
Bobby
hocha la tête en signe affirmatif. Jack n’était plus très loin. Elle pourrait
bientôt le revoir. Elle sourit à son animal canin qui se trouvait à ses côtés.
Elle sentait un poids se lever de ses épaules.
19h48,
Rue de Washington D.C.
L’équipe
qui était restée à attendre les nouvelles des sauveteurs essayait tant bien que
mal de faire passer le temps. L’attente était pourtant insupportable pour le
reste de l’équipe. Lucy, Tara, Abby, Wallace et Myles ne pouvaient rien faire
de plus que ce qu’ils faisaient déjà.
Myles
faisaient les cents pas alors que Wallace discutait avec les chefs des
différents services sur les lieux. Tara, Lucy et Abby se chargeaient de
contacter les hôpitaux pour réunir les familles de blessés.
La
nuit commençait à tomber alors que les ruines fumaient encore un peu et que les
visages se crispaient un peu plus à chaque minute qui passait.
Soudain,
un officier de police arriva près de Wallace accompagné par une femme. Elle
était très anxieuse et serrait contre elle son sac à main. C’était Donna, la
femme de Demetrius. Wallace fit signe au policier de les laisser. Donna
s’avança jusqu’à Wallace, le visage montrant son inquiétude.
Wallace
fit signe à Donna de s’asseoir sur une chaise pour pouvoir discuter. Elle
savait que ce moment devait arriver. C’était un moment que chaque chef d’équipe
redoutait mais auquel on ne pouvait pas y déroger. Elle devait lui dire ce qui
se passait et ce qui allait arriver par la suite.
Wallace :
Madame Gans, je suis Karen Wallace.
Donna :
Oui, je me souviens de vous lors de la fête d’anniversaire de Dem, mais
appelez-moi Donna.
Wallace
baissa la tête. Elle n’arrivait pas à comprendre pourquoi le sort semblait
s’acharner sur les membres de son équipe, les gens qu’elle appréciait, les gens
en qui elle avait toute confiance. Non, elle ne méritait pas cela. Elle avait
déjà assez souffert. Son fils, Gavin puis son équipier Kyle, son mariage, sa
fille avec qui elle s’était fâchée et maintenant les membres de sa nouvelle
équipe, les choses étaient vraiment injustes.
Elle
releva la tête. Sa douleur ne serait pas comparable à celle de Donna et de ses
enfants. Elle ne devait pas perdre espoir, c’était ce qui la faisait tenir
encore debout après tous ces malheurs.
Elle
prit la main de Donna dans la sienne. Elle devait lui montrer qu’elle n’était
pas seule à traverser cette épreuve et qu’elle trouverait du soutien si elle en
avait besoin.
Wallace :
Donna…lorsque la bombe a explosé certains membres de l’équipe se trouvait à
l’intérieur.
Le
visage de Donna se décomposa. C’était sûrement un cauchemar. Elle savait qu’il
pouvait être blessé en mission mais là. Donna hocha la tête de manière
frénétique pour se convaincre que tout ce qu’elle était en train de vivre
n’était qu’un mauvais rêve.
Donna :
Non…non, ce n’est pas possible.
Wallace :
Nous ne savons pas où il se trouve mais une équipe de recherche est partie les
retrouver.
Donna
essaya de reprendre l’aplomb.
Donna :
Vous avez dit « les retrouver » ? Qui manque-t-il encore ?
Wallace :
L’agent Hudson. D’après ce que nous pensons, ils devraient être ensemble.
Donna :
Alors je suis un peu plus rassurée. Je connais bien Jack. Ils s’aideront
mutuellement.
Un
sourire forcé se dessina sur le visage des deux femmes assises l’une en face de
l’autre. Donna resserra l’étreinte qu’elle avait de la main de Wallace.
Donna :
Tout se terminera bien.
Wallace :
Oui.
Sous
les yeux du reste de l’équipe, la scène était touchante. Cependant, l’attente
devenait de plus en plus longue et semblait interminable quand un sauveteur qui
servait de relais avec l’équipe de Flemming s’approcha du petit groupe.
Sauveteur :
Le chef des recherches me fait savoir qu’ils ont retrouvé des personnes dans
une petite poche de survie.
Wallace
regarda Donna avant de reporter son attention sur le sauveteur.
Wallace :
Et qu’est ce qui l’a dit ?
Sauveteur :
Il y a une douzaine de personne à l’intérieur qui vont bientôt être évacuées.
Tara,
qui s’était approchée comme Lucy et Myles, ne put s’empêcher de poser la
question fatidique.
Tara :
Ils ont retrouvé Dem et Jack ?
Sauveteur :
D’après les infos que j’ai, un homme serait coincé dans l’ascenseur et deux
autres personnes au niveau 8.
Myles :
Le niveau 8, c’est la salle d’archives.
Donna :
Alors Dem est…
Les
mots n’osaient sortir. Il ne fallait pas crier victoire trop tôt. Les deux
agents n’étaient pas encore sortis d’affaire. Mais les savoirs vivants étaient
déjà d’un grand réconfort.
20h04,
Ruine du bâtiment
Il
avait pris la décision de bouger Jack. Dans l’état dans lequel il était, il lui
fallait absolument des soins de toute urgence. Alors si les secours ne venaient
pas jusqu’à eux, ils iraient vers les secours.
Demetrius
soutenait Jack à travers le couloir encombré de câbles et de morceaux de béton
qui avaient cédé sous la force de l’explosion. Jack avait été réticent à l’idée
de quitter la salle où il se trouvait et la douleur l’avait fait hésiter un
long moment avant qu’il n’accepte.
Ils
essayaient tant bien que mal de rejoindre la cage d’ascenseur où Randy se trouvait. Jack avançait très lentement et avec
beaucoup de mal et Demetrius avait de plus en plus de mal à la soulever. Ils
faisaient de nombreuses pauses.
Jack :
Tu irais plus vite sans moi.
Demetrius :
Tu dis ça parce que tu voudrais que ça soit une jolie blonde qui te tienne dans
ses bras.
Jack
et Demetrius se sourirent. Parler avec Dem lui avait fait du bien. Il avait
douté de ses sentiments et de la confiance qu’il avait en Sue. Demetrius lui
avait rouvert les yeux. La vie de couple était faite de concession et surtout
de confiance. Une confiance en l’autre mais aussi en soi, et c’est ce qu’il
avait oublié.
Il
avait projeté ses peurs et ses craintes sur Sue en se souvenant du passé. Il
n’avait pas eu le courage de lui parler de ce qui l’avait fait souffrir pendant
si longtemps qu’il avait cru que tout ce qui s’était passé avait disparu…mais
c’était faux.
C’était
là et ça attendait sournoisement de ressortir au moment où il serait le plus
heureux. Cette peur qui l’avait en lui et qui avait refait surface. Mais
maintenant, il savait qu’il avait eu tort de ne rien lui dire et d’avoir cru
qu’il ne la méritait pas.
Il
sourit à cette idée. Sue…c’était elle et aucune autre, il en était sûr
maintenant. Il fut sortit de son songe par une difficulté à respirer. Demetrius
s’arrêta pour que Jack reprenne son souffle alors que ce dernier n’arrêtait pas
de tousser.
Demetrius :
Jack ? Ca ira ?
Jack :
(d’une voix faible) Oui, oui ! Ne t’inquiète pas.
Demetrius
continua à avancer, épaulant toujours Jack qui souffrait toujours de la
cheville. Après quelques mètres de plus dans le couloir, une nouvelle quinte de
toux pris Jack. Cette fois-ci, il n’arrivait plus à respirer comme il ne devait.
Le
visage de Demetrius prit un air plus grave. Demetrius aida Jack à s’asseoir sur
un bloc de béton pour qu’il puisse reprendre sa respiration.
Il
fixa son ami essayant tant bien que mal de stopper sa quinte mais elles
devenaient de plus en plus violentes et Jack crachait énormément de sang.
L’hémorragie continuait de plus belle.
Demetrius :
Jack… je vais aller voir Randy…
il faut qu’une équipe médicale soit prête à notre sortie pour t’accueillir…
Est-ce que ça va aller ?
Jack
hocha la tête en signe affirmatif. Demetrius posa sa main sur l’épaule de son
ami afin de lui montrer son soutien.
20H13,
Ruines du bâtiment, poche de survie
Flemming,
Sue, Bobby et Lévy arrivèrent au niveau de la poche de survie. Une douzaine de
personne sans compter les sauveteurs, se trouvaient là. Sue dévisageait chacune
d’elle dans l’espoir de voir le visage de Jack ou Demetrius.
Sue
chercha du regard le visage de l’un de ces deux amis mais elle ne les voyait
pas. Elle se tourna vers Bobby pour voir sa réaction mais il avait le regard en
direction de Flemming et d’un sauveteur, celui qui tenait la radio.
Sue
s’approcha pour lire sur les lèvres deux hommes alors que des lampes de poche
avaient été sorties pour éclairer l’intérieur du bâtiment. La nuit était déjà
tombée dehors et une majeure partie des secouristes était fatiguée par l’effort
fourni par le début des recherches.
Flemming :
Et celui qui est dans l’ascenseur ?
Sauveteur :
Quelques écorchures, rien de très grave.
Flemming
hocha la tête alors que le sauveteur continuait le topo.
Sauveteur :
Pour les deux hommes qui sont au niveau 8, on ne sait pas encore comment on va
les faire sortir. La partie métallique du bâtiment a été durement touchée.
Flemming :
Vous avez fait une estimation de la solidité du bâtiment ?
Sauveteur :
Je dirais maximum 5 heures s’il n’y a pas de tremblement des piliers porteurs.
Flemming :
Trouvez un moyen pour faire sortir ces trois personnes de là. Evacuez les
personnes qui sont ici et envoyez une équipe de renfort avec de la nourriture.
Sauveteur :
D’accord.
Bobby
et Sue s’approchèrent de Flemming
Bobby :
Qui est la personne dans l’ascenseur ?
Flemming :
Un certain Monsieur Pitts.
Sue :
C’est Randy, l’intendant en chef.
Flemming :
D’accord.
Flemming
cocha sur la liste qu’il tenait les noms des personnes qui étaient encore
manquantes.
Sue :
Et en ce qui concerne Jack et Demetrius ?
Flemming :
L’homme dans l’ascenseur, Randy, nous a dit qu’ils se trouvaient à deux étages
au dessus de lui.
Sue :
Deux étages. Ce qui veut dire que Randy est coincé au niveau 6 et que nous
sommes au niveau 3.
Flemming :
On sait où ils se trouvent et c’est une bonne chose.
Bobby :
Et qu’est ce qui vous compter faire ?
Flemming
regarda sa montre avant de répondre, en laissant un soupire s’échapper.
Flemming :
Ce sont les trois derniers coincés dans le bâtiment.
Sue :
C’est une bonne nouvelle, non ?
Flemming :
Bien sûr, seulement pour les faire sortir ça prendra plus de temps.
Bobby :
Et pourquoi ça ?
Alors
que les rescapés de la poche de survie étaient en train d’évacuer les lieux,
Flemming exposa les problèmes que son équipe et lui devraient surmonter.
Flemming :
Nous savons où ils se trouvent seulement nous ne savons pas comment les faire
sortir d’ici sans causer un éboulement et…
Bobby :
Et… ?
Flemming :
D’après ce que nous a dit Randy, l’un de vos deux amis serait très grièvement
blessé alors nous ne pouvons pas nous permettre de…
Sue :
Qui est grièvement blessé ?
Sue
lui avait coupé la parole. L’angoisse se lisait dans son regard. Flemming
baissa la tête. Il était visiblement gêné mais il savait que Bobby comme Sue
avaient le droit de savoir.
Flemming :
Il semblerait que ce soit Jack Hudson.
Sue
sentit un courant d’air froid lui passer dans le dos. Elle regarda alors Bobby.
Elle cherchait du soutien et Bobby comme Lévy l’avait remarqué.
Bobby : (posant
sa main sur l’épaule de Sue) On trouvera bien un moyen de les déloger
rapidement ces deux-là. Ils ont toujours aimé être les derniers à sortir du
bureau.
Flemming :
D’après les plans du bâtiment et l’estimation de mes hommes, on pourrait faire
sortir Randy par la cabine d’ascenseur.
Bobby :
Et pour Dem et Jack ?
Flemming :
Avant de tenter quoique ce soit je dois envoyer un médecin examiner votre ami.
Pour celui qui n’est pas blessé, on devrait faire une passerelle entre les
étages via la cage d’escalier.
Sue :
Et pour Jack ?
Flemming :
Je ne peux pas me prononcer sans savoir quelles sont ses blessures. Nous
agirons en conséquence pour son évacuation.
Le
poing de Sue se serra. Elle était à quelques mètres de lui et elle ne pouvait
qu’attendre…encore. Elle voulait l’aider, le soutenir, faire que tout ceci se
termine, que tout redevienne comme avant.
Flash
back
Parc
Elle
était assise sur un banc, le vent jouant avec ses cheveux. Elle aimait ces
moments de calme, sans le stress du boulot ou les petits tracas de la journée
comme les embouteillages, la foule et tout ce qui faisait de Washington D.C.
une grande ville.
Elle
sourit en voyant Lévy courir sur l’herbe, il avait, lui aussi, besoin de se
ressourcer un peu. Depuis qu’elle était à Washington, elle n’avait pas eut le
temps de rentrer voir ses parents et se relaxer loin de toute cette agitation.
Elle soupira longuement quand elle sentit ses doigts s’entrelacer dans ceux de
Jack qui était assis à ses côtés.
C’était
aussi à cause de lui si elle n’était pas rentrer voir ses parents depuis tout
ce temps. Le peu de jours de congés qu’elle avait eu, elle les avait passé avec
lui. Dans son appartement à lui ou dans le sien. Ils échangèrent un sourire
complice avant qu’elle ne vienne poser sa tête sur son épaule.
Elle
avait juste besoin qu’il soit auprès d’elle pour que tout aille bien. Sa
fatigue s’envolait, ses inquiétudes sur ce qui pouvait arriver, les soucis du
boulot…tout s’évaporait dès qu’elle sentait sa présence. Elle ferma les yeux.
Elle était heureuse et cette odeur qu’il dégageait, ce parfum si unique qu’il
avait.
Elle
sentit la tête de Jack se poser sur la sienne, l’étreinte se faisant plus
forte. Elle aurait pu s’endormir à ce moment. Elle se sentait tellement bien,
en totale confiance qu’elle aurait pu oublier l’endroit où elle se trouvait
rien qu’en le sachant près d’elle.
Alors
qu’elle se laissait bercer par ce sentiment de bien-être, elle sentit une
petite pression sur sa cuisse. Elle ouvrit légèrement les yeux et baissa la
tête en direction de sa jambe. C’était Lévy qui voulait jouer avec elle. Elle
esquissa un petit sourire en direction de son ami canin avant de lui caresser
la tête.
Elle
releva la tête et vit Jack, le regard perdu dans le vague.
Jack :
J’espère qu’un jour nous vivrons ça aussi tous les deux.
Elle
chercha à voir ce que Jack pouvait bien regarder quand l’émotion la saisie.
Jack regardait l’air de jeu des enfants. Un couple avec une petite fille jouait
à la balançoire. La petite fille riait à gorge déployée, la joie se lisant sur
son visage et des deux personnes qui étaient incontestablement ses parents.
C’était
la première fois qu’ils en parlaient tous les deux. Avoir des enfants…c’était
fondée une famille, un foyer. Une nouvelle étape dans leur vie. Est-ce qu’elle
était prête ? Elle n’en savait rien mais ce dont elle était sûre c’est
qu’elle aussi elle voulait vivre un moment comme celui de la petite fille à la
balançoire.
Fin
du flash back
Est-ce
qu’elle avait tort de penser aux projets qu’ils avaient imaginé ensemble, aux
moments qu’ils avaient partagé ? Non, c’était ce qui la faisait tenir et
croire que tout ne faisait que commencer entre eux et que rien ne s’arrêtait
maintenant. Elle serait plus forte… même plus forte que lui… pour lui.
Sue :
Et en quoi puis-je être utile ?
Flemming
et Bobby regardèrent la jeune femme en face d’eux. Elle était déterminée à
aider et faire de son mieux. Les choses ne devaient pas rester inachevées, leur
histoire ne faisait que commencer et ça, elle y croyait encore et toujours.
20h32,
Ruines du bâtiment
Demetrius :
(à Randy) Les secours sont là ?
Randy :
Oui ! Ils veulent savoir comment on va ?
Demetrius :
A part le fait d’être coincés ?
Randy :
Ils veulent des précisions sur les blessures de l’agent Hudson. Ils ont une
idée pour nous faire sortir mais ça dépendra de son état de santé.
Demetrius :
D’accord.
Demetrius
se releva et jeta un regard en direction de l’endroit où il avait laissé Jack
avant de reporter son attention sur l’intendant de service administratif.
Demetrius :
Et c’est quoi leur idée pour nous sortir de là ?
Randy :
Ils veulent vous faire passer par la cabine d’ascenseur parce que les escaliers
ne sont pas accessibles.
Demetrius :
Et pour Jack ?
Randy :
Ils viendraient le chercher à part, une fois que vous et moi, nous serions
sortis de là.
Demetrius
eut un geste de recul. Abandonner Jack ? Jamais ! C’était
inconcevable. Il ne pourrait jamais faire une chose pareille. C’était comme
abandonner l’un des leur en arrière, ce n’était pas faisable.
Demetrius :
Dites leur que je ne laisserais pas Jack tout seul.
Voix
faible : Ne t’en fait pas pour moi, je suis assez
grand pour tenir encore un peu.
Demetrius
tourna légèrement la tête en direction de la voix qui venait de prendre la
parole. C’était Jack qui s’était approché de quelques mètres de la cabine et de
Demetrius.
Dem
alla le rejoindre et l’aida à se rasseoir.
Demetrius :
Je t’avais dis de ne pas bouger…
Jack :
Tu ne m’a rien dis du tout !
Demetrius :
Je pensais que tu serais assez intelligent pour
le comprendre tout seul mais apparemment j’ai eu tord !
Jack
ferma un instant les yeux une fois assit. Il se tenait les côtes. Il les ouvrit
et regarda son ami.
Jack :
Vas-y ! Je suis sûr que Donna se fait un
sang d’encre !
Demetrius :
Je ne peux pas faire ça…on est une équipe et…
Jack :
Et si tu n’y va pas je pourrais te botter les fesses.
Demetrius :
Je suis toujours ton supérieur malgré ça.
Jack
lança un regard en direction de son ami. Un regard qui voulait en dire long sur
ce qu’il pensait et aussi toutes les bonnes raisons qui faisait que Demetrius
devaient se faire évacuer le plus vite possible.
Alors
que Demetrius se pencha pour écouter les indications des sauveteurs par
l’intermédiaire de Randy, Jack reporta son attention sur le reste de mur qui se
tenait devant lui avant de laisser son esprit vagabonder.
La
fatigue et la douleur prenaient le dessus mais il ne devait pas le montrer à
Dem sinon il n’y avait aucune chance qu’il le laisse. Dem avait une famille.
Flash
back
Appartement
de Sue et Abby
Il
était venu la chercher pour aller au travail à la plus grande joie d’Abby qui
avait droit à des beignets et des croissants tous les matins pour son petit
déjeuner avant de filer pour la fac. Et comme bien souvent depuis quelques
temps, le seul problème qu’ils avaient avant de rejoindre les autres au bureau
était qu’ils avaient tendance à s’éterniser dans l’appartement avant de partir.
Sue :
On va être en retard si ça continue.
Jack :
On dira qu’il y avait de la circulation.
Jack
avait laissé s’échapper ces derniers mots avant de déposer un baiser dans le
cou de Sue qui ne pouvait lutter contre une attaque si bien placé. Elle posa
ses mains sur le torse de Jack alors qu’il avait relevé la tête et déposé un
long et tendre baiser.
Sue :
On va vraiment être en retard agent Hudson !
Elle
lui avait dit cela sans grande conviction, elle ne voulait pas que ceci cesse,
du moins pas tout de suite, alors qu’ils se blottissaient davantage, l’un
contre l’autre. Jack continuait d’infliger de doux baisers dans le cou de Sue
qui essayait, en vain de résister. Ils se détachèrent légèrement et restèrent
un moment les yeux dans les yeux avant de se sourire.
La
première pensée qui lui venait était qu’il ne voulait jamais que ce sourire
et ces moments disparaissent. Il la contemplait, son cœur battait la chamade à
chaque qu’elle franchissait le pas d’une porte ou qu’elle lui faisait un petit
sourire.
Jack :
Je vous aime mademoiselle Suzanne Thomas.
Sue
resta immobile. Elle était sous le coup de l’émotion. Elle savait qu’ils
s’aimaient et Jack lui avait déjà dit mais jamais avec une telle intensité dans
le regard, non jamais encore de cette manière.
Il
se détacha légèrement d’elle et signa un « JE T’AIME ».
Elle
sourit. Elle était heureuse de lire ces mots de l’homme qu’elle aimait. Elle ne
pouvait pas douter de ce qu’il venait de dire tellement son regard était tendre
et à la fois direct et sincère. Elle lança un regard rempli de tendresse avant
de poser sa main sur la joue de Jack et de lui répondre.
Sue :
Je vous aime aussi Jackson Samuel Hudson.
Ils
échangèrent un autre baiser alors que l’étreinte de celui-ci était bien plus
forte que le premier. Cela aurait pu continuer si Lévy n’avait pas posé sa
patte sur la jambe de sa maîtresse pour lui signaler un bruit de clé dans la
serrure.
Jack
et Sue se regardèrent avant que Jack l’attire l’attention de Sue.
Jack :
(en signant) Tes parents ?
Sue
fit une petite moue avant qu’ils n’aillent voir ce qui se passe.
C’était
Abby qui rentrait dans l’appartement, son sac en bandoulière sur l’épaule.
Abby :
(surprise) Oh ! Je suis désolée, je croyais que vous étiez déjà partis
tous les deux.
Sue :
On était sur le point de partir. Mais qu’est ce que tu fais là ?
Jack :
Tu n’as pas cours ?
Abby :
J’ai oublié un dossier que je dois rendre tout à l’heure.
Sue
et Jack se regardèrent alors qu’Abby pénétrait dans sa chambre à la recherche
du dossier en question.
Sue :
On ferait bien d’y aller maintenant.
Jack :
On est vraiment obligé ?
Sue
fit un petit sourire en direction de Jack alors que Lévy se tenait près de la
porte.
Sue :
Ni toi, ni moi, ni même Lévy ne voulons sortir seulement…
Jack
se blotti contre Sue qui passa ses bras autour de son cou.
Jack :
Seulement ?
Sue :
Je ne crois pas que Wallace apprécie beaucoup.
Jack
desserra son étreinte en prenant un air inquiet.
Jack :
Je crois même qu’on passerait un mauvais quart d’heure.
Sue :
Exact.
Jack :
Mais je tenterais bien ma chance si je peux rester un peu plus longtemps avec
toi.
Alors
que Sue et Jack s’échangeaient un regard rempli de tendresse, Abby sortit de sa
chambre comme une flèche.
Abby :
En attendant les tourtereaux, vous allez être très en retard.
Abby
ne laissa même pas Jack ou Sue répondre qu’elle avait déjà refermé la porte
derrière elle. Abby était le portrait de sa mère qui risquait de leur donner
beaucoup de travailler à faire s’ils ne partaient pas tout de suite en
direction du bureau.
Fin
du flash back
Pourquoi
pensait-il sans cesse à elle ? Quand il était chez lui à se faire
réchauffer un plat au micro ondes, il se demandait ce qu’elle allait manger,
lorsqu’il prenait sa douche, il se demandait si elle utilisait encore ce gel
douche qui lui parfumait la peau de manière si particulière, lorsqu’il se
couchait, il se demandait si elle allait s’endormir sur le côté.
Il
était comme incapable de penser à autre chose. Il l’aimait plus que tout…et
pourtant. Ils avaient décidé de mettre un terme à cette relation enfin surtout
lui, par peur de souffrir.
Demetrius
lui avait bien dit que Sue était différente. Que la douleur qu’il avait
ressentie et cachée n’avait pas été causée par Sue mais par une autre femme qui
ne tenait pas a lui contrairement à Sue.
Jack
laissa un soupir s’échapper avant reporter son attention sur Demetrius toujours
penché pour parler à Randy. Peut-être était-ce un signe pour qu’il comprenne
que les choses ne se déroulaient pas comme il le fallait, qu’un grain de sable
avait enrayé la machine de la destinée et qu’il avait commis une erreur.
Ruine
du bâtiment, poche de survie
Sue
était en train d’aider des membres de l’équipe de secours à s’installer afin de
mettre sur pied un plan de secours, quand Flemming et Bobby s’approchèrent
d’elle.
Sue :
(inquiète) Il y a un problème ?
Flemming :
Non, je voulais juste vous dire que nous allions commencer la sortie des trois
personnes encore coincées et que si vous vouliez attendre dehors, je n’y suis
pas opposé donc…
Sue :
Je veux rester.
Sue
n’avait même pas laissé Flemming finir sa phrase qu’elle lui montrait sa
détermination.
Bobby :
(à Flemming) Je vous l’avais bien dit.
Flemming :
Très bien.
Un
petit groupe de personne se mirent autour d’une table de fortune afin de savoir
comment faire sortir les trois hommes coincés.
Après
quelques minutes de débat houleux entre chaque chef de groupe pour trouver la
meilleure solution possible, une idée fut trouvée. L’ascenseur se trouvait à
presque un étage et demi du leur, puisqu’il était bloqué entre le 7ième
et le 6ième étage. Jack et Demetrius se trouvant au 8ième,
ils solidifieraient les parois pour combler le vide qu’il y avait sous la
cabine avant de percer au chalumeau un trou assez grand pour faire sortir
Randy. En ce qui concernait Demetrius et Jack, l’état de ce dernier ne
permettait pas de le déplacer sans avis d’un médecin urgentiste.
Flemming
avait donc donné l’idée de faire monter un agent médical par le conduit de
l’ascenseur jusqu’au niveau des deux hommes et après avoir fait descendre
Demetrius en rappel, il ferait sortir Jack sur une civière qu’il ferait passer
par le conduit d’ascenseur.
Sue
n’était pas trop d’accord sur le fait de laisser Jack seul quelques minutes
mais elle ne pouvait pas faire autrement. Le bâtiment était en trop mauvais
état pour tenter quoique ce soit d’autre.
Sue
et Bobby aidaient les membres de l’équipe de sauvetage dans l’évacuation des
blessés tandis que Flemming et le reste de l’équipe commençaient à percer la
paroi de la cabine d’ascenseur.
21h
08, Rue de Washington D.C.
La
nuit était tombée sur la ville de Washington D.C. La lumière des lampadaires
ayant pris le pas sur les rayons du soleil. Cela faisait depuis plus de douze
heures que l’explosion avait eu lieu. Une grande partie des blesser avec pu
être acheminer dans les hôpitaux les plus proches. Les secours n’avaient pas
arrêter le va et vient dans les recoins de la ville. De grands projecteurs
avaient été installés afin de procurer un peu de lumière supplémentaire dans
cet amoncellement de pierre.
Wallace,
Abby, Lucy, Tara, Donna et Myles attendaient toujours des nouvelles du groupe
de recherche emmené par Flemming. Wallace regarda sa montre. Elle commençait à
perdre patience. Un des sauveteurs qui se trouvait à l’intérieur du bâtiment
s’arrêta devant la petite tente qui servait de Q.G. temporaire.
Sauveteur :
J’ai des nouvelles au sujet de votre équipe madame.
Wallace :
Alors ?
Chacun
s’approcha du jeune homme qui esquissa un petit sourire.
Sauveteur :
Le chef Flemming m’a dit que je devais vous prévenir.
Myles :
Alors continuez !
Sauveteur :
Et bien, nous avons localisé Monsieur Pitts, l’intendant en chef.
Myles :
Et pour Gans et Hudson ?
Sauveteur :
Eux aussi. Ils se trouvent cinq étages plus haut que l’équipe de secours.
Donna :
Comment vont-ils les faire sortir ?
Sauveteur :
Et bien, ils vont se servir de la cabine d’ascenseur. Elle est coincée entre
les étages.
Abby :
Quels étages ?
Sauveteur :
Entre le 7ième et le 6ième. Ils vont les faire sortir de
là. L’agent Gans devrait être le premier à sortir avec l’intendant.
Tous
se regardèrent inquiets.
Tara :
Et pour Jack…enfin je veux dire l’agent Hudson ?
Sauveteur :
Un médecin devrait d’abord l’examiner. Ses blessures sont sérieuses d’après
l’agent Gans mais rien de bien grave.
Le
jeune sauveteur hocha la tête pour disposer alors que Wallace le gratifia d’un
petit sourire en guise de remerciement.
Lucy
regarda le bâtiment en ruine avec tristesse. Elle avait vécu tellement de bon
moment dans ces lieux, surtout depuis l’arrivée de Sue. Elles étaient devenues
amies, elle avait vu la relation de Sue et Jack grandir et même si aujourd’hui
les choses ne se passaient pas comme elle l’avait imaginé, elle savait au fond
d’elle que ces deux là étaient fait l’un pour l’autre.
Flash
back
Immeuble
du FBI
Elle
avait du partir plus tôt afin de finir de taper un rapport à rendre à Randy.
Elle savait que si jamais elle ne lui rendait pas dans la matinée, le service
risquait d’être en pénurie de post-it et de crayons.
Randy
était un véritable casse pied pour ce qui concernait les formulaires
administratifs, il fallait que tous soit en triple exemplaire et que sur chaque
feuille apparaissent le nom de l’agent chargé du dossier avec une pastille de
couleur correspondant. Elle aurait pu devenir folle mais heureusement que le
reste de l’équipe l’aidait en remplissant certains dossiers, lui faisant gagner
du temps.
Alors
qu’elle s’apprêtait à rentrer dans le bureau, elle entendit un rire qui tentait
maladroitement d’être dissimulé. C’était le rire de Sue, elle en était sûre
mais pourquoi, ça elle devait encore le savoir.
Elle
avança lentement pour voir se qui se passait dans le bureau. Un grand sourire
se dessina sur ses lèvres. C’était bien Sue mais elle n’était pas seule, elle
était avec Jack. Elle comprenait mieux maintenant pourquoi elle l’avait entendu
rire.
Sa
curiosité était à son maximum. Elle essaya de se rapprocher discrètement
pendant que le couple discutait. Elle s’avança jusqu’à l’embrassure de la porte
et tendit davantage l’oreille.
Sue :
(riant) Non, je n’arrive pas à te croire !
Jack :
Et pourtant c’est vrai, j’ai essayé de prévenir Kate mais elle est tellement
bornée.
Sue :
Et alors ? Comment on réagit vos parents ?
Jack :
Ma mère nous a puni pendant trois semaines.
Sue
éclata de rire.
Jack :
Mais je t’assure, on voulait lui faire une surprise en préparant la lessive
dans la machine mais on avait du mettre trop de produit et tout à déborder.
Sue :
(sourire) C’était partit d’une bonne intention.
Jack
s’avança un peu plus de Sue et posa sa main sur la hanche.
Jack :
Je suis toujours plein de bonnes intentions.
Sue
esquissa un sourire. Elle passa ses mains autour du cou de Jack qui avait
resserré son étreinte. Ils restèrent un moment, les yeux dans les yeux avant
d’échanger un rapide sourire dont ils avaient le secret.
Lucy
observait toute la scène du coin de l’œil. Elle était heureuse pour ses deux
amis qu’ils aient enfin décidé de vivre leur relation pleinement. Elle avait
remarqué dès le premier jour, qu’un lien s’était tissé entre eux. Elle était
heureuse de savoir son amie comblée après tout ce qu’elle avait vécu.
Sue
lui avait dit, qu’elle avait peur de tomber amoureuse car elle ne voulait pas
qu’on ait pitié d’elle ou qu’on la traite différemment parce qu’elle était
sourde, et cela, Jack l’avait bien comprit. Il savait montrer à Sue qu’elle
était importante à ses yeux tout en la protégeant mais en la laissant prendre
ses décisions.
Elle
repassa sa tête pour voir où les deux tourtereaux en étaient. Elle ne voulait
pas rentrer dans le bureau au risque d’interrompre une possible demande en
mariage.
Jack
avait sa main posée sur la joue de Sue alors que le regard qu’ils
s’échangeaient devenait de plus en plus tendre et rempli de sens. C’était un
regard qui ne laissait place à aucun doute. C’était ce genre de regard qu’elle
voyait dans les couples qui s’aimaient, comme Dylan et elle pouvaient en
échanger.
Sue
enleva la main de Jack sur sa joue pour la saisir dans la sienne et d’avancer
lentement son visage de celui de Jack. Elle le cherchait du regard pour trouver
son accord pour ce qu’elle allait faire. Ils étaient tous les deux seuls dans
le bureau et tous les autres ne devaient pas revenir avant un petit moment, ils
avaient le champ libre.
Jack
fit la moitié du chemin qui manquait avant que ses lèvres et celles de Sue ne
se rencontrent. Jack posa sa main sur la hanche de la jeune femme qui passait
ses doigts dans les cheveux de son amant.
Le
baiser devenait de plus en plus intense quand le téléphone sur le bureau de
Jack retentit, faisant Lévy, couché près du bureau de Sue, se lever pour
prévenir sa maîtresse qu’un téléphone sonnait. Jack défit légèrement son
étreinte pour prévenir Sue tandis que Lévy avait déjà posé sa patte sur la
jambe de Sue.
Sue :
Qu’est ce qui se passe ?
Jack :
(en signant) Téléphone.
Le
couple se sépara à regret alors que leur main s’éternisait à se séparait. Ils
se lancèrent un dernier regard tendre pendant qu’ils étaient encore seuls à
pouvoir savourer ce moment d’intimité sans le reste de l’équipe.
Fin
du flash back
Elle
savait que les choses ne pouvaient pas s’arrêter de cette façon pour eux. Elle
regarda autour d’elle, les choses ne devaient pas rester inachevées de la
sorte, ils s’en sortiraient.
Elle
devait garder espoir, ils le devaient tous. C’était la seule chose à laquelle
ils pouvaient se rattacher sur le moment. S’ils baissaient les bras, alors tout
espoir de revoir leur ami vivant n’aurait été qu’un beau rêve.
21h29,
Ruines du bâtiment, poche de survie
Elle
était impatiente que tout cela se termine. Douze longues heures sans nouvelles
de lui, elle n’espérait qu’une seule chose, que tout se termine bien. La
fatigue se faisait sentir sur les membres de l’équipe de sauvetage mais aussi
sur ses gestes, moins rapides ou ceux de Bobby.
Il
fallait voir les choses en face, le déblayement des pièces pour rendre
accessible les lieux fatiguait énormément les sauveteurs qui devaient monter le
matériel nécessaire pour ouvrir la cabine de l’ascenseur.
Sue
venait de fouiller l’étage où ils se trouvaient à la recherche d’éventuelles
victimes. Lévy l’accompagnant à l’intérieur cherchant un signe de vie. Après
avoir arpenté l’étage de long en large, elle revint dans le couloir où se
trouvait l’équipe prête à désincarcérer Randy de l’ascenseur. Elle s’approcha
de Bobby qui finissait d’aider les secouristes à monter une bombonne de gaz.
Sue :
Ils n’ont pas commencé à faire sortir Randy ?
Bobby :
C’était plus long que prévu. L’explosion à souffler plusieurs bâtiment au
alentour et c’était difficile de faire venir le matériel.
Sue
acquiesça de la tête avant de regarder en direction de l’ascenseur. Une planche
métallique avait été posée pour permettre au soudeur de démonter le socle de la
cabine.
Sue
regarda l’état des lieux. Ce n’était pas si lointain pourtant, les moments où
ce bâtiment était la fierté de Washington D.C. Elle se remémora un moment qui
la fit sourire.
Flash
back
Couloir
du FBI
Elle
attendait l’ascenseur depuis 2 minutes déjà, la flèche indiquait qu’il n’allait
pas tarder mais elle commençait à perdre patience. Elle regarda sa montre. Elle
devait déposée un dossier sur le bureau de Wallace avant que cette dernière ne
s’en aille. Encore de la paperasse dont elle se serait bien passée.
Elle
regarda sa montre pour la énième fois. Si dans trente secondes l’ascenseur
n’arrivait pas elle prendrait l’escalier.
Sue :
(à Lévy) Si l’ascenseur tarde encore, on prendra l’escalier.
A
ces mots, Lévy se coucha au sol, faisant les yeux doux à sa maîtresse qui fit
une petite moue.
Sue :
Je crois que ça te ferait du bien après tous les beignets que tu manges.
Sue
ne put s’empêcher de rire à la réaction de son chien. Il était pire qu’un
enfant. Elle ne savait pas comment elle aurait pu s’en sortir sans lui depuis
ces quatre dernières années. Il avait été une véritable bénédiction pour elle.
Depuis qu’elle l’avait eu, ils avaient vécu des aventures incroyables tous les
deux. Elle était heureuse d’avoir choisit ce chien et pas un autre.
Alors
qu’elle regardait sa montre pour savoir si elle allait prendre l’ascenseur, Sue
sentit une présence qui s’approchait d’elle. Inquiète, elle se retourna
violemment quand elle tomba nez à nez avec Jack.
Sue :(étonnée)
Jack ? Mais qu’est ce que tu fais là ?
Jack :
Et bien je t’attendais mais comme tu ne revenais pas…
Elle
avait reconnu cette eau de toilette mais sur le coup, elle n’avait eu trop peur
pour la remarquer tout de suite. C’était elle qui lui avait offert pour le
remercier des moments qu’il lui avait fait vivre. Sue esquissa un petit sourire
timide avant de gratifier Jack d’un petit bisou sur la joue.
Sue :
L’ascenseur ne venait pas.
Jack :
Je peux l’attendre avec toi, si tu veux.
Sue
sourit de plus belle.
Jack :
C’est toujours agréable d’être en bonne compagnie.
Sue :
C’est vrai que Lévy est toujours de bonne compagnie.
Jack
prit un air faussement choqué avant de serrer Sue contre lui.
Jack :
Alors je devrais peut-être me montrer plus utile pour que tu apprécies ma
compagnie.
Sue
était prisonnière des bras de Jack. Elle tenait le rapport d’une main et
l’autre était posée sur le torse de Jack. Elle jouait avec le nœud de sa
cravate alors qu’ils ne se quittaient pas des yeux.
Sue :
Et comment vas-tu t’y prendre ?
Le
regard de Jack devint plus intense, l’étreinte fit Sue se blottir un peu plus
contre lui. Sue passa sa main de libre derrière la nuque de son partenaire. Les
regards échangés étaient remplis de tendresse. Alors que Sue esquissa un petit
sourire, le visage de Jack s’approchait lentement de celui de Sue.
Jack :
(murmurant) Je vais bien trouver.
Jack
avait dit cela en s’avançant son visage un peu plus de celui de Sue. Ils ne se
quittaient pas des yeux. Sue commença à fermer lentement ses yeux, attendant de
sentir les lèvres de Jack sur siennes. Quand elle sentit le souffle de Jack lui
caresser le visage, elle sourit et ferma complètement les yeux.
Jack
déposa doucement ses lèvres sur celles de Sue. Il voulait savourer ce moment.
Jack ferma à son tour ses yeux. Ce moment était le leur. Jack comme Sue ne
faisaient plus attention à ce qui les entourait. Devant ce spectacle, Lévy
cacha ses yeux avec ses pattes.
Un
long baiser s’échangeait. Il était à la fois tendre et passionné, comme cette
relation qu’ils avaient prit le temps de faire grandir avec le temps. Ils
aimaient tous les deux sentir la présence de l’autre. Sentir la peau de l’autre
au contact de leur main, leur souffle devenant plus rapide.
Alors
que le baiser s’éternisait et que les mains des deux amants se faisaient un peu
plus baladeuses, les portes de l’ascenseur s’ouvrirent laissant apparaître
Wallace. Elle cherchait les clés de sa voiture quand elle releva la tête.
Elle
regarda les deux personnes en face d’elle qui semblait terriblement gênées.
Elle leur sourit avant de sortir de la cabine.
Wallace :
Il y a un problème ?
Sue :
Non, aucun.
Wallace
regarda tour à tour Sue puis Jack qui essuyait ses lèvres pour dissimuler la
marque de rouge à lèvres. Les deux amants se lancèrent un regard sous entendu
avant de monter dans l’ascenseur sous le regard amusé de Wallace.
Ils
agissaient comme au début de leur relation, le sentiment grisant de devoir se
cacher pour que personne ne soit au courant pour eux les amusait même si les
choses étaient officielles maintenant, gardé une part de mystère pimentait un
peu le jeu.
Fin
du flash back
Sue
fut tirée de son moment de joie avec Jack par le passage de deux sauveteurs
devant elle. Le soudeur avait fini de démonter la trappe de l’ascenseur. Les
deux sauveteurs aidaient le soudeur a enlevé la plaque alors qu’on pouvait déjà
entendre Randy râler à travers la cloison.
Un
léger sourire s’afficha sur les lèvres de Bobby. Sue le regarda en plissant
légèrement les yeux. Quand Bobby remarqua que Sue s’inquiétait, il lui expliqua
se qui se passait afin de la rassurer.
Bobby :
Je souris parce que j’entends d’ici Randy qui se plaint.
Sue :
(sourit) Alors c’est bon signe.
Bobby :
Exactement.
21h49,
Rue de Washington D.C.
Cela
fait des heures qu’ils n’avaient pas de nouvelles de ce qui se passait à
l’intérieur du bâtiment. La tension était palpable sous chaque tente des
différents services qui avait prit place un peu plus loin.
Myles
regardait un moniteur qui servait de relais avec la presse. Une journaliste
faisait le point sur les derniers événements qui venait de se produire.
Journaliste :
Je me trouve toujours devant le siège du FBI de Washington D.C. qui a subit ce
matin, vers 9h00 un attentat à la bombe. Nous ne sommes pas encore tenu informé
des circonstances exactes de l’explosion mais d’après les premiers indices que
nous on fait parvenir les pompiers et la police, l’explosion aurait eu lieu à
l’intérieur du bâtiment.
La
caméra montra les ruines encore fumantes de la matinée avec l’arrivée de
nouveaux pompiers sur les lieux. Un autre plan montra des ambulances repartant
très vite, des blessés à l’intérieur.
Journaliste :
Les secours sont encore à la recherche de survivants même si les chances sont
très minimes. J’apprends également qu’aucun groupe terroriste n’a encore
revendiqué cette action qui a fait pour le moment plusieurs morts et des
centaines de blessés.
Myles
éteignit la télévision. Il savait que les chances de faire sortir Jack et
Demetrius étaient minces mais rien ne laissait penser qu’il devait baisser les
bras. Cependant, entendre que les chances se réduisait à chaque minute qui
passait, le ramenait un peu plus à la réalité.
Alors
qu’il se tenait en face de l’écran de télévision, une main se posa sur son
épaule le faisant presque sursauté. Myles se tourna et se retrouva nez à nez
avec Tara et Lucy.
Myles :
Qu’est ce qu’il y a ?
Lucy :
C’est plutôt à nous de te poser la question, tu fais une de ces têtes.
Myles
reprit un air supérieur qui ressemblait à son personnage et qui faisait de
Myles Leland, Myles Leland.
Myles :
J’éteignais la télé, ils ne donnent rien d’intéressant.
Myles
prit la main de Lucy dans la sienne avant d’y mettre la télécommande et de
faire volte face.
Il
ne devait pas baisser les bras, il connaissait bien ses amis, surtout Dem et
Jack, c’étaient des battants et ils ne se laisseraient pas faire en cas de
problème.
Flash
back
Myles
était assis à son bureau et comme depuis des semaines que Sue et Jack étaient
ensemble, ils rentraient dans le bureau côte à côte, s’échangeant un regard et
des sourires complices.
Myles :
Qu’est ce qui arrive encore à notre couple modèle ?
Jack
lança un regard lourd de sens en direction de Myles qui s’avançait vers la
machine à café.
Sue :
Je demandais à Jack s’il voulait aller à un vernissage.
Myles
tiqua lorsqu’il entendit le mot de vernissage.
Myles :
Un vernissage ? Et de quel peintre ?
Sue :
Un ami de Dylan et Lucy qui voulait savoir si je voulais y aller.
Bobby
entra à son tour suivi de Lucy et Tara.
Myles :
Et je suppose que tu as mieux à faire que t’enrichir ta culture.
Jack :
Ce soir il y a un match de basket très important pour la ligue de la NBA avec
les deux meilleures équipes du moment.
Bobby :
LE match à ne pas rater.
Lucy,
Tara et Sue se rassemblèrent toutes dans un coin du bureau regardant Jack et
Bobby faire semblant de jouer au basket et de marquer un panier.
Lucy :
J’ai déjà dit à Dylan que vous viendriez.
Jack
s’arrêta dans son élan.
Jack :
Quoi ?
Tara :
Tu n’auras qu’à l’enregistrer.
Bobby
donna une tape dans le dos de son ami.
Bobby :
(à Jack) Je te raconterai plus tard.
Lucy :
Toi aussi Bobby tu es déjà inscrit sur la liste.
Bobby
lança un regard interrogatif en direction de Lucy alors que Jack tentait de
dissimuler son éclat de rire.
Bobby :
Et pourquoi ?
Lucy :
Tara m’a dit que tu viendrais sûrement puisqu’elle venait et qu’elle n’avait
pas de cavalier et pour Myles aussi j’ai déjà réservé ainsi que pour Dem et
Donna.
Demetrius
qui venait de raccrocher son téléphone sur son bureau s’approcha de
l’assemblée.
Demetrius :
J’ai une réunion pour l’école de mon fils alors…
Lucy :
J’ai déjà demandé à Donna et elle a dit que ça irait.
Myles
hocha la tête en signe de remerciement. Il s’assit de nouveau à son bureau, sa
tasse de café chaud à la main et observait les autres discuter de cette
histoire de vernissage.
Une
grande famille, c’est ce qui lui venait à l’esprit lorsqu’il voyait les membres
de cette équipe, une grande et belle famille plus soudée qu’aucune autre.
C’était ce qui faisait leur force. Ils se connaissaient tous et acceptaient les
différences des autres. Sue et Jack les avaient soudés plus qu’auparavant.
Lorsqu’ils
avaient enfin révélé au grand jour que leur relation n’était plus un frein pour
leur carrière réciproque, ils avaient montré une autre face au groupe.
Fin
du flash back
Alors
que Myles sortait de son songe, une voiture officielle venait de s’arrêter au
niveau des policiers. Un homme en descendit, c’était l’un des grands patrons du
FBI sur la côte Est. Sa venue n’annonçait rien de bon. Des personnes allaient
avoir des problèmes.
L’homme
serra quelques mains quand il remarqua Wallace qui parlait avec Abby et Lucy.
L’homme s’excusa et se dirigea vers le trio de jeunes femmes.
Homme :
Karen ?
Wallace :
Monsieur le directeur.
Directeur :
Je me disais bien que vous ne devriez pas être très loin. Comment
allez-vous ?
Wallace :
J’ai encore des hommes dans le bâtiment.
Le
directeur regarda en direction du bâtiment défiguré. Il n’avait plus la
prestance qu’il avait avant cet attentat. Il reporta son attention sur les
jeunes femmes qui se tenaient devant lui.
Directeur :
Vous pouvez m’en dire plus sur ce qui s’est passé ?
Wallace :
D’après les premières informations un dispositif explosif aurait été placé dans
le bâtiment. Les experts n’ont pas encore put accéder au lieu du souffle.
Directeur :
Très bien. Je vais faire le tour des autres chefs de service pour savoir ce
qu’ils savent. Cependant, une enquête interne sera ouverte.
Wallace :
Je comprends.
Le
directeur hocha la tête avant de quitter Wallace et de rejoindre un autre chef
de service.
Même
si tous étaient inquiets pour savoir comment allaient les agents coincés, la
question restait en suspens. Comment une bombe avait pu exploser au sein du FBI
alors que tous les dispositifs de sécurité devaient empêcher cela ?
22h09,
Ruines du bâtiment
Il
avait de plus en plus de mal à respirer mais c’était normal. La blessure qu’il
avait aux côtes n’arrangeait rien à son état. Il tourna légèrement la tête pour
voir où se trouvait Demetrius. Il était toujours près de la cabine d’ascenseur,
parlant avec Randy et les secouristes.
Dem
lui avait dit qu’ils étaient entrain de dégager Randy.
Bonne nouvelle. Mais il se sentait de plus en plus mal et il essayait tant bien
que mal de le cacher. Il devait tenir le coup. Pour elle…
Les
événements de ces derniers jours avaient changé sa vie. L’arrivée de Tim, la
dispute avec Sue, leur séparation et maintenant l’explosion. Tout cela venait de
lui faire prendre conscience d’une chose. Il s’était menti et voilé la face.
Menti en pensant qu’il ne voulait pas souffrir comme l’avait fait souffrir
Tania et voilé la face parce qu’au plus profond de lui, il savait qu’il aimait
Sue et qu’il lui avait fait beaucoup de mal.
Elle
apparut devant lui. Sûrement une hallucination du à son hémorragie mais il s’en
fichait. Il était heureux de la voir à nouveau. Elle lui souriait. Pourquoi
était-elle si souriante malgré ce qu’il lui avait fait enduré. Ce sourire…elle
était si belle, si unique. Comment avait-il pu la faire souffrir à ce point. Il
posa sa main sur son visage. Il aurait bien voulu dormir, ne serait-ce que
s’assoupir quelques heures. Encore le visage de Sue et toujours ce sourire.
Mais pourquoi était-elle si heureuse ?
Flash
back
Elle
ne pouvait pas s’empêcher de rire. Elle essayait de se retenir mais à chaque
fois c’était plus fort qu’elle. Jack se tenait au dessus d’elle ne voulant pas
la lâcher.
Sue :
(riant) Jack ! Je t’en supplie laisse moi partir !
Jack :
C’est hors de question ! Tu es ma prisonnière.
Jack
chatouillait habilement Sue qui ne pouvait que se contorsionner dans tous les
sens pour que son assaillant lâche son emprise mais malheureusement cela
restait une tentative vaine.
Sue :
(rire) Jack ! Pitié ! Je me rends.
Jack
s’arrêta dans sa séance de torture avant de plisser des yeux.
Jack :
Alors ?
Sue :
Je retire ce que j’ai dit. Le repas que tu as fait n’était pas bizarre…
Jack
prit un air fier de lui alors que Sue se redressait. Elle avait courut dans
tout l’appartement de Jack pour qu’il renonce à son idée de supplice mais elle
n’avait pas réussi à le faire changer d’avis.
Elle avait essayé de lui échapper en se tenant loin de lui, mais il avait
été le plus rapide et lorsqu’il l’avait attrapée, il l’avait déposée sur le
canapé et avait commencé la séance de chatouilles.
Alors
qu’il se releva et tendit la main à Sue pour qu’elle se remette sur ses pieds,
Sue ne put se retenir de lui dire toute la vérité.
Sue :
En fait je suis certaine que même Lévy n’en voudrait pas.
Sue
se mit en boule afin de ne pas laisser les points sensibles des chatouilles
accessibles. Jack se tourna au ralenti pour fixer Sue avec un regard rempli de
sens. Elle n’allait pas s’en échapper si facilement.
Alors
que Sue tendait ses mains devant elle pour dissuader Jack de représailles, Jack
avançait inexorablement vers Sue. Au moment elle sentit ses mains rentrées en
contact avec le tee-shirt de Jack, elle savait que rien ne pourrait l’arrêter.
Elle
leva la tête pour essayer de le faire changer d’avis. Il lui prit le poignet et
la tira doucement contre lui. Il prit la main de Sue qu’il avait dans la main
et la posa sur son épaule. Il enlaça la jeune femme qui se laissa faire devant
la tendresse des gestes de son partenaire.
Jack :
Il va falloir vous rattraper mademoiselle Thomas.
Sue
fit une petite moue avant de se passer son autre bras autour du cou de Jack.
Ils restèrent un long moment ainsi à se regarder dans les yeux. Ce sentiment de
bien-être, il le sentait à cet instant. Elle resta immobile avant de se
pencher, lentement comme pour chercher son approbation, avant de déposer un
baiser sur ses lèvres auquel il répondit immédiatement.
L’étreinte
se fit de plus en plus intense alors que leurs respirations s’accéléraient.
Jack laissa glisser ses mains le long de la taille jusqu’aux hanches de Sue qui
caressait la joue de Jack avec la paume de sa main.
Rien
n’y personne ne pourrait les séparer à cet instant. Le monde ne comptait plus,
ils n’y avaient qu’eux, ils s’étaient là l’un pour l’autre et c’est tout ce qui
comptait.
Fin
du flash back
Jack
soupira. Il toussa légèrement alors qu’un sourire de satisfaction se lisait sur
son visage. Jack regarda Demetrius s’accroupir à ses côtés.
Demetrius :
Qu’est ce qui t’arrive ?
Jack :
Je venais juste de me rappeler un moment que j’ai passé avec Sue.
Demetrius :
Tu sais qu’elle t’attend en bas.
Jack
regarda Demetrius avec étonnement.
Jack :
De quoi tu parles ?
Demetrius :
Elle et Bobby sont avec l’équipe de secours pour nous aider à rentrer chez
nous.
Jack
ne savait pas quoi dire. Il était ému. Il avait été si odieux avec elle, il lui
avait montré un manque de confiance et elle, elle risquait sa vie pour qu’il
sorte. Il avait le regard perdu. Non, Demetrius devait se tromper, Wallace
n’aurait jamais accepté qu’elle rentre dans le bâtiment.
Mais
il la connaissait mieux que personne. Elle savait être persuasive, même avec
Wallace. Lorsqu’elle avait une idée en tête, on ne pouvait pas la faire changer
d’avis.
Demetrius :
Elle t’attend. Alors tiens le coup mon vieux !
Jack
regarda Demetrius avec les yeux humides. Il était sincère, elle était bien là.
Jack esquissa un sourire avant de regarder en face de lui pour ne pas que son
ami voit qu’il était troublé.
Jack :
Tu devrais voir où en sont les secours.
Demetrius
hocha la tête avant de retourner auprès des portes de l’ascenseur. Il savait
que Jack était troublé par ce qu’il venait d’apprendre. Sue ne l’avait pas
quitté, elle avait toujours une pensée pour lui.
22h25,
Ruines du bâtiment fédéral, poche de survie
Deux
secouristes venaient de passer, des harnais autour de leurs tailles afin de
pouvoir atteindre la cabine d’ascenseur où l’on pouvait entendre Randy râler à
chaque minute qui passait.
L’ascenseur
s’était bloqué entre le 7ième et le 6ième étage alors que
l’équipe de secours se trouvait au 3ième. Mais malgré cette distance
qui séparait des niveaux, les protestations de Randy allaient bon train.
Après
plusieurs minutes, le premier secours disparu sous les yeux de Sue, Bobby et
l’équipe de Flemming à l’intérieur de la cage d’ascenseur. Le second sauveteur
fit un signe positif de la tête à Flemming qui prit sa radio.
Flemming :
(à la radio) Central à équipe 1.
Central :
(à la radio) Central, on vous écoute.
Flemming :
(à la radio) Préparez une équipe de soin dans environ 10 minutes avec l’un des
premiers rescapés.
Central :
(à la radio) Central tout est déjà prêt, on attend plus que vous.
Flemming :
Parfait, fin de transmission.
Sue
lança un petit regard en direction de Bobby qui lui sourit. Cette journée
n’avait pas été de tous repos mais elle allait enfin prendre une tournure
positive malgré les événements de la matinée.
Sue
et Bobby reportèrent leur attention sur l’endroit où se trouvaient les
secouristes alors que le second venait à son tour de disparaître pour rejoindre
Randy dans la cabine métallique.
Sue
regarda nerveusement sa montre avant de voir des pieds réapparaître dans
l’embrassure de la porte de l’ascenseur. Après quelques secondes et une légère
agitation autour des deux hommes qui descendaient en rappel, Sue put
reconnaître le visage de Randy qui avait défait sa cravate. L’intendant fut
emmené à quelques mètres de la cabine alors que le second sauveteur reprit son
poste.
Sue
s’avança jusqu’à Randy et lui tendit un verre d’eau qu’elle avait prit au
passage. Flemming regarda Sue se diriger dans la direction du nouvel arrivant
avec une pointe d’inquiétude. Il reporta son attention sur le second sauvetage
qui allait se préparer.
Sue :
(à Randy) Tenez un peu d’eau.
Randy
prit le verre et remercia Sue d’un signe de tête rapide. Randy avait défait sa
cravate, les cheveux en bataille et sa chemise froissée. On était loin de
l’accoutrement habituel de l’intendant en chef qui avait pour habitude d’être tirer
aux quatre épingles.
Randy :
J’ai cru que je n’allais jamais sortir de là.
Sue :
Mais tout va bien maintenant.
Randy :
Les agents Hudson et Gans sont toujours en haut.
Sue
déglutit. Jack…elle ne cessait de penser à lui. Elle ne pouvait pas s’en empêcher,
c’était plus fort qu’elle. Elle avait beau se dire que Flemming et son équipe
étaient compétents, elle voulait qu’il se trouve près d’elle, que tout cela ne
soit qu’un horrible cauchemar.
Sue
s’assit aux côtés de Randy. Elle devait lui poser la question même si elle
savait qu’il risquait de ne pas tous lui dire afin qu’elle ne s’inquiète pas
plus.
Sue :
Et comment vont Dem et Jack ?
Randy :
Je n’ai parlé qu’avec l’agent Gans. Il m’a dit que ça allait mais que l’agent
Hudson avait quelques côtes de fêlées à cause d’un choc.
Sue
serra ses poings. Jack…elle sentit son cœur battre la chamade, il fallait
qu’elle lui parle pour qu’il sache qu’elle l’aimait encore et qu’elle voulait
que les choses redeviennent comme avant, qu’elle n’avait pas comprit qu’il
souffrait et qu’il devait lui pardonner.
Alors
qu’elle essayait de se concentrer sur ce qu’elle allait lui dire, elle sentit
une patte se poser sur sa jambe. C’était son chien Lévy qui venait
consoler sa maîtresse, comme toujours, il était là quand elle avait besoin de
lui, même si c’était plutôt Jack qu’elle aurait voulu voir.
Flash
back
Sue se tenait près de la
fenêtre. Elle avait besoin de respirer un peu après cette dure journée de
travail au bureau. Classer des vieux dossiers et répertorier des indices
n’étaient pas vraiment intéressant comme travail et tous avaient trouvé un
moyen d’éviter cette corvée.
Elle s’était donc
retrouvée seule, dans la salle des archives à ranger les derniers cartons. Même
Lucy l’avait lâchée sur ce coup et elle ne pouvait pas l’en vouloir, rester des
heures dans ce lieu silencieux et humide faisait peur à une bonne partie des
agents. Cependant le silence ne la gênait pas, elle vivait avec et avait appris
à l’apprivoiser.
Alors qu’elle rangeait un
énième dossier, Lévy qui avait eu le courage de la suivre, après qu’elle lui
promette un bol de croquette, la prévint que quelqu’un approchait. Elle regarda
d’abord son chien qui lui indiqua la direction du bruit par le regard.
Elle leva lentement la
tête et reconnue cet homme, celui qui lui avait permis de vivre cette aventure
au FBI, celui qui avait cru en elle dès le départ. Ils échangèrent un sourire
complice comme il en avait l’habitude avant qu’elle ne prenne la parole.
Sue : Tu as perdu à la
courte paille pour venir jusqu’ici ?
Il esquissa un timide
sourire avant de lui signer un « oui » en guise de réponse.
Sue : Je savais que tu
n’étais pas assez téméraire pour venir.
Il lui signa qu’il
s’inquiétait du fait qu’elle puisse être attaqué par un vieux dossier
récalcitrant.
Elle éclata de rire. Il
savait la faire rire et faire du pire moment de sa journée le meilleur. Il
signa pour savoir si comment elle s’en sortait.
Sue : Je suis une
grande fille, tu devrais le savoir.
Il s’avança lentement
vers elle, alors qu’elle ne le quittait pas des yeux. Ils se sourirent
longuement avant qu’il n’efface les quelques mètres qui les séparaient pour
l’enlacer
Elle se blottit contre
lui et posa sa tête contre son torse. Elle écouta les battements de son cœur.
C’était si étrange, elle sentait les pulsations que faisait son cœur à chaque
seconde. Elle aimait ce bruit, le sentir près d’elle comme ces derniers jours.
Alors qu’elle se blottissait un peu plus contre lui pour savourer cette
étreinte, il la détacha de ses bras pour qu’elle puisse lire sur ses lèvres.
Jack : J’ai fait exprès
de perdre de toute manière !
Sue : (souriante) Bien
sûr !
Jack : (faussement
outré) Tu ne me crois pas !
Sue : Pas le moins du
monde.
Ils se défièrent du
regard quelques instants avant qu’il n’éclate de rire à son tour.
Jack : Tu as raison.
J’avais trop envie de te voir.
Sue passa le dos de sa
main sur la joue de Jack qui la captura au passage avant d’avancer ses lèvres
jusqu’à celles de Sue.
Jack : Tu m’as manqué.
Dans un dernier souffle,
Sue ferma les yeux, laissant les quelques centimètres qui les séparaient
disparaître dans un long et tendre baiser.
Jack défit l’étreinte
qu’il avait sur la main de Sue pour placer ses mains sur les hanches de la
jeune femme. Alors qu’ils se blottissaient l’un contre l’autre, Sue passa ses
doigts dans les cheveux de Jack, leur respiration devenant plus rapide.
Ils échangeaient des
baisers à la fois tendre et fougueux. Leurs mains parcouraient le corps de
l’autre dans un ballet incessant de caresses. Ils se détachèrent quelques
instants avant de rester front contre front.
Jack : On devrait
rentrer.
Sue : Mais je n’ai pas
encore tout fini.
Jack : Je
t’aiderai…demain.
Jack sourit avant de
tirer Sue par la main. Lévy les regarda quitter la pièce comme deux amoureux
s’enfuyant pour vivre leur idylle. Après qu’elle eut prit son manteau et son
sac sur la table, Sue et Jack quittèrent la salle laissant le chien tout seul
au milieu de la pièce.
Le pauvre chien prit une
mine abattue, posant sa tête sur le sol. Au bout de quelques secondes, la
porte se rouvrit laissant apparaître la tête de Sue et Jack.
Sue : Alors Lévy tu
viens ?
Jack : Tu ne comptes pas
dormir ici mon vieux, dépêche toi !
Lévy releva la tête et
bondit jusqu’à la sortie suivant Sue et Jack.
Fin
de flash back
23h12,
Rue de Washington D.C.
Wallace
tenait la radio d’un des subordonnés de Flemming en main. Tous la regardait
avec inquiétude, c’est elle qui était chargé d’annoncer à l’équipe les
nouvelles de ce qui se passait à l’intérieur du bâtiment.
Elle
s’avança près des agents et de Donna qui tenait une tasse de café offerte par
Tara pour se remonter le moral.
Wallace :
Je viens d’avoir des nouvelles.
Lucy :
Alors ?
Wallace :
L’intendant Randy Pitts vient d’être libéré de la cage d’ascenseur.
Un
premier ouf de soulagement se fit entendre autour de la chef de l’unité de
surveillance avant qu’une autre question fit lancer par Abby.
Abby :
Et pour Jack et Dem ?
Wallace :
L’accès n’est pas très évident car des barres de bétons ont bloqué le couloir
de l’ascenseur mais ils devraient être libres, eux aussi, dans quelques
minutes.
Donna
se laissa tomber sur la chaise qui était derrière elle. Abby serra sa mère dans
ses bras, les choses allaient s’arranger.
Myles :
Dans combien de temps ils seront libres ?
Wallace :
D’ici une heure environ. D’après Dem, Jack ne serait pas dans un état où il est
facilement déplaçable.
Le
visage de tous s’aggrava quelque peu quand Wallace reprit la parole.
Wallace :
Mais rien de grave, juste quelques côtes de fêlées tout au plus. C’est un agent
solide.
Myles :
C’est vrai, il est têtu n’oubliez pas ça.
Tous
esquissèrent un petit sourire. Tara regarda les ruines du bâtiment. Elle
s’inquiétait pour Demetrius et Jack mais aussi pour Sue et Bobby qui
avaient voulu faire parti de l’équipe de secours.
Flash
back
Bureau
du FBI
Lucy,
Sue et Tara étaient assise devant l’écran d’ordinateur de cette dernière quand
Myles, Bobby et Jack pénétrèrent dans le bureau après avoir interrogé un
témoin.
Lucy :
Je dirais la réponse D.
Tara :
La D ?
Tara
et Sue se regardèrent avant de rire un bon coup devant la réponse sincère de
leur amie.
Jack :
Qu’est ce qui vous arrivent ?
Lucy :
Tara a trouvé un questionnaire sur le net.
Bobby :
Un questionnaire ? Quel genre ?
Alors
que le trio masculin enlevait leur veste, Myles interrompit Lucy avant qu’elle
ne prenne la parole.
Myles :
Encore un de ces questionnaire sans intérêt qui pullule sur Internet.
Jack :
Certains questionnaires sont très intéressants, celui-là est sur quoi ?
Les
trois jeunes femmes se regardèrent avant de répondre.
Tara :
La question est : L’homme qui partage votre vie est-il un prince
charmant ?
Myles :
Qu’est ce que je disais, un questionnaire sans intérêt.
Lucy :
Pourtant ton profil à un bon score.
Myles
qui venait de s’asseoir se releva et s’approcha du bureau de Tara.
Myles :
C’est vrai ? (Regardant l’écran) C’était évident.
Lucy :
Ce qui est évident c’est que les femmes qui ont fait ce test ne devaient pas
savoir ce qu’elle faisait en mettant ton profil.
Myles
gratifia Lucy d’une grimace alors que Jack et Bobby s’avancèrent à leur tour.
Jack :
(avec un grand sourire) Et moi, je suis bien placé ?
Sue :
Pour le moment…
Lucy :
Tu as le score le plus faible mon cher Jack.
Jack :
QUOI ?
Jack
s’approcha de l’écran et pu constater que c’était bien le cas.
Jack :
Ce n’est pas croyable.
Bobby :
Et moi ?
Tara :
Tu bats Jack de deux points seulement.
Bobby
et Jack se regardèrent avant de regarder Myles qui jubilait.
Sue :
(à Jack) Désolée.
Jack :
C’est rien. Ce qui compte c’est ce que tu penses, pas le résultat d’un test.
Sue
rougit légèrement. Les deux amants échangèrent un regard complice qui ne
laissait pas de doute sur leurs sentiments. Ils étaient si adorables tous les
deux. Cela faisait un moment qu’ils cherchaient un moyen à vivre leur histoire,
maintenant c’était chose faite.
Tara :
Je vais regarder les commentaires des scores.
Myles
rajusta sa cravate, fier de son score tendit que Bobby s’assit sur un coin du
bureau de Tara et que Sue et Jack vit de même sur le bureau de Jack.
Tara :
Alors, les résultats de 125 à 200 points. C’est pour toi Myles.
Tara
parcourut les premières lignes avant d’éclater de rire sous le regard étonné de
ses amis. Curieuse du pourquoi, Lucy s’approcha de l’écran et dans un
étouffement de rire, lut le commentaire.
Lucy :
Mesdames fuyez ! Ce genre d’hommes n’est pas bon, ni pour votre cœur, ni
votre porte monnaie. Egocentrique et trop sûr de lui cet individu est loin
d’être un prince charmant, il vous fera devenir folle avant la fin de la journée,
évitez ce genre d’individu.
Tous
éclatèrent de rire au dépend de ce pauvre Myles.
Bobby :
Et pour l’enflammé et moi, ça dit quoi ?
Sue
s’approcha de l’écran pour lire ce qui y était marqué.
Sue :
Pour Jack il est écrit : « Ce partenaire n’est pas le prince charmant
mais le véritable chevalier sur son destrier blanc qui saura vous séduire et
faire battre votre cœur. Ce genre d’homme est rare alors ne le laissez pas
filer. »
Sue
avait dit ces derniers mots en regardant Jack.
Jack :
Un homme rare ?
Sue :
Il semblerait.
Sue
s’approcha de Jack avant de prendre place à ses côtés, un sourire aux lèvres.
Sue :
Il va falloir que je te surveille.
Lucy :
Et pour Bobby ?
Tara
regarda le score de Bobby avant de lire ce qui était inscrit sur l’écran.
Tara :
« Un prince c’est sûr, charmant cela aussi s’est fort probable. Il
n’existe pas cent hommes comme lui alors n’hésitez pas à vous jeter à l’eau
pour son amour et pour le conserver. Il vous aimera autant en retour,
foncez. »
Bobby :
Un vrai prince charmant. Je suis une perle rare moi aussi.
Tara
rougit en entendant ses mots.
Lucy
remarqua que Tara et Bobby échangeaient un regard complice. Son instinct
d’entremetteuse refaisait surface, il était vrai que depuis son mariage, son
sixième sens s’était mis en pause mais le regard qu’elle voyait entre ces
deux-là avait réveillé cet intuition.
Lucy :
C’est Tara qu’il faut que tu remercies pour avoir fait un portrait de toi si
flatteur.
Bobby :
Dans ce cas, pour vous remercier je vais vous inviter pour le déjeuner.
Bobby
fit un clin d’œil en direction de Tara qui lui rendit en lui faisait son plus
beau sourire.
Fin
du flash back
Comment
aurait-elle pu oublier ce moment. Ils étaient tous heureux et ne pensaient pas
à ce qui risquait de se passer. Mais maintenant, les choses avaient changés,
elles avaient changés en une fraction de seconde. La vie était courte, leur
métier à risques et ils devaient vivre l’instant présent.
Elle
reporta son attention sur Donna qui fixait le bâtiment, ou du moins ce qu’il en
restait. Elle l’envia, tout comme Lucy qui avait Dylan ou Sue qui avait Jack.
Et elle, elle était seule. Elle avait rompu avec Stanley et ses sentiments pour
Bobby…
Non,
elle ne devait pas penser qu’elle avait des sentiments pour lui, ils étaient
collègues de travail, comme Sue et Jack. Et pourtant…est-ce qu’elle pourrait
sacrifier sa carrière pour un homme qu’elle aimait ? Elle ne s’était
jamais vraiment posé la question mais peut-être qu’elle devrait y réfléchir.
00h00,
Ruine du bâtiment
Demetrius
attendait près de Jack que le secouriste arrive. L’attente avait été longue
mais c’était presque fini. Ils allaient être libre. Jack était faible et la
douleur se lisait sur son visage, ce qui inquiétait Demetrius. Après quelques
minutes d’attente, le secouriste, qui avait remonté le conduit de l’ascenseur
arriva au niveau des deux hommes.
Demetrius
tendit sa main au secouriste pour qu’il puisse sortir plus rapidement du
conduit.
Demetrius :
Vous voulez un coup de main ?
Secouriste :
Ca ira, mais vous et votre collègue ?
Demetrius :
Je sais qu’il me dit qu’il va bien seulement…
Sauveteur :
(à Demetrius) Je vais m’en charger.
Le
sauveteur prit sa trousse de secours avant de s’approcher de Jack, toujours
adossé contre un mur.
Sauveteur :
Je vais vous ausculter.
Jack :
D’accord.
Après
quelques minutes, le soigneur fit son diagnostic.
Sauveteur :
On va devoir trouver un moyen de faire passer une sangle pour que vous puissiez
descendre, j’ai peur qu’un effort physique trop grand ne vous perfore plus les
poumons.
Demetrius
regarda son ami d’un air inquiet.
Demetrius :
Ca ira ?
Sauveteur :
S’il ne fait pas trop d’effort ça devrait aller jusqu’à l’hôpital… mais on doit
faire vite… l’hémorragie est déjà bien entamée.
Demetrius
s’attendait à cette réponse.
Sauveteur :
(à Demetrius) En attendant, je vais vous faire descendre.
Demetrius :
Vous allez le laissez tout seul ?
Jack :
Je ne risque pas d’aller bien loin. Et puis j’ai quelque chose à faire quand je
sortirai d’ici alors ne t’inquiète pas je vais rester sagement là.
Demetrius :
Mais… ?
Jack :
Il n’y a pas de mais qui tienne. Je suis certain que Donna doit être folle
d’inquiétude à ton sujet.
Demetrius
esquissa un petit sourire. C’est vrai qu’elle devait s’inquiéter depuis le
temps qu’ils étaient enfermés là, tous les deux. Demetrius se laissa mettre le
harnais tout en regardant Jack du coin de l’œil.
Une
fois la sangle harnachée, le sauveteur prit sa radio pour que l’équipe
coordonne la descente.
00h15,
Ruine du bâtiment
Demetrius
venait de passer la tête qui le libérait enfin de l’ascenseur. Il avait enfin
réussit à quitter le piège qu’avait créé l’effondrement. Au moment où il toucha
le sol, il vit le visage familier de Sue tandis que Bobby venait de rentrer
dans la pièce. Il leur lança un grand sourire de soulagement avant que Sue et
lui ne se fassent une accolade.
Demetrius :
Vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis content de vous voir.
Sue :
Ca nous fait aussi plaisir crois-moi.
Bobby
donna une tape sur l’épaule de son ami qui lui envoya un sourire en guise de
remerciement. Mais l’attention de Sue n’était plus vraiment sur leur ami
fraîchement libéré. Elle regardait en direction de la cage d’ascenseur.
Le
sauveteur qui devait aider Jack à descendre était revenu seul. Elle regarda
pour voir s’il n’arrivait pas mais il était revenu sans Jack.
Flemming :
Il y a encore un homme là-haut.
Sauveteur :
Je sais monsieur.
Flemming
regarda l’attitude de son subordonné.
Flemming :
Il est… ?
Sauveteur :
Non, seulement d’après son état je déconseille le harnais aux épaules.
Flemming :
Et vous pensez à quoi ?
Sauveteur :
La nacelle serait plus indiquée. Il a un perforation du poumon droit… et un
très sérieux choc à la tête. Si jamais on utilise le harnais il ne pourrait pas
survivre jusqu’à la sortie du bâtiment.
Flemming
et le sauveteur en face de lui hochèrent la tête en signe de compréhension.
Jack devrait rester quelques minutes de plus seul mais c’était plus sûr pour sa
sortie.
Flemming :
Nous avons une nacelle pliante, elle fera l’affaire, on ne peut pas se
permettre d’aller chercher la vraie nacelle. (Au groupe de sauveteur) Nous
allons devoir le faire sortir avec la nacelle pliante, préparez le matos.
Chacun
se mit en action. La nacelle fut prête en quelques secondes. La pression sur
les épaules de Sue se faisait de plus en plus grande alors qu’un second médecin
examinait Demetrius.
Au moment où le sauveteur allait