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Les Palestiniens appellent à la vengeance
Des ambulances se sont jointes au cortège de protestation [TSR]
Des milliers de Palestiniens ont crié "vengeance" jeudi à Beit Hanoun
lors des funérailles de 17 des leurs tués la veille dans un
bombardement israélien largement condamné dans le monde.
En bus, en voiture ou à pied, des milliers
de personnes ont afflué dans la localité désormais appelée "Beit Hanoun
la martyre", dans le nord de la bande de Gaza, pour mettre en terre 17
des 18 personnes, dont huit enfants et cinq femmes, tuées dans des tirs
d'artillerie israéliens contre leurs maisons.
Le jour le plus noir
"Par notre âme, par notre sang, nous
mourrons pour vous Ô martyrs de Beit Hanoun", "vengeance, vengeance Ô
martyrs Ô bien-aimés, notre riposte aura lieu à Tel-Aviv", clamait la
foule, en brandissant des drapeaux de l'ensemble des factions
palestiniennes.
Les 17 corps, dont 16 d'un même clan familial,
ont été inhumés au "cimetière des Martyrs de Beit Hanoun". "Ce massacre
nous pousse à nous venger et à poursuivre notre résistance", a affirmé
un des participants au cortège. "Même s'ils continuent à nous tuer,
nous ne fuirons pas cette terre", a renchéri un autre. "Cette ville a
connu de nombreux jours sombres mais c'est peut-être le plus noir de
tous", a-t-on également pu entendre dans le cortège.
Entretien Hamas - Fatah
Sur le plan politique, le président
palestinien Mahmoud Abbas a discuté lors d'un rare entretien
téléphonique avec le chef en exil du mouvement islamiste Hamas, Khaled
Mechaal, de la mise en place d'un gouvernement d'union nationale.
L'entretien
téléphonique entre Abbas et Mechaal, qui est basé à Damas, a eu lieu en
présence du Premier ministre issu du Hamas Ismaïl Haniyeh dans le
bureau de Mahmoud Abbas à Gaza. "C'était un bon entretien qui reflète
l'esprit positif qui caractérise les discussions en cours à Gaza en vue
de parvenir à un gouvernement d'union", a indiqué le porte-parole de
Mahmoud Abbas.
"Le dialogue n'a jamais été aussi positif", a
quant à lui déclaré Haniyeh à Abbas, qu'il a rencontré à quatre
reprises depuis lundi. Le gouvernement palestinien contrôlé par le
Hamas est boycotté politiquement et privé d'aides financières directes
européennes et américaines depuis son entrée en fonction en mars.
afp/jab
archives
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Etat d'alerte en Israël
En Israël, la police a été placée en état d'alerte avancée
mercredi pour faire face à d'éventuels attentats palestiniens après les
menaces de reprises des opérations suicide par la branche armée du
Hamas et par le Fatah.
Concert de protestations dans le monde
La sanglante bavure de l'artillerie israélienne a suscité un concert de condamnations dans le monde.
"Les
Etats-Unis sont profondément attristés par les morts et les blessures
subies aujourd'hui à Gaza", a déclaré George W. Bush dans un
communiqué, appelant les "parties à agir avec précaution et retenue
afin d'éviter de nuire aux civils innocents".
A l'ONU, le
Qatar, seul Etat arabe membre du Conseil de sécurité, a fait circuler
un projet de résolution appelant à un "cessez-le-feu immédiat" entre
Israéliens et Palestiniens, à l'envoi d'une force d'observation des
Nations unies pour surveiller le respect de la trêve et à
l'établissement d'une commission d'enquête sur la tuerie de Beit Hanoun.
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