ࡱ>    !"#$%&'()*+,-./0123456789:;<=>?@ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ[\]^_`abcdefghijklmnopqrstuvwxyz{|}~Root EntryZ O2P{CCONTENTS CompObjVSPELLINGes : il allait devoir braver un orage digne des ts les plus chauds. Il essaya de se convaincre que s il sentait de l eau brlante sur ses joues ce n tait que la pluie mais il n avait jamais t dou pour se voiler la face. Il ferma les yeux devant la statue de l Ange Dchu qui lui rappelait dcidment trop son crateur c est--dire Lord Voldemort. Lorsqu il arriva sous les premires branches de la fort environnante, il lana un bref regard au Chteau dont les seules lumires provenaient des gigantesques croises de la Salle du Trne. Il imagina la foule en dlire encore une fois prosterne devant leur Matre, saluant un soit disant retour de leur Sauveur. Il baissa les yeux ravalant ses larmes grande peine et transplana. ******** Dans le petit salon des appartements de Lord Voldemort, les fleurs frachement coupes libraient un doux parfum d t, les lourds rideaux de velours rouges ne russissaient pas retenir les derniers rayons du soleil tandis que des bouts de chandelles commenaient brler joyeusement sur la face rugueuse des murs. Le propritaire tait assis sur un des fauteuils luxueux qui remplissaient la pice, un verre de bourbon Four Roses dans la main, il semblait rflchir quelque chose d important en voir ses sourcils fins froncs dans une grimace contrarie. Il attendait patiemment qu un de ses mangemorts de premier ordre, Draco Malfoy, vienne le rejoindre. Il pensa un instant la peur que devait ressentir le jeune homme : les mangemorts qui avaient pu franchir les porteCHNKWKS TEXTTEXTwFDPPFDPPzFDPPFDPP|FDPPFDPP~FDPPFDPPFDPCFDPCFDPCFDPCFDPCFDPCSTSHSTSHSTSHSTSH2SYIDSYIDPSGP SGP dINK INK hBTEPPLC l0BTECPLC (FONTFONTĈdTOKNPLC (&STRSPLC N:PRNTWNPRx devant la AMOR OMNIA VINCIT L'Amour triomphe de tout Partie 5 : Aime-moi et pas qu'une fois Harry pouvait entendre les clameurs de la foule qui manaient du sol. Il se doutait que Lord Voldemort avait d runi tous les mangemorts pour annoncer la trahison de Severus Snape. Il imaginait qu il ne mentionnerait pas le viol dont il avait t victime tant donn que cela n avait aucune importance aux yeux de Son Altesse Lord Voldemort. Harry se rendit compte qu il ressentait une forte amertume cette pense. Harry rangea frntiquement ses habits dans un sac de voyage d une grande marque sorcire qu il rtrcit et rangea dans la poche de son pantalon. Il sortit ensuite de sa chambre et prit immdiatement la direction des curies du chteau. Il se dirigea rapidement vers la stalle de Galaxie - le Sombral de son Matre - et flatta son encolure avec un sourire nostalgique. C tait la seule de ses amis qui il pourrait dire au revoir ! Il ne pouvait pas voir Draco, Ron ou Blaise sous peine de quoi il risquerait de se faire attraper par les sbires de Lord Voldemort ou pire par Lord Voldemort lui-mme. Et il n en tait pas question ! Harry ne tenait pas spcialement mourir or il savait que si sa tentative de fuite venait tre dcouverte, il serait excut sans prambules par le Seigneur des Tnbres. Peu importe l affection qu il pouvait ressentir envers son mangemort, Lord Voldemort risquait de perdre son autorit et son prestige s il laissait passer une telle trahison. Harry ouvrit les lourdes portes de bois de l curie et s engagea sur le chemin de terre sec du Parc de l Immortalit qui entourait le Chteau de Salazar. Il s aperut rapidement que le ciel tait d une couleur fort trange : entre le rouge et le gris. Les grondements de tonnerres confirmrent ses craints de ses appartements taient peu nombreux et seulement des favoris. Le jeune Draco Malfoy craignait certainement d avoir fait une erreur. En outre, Lord Voldemort pensait juste titre que le mangemort avait fait une erreur, il ne lui avait encore rien rvl quant la fuite d Harry Potter et comptait bien rtablir ce fait. Lorsqu il pensait ce dernier une violente vague de fureur glissait dans ses veines et atteignait ses doigts frmissants de rage, autant dire qu il valait mieux ne pas tre dans les parages ce moment-l. Il dtestait tre si esclave de ses motions mais il n avait jamais t vraiment lui-mme en compagnie d Harry Potter. A personne il aurait accept de donner des cours de piano ou qu on vienne pleurer sur son paule pour une histoire d amour niaise souhait. Et pourtant il avait aim ces moments intimes qu il avait partag avec son mangemort. Mais il rpugnait penser qu il soit devenu faible pour ce morveux ! Dj qu il avait t tmoin d une scne particulirement dgradante ses yeux. Mme mort, il ne pardonnait pas Severus ce qu il lui avait fait subir. Il ne supportait pas le fait qu il se soit fait soumettre par un infrieur et qu en plus un de ses mangemorts en soit le spectateur privilgi. Quelle honte pour un mage noir accompli et reconnu ! A ces penses, un violent frisson lui retourna l estomac et fit clater son verre de bourbon. 'Voil quoi tu en es rduis ! A faire clater des verres comme un vulgaire sang-de-bourbe& ' pensa piteusement le Lord Noir. Il se leva prestement et fit effacer les traces du liquide sur sa robe noire. Il s affairait se resservir un verre quand Draco Malfoy frappa la porte. Lord Voldemort se recomposa un visage impassible et autorisa le mangemort de premier ordre rentrer. Celui-ci ple comme la mort fit irruption dans la pice. Un sourire narquois prit place sur les lvres de Lord Voldemort. "Bonsoir Matre" murmura Draco Malfoy. "Bonsoir Draco" rpondit Lord Voldemort, "un verre de whisky peut-tre ?" "Euh non" balbutia Draco semblant tonn que le Lord Noir lui propose un verre. Lord Voldemort haussa un sourcil surpris mais ne dit rien. Il s assit de nouveau et invita son fidle faire de mme. Il y eut un silence pesant pendant lequel Lord Voldemort essayait de sonder son mangemort mais il ne vit qu une peur grandissante. "Bon, Draco, je ne vais pas y aller par quatre chemins !" s exclama le Lord Noir, "je veux savoir o est Harry Potter& " Draco grimaa. "Je l ignore Matre" rpondit-il rapidement. Les yeux de Voldemort virrent au rouge vif et Draco commena vraiment craindre pour sa vie. "Je& Je veux dire il ne m en a pas parl ! Je ne savais pas qu il allait dserter Matre !" s cria Draco le souffle court, "il est parti sans dire au revoir." "Il ne vous a donc rien dit que ce soit toi ou tes amis" dclara le Seigneur des Tnbres. Draco acquiesa l air fbrile. "Sais-tu au moins o il aurait pu se cacher ?" "Harry n a plus de famille& Il lui reste seulement son parrain& " "Qui est son parrain ?" demanda Voldemort. "Sirius Black" Lord Voldemort esquissa un lger sourire. Il connaissait bien Sirius Black ! C tait son peintre prfr, les murs du Chteau de Salazar taient couverts des tableaux de ce dernier. "Mais si je peux permettre, je ne pense qu il se soit cach chez son parrain& A mon avis, Harry a quitt le pays" avoua Draco qui voulait aider malgr lui Lord Voldemort dans sa qute. Aprs la fuite d Harry, Ron lui avait tout racont concernant l amour que portait Harry envers le Lord Noir. Il esprait de tout son cSur ne pas mettre Harry en danger mais il avait de bonnes raisons de croire que Lord Voldemort ne voulait pas de mal Harry. Aprs tout, il n avait rien dit concernant la fuite d Harry, laissant croire qu il tait parti avec l accord du Lord Noir sous l ordre d une mission ou d une autorisation de sortie. Pour Draco, cela signifiait que Lord Voldemort ne voulait pas mettre mort Harry mais qu il essayait de le retrouver pour des raisons plus obscures. "Comment le sais-tu ?" "C est-ce que j aurais fait" rvla Draco. "Tu proposes que je fouille la terre entire c est a ?" fit le Lord Noir. Draco haussa les paules. "Je sais simplement qu il aime beaucoup le sud de la France" dit Draco en regardant le bout de ses ongles. "Merci Draco, tu peux t en aller" Draco se leva et se dirigea lentement vers la porte. Il se retourna une demi seconde pour observer son Matre et vit que celui-ci tait plong dans une intense rflexion. Il sourit et sortit. ******** A quelques plusieurs centaines de kilomtres de l, un jeune homme aux cheveux noirs regardait d un air mfiant l immeuble vtuste qui se dressait devant lui. Un vieil homme lui fit de grands gestes pour l inciter rentrer dans le vestibule. Celui-ci sentait le pipi de chat et la moisissure. Il frona son nez dlicat et inspecta avec un fort sentiment de dgot les murs jaunis et humides.  Suivez-moi, jeune homme siffla le vieux sorcier. Harry monta des escaliers branlants enduits de poussire et arriva sur un palier qui desservait trois appartements. Le deuxime tait celui dont Harry tait hypothtiquement intress. Le vieil homme chauve ouvrit la porte de l appartement. Il dut s appuyer contre elle pour qu elle cde, elle semblait coincer lgrement. Harry dpassa l homme la calvitie fortement avance et rentra dans l appartement vide de tout meuble et qui consistait en deux pices. La chambre et la cuisine taient dans la pice principale tandis que la salle de bain tait dans la deuxime pice qui tait presque aussi petite qu un placard balais. Harry fit le tour en une minute trente montre en main. Il ne s attarda pas sur les murs lzards, les tranes humides sur les portes ou sur les fentres qui fermaient avec un morceau de ruban adhsif.  Alors vous le voulez ? demanda le vieil homme.  Pas le choix rpondit Harry d un air triste. L homme dposa dans sa paume blanche une clef rouille et sortit rapidement de la pice, un sourire cupide aux lvres.  Le loyer sera prlev tous les douze du mois dclara-t-il avant de fermer la porte. Harry se retrouva seul dans son appartement de dix-huit mtres carr. Il ouvrit les volets de la pice principale et fut tout de mme ravi de constater que s il se penchait exagrment en avant et qu il tournait la tte droite et qu il dirigeait son regard entre la chemine du restaurant en face et l immeuble de verre des bureaux de l entreprise BtiSorcier il pouvait distinguer avec beaucoup d imagination l horizon bleue de la mer mditerrane. Il sourit et s assit sur le rebord de la fentre en essayant de ne pas voir la laideur des ruelles. Il chercha un paquet de cigarettes dans la poche de sa cape et s aperut qu il lui restait qu une cigarette. Il dcida de la fumer tout de mme mais se promit de racheter un paquet ds que possible. Le problme tait cependant qu il n avait plus du tout d argent tant donn qu il avait d payer le premier mois du logement avec les maigres conomies qu il avait amen du Chteau de Salazar. Harry tait loin d tre pauvre mais il ne pouvait pas risquer d aller Gringotts Londres pour chercher de l argent sans quoi il serait coup sr retrouv par les sbires de Lord Voldemort. Il avait dcid de se prendre en main et d tre autonome. Et aussi surprenant que cela puisse paratre rien ne pouvait lui faire plus plaisir que de n avoir pas d argent et de devoir en trouver lui-mme. C est sr que son appartement tait spartiate et que ne pas avoir de cigarettes l embtait fortement mais pour la premire fois il serait aussi libre que l air. Il n avait jamais vcu seul. En effet, aprs le dcs de son pre il avait d vivre avec son parrain Sirius Black et s tait presque aussitt enrl dans la mangemorie. S il y avait bien un lieu o il n tait jamais seul c tait au Chteau de Salazar ! Mme si la statue de l Ange Dchu lui avait offert bien des moments de rpit. Mais prsent il gotait pour la premire fois la libert et n tait pas prs de la laisser s envoler. Il avait dcid de venir dans le sud de la France car c tait le pays o il avait toujours rv de vivre et que de toute faon il tait impossible de se cacher en Angleterre, le berceau de la puissance de Voldemort. De plus, la France comme l Angleterre tait un pays sorcier trs puissant contrairement d autres petits pays du monde qui taient rests moldus. Harry mprisait totalement ces pays car il n arrivait pas comprendre comment les moldus pouvaient tre si buts ! Il avait tout de mme tait mis au courant que ces trs peu nombreux pays taient bien souvent des dictatures : le pays tait ferm et les habitants n avaient jamais le droit de sortir. Ainsi, il tait vident que personne ne connatrait l existence des sorciers. Enfin, ces pays taient probablement des les perdues dans l ocan Pacifique& C tait trs loin et Harry s en fichait compltement ! Ce qui lui importait c tait que Voldemort ne le retrouve pas et pour a il fallait qu il passe incognito. Il allait avoir besoin d apprendre le franais et d effacer la trace  mangemort de second ordre sur son curriculum vitae. Tant pis s il ne trouverait rien d autre que des petits travails. Harry dcida de ne pas s attarder dans l appartement, plus tt il trouverait un travail, plus tt il pourrait acheter de la nourriture, un matelas et toutes sortes de choses pour vivre plus confortablement. Il prit la direction du centre ville d un pas rapide, il posa un regard curieux sur les sex shops des ruelles avoisinantes et sur les jolies putains qui le lorgnaient d un Sil brillant. Il tait vrai qu avec ses belles manires et ses habits luxueux il avait l air d un jeune homme des beaux quartiers en manque de sexe. Il acclra le pas et accda enfin aux avenues coruscantes et propres de la mtropole. Son curriculum vitae presque vierge dans la main, il fit un un les bars et restaurants de l avenue, croisant les doigts chaque fois pour que le patron ait besoin d un petit serveur anglais aux allures d aristocrate. Au bout de l avenue Julius Rouzier, un bar-restaurant qui se prnommait Le Cristal accepta de le prendre pour une priode d essai. Harry promit qu il apprenait trs vite et qu il tait trs motiv. Le patron semblait assez sympathique et avait l art de parler aux gens, ds les premires secondes Harry tait tomb sous le charme. "Alors ? Je peux commencer quand ?" demanda-t-il dans son franglais. "Ce soir" rpondit Ali, un sourire clatant aux lvres. Harry parut paniqu un court instant mais se reprit bien vite. "Je pourrais quand mme rentrer chez moi pour me changer ?" "Bien sr" dit Ali "Reviens 10 heures, tu commenceras par servir le bar& Nicolas t apprendra tout ce que tu dois savoir". Il lui montra un garon d une vingtaine d annes qui servait les clients derrire le bar. Harry reporta son attention sur Ali, acquiesa et sortit du restaurant trs content de lui. Ce qui tait loin d tre le cas pour une autre personne l autre bout de l Europe qui fulminait contre un certain petit brun aux yeux verts. Comme Draco Malfoy l avait prdit, Harry ne se trouvait pas chez son parrain. ******** Durant deux mois, Lord Voldemort chercha des indices sur la fuite de son mangemort mais il ne trouva rien qui lui assure une vraie piste. La plupart du temps les renseignements qu il recevait n taient pas fiables. Il avait questionn Ronald Weasley plusieurs fois et surveillait son courrier systmatiquement mais celui-ci semblait aussi dsespr que lui de retrouver un jour Harry Potter. Il avait aussi essay de garder le contact avec Sirius Black qui s avrait tre trs peu coopratif mais d une compagnie plaisante. En outre, il lui avait offert une demi douzaine de tableaux bucoliques fort sympathiques. L un d eux reprsentait deux paysans aux rides profondes, au regard perdu et las sous un soleil crasant qui s taient arrts le long d un champ de bls en plein t. Ils tenaient la bride d un ne qui semblait presque aussi vieux que les deux paysans. Lord Voldemort n aimait pas particulirement ce tableau, il le trouvait trop gai et jurait horriblement avec la dcoration du Chteau de Salazar. Sirius Back savait pourtant quels taient ses gots, c est pourquoi il se demandait pourquoi il lui avait offert cette peinture qui tait certes trs bien peinte mais inlgante et disgracieuse ses yeux. Il passa pour la troisime fois devant ce tableau et dcida contrecoeur de le garder pour la simple raison que l ne lui faisait penser Galaxie, son Sombral. Il le rangea dans un des cabinets qui renfermaient la dcoration hivernale du chteau et jura de ne plus jamais l approcher. Les autres tableaux furent disposs dans des endroits plus exposs, l un d eux tait magnifique : il reprsentait des cimes de montagnes cachs sous une brume noire intense. Le ciel tait bleu roi, les couleurs taient foncs et tristes. Lord Voldemort mit ce tableau dans sa propre chambre, il allait trs bien avec les pierres apparentes du mur. Il n avait pas totalement arrt les recherches malgr le manque de pistes, il avait laiss quelques mangemorts trs comptents s occuper de prvenir les polices locales de quelques points stratgiques. Il surveillait l Angleterre dans son intgralit, l ouest du Mexique, Vienne et le sud de la France. C taient selon ses amis les endroits prfrs d Harry Potter. Lord Voldemort ne comprenait pas trs bien ce qui le motivait rechercher ce mangemort en particulier. Il avait depuis longtemps abandonn l hypothse selon laquelle il le recherchait pour le punir. Personne ne connaissait ses motivations et les rumeurs allaient bon train dans le Chteau de Salazar. Certains disaient qu Harry Potter tait devenu un favori dans l ignorance gnrale et qu il s occupait d affaires ultra secrtes pour le compte du Seigneur des Tnbres, d autres se murmuraient qu Harry Potter avait d tre emprisonn dans une contre ennemie, certains se doutaient pourtant qu il avait fui mais que Lord Voldemort le voulait de nouveau dans ses rangs et vivant. Mais personne ne se l expliquait. Le Seigneur des Tnbres ne cherchait pas spcialement fournir une explication ses fidles, il avait dj bien du mal se comprendre lui-mme. Le mage noir en lui pensait qu Harry Potter tait un protg d Ishtar et l tait la raison de sa qute acharne mais s il voulait tre totalement sincre avec lui-mme il devait avouer qu Harry comptait un petit peu plus pour lui, il ne le considrait pas simplement comme une mre porteuse. Le problme tait que le temps passait dangereusement et que plus les jours se succdaient plus les chances de le retrouver taient maigres. Cependant, Voldemort s tait jur de ne pas le chercher indfiniment, il tait bien trop fier pour chercher un homme qui ne voulait manifestement pas le revoir. Bien souvent lorsqu il tait seul il se disait qu il aurait peut-tre d viter de lui parler si durement ou de lui avoir montr son ct le plus monstrueux. Mais il savait au fond de lui que jamais il aurait pu ragir autrement, aprs tout il tait un Seigneur des Tnbres et sa rputation ne reposait pas sur des mensonges et des on-dit. Il n tait pas une bonne personne vertueuse et pleine de bons sentiments et changer se rvlait impossible ses yeux. Changer tait une notion chimrique pour lui et il refusait de changer pour un petit morpion dans le genre d Harry Potter. Non. Jamais il ne ferait de concessions ! Aprs tout, les concessions taient faites pour les amoureux et Lord Voldemort n tait pas - mais alors pas du tout - amoureux d Harry Potter. Mais, alors, pourquoi ne quittait-il pas ses penses depuis deux longs mois ? ******** Un an plus tard, L horloge de la chambre coucher affichait 11 heures 30 lorsque Harry mergea du sommeil. Il s tira comme un chat sur son lit avant de se lever d un geste leste. Cela faisait plus d un an qu il habitait dans le sud de la France mais il avait dmnag durant l anne. Il avait quitt Montpellier pour s installer la campagne. Les logements taient plus chers, moins beaux et plus petits en ville alors qu prsent il pouvait se payer une petite maison dans un charmant village de l Hrault. Il travaillait toujours dans le mme domaine sauf qu il tait pass de la restauration l htellerie. Il avait une bonne place dans un grand htel de Montpellier, c tait trs luxueux et il rencontrait souvent de trs puissants sorciers qui venaient de tous les coins de la plante. Il avait par exemple eu l honneur de rencontrer Albus Dumbledore en voyage en France qui avait eu la gentillesse de lui offrir quelques bonbons au citron. Il craignait un peu de croiser un mangemort dans les rues de la ville ou des sorciers en contact avec Lord Voldemort mme si cela faisait un an qu il tait parti. Mais il essayait d tre le plus discret possible. Harry ne sortait pas beaucoup ou seulement avec Ali dans les bars les plus calmes et sans histoires de la cit. Il tait toujours en bon contact avec Ali mme s il avait prsent sa dmission au bout de quelques semaines, il tait devenu un vritable ami pour lui. Il lui avait apprit mieux parler franais et s habituer la mentalit franaise qui tait trs diffrente de celle de l Angleterre. Les gens taient chaleureux mais les anglais lui manquaient tout de mme. Pour tre tout fait exact il avait souvent le mal du pays, il mourait d envie de revoir son parrain, Draco, Ron et les autres. Harry soupira en se faisant son caf. Il se sentait tout de mme seul au milieu des camlias et des orchides qui remplissaient sa petite cuisine. Il ne se passait pas un jour sans qu il pense Lord Voldemort, Tom. Il le revoyait sans cesse dans ses rves, toujours aussi beau, grand et nigmatique. Il avait essay de l oublier et de trouver quelqu un d autre mais Tom venait rapidement s immiscer entre lui et son petit ami tel point qu il avait l impression de vivre une relation trois. Il ne suffisait que quelques jours ses copains pour se rendre compte qu il pensait quelqu un d autre et l histoire finissait rapidement sans crises de larmes, sans disputes, sans promesses de rester ami. Harry s assit sa table et prit son petit-djeuner d un air morose. Le deuxime t qu il vivait en France commenait dcliner, laissant place peu peu l automne et malgr lui il se rendit compte qu il aurait bien du mal revivre un hiver Montpellier. Pourtant, il avait quelques amis, son mtier lui plaisait et plus que tout les paysages de l Hrault et de l Aude l enchantaient incroyablement. La Montagne Noire ainsi que les antiques chteaux cathares de la rgion - qui taient, il fallait l avouer, de magnifiques vestiges moldus - le fascinaient toujours autant mais il y avait aussi de magnifiques choses en Angleterre. Et surtout il y avait de merveilleuses personnes en Angleterre. Il soupira et but son caf petites gorges. Il avait la gorge noue et les mains qui tremblaient. Il ne se serait jamais dout que la vie seul serait aussi difficile, qu il aurait aussi mal de vivre loin des gens qu il aimait et que mme le sud de la France deviendrait lieu de tristesse pour lui. Mais c tait bel et bien le cas, le chant des cigales n y tait pour rien, c tait juste son cSur qui souffrait horriblement. Seul dans sa petite maison il commena sentir les larmes remplir ses yeux mais il se retint de pleurer. De toute faon, il n avait pas le choix ! Il ne pouvait pas rentrer en Angleterre, il se ferait tu. Il se ferait tu par l tre qu il aimait le plus au monde& Il y avait certes de quoi pleurer mais les larmes ne s taient jamais taries depuis un an et il tait fatigu de pleurer. Il y avait pire dans la vie ! Il fit la vaisselle et sa journe commena de la mme faon : il prenait une douche, faisait ce qu il avait faire pendant deux ou trois heures et repartait travailler jusqu quatre heures du matin. A la fin il tait tellement fatigu qu il s endormait comme une masse sur son lit. Ce soir-l, il s occupait des serveurs dans le hall luxueux de l htel. C tait lui qui veillait au bien-tre de chacun des clients, une coupe de champagne par-l, un coussin supplmentaire par-ci. Des plaisanteries distingues, des rflexions sur la dcoration, des sourires crisps, des soupirs satisfaits. C tait toujours la mme chose. Les sorciers de la haute socit avaient tous cette mme tendance pour l ennui. L invit le plus spectaculaire cette journe-l tait un japonais d un nom imprononable qui tait trs puissant, riche et connu dans l aire asiatique. Harry se proccupait beaucoup de lui, il voulait qu il se sente bien malgr les mSurs diffrentes de l Europe. "Bonsoir monsieur" dit Harry en le saluant respectueusement de la tte "souhaitez-vous boire quelque chose ?" Le japonais d ge mr le considra d un Sil perant. "Ce que vous avez de meilleur, mon beau" Harry eut un sourire tremblant et acquiesa. "Ce sera fait, je vous amne cela tout de suite" rpondit Harry. "J espre bien" fit le puissant sorcier d un air taquin, "Comment vous appelez-vous ?" "Jonas Potier" rpondit Harry avec un sourire. "Oh ! Je pensais que vous tiez anglais vu votre accent !" s exclama le japonais. "Euh& Oui, en fait, je suis anglais" rpondit Harry avec un sourire crisp. "Que faites-vous en France ?" "Je perfectionne mon franais" expliqua Harry d un air sr de lui. "Je ne suis pas franais mais les sons dans votre bouche me semblent dlicieux" dclara le sorcier avec un sourire en coin. Cela faisait partie du mtier : accepter les rflexions grivoises des clients fortuns. "Vous avez de magnifiques yeux verts, c est trs peu courant de voir de tels yeux !" "Euh& Oui& Merci beaucoup" bredouilla Harry, trs gn. "Oh mais de rien mon cher" susurra-t-il avant d attraper d un geste incroyablement vif son bras droit. "Quel poignet dlicat et quelle peau douce& Vous tes un magnifique jeune homme, vous le savez ?" "Non ! Mais c est gentil de le dire& " Le japonais dessina de lgres arabesques sur son poignet de son pouce frip. Harry sentit le malaise prendre possession de lui et chercha un chappatoire dsespramment. Il ne sentit pas la main du vieillard remonter la manche de sa chemise peu peu, ce n est que lorsqu il se sentit fortement attir en avant qu il comprit les intentions du vieux sorcier. Il baissa les yeux vers le sorcier qui gardait son regard fix sur quelque chose de dessin sur son poignet. Harry comprit aussitt et recula brusquement. "Comme c est intressant ! Votre Matre se porte-t-il bien ?" demanda le japonais avec un sourire cruel. "Trs& Trs bien" rpondit Harry d un ton sec. "Vous m en voyez ravi& Il avait l air quelque peu angoiss la dernire fois que je l ai vu" souffla-t-il doucement. "Ah ?" fit Harry, embarrass "Je ne suis pas l un de ses favoris, je ne suis pas vraiment au courant de& " "a doit tre difficile d tre la fois mangemort et serveur, non ?" demanda le sorcier l air de rien. "Il suffit d tre organis" rpliqua Harry d une voix tremblotante. "Vous savez quoi ? J ai une forte envie de revoir mon vieil ami Tom Riddle& Et si vous m ameniez ma chambre ? Je vais le contacter de suite !" Harry sentit la peur envahir ses veines. "Bien sr, je vous amne votre chambre, vos bagages ont dj t achemin" dit Harry machinalement avant de conduire le japonais sa chambre au premier tage, chambre 103. Il ne savait pas comment chapper ce pige monstrueux tout en marchant vers la chambre. Qu est-ce qui avait pu le trahir ? Il tait vrai qu il s tait permis plus de choses depuis six mois croyant que Lord Voldemort avait cess de le rechercher mais apparemment il avait fait une lourde erreur quelque part. Il avait toujours t un pitre soldat mais il n avait jamais sous-estim l ennemi mais il semblait pourtant qu il n avait pas mesur l tendue de la rage du Seigneur des Tnbres. Harry ne savait pas s il devait se rjouir de voir que le mage noir ne l avait pas oubli ou se lamenter cause de son amour dcidment impossible. Harry sortit une clef et ouvrit une porte ouvrage du premier tage en prenant garde de ne pas montrer sa peur au puissant sorcier derrire lui. Il laissa le japonais rentrer devant lui et fit une rapide prsentation des lieux. Le vieux sorcier ne semblait pas du tout intress par la salle de bain au sol de marbre ou par le lit immense et aux draps de satin. Tout ce qui l intressait tait de s approcher de l tre de la chemine. Harry s en alla avant que le japonais ne russisse joindre le Seigneur des Tnbres. Harry avait t idiot& Il savait que travailler dans un htel luxueux ne pouvait que lui attirer des ennuis ! Lord Voldemort avait des'amis' dans le monde entier mais Harry n aurait jamais cru qu il avait parl de lui quelqu'un d autre et surtout pas un sorcier aussi puissant que ce japonais ! Une sueur froide coulait le long de sa colonne vertbrale tandis qu'il regagnait le hall d'entre. Il mourait d'envie de s'enfuir de l'htel, de faire ses bagages chez lui et de partir nouveau peut-tre en Amrique Latine ou dans l'est de l'Europe mais il ne pouvait pas rendre son comportement encore plus suspect. S'il partait, le japonais saurait avec certitude qu'il tait le mangemort dserteur de Lord Voldemort. Il ne revit pas son client de toute la journe, il se rendit simplement compte qu'il avait pris commande pour un couvert au dner. Il avait vrifi qu'on lui monte un repas et rsista l'envie de mettre une Goutte de la Mort dans son assiette gastronomique. Harry russit rentrer quatre heures pile chez lui malgr la mchancet habituelle de son patron. Apparemment il n'avait pas rsist comme beaucoup d'autres au regard plor d'Harry. A vrai dire, Harry n'avait pas eu simuler beaucoup : il tait mort de peur et immensment triste. Sa vie tait un total merdier ! En transplanant Harry pensait dj la destination qu'il prendrait la prochaine fois. Il ouvrit la porte d'entre de sa petite maison et se hta de monter son troit escalier de bois jusqu' sa chambre. Comme un an auparavant, il fit sa valise en quatrime vitesse en ne prenant que les vtements qu'il prfrait, son argent, les objets indispensables telle sa baguette magique. Il trana sa grosse valise dans l'escalier en colimaon et ouvrit brutalement la porte de la cuisine, il ne voulait pas mourir de faim en route. Mais au moment d'ouvrir un de ses dlicieux yaourts aux fruits des bois, un bruit mtallique se fit entendre quelque part dans la maison. Harry s'immobilisa, le cSur battant. Il ouvrit les deux portes coulissantes qui menaient au petit salon de style provenale et se gela sur place. Devant lui une haute silhouette se dessinait dans la pnombre de la pice, elle tait devant la fentre du salon et regardait paisiblement le paysage nocturne. Harry n'avait pas besoin de voir son visage pour savoir qu'il s'agissait de Lord Voldemort. "Tu fuis encore, Harry ?" fit la voix douce et triste. Harry sentit son cSur battre encore plus vite. "Matre ?" murmura Harry d'une voix enroue. L'homme se retourna et Harry put distinguer la lumire de la cuisine les traits dlicats, inchangs du Lord Noir. "J'ai reconnu ces montagnes la seconde mme o je les ai vu, c'est vrai qu'elles portent bien leur nom& " dit le Seigneur des Tnbres d'une voix calme. Harry ne comprenait strictement rien ce qu'il racontait. Il semblait causer de la Montagne Noire mais il ne saisissait pas vraiment le rapport entre la prsence du Seigneur des Tnbres chez lui et la chane de montagnes. Harry alluma la lumire d'un claquement de doigts. Lord Voldemort semblait voir dans le noir, ses yeux taient grenats& bien plus rouges que dans la mmoire d'Harry. "O vas-tu aller cette fois ? Tu vas rester en Europe ? A Vienne peut-tre ?" demanda le Lord Noir avec un sourire lgrement amer. La surprise dut se lire sur le visage du jeune mangemort car il reprit : "Tes amis m'ont t d'une grande aide ! Surtout ton parrain vrai dire !" Harry frona des sourcils. Qu'est-ce que Sirius venait faire l-dedans ? Il sous-entendait que c'tait lui qui l'avait trahi ? Sirius ? Son parrain ? Son deuxime pre ? "Il m'a donn de nombreux indices que j'ai mis du temps interprter& a ne fait que quelques semaines que j'ai compris que tu te cachais dans le sud de la France. Les tableaux de ton parrain m'ont aid, l'un d'eux reprsentait la Montagne Noire" expliqua le Seigneur des Tnbres. Harry ne pouvait pas y croire. Son parrain tait l'une des rares personnes qui savait toute la vrit et qui il faisait entirement confiance. Il s'tait confi lui propos de son amour pour le Lord Noir, avait envoy quelques lettres pour ne pas qu'il s'inquite et rsultat des courses il l'avait vendu Lord Voldemort ! Harry se sentait si trahi qu'il aurait pu tuer quelqu'un dans la minute. Il redirigea son regard vers son Matre qui s'tait confortablement assis sur l'un de ses fauteuils de feutre. Les jambes croises, il le regardait avec un sourire en coin. Il avait attendu ce moment depuis si longtemps ! Il sentait la colre et la tristesse de son mangemort et s'en flicita intrieurement. Il se rjouissait de voir qu'il souffrait son tour. "Qu'est-ce que vous me voulez ?" demanda Harry d'une voix sche. L'impertinence d'Harry enragea le Lord Noir. Il semblait peu affect par son arrive. "Dois-je te rappeler que tu portes ma marque sur ton bras ?" "Non merci c'est d'ailleurs cause de cela que je me suis fait avoir, n'est-ce pas ?" fit Harry, tremblant de rage. "Oui" rpondit le Seigneur des Tnbres en souriant "mais pas seulement& Tes amis avaient manifestement trs envie que je te retrouve, un certain Ali m'a fait parvenir des informations concernant ta prsence ici, il trouvait que tu ressemblais la description dpose dans le journal national" Harry sentit ses jambes faiblir et alla s'asseoir sur un autre de ses fauteuils en vitant soigneusement le regard de son Matre. Encore une fois il ne comprenait pas comment un de ses amis avait pu le trahir. Pourtant il avait fait attention ne pas parler avec n'importe qui mais de toute vidence Ali tait comme les autres : perfide et manipulateur. Le monde tait tratre, il tait moche de partout. Harry releva la tte et plongea son regard dans celui de son Matre : "Alors ? Qu'attendez-vous pour m'excuter ?" fit-il d'une voix sarcastique si inhabituelle dans sa bouche. "J'ai eu bien souvent envie de t'triper mais je ne suis pas venu pour te tuer" dit le Lord Noir d'une voix plus douce. Il se leva et s'approcha de son mangemort. Il avait une envie folle de l'embrasser ! Ses pupilles doucement rtrcies et sa position tendue l'excitaient et le pressaient d'accomplir ses dsirs. "Tu as t un trs vilain garon Harry, tu ne peux pas savoir comme l'envie me prend de te chtier en cet instant" susurra le Lord Noir d'une voix si chaude qu'Harry se sentit frissonner. Harry ferma les yeux trs fort et attendit le souffle coup. Il sentit les mains froides de son Matre dans son cou et son effluve sucre caresser ses paupires refermes. Harry s'agrippa malgr lui aux lourds habits du Seigneur des Tnbres et gmit en sentant ses lvres sur le haut de sa joue qui descendaient lentement vers sa bouche. "Matre& Qu'est-ce& Qu'est-ce que vous faites ?" demanda Harry d'une voix faible. "Dis-moi que tu en as envie" ordonna le Lord Noir. Harry tremblait entre les bras de Lord Voldemort et celui-ci se recula. Il le considra d'un Sil du tandis qu'Harry ouvrait les yeux de nouveau. "Je ne vais pas te tuer, Harry" dit-il d'une voix triste. "Mais& Alors qu'est-ce que vous voulez ?" " ton avis ?" demanda le Lord Noir. Harry ne rpondit pas. Il contemplait son Matre plus calmement tandis que les battement de son cSur ralentissaient quelque peu. Il avait un peu oubli quel point Lord Voldemort tait beau ! Il ne se souvenait pas de la finesse tranchante de ses traits& Dans sa mmoire il les avait un peu adoucis, tout comme ses yeux qu'il voyait moins en amande. Il tait encore plus beau en vrai mais il avait du mal croire qu'il tait devant lui. Il se leva et se retrouva trs proche de lui. Les larmes lui montrent aux yeux alors qu'il le regardait. Il l'avait tellement manqu ! Instantanment, l'motion fit place au dsir pur et dur. Il rsista l'appel de la chair et recula de quelques pas. "Pourquoi pleures-tu ?" Il essuya ses dernires larmes. "Pour rien" rpondit Harry. "Je te fais toujours cet effet& Pourquoi ?" Harry soupira subrepticement. Il ne pouvait pas lui avouer de but en blanc qu'il l'aimait et que cet amour tait trop dur porter. "Vous posez beaucoup de questions, Matre" remarqua Harry. "Et tu n'y rponds jamais" rpliqua Voldemort. "Je ne vous comprends pas" "Et moi dont !" s'exclama le Seigneur des Tnbres. "Je ne suis pas compliqu ! C'est vous qui avez du mal me comprendre& " murmura Harry tandis qu'il reculait davantage. "C'est vrai, tu es une vraie nigme mes yeux" avoua Lord Voldemort. Harry tait aux portes du salon. Il avait de plus en plus envie de son Matre, et c'tait trs mauvais pour lui. "C'est pourtant facile ! Mes sentiments n'ont jamais chang depuis le dbut" "a va tre difficile de te comprendre si tu t'chappes" nota le Seigneur des Tnbres en le voyant s'loigner. Harry se mordit les lvres, gn et coupable. "J'ai peur de dire des btises si je reste prs de vous" expliqua Harry. "Mais j'ai envie que tu restes prs de moi" dit-il. Harry eut un hoquet de surprise. "Tu en doutais ?" s'tonna le Seigneur des Tnbres "Aprs la monstrueuse cour que je t'ai fait ?" "Pardon ?" Le Lord Noir soupira. "Par Salazar, je ne suis vraiment pas dou pour cela" souffla Lord Voldemort. Il s'avana de quelques pas. Harry sentit l'excitation l'envahir en mme temps que la peur. Il savait qu'il serait capable de lui sauter dessus s'il s'approchait trop. Mais il sentit bientt les mains de son Matre s'aventurer autour de son cou et un de ces pouces caresser sa mchoire crispe. "Rentre avec moi en Angleterre, Harry" Harry le regarda d'un air surpris et carquilla davantage les yeux lorsque les lvres de son amour de toujours se posrent sur les siennes. Il prit alors conscience qu'il avait aussi oubli les baisers de Lord Voldemort. Harry se sentit encore une fois dfaillir tandis qu'il embrassait avidement son Matre. "Alors ?" "Oui" chuchota Harry dans le creux de son oreille. Il sentit les mains de Lord Voldemort enlever furieusement ses vtements et ses propres mains venir dtacher les attaches de sa cape. Ils en taient loin dans l'exploration de leurs corps lorsque la sonnette retentit dans la maison. Harry soupira et recula vivement en avisant l'heure qu'il tait. L'horloge du salon annonait peine six heures. "Harry ! Ouvre c'est Ali ! Il& Il faut que je te parle !" Lord Voldemort dcela la colre chez Harry qui le faisait trembler et se colla davantage lui. En un clignement d'Sil, ils se retrouvrent tous deux dans un tout autre endroit. Harry comprit qu'ils avaient transplan alors qu'il contemplait le paysage autour d'eux. Il n'y avait pas dire c'tait idyllique ! Ils se retrouvaient en pleine nature haut dans la montagne, au-dessus des roches blanches, sur un plateau dsert. Seuls des arbres immenses les entouraient. Harry contempla le paysage bouche be. Il vit un petit cours d'eau ruisseler dans la vgtation et qui se dirigeait vers le bord de la falaise. Il s'avana, la main de son Matre dans la sienne et la vue qu'il eut provoqua une embarde de plaisir dans son petit cSur. Une cascade bleue aux reflets du soleil levant descendait et s'clatait sur la blancheur immacule des roches avant d'atteindre un petit lac bien loin au-dessous d'eux. "Tu aimes ?" demanda Lord Voldemort son oreille. Harry leva la tte et plissa les yeux alors que le soleil naissant rencontrait ses prunelles. Un sourire enchant glissa sur ses lvres tandis qu'il vit la mre une quinzaine de kilomtres devant eux qui dressait une ligne horizontale infinie devant eux. "J'adore" rpondit-il avec un grand sourire. Il tourna la tte pour rencontrer le regard de Voldemort qui semblait incroyablement apais ce qui tait une grande premire selon Harry. Celui-ci ravit ses lvres purpurines, dlicatement ourles qui renfermaient de si belles dents blanches. Au bord du vide, les vtements tombrent un un tandis que les baisers devenaient de plus en plus brlants. Harry s'allongea sur la mousse moelleuse du sol d'un air alangui et le corps lanc pleine de beaut du Lord Noir recouvra la frle silhouette. Il ne fallut peu de temps avant que les deux corps se retrouvent tendrement. Les premiers assauts furent lents et passionns mais ils se perdirent tous deux dans un combat exalt. Les gestes devinrent plus brusques et enfivrs. Ils gotaient au bonheur de se retrouver sans conditions. Ils continurent de se perdre inlassablement alors que la lumire glissait doucement sur eux. Leurs cris de jouissance rsonnrent longtemps aux oreilles de Mre Nature, au milieu des oiseaux, de la cascade dferlante et des herbes folles. ******** Le ciel nbuleux les surprit en dbut d'aprs-midi. La pluie tomba en fines gouttes sur l'paule d'Harry et le rveilla doucement. Il se redressa et se tourna vers son amant qui dormait encore, un de ses bras enroul autour de ses paules. Il le regarda un moment dormir, se rendant compte avec dlice qu'en ce jour d't le Seigneur des Tnbres lui avait appartenu. Il dposa un baiser sur ses lvres et murmura son prnom tout contre elles. Il craignait un peu qu'il lui en veuille d'utiliser son nom mais il ne se voyait pas l'appeler 'Matre' aprs la nuit qu'ils avaient pass. Des yeux noirs le fixrent un moment avant qu'un lger sourire fasse irruption sur ses lvres. La pluie tait forte prsent mais le Seigneur des Tnbres ne semblait pas s'en mouvoir tandis qu'il embrassait de nouveau son mangemort prfr. Un moment de clin plus tard, ils se levrent et le Lord Noir fit apparatre des vtements pour Harry et lui. Ils s'habillrent en silence et Voldemort les ramena dans la petite maison basse dans la colline d'Harry. "Tu es prt venir avec moi, Harry ?" demanda-t-il tout en picorant son cou de lgers baisers. Harry sentit son cSur bondir de joie. "Ma valise est dj prte" Lord Voldemort esquissa un sourire. "Alors partons immdiatement, j'aimerais autant prendre le petit djeuner en Angleterre" dit-il. "Il est deux heures de l'aprs midi" souffla Harry. "Tu as un rythme de vie trs dcal" nota Voldemort doucement. "J'imagine que tu n'auras plus besoin de te lever l'aprs-midi pour aller travailler maintenant& " Le visage d'Harry s'assombrit. "Tom" "Quoi ?" fit celui-ci en regardant avec effarement le visage d'Harry se dcomposer. "Je ne veux pas redevenir un mangemort" rpondit-il fermement. Lord Voldemort leva un sourcil sceptique. "Tu prfres tre un serveur je suppose" fit-il en cachant peine ses sarcasmes. "En ralit oui, je ne supporte pas d'tre un mangemort ! Je suis un pitre soldat et tu le sais !" "Non c'est faux, tu es trs puissant mais tu refuses de laisser ta magie s'exprimer" rpliqua Lord Voldemort. Harry haussa les paules. "Je n'aime pas me battre et je refuse totalement de redevenir qu'un simple mangemort de second ordre tes yeux !" "Bien, dans ce cas que faisons-nous ? En tout cas crois-moi je ne vais pas te supplier encore longtemps ! Soit tu viens avec moi soit tu t'enfuis nouveau mais ne me fais pas perdre mon temps inutilement" dclara froidement le Seigneur des Tnbres. Les larmes envahirent les yeux d'Harry mais il refusa de les laisser s'chapper. "Tu me prends vraiment pour rien !" s'exclama piteusement Harry. "Non au contraire, c'est toi qui te prends un peu trop de haut ! Je n'ai jamais laiss quelqu'un me tutoyer ni m'appeler par mon nom& Et ce n'est pas la premire fois que je fais preuve de clmence envers toi, si tu ne reprsentais rien pour moi tu serais dj mort" dit Lord Voldemort qui commenait s'chauffer. "Si bien sr, je suis ce que tous les mages noirs du monde rveraient d'avoir ses cts, n'est-ce pas ? C'est bien cela ce que tu m'as dit il y a plus d'un an dans le Parc de l'Immortalit ? Je sais trs bien ce que je suis pour toi ! Je ne suis qu'une 'mre porteuse' immonde juste bonne appter les autres comme ce pervers de japonais !" La gifle qu'il reut fit srieusement vaciller le jeune mangemort qui leva des yeux incrdules vers le Seigneur des Tnbres. "Tu es un idiot Harry !" dclara le Lord Noir "J'ai rarement vu des personnes aussi idiotes que toi& " Lord Voldemort vit qu'il avait bless son amant mais il l'avait bien cherch. "J'ai toutes les femmes du monde mes pieds qui seraient prtes se damner pour me donner un hritier& Tu crois vraiment que j'aurais attendu un an si je te voyais simplement comme le protg d'Ishtar ?" "Tu as bien attendu vingt ans pour Snape" remarqua Harry en crachant littralement le nom du favori enterr. "Ne remets pas ce sujet sur ce tapis, je croyais l'avoir clos la dernire fois" avertit Voldemort. "Excuse-moi" chuchota Harry "C'est juste que je ne veux pas revivre les mmes annes au Chteau de Salazar" Lord Voldemort soupira. "Il n'est pas question que tu vives ailleurs qu'au chteau Harry, mais tu n'es pas oblig de rester mangemort& mme si c'est-ce que je prfrerais" "Je peux faire quoi alors ?" demanda Harry. "Oh eh bien, tu peux bien sr tre serveur au Caf des Mangemorts (Harry lui lana un regard noir), tre cuisinier avec les elfes (deuxime regard noir) ou bien devenir mdicomage" "Mais je n'ai pas les comptences pour devenir mdicomage" contra Harry. "C'est pour cela que tu devras tudier& au Chteau de Salazar bien sr" fit le Lord Noir avec un sourire entendu. Harry lui rendit son sourire et se sentit un peu bte tout coup d'avoir piqu sa crise. Mais paradoxalement, il ne s'tait jamais senti aussi heureux qu'en cet instant. "Je t'aime, Tom" Le sursaut qu'eut Lord Voldemort et son tonnement confirmrent le fait que ce n'tait pas du tout le moment pour annoncer quelque chose comme cela. "Voyez-vous a" fit le mage noir en souriant "Auriez-vous oublier votre prince charmant, jeune homme ?" "Non" avoua Harry "a a toujours t toi ! En fait, je crois que je suis amoureux de toi depuis mes quinze ans& " Lord Voldemort contempla Harry comme s'il le voyait pour la premire fois alors qu'un fin sourire sournois prenait place sur ses lvres. "Et d'o tu me connaissais quinze ans ?" demanda Lord Voldemort avant de s'asseoir sur un fauteuil du salon. Harry s'approcha doucement. "Je te voyais chaque rassemblement& mais en fait j'coutais rien de ce que tu disais !" Lord Voldemort ne le montra pas mais en ralit ce que lui disait son petit ex-mangemort lui plaisait beaucoup. Il l'attira lui et le fit tomber sur ses genoux. Ils s'enlacrent tendrement et finirent par s'embrasser. "En fait, j'ai voulu rentrer dans la mangemorie pour honorer la mmoire de mon pre mais surtout pour toi" "Tu es fou !" conclut Voldemort "a n'a rien d'une sincure que d'tre un mangemort !" "Je l'ai compris plus tard lorsque j'ai saisi que tu ne poserais jamais les yeux sur moi" avoua Harry avec un sourire dans la voix. "C'est bien ce que je pensais ! Tu tais effectivement fou pour croire que je ne poserais jamais les yeux sur toi, mme si je regrette de t'avoir parl si tard& " "a veut dire que tu me trouves sduisant ?" "a veut surtout dire que tu es tout fait mon style Harry James Potter ! Enfin physiquement j'entends parce que moralement t'es encore un peu trop fleur bleue mon got !" Harry fit mine de lui donner un coup dans le ventre mais Tom le cala dans ses bras et l'embrassa une fois encore. "Mais non je plaisante mon ange, tu es parfait comme tu es." Harry cacha un sourire dans le cou du Lord Noir. "On rentre ?" proposa-t-il aprs quelques minutes. "Oui, immdiatement& L'Angleterre commenait me manquer ! Ce pays est dcidment vraiment touffant !" Harry pesta un moment contre les dictateurs nationalistes avant d'ouvrir les yeux sur son pays noy de pluie. Tom et Harry marchrent rapidement sur le chemin de terre boueux qui menait vers le Chteau de Salazar, tous deux un peu apeurs d'atteindre les remparts mouills de la forteresse mais galement trs heureux d'tre enfin deux. THE END. ha doucement. "Je te vouaiyais chaque rassembelement... & N$VX J$&'*4++j,b.R/t//01226334.457;;><<==,>????BFC6HI2JJK2LOUZ4a0fdi klmJnn~B<.Hj":hd. 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