8- Questions d’affinités
Auteur : EnfantTV et FandeSérie
E-mail : chelseajoyce@wanadoo.fr et reika@tiscali.fr
Genre : aventure, romance
Résumé : L’équipe est chargée d’une affaire d’explosif volé dans une base militaire…
Note de l'auteur : Les personnages et les lieux sont la propriété de la PAX. Ce fanfic a pour but de divertir les fans de la série Sue Thomas, FBEye.
Il fait partie d’une saison 4 virtuelle que nous sommes entrain d’écrire.
Voiture
Il referma la portière et s’immobilisa. Il ne put s’empêcher de l’observer et de l’admirer. Elle était magnifique, très simple mais une pureté se dégageait d’elle.
Cela lui trottait déjà dans la tête depuis un certain moment, et ce matin lorsqu’il était passé devant cette boutique, il avait une envie incontrôlable d’y rentrer. Il n’avait aucune idée précise mais lorsqu’il l’avait vu, il avait su que c’était elle.
Il tenait toujours cette petite boîte entre ses doigts et fixait toujours cet objet qui brillait de milles feux. Il était sûr de son achat maintenant était-il sûr de son choix ? Il ne le savait pas encore. Il savait qu’il devait encore y réfléchir et ne rien précipiter.
Il referma la boite et la glisse sa poche de veste. Il sourit. Il était fier de son achat et il était heureux. Cette femme avait ce don d’arriver à le faire sourire même lorsqu’elle n’était pas près de lui. C’était définitif. Il était tout bonnement fou amoureux de cette femme.
Il mit les clés dans le contact et alluma le moteur. Il attacha sa ceinture de sécurité et déboita. La circulation était assez fluide ce matin et il allait, avec un peu de chance arrivé à l’heure au bureau.
Appartement de Sue
Elle allait arriver en retard si elle n’entrait pas dans la salle de bain dans les cinq minutes qui suivaient. Elle fixa la porte blanche, même si elle savait que cela n’allait pas la faire s’ouvrir.
Abby l’avait devancée. Elle n’avait pas encore eu le temps de finir de sécher ses cheveux quand Abby lui avait dit que son pager vibrait sur son lit. Elle savait déjà que c’était Jack et elle avait laissé la salle de bain libre dans sa hâte. Sa plus grosse erreur de la matinée. Note pour elle-même : ne jamais laisser Abby la détourner de son objectif premier du matin : la salle de bain.
Sue avait frappé plusieurs fois à la porte mais Abby n’avait toujours pas ouvert. Elle retenta sa chance une dernière fois avant d’employer les grands moyens. Colocataire ou pas, il y a avait des limites à ne pas dépasser.
Sue : (frappant à la porte) Abby ! J’ai besoin de mon sèche-cheveux !
Levy regardait sa maîtresse tambouriner à la porte sans comprendre vraiment ce qu’il se passait. Il savait juste que Sue n’était pas contente. Il se coucha et posa la tête sur ses pattes.
La porte s’ouvrit enfin. Une vapeur d’eau chaude sortie de la pièce laissant découvrir une Abbygail pleine de fraîcheur. Sue eu un léger mouvement de recul car la chaleur y était presque étouffante. Elle vit Abby en peignoir de bain sortir la tête de la salle d’eau.
Abby : Excuse-moi Sue mais j’avais mes écouteurs sur les oreilles alors je ne t’ai pas entendu.
Sue : Abby ! Ca fait vingt bonnes minutes que je tape à la porte.
Abby : Désolée mais comme tu étais au téléphone avec Jack je ne voulais pas te déranger…
Sue : Seulement tu sais que je dois être au bureau à 9 heures.
Abby : Je ne voulais pas te déranger !
Sue s’arrêta dans son élan et regarda Abby.
Sue : Attends une minute ! Comment sais-tu que c’était Jack ?
Abby regarda Sue d’un air gêné.
Abby : Et bien…je passais et je t’ai entendu lui parler.
Sue : Tu avais l’oreille collé à la porte tu veux dire !
Abby : Non ! Ce n’est pas mon genre mais…disons que je passais et qu’accidentellement j’ai entendu la conversation…
Sue : Abby !
Abby : Tu rigolais toute seule et je te voyais avec ton pager alors je me suis dit que…
Sue regarda sa montre, elle allait vraiment être en retard.
Sue : On en rediscutera ce soir !
Abby : Bien chef !
Abby avait dit cela en faisant un salut militaire. Sue fila dans la salle de bain pour sécher ses cheveux avant d’aller au bureau. Elle savait que sa colocation avec Abby allait être difficile mais elle n’aurait jamais imaginé à ce point. Pourtant Wallace l’avait prévenu. La vie avec Abby était un vrai parcours du combattant.
Bureau du FBI
L’équipe était regroupée autour de Bobby et Jack qui discutaient à voix basse. Seul Demetrius manquait à l’appel car Wallace lui avait demandé d’aller au service administratif déposé un dossier sur le bureau de Randy.
Jack : On a déjà la salle.
Bobby : On a appelé tous les gens que Dem connaît et on a même un orchestre.
Sue : C’est du travail de pro !
Myles : Ce n’est pas pour rien que nous sommes le groupe d’élite du FBI !
Tout le monde se tourna vers lui.
Bobby : Ca devient beaucoup moins drôle avec le temps !
Myles : Ce n’était pas une plaisanterie mais plutôt une constations tout à fait remplie de sens !
Bobby : Ouais mais je ne sais pas…. Tu pourrais innover pour une fois et essayer de nous surprendre !
Pour éviter que le sujet de discussion ne dévit sur Myles et ses longs discours, Lucy décida de couper court.
Lucy : Et pour les cadeaux ?
Jack : J’ai parlé avec Donna et elle m’a parlé d’une semaine dans un centre de thalassothérapie.
Lucy : C’est vrai que Dem a besoin de se reposer !
Myles : J’espère avoir autant de chance pour mon anniversaire !
Bobby : Pour ça il ne faudrait pas qu’on puisse te tirer dessus comme un lapin !
Myles avait encore son bras en écharpe depuis l’affaire Orwell. Wallace leur avait fait des excuses pour avoir mal gérer le dossier mais aucun d’eux ne lui en voulait. Elle avait eu ce dossier par erreur et ça, personne ne pouvait la blâmer.
Myles : Je…
Myles allait rétorquer quand Demetrius entra dans le bureau suivi de Randy qui affichait sa joie habituelle.
Lucy : Randy ? Que nous vaut l’honneur de votre visite ?
Myles : Comme si une visite de Randy pouvait être un honneur.
Randy se tourna vers Myles.
Randy : Je vous ai entendu agent Leland. Sachez que cette remarque ne restera pas sans suite.
Jack s’approcha de Myles et lui tapa sur l’épaule… malade pour lui faire comprendre qu’il venait de faire une gaffe, encore une fois. Myles grimaça légèrement.
Jack : Excusez le Randy. Les médicaments que Myles prend lui font parfois dire des choses qu’il ne pense pas.
Myles : Mais…
Bobby se mit devant Myles pour lui faire comprendre de se taire s’il ne voulait pas avoir de problème avec Randy. Puis il alla s’asseoir à son bureau.
Randy : Vous pouvez essayer de jouer les bons samaritains, agent Hudson, mais vous n’êtes pas sortit de l’auberge.
Jack lança un regard étonné en direction de Randy qui resta fidèle à lui-même. Il aurait peut-être du laisser Myles se débrouiller tout seul pour une fois.
Jack : De quoi…
Randy : Je vous parle de l’affaire dans le centre Dana et Dave.
Sue et Jack se fixèrent. Depuis le temps que cette affaire avait eu lieu. Se sentant légèrement concerné, Sue s’approcha de Randy et de Jack.
Sue : Et quel est le problème ?
Randy : Vous avez cassé du matériel appartenant à une propriété privée.
Jack : Cassé ?
Jack ne se souvenait pas avoir cassé quoi que ce soir à part ses…
Randy : Deux chaises à quinze mille dollars agent Hudson !
Jack et Sue affichèrent des yeux ronds en entendant le prix des chaises.
Jack : 15 000 dollars ! C’est une blague ?
Randy : J’ai un sens de l’humour agent Hudson mais pas quand je reçois une facture de 30 000 dollars sur mon bureau.
Randy s’approcha de Jack et lui tendit un papier. Jack le prix et l’étudia.
Randy : Le FBI ne paye pas vos exploits nocturnes !
Jack releva d’un seul coup la tête et Sue préféra ne rencontrer le regard d’aucun de ses amis présent dans la pièce à cet instant et surtout pas de Lucy. Randy quitta le bureau avec son sourire qui le caractérisait alors que Bobby s’approcha de Jack et Sue et les prit par les épaules.
Bobby : Des exploits nocturnes ?
Sue regarda Jack. Elle ne put s’empêcher de rougir en repensant à cette soirée là.
Flash back
Centre Dana et Dave
Ils se dirigèrent tout les deux vers la chambre. Arrivé à l’entrée, un silence s’installa. Ils se regardèrent.
Jack : Je te laisse le lit pour dormir !
Sue : Mais…
Jack : Il serait inconvenable de ma part de te faire dormir sur le canapé !
Sue : Mais...Jack, il n’y a pas de canapé !
Jack regarda rapidement autour de lui. Sue avait raison. La chambre était très spacieuse mais était encombrée de statue et de figurine représentant des couples dans des situations plus qu’équivoque.
Jack : Je vais faire un lit d’appoint, après tout un bon agent doit pouvoir dormir dans n’importe quelle situation !
Sue regarda Jack d’un air plutôt inquiète. Il était peut-être un bon agent mais ce n’était pas Robinson Crusoé ou MacGyver.
Jack commençait à se construire un lit d’appoint avec 2 chaises côte à côte quand elle le regarda se coucher dans son « lit pré assemblé ». Le résultat était sans appel. Le « lit » s’écroula se qui fit rire Sue à gorge déployée. Et Jack se retrouva à terre. Elle s’approcha et lui tendit la main pour l’aider à se relever.
Sue : Jack, tu devrais abandonner cette idée avant de te casser un bras. On aura qu’à…
A-t-elle osé le dire ? Sue prit une grande respiration et fini sa phrase.
Sue : On aura qu’à dormir dans le même lit.
Jack était surpris, content car il n’allait pas passer sa nuit sur un lit qui lui martyriserait le dos, mais surpris par les mots que Sue venait de prononcer. Il prit sa main et se releva. Il planta son regard dans le sien.
Jack : (gêné) Tu es sûre ?
Sue : Et bien si jamais Dave et Dana venaient à l’improviste, ils verraient un couple dormir dans le même lit. En tout bien, tout honneur !
Jack n’était pas sûr que ce soit la bonne solution. Surtout maintenant et après ce qui c’était passé à l’appartement de Sue, peut-être devrait-il décliner l’offre. Il regarda Sue dans les yeux, elle était sincère et sûre d’elle. De plus, en parfait gentleman il ne ferait rien qui la peinerait.
Sue : De tout manière, Levy est là si jamais tu avais l’esprit mal tourné !
Elle lui fit son plus beau sourire. Maintenant, il en était sûr. Elle le taquinait c’était le signe que Sue savait ce qu’elle faisait.
Jack : Dans ce cas !
Il lui rendit son sourire. Ils s’approchèrent du lit et sans demander à l’autre, ils prirent un côté du lit. Pendant que Jack enlevait les oreillers en cœur qui se trouvait un peu partout sur ce lit, Sue se prépara à se coucher et enleva la robe de chambre qu’elle portait.
Elle était un peu gênée de se retrouver dans cette situation avec Jack mais elle avait confiance en lui. Elle le regarda. Il était toujours torse nu. Il s’installa dans le lit. Elle l’imita. Ils restèrent chacun de leur côté, regardant le plafond puis Jack tourna la tête vers Sue et posa sa main sur son épaule pour lui signaler qu’il voulait lui parler.
Jack : Bonne nuit.
Sue : Bonne nuit.
Jack éteignit la lumière.
Le lendemain matin.
La cloche du réveil sonna à 9 heures. Jack commença à ouvrir les yeux. Il avait très bien dormi et avait passé une nuit reposante. Il sourit en repensant au fait qu’il avait dormi près de Sue.
C’est à ce moment que Jack sentit un poids sur son torse. Quand il regarda attentivement, il aperçu une tête blonde sur son torse. Sue dormait à point fermer. Il sourit. Il pouvait sentir son parfum. Quel réveil agréable.
Elle était simplement magnifique. Il l’a contempla quand Levy sauta sur le lit. La sonnerie du réveil avait re-sonné et il devait prévenir sa maîtresse.
Sue ouvrit les yeux doucement.
Sue : C’est bon Levy. Je suis réveillé ! Descend !
Levy s’exécuta. Sue commença doucement à s’étirer et c’est là qu’elle remarqua qu’elle venait de se réveiller dans les bras de Jack. Elle avait du bouger dans la nuit. Elle leva la tête vers lui. Il lui sourit.
Jack : Bonjour !
Sue : (gênée) Bonjour !
Elle s’écarta légèrement et doucement pour se retrouver aux côtés de Jack. Ils se regardèrent.
Jack : Bien dormi ?
Sue était embarrassée. Elle s’était endormie dans les bras de Jack et elle devait avouer qu’elle n’avait jamais aussi bien dormi.
Sue : Très bien.
Il lui sourit de plus belle.
Fin du flash back
Leurs collègues s’étaient rapprochés et Jack et Sue savaient qu’ils allaient bientôt passer à l’attaque.
Bobby : Y a-t-il des choses qui se sont passés durant cette mission dont vous auriez omis de nous parler ?
Sue et Jack se fixèrent. Ca avait été la première fois qu’ils partageaient un lit en tant que couple, leur première nuit dans un vrai lit, ensemble. Ils n’auraient jamais pu en parler ouvertement aux autres, surtout que Sue était encore sous le statut d’agent.
Sue : C’était pour le bien de la mission !
Bobby sourit en entendant ses mots, puis tout en lâchant nos amis, il s’avança légèrement.
Bobby : Pour le bien de la mission ?!
Lucy : On n’en doute pas.
Bobby vint de placer aux côtés de Lucy. Si c’est deux là s’alliaient, ils étaient mal barrés.
Un regard complice entre Sue et Lucy s’installa dans la pièce quand le téléphone de Bobby sonna sur son bureau. Bobby lança un rapide regard vers Jack comme pour lui dire que l’interrogatoire ne faisait que quand commencer. Bobby s’assit à son bureau et prit la communication.
Bobby : (au téléphone) Manning ?...
L’équipe n’avait pas oublié que l’interrogatoire devait se poursuivre. Demetrius et Lucy s’approchèrent du couple, espérant soutirer des informations.
Demetrius : Alors comme ça il s’est passé des exploits nocturnes ?
Lucy (lançant un regard complice à Demetrius) Et ils pensaient qu’on ne le saurait pas.
Demetrius : On est le FBI. Vous devriez tout nous dire parce qu’on le saura un jour ou l’autre.
Myles regarda choqué Dem et Lucy.
Myles : Ne me dites pas que vous avez pensés durant ces 4 ans, qu’il ne s’était jamais rien passé entre eux ? Non parce que là vous me décevriez énormément.
Jack et Sue étaient encore sous le choc de ce que venait de dire Myles.
Myles : Je veux dire c’est un homme… c’est une femme et… il est normal que…
Jack : Merci Myles ! Je crois que l’on a compris !
Jack et Sue se lancèrent un regard complice qui ne passa pas inaperçu. Depuis qu’ils étaient ensemble de manière un peu plus officielle, les marques d’attention étaient devenues plus fréquentes et surtout plus visibles.
Lucy posa sa main sur l’épaule de Sue pour attirer son attention et s’approcha d’elle comme pour murmurer.
Lucy (signant) : Tu peux me le dire à moi ?
Jack avait suivi le manège et vint s’interposer en les deux femmes. Il les prit toutes les deux par les épaules.
Jack : Je nierais tout en bloc.
Sue lança un petit regard à Jack avant de faire une petite moue.
Sue : Parce que tu as quelque chose à cacher ?
Jack : Non ! Et toi ?
Sue : Je ne dirais rien de toute manière.
Ils se sourirent. Ils savaient tout les deux que rien ne s’était passé cette nuit là, mais cela les amusait quelque peu de laisser croire à leurs collègues le contraire.
Les regards échangés devenaient de plus en plus intenses. Déjà qu’ils avaient été assez fréquent avant que les choses de s’officialisent entre eux, mais maintenant, cela devenait de plus en plus fréquent.
Ces deux-là vivaient quelque qui les avaient transformé, … non plutôt, ils vivaient quelque chose qui les avait fait évolué, grandit en tant que couple et cela était très agréable à constater pour leurs amis.
Ils se souriaient comme deux adolescents, s’espionnant au fond d’une classe, ayant des rendez-vous secrets et se cachant aux yeux des autres pour vivre pleinement leur relation. L’équipe adorait les surprendre entrain d’échanger un regard ou discuter dans un coin à l’écart.
Bobby était resté quelques instants au téléphone avant de faire signe au reste de l’équipe que quelque chose n’allait pas. Bobby raccrocha le téléphone et s’avança vers l’équipe.
Bobby : J’ai une mauvaise nouvelle.
Le visage de Bobby se ferma. La plaisanterie n’était plus d’actualité et tous le remarquèrent. Tous se tournèrent en direction de l’agent qui était entrain de les briefer.
Bobby : Une base de l’armée contenant des explosifs vient d’être cambriolée.
Ce sujet était sensible surtout en sachant le nombre d’attentat qui pouvait voir le jour dans l’esprit d’organisations secrètes ou de malades du patriotisme.
Demetrius : Qu’est ce qui a disparu ?
Bobby : D’après les premiers rapports, du C4 et de la dynamite.
Jack : Ils ont des pistes sur les voleurs ?
Bobby : Ils ont retrouvé sur place le badge de l’officier chargé du local à munition.
Myles : Ils l’ont retrouvé ?
Bobby : Pas encore mais une menace terroriste n’est pas à écarter.
Le visage de chacun se ferma. Encore une affaire qui ne serait pas de tout repos.
Bobby : Je vais prévenir Wallace. (A Tara) Ils doivent nous envoyer un fax de ce qui a disparu avec les quantités exactes.
Tara : D’accord, je vais faire des recherches pour savoir quel type d’engin explosif on pourrait avoir à faire.
Jack : (à Bobby) Je viens avec toi.
Chacun s’attela à la tâche.
Bureau de Wallace
Bobby frappa à la porte du bureau accompagné par Jack.
Voix : Entrez !
La voix de Wallace avait reprit de l’assurance depuis la dernière affaire. Elle avait été touchée par la solidarité que lui avait montré l’équipe et elle ne l’avait avoué à personne mais elle commençait à croire qu’elle avait bien fait d’accepter ce poste au FBI.
Les deux agents entrèrent dans le bureau et s’assirent, invité par Wallace qui leur fit un signe de la main. Elle les fixa. Elle savait que lorsque ces deux là rentraient dans son bureau, ce n’était jamais pour n’importe quoi. D’un côté, elle en était fière mais d’un autre, elle n’aimait ça du tout. Cela signifiait encore des trucs horribles s’était passé.
Wallace : Que puis-je faire pour vous messieurs ?
Bobby : Je viens d’avoir un appel d’un agent de la NSA. Une cargaison d’explosifs vient d’être volée dans un camp militaire.
Wallace : Et pourquoi serait-on chargé de ce dossier ?
Jack : D’après les informations que l’on possède, ils pourraient servir à une attaque terroriste.
Wallace regarda les deux agents. Horrible, elle ne pensait pas si bien dire. Encore une affaire délicate et qui touchait un point sensible de leur histoire. Quelque chose qu’ils ne pourront jamais oublier.
Wallace : Hudson, vous irez avec Gans à l’entrepôt vérifier ce qui manque et nous faire une estimation.
Bobby fut surpris par cette décision.
Bobby : Ils doivent nous envoyer un fax alors…
Wallace : Je sais mais il vaut mieux avoir des informations sûres.
Bobby : Je peux y aller, j’ai une formation de démineur.
Wallace avait à peine écouté Bobby et cela le surprit. Pourquoi le tenait-elle à distance de cette enquête ? Elle regarda Jack sans prêter attention à Bobby pour le moment.
Wallace : Allez sur place Hudson. Les militaires cachent souvent des informations sur ce genre «d’incident» alors je veux des données exactes.
Jack : Très bien.
Bobby : Et moi, je vais faire quoi ?
Wallace le regarda.
Wallace : J’ai un autre projet, tout aussi dans vos cordes, agent Manning.
Jack connaissait cette façon de parler, se timbre de voix. Wallace avait une idée derrière la tête et il était bien content que ça ne lui tombe pas dessus. Il sourit légèrement et se leva pour les laisser et faire ce que Wallace venait de lui demander.
Bureau du FBI
Jack était revenu seul de son entretien avec Wallace se qui étonna quelque peu les autres surtout lorsqu’ils ne virent pas Bobby avec lui.
Myles : Où est passé Bobby ?
Jack : Wallace voulait lui parler.
Jack avait dit cela en mettant sa veste. Il se tourna vers Dem tout en restant en vu des autres et surtout de Sue pour qu’elle puisse lire sur ses lèvres.
Jack : Dem et moi on va voir au camp militaire pour avoir des infos.
Dem comprit que cela venait directement de Wallace mais il trouvait ça bizarre que Bobby n’y aille pas avec Jack. Toute l’équipe d’ailleurs mais ils avaient encore un peu de mal à la comprendre parfois. Dem enfila sa veste à son tour.
Sue : Je vais me renseigner sur l’agent qui était chargé de la sécurité avec Lucy.
Myles : Et moi je file, on attend mon témoignage au tribunal.
Demetrius : C’est vrai que ça serait dommage qu’Orwell soit libéré par ton retard au tribunal.
Myles essayait tant bien que mal de mettre sa veste.
Myles : Surtout qu’il a essayé de me tuer. On ne s’en prend pas à un Leland sans en subir les conséquences.
Il réussit enfin à mettre sa veste et sortit, prenant un air supérieur qui le caractérisait.
Demetrius : Sacré Myles, il ne changerait jamais.
Lucy : Toujours égal à lui-même.
Tous l’avaient regardé quitter le bureau en se rappelant à quel point il était présomptueux. Mais cela faisait partit de son caractère même si Myles était un excellent agent, un excellent ami, il ne pourrait pas le changer du jour au lendemain. Changer Myles Leland 3ème du nom, relevait de l’exploit !
Tous l’avait aussi regardé avec un œil attendrit. Il y avait quelques jours de cela, ils avaient failli le perdre. Orwell lui avait tiré dessus et l’avait grièvement blessé. Mais aujourd’hui, tout était rentré dans l’ordre. Myles et Bobby étaient en vie et c’est tout ce qui importait.
Base aéronavale d’Andrews
Demetrius et Jack descendirent de voiture sous les yeux des officiers militaires qui se tenaient près d’un baraquement. Les deux hommes arrivèrent près d’un officier qui s’interposa, leur bloquant le passage.
Militaire : Je suis désolé messieurs mais cette partie de la base est interdite aux civils.
Demetrius : Nous sommes du FBI ! (Montrant sa plaque) Je suis l’agent Gans et voici l’agent Hudson.
Militaire : Je suis désolé mais il me faut une autorisation de mon supérieur pour vous laisser passer.
Jack : Nous avons rendez-vous avec le Général Hampton. Voici le fax qu’il nous a envoyé.
Jack montra le papier au militaire qui le parcourut rapidement.
Militaire : Je vais vous conduire au bureau du Général.
Bureau du FBI
Bobby avait rejoint Sue, Tara et Lucy au bureau. Les trois jeunes femmes regardèrent l’agent entrer dans le bureau avec une pile de dossier dans les bras.
Lucy : (à Bobby) Tu as dévalisé les archives ?
Bobby : Très drôle Lucy ! Wallace m’a demandé d’étudier ces dossiers pour l’affaire.
Sue : Oh !! Je croyais qu’elle essayait de te noyer sous une avalanche de paperasse !
Bobby lança un sourire amusé à Sue. Il fallait qu’elle arrête de trainer avec Jack car il commençait à déteindre sur elle. Il sourit en y pensant bien. Il était heureux pour eux.
Bobby : Vous pouvez rire mais Wallace m’a dit que je pouvais demander à quelqu’un de l’aide alors surtout ne me tentez pas.
Bobby commença à les regarder menaçant. Il n’allait pas les laisser s’en sortir aussi facilement.
Chacune se regardèrent et filèrent à leur bureau respectif comme pour aller travailler. Tara allait se cacher derrière l’écran de son ordinateur quand Bobby lui fit signe du doigt.
Bobby : Et l’heureuse chanceuse n’est autre que Tara.
Tara : J’ai beaucoup de recherche à faire et…
Elle n’avait pas fini sa phrase que Bobby l’avait prise par l’épaule et emmenée dans la salle de conférence pour se mettre au travail. Sue et Lucy se regardèrent en pensant qu’elles venaient de l’échapper belle…. Et elles compatissaient avec Tara même si travailler avec Bobby n’était pas si désagréable que ça… surtout pour Tara.
Bâtiment non loin de Washington
Un groupe était rassemblé autour d’un homme qui portait un uniforme militaire. Il monta sur la plate forme du camion, souriant. Il regarda les différents hommes qui composaient la foule avant de s’adresser à eux. Ils semblaient comme subjugués par l’homme qui prenait place. Et cela pouvait faire assez peur de voir qu’un seul homme pouvait avoir cette influence.
Homme1 : Nous allons enfin rétablir l’honneur de notre clan.
La foule se réveilla.
Foule : Ouais !
Certaines personnes avaient levé le poing en signe d’accord.
Homme1 : Nous allons montrer que nous sommes ceux qui sont les plus forts.
Foule : Ouais.
Plus l’homme leur parlait et plus la foule lui semblait acquise.
Homme1 : Ils payeront pour l’affront qu’ils ont fait.
Foule : Ouais !
L’homme leva les mains pour calmer la foule en liesse devant leur leader. Et la réaction fut instantanée. La foule se calma. Il ne lui suffisait d’un geste pour faire tout basculer.
Il descendit du camion et passa certainement devant quelques-uns de ses « lieutenants ». Il avança fièrement vers l’arrière du camion et ôta la bâche qui couvrait le contenu. Des caisses contenant des explosifs se trouvaient là.
Il se tourna à nouveau vers la foule avec un regard, plus décidé que jamais.
Homme1 : Nous allons enfin nous venger.
Le groupe d’hommes lança un cri de joie pendant que leur leader prit un carton et le déposa à terre. Il fut vite rejoint par le reste de ses hommes pour décharger le camion qui avait emmené les caisses d’explosifs.
Bâtiment du FBI
Bureau de Wallace
Elle était en train de classer les derniers rapports que ses agents lui avaient donnés. Elle devait avouer qu’ils devaient de plus en plus doués en ce qui concernait de rendre leur rapport en temps et en heure. Mais elle ne leur laissait pas vraiment le choix. Elle sourit en y repensant.
Elle arriva aux dossiers que lui avait remis Sue. Elle s’arrêta un moment. Elle avait vu que Sue était arrivée en retard et elle imaginait bien la cause de ces retards à répétition depuis quelques temps.
Elle savait que si Abby emménageait chez Sue cela n’allait pas être de tout repos pour la jeune femme. Elle savait combien sa fille pouvait être… particulière. Elle aimerait pouvoir faire quelque chose pour Sue mais, elle savait aussi que si elle s’en mêlait, cela ne ferait qu’envenimer les choses.
Ou peut-être était-ce une autre raison qui faisait que Sue arrivait en retard. Elle préférait de loin cette idée même si elle allait devoir clarifier les choses et rappeler qu’il y avait des horaires de bureau. Mlle Thomas n’était peut-être plus un agent mais elle était tout de même rattachée à son service et elle n’admettrait aucun traitement de faveur.
Wallace se leva de sa chaise pour mettre des dossiers dans une armoire quand on frappa à la porte de son bureau. Elle savait que la journée allait être longue.
Wallace : Entrez !
La porte s’ouvrit laissant apparaître un visage familier. Elle fit signe à l’inspecteur Evans de rentrer et continua ce qu’elle était entrain de faire. Il entra et ferma la porte derrière lui. Il se mit face à son bureau et se fixa un peu comme à l’armée. Avec Wallace, il n’avait pas intérêt à faire un pas de travers.
Wallace rangea le tiroir d’un coup et se tourna vers lui. Il sursauta quelque peu.
Wallace : Vous avez raté votre immeuble inspecteur. Ici c’est le FBI.
Evans sourit à la remarque de Wallace. Elle le fixait et ne souriait pas du tout, elle, par contre. Elle croisa les bras et continua de le regarder. Elle attendait sûrement qu’il lui dise pourquoi il était là. Il aurait du comprendre tout de suite.
Evans : Je suis venu parce que mon patron a pensé que les informations que nous avions sur une certaine milice pourrait vous intéresser. Ca a un lien avec l’attaque de la caserne. Et il a su que vous vous occupiez de l’affaire.
Wallace s’était rapprochée de son bureau pour s’y installer de nouveau mais en entendant Evans, elle s’arrêta avoir de s’asseoir et le regarda.
Wallace : Et il s’est dit que de vous envoyer…
Evans : Adoucirait les relations entre nos deux services.
Elle lui fit un sourire entendu. Les relations entre la police et le FBI ne s’arrangeront jamais tant que tout le monde souhaitera en tirer la gloire.
Wallace : Bien entendu.
Elle s’assit à son bureau et le regarda de nouveau en nouant ses mains devant elle.
Wallace : Je vous écoute inspecteur Evans.
Il se tenait toujours debout face à elle. Il n’osait pas s’asseoir de peur qu’elle ne l’en autorise pas.
Evans : Et bien, d’après mes sources, les explosifs dérobés serviraient à un groupe paramilitaire.
Wallace le fixa un moment puis reporta son attention sur les dossiers sur son bureau. Elle en ouvrit un.
Wallace : Merci pour ces informations inspecteur, nous aurions pu chercher pendant des heures !
Il savait qu’il aurait du aller droit au but directement. Il s’assit sur une chaise, attendant de voir la réaction de Wallace.
Wallace : Nous savons tout les deux qu’ils ne veulent pas déraciner des vieilles souches d’arbres avec des explosifs, inspecteurs, alors allez droit au but.
Wallace n’avait pas quitté son rapport des yeux. L’inspecteur se redressa sur sa chaise. Il fallait qu’il soit à la hauteur sinon Wallace allait le descendre en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire.
Evans se sentait mal à l’aise en présence de cette femme si particulière. Dès leur première rencontre, Evans savait que cette femme avait un caractère fort et qu’il ne devait pas tenter de jouer avec elle. Et elle lui avait souvent montré et prouver. Il avait déjà remarqué la grande estime et respect qu’avait son équipe pour elle. Il l’avait très peu vu en action mais il pouvait très bien imaginer ce que cela donnait.
Evans : Le groupe paramilitaire qui a volé cette cargaison a déjà fait parler de lui dans d’autres états mais aucun lien n’a pu directement être fait.
Wallace leva enfin les yeux vers lui.
Wallace : Et votre patron s’est dit que comme le FBI et ses agents ont une marge de manœuvre plus grande, il pouvait nous refiler le bébé !
Evans : Exact.
Wallace se leva et posa le dossier qu’elle tenait sur son bureau. Elle n’aimait pas ce genre de processus car elle savait qu’à la fin cela terminait la plus part du temps en un conflit entre services, mais elle devait avouer que cela leur serait d’une grande aide pour leur affaire.
Wallace : Vous allez briefer mes agents sur ce que vous savez.
Elle se tourna vers lui en revenant vers son bureau.
Avec un peu de chance on pourrait arrêter ces gens avant qu’ils n’utilisent les explosifs qu’ils ont dérobés.
Base aéronavale d’Andrews
Bureau du Général Hampton
Demetrius et Jack sortaient du bureau après leur entretien avec le Général. L’homme d’une cinquantaine d’année avait été direct avec les enquêteurs. Il ne voulait pas qu’on accuse l’un de ses hommes d’avoir été incapable. Il endossait la responsabilité de cette bavure et que toutes les pièces à conviction seraient transmisses au bureau du FBI.
Jack se tourna vers son ami avant de monter en voiture.
Jack : La sécurité était au maximum, des caméras de surveillance tous les cinq mètres, comment ils ont réussi à prendre ses caisses d’explosifs sans attirer l’attention ?
Demetrius : À moins d’avoir eu un papier avec l’en-tête d’un militaire haut gradé, ils n’auraient pas pu faire cela si facilement.
Jack : Avec toutes les vidéos que le général nous a données je crois qu’on a déjà pas mal à faire.
Bureau du FBI
Tara et Bobby avaient fini de faire le tri dans les dossiers que leur avait donné Wallace et avaient rejoint Lucy, Sue. Myles, quant à lui, venait de rentrer du tribunal.
Bobby : Alors Myles, comment ça s’est passé au tribunal ?
Myles déposa fièrement sa veste sur le porte manteau et se tourna vers ses amis.
Myles : Les membres du jury n’ont pas vraiment apprécié qu’Orwell et ses petits copains tirent sur des agents du FBI.
Il se rapprocha.
Myles : Surtout un agent de ma qualité !
Bobby passa à côté de lui pour aller à son bureau.
Bobby : Ne nous fait pas regretter qu’il t’ait manqué !
Lucy : En tout cas, c’est rassurant de voir que ce type ne sortira pas d’ici tôt.
Myles : Tout a fait d’accord.
Wallace entra dans le bureau suivi d’Evans qui lança un rapide clin d’œil à Tara puis se reconcentra en suivant Wallace.
Cela ne passa à inaperçu à Lucy et Sue qui se lancèrent un regard entendu. Elles étaient sûres d’avoir bien vu. Elles allaient cuisiner Tara pour avoir plus de détails et pour savoir si ils avaient déjà passé la soirée ensemble ou si le dîner qu’il lui avait promis, tenait toujours.
Cependant, cela n’était pas passé inaperçu également aux yeux de Bobby qui avait suivi le manège. Et l’expression de son visage était plus celle des mauvais jours que le contraire. Et cela aussi, ne passa pas inaperçu aux yeux des filles ainsi que de Wallace.
Elle n’aimait pas du tout l’ambiance qu’il y avait quand cet inspecteur était là. Mais elle devait avouer qu’il faisait du bon boulot. Elle allait quand même garder un œil sur lui.
Wallace : Heureuse de savoir qu’Orwell va écoper d’une bonne cinquantaine d’année de prison.
Myles : Il ne l’aura pas volé.
Wallace : (se tournant vers l’inspecteur Evans) Vous devez vous souvenir de l’agent Evans, il a des informations concernant l’affaire des explosifs volés dans la base militaire.
Tous parurent surpris par cette nouvelle. Ils étaient à peine sur cette affaire.
Lucy : Déjà ?
Wallace resta silencieuse. Evans la regarda et su que c’était à lui de répondre à cela.
Evans : Plusieurs rumeurs circulaient sur le fait qu’un groupe paramilitaire envisageait de voler des explosifs … mais c’était très vague et nous ne savions pas où cela allait se produire.
Bobby : Maintenant on sait où.
Bobby et Evans se regardèrent.
Evans : Ce groupe paramilitaire est sous surveillance depuis des années déjà et leur leader, un certain Bennett, proclame que le pays est dirigé par des incapables.
Myles : Encore un fou qui n’aime pas comment est géré le pays.
Lucy : Je me demande pourquoi ils ne vont pas fonder leur propre pays sur une île déserte.
Apparurent Jack et Demetrius qui revenaient du camp militaire. Ils entèrent et parurent tout aussi surpris de voir Evans que leurs amis.
Demetrius : Inspecteur Evans ? Vous avez fait un sacré détour !
Evans sourit à la remarque de Dem. Il commençait à avoir l’habitude.
Wallace : L’inspecteur est ici pour travailler sur notre affaire de vol d’explosifs.
Jack : Les informations vont vite !
Evans : Vous n’êtes pas les seuls à avoir de bons indics !
Wallace ne fit pas attention à la dernière remarque. Elle se tourna vers le petit groupe.
Wallace : Je veux une entière coopération.
Jack baissant un instant les yeux pensant que Wallace le réprimandait.
Jack : Bien sûr.
Wallace : (regardant Evans) Je disais surtout cela pour vous et votre patron, inspecteur.
Evans la regarda.
Evans : Comptez sur moi.
Une jeune femme entra dans le bureau avec un papier et le tendit à Wallace. Elle ressortir aussi vite qu’elle était rentré. Wallace étudia le document. Et sans lâcher le document des yeux.
Wallace : Le sous-secrétaire a été informé de l’affaire ! Il nous demande des comptes !
Elle leva les yeux.
Wallace : Alors au boulot !
Elle ne leur laissa pas le temps de répondre et quitta le bureau.
Bobby : (à Evans) Vous savez quoi exactement sur ce groupe paramilitaire ?
Evans : Et bien…leur leader a fait de la prison pendant huit ans à LevensWorth
Sue : La prison militaire ?
Sue n’était pas sûre d’avoir bien lu.
Evans : Oui. C’est un ancien des Marines… et je crois que de trop dangereuses missions l’ont un peu rendu dérangé… Il aurait tenté une mutinerie lors d’une mission sur le terrain.
Jack : Mais il aurait dû prendre au moins vingt-cinq ans et pas huit.
Evans : Libéré pour bonne conduite.
Bobby : (ironique) Super !
Lucy : Et qu’est-ce qu’il fait depuis sa sortie de prison ?
Evans : Il a fondé un mouvement appelé le « Réveil d’une vraie patrie ».
Myles : Et je parie qu’ils ne font pas des stages de couture ou de broderie.
Chacun sourit à la remarque de Myles en imaginant ce genre de personne entrain de faire de la broderie.
Evans mis la main dans sa poche et en sortit un papier.
Evans : J’ai réussit à avoir la liste des adhérents de ce mouvement qui sont peu nombreux dans cet état.
Dem : Comment avez-vous eu cette liste ?
L’inspecteur les regarda en souriant, fier de lui.
Evans : Ca, c’est un secret !
Jack, Bobby et les autres ne semblèrent pas vraiment convaincus.
Evans : Une quinzaine d’hommes dont deux très dangereux.
Evans s’approcha du tableau et épingla la photo des deux complices de Bennett, qu’il venait aussi de sortir d’une de ses poches internes. Il montra du doigt un des types.
Evans : Voici Dave Aston alias…
Sue se pencha pour essayer de lire sur ses lèvres mais il avait du oublier. Mais Evans comprit vite son erreur lorsqu’il sentit le regard de Jack sur lui, ainsi que celui des autres. Et lorsqu’il fit un tour de « table », il se rappela soudain en croisant le regard de Sue, qu’il fallait qu’il parle face à elle.
Evans : Voici Dave Aston alias « Snake » et son frère Joshua alias «Scorpion »
Myles : (ironique) Leur mère doit être fière.
Evans : Ils ont un casier très chargé avec vol, coups et blessures et j’en passe.
Jack : Ce Bennett est bien entouré.
Sue : Et quoi d’autre ?
Evans : Un agent a réussi à s’infiltrer dans ce groupe depuis quelques mois.
Demetrius : Et où est votre agent ?
Evans : Ce n’est pas réellement un de nos agents… mais disons que c’est nous qui l’avons introduit !
Jack : Et on peut savoir d’où il vient ?!
Evans : Si je ne me trompe pas… de chez vous !
Bobby : De chez nous ??
Evans : C’est tout ce que je sais !
Un de leur agent était infiltré dans cette affaire. Ils auraient bien aimé savoir qui et de quel bureau il débarquait.
Evans : En ce moment, il doit être en route pour Washington.
Jack : Très bien. On a du travail alors ce n’est pas le moment de chômer.
Les agents se séparèrent en groupe pour un travail plus efficace.
Sue et Lucy commencèrent à visionner les cassettes de surveillance. Bobby et Jack téléphonèrent pour vérifier les différents alibis des suspects qui auraient pu entrer en contact avec Bennett. Demetrius et Myles étaient partis sur le terrain démarcher quelques indics. Il ne restait plus que Tara et Evans pour travailler sur les dépositions.
Tara : (à Evans) Je pourrais avoir ce dossier inspecteur ?
Evans la regarda avant de lui sourire.
Evans : Tu peux m’appeler par mon prénom.
Tara rougit avant de reformuler sa question.
Tara : Grant ! S’il te plaît.
Heureux d’avoir pu faire sourire Tara, il lui tendit le dossier avant se rapprocher de la jeune femme. Bobby observa la scène du coin de l’œil, assis à son bureau.
Evans : Et pour notre dîner ?
Tara : Je…
Lucy lança un regard rempli de sous entendus à Tara. Elle lui fit signe d’accepter. Elles en avaient déjà parlé avec Sue mais Tara n’avait pas vraiment donné d’explications sur ses hésitations et ses excuses pour repousser ce dîner.
Elle regarda ses amies puis Grant. Et puis, cela ne l’engeait à rien. Ce n’était qu’un dîner après tout. Lucy et Sue attendaient aussi impatiemment que l’inspecteur la réponse de Tara.
Tara : Et bien…d’accord.
Lucy et Sue sautèrent presque de joie tandis que Grant se contenta de lui faire un immense sourire.
Evans : Génial.
Tara lui sourit légèrement. A la minute où elle avait prononcé ses mots, elle avait regretté et elle avait posé très rapidement son regard sur Bobby toujours occupé à téléphoner. Elle remercia qu’il n’ait rien entendu.
Evans : Ce soir ?
Tara le regarda. Elle avait la sensation que maintenant qu’elle avait accepté, elle ne contrôlait plus rien. Il la fixait toujours avec un sourire… elle devait avouer qu’il était tout à fait craquant.
Tara : Pourquoi pas.
Tara avait dit cela dans un soupir. Elle avait repoussé tellement de fois les avances de l’inspecteur qu’elle ne pouvait pas mentir éternellement. Ca ne devait pas être si horrible que ça de dîner avec lui. Il était très bel homme, un sens de l’humour qu’elle appréciait et elle devait avouer qu’elle aimait bien être en sa compagnie.
Elle devait aussi penser à son avenir. Elle avait, elle aussi, droit au bonheur avec un homme. Alors qu’elle pesait toujours le pour et le contre de la situation, Wallace fit son entrée dans le bureau suivi par Myles et Demetrius.
Wallace : J’ai reçu un ordre de mission pour cette affaire…
Myles fut tellement surpris qui ne lui laissa pas le temps de continuer.
Myles : Un ordre de mission ?
Wallace : Si vous me laissiez finir Leland.
Il baissa les yeux comme un enfant pris sur le fait. Personne n’osait vraiment tenir à tête à Wallace, même Myles.
Wallace : J’ai eu des informations concernant l’agent travaillant sur cette affaire. Il n’a pas pu se libérer de ces contraintes avant demain. Mais apparemment, mes contacts m’ont dit qu’il pourrait nous être très utile.
Bobby : En attendant, on n’a rien trouvé qui pourrait relier ces types au vol dans la caserne.
Tara se leva et vint vers le centre de la pièce pour être visible de tout le monde.
Tara : Du côté des dépositions, les témoins ont tous l’air de corroborer la même histoire.
Evans l’imita et vint s’asseoir sur un des bureaux.
Evans : Personne n’a vu quelque chose d’inhabituel dans l’enceinte ou à proximité de la caserne.
Wallace croisa les bras en regardant son équipe.
Wallace : Et le gardien du dépôt des munitions ?
Jack : Il a été retrouvé abandonné sur une petite route à l’extérieur de la ville.
Demetrius : Il a été retrouvé bâillonné et ligoté.
Wallace : Il est peut être dans le coup ?
Jack et Demetrius se regardèrent avant de répondre.
Jack : Je ne pense pas.
Bobby : Pourquoi ça ?
Jack : Il a des blessures sérieuses.
Myles : Il a pu se les faire pour ne pas être soupçonné.
Jack : Seulement il n’y a aucun lien entre eux et surtout j’ai du mal à croire qu’il aurait risqué sa place pour un ancien militaire qui a eu droit à une cour martiale.
Wallace : Néanmoins on va le garder à l’œil. On ne sait jamais.
Jack hocha la tête en signe affirmatif. Chacun s’était mis au centre de la pièce pour que Sue puisse suivre plus aisément la conversation. Jack s’était mis à ses côtés, comme par réflexe.
Tous le remarquèrent mais ce n’était pas le moment de les taquiner avec ça, ils avaient une affaire a régler. Mais ils avaient bien pris note pour la prochaine fois. Et puis cela faisait tellement du bien de les voir flirter de cette manière. Sans s’en rendre compte.
Demetrius sorti son calepin de sa poche et continua à donner les dernières informations que Myles et lui avait récolté pendant leur virée.
Demetrius : Du côté de nos indics, on a fait chou blanc.
Myles : Personne ne sait rien.
Demetrius : On a fait plus de cinq quartiers et même Howie n’a pas pu nous renseigner.
Myles : La plupart des gens qui doivent entrer dans ce groupe ne doivent pas venir de la rue et doivent avoir quelqu’un qui les fait entrer.
Oui. Tout cela semblait très bien organiser. Jack se tourna vers Sue.
Jack : Et pour les vidéos de la caserne ?
Sue : Tout est normal si on part du fait que l’entrepôt se soit fait attaqué.
Demetrius : Rien qui ne pourrait être suspect comme une conversation filmée ou…
Sue : Rien. Il y avait plus de 72 heures de vidéo.
Lucy : On s’est concentrée sur les heures qui ont précédées le vol mais on ne voit rien qu’un filet qui couvre la caméra.
Myles : Ils savaient donc où se trouvaient les caméras et les moyens de les éviter.
Jack : Je vois où tu veux en venir mais le vigil n’est pas dans le coup.
Jack insista du regard. Il avait interrogé le garde et il n’était pas dans le coup. Non. Ils avaient trouvés un autre moyen pour s’infiltrer.
Wallace : Espérons que l’agent qui doit venir nous en apprendra plus.
Bobby : On sait qui s’est ?
Wallace : Le bureau d’Atlanta ne m’a pas transmis ces informations. Ils ont peur qu’il se fasse démasquer.
Bobby : Et venir ici ne va pas lui faire courir des risques ?
Wallace : Apparemment Atlanta s’est chargé de tout ! Faisons leur confiance pour une fois !
Jack : Mouais !
Bobby : En tout cas, il détient la clé pour la suite de cette enquête !
Myles : Cela veut donc dire que pour ce soir, vous n’avez plus besoin de nous ?
Wallace se tournant vers Myles.
Wallace : En effet… Vous pouvez rentrer chez vous. Je veux des agents opérationnels et à 200 % pour demain.
Elle le regarda une dernière fois avant de sortir.
Plus tard dans la soirée
Restaurant
Elle était assise en face de cet homme qui lui souriait et la faisait tant rire. Elle avait hésité à accepter de sortir. Elle avait d’autres préoccupations mais la façon dont il lui avait demandé, comme un petit garçon timide, l’avait attendrit et elle n’avait pas pu refuser.
Il l’avait emmenée dans un restaurant chic, il la surprenait par tant d’attention à son égard. Elle se sentait quelque peu mal à l’aise de venir dans ce genre d’endroit. Elle était une fille simple alors ce restaurant était sans doute trop pour elle.
Elle laissa son regard vagabonder dans la salle. Un décor enchanteur se trouvait devant elle. Des chandelles, des musiciens et puis la compagnie d’un homme charmant. Elle laissa son regard se perdre dans cet univers quand elle sentit qu’on lui prenait la main.
Evans : Ca va ? Tu n’as rien dit depuis notre arrivée.
Tara : (surprise) Oui, ça va. Je pensais plus à un repas moins…somptueux et plus pizza et coca.
Evans sourit à la remarque de Tara. C’est vrai qu’il n’avait pas fait les choses à moitié. Un restaurant quatre étoiles, un décor féerique. Il avait été un peu loin pour l’impressionner.
Evans : (rougis) Je voulais ce qu’il y a de mieux pour toi.
Tara : Je n’avais pas besoin de tout ça. Je suis quelqu’un de simple.
Evans : Mais tu es spéciale à mes yeux.
Tara rougit encore plus. Le regard de Grant s’intensifia. Il serra sa main dans celle de Tara avant de déposer un baiser sur la main de sa partenaire.
Evans : Et si on terminait cette soirée dans un endroit, disons plus tranquille ?
Grant se leva et tendit sa main à Tara qui s’exécuta. Elle suivit de son cavalier et ils quittèrent le restaurant.
Local du groupe « Réveil d’une vraie patrie »
Bennett était dans son bureau, entouré de quelques hommes de sa milice. Ils regardaient le plan d’un bâtiment qu’ils avaient disposé sur la table, afin de préparer leur coup.
Bennett : Ce genre de bâtiment est très surveillé. On ne peut pas se permettre de rater notre coup.
Snake : Ne t’inquiète pas. J’ai vérifié déjà deux fois.
Bennett se tourna vers lui. Il le regardait avec un air méchant.
Bennett : Je ne me ferais plus de soucis lorsque l’on aura fait sauter tous ces impurs !
Snake baissa les yeux. La tension était palpable. Ils jouaient gros sur ce coup là.
Scorpion : Je serais plus rassurer si on faisait un test avant de s’attaquer à un plus gros poisson.
Snake : Tu as peur petit frère ?
Scorpion : Non…c’est juste que…
Bennett : Non, il a raison. Il vaut mieux essayer la marchandise avant de frapper un grand coup.
Snake : Très bien. Et où veux-tu qu’on fasse cette petite séance d’entraînement ?
Bennett marcha jusqu’à un plan de la ville qui était accroché à un mur et s'immobilisa devant. Il parcourut la carte du doigt avant de s’arrêter sur un endroit.
Bennett : On fera notre test là !
Les deux autres hommes s’approchèrent de la carte. Ils regardèrent l’endroit indiqué par l’index de Bennett. Un sourire machiavélique se dessina sur leurs visages.
Bennett : Préparez-vous parce qu’il y va y avoir un feu d’artifice.
Les trois hommes se regardèrent tour à tour avant de conjuguer leur rire dans un seul et même éclat qui glaçait le sang.
Appartement de Tara
Ils étaient allés au cinéma en sortant du restaurant. Ils étaient allés voir un film amateur où le centre de l’intrigue se déroulait dans une petite ville. L’héroïne avait deux prétendants mais ne savait pas lequel elle devait choisir. Elle avait eu l’impression de ce reconnaître dans le dilemme que vivait cette fille.
Elle n’était pas une femme volage ou prête à se laisser séduire par le premier venu mais la présence de Grant semblait l’aider à se mentir à elle-même. Elle cherchait comme une couverture, une échappatoire.
Il l’avait reconduit jusqu’à son appartement. Elle ne devait pas penser à autre chose…ou quelqu’un d’autre. Elle devait se focaliser sur l’homme qui était à ces côtés à ce moment présent. Ils montèrent les dernières marches qui la séparait de son appartement et se tourna en direction de l’homme qui l’avait accompagné.
Tara : Merci, j’ai passé une excellente soirée.
Evans : Moi aussi.
Ils restèrent un moment silencieux, ne sachant pas quoi dire. Ils scrutèrent les environs quand Grant toussa légèrement, la faisant sortir de sa rêverie.
Tara : Il se fait tard.
Evans : Oui, c’est vrai. Et puis demain sera une longue journée.
Tara : Oui.
Elle chercha les clés de son appartement dans son sac quand Grant posa sa main sur la sienne. Surprise, elle resta immobile avant de lever les yeux vers lui.
Elle sentit son cœur s’accélérer tout en levant les yeux vers cet homme qui s’approchait d’elle. Ils n’étaient plus qu’à quelques centimètres l’un de l’autre quand Grant se pencha vers Tara. Elle le fixa et doucement, ferma les yeux pendant que cet homme, lui tenant toujours la main s’approchait vers elle afin de déposer un baiser sur ses lèvres.
Au moment où leurs lèvres étaient prêtes à s’effleurer, le portable de Tara sonna. Ils restèrent un moment immobiles.
Evans : (murmure) Ne décroche pas.
Tara ouvrit légèrement les yeux et le regarda. Elle n’en avait pas envie. Elle continua à le regarder dans les yeux. Elle posa sa main de libre sur la joue de Grant avant de sourire à sa demande. Ils restèrent ainsi alors que le téléphone re-sonna pour la troisième fois. Elle fit descendre sa main sur le torse de Grant.
Tara baissa la tête et sortit son téléphone du sac. Elle regarda sur l’écran. Elle se sourit à elle-même. Grant avait reculé, il aurait voulu que cela ne vienne pas les interrompre.
Evans : J’espère que c’est important.
Tara : C’est…
Elle leva les yeux vers Grant. Elle avait le sourire aux lèvres, comme heureuse d’avoir un appel.
Evans : C’est ?
Tara : C’est Wallace.
Evans : (ironique) Si c’est Wallace !
Tara esquissa un rapide sourire avant de prendre la communication.
Tara : Williams ?
Wallace : (au téléphone) Ici Wallace, il faut que vous reveniez le plus rapidement au bureau.
Tara : Il y a un problème ?
Wallace : (au téléphone) Une bombe vient d’exploser dans le quartier de Georgetown.
Le cœur de Tara battu la chamade.
Tara : Une attaque terroriste ?
Wallace : (au téléphone) D’après les premières analyses sur les fragments relevés, il s’agirait des explosifs de la caserne cambriolée.
Tara : J’arrive.
Wallace : (au téléphone) Et prévenez aussi l’inspecteur Evans.
Tara : (bafouillant) Oui…oui, bien sûr.
Elle raccrocha et remit son téléphone dans son sac sous les yeux de Grant qui la dévisageait.
Evans : Qu’est-ce qui se passe ?
Tara : (sous le choc) Il y a eu une explosion.
Evans : Où ?
Tara : Près de Georgetown.
Les deux enquêteurs se fixèrent avant de rejoindre la voiture.
Georgetown, lieu de l’explosion
Des voitures de police et des pompiers étaient déjà sur place. Des personnes étaient évacuées et beaucoup d’autre semblait sous le choc de l’explosion. La déflagration avait fait s’effondrer un vieil immeuble, non loin d’un centre administratif du FBI.
La voiture de Grant venait de s’arrêter non loin de la barrière de sécurité. Tara et l’inspecteur descendirent de voiture. Jack et Demetrius étaient déjà sur les lieux.
Tara arriva auprès de ses collègues qui avaient déjà fini d’interroger des témoins. Une foule de curieux s’étaient rassemblées afin de savoir ce qui se passait. La déflagration était impressionnante. Des voitures stationnées de l’autre côté de la rue eurent leurs vitres brisées par la violence du choc. Le spectacle n’était pas très réjouissant.
Tara : Alors ?
Demetrius : L’explosion a eu lieu à 23h45. Heureusement, un appel anonyme a fait que les habitants aux alentours ont été évacués avant que le bâtiment n’explose.
Evans : On sait où a été passé l’appel ?
Jack : Pas encore. Mais d’après les agents du service déminage, les explosifs qui ont servis portent la même signature que ceux volé dans le hangar à Andrews.
Tara : Je vais aller au bureau pour savoir si on peut retrouver le bon samaritain qui a appelé.
Demetrius : On va vous rejoindre. On finit de discuter avec les agents du déminage.
Bureau du FBI.
Tous avaient encore les yeux mi-clos. La nuit avait été bien plus courte que d’accoutumer et cela n’était pas très pratique pour Wallace qui voulait une équipe opérationnelle sur cette affaire.
Wallace : Désolée de vous avoir tirés du lit mais une bombe a explosée dans le quartier de Georgetown.
Lucy et Sue furent très surprises et touchées par cette annonce. Elles avaient beau travailler là depuis des années, elles n’étaient jamais préparées à ce genre de nouvelles.
Sue : Il y a eu des blessés ?
Tara se tourna face à Sue pour qu’elle puisse bien lire sur ses lèvres.
Tara : Non. Un appel anonyme a permis l’évacuation du bâtiment un peu avant.
Lucy : C’est une chance !
Jack et Demetrius venaient de revenir du quartier. Lorsqu’ils entrèrent, Jack et Sue ne purent s’empêcher d’échanger un regard plus que complice. Chacun comprit que ce qu’il venait se passer avait fait beaucoup plus de peur que de mal.
Wallace : (regardant Tara) Il me faut l’enregistrement de cet appel… (Regardant Dem) les photos de l’explosion (regardant Jack) Je veux que vous me trouviez les éléments que l’indic devait nous fournir. Peut importe comment vous y arriverez !
Dem : Nous avons déjà récupérer celle que la Police a faite avant notre arrivée…
Bobby s’avança vers les photos prises par les agents de police. Il les examina tandis que Tara se mettait derrière son ordinateur pour effectuer la recherche que Wallace venait de lui demander. Bobby se tourna vers ses collègues et Wallace.
Bobby : La force de la déflagration est peu importante.
Evans : Mais un bâtiment entier s’est écroulé !
Il avait dit ça sur un air que Bobby n’avait pas apprécié. Celui-ci avait levé les yeux vers lui.
Bobby : Oui mais parce qu’ils ont mal placé les explosifs. Ils ont utilisé une grande quantité de dynamite alors que bien placé avec moins d’explosifs ça aurait eu le même effet.
Evans allait rétorquer mais Jack l’en empêcha. Il n’avait pas vraiment de temps à perdre.
Jack : Ce qui veut dire qu’ils n’ont pas d’experts en explosifs dans leur bande.
Wallace : Alors ils sont encore plus dangereux. (À Demetrius) Vous avez des nouvelles de l’agent infiltré ?
Demetrius : Atlanta m’a dit qu’il était en route.
Wallace se tourna vers Bobby qui étudiait toujours les photos.
Wallace : Agent Manning vous allez devoir infiltrer ce groupe avec l’aide de cet agent.
Voix : Qui a déjà commencé son travail !
Tous se tournèrent en direction de la voix qu’il venait d’entendre. Levy posa sa patte sur la jambe de sa maîtresse pour la prévenir.
Un homme d’une trentaine d’année, mal rasé, portant une veste en cuir et un jean, se trouvait appuyé contre la porte d’entrée.
Jack : Timothy ?? !!
Bobby et Jack paraissaient surpris mais avaient l’air de connaitre cet homme.
Michaels : Jack ! Bobby ! Comment ça va ??
Bobby se dirigez vers le nouveau et lui serra la main.
Bobby : Bien et toi ? On te croyait mort… mais tu as l’air en forme pour un mort !
Jack était un peu resté en retrait. Il était content de revoir son ami en vie mais l’idée de retravailler avec lui ne l’enchantait guère.
Jack : C’est toi l’agent infiltré ?!
Bobby se poussa pour que Timothy puisse saluer Jack.
Timothy : ne fais pas cette tête mon vieux Jack ! On dirait que tu viens de voir un fantôme.
Timothy tendit la main à Jack. Celui-ci la lui serra.
Jack : Content de te revoir !
Michaels : Je ne voulais pas qu’il ait une fuite alors je n’ai pas donné mon nom à votre supérieur mais si j’avais su que c’était vous.
Jack : Ca n’a pas d’importance.
Après un moment à se serrer la main, les agents présentèrent le nouveau venu.
Bobby : Je vous présente l’agent Timothy Michaels.
L’homme pénétra dans le bureau, il regarda les quatre jeunes femmes en face de lui. Il s’approcha de chacune d’elle. La première était Lucy. Il déposa un baiser sur sa main, un geste qu’il répéta pour les deux femmes suivantes… mais arrivé à la hauteur de Wallace, son regard lui fit comprendre qu’il n’avait pas intérêt à essayer.
Michaels : Je suis conquis devant quatre séduisantes jeunes femmes.
Lucy : (rougit) Merci.
Timothy avait dit cela sans avoir lâcher la main de Sue qu’il fixait avec beaucoup d’intensité. Jack commença à bouger mais Wallace intervint avant lui.
Wallace : Je vois que vous êtes à la hauteur de votre réputation !
Timothy la regarda. Il parut étonné qu’elle en connaisse autant sur lui. Enfin ce qu’elle semblait connaitre.
Michaels : il ne faut pas toujours croire ce que l’on raconte !
Wallace : Je l’espère pour vous !
Michaels : Je ne suis pas celui que l’on croit !
Il avait dit cela en regardant Sue. Jack avait remarqué le petit manège de son ami et vint s’interposé entre Sue et Timothy.
Jack : Tu ne connais pas Myles ?
Il prit son ami par les épaules et le présenta à Myles. Tous avaient remarqué que Jack avait été jaloux de ce qui venait de se passer seulement Evans avait lui aussi fait une tête étrange quand le nouveau venu s’était attardé auprès de Tara.
Myles : Je suis Myles Leland 3ième du nom.
Michaels : Timothy Michaels mais appelez-moi Tim. Vous êtes blessé ?
Myles : Une vieille affaire qui passe au tribunal.
Bobby : Et Demetrius Gans.
Demetrius s’avança jusqu’au nouveau venu et lui serra la main à son tour quand Wallace prit la parole.
Wallace : Quand vous aurez fini les présentations vous nous direz pourquoi vous êtes venu.
Wallace avait dit ça sur un ton sec. Elle avait autre chose à faire que de se faire draguer par un type qui venait de débarquer dans le bureau de son équipe.
Timothy se tourna vers elle. Il avait la sensation que cela n’allait pas être simple avec elle. Il se demandait comment Jack et Bobby faisaient pour travailler avec elle.
Michaels : Je suis ici parce que j’ai infiltré le camp de « Réveil pour une vraie patrie ».
Sue : C’est vous qui avez donné cet appel anonyme ?
Michaels : Il n’est plus anonyme maintenant que vous savez que je l’ai donné.
Lucy, Tara et Sue esquissèrent un petit sourire contrairement à Bobby et surtout Jack qui savaient où Tim voulait en venir.
Jack : Et tu as des infos pour nous ?
Michaels : Après leur petit test de la nuit dernière, je pense qu’ils se sont rendus compte que ce n’était pas ce qu’ils attendaient. Ils vont vouloir un expert en explosifs maintenant ! C’est tout ce qui leur manque !
Wallace : C’est là que l’agent Manning entre en jeu !
Bobby prit son air fier de lui.
Michaels : Attendez…
Wallace s’approcha de lui sans le quitter des yeux. L’équipe savait que ce n’était pas bon pour son matricule.
Wallace : Je vous demande pardon ! Je crois qu’ici, vous n’êtes pas celui qui prend les décisions, il me semble…
Michaels : C’est mon enquête ! Je suis infiltré depuis des mois…
Wallace : C’est exact… mais ici, vous êtes sur mon terrain et c’est mon équipe… donc moi qui dirige les opérations. Si vous n’êtes pas d’accord avec ça, la porte vous est grande ouverte.
Wallace et Michaels se fixaient.
Micheals : Vous ne pouvez rien faire sans moi !
Wallace : Je n’en serais pas aussi sûre à votre place !
Timothy finit par baisser les yeux et regarder l’équipe qui restait silencieuse. Il fit signe à Wallace qu’il acceptait les conditions.
Bobby : Tu sais quelle cible ils visent ?
Michaels : La bombe d’hier soir était juste un coup d’essai. Ils voulaient vérifier la marchandise.
Myles : Ils n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère.
Michaels : Ils ne font que joujou avec la marchandise !
Wallace : C’est pour cela que vous aller leur présenter votre « ami » Bobby !
Michaels : Ca ne va pas être aussi simple !
Wallace : Ce n’est pas ça qui vous effraie j’espère ?!
Micheals : Laissez-moi 2 jours !
Wallace s’avança vers un des bureaux et se posa.
Wallace : Je vous en donne 1 !
Michaels : Impossible. Ils vont se méfier… je ne peux pas prendre ce risque.
Wallace : Ecoutez-moi bien ! Je n’ai aucune envie de prendre le risque d’avoir une autre explosion… alors vous allez prendre contact avec eux et leur vanter les talents de votre ami.
Bobby : Tara se chargera de me faire un passé et un casier comme il se doit !
Il se tourna vers elle et lui sourit.
Michaels : Ok !
Wallace : Parfait. Je vous laisse terminer de briefer le reste de l’équipe.
Wallace quitta le bureau pendant que Sue, Tara et Lucy épinglaient les nouvelles photos de l’enquête. Michaels se tourna vers les autres.
Michaels : Elle est toujours comme ça ?
Les autres se regardèrent un instant.
Dem : Oui !
Bobby : Et encore tu n’as rien vu !
Myles : Je l’ai trouvé plutôt calme !
Michaels : Je vois !
Jack : Si tu veux un conseil… fait ce qu’elle dit !
Michaels laissa son regard vagabonder sur les filles. Il s’approcha de Jack et l’attrapa par le cou.
Michael : Elle est mignonne ta collègue ?
Jack : Si tu parles de Lucy, elle est mariée.
Michaels : Non, l’autre.
Jack : Tara a quelqu’un en ce moment.
Michaels : Tu le fais exprès. Je te parle de la petite blondinette.
Jack se desserra de l’étreinte de son ami et le regarda avec un regard étonné tandis que Bobby souriait.
Jack : Elle a déjà quelqu’un.
Michaels regardait toujours Sue et cela agaçait au plus haut point Jack.
Michaels : Elle est super mignonne.
Bobby s’approcha et tapa sur l’épaule de son ami.
Bobby : Je te l’accorde seulement son petit ami doit aussi être de ton avis.
Michaels : Et je suis certain que son copain n’en saura rien si personne ne parle.
Jack écarquilla les yeux un moment. Michaels le regarda avec un sourire qu’il ne connaissait que trop bien. Il était hors de question qu’il se laisse prendre au jeu cette fois-ci.
Jack : Quoi ?
Michaels : Un petit défi entre toi et moi Jack. Le premier qui la séduit.
Bobby éclata de rire.
Bobby : Alors tu as déjà perdu cette partie mon vieux Tim.
Michaels ne comprenait pas trop ce qu’il se passait. Il regarda ses deux amis à tour de rôle. Jack le regarda sans avoir l’air de plaisanter.
Jack : Son petit ami c’est moi !
Michaels lança un petit sourire à Jack.
Michaels : Félicitation Jack !
Jack n’aimait pas du tout le regard qu’il voyait à cet instant dans les yeux de son ami. Si il pouvait réellement l’appeler ainsi.
Michaels : Et tu es sûr qu’elle tient à toi ?
Jack : Certain !
Michaels : Bobby jouerait les arbitres. On verrait combien de temps elle va pouvoir résister à mon charme.
Jack : Ce n’est pas un de ces stupides jeux auxquels tu jouais à l’académie Tim, ne t’approche pas d’elle.
Michaels fit une petite grimace.
Michaels : « Ne t’approche pas d’elle ! » Elle est assez grande pour choisir entre nous deux non !!
Jack : Et elle a déjà choisi.
Michaels : Laisse-la faire son choix. Je suis certain qu’on pourrait vérifier si…
Jack : (insistant) Je ne plaisante pas Tim. Ne t’approche pas d’elle.
Jack avait dit cela de manière très sérieuse. Il avait fixé son ancien ami dans les yeux. Michaels esquissa un rapide sourire avant de reposer sa main sur l’épaule de Jack.
Michaels : Très bien ! Très bien. … on dirait que notre cher Jack est bien accroché cette fois-ci !
Jack ignora la dernière remarque de son ami. Il se demandait encore pourquoi il le considérait ainsi. Après ce qu’il lui avait fait, il n’était plus son ami.
Les trois agents s’avancèrent jusqu’au tableau où était Lucy, Sue, Tara et Evans. L’enquête allait enfin pouvoir avancer dans le bon sens.
Appartement de Sue et Abby
Elle était éreintée. Elle s’écroula presque sur le fauteuil. Levy vint poser sa tête sur les genoux de sa maîtresse pour avoir quelques caresses. Elle n’avait pas arrêté aujourd’hui.
Elle n’avait dormit qu’une heure ou deux, à peine. Lorsque son pager avait vibré, elle avait imaginé tout et n’importe quoi mais à chaque fois, il arrivait quelque chose à Jack. Elle avait presque sauté sur son pager. Son sang n’avait fait qu’un tour lorsqu’elle avait lu les mots « explosion » « Georgetown ». C’était la route qu’empruntait Jack pour rentrer.
Elle fut soulagé lorsqu’un peu plus loin dans le message, Tara lui disait qu’il n’y avait eu aucune victime. Elle avait fermé les yeux un instant. Dès qu’il n’était pas avec elle, elle ne pouvait s’empêcher de penser à lui et lorsqu’il partait sur le terrain, elle se faisait du souci pour lui.
Elle n’était plus agent et ne pas aller sur le terrain lui manquait mais elle avait pris sa décision et c’était la meilleure chose qu’elle avait pu faire dans sa vie. Mais restez un long moment dans l’attente, à ne pas savoir. Elle ne savait pas si elle allait pouvoir si habituer un jour. Et ce matin, l’attente avait été très dure même si elle savait que personne n’avait été touché, elle avait eu besoin de voir Jack.
Le choc passé, Ils avaient travaillés une partie de la matinée et commençaient presque à tous s’endormir sur leurs bureaux quand Wallace leur avait permis de rentrer se reposer un peu. Elle leur avait donné quelques heures pour se doucher et se reposer quelque peu avant de retourner au bureau. De toute manière, elle n’avait absolument pas la tête à dormir. Surtout après ce qu’il venait de se passer.
Elle avait juste besoin d’une bonne douche avant de retourner au bureau. Elle devait évacuer tout ce stress avant de devenir une boule de nerf. Jack avait préféré rester. Elle aurait pu le parier et elle allait en faire autant mais il avait insisté pour qu’elle rentre un peu.
Elle ferma les yeux quelques instants, elle avait besoin de faire une pause. Cette affaire arrivait à une période assez difficile. Les affaires se cumulaient et la fatigue se faisait ressentir parmi les membres de l’équipe.
Depuis quelques temps, Jack et elle n’avaient plus vraiment le temps de se voir. Juste une petite heure à l’heure du déjeuner mais c’est tout. Le soir, leurs horaires différaient régulièrement et ils rentraient chacun de leur côté. Mais ils s’appelaient souvent et Sue était heureuse que Jack l’appelle le soir, lorsqu’il était rentré chez lui, simplement pour lui souhaiter bonne nuit.
Elle savait que son travail était important seulement les obligations qui s’y rattachaient étaient un peu lourdes par moment. Jack lui manquait tout simplement.
Elle soupira longuement quand Levy lui sauta sur les jambes, la surprenant dans son moment de tranquillité. Elle regarda son compagnon canin qui lui fit comprendre qu’on venait de sonner à la porte. Dans un ultime effort, elle se leva et ouvrit la porte où se tenait un livreur.
Livreur : Je suis bien chez mesdemoiselles Thomas et Pearson ?
Sue : (étonnée) Oui.
Livreur : (lui tendant le formulaire) Je vais vous demander de signer ici s’il vous plait.
Sue : Mais qu’est-ce que c’est ?
Livreur : Une télévision à écran plat.
Au même moment, Abby sortie comme une furie de l’ascenseur.
Abby : (au livreur) C’est la télé ?
Livreur : Oui !
Abby : Je suis Melle Pearson.
Sue : Abby ?
Abby : Déposez-la dans le salon s’il vous plait.
Alors que le livreur s’exécutait Sue fixa Abby pour avoir une explication.
Abby : C’est une télé.
Sue : Je l’avais compris. Mais d’où sort-elle ?
Abby : Je l’ai acheté !
Abby avait dit cela avec un grand sourire avant de se faufiler à l’intérieur de l’appartement, laissant Sue bouche béante. La vie avec Abby commençait à ressembler à un parcours du combattant.
Bureau du FBI
Bobby venait de rentrer dans le bureau accompagner de Timothy. Ils avaient travaillé sur le dossier et la fausse identité de Bobby. Bennett était quelqu’un de très méfiant et les hommes qui l’accompagnant dans sa quête l’étaient tout autant avec des nouveaux venus.
Jack et Dem avaient continués d’avancer sur le reste. Ils devaient avouer qu’ils piétinaient un peu. Ils se tournèrent vers les nouveaux venus.
Michaels : Le type du groupe vient juste de me contacter pour que je le mette en relation avec un expert en explosifs.
Bobby : On sort tout juste du bureau de Wallace !
Jack et Dem attendaient la suite car il savait que Wallace était celle qui avait le dernier mot. Même avec Michaels.
Bobby : Wallace est d’accord pour que j’infiltre le gang.
Michaels : Une femme de caractère ! J’adore ça !
Jack, Dem et Bobby le regardèrent d’un air désespéré.
Bobby : On a un lieu et une heure de rendez-vous.
Jack : On va déjà poster des types de la brigade d’intervention afin de sécuriser les lieux.
Michaels : Jack… J’ai peur que nos amis aient déjà pensé à ça. Ils vont tout surveiller. Il vaudrait mieux qu’il y ait le moins de monde possible.
Jack n’était pas trop d’accord. Bobby serait presque seul avec Timothy. Il n’avait pas vraiment confiance.
Demetrius : C’est vrai. Si on se fait repérer ça ferait échouer toute l’affaire.
Jack regarda Michaels en face de lui. Hors de question qu’il laisse Bobby seul.
Jack : Ok ! Dem et moi, on sera là en renfort !
Il se tourna vers Lucy.
Jack : Tara et Sue seront postées à l’extérieur. Elles nous préviendront s’il se passe quoi que ce soit dehors.
Lucy avait comprit. Elle allait organiser tout ce qu’il faut et demander le matériel nécessaire.
Michaels : (moqueur) Elle n’est pas avec toi mon cher Jack.
Jack : Ne commence pas Tim.
Bobby et Jack se lancèrent un regard sous entendus. Tim n’avait pas abandonné l’idée de séduire Sue. Lucy n’avait pas manqué de suivre ce qui venait de se passer avant d’aller appeler.
Heure du déjeuner, rue de Washington
Lucy lui avait dit qu’elle voulait déjeuner avec elle mais Dylan était passé pour qu’ils mangent ensemble et elle ne voulait pas les déranger. Depuis que Lucy était mariée, Sue ne la voyait pas trop en dehors du bureau. Elle était heureuse pour son amie. Elle la voyait souriante et lorsqu’elle avait un peu de temps, entre les affaires qui s’accumulaient, elles parlaient de leur relation respective.
Mais à cet instant, elle ne voulait pas songer à Lucy et Dylan mais Jack et elle. Elle était assisse sur un banc, dans le parc, Lévy assis à ses côtés alors que Jack revenait avec des hot-dogs.
Elle aussi était heureuse. Elle comprenait enfin Lucy lorsqu’elle lui disait qu’elle aurait voulu un peu de vacances pour rester avec l’homme qu’elle aimait. Sue sourit à l’approche de Jack qui lui tendit son hot-dog.
Jack : Sans oignons et avec beaucoup de ketchup.
Sue : Merci !
Jack : (à Lévy) Désolé mon vieux mais il n’avait pas avec le parfum côte de bœuf.
Sue lança un petit sourire de compassion envers son ami canin qui avait prit un air boudeur.
Sue : (mangeant un bout) Alors que fais-tu demain ?
Jack : Et bien je dois aller régler les derniers détails pour la salle et ensuite j’espérais avoir droit à un moment de repos.
Sue fit une petite moue se qui fit rire Jack.
Jack : Et je comptais me reposer auprès d’une charmante jeune femme.
Sue prit un air faussement étonné.
Sue : Et qui est cette femme qui a droit à tant d’égard.
Jack : Je crois que tu la connais.
Sue : Vraiment ?
Jack : Oui, c’est une femme charmante, très drôle, avec des yeux magnifiques, des lèvres pulpeuses, une peau douce et…
Il s’était approché lentement d’elle, le sourire sur le visage. Ils restèrent un moment, les yeux dans les yeux avant d’échanger un baiser.
Sue : Et ?
Jack : Je suis fou d’elle.
Sue sentit son cœur s’emballer. Jack avait eu un regard si perçant, si intense qu’elle avait été touchée en plein cœur. Elle posa sa main sur sa joue pour ne pas qu’il voit à quel point elle pouvait rougir.
Ils continuèrent leur déjeuner et le poursuivirent par une promenade dans le parc, pour la plus grande joie de Lévy qui gambadait devant notre couple qui se tenait la main.
Sue : En tout cas, il y en a un qui en a marre de rester au bureau.
Jack : Avec toutes ces affaires, il n’a pas eu trop le temps de sortir.
Sue : C’est vrai.
Jack : Et on n’a pas trop eu le temps de se voir non plus.
Sue : (souriante) C’est aussi vrai. Et je suppose qu’il faudrait que nous rattrapions ce retard.
Sue s’arrêta au côté de Jack qui souriait de plus belle. Il s’approcha d’elle et ils restèrent blottis l’un contre l’autre quand le téléphone à la ceinture de Jack sonna.
Ils se détachèrent à regret. Sue jeta un coup d’œil pour savoir où se trouvait Lévy pendant que Jack prit la communication.
Jack : (au téléphone) Hudson ?
Tara : (au téléphone) Jack ? C’est Tara. On a du nouveau.
Jack : (au téléphone) Le contact a été établi avec Tim et Bobby ?
Tara : (au téléphone) Ils leur ont donné un lieu de rendez-vous.
Jack : (au téléphone) On arrive.
Restaurant « Chez Benny »
Bobby et Timothy étaient déjà sur place. Jack et Demetrius avaient pris place en temps que client dans le restaurant et filmait tout ce qui se passait avec des caméras dissimulées dans un crayon.
Sue et Tara étaient en soutien dans le camion mobile de l’autre côté de la rue. Il ne manquait plus que les membres du groupe de terroriste.
Bobby : Toujours rien ?
Michaels : Toujours aussi pressé. La patience est une vertu.
Bobby : Seulement je n’ai pas envie qu’ils fassent sauter encore un immeuble.
Michaels : Rassure-toi, ils ont besoin d’un expert donc de nous !
Bobby : Ouais…
Les deux hommes continuèrent de boire leur café quand deux hommes entrèrent dans le restaurant.
Camion mobile
Tara et Sue observaient se qui se passaient dans la salle avec les caméras alors que Evans suivaient la scène d’une voiture banalisée en face du bâtiment. Les deux hommes qui venaient de pénétrer à l’intérieur du restaurant s’installèrent en face des deux hommes.
Tara : (radio) Voici les deux suspects, Bennett en personne et Scorpion.
Restaurant « Chez Benny »
Les deux individus s’assirent devant Bobby et Michaels.
Bennett : (à Michaels) C’est qui ?
Michaels : La solution a notre problème.
Scorpion : Et qui te dit qu’on a un problème ?
Michaels : La petite sauterie de cette nuit.
Les deux hommes se fixèrent.
Bennett : On n’avait pas besoin de quelqu’un.
Michaels : Mais…
Scorpion : (énervé) Déjà que je n’ai pas confiance en toi, tu ne vas pas faire entrer un mec qu’on ne connaît pas !
Bobby : C’était vraiment du travail d’amateur. Vous avez poser les charges n’importe tout. C’est une chance que vous n’aillez pas fait exploser le vrai bâtiment que vous visiez.
Les deux hommes en face de lui se fixèrent avant d’acquiescer d’un signe de la tête.
Bennett : Très bien.
Bobby et Michaels se regardèrent à leur tour. Le plus dur était passé, Bobby allait enfin infiltrer la bande avec l’appui de Tim.
Bennett : On va aller dans un endroit plus tranquille pour parler.
Scorpion : Y a trop de monde ici.
Bobby et Michaels ne purent que suivre les deux hommes à l’extérieur pour continuer leur discussion.
Jack : (radio) Les deux types emmènent Bobby et Tim à l’extérieur.
Alors que les quatre hommes franchirent le seuil de la porte, Snake arriva devant la devanture du restaurant surprenant les agents. Jack allait se lever, suivi de Demetrius mais ce dernier dû se raviser afin de ne pas attirer l’attention.
Jack était debout. Les quatre hommes le suivirent du regard. Il les dépassa pour se diriger vers la sortie.
Bobby, Tim, Bennett et Scorpion quittèrent le restaurant alors que Snake resta devant la devanture de l’endroit pour vérifier qu’ils n’étaient pas suivis.
Jack tourna au coin de la rue. Demetrius sortit à son tour et prit un autre chemin suivi du regard par Snake. La camionnette démarra et tenta de suivre les deux agents.
Au bout de quelques minutes, la camionnette perdit le contact visuel avec les deux agents.
Tara : On les a perdu !
Jack : (radio) Je vous rejoins par l’allée, je serais là dans quelques minutes.
Sue devait faire quelque chose. Elle sortit du camion sous le regard étonné de Tara qui n’avait pas eu le temps de la retenir.
Ruelle de Washington D.C.
Sue courrait jusque dans l’allée où avaient disparu les deux agents, Tim et Bobby, suivi par Lévy. Elle regarda autour d’elle espérant apercevoir l’endroit où ils étaient entrés. Elle scruta les environs du regard, essayant de reprendre son souffle. Elle ne les voyait pas. Ils avaient bel et bien disparu. Alors qu’elle s’apprêtait à rejoindre le camion où était Tara, un homme s’interposa. C’était Snake.
Elle sentit son cœur battre la chamade, Lévy aboyait pour faire partir l’assaillant. Snake s’avança d’un pas lent et assuré vers la jeune femme qui avait la peur au ventre. Elle regarda autour d’elle rapidement afin de trouver un objet qui pourrait l’aider à se défendre.
Camion mobile
Jack venait de montrer dans le camion. Il avait réussi à rejoindre le camion sans attirer les soupçons des criminels. Il regarda dans le camion mais ne vit pas Sue.
Jack : Où est Sue ?
Tara : Elle est…
Tara ne savait pas comment lui annoncer. Elle n’avait pas eu le temps de faire quelque chose que Sue été partie retrouver Tim et Bobby.
Tara : Elle est sortie.
Jack : (surpris) Quoi ?
Demetrius : (montant dans le camion) Qu’est-ce qui se passe ?
Jack : Sue a quitté le camion. Je vais à sa recherche.
Demetrius retint Jack par le bras.
Demetrius : C’est une mauvaise idée.
Jack regarda Demetrius. Il ne pouvait pas laisser Sue. Elle était peut-être en danger.
Ruelle de Washington D.C.
A chaque nouveaux pas de Snake vers elle, elle reculait. Soudain, elle se sentit blotti contre quelqu’un. Elle se retourna violement et tomba nez à nez avec Tim.
Snake : La demoiselle traînait dans les parages.
Sue : (surprise) Je…je…
Tim posa sa main sur celle de Sue afin qu’elle sache qu’il allait prendre la parole.
Tim : Qu’est-ce que tu fais là ?
Sue : …
Tim : Je t’avais dit de ne pas me suivre.
Tim essayait de la couvrir. Il lui fit un signe discret que Snake ne vit pas. Elle devait, elle aussi jouer le jeu.
Sue : Je voulais te voir.
Tim : Ecoute, entre nous ça ne peut pas coller. T’es une fille qui vient de la campagne, je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose.
Sue : Mais…
Tim posa sa main sur la bouche de Sue.
Le camion mobile venait tout juste de s’arrêter discrètement à l’autre bout de la rue. La caméra toujours braquée vers Sue, Tim et Snake.
La tension dans le camion était visible. Tous avaient le regard en direction de leurs amis. Si jamais les choses devenaient trop menaçantes, la mission passerait en second plan et ils iraient porter secours à Sue.
Camion mobile
Jack regarda le moniteur. Il eut presque le souffle coupé quand il vit Sue si près de Snake. Il devait faire quelque chose. Il allait sortir et essayer d’aider Sue quand Demetrius le retint par le bras.
Demetrius : Reste dans le camion !
Jack : Mais Sue !
Demetrius : Si Snake te voit elle aura des problèmes. Il nous a déjà vu dans le restaurant.
Il avait le regard braqué sur la caméra de surveillance. Sue était à l’écran.
Jack : Il faut que je la sorte de là !
Demetrius : Bobby et Tim auront des problèmes, sans parler de Sue.
Jack devait se résigner. Leurs vies seraient en danger si jamais il sortait. Jack retourna près des écrans. Demetrius avait raison. Si les choses s’aggravaient, ils interviendraient. Il la protègerait, il lui avait promis qu’il la protégerait coûte que coûte.
Ruelle de Washington D.C.
Tim avait reconnu le camion un peu plus loin au fond de la rue. S’il se débrouillait bien, il réussirait à sortir Sue du pétrin dans lequel elle s’était fourrée.
Tim : (à Sue) On devrait se quitter là.
Sue : J’ai été stupide de croire que j’aurais pu te faire changer d’avis.
Tim accompagna Sue en direction de la camionnette sous les yeux de Snake, très méfiant.
Tim : Vous ne deviez pas sortir du véhicule. Vous voulez nous faire mourir ?
Sue s’arrêta dos à la caméra mais face à Snake alors que Bobby et Bennett sortirent de leur cachette.
Sue : On vous avez perdu avec la camionnette.
Tim écarquilla les yeux. Elle avait fait ça uniquement pour leur venir en aide. Sue regarda par-dessus l’épaule de Tim et vit Snake interroger Bobby sur la raison de la venue de cette femme.
Sue : (à Tim) Ils se posent des questions sur moi.
Tim : Ne vous inquiétez pas. Je trouverais quelque chose. Filez !
Sue lança un regard inquiet en direction de Bobby avant de regarder Tim.
Sue : Mais…
Tim posa son index sur les lèvres de Sue. Il s’avança doucement avant de se blottir contre elle. Ils restèrent un moment ainsi avant de se détacher. Elle le regarda dans les yeux sans comprendre se qu’il voulait faire. Il approcha lentement son visage du sien avant de déposer un baiser sur ses lèvres.
Elle voulait au départ avoir un geste de recul mais elle ne devait pas. Elle passa ses bras autour de son cou pour échanger le baiser qui s’éternisait. Après quelques secondes, Sue se détacha de lui. Elle avait le cœur qui battait la chamade. Elle ne devait rien précipiter, ne pas laisser transparaître quelque chose d’anormal. Elle leva les yeux vers Bobby quand elle remarqua le visage de Tim. Il afficha un petit sourire comme ravi de ce qu’il venait de faire. Sue n’avait pas dit son dernier mot. Elle fronça les sourcils avant de donner une gifle à Tim qui perdit son immense sourire.
Sue : Je ne veux plus jamais te revoir.
Sue n’attendit pas la réaction de Tim et partit en courant dans la première rue, suivie de Lévy.
Tim retourna auprès des trois hommes avaient été témoins de la scène.
Tim : Elle a du mal à accepter la rupture.
Tim se massa la joue, rougit par la gifle infligée par Sue. Snake et Bennett se regardèrent avant d’éclater de rire.
Bennett : Les femmes sont parfois étranges.
Les deux criminels pénétrèrent dans le repaire alors que Bobby retint légèrement Tim par le bras.
Bobby : (à voix basse) Jack va te tuer !
Tim : (à voix basse) Si je n’avais pas fait ça on serait mort tous les trois…et je ne regrette pas du tout.
Les deux agents pénétrèrent à leur tour dans le local, dissimulé par une entrée secrète. Ils avaient disparu par cette entrée quelques minutes plus tôt, c’était pour cette raison qu’ils avaient disparu des caméras de surveillance.
Bureau du FBI
Lucy arriva près de Tara et Demetrius.
Lucy : Tout c’est bien passé ?
Demetrius et Tara se regardèrent sans donner une réponse à Lucy.
Lucy : Quelqu’un a été blessé ?
Tara : C’est presque ça.
Au même moment, Sue et Jack arrivèrent derrière eux. Le visage de Jack, fermé.
Jack : (à Lucy) Il nous faut le plan du bâtiment du gang ainsi qu’une équipe d’intervention prête à intervenir.
Lucy : D’accord !
Lucy lança un regard à Sue afin de comprendre se qui se passait mais Sue avait les yeux rivés vers Jack qui n’avait pas dit un mot. Elle savait que Jack avait été témoin de toute la scène dans la camionnette. Elle devait clarifier les choses.
Sue s’avança vers Jack d’un pas assuré.
Sue : Jack !
Jack : Hum…
Sue : Il y a un problème, Jack ?
Jack : (faussement calme) Non, aucun !
Sue fixa Jack. Il ne savait pas ce qui le dérangeait le plus. Le fait qu’elle ait pris des risques inconsidérés pour lui… ou qu’elle l’ait embrassé ? Tout ce qu’il savait, c’est qu’il était en colère. Il contractait les mâchoires et Sue le remarqua.
Elle savait que ce qui venait de se passer l’avait dérangé. Ils devaient en parler. Elle n’était plus agent, et elle venait de se mettre en danger ainsi que toute l’équipe. Elle savait que Jack devait lui en vouloir et devait s’être fait énormément de souci. Et la scène avec Timothy n’avait rien du arranger. Mais c’était, sur le moment, la meilleure chose à faire.
Sue : Tu ne veux vraiment rien me dire ?
Jack se tourna vers elle. Il resta silencieux à la regarder. Puis il prit la parole.
Jack : (en signant en même temps) Viens avec moi.
Jack avait dit ça en se levant, sous le regard étonné de Tara, Lucy et Demetrius. Ils quittèrent le bureau alors que Lucy s’approcha de Tara et Demetrius.
Lucy : Mais qu’est-ce qui s’est passé à la fin ?
Tara : Disons que les choses se sont un peu compliquées.
Lucy : C'est-à-dire !
Dem : A un moment, on a perdu la trace de Bobby et Michaels.
Lucy attendait la suite.
Dem : Sue nous a fossé compagnie pour reprendre contact !
Lucy : Quoi ??... je comprends alors pourquoi Jack est dans cet état !
Tara : Ce n’est pas tout !
Lucy : Tu me fais peur !
Silence.
Tara : Sue et Tim…se sont embrassés.
Lucy : QUOI !
Demetrius : C’était pour le bien de la mission.
Lucy : Mais ils se sont embrassés !
Tara : Devant la caméra de surveillance.
Lucy soupira longuement avant de s’asseoir sur une chaise. Demetrius et Tara la regardèrent, cherchant à comprendre.
Lucy : Si c’était pour la mission…
Demetrius : Oui, la mission.
Lucy : J’espère que Jack le verra aussi de cette façon.
Salle de conférence
Jack avait conduit Sue dans la salle de conférence. Elle voulait qu’il lui parle. C’est ce qu’il allait faire. Il allait lui parler de son attitude irresponsable qu’elle avait eue en agissant de la sorte aujourd’hui ainsi que de sa grande scène devant les caméras. Il allait aussi lui parler de Tim. Ce cher Tim qui avait toujours prit un malin plaisir à jouer avec les sentiments des gens et surtout avec les femmes qui étaient dans sa vie.
Elle entra dans la pièce suivie de Lévy et Jack, qui ferma la porte derrière lui. Elle se tourna alors vers lui pour connaître les raisons qui le poussaient à être aussi en colère. Ils se regardèrent un long moment.
Jack : Je peux savoir ce qui t’a pris tout à l’heure ?! Tu étais censée rester dans le camion !
Sue : On allait les perdre !
Jack : Dem et moi n’étions pas loin…
Sue : Ca aurait été trop tard ! Il fallait agir tout de suite.
Jack : Et que crois-tu qu’il se serait passé si ils n’avaient pas cru à votre petit jeu… Sue, tu devais rester dans le camion !
Sue le regarda blessée.
Sue : Alors, c’est ça ! Maintenant je ne suis bonne qu’à rester dans le camion.
Jack : Seulement tu n’es plus agent sur le terrain. C’est dangereux.
Sue eut un geste de recul.
Jack : Tu sais très bien ce que j’ai voulu dire ! Tu aurais pu te faire tuer sans que Bobby ou Tim ne puisse agir.
Sue : Mais ça n’a pas été le cas !
Jack : Et que crois-tu qu’il se passera la prochaine fois ?
Le regard de Jack avait changé et Sue pu lire de la peur dans son regard. Il avait eu peur pour elle et c’est pour cela qu’il était en colère. Sa voix s’était aussi radoucit.
Sue : Il n’y aura pas de prochaine fois…
Elle s’arrêta et le regarda. Il avait raison. Elle ne devait pas agir sur un coup de tête mais en équipe.
Sue : Je suis désolée.
Le regard de Jack contenait autre chose et elle n’arrivait pas encore à définir quoi.
Sue : Jack… je ne craignais rien… Bobby et Timothy étaient là pour…
Cette phrase ouvrit de veilles blessures qui avaient déjà recommencé à saigner.
Jack : Ta couverture avec Michaels n’était pas crédible !
Sue fut surprise des propos de Jack. Ce n’était pas dans son genre. Disait-il ça parce qu’il avait été jaloux ?
Jack : Il était inutile de te donner en spectacle comme ça !
Sue n’en revenait pas. Elle ne le reconnaissait plus. Même son regard avait changé.
Sue : Je n’ai fait ça que pour ne pas griller leurs couvertures.
Jack : Tu aurais pu trouver autre chose !
Sue : Je peux savoir ce qui t’énerve le plus. C’est que je sois intervenue durant la mission ou alors que j’ai embrassé Timothy ?
Jack la fixa. Tout recommençait à nouveau.
Jack : Tim, n’est pas celui que tu crois… c’est un coureur et je ne voudrais pas que tu te laisses séduire.
Sue écarquilla les yeux après ce qu’elle venait de lire sur les lèvres de Jack.
Sue : Tu me crois assez stupide pour succomber à ce type ?
Jack resta silencieux.
Sue : Je pensais que tu me connaissais beaucoup mieux que ça… et que tu me faisais confiance.
Jack se contenta de la fixer. Il avait trop mal et était trop en colère pour expliquer quoi que ce soit.
Sue baissa un instant les yeux pour ne pas que Jack ne voit les larmes qui arrivaient. Elle n’arrivait pas à y croire. Jack n’avait pas confiance en elle. Elle n’avait pourtant rien fait qui pouvait lui laisser prétendre le contraire.
Jack : Comment devrai-je le prendre d’après toi ?... tu désobéis à un de mes ordres et ensuite tu embrasses un autre homme… dis moi comment je devrais le prendre ?
Sue : C’était simplement pour la mission !
Jack : En es-tu sûre ?
Sue : Jack !! Comment peux-tu croire que…
Jack : Je ne crois rien… je constate simplement !
Sue se sentit blessée. Sue fixa longuement Jack. Et s’il n’avait pas confiance en elle autant qu’elle avait confiance en lui. Elle ne reconnaissait plus du tout Jack.
Jack : Je connais Tim et je sais de quoi il est capable…
Sue : Nous ne sommes pas entrain de parler de Timothy mais de moi et de la confiance que tu m’accordes !
Jack la regarda.
Jack : Je ne sais plus vraiment quoi penser !
Sue crut que son cœur allait s’arrêter lorsqu’elle vit Jack prononcer ses mots. Elle n’arrivait pas à comprendre ce qui se passait. Qu’avait-elle pu bien faire pour que Jack lui en veuille à ce point ? Ce n’était peut-être pas elle ! Non. Elle n’avait rien fait de mal à part son travail.
Jack avait baissé les yeux. Il se sentait blessé, trahit. Les images de Sue et Timothy entrain de s’embrasser ne cessaient de défiler dans sa tête. Cette douleur faisait à nouveau surface et il devait même avouer qu’il avait la sensation que c’était encore plus douloureux aujourd’hui.
Perdre Sue était la chose la pire qui pouvait lui arriver. Il ne le supporterait jamais et pourtant c’est ce qu’il était entrain de se passer. Sue s’éloignait de lui. Il devait arrêter cette emprise qu’elle avait sur lui s’il ne voulait pas à nouveau souffrir.
Sue : Alors, si on en est arrivé là, on devrait peut-être penser à se séparer.
Jack la regarda. Son regard était vide. Elle n’arriva pas à lire en lui comme elle le faisait si souvent. Sa gorge se noua.
Jack : Peut-être oui !
Sue plissa les lèvres et se retint pour ne pas se mettre à pleurer. Elle ne comprenait pas comment ils en étaient arrivés là. Elle semblait perdue comme cherchant une réponse à une question.
Jack se contenta de rester silencieux. Sue ne savait pas quoi faire à cet instant. S’en aller en courant ou sortir dignement. La dernière chose qu’elle avait envie de faire c’est de se séparer de Jack. Mais si c’est ce dont il avait envie…
Sue : Je ne souhaitais pas en arriver là…
Ils se regardèrent un long moment. Lui non plus. Mais il avait tellement mal. Cette douleur le rongeait de l’intérieur et ne ressentait plus rien d’autres. Cela accaparait tout son esprit. Il avait besoin de faire le point.
Jack : Moi non plus.
Sue le regarda l’air triste. Il savait qu’il venait de la blesser… mais lui aussi était blessé.
Sue quitta la salle laissant Jack sous le choc. Elle ferma la porte et resta un long moment près de celle-ci à pleurer.
Jack ferma les yeux en tendant la porte se fermer. Prononcer ses mots avait été la chose la plus dure qu’il ait eu à faire. Il avait pensé qu’il allait pouvoir commencer à aller mieux ensuite et bien cela produisit l’effet inverse. Il se sentait affreusement mal.
Il n’avait pas eu aussi mal avec Tina. Non. Là rien de comparable. Il avait la sensation qu’on venait de lui arracher une partie de lui. Non. Avec Sue, tout était différent. Il aimait cette femme à la folie. Elle était toute sa vie.
Il se recula doucement vers la porte et s’y adossa. Des larmes commençaient à faire leur apparition. Lorsqu’il toucha la porte, il se laissa légèrement glisser contre celle-ci. Il avait besoin de se retrouver seul et de faire le point sur ce qui venait de se passer.
Lorsqu’il l’avait vu avec Tim, tout lui était revenu en mémoire et il s’était sentit à nouveau trahit. Il mit ses mains sur son visage. Tout se mélangeait mais tout ce qu’il savait qu’il avait mal.
De vieux souvenirs lui revinrent en mémoire. Des souvenirs qu’ils auraient préférés oublier.
Flash-back
Il s’appuya sur le bord de la table comme cherchant à reprendre un contact avec l’univers qui l’entourait. Il sentit ses jambes trembler, lui faisant presque perdre l’équilibre. Il ne pouvait pas imaginer cela, pas après tout ce temps, ses épreuves surmontées ensemble…elle ne pouvait pas mettre un terme à tout cela pour une simple dispute.
Il n’avait pas comprit pourquoi elle voulait mettre un terme à leur relation alors qu’ils étaient ensemble depuis quelques mois. Elle lui avait dit qu’elle tenait à lui et lui pensait qu’elle aurait pu être LA femme de sa vie seulement les choses venaient de changer.
Il avait l’impression que le monde autour de lui s’écroulait. Il n’arrivait plus à respirer comme asphyxié. C’était elle qui lui permettait de vivre, de rester et d’être heureux. Elle avait décidé de mettre fin à ce bonheur qui lui avait ouvert un monde jusque-là inconnu. Maintenant, il en était certain, il ne pourrait plus jamais vivre sans elle…et ne serait plus jamais le même.
Fin du flash-back
Il ne souvint alors de ce jour…ce jour où il avait ressenti cette douleur…. Cette blessure qui ne s’était jamais refermée. Il n’arrivait pas à le croire. Elle et maintenant Sue…
Non, il ne pouvait pas perdre Sue… et pourtant la scène du baiser lui revint à l’esprit. Pourquoi ne pouvait-il pas tout oublié ? Pourquoi cette douleur devait-elle prendre le contrôle de sa vie.
Il ne put empêcher quelques larmes de couler. Quand est-ce que tout cela allait s’arrêter ? Quand allait-il arrêter de souffrir ?
Appartement de Sue et Abby
Elle ne savait pas quand la douleur allait s’arrêter ou si elle allait cesser un jour. Mais impossible pour elle de fermer l’œil. Elle revoyait à chaque fois le visage de Jack… entre la colère… la peine… la déception… la douleur… Elle n’arrivait pas vraiment à définir ce qu’elle avait vu dans le regard de Jack.
Comment avait-elle pu le blesser à ce point avec un simple baiser durant une enquête ? Elle ne comprenait pas. Comment était-ce possible ? Ce n’était pas dans les habitudes à Jack d’agir de la sorte. Peut-être était-ce le fait qu’ils étaient ensemble qui changeait la donne. Non ! Elle avait l’impression qu’il y avait autre chose. Mais quoi ?
La discussion avec Jack la hantait. Les mots résonnaient encore dans sa tête. Elle était venue dans le salon pour éviter de se retrouver face à la nuit et avait allumé la lampe. Elle avait aussi mis en route la télé et essayait tant bien que mal de se concentrer mais… son esprit repartait inévitablement vers Jack.
Dire à Jack qu’ils devraient peut-être se séparer, avait été la chose la plus stupide qu’elle avait faite. Mais ce qui lui avait fait le plus mal, c’est lorsque Jack lui avait répondu qu’elle avait peut-être raison. Pourquoi avait-elle fallu qu’elle dise ça ? Elle était en colère mais ce n’était pas une raison.
Elle n’oserait jamais remettre en question ses sentiments pour lui, elle le savait au plus profond d’elle : elle aimait Jack. Seulement, elle avait été blessée des accusations et du manque de confiance qu’il avait eu à son égard. Et cela l’avait mis en colère. Et malheureusement, elle avait dit des choses qu’elle ne pensait absolument pas.
Elle savait qu’elle n’avait pas eu la bonne attitude… elle devait en parler à quelqu’un. Elle attrapa son pager qui se trouvait sur la table derrière le fauteuil. Lucy ? Elle devait être avec Dylan. Ils n’avaient pas vraiment eu de moment à eux depuis leur retour d’Hawaii avec leur travail. Sa mère ? Non, elle ne voulait pas qu’elle s’inquiète et puis lui parler de ce genre de chose la mettrait mal à l’aise. Tara ? Elle devait avoir un rendez-vous avec Grant. Elle ne pouvait pas non plus.
Jack… pour lui dire quoi ? Qu’elle était désolée ? Oui certainement ! Mais il devait lui en vouloir et ne pas vouloir lui parler. Elle avait déjà trop mal et trop pleuré pour affronter son répondeur. Non. Un deuxième échec, elle ne le supporterait pas.
Elle resta longtemps, son pager à la main à chercher le numéro qu’elle devait composer pour parler. Alors qu’elle se résigna à n’appeler personne et à continuer de se morfondre, Lévy la prévint qu’on avait frappé à la porte.
Elle frotta ses yeux, légèrement rougis et avança jusqu’à la porte. Elle regarda par le judas quand à sa grande surprise c’était Lucy.
Sue ouvrit la porte, les larmes menaçant de réapparaître.
Sue : Lucy ? Mais qu’est-ce que tu fais ici ?
Lucy : Je ne vais pas te mentir. J’ai vu Jack dans le parking et…il n’était pas lui-même.
Sue fit volte face, laissant par la même occasion Lucy rentrer.
Lucy et Sue s’assirent sur le canapé, un paquet de mouchoir presque vidé était dans un coin de la pièce. Il était évident que Sue avait beaucoup pleurée.
Lucy : Abby n’est pas là ?
Sue : Elle est chez une amie pour des révisions.
Lucy : Alors j’ai bien fait de venir.
Lucy resta immobile devant le téléviseur à écran plat qui trônait dans le salon.
Lucy : Qu’est ce que…
Sue : C’est Abby ! Elle trouvait l’autre pas assez moderne à son goût.
Lucy : Ah, d’accord !
La voix de Sue faiblit tout à coup.
Sue : Lucy je…
Sue n’arrivait pas à trouver de mots pour ce qu’elle ressentait. Elle avait toujours pensé que leur relation était plus forte que tout… que Jack l’aimait et qu’il avait confiance en elle. Elle lui en voulait de douter d’elle mais elle avait tellement mal. Blessée par ce qui avait été dit, par l’attitude de Jack… mais aussi par la sienne.
Après leur dispute, elle avait remit la faute sur Jack mais au fur et à mesure qu’elle se ressassait la scène dans sa tête, elle remarqua que sa façon d’agir n’avait pas été la meilleure. Et l’attitude de Jack avait été assez bizarre. Elle ne l’avait jamais vu sous cet angle. Peut-être découvre-t-on la nature des autres une fois que l’on se risque à aller plus loin.
Lucy avait bien remarqué que son amie n’était pas bien. Elle posa sa main sur son épaule sous le regard de Lévy qui avait essayé, un peu plus tôt de réconforter sa maîtresse, mais sans résultat.
Lucy : Mais qu’est-ce qui se passe ?
Sue regarda son amie. Elle ne savait pas par quoi commencer.
Sue : Jack n’a pas confiance en moi. Il a cru que j’aurais pu être séduite par Timothy.
Lucy sourit légèrement pour essayer de rassurer son ami.
Lucy : C’est un sentiment normal, il est jaloux.
Sue : Non… Lucy, c’était autre chose que de la jalousie. Il pensait vraiment que Timothy m’avait séduite.
Lucy : Il a de quoi se faire du souci en voyant l’autre zigoto !
Sue : Il n’a pas confiance en moi ! Je ne suis pas si stupide… et puis je tiens énormément à lui…jamais je n’aurais pu lui faire une chose pareille.
Lucy : Est-ce que tu lui as dit ?
Sue : Oui mais j’avais l’impression qu’il ne m’écoutait pas… Ca m’a mis en colère… je…
Silence. Sue essaya de trouver les bons mots pour expliquer les choses.
Sue : Comment tu agirais si Dylan n’avait pas confiance en toi.
Lucy : Je crois que je le prendrais aussi très mal… mais ce n’est pas de moi dont il est question mais de Jack et toi !
Sue : Je ne sais pas s’il y a encore un « Jack et moi » ?!
Lucy : Comment peux-tu douter de vos sentiments. Ils sont forts et vous arriverez à surmonter tout ça…
Sue :…
Lucy : N’est-ce pas ?
Lucy avait planté son regard dans celui de son amie.
Sue : Il n’y a pas que ça.
Lucy : Comment ça ?
Sue : Je lui en ai voulu de me croire si fragile et si naïve… la façon dont il avait de me dire les choses… j’avais l’impression que Tim était plus crédible que moi et que les mois passés ensemble avaient été balayés par son arrivée
Lucy : Seulement je crois que tu oublies que vous n’êtes pas mariés et que les hommes pourraient essayer de te séduire.
Sue : Je ne suis pas stupide et je l’aime !
Lucy : Ce n’est pas à moi qu’il faut le dire !
Sue resta un moment silencieuse en repensant aux paroles qu’elle venait de prononcer.
Sue : Lucy… on s’est dit des choses… et le regard que j’ai vu dans les yeux de Jack. Je ne l’avais jamais vu auparavant ! Il semblait en colère et même temps si blessé…
Un silence se fit et Sue baissa la tête. Lucy remarqua le malaise de la situation. Elle posa sa main sur celle de son amie pour la soutenir dans ses propos.
Lucy : Tu regrettes ??
Sue leva les yeux vers son amie.
Sue : Non… mais je crois que Jack… sous le coup de la colère, je lui ais dis qu’on ferait peut-être mieux de se séparer...
Lucy : Quoi ?
Sue : Je sais… on n’aurait jamais du en arriver là ! Mais… Wallace m’avait prévenu que je regretterai cette amourette si elle était sans lendemain. Je lui avais dit que j’étais sûre. Que je savais ce que je voulais mais je n’ai pas tenu compte du fait que pour Jack ça ne l’était pas.
Lucy : Tu ne peux pas rayer les moments que tu as passés avec lui. Vous…
Sue : Il n’y a plus de « nous » Lucy.
Lucy n’arrivait pas à croire ce qu’elle entendait.
Sue : Il m’a dit que c’était peut-être mieux ainsi
Des larmes coulèrent sur les joues de Sue.
Sue : Je ne voulais pas… Lucy… mais il n’y a plus de nous aujourd’hui… Il y a Jack Hudson et Sue Thomas… mais plus de nous.
Elle avait dit ces derniers mots dans un sanglot déchirant. Elle n’arrivait à réaliser comment les choses avaient pu aller si vite…et surtout se finir si mal. Elle avait la tête entre ses mains essayant de retenir le plus possible ses larmes mais elles venaient toutes s’écraser dans la paume de ses mains. Soudain, Lévy posa sa patte sur la jambe de sa maîtresse. Abby venait de rentrer.
Abby : Mais qu’est-ce qui se passe ici ? Lucy ?
Sue n’avait pas envie de parler, pas encore.
Elle se leva avant de rejoindre sa chambre, la tête baissée pour ne pas qu’Abby ou Lucy la voit encore pleurer, accompagnée par Lévy.
Appartement de Jack.
Il avait les lumières éteintes et cela faisait plus d’une heure qu’il était rentré. Il était assis dans le noir à fixer un point invisible devant lui. Il n’avait envie de voir personne, ni d’être vu de personne. Une envie de disparaitre. Peut-être que cela enlèvera cette douleur et ce vide en lui.
Il ne pouvait s’empêcher de se remémorer la scène, encore et encore. Jamais il n’avait pensé en arriver là. Les mots que Sue lui avait dit lui avait fait mal. Une nouvelle fois, il s’était senti mal au point de ne pas pouvoir le supporter et encaisser comme il le faisait à chaque fois.
Là, la douleur avait été la plus forte. Bien plus grande que la première fois. Il avait l’impression que Sue l’avait quitté en emportant une partie de lui avec elle. Il l’avait tout de suite su la première fois qu’il l’avait vu. Il savait qu’il allait aimer Sue plus que tout. Mais jamais il n’aurait imaginé souffrir à ce point.
Cette place qu’elle avait prise dans sa vie, il se rendait compte que cela devenait vital pour lui d’être avec elle. Il l’aimait mais c’était plus que ça. Elle faisait partie intégrante de lui. Il savait que pour combler ce vide, ce manque, elle était la seule à avoir la solution miracle. Il avait besoin d’elle. Mais il allait avoir besoin de temps pour guérir à nouveau de ses blessures.
Des vieux souvenirs lui revinrent en mémoire. Des moments pénibles comme les moments heureux qu’ils avaient vécu. Tania et lui. Il n’y avait pas repensé jusqu’à aujourd’hui. Jusqu’à l’arrivée de Timothy. Ce type avait toujours eu la fâcheuse habitude de lui gâcher la vie.
Il était en colère. Surtout envers lui. Car encore une fois, il laissait Timothy gagner et faire encore de sa vie un enfer.
Flashback
Bobby tenait fermement Jack pour ne pas que celui ne fasse du mal à Timothy qui se tenait non loin et qui souriait comme pour faire comprendre qu’il n’avait pas peur. Ce qui renforça la colère que Jack avait à cet instant pour lui.
Il essaya de l’attraper de nouveau mais Bobby s’interposa.
Bobby : Jack !!!
Jack : Bobby !! Lâches-moi !
Timothy se tenait toujours face à lui avec ce sourire triomphant. Jack n’avait qu’une envie lui faire ravaler.
Timothy : Tu devrais être content ! D’une certaine manière, je t’ai aidé !
Jack n’en croyait pas ses oreilles. Le remercier. Il venait de coucher avec sa petite amie et il devrait le remercier. Jack lui sauta à nouveau dessus et lui colla une droite très bien placée. Bobby n’eut pas le temps d’intervenir cette fois-ci.
Timothy repris assez rapidement ses esprits mais ne répondit pas aux assauts de Jack. Ce que celui-ci attendait. Il mit sa main sur sa lèvre inférieure. Celle-ci était ouverte. Jack n’avait pas été de main morte.
Timothy : Tu devrais me remercier de t’avoir ouvert les yeux sur elle !
Bobby s’était tout de suite placer entre les deux hommes, face à Jack et essayait tant bien que mal de le calmer. Timothy avait déjà fait des choses hallucinantes mais là, c’était l’apothéose.
La peine et la déception avaient fait place à la colère et elle était devenue incontrôlable lorsque Timothy était apparu devant lui. Il ne savait pas vraiment à qui en vouloir. A lui ou à elle ? Mais en tout cas, il avait besoin que cette colère sorte.
Elle. Il semblait vouloir espérer que ce n’était pas elle… que tout cela n’était qu’un mauvais rêve. Elle n’avait pas pu lui faire ça. Pas après tout ce qu’ils avaient partagés. Et pourtant en voyant le sourire de Timothy, il ne pouvait pas prétendre le contraire.
Fin du flashback
Aujourd’hui, cette colère n’avait rien avoir avec cela. Il savait que cela ne servirait à rien. Une partie en lui avait envie d’aller casser la figure à Timothy comme il l’avait déjà fait, il y a plusieurs années, mais une autre avait envie de croire qu’il ne s’était rien passé…. Et avait envie de croire Sue.
Mais les mêmes images repassaient et repassaient devant ses yeux… et ça, cela lui faisait peur. Et si tout recommençait. Il ferma les yeux. La nuit allait être longue.
Lendemain, Bureau du FBI
Il était encore tôt et le bureau n’était pas animé par l’activité des différentes personnes qui travaillaient là.
Sue arriva la première. Elle était partie avant d’avoir pu croiser Abby, elle ne voulait pas qu’elle lui pose des questions. Elle n’aurait pas pu affronter une nouvelle fois ce récit. Elle avait déjà rabâché tout ça dans sa tête une bonne dizaine de fois cette nuit.
Wallace l’avait prévenu. Elle avait fait un choix entre sa carrière ou Jack. Elle avait choisit en écoutant son cœur. Sur le moment, cela lui paraissait être la meilleure chose à faire mais depuis la nuit dernière, elle n’arrêtait pas de se demander si elle avait fait le bon choix. Si cela n’avait pas fait que compliquer les choses.
Depuis hier, elle essayait de trouver une explication à tout ce qu’il venait de se passer. Une excuse, un coupable… mais elle en arrivait au même point… elle n’arrivait pas à comprendre. Elle ne reconnaissait plus Jack.
Elle fut sortie de ses pensées par l’arrivée de Demetrius qui tenait son journal.
Demetrius : Tiens Sue ! Tu es bien matinal, tu es tombée du lit ?
Sue : En quelque sorte…
Elle ne voulait pas inquiéter les autres et puis le travail était beaucoup plus important. Ca l’aiderait à se concentrer et à oublier ce qui s’était passé. Au même moment, Lucy et Tara pénétrèrent dans le bureau.
Quand Lucy aperçu Sue, elle chercha à savoir comme elle allait mais Sue évitait volontairement son regard. Lucy était inquiète, elle n’avait jamais vue Sue dans cet état.
Flash back
Appartement de Sue, la nuit dernière
Abby regarda avec étonnement Sue se rendre dans sa chambre, les yeux rougis par les pleurs.
Abby : Mais qu’est ce qui se passe ?
Lucy : Sue et Jack se sont disputés.
Abby lança ses clés sur le petit meuble non loin d’elle avant de s’asseoir dans le canapé au côté de Lucy.
Abby : Leur première dispute d’amoureux. Ca passera !
Lucy : Je ne suis pas aussi sûre que toi que ça passera aussi facilement.
Abby et Sue se regardèrent. Elles étaient si tristes pour Sue.
Abby : Ca ne doit pas être si grave que ça.
Lucy : D’après ce que Sue vient de me dire j’ai bien peur du contraire.
Abby : J’aurais préféré qu’elle soit en colère après moi au sujet de la télé que j’ai commandé.
Lucy : Moi aussi.
Fin du Flash back
Lucy s’avança jusqu’au de son amie. Elle devait se confier, elle n’en avait pas eu le temps la nuit dernière mais elle devait montrer à son amie qu’elle était là et qu’elle la soutenait.
Lucy : (posant sa main sur l’épaule de Sue) Salut !
Sue : (gênée) Bonjour.
Lucy : Tu veux qu’on déjeune ensemble ce midi ?
Sue : Je ne sais pas. J’ai pas mal de boulot et puis…
Sue eut le souffle coupé. Son regard venait de se poser sur la personne qui venait d’entrer dans le bureau. C’était Wallace accompagné de Jack.
Elle le dévisagea presque. Il avait une veste bleue et une cravate assortie. Il avait, lui aussi, dû ne pas avoir beaucoup dormi la nuit dernière. Il suivit Wallace dans le bureau et évita de regarder trop longuement Sue qui baissa la tête lorsque leurs regards se croisèrent.
Wallace : Je suis venue pour faire le point sur ce qui s’est passé hier.
Demetrius : Nous avons pris contact avec les terroristes dans le restaurant.
Wallace se tourna vers Sue et celle-ci remarqua l’air grave de sa supérieur.
Wallace : Je sais déjà tout ça. Ce que je veux savoir c’est pour qu’elle raison Melle Thomas… vous êtes sortie du camion.
Sue prit une respiration avant de répondre.
Sue : Nous avions perdu les terroristes et nos agents dans une ruelle. Je suis descendue afin de les retrouver…
Wallace : Et vous avez cru que vous étiez la personne appropriée ?!
Sue : Je…
Wallace : Vous avez failli vous faire tuer !
La gorge de Sue venait de se serrer. Jack se trouvait auprès de Wallace et ne disait pas un mot. Elle ne savait pas si ce qu’elle avait fait en sortant du camion, n’était pas la plus grosse erreur de sa vie.
Apparemment tout le monde semblait d’accord avec Jack et sa réaction face à lui avait peut-être été démesurée. Elle s’était disputée avec Jack et voilà que maintenant, elle allait avoir des problèmes avec Wallace.
Wallace : Dois-je vous le rappeler Melle Thomas mais vous n’êtes plus agent ?
Wallace la fixait en attendant une réponse.
Sue : Non.
Wallace : Et quel est votre rôle au sein de cette équipe ?
Sue : Non.
Wallace : Je vois que nous sommes d’accord alors !
Sue baissa les yeux. Wallace ne voulait pas mettre mal à l’aise Sue ou l’humilier devant les autres. Elle voulait simplement qu’elle comprenne que ce qu’elle avait fait était très dangereux.
Wallace : Votre place est dans le camion sauf ordre exceptionnel, est-ce que je me suis bien fait comprendre ?
Sue leva les yeux. Elle avait beau se répéter que Wallace faisait ça pour son bien, elle avait tout de même la gorge qui se nouait. Ce n’était pas vraiment la bonne période. Tout dans sa vie commençait doucement à s’écrouler. Sa relation avec Jack, son travail…
Wallace : Si il vous était arrivé quelque chose…
Demetrius : Nous n’étions pas loin, nous aurions eu le temps d’intervenir.
Wallace se tourna vers Dem. Jack n’avait toujours rien dit depuis tout à l’heure et se contentait de lever quelque fois les yeux vers Sue.
Wallace : Seulement peut-être que la prochaine fois ça ne sera pas le cas.
Jack s’avança un peu pour montrer qu’il allait parler.
Jack : Je n’approuve pas ce qui s’est passé…
Sue et Jack se regardèrent.
Jack : Mais…Si Sue n’avait pas quitté le camion nous n’aurions pas localisé notre équipe et leurs vies auraient été en danger.
Sue et Lucy lancèrent un regard surpris en direction de Jack. Wallace le fixa un instant. Elle avait vu combien cela avait été dur pour lui de dire cela. Mais il avait été professionnel avant tout.
Wallace : Ca n’excuse en rien ce qui s’est produit !
Elle se tourna vers Sue.
Wallace : Je veux bien croire, Melle Thomas, que pour cette fois les événements étaient telles que vous avez du outrepasser les règles…
Jack : Si quelqu’un est à blâmer c’est moi. J’étais en charge de cette mission…J’aurais du demander une surveillance plus importante.
Wallace regarda Jack. Elle ne pouvait pas leur en vouloir éternellement. Il ne leur était rien arrivé et c’était l’essentiel. Mais elle ne pouvait pas non plus se permettre de laisser ses agents faire à leur guise.
Elle sentait une autre tension et cela, elle ne l’accepterait pas. Il fallait qu’elle mette les choses au clair.
Wallace : Très bien. Mais que cela ne se reproduise plus.
Elle avait dit cela en regardant une à une les personnes présentes dans le bureau à cet instant. Pour que tout le monde comprenne qu’elle n’approuvait aucunement ce genre d’attitude et de qui que ce soit.
Wallace quitta le bureau laissant Jack et Sue face à face pendant quelques instants. Aucun d’eux ne parla, évitant même de se regarder. Cela ne passa pas inaperçu aux yeux du reste de l’équipe et surtout de Lucy qui avait espérer que les choses allaient changer.
Sue : (gênée) Merci d’avoir pris ma défense.
Jack : (gêné) C’est normal, j’aurais du demander une équipe de surveillance supplémentaire.
Au bout de quelques secondes, Jack s’avança pour rejoindre son bureau sans dire un mot de plus alors que le téléphone sur le bureau de Demetrius sonna. La gêne entre Sue et Jack parut déstabiliser le reste du bureau entier. Demetrius regarda les deux agents en lançant un regard interrogateur vers Lucy et Tara avant de décrocher le combiné.
Demetrius : Gans !...Je t’écoute…D’accord…
Alors que Jack et Sue allaient s’asseoir, Demetrius leur fit signe de se lever.
Demetrius : On a des infos de la part d’Howie.
Jack : Qu’est-ce qu’il y a ?
Demetrius tendit un papier à Sue avant de répondre à Jack.
Demetrius : Des infos sur notre affaire.
Sue et Jack se regardèrent quelques instants. Ils ne se sentaient pas le courage de rester ensemble dans le même endroit sans que les choses ne dérapent. Myles pénétra dans le bureau essayant d’enlever sa veste avec un bras toujours en écharpe.
Jack : Sue et Myles n’ont qu’à y aller.
Tous furent surpris, Myles le premier. Non pas qu’il n’aimait pas travailler avec Sue mais depuis que Sue et Jack avaient avoué au reste de l’équipe qu’ils étaient ensemble, ils cherchaient souvent un moyen pour se retrouver tous les deux. Or, là ça semblait être le contraire et même que Jack avait cherché à trouver une échappatoire de façon bien rapide.
Sue baissa la tête quelques secondes. Elle non plus n’était pas encore prête à parler avec Jack. Après tout, c’est ce qu’elle avait voulu. Un sentiment de culpabilité l’envahit. Plus elle y réfléchissait et plus elle se rendait compte qu’elle s’était emportée un peu vite. Et qu’elle aurait du essayer d’écouter et de comprendre Jack, au lieu de se braquer de cette manière. Mais il était trop tard maintenant. Elle posa sa main sur la tête de Levy avant de sourire en direction de Myles.
Sue : Comme Myles est déjà prêt nous ne devrions pas faire attendre Howie.
Elle n’attendit pas la réponse de Myles et quitta le bureau sous le regard étonné de Demetrius et Tara qui ne comprenait pas ce qui se passait entre ces deux là.
Rue de Washington D.C.
Ils arrivèrent près du lieu de rendez-vous. Sue coupa le contact de la voiture sous le regard inquiet de Myles qui n’osait pas parler. Ce n’était pas dans les habitudes de Myles de voir Sue si silencieuse. Pas qu’ils étaient des confidents mais que le silence qui régnait était inhabituel.
Sue : On est arrivés.
Myles : D’accord.
Sue descendit du véhicule suivit dans le geste par Myles et Lévy.
Ils marchèrent quelques instants à la recherche d’Howie sans résultat. Myles qui commençait à avoir froid passa sa main sur l’épaule de Sue qui se retourna vers lui.
Myles : Tu es sûre que c’est la bonne heure ?
Sue : Demetrius me l’a noté et j’ai bien vérifié.
Myles : (se parlant à lui-même) Je me demande pourquoi on travaille encore avec ce type !
Sue : Parce qu’Howie a toujours de bonnes infos. En plus il a déniché des infos pour nous.
Myles : Je répète ma phrase. Pourquoi on travaille encore avec ce type.
Sue esquissa un sourire aux paroles de son collègue. Elle n’avait pas oublié la dispute de la veille mais songer à autre chose était la meilleure chose à faire pour le moment.
Après quelques minutes, Howie arriva. Comme pour ne pas changer, il était essoufflé et s’arrêta près des deux agents alors qu’il essayait de reprendre son souffle. Myles lança un regard rempli de sens en direction de Sue.
Howie : (caressant Lévy) Salut mon vieux ! Ca va ?
Myles : (excédé) Howie on n’a pas toute la journée devant nous.
Howie : Désolé du retard mais j’avais une petite affaire à régler dans le coin.
Myles : Je suis certain que c’est quelque chose de légal.
Howie : Bien sûr. Je me suis rangé et je ne ferais rien d’illégal maintenant.
Sue : Et pour quelle raison voulais-tu nous voir ?
Sue, Myles, Howie et Lévy marchèrent un peu.
Howie : C’est au sujet de la bombe qui a explosé l’autre soir à Georgetown.
Myles : Tu as des infos qui pourraient nous aider.
Howie : C’est pour ça que je suis là.
Sue : Et qu’as-tu appris ?
Howie : Et bien…
Howie scruta les environs afin de vérifier qu’ils n’étaient pas observés avant de poursuivre son récit.
Howie : Je sais que les types qui ont fait ça, sont plusieurs.
Myles : Merci pour l’info Howie ! Et dire que l’on s’est déplacé pour ça !
Myles avait dit cela en prenant la direction de la voiture. Mais Sue le retint par le bras.
Sue : On sait déjà ça, Howie.
Howie : Mais ce n’est pas tout. Il semblerait que ce groupe soit dirigé par un mec dangereux.
Sue : Si c’est Bennett…
Howie : Non, pas du tout.
Sue et Myles se regardèrent. Un autre homme dans l’affaire. Tim Michaels n’avait pas parlé de cela lors du briefing et encore moins l’agent Grant Evans. Les deux agents fixèrent l’indic afin qu’il continue ses révélations.
Howie : C’est quelqu’un d’encore plus dangereux.
La vie de Bobby était peut-être en danger à cause de ce manque d’information. Il avait déjà risqué sa vie lors de la précédente mission et avec beaucoup de chance, Myles s’en était tiré avec juste une balle dans l’épaule, rien de trop grave. Mais là c’était totalement différent.
Bureau du FBI
Elle jouait frénétiquement avec son crayon, cherchant à trouver une excuse pour parler à Jack. Il n’avait pas quitté son bureau de la matinée et appelait un peu partout pour avoir des informations sur l’affaire dont ils avaient la charge.
Mais elle n’avait aucune idée de la manière d’amener les choses. Et puis cela ne la regardait peut-être pas ?! Et puis si. Jack et Sue étaient ses amis et les voir s’éloigner de la sorte lui faisait mal.
Elle savait plus que quiconque qu’ils étaient faits l’un pour l’autre. Dès qu’elle les avait vus, elle avait su. Elle avait la première à y croire et elle avait tout fait pour qu’ils le comprennent enfin.
Elle avait cru que son devoir d’amie était terminé lorsqu’ils avaient annoncé à tout le monde leur relation, mais apparemment ce n’était pas aussi simple. Ils avaient décidé de compliquer encore légèrement les choses.
Au bout de plusieurs minutes, Jack quitta le bureau pour rejoindre la salle d’archive afin de prendre un document. Elle lui laissa quelques minutes d’avance et se décida enfin à aller lui parler.
Salle des archives
Jack avait ouvert plusieurs cartons dans la salle afin de trouver l’indice qu’il cherchait. Une fois la trouvaille en main, il allait retourner dans le bureau quand il vit Lucy plantée juste devant lui.
Jack : (surpris) Lucy ?
Lucy : Jack !
Ils se regardèrent un court instant avant que Jack ne rompe le silence.
Jack : Je peux faire quelque chose pour toi ?
Lucy : Je ne sais pas comment te le dire. Je cherche les bons mots.
Jack : Lance-toi.
Lucy : D’accord.
Lucy avala sa salive et inspira profondément avant de s’exprimer.
Lucy : Tu es dingue !
Jack fut plus qu’étonné par la réaction de Lucy.
Lucy : Il a fallu 4 ans pour que vous soyez ensemble et du jour au lendemain vous vous séparez !
Jack : Je n’ai pas envie de parler de ça.
Il contourna Lucy et s’apprêtait à sortir quand Lucy bloqua la porte avec sa main.
Lucy : Je n’arrive pas à croire que tu lui en veuille pour un tout petit baiser.
Jack baissa les yeux. Il n’avait aucune envie de discuter de cela.
Lucy : Vous ne pouvez pas… je ne sais pas ce qu’il s’est passé exactement mais je suis sûre qu’il y a une solution. Tu devrais aller lui parler…
Jack se tourna en direction de Lucy.
Jack : C’est elle qui a parlé de se séparer et je n’ai rien fait qui mérite cet interrogatoire.
Il essaya à nouveau de sortir mais Lucy l’en empêcha une nouvelle fois.
Lucy : Seulement hier soir elle était en pleurs. Tu lui as fait beaucoup de peine.
Il s’arrêta net dans son élan. Jack en avait assez. Et lui ? Il ne souffrait pas. Personne ne pouvait imaginer ce qu’il ressentait en ce moment. Personne ne connaissait son histoire. Bobby mis à part.
Comment devait-il voir ce baiser ? Elle l’avait fait uniquement pour la mission, c’est vrai. Il avait aussi été un peu maladroit dans ses paroles mais le faite qu’elle propose de se séparer voulait aussi dire qu’elle n’était pas sûre de ses sentiments envers lui et là, c’est lui qui était blessé.
Mais ça tout le monde semblait s’en ficher. Pour tout le monde, c’était lui le fautif. Pour une fois, il aimerait que ça soit le cas et qu’il puisse arranger les choses car à cet instant, cela lui semblait impossible. Et pourtant il en avait tellement envie.
Jack : Je lui ai fait de la peine ? Alors j’en suis désolé.
Lucy : Ce n’est pas à moi que tu dois le dire… mais à elle. Jack, je ne sais pas ce qui s’est passé exactement entre vous deux et cela ne me regarde pas…
Jack : Tu as raison ! Cela ne te regarde pas !
Lucy le fixa. Elle n’allait pas se laisser faire de cette manière.
Lucy : Ne joue pas à ce petit jeu là avec moi, Jack ! Tout ce que je veux c’est que Sue et toi soyez heureux, alors évite de me tenir à l’écart ! Sue est ma meilleure amie.
Ils se regardèrent. Jack s’en voulait. Il n’aurait pas du parler à Lucy de cette manière. Elle n’y était pour rien.
Jack : Je suis désolé Lucy.
Lucy : Jack…
Jack leva les yeux vers son amie.
Lucy : Jack… Sue a fait beaucoup pour que vous soyez ensemble. Le manque de confiance que tu as manifesté a été très dur à supporter pour elle.
Jack soupira longuement. Lucy n’avait pas tord mais Jack ne lui avait rien demandé. Il avait même été prêt à démissionner lui-même. C’est elle qui avait pris cette décision. Comme elle avait pris la décision de leur séparation. C’était peut-être sa manière à lui de ne pas s’impliquer et de ne pas souffrir. Il avait tout raté alors. Parce qu’il souffrait… énormément.
Lucy : Qu’est-ce que tu comptes faire pour arranger les choses ?
Jack ne répondit pas à Lucy et quitta la pièce. Il ne voulait plus discuter de ça pour l’instant. Il voulait seulement qu’on le laisse un peu tranquille. Il en avait besoin. Il fallait lui aussi qu’il réfléchisse aux changements et à l’ampleur qu’avaient pris les choses avant d’envisager quelque chose de nouveau…avec Sue ou une autre.
Local du groupe « Réveil pour une vraie patrie »
Plusieurs membres avaient félicités Tim d’avoir recruté un nouveau membre. Bobby était assis à une table avec Snake et deux autres hommes. Ils faisaient une partie de poker pour passer le temps avant de nouvelles instructions.
Bobby lança un petit regard furtif autour de lui pour voir s’il pouvait questionner les trois hommes qui étaient en face de lui.
Bobby : Ca fait longtemps que vous faites partie du groupe ?
Homme1 : Pas vraiment.
Snake : C’est à toi de jouer.
Snake avait lancé un regard menaçant en direction de Bobby. Il n’aimait pas l’idée qu’un nouveau puisse venir pour les aider dans leur mission. Snake n’avait pas aimé l’intervention de Sue, un peu plus tôt et il avait quelques soupçons sur le nouveau venu. Cependant Bennett avait donné son accord et c’était suffisant.
Bobby : On joue tranquillement en parlant un peu.
Snake : Je trouve que tu causes beaucoup.
Homme1 : C’est juste pour faire mieux connaissance.
L’homme fut gratifié d’un regard menaçant. Il s’enfonça un peu plus dans sa chaise sous le regard de Snake. Bobby tenta d’apaiser les esprits.
Bobby : On discutait juste, y a pas de mal.
Snake : C’est quoi ton nom déjà ?
Bobby : Davis.
Snake : Davis quoi ?
Voix : Tu n’as pas besoin d’en savoir plus !
Les quatre hommes à la table se tournèrent en direction de la voix qui venait de s’adresser à eux. C’était Tim. Il était appuyé contre le mur, regardant fixement Snake. Il savait que Snake était quelqu’un de méfiant et que la venue de Bobby en plus de la sienne aurait pu poser problème mais il avait su négocier auprès de Bennett de l’utilité d’un expert en explosifs. Malgré cela, il était prudent sur les réelles intentions de Snake.
Tim : Davis, Bennett veut te parler.
Bobby regarda Snake alors qu’il jeta ses cartes sur la table.
Bobby : Dommage, juste au moment où la partie devenait intéressante.
Bobby suivit Tim, sous le regard de Snake.
Bureau de Bennett
Bennett était assis à son bureau feuillant, un large sourire sur le visage, les ravages de la bombe que son groupe avait posé quelques jours auparavant. Tim et Bobby arrivèrent dans le bureau et frappèrent à la porte jusqu’à ce qu’un « entrez » leur soit dit.
Les deux agents se fixèrent avant de pénétrer dans le bureau de Bennett toujours le sourire aux lèvres.
Tim : Le voilà.
Tim s’assit sur une chaise alors de Bennett dévisageait Bobby.
Bennett : Maintenant qu’on est plus tranquille, j’aimerai qu’on parle affaire.
Bobby (Davis) : Et de quel genre d’affaire ?
Bennett : Tu m’as dit que l’explosion de la nuit dernière n’était qu’un coup de chance.
Bobby (Davis) : C’est exact. Vous auriez mis un gramme de plus dans la charge et vous seriez sans doute mort à l’heure qu’il est.
Bennett n’aimait pas le ton que prenait Bobby. Bennett se leva et contourna son bureau pour arriver en face des hommes. Tim le remarqua et tenta de calmer le jeu.
Tim : Ce que veut dire Davis c’est que la dose des charges n’était pas bonne. Un professionnel dans l’affaire serait utile.
Bennett : Et monsieur est un pro.
Bobby (Davis) : Je me débrouille.
Bennett lança un regard en direction de Tim pour savoir si l’homme qui se tenait en face de lui était fiable. Tim hocha frénétiquement la tête dans un signe affirmatif.
Bennett : Je crois que vous allez rester un peu plus longtemps avec nous.
Bennett avait dit cela en passant sa main sur l’épaule de Bobby. Ce que Bobby voyait dans le regard de cet homme ne lui inspirait pas confiance mais Tim était là pour l’aider en cas de problème.
Bureau du FBI
Myles, Sue et Lévy pénétrèrent dans le bureau à la recherche de Wallace. Si les informations d’Howie s’avéraient exactes, Bobby et Tim risquaient gros. Il ne restait que Jack et Demetrius dans le bureau. Myles s’avança dans le bureau suivi de Sue, à la recherche de Wallace.
Myles : Où est Wallace ?
Demetrius : Elle a du s’absenter.
Le visage de Myles était très inquiétant. Jack et Demetrius se regardèrent étonnés avant que Jack n’arrête Myles dans sa course, en posant sa main sur l’épaule de son ami.
Jack : Il y a un problème ?
Myles : Un problème ? Une catastrophe tu veux dire !
Sue : Bennett n’est pas la tête pensante de l’histoire comme on le croyait.
Demetrius et Jack se fixèrent, cherchant à comprendre de quoi parlaient Sue et Myles.
Quelques minutes, bureau du FBI
Wallace arriva dans le bureau suivit de Tara, Lucy et Grant. Ils avaient abandonné ce qu’ils faisaient quand on leur avait demandé de revenir le plus vite possible au bureau.
Wallace : J’espère que vous avez une raison sérieuse pour m’avoir fait quitter ma réunion avec le directeur…
Myles : Disons que nos chers amis ne nous ont pas tout dit !
Myles regarda Grant d’un air plutôt menaçant.
Demetrius : On a des informations supplémentaires sur notre affaire.
Wallace : L’affaire des explosifs ? Je croyais que tout était sous contrôle ?
Sue : C’est ce que l’on croyait aussi.
Evans : Comment ça ? Il y a un problème ?
Myles s’approcha doucement de lui.
Myles : Vous devriez pourtant savoir de quoi on parle !
Jack : Il y a un fait nouveau qui pourrait être très ennuyeux pour nous et surtout Bobby et Tim.
Lucy : C’est si grave que ça ?
Myles : Bennett ne serait pas exactement celui qu’on croit.
Un silence plana dans le bureau comme pour souligner le choc de la nouvelle. Un grain de sable dans le rouage de la machine, une machine qui semblait marcher si bien.
Wallace posa le dossier qu’elle avait dans la main essayant de ne pas paraître trop déstabiliser. Elle regarda tour à tour les visages des agents avant de reprendre un peu de contenance.
Wallace : Soyez plus précis.
Sue : Bennett ne serait qu’un exécutant dans cette affaire.
Myles : Il se chargerait de recruter, de faire quelques coups de force mais rien de plus.
Evans : Alors qui est le cerveau dans l’affaire ?
Sue : Le véritable chef de cette organisation n’est autre que…Pete Hadley.
Les yeux de Tara et Lucy s’écarquillèrent alors que le visage de Grant affichait l’étonnement le plus total.
Evans : Qui est-ce ?
Lucy : On parle bien du même Pete Hadley qui avait fait un trafic de drogue.
Myles : Malheureusement.
Evans : Un dealer ?
Jack baissa la tête cherchant à reprendre un peu de contenance.
Demetrius : Pete Hadley est un ancien agent de la DEA avec qui nous avions fait une enquête.
Sue : Seulement les choses ne se sont pas passées comme prévu lors de cette mission et un homme est mort. Il avait mis ma parole en doute et…
Lucy : Et il avait tort.
Lucy avait regardé avec insistance Jack lorsqu’elle prononça ses mots. Jack avait soutenu son regard.
Lucy : On a su après qu’il était mêlé à un trafic de drogue et Sue l’a fait mettre en prison.
Evans : Mais depuis combien de temps est-il en prison ?
Jack : Ca va bientôt faire 4 ans maintenant.
Tara : Et il serait à la tête de ce groupe ?
Sue : D’après Howie, il aurait monté ce groupe paramilitaire depuis sa prison et maintenant…il veut se venger.
Demetrius : Se venger ? De nous ?
Sue : Entre autre.
Tara : Et Bobby est…
Tara eut soudain un mouvement de recul. Un malaise venait de la prendre, étonnant Demetrius et Grant qui se tenaient à côté d’elle. Grant fit un rapide geste pour aider Tara à s’asseoir sur une chaise sous le regard étonné de l’équipe.
Wallace : Ca ne va pas ?
Tara : (déboussolée) Non, ça va…juste un léger vertige.
Elle n’arrivait pas à croire se qu’elle venait d’entendre. La vie de Bobby était en danger. Encore plus en danger que dans ses autres missions. Elle avait eu vraiment peur lors de la dernière affaire quand Myles et Bobby s’étaient fait attaquer mais là…elle se sentait déstabilisée.
Sue et Lucy vinrent prendre des nouvelles de leur amie sous le regard de Grant. Wallace eut un moment de réflexion avant de se tourner vers l’inspecteur qui avait les yeux rivés sur Tara.
Wallace : Et vous allez me dire que vous n’étiez pas au courant ?
Evans : (embêté) Je vous ai transmis toutes les informations que j’avais en ma possession.
Tara se leva d’un bond. Elle avait de la colère, de la rage envers Grant. Bobby risquait sa vie à cause de lui. Hadley n’était pas un enfant de cœur et si jamais il croisait Bobby il le tuerait sans aucune pitié. Bobby risquait sa vie et elle risquait de le perdre.
Tara : Sauf qu’en fait tu ne sais rien ! Ou alors tu nous a caché des informations !
Grant : (étonné) Enfin Tara, je n’aurais jamais fait ça…
Tara : (énervée) Et pourtant c’est ce que tu as fait !
Grant : Je ne savais pas pour ce Hadley et encore moins qu’il était mêlé à cette affaire.
Tara : Et bien tu aurais du le savoir. Bobby est en danger !
Grant : J’aurais besoin de temps pour rassembler des informa…
Les larmes commençaient à se dessiner aux bords de ses yeux. Elle en avait assez. Il l’avait trahit, meurtrie au plus profond d’elle-même. Elle ne pourrait plus jamais lui faire confiance. Il lui avait certifié que tout allait bien se passer et que rien n’arrivait mais c’était un mensonge.
Wallace : C’est de temps dont l’agent Manning va manquer !
Tara : Bobby risque sa vie et…
Evans : Bobby par-ci, Bobby par-là, mais tu tiens à lui autant que ça ou quoi ?
Elle sentit sa colère montée en elle. Une rage qui voulait sortir en s’emparant d’elle. Sans qu’elle ne puisse faire marche arrière, elle le gifla sous le regard de ses amis et collègues. Elle resta immobile comme tétanisée par son geste. Il avait la joue rosie par la force du coup.
Un long silence se fit dans la salle. Il l’a regardait, cherchant à comprendre ce qui avait motivé son geste mais il ne vit que de la colère dans le regard de la jeune femme en face de lui. Il l’avait blessée et ça, elle ne lui pardonnerait jamais.
Tara partit en sanglot du bureau suivit quelques secondes plus tard par Sue et Lucy qui avaient au préalable regardé Wallace pour savoir si elles pouvaient disposer.
Grant avait le regard vide et hagard. Tara venait de répondre à la question à laquelle elle avait répondu évasivement. Est-ce qu’il s’était passé quelque chose entre elle et cet homme ? Est-ce qu’elle éprouvait un sentiment autre que l’amitié ? Est-ce qu’elle aimait cet homme ? La réponse était évidente maintenant.
Flash back
Parc de Washington
Tara et Grant marchaient côte à côte, blottis les doigts entrelacés. Ils se regardaient par moment pour s’échanger un sourire. Ils avaient passés beaucoup de temps ensemble depuis quelques temps.
Ils avaient fait des projets de week-end en amoureux, des idées de balade. Ils étaient heureux. Elle n’avait pas ressenti cela depuis longtemps…depuis Stanley. Elle avait besoin de quelqu’un auprès d’elle. Elle avait vu à quel point la vie pouvait être éphémère et qu’elle devait la vivre pleinement, avec un homme qui l’aimait. Et pour qui elle avait aussi des sentiments, un peu confus pour le moment mais elle tenait à lui et ça, elle en était sûre.
Après quelques minutes de silence, Grant se tourna vers Tara. Il n’avait pas encore eu le temps de parler de leur travail. Il avait évité le sujet parce qu’il savait qu’elle avait envie d’autre chose quand ils étaient tous les deux mais là, la curiosité avait repris le dessus.
Grant : Ca fait longtemps que tu travailles au FBI ?
Tara : Bientôt 7 ans. Et toi dans la police ça va faire combien te temps ?
Grant : Et bien…presque 4 ans à Washington. Et avant j’étais à Seattle.
Tara : Tu as fais les deux extrêmes !
Grant : Je n’avais pas d’attache…contrairement à aujourd’hui.
Grant lança un regard amoureux en direction de Tara.
Tara : Et pourquoi avoir quitter Seattle ?
Grant : Je n’étais pas vraiment à ma place là-bas. Et puis je cherchais une femme qui serait séduite par mon sex-appeal.
Tara éclata de rire.
Tara : Et j’ai succomber d’après toi ?
Grant : Inévitablement.
Tara s’arrêta dans son élan et prit un air faussement outrée par ce que venait de dire Grant qui s’avança et la serra dans ses bras. Ils avaient le visage à quelques centimètres l’un de l’autre et se sourirent avant d’échanger un doux baiser.
Grant : Et ça fait longtemps que tu travailles dans ce bureau ?
Tara : Oui, depuis près de 6 ans. J’ai été affecté au bureau avec Jack, Dem et Bobby.
Grant : Donc tu étais là quand Sue est arrivée.
Tara : Oui.
Grant et Tara continuèrent leur discussion tout en marchant.
Tara : Mais comment tu es rentré dans la police ?
Grant : Un rêve de gosse. J’avais toujours aimé défendre les autres.
Tara : Un super héros depuis le jardin d’enfant alors ?
Grant : (sourire) Superman n’a qu’à bien se tenir ! Et toi ? Pourquoi le FBI ?
Tara : J’avais envie de faire quelque chose d’utile. J’étais passionnée par les nouvelles technologies, les espions et le mystère. Et puis un jour, j’ai reçu une demande pour travailler au FBI. J’ai passé des tests et j’ai été accepté.
Grant : Ce n’était pas trop dur au début ?
Tara lança un regard interrogatif à Grant.
Tara : Et bien après la formation à Quantico, non pourquoi ?
Grant : Et bien tu étais le seul agent féminin avant que Sue n’arrive alors…
Tara esquissa un rapide sourire.
Tara : C’est vrai que ce n’était pas facile au début parce que certains hommes au FBI ont du mal à voir une femme à un poste important mais dès que je suis rentrée dans l’équipe tout c’est bien passé. Et puis Jack me considère comme une petite sœur. Demetrius comme un excellente agent, Myles comme une accro de l’informatique…
Grant : Et l’agent Manning ?
Tara eut soudain un moment de silence. C’est vrai que sa relation avec Bobby avait toujours été différente. Elle n’avait jamais voulu l’avouer mais elle était différente en présence de Bobby. Ils avaient une complicité qui était différente de celle qu’elle avait avec les autres membres de l’équipe.
Bobby était particulier. Il était toujours le premier à la soutenir, à vanter ses mérites…à la taquiner. Oui, elle avait une relation particulière avec lui.
Tara : (bafouillant) Bobby ? Et bien…
Grant : Vous êtes aussi des amis.
Tara : Bien sûr !
Grant : Et…il n’y a jamais rien eu avec toi et l’un d’eux ?
Tara s’écarta de l’étreinte de Grant et le fixa dans les yeux.
Tara : Tu veux dire Bobby et moi ?
Grant : Et bien…je ne pensais pas spécialement à lui mais…tu es une femme séduisante et je me disais que…
Tara : Non, il n’y jamais rien eu ! De toute façon, le règlement est très strict à ce sujet.
Grant : OK !
Fin du flash back
Bureau du FBI
Salle de conférence
Tara n’avait pas voulu que les autres la voir pleurer de cette manière. Elle se sentait dévoilée aux yeux du monde, vulnérable. Elle ne souhaitait pas que ça se passe ainsi. Elle continuait à sécher ses larmes quand on poussa doucement la porte derrière elle.
Elle essuya rapidement les dernières larmes qui s’étaient dessinées sur ses joues. Elle devait se montrer plus forte que tout cela. Les têtes de Sue et Lucy apparurent dans l’embrassure de la porte.
Lucy : (doucement) On peut entrer ?
Tara fit un signe de la tête de haut en bas, permettant ainsi à ses deux amies d’entrer dans la salle. Lucy et Sue entrèrent et s’assirent auprès de leur amie tandis que Lévy déposa sa tête sur les jambes de Tara pour la consoler.
Lucy : Est-ce que ça va mieux ?
Tara : (caressant la tête de Lévy) Je n’en sais rien.
Sue : Tu veux en discuter avec nous ?
Tara : Avec quelles autres amies je pourrais faire ça.
Tara avait dit cela en lançant un petit sourire timide aux deux jeunes femmes. Elle avait besoin de se confier, de parler et surtout de comprendre se qui venait de se passer.
Elle avait senti quelque chose d’étrange en elle quand elle avait appris que Bobby était en danger. Un sentiment qui ne s’était jusqu’alors jamais dévoilé au grand jour. Elle regarda Sue puis Lucy à tour de rôle avant d’éclater en sanglots. Pourquoi fallait-elle que les choses soient si difficiles pour qu’elle exprime ses sentiments.
Bureau du FBI
Grant n’arrivait toujours pas à comprendre se qui venait de se passer. Tara l’avait giflé sans raison apparente. Il avait remarqué qu’elle était mal à l’aise lorsqu’ils parlaient de Bobby et de la relation qu’ils entretenaient mais de là, à ce qu’elle le gifle, il y avait une marge.
Il avait la joue légèrement endolorie quand Wallace prit la parole. Elle savait que Tara et Grant se fréquentaient mais elle savait aussi qu’elle avait remarqué quelque chose d’autre dont elle n’avait que des soupçons aujourd’hui confirmés.
Elle allait devoir remettre certaines choses au clair dans son service avant que tout cela ne dégénère. Tout d’abord Jack et Sue, maintenant Tara et Bobby. Il est clair que ce genre de choses ne se contrôlent pas mais son service n’était pas un endroit de rencontre et encore moins un lieu où l’on règle ces comptes.
Il fallait tout d’abord de s’occuper de tirer de là Bobby. Elle s’occuperait du reste après.
Wallace : (à Demetrius, Jack et Myles) Il faut en savoir plus. Où se trouve Hadley et surtout comment font-ils pour rentrer en contact ?
Demetrius et Myles hochèrent la tête. Ils devaient faire vite si jamais ils devaient faire sortir Bobby et Tim de ce traquenard.
Jack allait s’approcher de Grant quand Wallace l’interpella.
Wallace : Inspecteur Evans, suivez-moi dans mon bureau.
Grant s’exécuta sous le regard des trois agents masculins qui retournèrent à leurs recherches.
Bureau de Wallace
Wallace entra et invita de la main l’inspecteur à entrer. Une fois entrée, Wallace claqua la porte à son passage. Elle avait un air menaçant, plus que d’accoutumer.
Wallace : Je veux une explication à tout cela !
Evans : Je…Je…
Wallace posa violement ses mains sur son bureau et regarda l’inspecteur droit dans les yeux. Elle avait envoyé son agent dans une situation délicate. Elle commençait à croire que le sort s’acharnait sur elle et les agents sous ses ordres. Elle leur avait promis de ne plus leur donner de missions dangereuses mais malheureusement les choses s’étaient précipitées.
Wallace : Alors inspecteur Evans ! J’attends une réponse !
Elle avait dit cela sur un ton agressif. Elle n’avait pas envie de perdre son temps. La vie de Bobby était en danger. Elle fixa l’inspecteur qui était plus que perdu. Il leva la tête et croisa le regard déterminé de Wallace. Son sang se glaça dans ses veines. Elle avait un regard terrifiant mais c’était compréhensible, on lui avait confié la vie de Bobby et voilà qu’elle la mettait en danger. Il avait lui aussi mis la vie de cet homme en péril de manière involontaire, certes, mais il était aussi responsable.
Wallace : Alors inspecteur !
Evans : Je vous assure que je n’étais pas au courant…
Wallace : Et c’est ce que je vous reproche. Vous auriez du le savoir. Cela faisait des mois que vos hommes étaient sur ce dossier. Comment ont-ils fait pour passer à côté de cela ?!
Evans : Je n’en sais rien !
Wallace : J’aimerai bien pour une fois que vous me donniez des réponses claires et précises.
Evans : Je vais chercher des informations sur ce Pete Hadley.
Wallace : Nous avons tout ce qu’il faut sur ce type. Votre travail est de comprendre comment Hadley est rentré en contact Bennett et surtout pourquoi.
Wallace le quitta des yeux, s’assit et commença à prendre son téléphone. Evans comprit qu’il était temps pour lui de quitter ce bureau et d’agir. Il se leva et se dirigea vers la porte.
Wallace : Inspecteur Evans ?!!
Il se stoppa et hésita avant de se retourner. Une manière de se préparer au pire. Lorsqu’il lui fit face, elle le regarda.
Wallace : Dites à Mlle Thomas que je souhaite la voir.
Grant inclina la tête puis sortit du bureau sans demander son reste. Il avait besoin de prendre l’air après ce qu’il venait de subir. En sortant, il croisa Sue.
Evans : Sue !
Il lui fit signe. Elle leva les yeux vers lui.
Evans : Wallace souhaiterait vous voir.
Sue parut étonnée. Elle se demandait ce que Wallace pouvait bien lui vouloir. C’était surement à cause de ce qu’il s’était passé avec la surveillance. Pourtant elle lui avait déjà fait comprendre les choses.
Sue : Merci.
Grant la salua puis s’en alla. Il quitta l’immeuble du FBI, une boule au fond de la gorge.
Bureau de Wallace.
TOC TOC TOC
Wallace ne leva même pas les yeux.
Wallace : Entrez !!
La porte s’ouvrit et Sue entra doucement suivit de Levy. Elle s’avança doucement vers le bureau de sa supérieur. Celle-ci était toujours entrain d’écrire et n’avait pas daigné lever les yeux vers elle. Sue attendit et elle avait l’impression que les secondes s’éternisaient.
Au bout de quelques minutes, Wallace posa son stylo et leva la tête vers la nouvelle venue. Son regard était assez difficile à d’écrire. Il semblait être compréhensif et en même temps, elle savait qu’elle allait avoir le droit à un discours très « Wallace ».
Wallace : J’espère mettre ne pas m’être trompée en acceptant que vous restiez dans l’équipe alors que vous n’étiez plus agent.
Sue sentit un nœud se former dans sa gorge. Elle ne supporterait pas de perdre son travail. Elle avait peut-être commis une erreur mais cela lui avait servit de leçon. Wallace fixait Sue.
Wallace : Sur le moment, j’ai cru que cela était la bonne solution… pour l’équipe ainsi que pour vous. .. Mais aujourd’hui, je doute.
Sue ne savais pas répondre à cela. Elle était dans la même situation. Tout se mélangeait dans sa tête et elle ne savait pas vraiment où elle en était.
Wallace : Je ne veux pas m’immiscer dans votre vie personnelle… mais j’ai pu constater que cela avec quelques incidences sur votre travail… à l’agent Hudson et vous.
Sue : C’était la dernière chose que nous voulions…
Wallace : J’en suis persuadée.
Wallace marqua une pause en regardant toujours Sue dans les yeux.
Wallace : J’ai envie de vous faire confiance… envie de croire que vous allez être plus fort que tout ça.
Elle avait dit ça sur un ton beaucoup plus autoritaire que pour un conseil. Comme si elle leur ordonnait de dépasser tout cela. Sue resta silencieuse. Elle avait peut-être raison.
Wallace : Je pense que vous êtes beaucoup plus intelligents, tout les deux que vous ne le laissez paraître !
Sue ne savait comment elle devait prendre la dernière remarque.
Wallace : Alors vous allez prendre le temps de discuter sérieusement !
Wallace baissa les yeux pour reprendre ce qu’elle était entrain de faire avant que Sue n’arrive. Elle redressa la tête et fixa Sue de nouveau.
Wallace : Si je vois que vous ne pouvez pas assurer la mission…
Sue : Il n’y aura problème.
Wallace : J’en suis certaine !
Sue comprit que l’entrevue était finie. Elle regarda une dernière fois Wallace avant de regarder Levy et lui faire signe de sortir.
Wallace venait indirectement de lui donner des conseils, à sa manière. Elle avait raison. Ils devaient discuter de tout cela plus sérieusement et plus posément.
Local du groupe « Réveil pour une vraie patrie »
Bobby était en train de boire une bière avec un des joueurs de poker. Il essayait de lui soutirer quelques informations de façon discrète quand Tim passa près de lui.
Tim : Hé Davis !
Bobby (Davis) : Ouais ?
Tim : On va faire un tour.
Bobby se leva et suivit son ami sans poser de question dans un petit endroit tranquille, à l’écart du local.
Bobby et Tim avaient vérifiés qu’ils n’avaient pas été suivis avant de pouvoir parler tranquillement de leur affaire.
Tim : Bennett a l’air de te faire confiance.
Bobby (Davis) : C’est une bonne chose.
Tim : Excellente. Ils vont bientôt avancer la prochaine attaque terroriste.
Bobby (Davis) : C’est pour quand ?
Tim : Il ne me l’a pas dit, il attend une confirmation.
Bobby (Davis) : Une confirmation de quoi ?
Tim : Si seulement je le savais ?
Les deux hommes restèrent pensifs un long moment.
Tim : Il faut prévenir les autres.
Bobby (Davis) : J’ai déjà tout prévu avec Jack et Dem.
Tim : Alors il ne manque plus qu’un moyen de sortir sans trop attirer l’attention.
Bureau du FBI
La tension était à son comble. Bobby et Tim étaient dans de sales draps si Pete Hadley contactait le groupe et le reconnaissait. Hadley n’avait pas apprécié le fait que l’équipe, à l’époque sous la tutelle de Garrett, mette fin à son trafic de drogue et le jette en prison.
Il avait aussi gardé beaucoup de rancœur envers Sue puisqu’elle avait été la raison de son emprisonnement. Il avait laissé un homme mourir alors que Sue le prévenait. Il avait essayé de lui faire porter le chapeau de cet échec mais l’équipe avait soutenu Sue et ils avaient gagnés.
Tous les agents étaient suspendus au téléphone. Ils avaient passés une bonne partie de la soirée et le début de la matinée à contacter leur indic pour avoir des infos. Aucun d’eux n’était rentré, ils avaient passés la nuit au bureau, tous même Wallace. Elle avait passé la nuit dans son bureau et avait proposé à chacun d’eux d’aller se reposer dans la salle de conférence, aménagée pour l’occasion.
Jack avait déjà repris le travail. Il n’avait pas beaucoup dormi et Sue non plus d’ailleurs. Lucy avait remarqué leur petit manège, cette façon habile sans vraiment l’être de ne pas rester seuls dans le bureau, d’éviter de se croiser dans les couloirs et surtout de se regarder. Ce baiser avait fait beaucoup de dégâts dans leur relation.
Tara fut la première à reprendre le travail, pianotant sur son clavier. Elle n’avait toujours pas parlé avec Grant. Elle hésitait avant de l’appeler mais pour lui dire quoi ? Qu’elle était désolée ? Qu’elle s’était laissée submerger par l’émotion ? Qu’elle voulait s’excuser de se qui s’était passé ?
Elle ne savait pas pourquoi mais tout cela lui paraissait sonner faux. Comme si elle se voilait la face, qu’elle se mentait à elle-même. Elle avait l’impression de ne pas avoir été honnête avec Grant et encore moins avec elle. Elle fut tirée de ses pensées par la main de Lucy posée sur son épaule.
Lucy : Tu avances ?
Tara : J’essaye de voir avec les fichiers de la prison qui a pu rendre visite à Hadley.
Demetrius : Et tu as quelque chose ?
Tara : Il a vu son avocat à plusieurs reprises sinon rien de très important lorsqu’il était à Sing Sing.
Jack : Et en ce qui concerne ses compagnons de cellules ?
Tara : Je n’ai pas encore la liste. Le département a eu un problème informatique mais il me l’envoie en priorité.
Myles qui était au téléphone, se leva brusquement, jetant son combiné sur son support. Il était visiblement énervé et son téléphone le remarqua tout comme ses collègues.
Lucy : Il y a un problème, Myles ?
Myles : Je viens d’avoir un de mes indics. Il me dit que Bennett a été transféré une semaine après son arrestation dans une autre prison.
Sue : Et c’est grave ?
Myles : Ce n’était pas à Sing Sing.
Demetrius : Il devait être en isolement pendant ce temps ?
Myles : Et bien non justement !
Sue : Et qui aurait pu rentré en contact avec lui ?
Myles : Le problème est que nous n’avons pas les noms de ses premiers codétenus.
Jack : Il nous les faut. Il se peut qu’Hadley ait parlé de notre bureau et de Bobby.
Tara pianota encore plus rapidement sur son clavier.
Tara : Dans quelle prison était Hadley ?
Myles (regardant un dossier) Il était à…Attica.
Tara avait les yeux rivés sur son écran. Elle leva les yeux vers Myles avec un léger sourire de satisfaction. Elle avait piraté l’ordinateur de la prison afin d’obtenir des informations.
Tara : Hadley avait un certain Joshua Aston que nous connaissons mieux sous le nom de Scorpion.
Tous écarquillèrent les yeux.
Demetrius : Et pourquoi ce n’est pas mentionné dans le dossier de Scorpion ?
Tara : Je n’en sais rien mais je vais creuser la question.
A ce moment-là, le portable de Jack vibra à sa ceinture. C’était un appel avec un numéro inconnu.
Jack (au téléphone) : Oui ?
Bobby (au téléphone) C’est moi !
Jack : Davis ! Qu’est-ce que tu veux ?
Bobby : C’est bon, je suis tout seul Jack.
Jack : On a du nouveau, c’est au sujet de…
Bobby : Je n’ai pas trop le temps. On se donne rendez-vous dans une heure au lieu de rencontre prévu.
Jack : Mais il faut que tu saches que…
Jack décolla son téléphone de l’oreille, une grimace sur le visage. Bobby avait déjà raccroché. Il ne voulait sans doute pas que les autres remarquent trop son absence. Il avait voulu le prévenir des nouveautés que comportait l’affaire et surtout de déguerpir si les choses allaient mal.
Jack se tourna vers le reste de l’équipe.
Jack : On a rendez-vous dans une heure pour faire le point à l’endroit convenu. Il nous faut des infos sur le moyen qu’Hadley pour discuter avec le groupe. Tout ce qui pourrait être insignifiant et le plus petit détail doit être vérifié.
Jack tapa dans ses mains pour motiver la troupe qui se remit aussitôt au travail. Jack, quant à lui, fila dans le bureau de Wallace pour la prévenir du rendez-vous.
Bureau de Wallace
Jack venait d’expliquer la situation à Wallace. Elle lui avait dit de prévenir rapidement Bobby et de la tenir au courant de la suite. Au moment où Jack allait sortir de son bureau, elle l’interpella.
Wallace : Agent Hudson ?!
Jack s’arrêta dans son élan. Il se tourna vers elle. Il avait l’étrange sensation qu’elle n’allait pas vraiment lui parler de l’enquête.
Wallace : Est-ce que vous auriez deux minutes à m’accorder ?
Jack : Et bien, c'est-à-dire que…
Wallace : Le rendez-vous est fixé dans 1 heure… et je ne souhaite pas vous voir partir en mission dans cet état.
Jack prit son air d’incompréhension. Wallace lui fit signe de s’asseoir à nouveau en face d’elle.
Wallace : En acceptant de laisser Mlle Thomas travailler avec nous, je pensais avoir pris la bonne décision.
Jack leva les yeux vers elle. Il n’aimait pas comment son discours commençait.
Wallace : Les événements de ses derniers jours me pousse à revoir mon jugement.
Jack : Sue a tout à fait sa place parmi nous et ce qu’il s’est passé n’est pas de sa faute. Elle a voulu garder…
Wallace : Je sais très bien tout ça agent Hudson ! Nous avons déjà eu cette discussion là. Je ne veux pas parler de ce que Mlle Thomas a fait… mais plutôt de ce que vous n’avez pas fait.
Jack la fixa.
Wallace : Votre réaction me semble un peu déraisonnable. Je ne sais exactement pourquoi vous agissez de la sorte… et je ne souhaite pas le savoir. Mais je vous croyais assez intelligents tous les deux pour passer au dessus de cela et avoir une discussion d’adultes.
Jack osa à peine répondre. De toute manière, il ne savait pas quoi lui dire. Elle avait raison.
Wallace : Je tiens à vous prévenir que si la situation ne trouve pas de solution, je me verrais dans l’obligation de prendre une décision vis-à-vis de Mlle Thomas. Chose que je n’ai absolument pas envie de faire. Mais il est hors de question que mon équipe court des risques à cause d’histoires personnelles.
Jack : Cela n’influencera pas notre travail…
Wallace : je suis sûre que c’est ce que vous pensez… mais je n’en suis pas aussi sûre que vous ! Même si je sais que vous êtes un très bon agent… mais ces choses là peuvent être difficile à gérer. Et je ne veux mettre la vie de personne en danger.
Jack : Je comprends.
Wallace : Parfait. Alors j’espère ne plus à avoir ce genre de conversation avec vous ?!
Jack : Nous allons régler ce problème… mais je tiens à vous demander une faveur.
Wallace le regarda en attendant la suite.
Jack : Si la situation ne trouvait finalement pas de solution positive, j’aimerais que vous acceptiez ma mutation.
Wallace n’en croyait pas ses oreilles. Il était prêt à sacrifier sa carrière pour elle.
Jack : Sue est une recrue indispensable pour le FBI. Se passer de ses services serait une erreur. Elle a un don rare et elle a été un très bon agent.
Wallace se pencha sur son bureau. Hors de question qu’elle laisse ce Michaels gâcher la vie de ses agents et par la même occasion briser l’équipe qui était en place.
Wallace : Si vous voulez un conseil… Laissez de côté votre passé. Vous n’êtes plus le même… et Sue est différente d’elle.
Jack fut très surpris. Comment pouvait-elle être au courant et comment savait-elle que c’était cela en réalité qui posait un réel problème ?
Jack : Comment… ?
Wallace s’adossa à sa chaise.
Wallace : Vous oubliez qui je suis ?! Je suis avant tout un agent gouvernemental… et j’ai moi aussi mes sources.
Ils se fixèrent.
Wallace : Agent Hudson… la chose la plus dure à donner, c’est sa confiance. Et croyez moi, Sue la mérite amplement.
Jack pensait à ce que venait de lui dire Wallace. Elle avait raison. Mais c’était beaucoup plus facile à dire qu’à faire.
Wallace : Je crois que du travail vous attend ?!!
Jack la regarda, inclina la tête légèrement comme pour la remercier puis sortit du bureau en réfléchissant à sa conversation avec Wallace.
Une partie en lui n’avait qu’une envie aller retrouver Sue et s’excuser. Mais une seconde avait toujours mal et peur. Ce combat intérieur continuait en lui et personne ne savait qui allait gagner la partie.
Vieux bâtiment abandonné
Il marchait lentement, l’arme à la main, et arpentait les couloirs de la vieille bâtisse. Il avait gravit les étages, un à un et fouillant chaque pièce sans rien trouver. Il lui restait encore deux étages avant de finir son inspection. Il avait fait sa recherche le plus silencieusement possible. Son cœur battait la chamade. C’était d’ailleurs le seul bruit qui était audible dans le lieu. Il avala sa salive et prit une inspiration lorsqu’il entendit un bruit de pas dans une pièce non loin de lui.
Sa main trembla légèrement sur la crosse du revolver alors qu’il y resserra son étreinte. Une perle de sueur coula de son front, l’angoisse inhabituelle de la situation le rendait nerveux. Sans doute aurait-il du demander du renfort ? Il était partit seul et sans prévenir ses collègues et amis.
C’était trop tard maintenant. Il n’avait pas vraiment réfléchi quand il avait fini de « parler » avec son indic, pour ne pas dire soutirer avec politesse des informations. Il l’avait quelque peu malmené mais c’était pour la bonne cause. La vie de cet agent du FBI était importante. S’il arrivait quelque chose, il ne se le pardonnerait jamais…et elle non plus ne lui pardonnerait pas de l’avoir abandonné.
Il brandit son arme en direction de la salle d’où venait le bruit. Là, un homme d’une trentaine d’année était assis, un paquet de billet, une mallette et une arme à feu en face de lui. C’était cet homme qu’il recherchait depuis plusieurs heures maintenant.
L’homme, d’abord surpris, tenta de récupérer l’arme qui se trouvait en face de lui alors qu’il avait jeté les billets qu’il avait dans les mains afin de détourner quelques secondes l’attention de l’homme qui se trouvait en face de lui.
Grant se jeta sur l’homme pour ne pas qu’il prenne son arme. Une bagarre débuta entre les deux hommes. Grant évita et donna plusieurs coups de poings tout comme son adversaire. Mais c’était sans compter que l’inspecteur de police avait un bon entraînement.
Grant donna un crochet du droit qui fit basculer son opposant, sonné par la puissance du coup. L’homme était étourdi, le regard hagard. Grant essuya le sang qu’il avait au bord de sa lèvre, reprit son souffle et s’avança en direction de l’homme encore allonger à terre.
Entrepôt près de Washington D.C.
Ils avaient fait attention à ne pas être suivi par un partisan du groupe du « réveil pour une vraie patrie » sous peine de faire échouer le plan. Ils avaient fait plusieurs détours avant d’arriver à l’entrepôt.
Jack et Demetrius étaient déjà présents. L’angoisse se lisait sur leur visage au fur et à mesure que les minutes passaient. Ils craignaient que Bobby ne fût démasqué par l’intervention d’Hadley.
Jack regardait sa montre pour la énième fois quand la porte du hangar s’entrouvrit laissant apparaître le visage de Bobby et Tim.
Tim : Alors les gars, on vous a manqués ?
Jack : On n’a pas trop envie de rire avec ce que l’on a appris.
Les visages de Demetrius et Jack n’étaient prêts à la rigolade. Les événements étaient devenus risqués. La mission avait changé sans compter l’enjeu. Les quatre hommes se regroupèrent au centre du hangar.
Bobby : Qu’est-ce qu’il y a ?
Jack : Bennett n’es pas la tête pensante du groupe.
Tim : Bien sûr que si. C’est lui qui prend les décisions et choisit les déplacements.
Demetrius : Pas totalement.
Les deux agents infiltrés regardèrent leurs collègues, cherchant à comprendre. Ils en attendaient un peu plus.
Demetrius : Bennett travaille avec Hadley.
Bobby : Hadley ? Pete Hadley ?
Jack : Oui.
Tim regarda tour à tour le visage de Demetrius, Bobby et Jack avec une incompréhension totale. Les 3 hommes avaient l’air de bien le connaître.
Tim : Pete Hadley ? Qui est-ce ?
Jack et Bobby se regardèrent une dernière fois avant que Jack ne prenne la parole. Travailler avec Tim ne lui plaisait pas trop mais il devait être professionnel.
Jack : Un ancien agent de la DEA avec qui on a travaillé. Il a été mis en prison par notre équipe parce qu’il revendait de la drogue pour son propre compte.
Tim : Vous êtes devenus amis pour la vie en fait.
Jack : Je ne lui ai pas écris de carte de vœux mais lui ne nous a pas oubliés.
Bobby : (à Tim) Il se peut que la confirmation qu’attendait Bennett ne soit en faite qu’un appel d’Hadley.
Tim : C’est fort probable maintenant.
Bobby : Et qu’en a dit Wallace ?
Bobby regarda à tour de rôle Demetrius puis Jack. Les deux hommes semblaient hésiter.
Bobby : Alors ?
Jack : Elle veut arrêter la mission.
Tim : Quoi ? Mais elle est folle ou quoi ?
Demetrius et Jack baissèrent la tête quand une voix se fit entendre.
Voix : La dernière personne à dire que j’étais folle s’est retrouvée enterrer jusqu’au cou dans le désert.
Bobby et Tim se retournèrent pour apercevoir Wallace, les bras croisés, le regard rivé sur l’agent Michaels. Elle commençait à détester ce type de plus en plus. Il fallait qu’elle remette certaines règles aux claires avec lui.
Tim déglutit. Il n’avait pas senti la présence de Wallace dans son dos. Il était pourtant très vigilant mais cette femme était spéciale. On lui avait dit qu’elle était la meilleure et que travailler avec elle n’allait pas être facile.
Tim (gêné) : Ce que je veux dire c’est que…
Wallace : Je ne vous le redirais pas deux fois alors écoutez-moi bien ! Je ne sais pas comment vous travaillez dans votre service, mais ici, c’est moi qui donnent les ordres et j’attends de vous un total respect ! J’étais agent bien avant que vous ne quittiez vos couches… alors adoptez tout de suite une autre attitude avec moi. Sinon à la prochaine remarque, je vous renvois illico presto là d’où vous venez !
Tim : Je…
Wallace : Je crois que nous avons terminés ! Ne gaspillez pas votre salive Michaels.
Tim lança un regard en direction de Jack et Demetrius mais aucun d’eux ne voulait risquer de mettre Wallace en colère, plus qu’elle ne pourrait déjà l’être.
Wallace : J’en sais assez pour prendre la décision d’arrêter là ! Je ne veux pas que cette affaire continue si c’est pour mettre la vie de mes agents en péril.
Tim : Seulement Bennett ne nous a pas dit où allez avoir lieu la prochaine attaque. Des centaines voire des millions de gens sont en danger.
Wallace : Si l’agent Manning est découvert, vous risquez tout les deux, votre vie et celle de ces millions de personnes le seront toujours. Tout cela n’aura servit à rien.
Bobby : Si je construis le dispositif de la bombe, je peux m’arranger pour qu’elle n’explose pas comme prévu.
Wallace se tourna vers Bobby. Elle savait qu’il avait toutes les bonnes intentions mais il risquait sa vie.
Wallace : Vous avez déjà vu Bennett ?
Bobby : Oui. Il accepte que je prépare la bombe mais il ne m’a pas encore parlé de l’objet visé.
Wallace fixa Bobby. Elle savait très bien aussi qu’une occasion telle que celle là ne se représenterait sûrement pas. Et même si elle avait des divergences d’opinions avec Michaels. Il avait raison. Des millions de personnes étaient peut-être concernés.
Wallace : Vous êtes prêt à continuer ?
Bobby ne quitta pas Wallace des yeux. Il n’avait même pas besoin de se poser la question. Pas après tout ce qu’il s’était passé.
Bobby : Oui.
Wallace : Vous vous rendez compte que Hadley va vous reconnaître ?!
Jack : Bobby c’est de la folie !
Bobby se tourna vers son ami. Il savait très bien que la situation aurait pu être inversé et qu’il aurait agit de la même manière.
Bobby : Je suis le seul à pouvoir satisfaire leur demande…. C’est notre seule chance ! Tu sais très bien ce que tu ferais dans ces cas là !
Demetrius : C’est vrai mais ta vie ne peut pas être remplacée.
Un silence plana dans l’entrepôt. Bobby avait raison mais il risquait gros si jamais il était reconnu. Il n’était pas le seul d’ailleurs, Tim lui aussi risquait de gros problèmes.
Bureau du FBI
Tara avait réussi à savoir comment Hadley communiquait avec l’extérieur. Malheureusement, elle n’avait pas trouvé le lien qui unissait Bennett et l’ancien agent de la DEA.
Tara : J’ai réussi à mettre la main sur le moyen de communication dont se sert Hadley en prison pour communiquer avec l’extérieur.
Myles : Il passe un coup de téléphone ?
Tara : C’est presque ça. Il se connecte via le service Internet de la prison.
Sue lança un regard empli de questionnement envers Tara.
Tara : Je sais, pourquoi est-ce qu’un ancien dealer de drogue peut aller sur le net et bien…