Un groupe de neuf islamistes armés tués par l'armée
ALGER - L'armée algérienne a tué neuf islamistes armés dans
une embuscade à Boumerdès (est d'Alger), dans la nuit de vendredi à
samedi, a rapporté lundi la presse.
L'opération,
conduite avec des moyens lourds, a permis la récupération d'un lot de
fusils d'assaut, notamment des Kalachnikov, et de fusils à pompe.
Les
hommes armés éliminés constituaient la section Al Farouk du Groupe
salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), selon la presse.
Cette
opération intervient dix jours après une embuscade qui a fait dix morts
et 13 blessés dans les rangs d'une patrouille de l'armée algérienne à
Lakhdaria, à promixité de Boumerdés.
Au début du mois, une
patrouille de huit militaires, dont un lieutenant, avait été anéantie
par un groupe du GSPC dans la région d'Aïn Defla (160 km à l'ouest
d'Alger).
Le ratissage de la région de Boumerdès, un bastion du
GSPC, avait commencé il y a une quinzaine de jours. Il est dirigé par
le chef de la 1e région militaire, le général-major Habib Chentouf,
selon le journal L'Expression.
L'armée poursuivait lundi la traque de 150 autres islamistes armés disséminés dans cette zone.
Le GSPC, qui a fait allégeance à Al-Qaïda, est le seul groupe armé islamiste encore en activité en Algérie, selon les autorités.
Il
a revendiqué le double attentat à la bombe du 30 octobre contre des
commissariats de police de Réghaïa et Dergana, dans la banlieue est
d'Alger, qui ont fait 3 morts et 24 blessés, selon un bilan officiel.
Le
ministre de l'Intérieur, Yazid Zerhouni, avait indiqué le 1er novembre
que les islamistes armés en activité en Algérie avaient perdu de 750 à
800 militants "prisonniers, tués et repentis" depuis le référendum sur
la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, en septembre
2005.
Cette charte, proposée par le président Abdelaziz
Bouteflika pour mettre fin aux violences en Algérie, offrait le pardon
aux islamistes armés n'ayant pas commis de crimes de sang, contre leur
reddition dans un délai de six mois.
Elle a permis, depuis sa
mise en oeuvre le 28 février, la libération de plus de 2.200 personnes
détenues pour "terrorisme" et la reddition de quelque 300 islamistes
armés.
(©AFP / 20 novembre 2006 10h30)