Contamination

 

Auteur : EnfantTV et FandeSérie

E-mail : chelseajoyce@wanadoo.fr et reika65@hotmail.fr

Genre : aventure, romance

Résumé: Jack, Sue et Lévy se promènent dans le parc pendant leur jour de congé. Un homme tombe non loin de Sue. Elle l’aide à se relever alors que Jack était occupé. Seulement cet homme est atteint d’une maladie étrange.

 

Note de l'auteur : Les personnages et les lieux sont la propriété de la PAX. Ce fanfic a pour but de divertir les fans de la série Sue Thomas, FBEye.

 

Il fait partie d’une saison 4 virtuelle que nous sommes entrain d’écrire.

 

Appartement de Sue et Lucy.

 

Lucy : Jamais je n’aurais imaginé avoir accumulé autant de choses en 3 ans !

Myles : C’est Dylan qui doit être content de voir arriver tout ça !

Dem : D’ailleurs en parlant de Dylan, où est-il ?

Lucy : Il avait une affaire urgente à régler.

Bobby : Ouais, il nous a lâchement abandonné !

Jack : Lucy ! La prochaine fois que tu déménage… ce qui n’arrivera pas tout de suite, je l’espère… oublie nous !

Myles : Oui… On était censé prendre des vacances et non jouer les déménageurs.

 

Sue et Tara vinrent au secours de Lucy.

 

Tara : Toujours les premiers à vous plaindre !

Sue : Et puis à plusieurs, ça va beaucoup plus vite. On a déjà fini. On n’a plus qu’à charger les derniers cartons et ça sera fini.

Tara : Et vous pourrez aller regarder la finale de foot !

Bobby : Quoi ?? C’est ce soir ??

Dem : Là, les filles, vous  n’avez pas assuré !

Sue : Allez ! C’est bientôt fini !

 

Les garçons prirent les derniers cartons. Tara et Lucy prirent les derniers sacs. Jack avait fait exprès de traîner pour se retrouver seul avec Sue. Les autres sortirent. Sue allait faire de même mais Jack la retint par le bras et la tourna vers lui. Il s’approcha d’elle, en posant une main sur sa hanche et une autre sur sa joue. Et il déposa un baiser sur ses lèvres. Un baiser auquel répondit Sue. Lorsqu’ils se détachèrent, Sue regarda Jack dans les yeux.

 

Jack : J’en avais très envie.

 

Sue lui sourit. Elle devait avouer qu’elle avait apprécié.

 

Sue : Je ne suis pas contre.

 

Jack allait de nouveau l’embrasser lorsqu’il entendit du bruit dans le couloir. Il s’écarta de Sue et lui fit comprendre que quelqu’un arrivait. Lucy entra dans l’appartement.

 

Lucy : Vous venez vous deux !  (Sourire) Où vous préférez peut-être rester seuls ?

 

Jack et Sue se regardèrent. Il fallait qu’il trouve une excuse.

 

Sue : Jack… m’aidait à…

Jack : Faire un dernier tour de l’appartement pour voir si tu n’avais rien oublié.

 

Le sourire de Lucy redoubla.

 

Lucy : Je viens juste de le faire ! Mais vous avez raison (sourire) vaut mieux deux fois qu’une !

 

Elle sortit de nouveau de l’appartement, laissant Jack et Sue. Ils avaient besoin de se retrouver, surtout après ce qu’il venait de se passer…

 

 

1 semaine plutôt

Bureau

 

 

Wallace : Votre dernière mission a été accomplie avec adresse et j’ai reçu l’ordre de vous donner quelques jours de congés.

 

Tout le monde était surpris. Cela faisait des semaines qu’ils attendaient des vacances. Demetrius avait fait plusieurs demandes auprès de l’administration mais rien n’arrivait.

 

Et personne n’osait demander à Wallace. Ils devaient avouer qu’elle les impressionnait beaucoup. Ils n’avaient pas chômés depuis son arrivée. Ils avaient enchaînés les enquêtes.

 

Ils devaient bien avouer qu’ils avaient tous bien mérités quelques moments de détente. Pourchasser des terroristes, des assassins et autres bandits ne les avaient pas ménagés.

 

Si ils continuaient à se rythme là, ils n’allaient pas tenir longtemps.

 

Wallace : Je dois avouer que vous avez tous fait de l’excellent travail et que vous méritez  un peu de repos...ainsi vous reviendrez encore plus en forme pour vos futurs missions.

 

Wallace sortit du bureau. Il  était vrai que la dernière mission avait été des plus coriaces et ils avaient tous travailler d’arrache pied sur cette affaire.

 

Un trafic d’arme avait été démantelé et le chef de la bande était un criminel recherché depuis plusieurs années. L’équipe avait dû faire des planques pendant plusieurs jours d’affiler dans un motel sordide. Ainsi que dans de nombreux vans. Ils voulaient à tout prix coincés ses types.

 

Wallace leur avait mis la pression et le résultat avait été payant. Ils avaient recueillit les preuves nécessaires pour mettre toutes ses personnes derrière les barreaux.

 

Cette mission terminée, chacun pensaient à l’endroit où ils allaient se pouvoir se reposer.

 

Tara : (s’adressant à Lucy) Tu as déjà une idée de ce que tu vas faire des ces jours de repos Lucy ?

Lucy : Je me faisais une joie de passer quelques jours avec Dylan… en tête à tête.. mais les préparatifs du mariage sont encore loin d’être fini.

Bobby : T’as qu’à t’enfuir à Las Vegas pour te marier ?

Sue : J’imagine très bien la réaction de la mère de Dylan. Elle risque de nous faire une crise cardiaque.

Lucy : C’est tentant…

 

Tout le monde regarda Lucy stupéfait.

 

Lucy : Je plaisantais ! Ma mère me tuerait avant que je ne mette les pieds dans la chapelle si elle n’avertit pas la police avant !

 

Il était vrai que Lucy passait une bonne partie de son temps libre aux préparatifs du mariage. Mais plus la date se rapprochait et plus Lucy mettait l’équipe à contribution.

 

Bobby : Et toi Jack, tu vas faire quoi ? Tu retournes dans le Wisconsin ?

Jack : Je crois que je vais rester ici pour ces quelques jours.

 

Il laissa son regard terminer son chemin vers Sue. Lucy n’avait rien manqué de tout cela. Depuis qu’elle les avait surpris l’autre soir, elle guettait le moindre de leur mouvement pour savoir où en était leur relation exactement. Mais elle devait avouer qu’ils étaient très discrets… mais tellement mignons.

 

Lucy : (à Sue) Et toi ? Tu as des projets ?

 

Myles se rapprocha du bureau de Sue, là où l’équipe tenait sa petite « réunion »..

 

Myles : Quelle question Lucy, nos 2 agents ne peuvent pas être séparer l’un de l’autre. Ce que fait la main droite, la main gauche le sait !

Demetrius : En plus, je suis sûr qu’ils seraient partit ensemble de toute façon.

Sue : Comment ça ? Qu’est-ce que vous insinuez ?

Tara : Il faut dire que vous êtes souvent ensemble ces temps-ci !

 

Jack allait rétorquer quand son téléphone sonna.

 

Bobby : Sauver par le gong !

 

Jack décrocha et s’écarta du groupe.

Sue : Jack est mon instructeur, il est donc normal que l’on soit souvent ensemble pour les enquêtes.

Myles : Bien sûr.

 

Tous parus sceptiques. Ils ne savaient pas ce qui se passait exactement entre eux mais quelque chose avait changé. Rien d’officiel et ils étaient très discrets mais tout le monde avait pu remarquer à un moment ou un autre un de leurs regards, leurs gestes les trahissaient mais  un fait nouveau avait fait métamorphosé leur relation. Et l’équipe était bien décidée à découvrir quoi.

 

Jack avait fini au téléphone tandis que le reste de l’équipe quittait le bureau quand Jack s’approcha de Sue.

 

Jack : Je voulais savoir ce que tu faisais demain dans la matinée ?

 

Sue le regarda. Elle avait essayé tant bien que mal de convaincre les autres qu’il ne se passait rien et Jack qui vient renforcer leurs doutes. Cela ne semblait pas le gêner. Il avait peut-être raison ? Non. Leur relation n’était pas réglementaire et… il fallait qu’elle arrête de trop penser.

 

Jack : Sue ?!

Sue : Désolé… Et bien…je n’ai rien de prévu.

Jack : Ca te dit une promenade dans le parc ?

 

Sue lui sourit. Elle adorait leur promenade et lorsqu’il la regardait avec ce regard, il savait très bien qu’elle ne pouvait rien lui refuser.

 

Sue : Je ne sais pas trop, (regardant Lévy) ça dépendra de Lévy. Il est plutôt du genre lève-tard ces derniers temps.

 

Jack sourit à la remarque de Sue.

 

Jack : (regardant Lévy) Je suis certain qu’il changera d’avis si je lui apporte des beignets demain.

 

Lévy aboya se qui fit rire Jack et Sue.

 

 

Le lendemain au parc

 

 

C’était une journée assez fraîche. Le temps était propice aux promenades sous les feuilles mortes.

 

Sue portait un imperméable gris clair qui cachait un blazer beige tandis que Jack avait une veste bleue marine accompagné un pantalon noir, d’un pull bleu et d’une paire de gant gris.

 

Lucy avait comme emménagé chez Dylan. Même si c’est affaires étaient encore à l’appartement, elle passait toutes ses nuits chez lui. Ce que Sue comprenait très bien. Cependant, la solitude commençait à se faire sentir pour Sue qui s’était habitué à une co-locataire. Elle était même bien plus. Elles s’entendaient à merveille plus que des confidentes, des sœurs.

 

Cela lui avait fait bizarre lorsque Lucy lui avait annoncé qu’elle allait s’installer définitivement chez Dylan. Elle avait commencé à faire ses cartons. Sue était heureuse pour son amie mais elle allait énormément lui manquer.

 

Sue devait admettre que l’absence de Lucy l’avait tout de fois permis de voir Jack plus souvent. Les moments avec lui avaient été plus fréquents et ils n’avaient pas besoin d’excuse pour se voir en dehors du travail.

 

Après la soirée d’enterrement de vie de célibataire de Lucy, Les choses avaient quelques peu évolués sans qu’ils ne s’en rendent vraiment compte. Ils commençaient tout doucement à avoir une vraie relation de couple… « Secrète ».

 

Il y avait bien plus qu’une simple attirance, une véritable alchimie c’était installé entre eux et ils n’avaient jamais ressenti cela auparavant. Chacun pouvait ressentir, au-delà des mots, l’attente, les craintes et les émotions de l’autre. Ils aimaient la compagnie de l’autre. Et chaque moment passé ensemble était un moment particulier. Un moment à eux.

 

Ils espéraient que cette journée resterait un moment inoubliable.

 

Sue regarda Jack. Il suivait Levy des yeux. Celui-ci était partit rapporter le bâton que Jack venait de lui lancer. Par moment, elle n’arrivait toujours pas à croire ce qu’il lui arrivait. Jack était merveilleux et il était avec elle.

 

Etant plus jeune et il y a même de ça quelques années, elle n’aurait pu penser, qu’un homme tel que Jack pourrait s’intéresser à elle. Et pourtant, aujourd’hui, il se tenait à ses côtés et était pleins d’attentions envers elle.

 

La compagnie de Jack était merveilleuse. Elle ne put s’empêcher de sourire. Elle s’approcha de lui, prit sa main dans la sienne et s’agrippa à son bras. Il la regarda, un peu étonné. Sue était d’habitude très discrète pour ne pas que leur relation soit dévoilé.  Il lui sourit.

 

Il sentait bien avec elle. Elle avait le don de l’apaiser et de le rendre heureux. Il avait juste besoin de la voir pour que sa journée s’égaye. Il pouvait passer des heures à la regarder ou à l’écouter parler de chose et d’autres.

 

Ils marchèrent l’un près de l’autre, la main dans la main. Le temps semblait se figer pour les laisser savourer chaque instant passé ensemble.

 

Sue rappela Lévy qui accouru. Le téléphone de Jack se mit à sonner. Il le chercha dans sa poche. Sue comprit que c’était le téléphone. Il regarde sur l’écran.

 

Jack : Excuse-moi, il faut que je réponde.

Sue : Je t’en prie.

 

Jack s’éloigna.

 

Il était devenu cachottier ces derniers temps. Il avait des coups de fil très fréquents et ne justifiait pas de ses retards au bureau. Sue ne savait plus quoi penser.

 

Tout de suite une idée traversa son esprit. Il avait peut-être quelqu’un d’autre dans sa vie. Une « autre » femme. Non, elle ne pouvait pas croire que Jack… Non. Elle lui faisait confiance. C’était peut-être idiot mais quand elle aimait…

 

Que venait-elle de dire ? Qu’elle l’aimait. C’est pour cela que tous ses secrets la tracassaient car elle tenait trop à lui. Non, il n’y avait personne d’autre, pas après tout ce qu’il s’était passé entre eux ses dernières semaines.

 

Leurs soirées, leurs discussions, leurs balades… ses regards… ses caresses… ses baisers… leur relation était sincère et Sue faisait confiance à Jack. Elle avait envie de croire à leur futur.

 

Elle sourit. Le simple fait de penser à un avenir avec Jack la rendait heureuse… peut-être tout simplement parce que Jack la rendait heureuse.

 

Les mauvaises pensées envolées, Sue rappela Lévy qui n’était pas le seul à apprécier la sortie.

 

Alors que Sue remettait sa laisse à Lévy, un homme à quelques mètres d’elle trébucha. Elle se tourna vers l’endroit où se situait Jack mais il était toujours au téléphone.

 

Sue signa à Lévy d’aller chercher Jack pendant qu’elle s’approchait de cet homme. Il portait des vêtements tachés et troués. Il avait les airs d’un sans abris. Sue ne pouvait pas le laisser ainsi, il semblait avoir du mal à se relever.

 

Sue : Je vais vous aider monsieur.

 

Jack à quelques mètres de là fut prévenu par Lévy. Jack raccrocha et revint près de Sue.

 

Homme : Je…

Sue : Je vais vous aider, appuyez-vous sur moi.

 

Sue tendit la main et aida l’homme à se redresser. Les vêtements de l’homme étaient couverts de sang. L’inconnu perdait beaucoup de sang et ne réussi pas à se relever. Jack venait de les rejoindre.

 

Jack : Est-ce que ça va ?

Sue : Cet homme a trébuché et…

 

L’homme laissa s’échapper quelques mots avant de s’évanouir.

 

Homme : Vous n’auriez pas dû….. Je… je… suis contagieux…

 

Et il perdit connaissance. Sue et Jack se regardèrent. Sue voulut prendre le poul de l’homme mais Jack l’en empêcha.

 

Jack : Si il est contagieux, vaudrait mieux laisser les secours s’en occuper. J’appelle une ambulance.

Sue : Mais...

Jack : Ca devrait aller.

Sue : Tu devrais quand même t’écarter de moi et tenir Lévy. On ne sait jamais.

 

Jack ne voulait pas affoler Sue mais il était très inquiet. Elle l’avait touché et essayer de l’aider à se relever.

 

Quelques minutes plus tard.

 

Une équipe médicale arriva sur place. L’homme était dans un état critique. Les ambulanciers ne savaient pas quoi diagnostiquer.  Les blessures de l’inconnu n’étaient pas très normales.

 

Certes, il perdait du sang mais quelque chose d’autre était en train d’affaiblir cet homme.

 

Après avoir mis l’homme sur un brancard, les ambulanciers s’approchèrent de nos 2 agents qui avaient gardé une légère distance entre eux.

 

Ambulancier1 : Est-ce que l’un de vous à toucher à cet homme.

 

Sue regarda Jack avant de répondre.

 

Sue : Oui, je l’ai aidé à se relever.

Ambulancier1 : Vous allez devoir nous suivre.

 

Jack commençait à s’alarmer. Il essaya de s’approcher mais un autre ambulancier l’en empêcha.

 

Jack : Pourquoi ? Que se passe-t-il ?

Ambulancier1 : Mon collègue et moi (hésitant) nous ne sommes pas certains mais …il se pourrait que cet homme est été contaminé par un virus bactériologique très dangereux.

Ambulancier2 : Votre inconnu s’est fait tirer dessus à plusieurs reprises mais son état n’à rien avoir avec ça. On  ne veut pas vous inquiéter pour rien mais des tests seraient préférables.

 

Sue et Jack se fixèrent un instant. Ce jour sera vraiment inoubliable. Il fallait qu’il tienne le coup et qu’il la soutienne. Sue l’interrogea du regard.

 

Jack : Ca ira. Je suis persuadé que ça ne doit pas être si grave.

Ambulancier1 : Je suis désolé mais on va devoir attendre l’équipe de décontamination. En attendant, vous allez remplir quelques formulaires avec mon collègue. Vous aussi (regardant Jack) !

 

Sue s’éloigna de Jack qui ne la quittait pas des yeux.

 

Ambulancier2 : Je ne pense pas qu’il y ait quelque chose de grave mais on préfère être sûr, vous comprenez.

Jack : Oui, bien entendu.

 

Sue et Jack remplissaient des formulaires de santé chacun de leurs côtés. Jack n’arrêtait pas de regarder dans la direction de Sue. L’équipe de contamination arriva sur place. Un homme s’approcha de Sue sous une combinaison.

 

Homme1 : Vous allez monter dans le camion d’isolement pour éviter toute épidémie.

 

Sue ne comprenait rien. Lorsque Jack vit le type en combinaison, il comprit tout de suite que cela n’allait rien faciliter pour Sue.

 

Sue : Je n’arrive pas à lire sur vos lèvres à cause du casque.

 

Il essaya d’aller la rejoindre mais d’autres hommes en combinaisons l’en empêchèrent.

 

Jack : Elle ne vous entend pas, elle est sourde. Elle lit sur les lèvres mais… avec votre combinaison, elle ne peut pas.

 

L’homme regarda Jack puis Sue. Il se tourna de nouveau vers Jack.

 

Homme 1 : Dites lui que nous devons la mettre en isolement dans un de ses camions. Pareil pour vous !

 

Sue regarda Jack. Elle était perdue. Elle ne comprenait pas ce qu’il se passait et elle n’aimait pas ça.

 

Jack : Il dit qu’ils vont nous faire monter dans des camions pour éviter une diffusion possible.

Homme1 :  Mais avant…Votre collègue et vous allez aussi répondre à quelques questions.

Jack : (A Sue) Ils vont devoir nous poser quelques questions.

 

Jack expliqua à Sue ce qu’avait demander le scientifique.

 

Homme1 : Vous avez eu des contacts physiques après avoir touché cet homme ?

 

Sue regarda Jack pour savoir ce que demandait le scientifique.

 

Jack : Il veut savoir si on a eu des « contacts physiques » après avoir touché notre inconnu.

Homme1 : Alors ?

Jack : Non !

Sue : Non !

Homme1 : Pas de même de petits baisers ? Après tout c’est l’endroit idéal pour les rendez-vous entre amoureux !

Jack : C’est vrai qu’après avoir vu un type s’écroulé en sang par terre… la première idée qui nous vient à l’esprit, c’est de s’embrasser !

Sue : Qu’est ce qu’il y a ?

 

Sue n’arrivait pas à comprendre pourquoi Jack s’énervait.

 

Jack :(gêné) Rien, il voulait juste savoir si j’étais sûr !

Homme1 : On va vous emmener séparément mais c’est juste pour prévention.

Jack : (regardant Sue) On va être séparer mais pas longtemps.

Sue : Et pour Lévy ?

Homme1 : Dites à votre amie que le chien va être emmené par une cellule de la protection des animaux, elle n’a pas à s’inquiéter.

Jack : (à Sue) Lévy va être pris en charge par une cellule vétérinaire.

Homme1 : On a aussi prévenu votre patron.

Jack : Il faut qu’elle puisse lire sur vos lèvres !

Homme 1 : Je vais faire le nécessaire !

 

L’homme tira Sue par le bras pour qu’elle le suive. Elle et Jack ne se lâchaient pas du regard.

 

La scène se déroula au ralentit. Jack regarda Sue s’éloigner. Comment tout cela avait pu arriver ? Ils étaient tranquillement entrain de se balader dans le parc et voilà que maintenant, ils étaient mis en isolement.

 

Il pouvait voir de la peur s’installer dans le regard de Sue. Il aurait aimé être avec elle, pourvoir lui dire que tout allait bien se passer une nouvelle fois. La prendre dans ses bras et la protéger de tout ça.

 

L’équipe de décontamination avait sécurisé les entrées du parc.

 

L’équipe médicale emmena Sue, Jack et Lévy dans des camions séparés au centre de bactériologie pour les examiner.

 

Sue était vraiment à l’étroit dans cette camionnette. Elle ne pouvait pas voir à l’extérieur et ne savait pas dans quel camion Jack était monté. Elle s’inquiétait aussi pour Lévy, c’était un chien assez têtu parfois.

 

Tout se mélangeait dans sa tête, qu’allait-il se passer ? Pour elle …et Jack. Et si elle l’avait contaminée par mégarde. Que voulait dire cet homme en disant qu’il était contagieux. Est-ce que c’était si grave ? Comment cela allait-il se terminer ?

 

Des tonnes d’émotions se mélangeaient en elle. De la peur, de l’inquiétude… Elle se surprit à repenser à son futur. A leur futur, à Jack et elle. Est-ce qu’il serait un jour ensemble ? Non, elle devait rester positive. Elle avait passé une très bonne journée et rien ne devait la gâcher. Il était possible que tout cela soit une erreur. Une simple erreur.

 

De son côté, Jack était anxieux. Qu’allait-il se passer pour Sue. Il n’avait pas eu le temps de lui dire tout ce qu’il avait sur le cœur. Le but des secrets qu’il avait eu ces derniers temps. Le fait qu’il était un autre quand elle était près de lui, qu’elle savait le comprendre, lire en lui. Elle était devenue plus important dans sa vie jour après jour mais il ne devait pas s’inquiéter, Sue était une femme forte et peut-être qu’elle n’était pas contaminée. Il devait rester confiant.

 

Bobby, Myles, Tara, Lucy et Demetrius avait rejoint Jack et Sue au centre de décontamination. Wallace les avaient appelé et leur avait dit de se rendre au centre pendant qu’elle s’occupait de la paperasse.

 

 

Centre de bactériologie

 

 

Bobby : (suivit du reste de l’équipe) On a fait aussi vite qu’on a pu !

Demetrius : Qu’est-ce qui s’est passé ?

Lucy : (voyant Lévy près de Jack) Où est Sue ? Comment va-t-elle ?

Jack : Les médecins n’ont pas encore fini leurs diagnostics.

Bobby : Et toi ?

Jack : Ils ont déjà fait les analyses sur moi et n’ont rien trouvé d’anormale. Je portais des gants qui ont empêché un contact direct avec le virus.

Myles : Comment cela est arrivé ?

Jack : Un homme a trébuché et comme Sue l’a vu la première, elle l’a aidé et…quand l’ambulance est arrivée, ils nous ont dit qu’il était peut-être contagieux et ils ont alerté l’équipe de décontamination.

 

Un long silence s’installa. Ils ne savaient pas quoi faire. L’arrivée d’un homme sortant de la chambre de Sue interrompit cette atmosphère tendue.

 

Un homme s’approcha de l’équipe. Il portait une combinaison de protection et l’enleva pour s’adresser à Jack et au reste de l’équipe.

 

Homme : Bonjour, je suis le Docteur Stuart Rothers. J’ai examiné l’homme qui est tombé et j’ai malheureusement une mauvaise nouvelle.

 

Jack ne voulait pas en entendre davantage. Il se sentit mal à l’aise, responsable de ce qui se passait. C’est lui qui avait proposé cette sortie. S’il arrivait quelque chose  Sue, il ne se le pardonnerait jamais.

 

Flash-back dans l’appartement de Sue.

 

On venait de sonner à la porte et Lévy avait prévenue sa maîtresse. Ca devait être Jack. Sue alla ouvrir la porte.

 

Jack se tenait devant elle. Comme la première fois qu’il était venue chez elle, elle sentie les battements de son cœur s’accentués. Il se souriait et aucun d’eux ne savait pas par quoi commencer.

 

Qu’est–ce qu’ils leur arrivait. Ils s’étaient déjà retrouvés dans cette situation auparavant mais aujourd’hui quelque chose de différent faisait que tout paraissait inconnu. Ils avaient l’impression de faire un pas vers l’inconnu, comme ouvrir une porte vers un monde inexploré qui apparaissait comme inquiétant et magnifique à la fois.

 

Cela ne devait pas faire fuir Jack, il l’avait proposé à Sue cette promenade et elle avait accepté alors qu’elle était très occupée par les préparatifs du mariage de Lucy.

 

Tout se passerait bien, il devait avoir confiance. Il avala sa salive et pris son courage à deux mains. Il lui fit son plus beau sourire.

 

Sue crut qu’elle allait défaillir. Elle adorait ce sourire. Elle se mordit légèrement la lèvre inférieure. Un petit tic que Jack adorait.

 

Jack : Bonjour.

Sue : Bonjour.

Jack : Ca va ?

Sue : Oui, entre je t’en prie.

 

Jack entra, il tenait une boîte dans la main.

 

Jack : Je l’avais promis et je tiens toujours mes promesses.

 

Il ouvrit la boîte qui contenait des beignets fourrés à la crème, les préférés de Lévy.

 

Jack : Comme tu m’as dit qu’il n’était pas du matin, je vais essayer de le corrompre.

Sue : Je crois que tu as tort, ce chien est incorruptible.

 

Sue n’eut pas le temps de terminer sa phrase que Lévy sauta dans les bras de Jack pour lui réclamer un beignet.

 

Sue : On ne peut même pas te faire confiance Lévy.

 

Ils rirent de bon cœur. Tout se passait parfaitement bien, Jack proposa alors à  Sue de sortir.

 

Jack : Prête pour la ballade dans le parc ?

Sue : Tu as quelque chose en tête ?

Jack : Il y a un café qui est sympa près du parc, on déjeunera là-bas.

Sue : Mais…et les beignets ?

 

Sue et Jack se retournèrent et virent Lévy engloutir le dernier beignet.

 

Jack : Je crois que je vais devoir en prendre d’autres.

 

Fin du flash-back

 

 

Tara : C’est si grave que ça Docteur ?

Rothers : Et bien, d’après les analyses, l’homme est atteint d’une bactérie transmissible par les pores.

Bobby : Par les pores ??

Rothers : Un contact physique avec cette personne peut permettre de véhiculer le virus.

Jack : C’est un virus… (Hésitant) qui peut être…mortel ?

Rothers : Nous en savons rien. Pour le moment, cet homme va être conduit  dans un centre d’observation et…

Lucy : Et Sue ?

 

Personne n’osa poser la question. Ils espéraient tous que Sue n’avait pas été contaminé mais c’était une possibilité.

 

Rothers : Je crains que votre collègue ne soit exposé aux effets de cette infection. Les examens ont révélé qu’elle avait été en contact direct avec le virus. Pour le moment, il se peut que son corps crée des anti-corps assez rapidement mais il vaut mieux être prudent et la garder en observation.

 

L’équipe était abasourdie. Comment cela pouvait être possible. Le médecin continua son explication.

 

Rothers : Nous voulons seulement être sûr que votre amie n’a rien. Agent Hudson.

 

Jack était perdu dans ses pensées. Il revit le sourire de Sue. Cette joie de vivre qui se dégageait d’elle. Elle était forte. Elle allait s’en sortir.

 

 Il ne pouvait pas croire ce qu’ils leur arrivaient. Il y a de ça quelques heures tout allait bien. Et maintenant, il risquait de la perdre. Non. Ce n’était pas possible.

 

Il aurait dû être là, pour la protéger. Il l’avait laissée pour répondre au téléphone mais son appel n’aurait servit à rien s’il l’a perdait. Tout ça c’était pour elle, il aurait dû faire attention à elle. Il aurait dû rester  chez Sue, là-bas, elle aurait été en sécurité.

 

Rothers : Agent Hudson… agent Hudson !

 

Jack ne répondit pas. Le regard toujours dans le vide. Il avait l’impression que tout s’était arrêté, que le monde avait arrêté de tourner mais ce n’était pas le cas. Et tout lui semblait aller trop vite.

 

Bobby : Jack !

 

Il leva enfin les yeux vers son ami qui lui fit signe que le médecin lui parlait.

 

Rothers : Il faudrait aussi que vous nous accompagniez aussi pour plus de tranquillité. L’agent Thomas nous a déjà dit qu’il n’y avait eu aucun contact entre vous après la chute de l’individu mais nous allons quand même vous examiner.

Jack : J’ai déjà passé des examens…

Rothers : Je préfère être sûr !

Demetrius : Ne t’inquiète pas on va s’occuper de ça, prend soin de toi et de Sue.

Bobby : Tout va s’arranger.

 

Ils y allèrent tous de leurs petits mots d’encouragement mais ça ne changerait rien si Sue était contaminée.

 

Non, ils avaient raison, il ne devait pas perdre espoir. Il était possible que Sue n’a rien.

 

Jack : Je compte sur vous. Trouvez des infos mais restez prudent.

 

Jack suivit l’équipe médicale jusqu’à une chambre stérile. Le reste de l’équipe regarda Jack s’éloigné. Il devait faire vite, Sue et Jack avaient confiance en eux et il ne devait pas les décevoir.

 

Chambre de Jack

 

Le médecin l’avait quitté pour aller faire les examens. Il était assis sur une chaise. Il était penché en avant, la tête dans les mains. Il passa ensuite ses mains sur son visage.

 

Il n’arrivait toujours pas à y croire. Il avait l’impression que c’était un cauchemar et qu’il allait bientôt se réveille et aller retrouver Sue. Mais malheureusement il se rendit vite compte que cela n’avait rien d’un rêve.

 

Plusieurs souvenirs lui revinrent à l’esprit.

 

Flashback

 

Jack resta silencieux et resta son regard plongé dans celui de Sue. Il fit simplement un nouveau pas vers elle.

 

Sue : C’est une amie qui m’a aidé à réaliser que le plus important était ce que l’on avait et de profiter de l’instant présent. De faire confiance à la vie. C’est pour cela que j’ai décidé de rester. Parce que MA vie est ici… et que…

 

Sue respira un instant.

 

Sue : Que je n’avais aucune envie de vous quitter… de te quitter.

 

Jack fit les derniers pas qui le séparait de Sue et posa sa main sur sa joue. Il la regarda pour voir si tout allait bien. Il n’avait pas envie d’aller trop vite. Comme pour lui donner son accord, Sue posa sa main doucement sa main sur son torse et resta son regard planté dans le sien.

 

Il baissa son visage vers le sien et lorsqu’elle sentit le souffle de Jack sur son visage, elle ferma les yeux. Doucement, elle sentit les lèvres de Jack se posées sur les siennes. Elle se surprit à répondre presque immédiatement à son baiser. Jack avait posé son autre main sur la hanche de la jeune femme, pour la serrer contre lui et avait laissé sa main glissée dans le dos de Sue. Celle-ci avait fait glissé ses mains vers la nuque de Jack.

 

Ils se séparèrent et retombèrent dans le regard l’un de l’autre. Ce baiser n’avait rien avoir avec celui qu’il avait échangé la première fois. Peut-être tout simplement parce qu’il était « vrai ». Pas de couverture à sauver.

 

Sue laissa ses mains reposer sur les épaules de Jack.

 

Jack : Faisons confiance à la vie !

 

 

Pourquoi n’arrivait-il pas à suivre ce qu’il avait dit à Sue ?

 

Bureau du FBI

 

L’équipe venait d’arriver et commençait à chercher des indices quand Wallace entra dans le bureau.

 

Wallace : Bien, nous allons commencer. Comme l’agent Thomas et Hudson sont à l’hôpital, je vais vous aider pour l’enquête.

 

Tous parus surpris. Wallace sur le terrain ! Il espérait que tout ce qui s’était passé aujourd’hui n’était qu’une mauvaise blague. Elle était déjà intraitable au bureau alors sur le terrain, elle devait être terrifiante, très efficace mais terrifiante.

 

Wallace : Agent Manning et agent Leland, vous allez au parc pour savoir d’où venait notre inconnu. (Se tournant vers Tara et Lucy) Agent Williams et mademoiselle Dotson, je veux que vous trouviez une identité à cet homme. J’ai entré les caractéristiques de notre inconnu dans la base de donnée, il faut vérifier les réponses qui colleraient au profil.

 

Ils se regardèrent tous. Elle avait fait autant de chose en si peu de temps ? Karen Wallace était vraiment une femme spéciale. Ils venaient juste d’arriver. Selon certaines rumeurs, elle avait pris des vacances à l’étranger. Néanmoins, elle avait déjà fait beaucoup de recherche.

 

Wallace : Je n’ai pas besoin de vous dire que cette mission est prioritaire. Une ligne directe avec l’hôpital a été mise pour avoir des nouvelles et les informations sont précieuses alors n’hésitez pas à pousser vos indics.

 

Bobby et Myles prirent leurs manteaux et sortirent tandis que Tara et Lucy passaient des coups de fils et faisaient des recherches sur l’ordinateur.

 

Demetrius attrapa sa veste et se tourna vers Lucy et Tara.

 

Demetrius : Je vais faire le tour de mes indics.

Wallace : Agent Gans, vous irez plus tard. Nous devons aller à la NSA.

 

Demetrius paru étonné, elle avait dit « nous ». Que devait-il comprendre ?

 

Demetrius : la NSA ?

Wallace : Oui, d’après une source fiable, la NSA serait au courant de ce qui se passe. Nous allons leur rendre une petite visite.

Tara : Une source fiable !

Wallace : Ne posez pas trop de question !

 

Wallace prit sa veste et se tourna vers Lucy.

 

Wallace : Si jamais vous avez du nouveau appelez-moi sur mon portable. Agent Gans, vous conduisez.

 

Wallace sortit du bureau tandis que Demetrius rechercha un peu de réconfort dans le regard des 2 filles restées au bureau avant de rejoindre Wallace.

 

 

Dans le parc

 

Bobby et Myles posaient des questions aux témoins éventuels. De nombreux curieux s’étaient regroupés autour de la tente montée un peu plus tôt, lorsque Sue et Jack avaient été emmenés par l’équipe. Une agitation pareille ne pouvait pas resté inaperçue.

 

Bobby : (se rapprochant de Myles) Tu as du nouveau ?

Myles : D’après certains témoins qui étaient là ce matin, ils ont vu Jack et Sue. Et surtout notre homme qui venait du quai.

Bobby : De mon côté, une fleuriste m’a dit qu’elle avait aperçu notre inconnu plus tôt ce matin et qu’il se dirigeait vers un hangar accompagné d’un autre homme.

Myles : Sans doute le tireur, ou bien un complice qui a appâté la victime.

Bobby : Je crois qu’on va faire un tour du côté des hangars.

Myles : Il va falloir que certains de ces scientifiques nous accompagnent.

 

 

A l’hôpital

 

Jack n’avait pas eu l’autorisation de quitter le centre de décontamination. Il devait être gardé au cas où des symptômes se présenteraient. De toute manière, il n’aurait pas laissé Sue seule.

 

Il s’était tout de suite dirigé vers la chambre de Sue mais en arrivant devant la porte, il n’avait pas pu entrer. Alors il était resté planté là.

 

Jack ne pouvait s’empêcher de se reprocher ce qui se passait. S’il n’avait pas convaincue Sue de passer par le parc pour aller prendre le petit déjeuner, rien de tout ceci ne serait arrivé.

 

Jack était toujours devant la porte de Sue. La perdre le terrifiait. Le médecin se représenta devant lui mais Jack remarqua à peine la présence du docteur à ses côtés.

 

Rothers: Agent Hudson?

Jack : (surpris) Oui? Il y a un problème?

Rothers : Pour plus de tranquillité nous allons transférés mademoiselle Thomas dans une chambre d’isolement stérile.

Jack : Pourquoi ? Il y a un problème ?

Rothers : Il semblerait que le virus affaiblisse le système immunitaire des patients et tant qu’un antidote n’a pas été trouvé, nous préférons isoler l’agent Thomas.

Jack : Je comprends. Je pourrais la voir ?

Rothers : Après le changement de chambre vous pourrez rester à ses côtes. Vous devez savoir que les chances de guérison de votre amie son assez mince. Plus le temps passe et plus elles se réduisent.

Jack : …

Rothers : Je pense que les 3 prochains jours seront décisifs. Vous devriez envisager de joindre sa famille.

 

Jack redoutait cela. Comment allait-il dire aux parents de Sue que tout était sa faute. Il devait néanmoins les prévenir qu’elle était à l’hôpital. Elle devait avoir l’appui de sa famille à ses côtés.

 

Perdre Sue lui était impossible à imaginer. Il ne pourrait pas vivre sans elle. Non. Elle allait s’en sortir. Elle devait s’en sortir. Il ferma les yeux pour empêcher les larmes de couler.

 

Le médecin l’avait laissé seul. Jack se tourna vers le mur et donna d’un seul coup un coup dans celui-ci. Il laissa sa tête contre le mur. Les larmes commencèrent à couler. Elle ne pouvait pas mourir.

 

Il s’adossa au mur et se laissa glisser contre celui-ci. Sa vie n’avait plus aucun sens si Sue n’en faisait plus partie.

 

Pendant ce temps à la NSA

 

 

Wallace et Demetrius attendait dans un couloir de la NSA. L’accueil n’avait pas été des plus chaleureux. L’hôtesse d’accueil avait été plutôt froide avec eux quand Demetrius avait montré sa plaque du FBI. Les prises de bec entre les différents services n’étaient pas pour faciliter les choses.

 

Demetrius commençait à perdre patience. Ils étaient là depuis déjà ½ heures. Wallace se leva brusquement.

 

 

Wallace : Agent Gans, attendez-moi là.

Demetrius : D’accord !

 

 

Wallace se dirigea vers le bureau de la secrétaire, qui la regardait du coin de l’œil.

 

Wallace : Je crois que nous ne nous sommes pas bien fait comprendre ! … Nous souhaiterions voir au plus vite le responsable du département…

Secrétaire : Je vous ai déjà dit qu’il ne pouvait pas vous recevoir pour le moment.

Wallace : Est-ce le mot « rapidement » ou « urgent » sur lequel vous bloquer ?!

Secrétaire : J’ai très bien compris… mais je vous le répète, il ne peut pas…

Wallace : Je ne posais pas à nouveau la question… alors si vous ne prenez pas ce téléphone, croyez-moi que vous allez avoir de sérieux ennuis !

Secrétaire : Je ne dépends pas de votre autorité et les seules personnes autorisées…

Wallace : Je me contrefous de savoir de qui vous dépendez !

 

Wallace sortit son téléphone portable et composa un numéro. Un téléphone dans une pièce voisine se mit à sonner.

 

Wallace : Bonjour Barry… ça pourrait aller mieux ! Je suis bloquée dans le hall … oui… merci !

 

Elle raccrocha  et revint auprès de Demetrius et pris ses affaires.

 

Wallace : Le directeur du département santé va nous recevoir.

Demetrius : Tout à l’heure son assistante nous a dit que…

Wallace : Il va nous recevoir… maintenant.

 

La porte du bureau s’entrouvrit et le directeur apparu sur le seuil de la porte.

 

Directeur : Karen, je ne savais pas que tu étais là !

Wallace : Ne t’inquiète pas Barry, je suis sûre que tu avais beaucoup de travail.

Directeur : Je t’en prie entre. Mademoiselle apportez-nous du café et dépêchez-vous.

 

La secrétaire alla chercher une cafetière et s’empressa de prendre des tasses pendant que Demetrius et Wallace s’installait dans le bureau du directeur.

 

Directeur : (s’adressant à Demetrius) Je suis Barry Hathaway, je suis directeur du secteur santé à Washington rattaché à la NSA.

 

Demetrius serra la main du directeur et s’assis au côté de Wallace.

 

Wallace : Barry je ne suis pas ici pour le thé et les petits gâteaux. J’ai 2 excellents agents à l’hôpital et ils se pourraient qu’ils soient entrés en contact avec un virus  mortel.

 

Demetrius observa la réaction d’Hathaway. Il appuya sur le bouton de l’interphone et joint sa secrétaire.

 

Hathaway : Mademoiselle je ne veux être déranger sous aucun prétexte et faites envoyer Tennyson dans mon bureau.

 

Le visage du directeur se ferma. Il parut inquiet.

 

Hathaway : Nous avons eu des échos comme quoi une attaque bactériologique aurait été programmée sur une personne haut placée à Washington.

Wallace : Depuis combien de temps ?

Hathaway : Environ 3 jours.

Wallace : Et tu comptais en parler quand au FBI ? (Énervée) Je te signale que la petite guerre interne entre FBI et NSA je m’en fiche. Tu expliqueras ça aux familles des agents qui sont sur le terrain !

Hathaway : Je suis désolé. Je ne savais pas que tu t’occupais du dossier. Mon bureau a été prévenu ce matin d’une contamination d’agent du FBI, je ne savais pas qu’ils étaient sous tes ordres.

Wallace : Que comptes-tu faire ?

Hathaway : Et bien…

 

Hathaway fut interrompu. Quelqu’un avait frappé à la porte. Une femme fit son apparition et se présenta devant Hathaway.

 

Femme : Vous m’avez fait demandez, monsieur ?

Hathaway : Oui, (se tournant vers Wallace et Demetrius) je vous présente l’agent Miranda Tennyson. Elle s’occupe des recherches au sujet de l’attaque bactériologique.

Tennyson : Bonjour.

Demetrius : Bonjour, je suis l’agent Gans et voici ma supérieure, l’agent Wallace. Que savez-vous sur le virus de ce matin ?

 

Tennyson regarda Hathaway qui lui fit un signe de tête comme accord.

 

Tennyson : Et bien, selon les dernières analyses, ce virus est mortel à 90%. La plupart des gens qui ont été exposé n’ont pas survécu plus de 72 heures.

 

Demetrius était sous le choc. Sue allait donc mourir ?! Non, ce n’était pas possible.  Il devait y avoir une solution.

 

Comment allait-il annoncer ça aux autres. Lucy, Tara, Bobby, Myles…et surtout Jack. Comment pourrait-il le dire à Jack. Il ne pourrait pas lui mentir mais comment pourrait-il lui annoncer cette terrible nouvelle ?

 

Wallace : Vous avez trouvé un remède ?

Tennyson : Et bien, nos labos cherchent encore un contrepoison mais il nous faudrait encore 2 ou 3 ans de recherche pour être sûr.

Demetrius : Seulement  nous n’avons pas 2 ans !

Tennyson : Je suis désolée mais pour le moment…

Wallace : Au lieu de perdre vos temps dans ces bureaux, vous allez aller faire des prélèvements sur l’homme porteur du virus à l’hôpital…

Tennyson : Je n’ai pas à vous obéir, vous…

Hathaway : C’est vrai mais vous allez pourtant le faire car je vous l’ordonne.

 

Tennyson était surprise. Elle sortit du bureau et rejoignit son laboratoire.

 

Wallace : Merci Barry !

Hathaway : J’aimerai faire plus Karen, en attendant il faut espérez que tout puisse s’arranger.

 

Hopital

Chambre de Sue

 

Il avait eu enfin le courage d’entrer dans la chambre. Sue était là allongée paisiblement. Elle n’avait pas l’air de souffrir. Jack s’approcha lentement. Les médecins lui avaient demandé de mettre un masque, une tenue stérile et de gants.

 

Il prit la main de Sue dans la sienne et lui caressa la main de son pouce. La voir dans cet état le rendait malade. Elle qui d’habitude était si pleine de vie.

 

Il approcha une chaise du lit et s’assit. Il n’avait pas lâché la main de Sue. Le médecin lui avait dit qu’il lui avait donné un sédatif pour qu’elle se repose un peu.

 

Il repoussa une mèche de cheveux de Sue et laissa ses doigts glissés le long de sa joue. Il aurait aimé pouvoir la toucher réellement. Lui faire sentir qu’il était là et qu’il ne l’abandonnerait pas. Jamais.

 

Bureau du FBI

 

Wallace et Demetrius venaient de rentrer dans le bureau alors que Tara et Lucy avait réussi à mettre un nom sur l’inconnu grâce à la base de donnée des empreintes fédérales.

 

Tara : J’ai réussi à retrouver l’identité de l’homme qui était au parc. Il s’agit de Daniel Stevens. C’est un scientifique qui avait travaillé sur un sérum très dangereux.

Wallace : Et que s’est-il passé ?

Lucy : Le laboratoire où il travaillait l’a renvoyé. Il aurait commis un acte de négligence.

Tara : Nous avons envoyé une patrouille à  son domicile mais rien d’intéressant n’a été retrouvé là-bas.

Wallace : Très bien. Et les agents Manning et Leland, ils ne sont pas encore revenus ?

Lucy : Bobby a dit qu’ils avaient une piste. Ils sont partis avec une cellule mobile de bactériologie pour visiter un entrepôt.

Wallace : D’accord. Allez voir vos indics et faites jouer vos relations. Appelez l’hôpital et dites leur qu’un agent de la NSA devrait venir pour notre affaire.

Lucy : La NSA a trouvé un remède ?

 

Demetrius baissa le regard. Il devrait leur dire ce qu’ils avaient appris.

 

Demetrius : Ils doivent encore étudier la souche du virus pour trouver un antidote.

Lucy : Ca prendra du temps ?

Wallace : Ils nous ont dit qu’ils avaient besoin de 2 ou 3 ans.

Lucy : 2 ou 3 ans ? Et Sue dans tout ça ?

Wallace : Elle a des chances de survie si on lui injecte un contrepoison avant 72 heures.

Lucy : On ne peut pas la laisser souffrir sans réagir ?

Wallace : C’est pour cela que nous devons à tout prix trouver la tête pensante de ce projet.

 

 

Hôpital

 

Jack n’avait pas quitté le chevet du lit de Sue depuis plusieurs heures. Il était hors de question qu’il la laisse.

 

Une des infirmières avait réussit à le convaincre d’aller prendre un café. En revenant, il fut surpris de la trouver réveillé.

 

Sue : Bonjour !

Jack : Salut !

Sue : Tu n’es pas rentré ?

Jack : Non, les médecins préfèrent me garder en observation.

Sue : …

Jack : Je…je suis désolé.

Sue : (affaiblie) Pourquoi ? Tu n’y es pour rien.

Jack : Si je ne t’avais pas proposé de sortir tu ne serais pas sur ce lit d’hôpital et tu…

 

Jack ne pouvait terminé. Sa gorge se nouait dans le sentiment de culpabilité qu’il avait eu depuis le début. Il n’arrivait pas à  achever ce qu’il avait entrepris de lui dire. Il se sentait tellement coupable. Il avait tellement envie de la protéger… de faire qu’il ne lui arrive rien. Mais il n’avait pas réussit.

 

Sue compris que Jack se sentait coupable. Elle accentua son regard, les yeux remplis de tendresse pour qu’il puisse voir qu’elle était sincère dans ses propos.

 

Sue : (affaiblie) Je suis contente que se sois moi. Il y avait des centaines d’enfants dans ce parc, ils auraient pu être les victimes de cette infection et je préfère qu’il puisse rire et courir encore dans le parc, faire des rencontres, s’amuser, faire les expériences de la vie comme…des amis ou…tomber amoureux.

 

« Tomber amoureux », ces derniers mots avaient touché Jack au plus haut point. C’est vrai qu’il était tombé sous le charme de cette femme. Elle avait le don de faire ressortir des autres, le meilleur, le plus fort d’eux-mêmes. Et c’était lui qu’elle aimait.

 

Et puis cette habitude qu’elle avait de se faire de soucis pour tout le monde. Elle s’inquiétait plus pour les enfants dans le parc que pour sa propre santé. Jack s’approcha d’elle et prit sa main dans la sienne malgré le gant.

 

Sue fini sa phrase.

 

Sue : (affaibli) Je n’aurais pas supporté de te perdre, si ça avait été toi je…

 

Sue ne pouvait achevé sa phrase, des larmes se perlaient sur son visage. Elle devait remonter le moral de Jack et elle pleurait. Elle savait qu’elle avait de grande chance de mourir. Les médecins ne lui avaient pas caché. D’une manière ou d’une autre, ils allaient être séparés mais elle voulait qu’il vive.

 

Elle aurait aimer qu’il l’a prenne dans ses bras pour étouffer son chagrin mais il était trop tard. Elle ne pourrait plus être auprès de lui ni même de sa famille. Les larmes redoublèrent et Jack se sentait impuissant. Il serra fort sa main dans la sienne.

 

Sue essuyait ses larmes et fixa Jack. Il sortit une lettre de sa poche et la posa sur la table de chevet.

 

Sue : Qu’est-ce que c’est ?

Jack : Tu le sauras tout à l’heure.  Sue, tu dois savoir une chose…Je trouverais un remède, je te le jure.

 

Sue savait qu’il ne baisserait pas les bras. Il était trop têtu pour ça. Elle lui fit un léger sourire.

 

Elle n’avait pas peur de la mort mais ce qu’elle ne pourrait pas supporter c’est de vivre sans lui. Elle savait que sa mort allait le blesser et cela elle ne le voulait pas.

 

Sue : Jack… si je…

Jack : Non Sue ! Tu vas t’en sortir.

 

Elle en était certaine aujourd’hui. Elle aimait Jack plus que tout au monde et le savoir en bonne santé lui rendait les choses moins dures. Elle avait confiance en lui mais même si elle ne survivait pas, elle pouvait partir en sachant qu’elle avait rencontré son âme sœur. Que quelqu’un quelque part, l’avait aimé autant qu’elle l’avait aimé. Et cette personne, elle l’avait trouvé : Jack.

 

 

Entrepôt près du quai

 

Bobby et Myles avaient reçu l’ordre de fouiller tous les hangars pour rechercher des signes d’activité biologique. Un bâtiment à l’écart attira l’attention des 2 agents.

 

Bobby et Myles n’avaient pas de temps à perdre. Accompagné d’une équipe des forces spéciales et du centre biologique, ils  encerclèrent le bâtiment. Un agent d’intervention lança une bombe lacrymogène par une fenêtre du hangar.

 

Deux hommes sortirent en courant par une petite porte dérobée. L’un d’eux tomba au sol tendit que l’autre fit arrêter sa course sous la menace de l’arme de Myles.

 

Après quelques minutes, le temps que l’effet du gaz se soit estompé, des agents de laboratoire rentrèrent avec des appareils. Un biologiste sortit et s’approcha de Myles et Bobby.

 

Biologiste : C’est l’entrepôt que vous cherchiez.

Myles : Vous allez pouvoir trouver un antidote ?

 

Le téléphone de Bobby se mit à sonner qui s’écarta laissant Myles avec l’expert.

 

Biologiste : J’ai déjà envoyé le nécessaire à l’agent de la NSA qui était chargé de s’occuper de cela, je pense que ça devrait arriver rapidement mais il reste encore par mal de chose à vérifier.

 

Le biologiste retourna à la fouille des lieux alors que Bobby se rapprocha de Myles.

 

Bobby : Je vais passer à l’hôpital voir comment vont Sue et Jack.

Myles : Très bien. Je vais rester ici pour savoir se que l’on peut exploiter.

Bobby : Dem vient de me dire qu’il est allé à la NSA avec Wallace et que les chances de Sue se réduisaient avec le temps.

Myles : Combien de temps ils nous restent ?

Bobby : Moins de 72 heures.

 

Myles et Bobby savaient que tous reposaient sur ce qu’ils allaient trouver dans le hangar et les aveux des 2 types.

 

 

Hôpital

 

Sue commençait à s’endormir. Le médecin avait dit qu’elle aurait besoin de sommeil. Elle était très faible. Les forces l’abandonnaient au fur et à mesure que le temps passait.

 

Jack la contemplait. Il n’aurait jamais imaginé tomber amoureux d’une femme comme Sue. Elle était si forte, si belle et pourtant si fragile à la fois. Il l’aimait. Il ne pourrait se résoudre à la perdre.

 

Jack n’avait pas osé dire à Sue ce que contenait l’enveloppe. Il l’avait posé sur la table de nuit de Sue. Il allait la reprendre quand soudain, on frappa à la porte.

 

Bobby se présenta sur le seuil de la porte. Il avait apporté des vêtements de rechange à Jack et voulait l'informer du déroulement de l’enquête. Aucun d’eux n’osait penser au pire mais il devait se rendre à l’évidence, Sue risquait de mourir s’ils ne trouvaient pas d’antidote.

 

Bobby : (à Jack) Tiens, je suis passé chez toi prendre des affaires.

Jack : Merci. Tu as du nouveau.

 

Bobby remarqua que Sue s’était assoupi et fit un signe de la tête à Jack.

 

Bobby : T’as besoin d’un bon café. On va aller au distributeur.

 

Jack regarda son ami dans les yeux. Il voulait sans doute lui parler de l’enquête. Il se leva en regardant une dernière fois le visage endormi de Sue avant de refermer la porte délicatement derrière lui. Il avait peur de ce que Bobby allait lui annoncer.

 

Devant la machine à café, ni Jack, ni Bobby n’osait prononcer la première phrase qui pourrait faire perdre les espoirs de survie de Sue.

 

Bobby avait trop d’estime pour Jack et devait lui dire ce qu’ils avaient appris au cours de l’enquête. Demetrius avait raconter ce qu’avait annoncer la biologiste de la NSA, les 72 heures qui restait à Sue, les 2 ou 3 années de recherches pour avoir un antidote et enfin les complications qui restaient à venir.

 

Bobby fixa Jack et se souvint de toutes les choses que Jack avait faites pour lui jusqu’à présent. Il lui devait bien ça. Il savait que Jack éprouvait des sentiments pour  Sue même si Jack n’avait jamais rien dit. Il était son ami et dans un cas comme celui-là, il devait le soutenir et l’aider à traverser cette épreuve.

 

Bobby : Jack…le type qui était dans le parc était atteint d’un virus dont les chercheurs n’ont pas encore trouvé d’antidote.

Jack : Mais tout n’est pas perdu. Le docteur Rothers m’a dit que les chances de Sue étaient assez élevées pour une guérison. Il m’a certifié qu’elle avait de grandes chances.

Bobby : Jack…

Jack : Elle va s’en sortir Bobby ! C’est de Sue dont on parle !

Bobby : Le médecin t’a aussi dit que les chances qu’elle survive n’étaient que de 10 % ?

Jack : Bobby…

 

Jack se détourna et fit quelques pas dans le couloir.

 

Jack : Je ne veux pas la perdre.

 

Que pouvait-il faire pour la sauver ? Il lui avait promis. Il fallait qu’il tienne sa promesse coûte que coûte.

 

Il se retourna vers Bobby.

 

Jack : Il y a un bien quelqu’un qui sait faire cet anditode ! Il faut le trouver !

 

 

Bureau du FBI

 

Les 2 malfrats retrouvés dans le hangar avaient tout de suite parlé quand on leur avait montré dans quel état était Daniel Stevens. Son état était encore plus inquiétant que celui de Sue. Il avait déjà passé plusieurs heures avec le virus et les coups de feu qu’il  avait reçus n’avaient en rien amélioré son état.

 

Myles était revenu au bureau avec de nouvelles informations concernant l’affaire.

 

Myles : J’ai appris par nos 2 types que Stevens, notre blessé du parc, était venu pour vendre une mallette.

Tara : Il avait un virus avec lui dans une mallette ?

Myles : Et le mieux dans tout ça c’est que dans la mallette en question, il y avait deux tubes.

Lucy : Et où est la bonne nouvelle dans tout ça ?

Myles : L’un contenait le poison dont sont atteint  Stevens et Sue tandis que l’autre renfermait le contrepoison.

 

Tous parus soulagés pendant un instant. Un remède existait. Sue pourrait être sauvé si il lui était injecté.

 

Demetrius arriva dans le bureau accompagné de Wallace. Leurs visages étaient des plus inquiétants.

 

Tara : Qu’est-ce qu’il y a ?

Wallace : L’hôpital vient de m’appeler.

Lucy : Et qu’est-ce qu’ils ont dit ?

Tara : Myles vient de nous dire qu’un antidote était dans la mallette qu’avait Stevens. Il n’y a plus de problème ?

Demetrius : Seulement Stevens vient de mourir des suites de ses blessures accentuer par la contamination.

 

Tous étaient effondrés. Stevens avait la clé au problème et il venait de mourir. Comment mettre la main sur la mallette maintenant Stevens hors course ?

 

Wallace : Tout n’est pas perdu ! Il faut retracer le parcourt de Stevens. S’il avait l’antidote pourquoi il ne la pas utiliser pour lui ?

 

Wallace avait raison. Tout n’était pas perdu néanmoins, si Stevens n’avait pas eu le temps de prendre le remède c’est peut-être parce qu’il s’était fait attaquer. Il fallait réinterroger les 2 hommes de l’entrepôt.

 

Wallace : J’ai prévenu les parents de l’agent Thomas et l’agent Hudson doit rester à l’hôpital, il m’a dit qu’il nous joindrait s’il y avait du changement.

 

 

Cela faisait 14 heures que Sue avait été contaminé par ce virus. Jack avait veillé sur elle depuis sans relâche. Wallace l’avait appelé pour lui parler de la guérison possible de Sue mais que l’antidote était dans la nature.

 

Bobby, Myles, Demetrius et plusieurs agents étaient partis fouiller les alentours du parc pour rechercher la mallette et interroger les promeneurs pour savoir s’ils n’avaient rien remarqué.

 

Bobby : On va se séparer en 3 groupes. On recherche une mallette noire qui contiendrait un cylindre de couleur argenté.

Myles : Pour des raisons de sécurité vous ne devez pas ouvrir ce tube.

Demetrius : Il pourrait contenir l’antidote du virus dont souffre l’agent Thomas ou bien un reste du virus !

 

Tous les agents présents partirent à la recherche de l’objet en question. Divers objets furent trouvés mais pas la mallette.

 

Myles : Ca commence à bien faire ! Ca fait 3 heures qu’on est là et on a toujours rien !

Demetrius : Les autres agents n’ont rien non plus.

Bobby : Elle s’est quand même pas volatiliser.

 

Demetrius se dirigeait vers un groupe d’agent isolé pour leur donner un autre secteur de recherche quand il aperçu des traces étranges sur le sol.

 

Demetrius : Les gars, vous n’avez pas trouvé des caddies dans les environs ?

Myles : (se rapprochant de Demetrius) Non.

Bobby : Y a beaucoup de sans domicile qui traîne dans le parc.

Myles : Il y en a un qui a peut-être vu quelque chose ?

Demetrius : Ou prit la mallette !

 

 

Bureau du FBI

 

Bobby, Demetrius et Myles revenaient du parc. Après avoir questionner les sans abris du parc, ils apprirent que l’un deux étaient manquant depuis ces dernières heures.

 

Lucy entra dans le bureau. Elle avait les larmes aux yeux.

 

Bobby : Qu’est–ce qu’il y a ?

 

Lucy était bouleversée. Les mots ne sortaient pas. Elle avait l’impression d’être dans un cauchemar qui ne s’arrêtait pas. Wallace entra dans bureau quelques secondes après. Elle aussi, d’accoutumer si inflexible, semblait perturbée.

 

Wallace : L’hôpital vient d’appeler.

 

Tous s’attendaient au pire. Lucy était en pleure, Tara n’arrivait pas à la consoler.

 

Wallace : Ils m’ont signalée que l’agent Thomas est…

 

La voix de Wallace, si charismatique, si sûre, avait faibli comme transpercé.

 

Wallace : L’agent Thomas est tombée dans… le coma.

 

Toute l’équipe était sous le choc. Sue était dans le coma, ils avaient la solution au problème mais pas les données complètes pour retrouver la mallette. Wallace eut un geste de recul.

 

Wallace : Agent Hudson ?

 

Jack apparu dans l’embrassure de la porte.

 

Bobby : Qu’est-ce que tu fais là ?

Jack : L’hôpital m’a dit que je pouvais partir.

Lucy : Et tu as laissé Sue toute seule ? Mais comment oses-tu ? Elle a besoin de sentir la présence de quelqu’un auprès d’elle !

Jack : Charly et Lévy sont restés là-bas…

Lucy : Tu ne crois pas que tu as déjà fait assez comme ça ? Tu te pointes ici comme si de rien n’était et on devrait…

Jack : Je suis venu pour faire aider dans l’enquête…et tenir une promesse.

 

La colère de Lucy s’était envolé quand elle regarda Jack lâcher ces quelques mots. Il semblait désemparé, comme complètement vidé de sa joie de vivre. Elle ne devait pas lui en vouloir, il devait se sentir assez coupable. Lucy s’approcha de lui, elle le fixa dans les yeux et le serra contre elle.

 

Lucy : Excuse-moi ! C’est aussi dur pour toi.

Jack : Ca l’est pour nous tous.

 

Après s’être détacher de Lucy, Jack observa le visage de chacun de ses camarades. Ils étaient tous abattus.

 

Jack : Allez ! On a une enquête sur les bras. Elle ne va pas se résoudre toute seule.

 

Jack s’assit à son bureau et commença à éplucher les derniers rapports. Tous le regardèrent. Il avait raison, ils ne devaient pas baisser les bras. Sue avait toujours eu confiance en eux, ils ne pouvaient pas la décevoir.

 

Jack était bien décidé à tenir la promesse faite à Sue. Et il allait devenir dingue si il restait encore une heure de plus à ne rien faire. Et voir Sue se battre contre la mort le rendait malade. Il voulait l’aider et la seule manière était de retrouve cette mallette.

 

Bobby et Myles rejoignirent Jack et lui expliquèrent les derniers rebondissements de l’affaire. La fouille dans le parc et la recherche d’un sans abris ou d’un homme qui aurait approché de Stevens et aurait subtilisé la mallette.

 

Jack : Je vais retourner dans le parc, peut-être que quelqu’un se rappelle de notre homme.

Bobby : Je t’accompagne !

Myles : Moi aussi ! On trouvera plus facilement si on est plusieurs.

Demetrius : J’ai des indics qui traînent aux abords du parc, je vais les bousculer un peu. Ils ne m’ont peut-être pas tout dit.

Tara : Je vais lancer un portrait robot. On a peu d’élément mais on ne sait jamais.

Wallace : Je vais faire un appel à la presse pour mobiliser la population.

Lucy : Il risque d’y avoir un mouvement de panique ?

Wallace : Je dirais seulement qu’on recherche cet homme et que tout aide sera récompensé.

Myles : Parce que le FBI va payé pour des infos ?

Wallace : Il doit nous rester des porte-clés dans un tiroir.

 

Wallace avait détendu l’atmosphère. Ils en avaient tous besoin. Elle commençait à bien connaître l’ambiance de cette équipe. Elle aussi se faisait beaucoup de soucis pour Sue.

 

Ils ne devaient pas oublier qu’ils devaient trouver des indices et pour cela rester eux-mêmes ! Les meilleurs agents du FBI et surtout les amis de Sue.

 

 

Parc

 

Myles : On a fouillé les alentours, questionné les passants, cherché les indices…

Jack : La mallette ne doit pas être au loin.

Bobby : On va encore chercher dans les parages et réinterroger les gens qui étaient là hier matin.

 

Jack, Bobby et Myles se séparèrent et recherchaient le moindre indice pouvant les éclairer sur une personne suspecte qui aurait rôdé ce matin-là.

 

Les passants n’étaient pas très coopératifs, ils étaient curieux de savoir se qui c’était passé mais personne n’avait assisté à la scène. Les 3 hommes commençaient à perdre espoir quand le téléphone de Bobby se mit à sonner. C’était Demetrius, il avait une piste.

 

Un sans domicile fixe avait disparu depuis plusieurs heures en emportant dans son chariot une mallette grise. Il était surnommé Billy et traînait souvent près des hangars.

 

Il avait enfin une piste à exploiter. Il devait s’y raccrocher pour Sue.

 

Myles, Bobby et Jack questionnèrent les commerçants qui étaient près du parc. Un vendeur de hot dog se souvenait de l’avoir vu.

 

Vendeur : Billy, Il est passé y a 1 heure environ. Ca me fait de la peine de voir ces types dans la rue alors parfois je leur donne un sandwich.

Jack : vous savez par où il est allé ?

Vendeur : Oui, il est partit par-là (montrant une grande place), il fait le tour de la statue qui est là-bas et y a une bouche d'égout où il va rejoindre ses potes.

 

 

Près des égouts

 

Les 3 inspecteurs partirent en direction de l’ouverture de la canalisation. Jack allait s’engouffrer dans les bas fonds quand Myles le retint par le bras. Jack se retourna vers Myles et lui jeta un regard menaçant.

 

Jack : Qu’est-ce que tu fais ?

Myles : C’est plutôt  moi de te poser la question. Si tu descends et que notre homme se trouve là tu seras peut-être contaminé.

Jack : Mais Sue…

Bobby : Tu ne la sauveras pas en te faisant contaminé à ton tour !

Myles : Et puis elle nous en voudrait de t’avoir laisser faire !

 

Myles et Bobby avaient raison mais les minutes passaient et ne pouvaient pas être récupérées.

 

Néanmoins Jack devait se rendre à l’évidence, s’il mourrait, il ne pourrait pas tenir sa promesse.

 

Bobby prit son téléphone et contacta le bureau de la NSA et informer Lucy et Tara restées au bureau pour coordonner les recherches.

 

Wallace, l’équipe de la NSA et une unité d’intervention étaient prêt à intervenir. Wallace servait d’agent de liaison. Elle communiquait avec Tara et Lucy qui attendaient des nouvelles de l’hôpital. L’agent de la NSA Tennyson était également présent, elle avait un appareil autour du coup qui servait à mesurer les radiations.

 

Tennyson : Je vais faire vite, si je dis à tout le monde de sortir vous faites ce que je dis. Il se peut qu’il ait ouvert le cylindre et qu’il soit contaminé. Dans le mauvais scénario, ce sans abris a prit le cylindre qui contient le virus. Dans le bon scénario, il a celui qui contient l’antidote.

Wallace : Vous êtes tous sous mes ordres et aucun coup de feu ne doit être tiré à proximité du cylindre.

 

Un agent des brigades spéciales apporta un plan des différentes conduites du souterrain. Chacun avait prit position et l’assaut allait être programmé.

 

 

Dans une fourgonnette non loin des égouts

 

Wallace : Equipe 1 ?

Voix : Prête !

Wallace : Equipe 2 ?

Voix : Prête !

Wallace : Hudson, Manning, Leland ?

Jack : Prêts !

Wallace : Début des opérations !

 

Les 3 équipes entrèrent doucement dans l’embouchure de l’égout. Toutes les sorties étaient couvertes et si le sans abris cherchait à l’enfuir, il serait attrapé par l’un des 3 groupe.

 

Jack, Bobby et Myles avançaient dans la pénombre des canalisations. Une odeur nauséabonde s’en dégageait, l’air était quasiment insoutenable. Soudain, une forme humaine apparue dans un coin. Jack et Bobby s’avancèrent couverts par l’arme de Myles qui tenait en joue la forme irrégulière toujours immobile.

 

Jack : (dans le micro) Une cible localisée près de la sortie Gamma.

Agent1 : Ici sortie Alpha, RSA ! Nous approchons de votre position.

Agent2 : Ici sortie Bêta, nous n’avons rien trouvé. Nous arrivons.

 

Jack, Bobby et Myles n’avaient pas bougé. Soudain, la masse sombre remua.

 

Jack : (dans le micro) mouvement de la cible en zone Gamma !

Wallace : (dans le micro) Ne tirez pas !

Jack : FBI ! Ne bougez plus !

 

Le tas se tourna en direction des 3 agents. Bobby braqua sa lampe torche en direction de la forme inconnue. Il s’agissait d’un homme d’une trentaine d’années qui correspondait au profil donner par le vendeur de hot dog.

 

Bobby : Vous êtes Billy ?

Homme : Ouais ! On peut même plus pioncer tranquille !

Jack : On est du FBI, on cherche une mallette.

 

Soudain des lumières s’avancèrent au pas de course par les autres accès.

 

Billy : Si j’avais su j’aurais pas touché à cette fichu mallette !

 

L’agent de la NSA, Tennyson, arriva encadré par des agents de l’unité d’intervention. Ils sortirent des appareils d’analyse alors que Tennyson braqua son appareil de mesure en direction de Billy.

 

Billy : C’est quoi tout ce raffut ? Vous faîtes appel l’US Air Force pour une simple mallette ?

Tennyson : Vous avez ouvert la mallette ?

Billy : Je n’y suis pas arrivé ! Vous avez de la chance, j’allais la balancer dans un coin.

 

Tennyson regarda son appareil. Et fixa un de ces collègues.

 

Tennyson : Il n’y a pas de dégagement de présence toxique.

Myles : Et qu’est-ce que ça veut dire ?

Tennyson : C’est que le virus n’est pas à l’intérieur.

Jack : C’est le vaccin ?

Tennyson : Il me faudra le vérifier mais je pense que oui.

 

On put lire à cet instant un soulagement sur le visage de Jack, Bobby et Myles.

 

Wallace : (dans le micro à Jack) Emmenez ça à l’hôpital, il ne faut plus perdre de temps.

 

Wallace avait raison, le temps jouait contre eux. Cela allait faire bientôt 25 heures que Sue avait été contaminée. Ils avaient le vaccin, il fallait pourtant qu’il vérifie le contenu avant de l’injecter à Sue.

 

 

Laboratoire de l’hôpital

 

Tennyson était arrivé avec le cylindre contenant l’antidote. Elle s’était enfermée dans le labo depuis déjà plusieurs heures. Jack, Bobby, Myles et Wallace avaient suivi la camionnette. Les premiers prélèvements avaient montré que Billy n’avait été contaminé mais il avait été transporté pour plus de précaution.

 

Jack était très inquiet. Il n’avait pas encore tenu sa promesse, il lui avait promis de trouver l’antidote mais ça incluait aussi le faite qu’elle soit hors de danger.

 

Une lumière rouge en haut de la porte du laboratoire était allumée depuis le début des analyses. Lucy et Tara avaient rejoint les autres à l’hôpital mais l’inquiétude était visible sur tous les visages.

 

Charly et Lévy étaient toujours au chevet de Sue mais son état ne faisait qu’empirer. Elle avait besoin de l’injection le plus rapidement possible.

 

Soudain, la lumière qui surplombait la porte du laboratoire s’éteignit. Le visage de Tennyson apparu devant eux. Elle semblait exténuée. Cela faisait plusieurs heures qu’elle travaillait sans relâche dans le laboratoire avec ses assistants. Elle s’approcha de Wallace et poussa un soupir. Chacun attendait avec impatience la réponse qu’elle allait fournir.

 

Tennyson : Tout va bien ! C’était bien l’antidote.

 

Le visage des personnes présentes devint moins grave. Jack ferma les yeux. Un immense soulagement venait de l’envahir. Sue allait pouvoir être sauvé.

 

Il se sentait vider mais tellement heureux et dès que Sue irait mieux, il lui dirait ce qu’il avait sur le cœur. Il ne fallait plus qu’il perde du temps à se soucier de ce que les autres pourraient penser. Il aimait Sue et c’est tout ce qu’il comptait et si il fallait quitter le FBI pour être avec elle, il le ferait.

 

Il se concentra sur ce que Tennyson disait.

 

Tennyson : Nous avons déjà envoyé un échantillon du remède pour qu’il soit injecté à l’agent Thomas. Maintenant, il ne reste plus qu’à attendre qu’elle se réveille.

 

 

Hôpital

Plusieurs jours après

 

Sue se réveillait doucement. Il lui était difficile d’habituer ses yeux à la lueur du jour. Elle regarda autour d’elle et vit toute l’équipe endormie un peu partout dans la chambre.

 

Son regard s’arrêta sur le visage assoupi de Jack.  Ce que c’était bon de le revoir. Il avait réussit. Il ne l’avait pas laissé tomber. Elle sourit légèrement.

 

 Lévy qui leva les yeux vers sa maîtresse s’approcha d’elle se qui réveilla Jack. Il releva la tête et regarda si Sue était réveillé. Il parût presque surpris de croiser son regard. Il se leva et s’approcha doucement d’elle.

 

Jack : (chuchotement) Hey ! Bonjour ! Comment ça va ?

Sue : Je me suis déjà sentie mieux !

 

Jack lui sourit. Que c’était bon de la voir… vivante. Ils se regardèrent un long moment, échangeant beaucoup plus qu’un simple regard. Ils échangèrent des promesses qu’eux seuls pouvaient comprendre.

 

Lucy se réveilla doucement.

 

Lucy : (ouvrant les yeux) Sue, tu es enfin réveillée !

 

Tout le monde se réveilla en sursaut.

 

Bobby : (s’étirant) Enfin, la belle au bois dormant se réveille.

Myles : J’espère que tu te rend compte du soucis que tu nous à causer ces derniers temps !

Sue : (d’une voix faible) Désolée.

 

Lucy ne put s’empêché d’accourir vers le lit de Sue pour la serrer contre elle.

 

Myles : Tu devrais la lâcher Lucy sinon elle risque de ne plus pouvoir respirer…. Après tous les efforts que nous avons fait, ça serait dommage !

 

Lucy était gênée, pour une fois Myles avait raison mais Sue revenait de si loin.  La voir en vie était un soulagement, un poids en moins. Ils avaient fait tout se qu’ils pouvaient mais le plus dur était du ressort de Sue.

 

Les parents de Sue firent leur apparition. L’inquiétude pouvait se lire sur leurs visages.

 

Mère de Sue : On a pris le premier avion dès qu’on a su ce qui s’était passé. Comment vas-tu ma chérie ?

Sue : Maman ? Papa ?

Mère de Sue : Ta supérieure, Karen Wallace nous a appelé. Elle nous a dit que tu étais à l’hôpital à cause d’une infection.

 

Sue ne savait pas quoi répondre. Elle regarda Jack.

 

Jack : Je suis désolé ! Nous aurions du vous prévenir que nous avions trouvé un antidote…mais…

Bobby : Nous n’étions sûr de rien jusqu’il y a quelques heures !!

Myles : Et vous deviez déjà vous trouver dans l’avion !

Charly : Je crois que nous devrions laisser Sue avec ses parents.

Bobby : Oui, on se voit au bureau dans quelques jours.

 

Ils sortirent tous. Jack allait faire de même quand Sue l’appela.

 

Sue : Jack !

 

Elle regarda ses parents.

 

Père de Sue : Nous allons aller nous rafraîchir un peu.

 

Il fit signe à sa femme de le suivre.

 

Ils s’arrêtèrent près de Jack.

 

Père de Sue : L’Agent Wallace nous a expliquer que vous étiez rester pour veiller Sue et que vous aviez aidé à retrouver la mallette contenant l’antidote.

Jack : C'est-à-dire que…cela a été un travail d’équipe.

Mère de Sue : Nous vous sommes reconnaissants. Notre fille n’était pas seule.

 

Jack était très ému par les mots qu’il venait d’entendre. Il se sentait pourtant responsable de ce qui c’était passé mais les parents de Sue ne lui en voulaient pas.

 

La mère s’approcha de Jack et le prit dans ses bras. Jack fut surpris et regarda Sue. Elle lui sourit. La femme le serra contre elle et Jack répondit à son étreinte. Cela le touchait énormément. Mme Thomas s’écarta.

 

Jack : Merci !

Mère de Sue : Merci à vous et vos collègues.

Père de Sue : Nous allons chercher un café. Le voyage était éprouvant.

Mère de Sue : Nous revenons tout de suite.

 

Ils sortirent de la chambre. Jack et Sue se regardèrent. Ni l’un ni l’autre ne savaient quoi dire. Sue se lança la première.

 

Sue : Tu devais me donner quelque chose ?

Jack : ? ? ?

Sue : J’ai respecté une partie du contrat maintenant je veux savoir ce que contenait l’enveloppe. Tu es parti sans me la donner.

Jack : Tu t’es endormie tu veux dire !

Sue : Jack ! Ne change pas de sujet. C’était quoi cette enveloppe.

Jack : Ah ! Ça.

 

Jack alla prendre l’enveloppe sur la table de chevet. Il l’a tendit à Sue. Elle fixa Jack pendant qu’il lui tendait l’enveloppe. Elle avait sentit sa présence pendant qu’elle était dans le coma. C’était de là qu’elle puisait sa force pour réussir à se réveiller. Il ne l’avait pas abandonné. Il avait veillé sur elle et avait réussi à la sauver. Elle n’aurait pas voulu le perdre.

 

Elle prit l’enveloppe. Jack vint s’asseoir près d’elle. Il ne la quittait pas des yeux. Sue ouvrit l’enveloppe. Elle contenait 2 billets pour un match de hockey et une réservation dans un grand hôtel pour un dîner aux chandelles.

 

Sue était stupéfaite et très émue.

 

Sue : Jack…

Jack : Je tiens toujours mes promesses ! Je te l’avais promis depuis notre danse lors du bal de charité.

 

C’est pour cela que Jack avait été si énigmatique.

 

Jack : J’ai eu du mal à avoir ces places en tribune présidentielle mais j’y suis arrivé !

Sue : Tu t’en souvenais ?

 

Jack n’avait pas oublié. Il avait promis à la gagnante un match de hockey aux premiers rangs mais Sue ne se rappelait pas d’un dîner. Elle le regarda et lui fit signe de s’approcher du lit.

 

Sue : Merci !

Jack : J’ai juste tenu ma promesse.

 

Sue et Jack échangèrent un long regard. Jack posa ses doigts sur la joue de Sue et lui caressa doucement. Elle prit sa main dans la sienne et la posa contre son visage. Elle ferma les yeux. Pouvoir enfin sentir sa peau contre la sienne, la faisait se sentir vivante.

 

Les parents de Sue étaient revenus dans la chambre de leur fille. Jack les avait laissé, il ne voulait pas les gêner dans leurs retrouvailles. Ils avaient failli perdre leur fille et tout ça par sa faute. Il savait qu’il ne devait pas culpabiliser autant, tout c’était bien terminé pourtant il aurait pu la perdre. Ses pensées furent arrêtez lorsqu’il vit Wallace dans le couloir. Elle discutait avec Tennyson et Hathaway.

 

Jack resta à l’écart pendant quelques minutes quand Wallace le rejoignit.

 

Jack : Que se passe-t-il ?

Wallace : Vous comprenez que si nous avons retrouvé la fiole qui contenait l’antidote, cela veut dire qu’il manque celle qui contenait le virus.

Jack : Billy, le sans abri, nous a dit qu’il n’avait pas réussi à ouvrir la mallette.

Wallace : J’en suis consciente néanmoins, il va falloir être vigilant ! Une menace n’est pas à exclure.

 

1 semaine plus tard

Appartement de Sue

 

Sue vint s’asseoir sur le canapé. Ils avaient enfin fini le déménagement et la soirée avait continué avec le match de foot chez Dylan.

 

Elle avait passé un très bon moment. Elle était heureuse d’être avec ses amis. Elle avait faillit tout perdre. Mais elle était bien vivante et bien décidé à profiter de la vie.

 

Tout au long de la journée, Jack n’avait pas arrêté d’être « protecteur » avec elle. Ce qui était compréhensible après ce qu’il venait de se passer. Elle ne lui en voulait pas, au contraire.

 

Levy vint poser sa tête sur les genoux de Sue. Elle avait du lui manquer ? Même si Levy était un chien très intelligent, il n’avait pas du comprendre pourquoi on le séparait de Sue. Mais il avait très bien compris quand Sue était rentrée à la maison. Elle lui caressa la tête.

 

Celui-ci releva la tête d’un coup et se dirigea vers la porte. Lucy avait peut-être oublié quelque chose ? Elle ouvrit la porte et se retrouva face à Jack. Elle sourit.

 

Jack : Je peux entrer ?!

 

Il avait demandé cela avec ses yeux de cocker. Sue lui sourit de plus belle et se poussa pour la laisser passer.

 

Il attendit qu’elle se tourne vers lui pour essayer d’expliquer la raison de sa visite.

 

Jack : J’étais venu voir si tout allait bien…. Vu que c’est ta première soirée seule.

Sue : Jack… Lucy a découché de nombreuse fois. Ce n’est pas la première fois que je me retrouve seule à la maison…. Et puis je ne suis pas vraiment seule, j’ai Levy avec moi !

 

Sue alla s’asseoir, suivit de Levy. Jack alla la rejoindre.

 

Jack : D’accord… je me fais un peu trop de soucis !

Sue : Du souci ??

 

Elle lui sourit de plus belle.

 

Sue : Tu n’es venu que parce que tu te faisais du souci ?

 

Jack la regarda. Elle avait compris. Elle était très maligne. Jack plissa les yeux et lui sourit.

 

Jack : Serais-ce un interrogatoire ?

Sue : Seulement si vous avez quelque chose à cacher Agent Hudson.

 

Jack se rapprocha de Sue et lui prit la main.

 

Jack : Je n’ai absolument rien à cacher… et j’avoue. Je n’avais pas envie que notre soirée se termine… j’avais envie de…

 

Il hésita. Il planta son regard dans celui de Sue.

 

Jack : De te prendre dans mes bras… de sentir ton parfum…. Et de te serrer fort contre moi….

 

Elle posa un doigt sur sa bouche et se rapprocha. Elle lui déposa un baiser sur les lèvres. Puis s’écarta doucement de lui. Ils se regardèrent et se sourirent. Jack se cala dans la canapé et Sue se tourna dos à lui pour se lover contre lui. Elle prit sa main dans les siennes et se blottit dans ses bras. Elle posa sa tête doucement au creux de son épaule.

 

Ils avaient juste besoin de ça. L’un et l’autre ensemble. Se sentir vivant et rien d’autre.

 

 

TO BE CONTINUED…..