10- Retour aux sources
Auteur : EnfantTV et FandeSérie
E-mail : chelseajoyce@wanadoo.fr et reika65@hotmail.fr
Genre : aventure, romance
Résumé : La situation après l’explosion qui a eu lieu dans les locaux du FBI et les effets qui s’en découlent.
Note de l'auteur : Les personnages et les lieux sont la propriété de la PAX. Ce fanfic a pour but de divertir les fans de la série Sue Thomas, FBEye.
Il fait partie d’une saison 4 virtuelle que nous sommes entrain d’écrire.
Note 2 de l’auteur : Merci à VAL qui nous a inspiré pour un passage de la fanfic grâce à sa MS « Ballade à cheval ».
Note 3 de l’auteur : En raison d’un changement de lieu géographique, le Wisconsin et Washington D.C. ont environ 2 heures de décalage (ex : Wisconsin = 1h ; Washington = 3h) pour les raisons de la fic.
Local du FBI, Falls Church, Virginie.
Des cartons étaient amoncelés sur le sol, décorant la pièce par des montagnes de documents. Les quelques agents déjà sur place étaient assis, une tasse de café dans la main, à leurs bureaux provisoires. La conversation allait bon train alors que Tara, Lucy, Bobby et Myles se trouvaient déjà là.
Bobby : Je commence en avoir marre d’enjamber les cartons.
Myles : Tu préfères sans doute ton ancien bureau. Mais j’y pense, le bâtiment a été touché par une explosion.
Bobby lança un regard rempli de sens en direction de Myles qui venait de s’asseoir à l’endroit qui lui servait de bureau temporaire.
Tara : C’est déjà bien qu’on ait un endroit pour stocker les documents qui ont pu être sauvé.
Lucy : Ca fait quand même du travail.
Myles : On doit quand même être chanceux que l’explosion n’ait pas eu lieu dans notre bureau sinon nous aurions perdu tous les dossiers sur les affaires que nous avions traitées.
Tara : Je crois qu’on peut surtout être heureux qu’on aille tous bien après ce qui est arrivé.
Tous se regardèrent, Tara n’avait pas tort. Ils avaient échappé de peu à la mort dans cet attentat. Beaucoup d’agents et de policiers avaient été blessés et certains tués dans cet acte barbare et lâche.
Demetrius et Jack avaient été des rescapés, ils avaient survécus jusqu’à la sortie et même si le reste de l’équipe avait perdu espoir quelques instants, lorsqu’ils avaient été tous enfin réunis, ils avaient été heureux que tout se termine pour le mieux.
Lucy : De toute façon ceci n’est que temporaire.
Bobby : Jusqu’à la fin des travaux du bâtiment.
Lucy : Je voulais plutôt parler de nos congés.
Tous regardèrent Lucy avec plus ou moins l’air étonné.
Myles : Tu aurais peut-être du passer un scanner à l’hôpital. Un choc avec des effets à retardement sans doute.
Lucy gratifia Myles d’une grimace avant de partir dans une explication sur ce propos.
Lucy : Wallace m’a demandé de m’occuper des feuilles de congé pour notre unité.
Bobby : Quand tu dis « congé » c’est vacances et tout ce qui s’y rapporte ?
Lucy fit alors un grand sourire avant de faire un signe positif de la tête pour affirmer ses dires.
Tara : Tu sais pour combien de temps ?
Lucy : Elle a marqué deux semaines mais je ne sais pas encore quand elle va déposer les feuilles au bureau du personnel.
Myles : Pour ça il faudrait déjà qu’on n’ait pas eu six semaines à se tourner les pouces.
Bobby : On avait Dem et Jack a l’hosto, ça ne compte pas.
Myles : On verra bien.
Alors que l’équipe tentait de se persuader qu’ils auraient bientôt des jours de repos après les événements de ces dernières semaines, Sue pénétra dans le bureau accompagné de Lévy et Jack.
Jack : Ca ne travaille pas beaucoup !
Jack et Sue s’avancèrent davantage dans le local qui servait de bureau alors que tous avaient un grand sourire dessiner sur les lèvres. Ils étaient heureux de retrouver leurs amis après un si long moment de séparation.
Bobby : C’est sûr que maintenant, on risque de beaucoup travailler si on doit s’occuper de toi.
Bobby avança jusqu’à Jack avant de lui faire une accolade. Ils l’imitèrent tous, à tour de rôle tandis que Myles, avec son caractère habituel, se contenta de faire un signe de la tête.
Tara : Comment tu vas ?
Jack : Je suis plus en forme que ces trois dernières semaines.
Lucy : Dem et toi, vous nous avez fait une belle frayeur.
Jack passa sa main dans le dos de Sue qui se trouvait à ses côtés.
Jack : J’essayerai de rester sage.
Le regard qu’ils échangeaient à l’instant était tendre et rempli d’amour. Cela faisait plaisir à voir, surtout pour Lucy qui avait vu les dégâts de la séparation. Maintenant, tout était rentré dans l’ordre à première vue, du moins.
Myles : Mais qu’est ce que tu fais ici ? Pour Sue, je comprend qu’elle vienne travailler, mais toi ?
Jack : Je dois donner les résultats de mes examens au service de santé du bureau.
Tara : Et dans combien de temps tu vas pouvoir revenir arrêter les méchants avec nous ?
Sue : Le médecin a dit qu’il lui faillait du repos.
Bobby lança un regard rempli de sens en direction du reste de l’équipe.
Bobby : Tu devrais vite te remettre, tu as une jolie infirmière aux petits soins pour toi.
Jack : (sourire) Je devrais reprendre dans environ trois semaines.
Lucy : On sera peut-être en congés dans les prochaines semaines.
Sue : Ca serait bien.
Voix : Tiens, un revenant !
Tous se retournèrent, c’était Demetrius qui venait de rentrer dans le bureau. Sue esquissa un sourire lorsqu’elle vit Lévy accourir en direction du nouvel arrivant. Lui aussi revenait de loin.
Jack : Moi, je ne fais que passer. C’est quoi ton excuse ?
Demetrius : Je viens déposer des affaires que les pompiers ont sorties des décombres.
Myles : Encore des dossiers ?
Tara : Et moi qui croyais qu’on avait déjà tout répertorié.
Demetrius : Désolé.
Bobby : Ce n’est pas grave, du moment qu’on doive classer les affaires qu’on a résolues et pas celle des autres bureaux.
Jack : Je ne vais pas vous retenir plus longtemps, je vais y aller.
Bobby : (sourire) Il faudrait qu’on aille se faire un resto.
Jack : (sourire) Dès que tu es libre passe un coup de fil. (A Sue)(En signant en même temps) Je peux te parler une minute ?
Sue : Oui.
Jack sortit du bureau accompagné par Sue. Il s’arrêta près de l’escalier pour rejoindre le service médical situé à l’étage inférieur. Il prit alors Sue par la main alors que pendant ce temps, Lucy et Tara regardaient discrètement l’échange qui se passait.
Jack : (tenant la main de Sue) Je vais y aller.
Sue : D’accord.
Jack : Tu seras libre pour le déjeuner ?
Sue : Pour toi, toujours.
Sue et Jack échangèrent un regard rempli de sous-entendus. C’était les regards qu’ils avaient lorsque leur relation débutait, la même tendresse et surtout ce grand amour qu’ils avaient l’un envers l’autre.
Jack passa sa main de libre sur la joue de Sue alors qu’une mèche venait de tomber sur son oreille. Jack la prit délicatement entre ses doigts et la passa derrière l’oreille de sa partenaire. Ils avancèrent lentement leur visage l’un de l’autre alors que les yeux de Sue se refermaient doucement.
Au moment où elle sentit le souffle de Jack lui caresser le visage, elle ferma complètement les yeux. Elle posa sa main de libre sur le torse de son amant. Elle frissonna à ce contact alors que leurs lèvres ne se touchaient pas encore. Ils avaient réappris à s’aimer, à se parler de ce qui n’allait pas et surtout à faire confiance en la vie.
Après quelques secondes à savourer la présence de l’autre, ils partagèrent un baiser qui, même s’il n’avait pas durer plus de quelques secondes, leur avait parut durer une éternité.
Ils se détachèrent lentement, leurs regards se croisant tendrement. Tara et Lucy, alors à l’autre bout du couloir, n’avaient rien manqué de cet échange.
Jack : Tu veux que je vienne te chercher pour le déjeuner ?
Sue : Le médecin t’a conseillé du repos, tu devrais l’écouter.
Jack : Je sais mais je vais m’ennuyer si tu n’es pas là.
Sue esquissa un grand sourire. Jack avait dit cela en faisant une petite mine boudeuse. Il était adorable.
Sue : Alors je vais te laisser Lévy, comme ça tu auras de la compagnie.
Jack plissa des yeux avant de déposer un autre baiser sur les lèvres de Sue.
Jack : Je passerais au déjeuner, si Lévy n’a pas trop de travail.
Sue : (sourire) D’accord.
Sue et Jack se séparèrent à regret alors qu’il pénétra dans la cage d’escalier pour rejoindre l’étage du service de santé. Devant cette scène, Sue ne put que laisser un soupire s’échapper.
Elle aurait préféré passer sa journée avec Jack mais il fallait bien qu’elle travaille. Alors qu’elle fit volte face pour rejoindre le bureau provisoire de l’équipe, elle aperçut les visages de Tara et Lucy qui la regardaient avec un grand sourire. Elle allait avoir droit à un interrogatoire en bonne et due forme.
GENERIQUE
Service de santé
Jack frappa à la porte et attendit qu’on l’invite à entrer. Après quelques secondes et devant l’absence de réponse, il baissa la poignée de la porte et passa sa tête pour voir si quelqu’un se trouvait là.
Il scruta dans la pièce et se décida à entrer. Il referma la porte derrière lui et chercha du regard si quelqu’un était là tout en appelant.
Jack : Y a quelqu’un ?
Voix : Oui !
Jack se retourna et tomba nez à nez avec Arlen.
Arlen : J’étais en train de ranger certains dossiers, que puis-je faire pour vous agent Hudson ?
Jack : Je viens pour déposer l’arrêt de travail que m’a prescrit le médecin à l’hôpital.
Arlen : Très bien, posez ça là.
Elle désigna un coin de son bureau alors qu’elle ne quittait pas Jack des yeux.
Arlen : Vous allez mieux alors ?
Arlen s’approcha du bureau, le regard rivé sur le dossier qu’elle tenait en main avant de prendre celui que Jack avait posé.
Jack : Oui, le médecin me laisse rentrer chez moi, mais je dois passer le voir pour mes bandages.
Arlen : C’est mieux si on vous aide à les mettre. Je signe votre fiche et vous allez voir votre supérieure pour qu’elle signe votre bon vers la liberté.
Jack sourit. Il savait que les autres allait l’envier, avoir quelques jours de repos alors qu’eux devaient répertorier toutes les enquêtes qu’ils avaient faites. Ils devaient remettre à jour les archives à cause de l’explosion. Cependant, ce qu’il avait vécu méritait bien quelques jours de repos.
Bureau du FBI
Sue n’avait pas encore rejoint son bureau que Tara et Lucy l’avait rattrapé pour la submerger de questions. Depuis les dernières semaines, dès qu’elle avait du temps libre, elle filait à l’hôpital, au chevet de Jack.
Lorsqu’elle avait lu sur les lèvres de Jack ses mots qu’elle avait cru oublier à tout jamais, elle n’avait qu’une envie, savoir s’il s’en souvenait. Elle avait pleuré longuement lorsqu’il était dans la salle d’opération.
Les médecins étaient très pessimistes lorsque Jack était arrivé. Elle n’avait pas perdu espoir mais savoir qu’il luttait pour rester en vie alors qu’elle n’était pas près de lui, la faisait souffrir. Elle ne voulait plus qu’ils soient séparés, plus jamais.
Elle venait de s’asseoir à son bureau quand Lucy et Tara la rejoignit, un immense sourire sur les lèvres.
Lucy : Alors ?
Sue : (avec un air innocent) Quoi ?
Tara : Alors, dis-nous ? Qu’est ce que Jack voulait te dire ?
Sue ne put cacher l’immense sourire qu’elle avait sur le visage. Elle était heureuse et ça, rien ni personne ne pourrait lui enlever ce bonheur.
Sue : Jack m’a simplement dit qu’il passerait pour le déjeuner.
Lucy : Après ou avant t’avoir longuement embrassée ?
Sue rougit alors que Tara et Lucy quittèrent le bureau, ravies de l’effet produit.
Sue : Vous nous espionnez ?
Tara : On n’était pas sûres de ce qu’on avait vu mais maintenant on sait !
Lucy : Je dois me préparer pour votre mariage, c’est prévu dans combien de temps ?
Sue lança un regard assassin en direction de ses deux amies qui étaient heureuses pour leur amie.
Couloir du bâtiment
Jack avait quitté le service médical, un petit sourire sur les lèvres. Il pourrait passer plus de temps avec Sue, ils allaient en avoir besoin pour se retrouver. Leur dispute, les semaines d’hospitalisation, tout cela ne leur avait pas donné une vraie intimité. Maintenant c’était différent, ils allaient pouvoir repartir de zéro, reconstruire leur relation après ce qui s’était passé.
Il arriva devant la porte du bureau de Wallace. A sa grande surprise, elle comportait un petit écriteau inscrit : Bureau de Karen Wallace. C’était la seule du couloir. Jack sourit, elle avait du traumatiser un des agents administratifs pour qu’on lui installe ça. Elle savait être persuasive quand elle le voulait.
Il toqua à la porte et attendit une réponse qui ne se fit pas attendre très longtemps.
Voix : Entrez !
Jack poussa doucement la porte et pénétra dans l’office avant de refermer la porte derrière lui. Il s’avança jusqu’au bureau alors que Wallace n’avait pas encore levée la tête du dossier qu’elle parcourait.
Jack : Bonjour.
Wallace leva la tête progressivement. Elle croisa le regard de Jack qui lui lança un immense sourire. Il ne la connaissait pas encore très bien mais cette femme lui avait permis de tenir lors de l’éboulement. Ce n’était pas facile à comprendre pour lui, après tout, elle était sa supérieure hiérarchique, tout simplement. Mais les choses, les risques qu’elle avait pris pour lui comme pour toute l’équipe la rendait spéciale.
Wallace : Jack ! On vous a libéré de l’hôpital pour vous jeter dans mes griffes ?
Jack : (sourire) Presque, j’ai encore quelques semaines de convalescence.
Wallace : Très bien.
Jack lui tendit le papier qu’Arlen avait précédemment rempli. Wallace le parcourut rapidement et le rangea dans un tiroir avant de reporter son attention sur Jack.
Wallace : Encore trois semaines de liberté, alors profitez-en.
Jack hocha la tête en signe affirmatif avant que Wallace ne reprenne.
Wallace : Et ces trois semaines, vous allez en faire quoi ?
Jack : Je ne sais pas encore…
Silence.
Jack : Je pensais aller voir ma famille dans le Wisconsin mais…
Jack esquissa un petit sourire. Il n’avait pas réfléchi très longtemps aux deux choix qui se proposaient à lui. Soit partir dans sa famille afin de voir ses parents, soit rester à Washington D.C. auprès de Sue.
Ce choix, il l’avait déjà fait dès que le médecin lui avait prescrit du calme et du repos. Il voulait passer un plus de temps avec elle, elle le méritait après tout ce qui lui avait fait endurer. Il devait être aux petits soins avec elle, même s’il n’était pas summum de sa forme.
Wallace : Mais ?
Jack : (rougit) Je vais rester à Washington c’est préférable pour le moment.
Wallace : Je comprends.
Silence.
Wallace : Vous avez vu les locaux que vos collègues ont en attendant de nouveaux bureaux ?
Jack : Oui, je suis passé les voir. Ils sont encerclés par la paperasse.
Wallace : Et ce n’est pas encore fini.
Jack avala sa salive. Est-ce que c’était le moment de parler de ça ? Mais s’il ne le faisait pas maintenant, il ne pourrait jamais trouver une autre occasion. Il se lança alors que Wallace le regardait, attendant qu’il se décide à sortir.
Jack : J’étais aussi venu pour savoir…comment…vous alliez ?
Wallace le regarda surprise. Elle savait qu’il pouvait être direct et franc mais cette attention de sa part la toucha. Elle essaya de dissimuler un petit sourire qui se dessinait aux coins de ses lèvres.
Wallace : Je vais bien, merci.
Jack : C’est plutôt à moi de vous remercier.
Wallace le regarda sans comprendre.
Jack : Je voulais vous remercier pour ce que vous aviez fait lorsque j’étais dans le bâtiment.
Wallace le regarda avec un petit regard attendrit. Elle n’aurait jamais eut le courage de reprendre son poste si elle avait perdu, ne serait-ce, qu’un seul d’entre eux.
Ils leur avaient permis de croire en son travail et surtout, en elle. Mais le plus important, ils lui avaient permis de retisser un lien avec sa fille, même si tout n’était pas comme avant, elles avaient parlé et pansé quelques plaies ensemble pour reconstruire une relation. Cette fois-ci, c’était l’un d’eux qui était en danger et elle ne voulait pas que cette nouvelle relation en pâtisse.
Flash back
4h37, Ruine du bâtiment
Wallace avait retrouvé les deux secouristes qui étaient auprès de Jack. Il prodiguait les premiers soins à son agent, encore allongé sur le sol. Elle s’approcha des trois hommes et ne quitta pas Jack des yeux.
Wallace : (aux deux secouristes) Quel est son état ?
Secouriste1 : Il a une vilaine blessure à la tête et aussi quelques bleus et contusions.
Secouriste2 : Sans oublier les légères brûlures aux paumes de la main.
Wallace : Il a la totale.
Secouriste1 : Ce n’est pas le plus inquiétant. Tout à l’heure j’avais remarqué qu’il avait quelques côtes fêlées mais maintenant c’est beaucoup plus grave.
Wallace : Grave comment ?
Secouriste2 : Si on ne l’emmène pas rapidement à l’hôpital il pourrait mourir d’hémorragie interne.
Wallace leva la tête en direction des deux hommes qui tentait de soigner les blessures les plus apparentes tandis que Wallace reporta son attention sur Jack.
Wallace : (aux secouristes) Il peut m’entendre ?
Secouriste1 : Il est encore conscient. Je lui ai injecté de la morphine pour calmer la douleur.
Wallace se pencha alors au dessus de l’oreille de Jack.
Wallace : Tenez bon Jack. Vous avez encore toute la vie devant vous…et une fiancée qui vous attends.
Jack ouvrit péniblement les yeux alors que Wallace se pencha pour lui murmurer quelques mots à l’oreille. Des mots que seul Wallace et Jack entendirent mais qui firent dessiner un sourire sur le visage du blessé.
Fin du flash back
Wallace : Ce n’est pas grand-chose, sinon j’aurais eu de la paperasse à faire pour avoir été la dernière personne à qui vous aviez parler.
Jack : Oh !
Wallace : Et puis…j’aime quand tout se finit bien.
Jack ne quitta pas Wallace des yeux. Pendant une fraction de secondes, il venait de la voir comme une femme qui avait des faiblesses et des moments d’espoir. Cette femme, qu’elle ne montrait jamais pour ne pas perdre la crédibilité de sa fonction.
Il savait qu’elle avait du se battre pour arriver où elle en était. Même si certains membres du bureau n’appréciaient guère cette femme autoritaire, qui n’avait pas peur de critiquer et de se faire des ennemis, elle avait trouvé en Jack, comme dans le reste de l’équipe, des personnes qui étaient fiers d’être sous ses ordres.
Wallace : Contrairement à vous j’ai du travail, alors zou !
Wallace joint le reste à la parole en lui fit un petit geste de la main pour qu’il sorte du bureau. Jack sourit avant de se diriger vers la sortie.
Rue de Washington D.C.
Jack conduisait jusqu’à l’hôpital Saint Andrew pour aller voir le médecin qui le prenait en charge. Il n’avait pas pu enlever ce sourire qu’il avait sur ses lèvres depuis tout à l’heure.
Dès qu’il pensait à elle, il avait ce petit air sur le visage. Elle avait été là depuis le début, elle l’avait soutenu et maintenant, ils étaient à nouveau ensemble, pour construire leur avenir.
Flash back
Hôpital Saint Andrew
Jack venait de quitter dans la salle de rééducation. Il avait mal partout. Les médecins et les kinés lui avaient conseillé de ne pas trop en faire, tout de suite. Il avait eu des sacrées blessures lors de l’éboulement avec sa cheville et ses côtes. Mais les exercices qu’il faisait devaient l’aider à sortir plus vite de l’hôpital et c’était ce qu’il voulait.
Il n’avait qu’une envie, rentrer chez lui pour être enfin tranquille et l’inviter à passer une soirée dans son appartement. Ils avaient besoin de se retrouver, d’être à nouveau ensemble, de partager LEUR moment, rien qu’eux deux.
L’équipe médicale était très heureuse de voir les progrès que Jack faisait tous les jours depuis son arrivée. Il motivait toutes les personnes présentes dans l’hôpital. Sa joie de vivre et sa bonne humeur étaient communicatives. Mais le plus flagrant était le sourire qui s’affichait sur son visage lorsque Sue venait lui rendre visite.
Chambre de Jack
Il venait de s’asseoir sur son lit, cherchant à la télévision un programme susceptible de l’intéresser quand on frappa à la porte.
Jack : Entrez !
Après quelques secondes, la porte s’entrouvrit laissant apparaître Sue et Lévy sur le seuil de la porte. Il avait le souffle coupé à chaque fois qu’elle apparaissait devant lui.
Son esprit s’embrouillait, ne sachant ce qu’il voulait dire ou faire sur le moment. La seule chose dont il était sûr était qu’elle était belle et qu’il l’aimait. Il la regarda pénétrer dans la chambre, il la dévisageait presque.
Sue : Je ne te dérange pas ?
Jack : (gêné) Non ! Bien sûr que non.
Elle avança jusqu’au lit où Jack se trouvait assis et après que Jack ait caressé la tête de Lévy, elle s’assit sur le rebord du lit.
Ils restèrent un long moment sans dire un mot. Ils avaient failli être séparer pour toujours, l’un de l’autre. Ils savouraient la présence de l’autre et la joie de vivre l’instant présent.
Jack posa doucement sa main sur celle de Sue. Ils n’avaient pas besoin de mots pour exprimer se qu’ils ressentaient. Jack regarda Sue dans les yeux. Il n’avait pas encore eu le temps de lui dire ses quelques mots, ceux qu’il avait au fond de lui.
Jack : Je t’aime.
Sue était prise au dépourvue. Il ne l’avait jamais regardé de cette manière. Quelque chose en Jack avait changé et ce petit quelque chose faisait que leur couple venait de passer à un autre niveau. Ils avaient besoin de l’autre pour vivre et pour se sentir eux-mêmes.
Fin du flash back
Jack venait d’arrêter sa voiture dans le parking de l’hôpital. Il arrêta le moteur et sortit du véhicule pour rejoindre le cabinet du médecin.
Sue lui avait sauvé la vie, l’amour qu’il éprouvait pour cette femme le rendrait lui fort et l’idée qu’il avait eu de vouloir se séparer d’elle pour ne pas la faire souffrir était une grossière erreur. C’est en l’aimant qu’il l’a protègerait de tout son cœur.
Heure du déjeuner
Bureau du FBI
Bobby et Myles étaient en plein déménagement de cartons quand Jack apparut dans le bureau. Il était déjà l’heure de déjeuner mais ils étaient tellement plongés dans leur travail qu’ils ne se rendaient plus compte du temps qui passait.
Jack toqua à l’embrassure de la porte pour attirer leur attention, ce qui fut chose faite.
Bobby : Hé l’Enflammé ! Tu es là.
Jack : Je m’ennuyais trop de toi.
Bobby et Jack éclatèrent de rire alors que les autres membres du bureau les accompagnèrent. Discrètement, Jack regarda Sue et lui lança un rapide clin d’œil. Ils savaient tous les deux que ces mots lui étaient destinés mais ils ne voulaient pas donner des munitions à leurs amis pour qu’ils les taquinent.
Jack : Et comment ça se présente ? Je vois autant de cartons que ce matin.
Tara : Je ne savais pas qu’on avait travaillé sur autant de dossiers.
Sue : Il y a même des dossiers que l’on doit classer vieux de huit ans.
Bobby : Mais on te gardera le meilleur ne t’inquiète pas.
Jack : (sourire) Merci Bobby. Et en ce qui concerne l’enquête sur l’attentat du bureau, vous avez des infos ?
Myles : Ils ont laissé les enquêtes internes se charger de ça.
Jack lança un regard interrogatif en direction de Myles.
Jack : Ils soupçonnent un agent ?
Demetrius : Ils soupçonnent tout le monde. On doit tous passer au détecteur de mensonge.
Jack : (étonné) Sérieusement ? Ils soupçonnent un membre du bureau ?
Bobby : Ils ne nous disent rien pour le moment.
Tara : Il faut avouer que pour faire rentrer une bombe dans le bâtiment il fallait que quelqu’un puisse la faire entrer malgré les normes de sécurité.
Un silence plana dans le bureau. Tara avait raison, seulement, croire qu’un agent du bureau avait pu passer à l’ennemi, c’était impensable.
Tara : C’est vraiment dingue.
Jack : C’est vrai…seulement on ne peut pas exclure le fait qu’il y ait un traître.
Un silence plana quelques secondes. Ils ne devaient pas s’inquiéter. Personne dans leur groupe n’aurait pu être responsable de cela et le ou les coupables seraient vite retrouvés et arrêtés.
Jack : (regardant sa montre) C’est déjà l’heure du déjeuner. Si je devais compter sur l’un de vous, je serais affamé.
Tous rirent avant de se rendre compte que Jack n’avait pas tort. Leurs ventres réclamaient de la nourriture. Lévy fut le premier à se lever pour rejoindre Jack sur le pas de la porte alors que le reste de l’équipe suivait le chien du regard.
Jack : Il a déjà choisit son camp.
Tous durent se résigner, cela faisait des heures qu’ils travaillaient dans ce bureau, à la fois étroit et mal éclairé. Ils devaient faire une pause s’ils voulaient continuer à travailler dans l’après midi.
Au moment où chacun quittait le bureau pour prendre la direction du restaurant au coin de la rue, Wallace vint à leur rencontre.
Wallace : Pour quelqu’un en congé Jack, je vous trouve bien souvent dans le bâtiment.
Jack : (sourire) J’étais venu rappeler à vos agents qu’il ne faut pas travailler le ventre vide.
Tara : Vous vous joigniez à nous ?
Wallace : Je dois déposer un dossier au bureau du personnel mais je vous rejoindrais là bas.
Jack : Très bien, on sera au restaurant au coin de la rue, l’italien.
Wallace : Très bien.
Wallace passa son chemin pour rejoindre le bureau de Randy tandis que le reste de l’équipe se dirigèrent vers la sortie.
Un léger sourire se dessina sur les lèvres de Jack. Wallace avait accepté de venir déjeuner avec eux et il en était heureux. Malgré ses airs de femme glaciale, il savait qu’elle était une femme formidable. Le genre de personne en qui on pouvait avoir une confiance aveugle.
Restaurant « Benito »
Ils attendaient l’arrivée de Wallace pour commander alors que Myles bavait devant tous les plats qu’il voyait sortir des cuisines.
Myles : On peut commander ?
Sue : Wallace nous a dit qu’elle venait, on peut l’attendre cinq minutes.
Myles : Elle a aussi dit qu’elle devait voir Randy alors je crois que d’ici là je serais mort de faim.
Bobby regarda Myles avant de regarder les autres membres de l’équipe.
Bobby : On ferait bien de commencer, elle en a pour au moins une bonne heure.
Tara : Raté !
Tous se tournèrent vers Tara qui regardait par la vitrine l’arrivée de Wallace en direction du restaurant. Après quelques minutes, elle les rejoignit et ils commandèrent enfin.
C’était la première fois que Wallace acceptaient de manger avec eux. En général, elle restait dans son bureau où allait manger avec Abby ou alors disparaissait pour revenir plus tard. Mais pour la première fois depuis six mois, elle mangeait avec eux et participait à la conversation en ne parlant pas boulot.
Après un flottement, Wallace reprit la parole.
Wallace : J’étais avec Randy toute l’heure.
Sue : Il veut qu’on classe nos dossiers d’inventaire plus vite ?
Wallace : Non, je vous rassure. J’ai déposé une demande de congé.
Silence.
Wallace voulait prendre quelques jours de repos. C’était naturel après ce qu’elle venait de vivre. Elle avait été sous pression et elle avait bien besoin de souffler.
Demetrius : Vous avez raison, vous en avez bien besoin.
Bobby : C’est vrai.
Wallace sourit avant de regarder tour à tour chaque membre.
Wallace : Je parlais de vacances pour l’équipe.
Myles : C’est encore mieux !
Tara : Et les dossiers en cours ?
Wallace : Nous ne pouvons pas travailler au mieux et les services moins touchés vont prendre le relais.
Jack : Et quand seront effectifs ces « congés » ?
Wallace : Si ma demande est vite prise en compte…je pense que demain après-midi devrait être bon.
Tous écarquillèrent les yeux. Ils allaient être en vacances demain. Si vite ? Ce n’est pas qu’ils n’en avaient pas besoin mais c’était si soudain. Wallace n’était pas venue déjeuner avec eux pour rien en fin de compte, elle avait sa petite idée depuis un petit moment.
Wallace leva la main et appela un serveur qui vint très rapidement.
Wallace : (au serveur) Apportez moi un café, s’il vous plaît.
Le serveur s’exécuta tandis que tout était encore sous le choc de la nouvelle.
Fin de la journée
Rue de Washington D.C.
Jack conduisait sa voiture alors que Sue se trouvait à ses côtés, Lévy couché sur la banquette arrière. Il lui était venu la chercher et lui avait proposer d’aller dîner dans un bon restaurant.
La ville était toujours aussi animée. Des joggers, des couples qui marchaient le long des trottoirs, les gens qui rentraient du travail, les amis qui se donnaient rendez-vous…tout cela faisait de Washington D.C. une ville si unique en son genre.
Jack tourna sur la droite pour rejoindre le restaurant mais la rue était barrée un peu plus loin. Il roula jusqu’à la déviation et au moment ou il allait tourner, il du s’arrêter au feu rouge.
Les cœurs de Sue et de Jack se serrèrent. Ils avaient du s’arrêter devant le bâtiment du FBI. C’était encore si présent dans leur esprit. L’explosion, la chute du bâtiment, les hurlements, le sentiment de peur, l’incompréhension, la douleur…rien n’avait été oublié.
Sue posa sa main sur celle de Jack. Il était à ses côtés. Il était en vie et elle le sentait présent auprès d’elle. Une larme vint coulé le long de sa joue. Comment aurait-elle fait si quelque chose lui était arrivé, est-ce qu’elle aurait pu survivre ? Elle n’avait pas osé se poser la question même si elle connaissait déjà la réponse. Elle ne lui aurait pas survécu.
Jack libéra la main que Sue avait prise avant de la passer dans le dos de sa passagère. Sue releva la tête et regarda Jack. Elle était en larmes. C’était pourtant fini. Tout avait fini pour le mieux. Jack était vivant, ils étaient ensemble et les agents qui avaient perdu la vie avaient eu une cérémonie digne de leur sacrifice.
Jack : (inquiet) Sue ? Est-ce que ça ?
Sue ne pouvait plus dire un mot. Elle était encore sous le coup de l’émotion. Le feu passa au vert. Jack regarda à sa gauche et fit demi tour. Sue n’était pas en état d’aller au restaurant. Il n’allait pas faire comme si tout allait bien.
Après cinq minutes, la voiture s’arrêta devant un immeuble. Sue essayait de sécher ses larmes mais rien n’y faisait. Elle avait encore des souvenirs des heures d’attente en tête.
La peur, la colère, la tristesse, l’espoir, tout cela s’était mélangé pour enfin sortir dans un torrent de larmes. Jack l’aida à monter les quelques marches de l’immeuble. Lorsqu’ils arrivèrent devant la porte de l’appartement, les larmes de Sue n’avaient pas diminuées.
Jack ouvrit la porte de l’appartement. Il guida Sue jusqu’au canapé et lui tendit un paquet de mouchoir qu’il mit devant elle. Il fila dans la cuisine et revint avec un grand verre d’eau alors que Lévy essayait de remontrer le moral de sa maîtresse qui lui caressait la tête pour le remercier.
Sue prit le verre d’eau et après avoir bu quelques gorgées, se calma et put arrêter ses larmes.
Jack : (inquiet) Ca va mieux ?
Sue : (essuyant ses larmes) Oui…excuse-moi.
Jack posa sa main dans le dos de Sue avant de lui faire son plus beau sourire.
Jack : Ne t’excuse pas. Ça va mieux alors c’est le principal.
Sue : (gênée) Je repensais à ce que j’avais supporté et ce que tu devais endurer lorsque le bâtiment s’est effondré et…
De nouvelles larmes s’annoncèrent. Ils étaient revenus de loin. Jack ne laissa pas Sue pleurer davantage et se rapprocha d’elle pour lui montrer qu’il était présent, qu’il la comprenait et qu’il la soutenait.
Jack : C’est fini. Je suis là maintenant.
Ils se blottirent l’un contre l’autre. Après quelques minutes, enlacés et cherchant du réconfort, Sue regarda autour d’elle. Elle se trouvait dans l’appartement de Jack. Cela faisait si longtemps qu’elle n’y était pas allée, presque une éternité selon ses souvenirs.
Quand Jack avait été hospitalisé, c’était Kate, la sœur de Jack qui était venue la première, ensuite, avant le départ de Kate, elle lui avait amené des affaires à Jack pour qu’elle lui emmène à l’hôpital.
Cela faisait des semaines, depuis leur dispute qu’elle n’était pas venue dans ce lieu. Elle avait cru, un long moment qu’elle n’y reviendrait jamais.
L’étreinte de Jack se fit moins forte et ils se détachèrent sous le regard de Lévy qui avait posé sa patte sur la jambe de sa maîtresse.
Sue : (caressant Lévy) Je vais mieux, merci mon chien.
Lévy aboya en remuant la queue.
Jack : Je crois que pour ce soir, on ne va pas se faire de resto.
Sue : (rougit) Vraiment désolée.
Jack lança un clin d’œil à Sue pour lui montrer qu’il la taquinait et que cela n’avait pas d’importance. Au moment où Jack allait se lever, il se coupa dans son élan. Il tenait là une occasion de parler à Sue sans qu’on vienne les interrompre.
Il s’était promis de faire ça dès qu’ils auraient eut un moment en tête à tête. C’était le moment idéal.
Jack : Je voulais te dire quelque chose.
Sue : Quoi ?
Jack baissa la tête avant de la relever. Il était embarrassé de penser à cela mais c’était inévitable.
Jack : (gêné) Je voulais…m’excuser de la manière dont je t’ai traiter il y a quelques semaines…J’ai agi de manière égoïste et je t’ai fait souffrir.
Sue ne savait pas quoi dire. Ils n’avaient pas vraiment parlé de cela, c’était vrai. Dès que Jack était sorti de la salle de réanimation, ils avaient voulu repartir sur de nouvelles bases. Ils s’étaient axés sur une nouvelle relation en oubliant le passé. Mais c’était un tort. Ils devaient d’abord panser leurs blessures.
Sue : Je dois aussi m’excuser de ne pas t’avoir soutenu à ce moment-là. Tu avais besoin de moi et…
Jack posa son index sur les lèvres de Sue.
Jack : Tu n’es pas la fautive. J’aurais du te faire confiance et j’avais oublié à quelque point tu étais et tu es importante dans ma vie.
Un sourire se dessina sur les lèvres de Sue devant cette révélation. Jack était gêné et changea de sujet.
Jack : J’espère que tu as faim, je dois avoir quelques plats cuisinés dans le frigo.
Sue savait que c’était difficile pour Jack de parler ouvertement de ses sentiments. Il essayait de détourner la conversation pour ne pas qu’elle se sente davantage coupable.
Jack se leva. Il se dirigea vers la cuisine quand Sue le retint par le bras. Jack se retourna et baissa les yeux vers Sue qui se levait doucement vers lui.
Sue passa sa main de libre sur la joue de Jack avant de déposer un long baiser sur les lèvres de son amant. Jack ne put que répondre devant la tendresse de l’invitation. Il passa sa main dans le dos de la jeune femme alors que le baiser se faisait de plus en plus intense. Lévy fila sur sa couche et posa ses pattes devant ses yeux alors que Sue remonta sa main jusqu’au visage de Jack pour aller caresser ses cheveux.
Ils se détachèrent lentement. Ils avaient besoin de reprendre leur marque, leur intimité. Ils restèrent un long moment les yeux dans les yeux. Leurs regards étaient remplis de sens, ils s’aimaient encore et peut-être plus, aujourd’hui.
Jack : J’oublie le dîner dans le frigo, c’est ça ?
Sue répondit à Jack par un nouveau baiser qui lui donna la réponse à sa question.
Dans la nuit
Appartement de Jack
La sonnerie du téléphone retentit dans l’appartement. Une main chercha le combiné sur la table de nuit. Le téléphone re-sonna et Jack décrocha enfin. Il lança un regard en direction du réveil pour savoir quel heure il pouvait bien être. Il n’avait pas besoin d’allumer la lumière car la veilleuse qu’il avait mise dans la chambre est encore allumée.
Jack se redressa légèrement et prit la communication alors que la main d’une femme était sur son torse. C’était la main de Sue. Elle ouvrit légèrement les yeux mais la fatigue l’empêcha de lire sur les lèvres de Jack.
Jack : (au téléphone) Hudson ?
Voix : (au téléphone) : Chéri ? C’est maman !
Jack : (au téléphone) Maman ?
Mère de Jack : (au téléphone) Comment ça va mon poussin ?
Jack : (au téléphone) Un peu sommeil.
Jack tourna le réveil dans sa direction et malgré les yeux plissés, il réussit à déchiffrer l’heure qui y était inscrite avant de continuer la conversation téléphonique avec sa mère.
Jack : Il est presque 6 heures à Washington, tu sais.
Mère de Jack : (au téléphone) C’était le seul moyen pour être sûr de tomber sur toi et pas ton répondeur.
Jack : (au téléphone) Et qu’est ce qui me vaut cet appel ?
Mère de Jack : C’était pour savoir comment tu allais après ces semaines d’hospitalisation.
Jack : Je n’ai pas eu grand-chose, je te l’ai déjà dit. Et puis je n’étais pas tout seul, Dem était dans la même chambre que moi pendant un moment.
Mère de Jack : Mais une mère reste une mère. Je voulais venir te voir mais ta sœur m’a fait comprendre que tu n’avais pas besoin que je vienne t’embêter.
Jack : Ce n’est pas ça. Et puis Kate est passée me voir aussi, elle m’a apporté les gâteaux que tu avais fait, ils étaient très bons.
Mère de Jack : Tu vas mieux alors ?
Jack : Je suis au meilleur de ma forme.
Mère de Jack : Je suis soulagée.
Jack : Tu n’as pas à t’inquiéter, je ne suis plus en rééducation depuis plusieurs jours et les médecins m’ont permis de sortir.
Mère de Jack : Alors c’est parfait pour ce que j’ai à t’annoncer.
Jack : Quoi ?
Mère de Jack : (au téléphone) C’est pour la réunion d’ancien élève de ta promotion.
Jack : (au téléphone) Maman !
Mère de Jack : (au téléphone) Et on fera une grande fête de famille. C’est tellement rare que ta sœur et toi puissiez être tous les 2 à la maison.
Jack : (au téléphone) Je vais y réfléchir.
Mère de Jack : (au téléphone) D’accord. Je dois te laisser. Bonne fin de nuit.
Jack raccrocha le téléphone et laissa sa tête retombée sur l’oreiller. Sue se tourna vers Jack.
Sue : Il y a un problème ?
Jack : Je t’expliquerais ça plus tard.
Jack s’approcha de Sue et la serra dans ses bras. Elle se blottit contre lui et ils se rendormirent tous les 2, l’un contre l’autre.
A 8h, le matin.
Jack s’était levé le premier pour faire le petit déjeuner. En général c’était Sue qui était matinal mais elle était tellement bien dans le lit de Jack qu’elle n’osait pas se lever.
Une bonne odeur de café chaud parcourut la chambre. Elle ouvrit doucement les yeux et vit le sourire de Jack s’affiché, lui tendant une tasse de café sous le nez. Ils échangèrent un regard dont ils avaient le secret avant que Sue ne se redressa et attrapa la tasse.
Sue : Bonjour et merci.
Jack : Bonjour et de rien.
Jack se pencha vers Sue et déposa un baiser sur son front avant de s’asseoir à ses côtés.
Jack : Bien dormi ?
Sue : Oui. Comme un bébé.
Jack : Tant mieux !
Ils restèrent un moment les yeux dans les yeux alors que Sue bu une gorgée de café. Soudain, ça lui revint.
Sue : Mais tu ne m’as pas dit qui a appelé cette nuit ?
Jack : C’était ma mère. Elle pense que si elle ne m’appelle pas dans la nuit, elle ne m’a jamais.
Sue et Jack se sourirent. Sue bu une autre gorgée de sa tasse avant de continuer leur discussion matinale.
Sue : Et c’était à quel sujet ?
Jack : Rien de très intéressant.
Jack se leva comme pour éviter la conversation mais Sue n’était pas dupe et elle commençait à trop bien connaître Jack. Elle se leva à son tour et posa la tasse sur la table de nuit avant de courir après Jack.
Sue : Et si ce n’est pas si intéressant pourquoi t’avoir appeler au milieu de la nuit.
Jack : (se tournant vers Sue) Rien de spécial !
Sue plissa des yeux avant de contourner Jack et d’écarter les bras au milieu de la pièce pour l’empêcher de passer. Jack s’arrêta à son tour. Il savait que Sue pouvait être têtue quand elle le voulait. Elle baissa les bras et les croisa devant elle en guise d’impatience. Jack ne pourrait rien faire d’autre s’il ne lui disait pas en quoi concernait cet appel.
Jack : Elle voulait me parler d’une réunion pour ma classe de promo.
Sue : Et qu’est ce que tu as répondu ?
Jack : (gêné) Que j’allais y réfléchir.
Sue : Tu devrais y aller !
Jack : Sue…s’il te plait !
Sue : Ca te ferait des vacances. Tu reverrais tes parents et ta sœur.
Jack avança au niveau de Sue et la prit dans ses bras.
Jack : J’aurais préféré rester avec une charmante jeune femme, tranquillement.
Sue : Je suis sûre que tu t’amuseras.
Sue déposa un doux baiser sur les lèvres de Jack qui se laissa faire. Il resserra son étreinte et lui sourit.
Jack : On dirait de la corruption.
Sue : Est-ce que ça marche ?
Jack : Ca marche et même très bien…
Le couple échangea un autre baiser passionné avant de rester front contre front. C’était tellement rare qu’ils puissent être tous les deux et partager des moments d’intimité.
Jack s’écarta de Sue. Elle voyait dans le regard de Jack que quelque chose n’allait pas. Sue prit la main de Jack dans la sienne avant de le regarder dans les yeux avec insistance.
Sue : Il y a une autre raison pour laquelle tu ne veux pas y aller ?
Jack : Non…enfin si, une.
Sue lança un regard interrogatif à Jack.
Jack : Je n’irais que si tu m’accompagnes.
Sue lança un regard plus que surprise à Sue. Elle savait qu’il la surprenait tous les jours mais là, c’était le summum.
Sue : T’accompagner ?
Jack hocha de la tête pour confirmer ses propos et enlaça Sue.
Jack : J’aurais besoin d’une cavalière et puis ça sera une bonne occasion pour rencontrer mes parents.
Sue lança un sourire gêné à Jack.
Sue : Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée, tu sais.
Jack : Tout se passera bien. Si on est ensemble, il n’y aura aucun problème.
Jack avait dit les mots justes. Sue savait qu’auprès de Jack, elle ne risquait rien et qu’elle pourrait faire le tour du monde rien que pour voir son sourire qui illuminait sa vie.
Sue regarda Jack dans les yeux et lui sourit. Elle avait déjà rencontré Kate, la sœur de Jack et Bobby lui avait dit qu’elle ne risquait rien avec les parents de Jack. Elle devait être rassurer…pour le moment.
Sue : C’est d’accord ! Je t’accompagne.
Jack : Super.
Sue : Je prendrais quelques jours de congé et on pourra partir.
Jack : Je vais appeler ma mère pour lui dire que je viendrais et que j’amène sa future belle fille.
Sue rougit. Jack s’éclipsa, le sourire aux lèvres. Sue le poursuivit dans le salon accompagné de Lévy qui attendait sa nourriture. Il avait dit « sa future belle-fille » ? Elle avait du mal comprendre. Il imaginait sa vie avec elle…non, elle avait du mal comprendre.
La journée avait commencé comme une de celle ou Sue et Jack resteraient ensemble tranquillement dans les bras l’un de l’autre mais le coup de fil de la mère de Jack avait tout changé.
Jack avait fait sa valise et il avait déposé Sue à son appartement pour qu’elle puisse faire la sienne. Après son appel à Wallace, cette dernière avait accepté sans demander une seule explication.
Appartement de Sue et Abby
Sue était en pleine panique. Que devait-elle prendre ? Elle devait faire sa valise et passer au bureau de Wallace pour signer sa demande de congé, elle devait aussi prévenir ses parents. Tout cela était peut-être trop rapide.
Pourquoi avait-elle accepté de l’accompagner, il était assez grand pour y aller tout seul ? Soudain, elle se souvint du regard que lui avait fait Jack quand elle avait accepté. Son sourire qui lui faisait chaviré le cœur, son étreinte, à la fois douce et enivrante, ses yeux dans lesquels elle se perdait pendant des heures et enfin ses baisers. Comment résister à un seul de ces baisers, elle n’en n’était pas capable et ça, Jack le savait. C’était son arme secrète et il savait quel effet ça avait sur elle.
Alors qu’elle soupirait sur les vêtements qu’elle allait mettre dans sa valise, elle sentit un regard posé sur elle. Elle se retourna et vit Jack appuyé contre la porte. Il l’a regardait. Il ne se lassait jamais de l’admirer. Elle était tellement unique à ses yeux qu’il la voyait changer à chaque secondes qui passait, comme une pièce précieuse qui brille éternellement mais qui offre une vision différente chaque instant avec la lueur du soleil.
Jack s’approcha de Sue et s’assit à ses côtés ne cessant de la regarder. Levy vint les rejoindre et posa sa tête sur la jambe de Jack. Jack caressa la tête du chien.
Jack : Ne t’inquiète pas Levy, tu viens aussi !
Levy aboya comme heureux de faire partit du voyage. Sue et Jack rirent de bon cœur avant que Jack ne reprenne la parole.
Jack : J’ai téléphoné chez mes parents pour les prévenir de notre venue.
Sue : (inquiète) Et…
Jack : C’est ma sœur qui a décroché. Quand je lui ai dit que tu venais elle était excitée à l’idée de te revoir.
C’était vrai que Sue s’entendait bien avec la sœur de Jack, elles avaient une complicité dont elle n’imaginait pas encore l’ampleur. De plus, la confiance qu’elle avait eu en lui laissant la garde de son bébé l’avait beaucoup touchée et depuis, elles étaient devenues amies très facilement.
Jack : Je lui ai donné les références du vol et elle viendra nous chercher à l’aéroport.
Sue : Ca ne la dérangeait pas ?
Jack : Quand je lui ai dit que tu serais avec moi elle a décommandé toutes ces vieilles copines du collège.
Sue afficha un sourire sur son visage. Elle posa sa main sur la joue de Jack et échangèrent un baiser pour se soutenir dans la nouvelle épreuve qu’ils allaient vivre. Après quelques minutes, Jack se sépara et lança un regard en direction de la porte. Abby était appuyée contre le mur en face de la porte de la chambre.
Jack : (gêné) Salut Abby !
Abby : Jack !
Sue : Abby ? Mais je croyais que tu avais cours à cette heure-ci ?
Abby : Mon prof était malade. Une vraie fleur. Mais je peux savoir ce qui se passe ?
Sue : Heu… Et bien…
Le couple se regarda, un sourire s’échangeant au même moment, comme heureux de cette nouvelle étape de franchi dans leur couple.
Jack : Sue et moi allons…
Abby ne laissa même pas le temps au couple de s’expliquer qu’elle afficha un sourire immense.
Abby : Vous allez vous marier !
Abby sauta dans tous les sens. Elle s’arrêta net sur le coup regardant les deux amants toujours assis sur le lit.
Abby : Oh, ce n’est pas croyable. J’espérais tellement que ce jour arriverait. Il faut que j’appelle Lucy… Et en plus je suis la première au courant.
Jack et Sue se regardèrent. Abby était parfois trop impulsive. Elle avait le caractère de sa mère mais elle n’avait pas la même patience et c’était souvent très drôle.
Jack se leva en direction d’Abby et posa ses mains sur les épaules de la jeune femme pour la calmer un peu.
Jack : On voulait annoncer ça au bureau quand il y aurait eu tout le monde mais je t’en prie, je te laisse l’honneur de l’annoncer à l’équipe.
Abby eut les yeux qui brillèrent. Sue, qui s’était aussi levée pour savoir ce que disait tapa Jack sur l’épaule.
Sue : Jack !
Jack : Aïe ! Quoi ?
Sue lança un regard insistant vers Jack. Abby regarda avec étonnement Sue.
Abby : Quoi ? Vous allez vous marier n’est-ce pas ?
Sue : Ce que Jack aurait voulait dire c’est qu’on allait dans le Wisconsin pour…
Abby : Vous êtes déjà mariés ! Vous allez en voyage de noce.
Abby prit un visage plus abattu.
Abby : Et moi qui espérait qu’on était amies Sue. Tu ne m’as même pas invitée au mariage.
Sue : Je vais rendre visite aux parents de Jack. Il y a une fête d’anciens élèves et Jack m’a demandé de l’accompagner.
Abby leva la tête brusquement.
Abby : C’est vrai ?
Jack : Oui !
Abby : Pas de mariage ?
Jack : Pas de mariage !
Abby : Vous dites ça maintenant mais qui me dit que vous ne prenez pas l’avion direction Las Vegas pour vous marier ?
Jack : Parce que si jamais je faisais ça ma mère me tuerait.
Sue : Et la mienne m’en voudrait à mort sans parler de Lucy.
Jack regarda Abby qui avait toujours l’air soupçonneux.
Jack : Et de toi !
Sue : Je crois qu’on a assez de raison pour ne pas faire un mariage sans vous inviter.
Abby regarda les deux personnes en face d’elle. Elle devait les croire. Sue ne se serait jamais mariée sans avoir prévenue Lucy. Elle lança un regard assassin vers Jack avant de filer dans sa chambre.
Bureau du FBI
Wallace se trouvait déjà là quand Sue et Jack arrivèrent dans le bureau. A leur grande surprise, elle semblait d’humeur joyeuse.
Wallace : Enfin les retardataires !
Sue : Désolée du retard.
Jack : La circulation…
Myles : Mais bien sûr !
Lucy sourit à la remarque. Ils savaient tous que maintenant, les choses étaient enfin officielles entre ces deux là, ils s’arrangeraient pour les taquiner une fois Wallace partie.
Bobby : Et maintenant que nous sommes au complet, on peut enfin connaître la nouvelle que vous aviez à nous dire ?
Wallace : Je suis allée au bureau du personnel ce matin et j’ai obtenu les deux semaines de congé qui vous était accordés.
Bobby : Waouh ! C’est super !
Sue : Ca veut dire qu’on est en congé dès maintenant ?
Wallace : C’est exact.
Myles : Dans ce cas…
Myles avait pris son manteau et l’avait déjà posé sur son bras quand Wallace le coupa dans son élan.
Wallace : Cependant…
Tara : Aïe, c’était trop beau pour être vrai.
Wallace : En tant qu’agent, vous devez être joignable. De plus, les affaires internes ne vont pas accepter de retard lundi lors de votre jour de rentrée.
Un silence se fit. L’enquête interne ne faisait que débuter. La bombe placée dans le bâtiment était une priorité dans l’esprit de chaque agent rescapé. Ceux qui avaient fait cela n’allaient pas s’en tirer aussi facilement.
Wallace : Ne vous éloignez pas trop de vos téléphones.
Tous acquiescèrent de la tête.
Wallace : Bonne vacances à vous !
Wallace n’attendit pas de recevoir les remerciements des agents et fila dans le couloir.
Elle avait du batailler ferme pour obtenir ses congés après ce qui venait de se passer mais elle l’avait fait. Ils lui feraient éternellement reconnaissance même si elle avait fait beaucoup plus que cela.
Lucy s’approcha de Sue et Tara alors que le groupe masculin s’était regroupé autour de la machine à café.
Lucy : Je trouve ça super qu’on puisse avoir 2 semaines de repos.
Tara : C’est sûr ! Après toutes ces émotions.
Lucy : Dylan voulait que je prenne quelques jours pour me reposer, ils voulaient qu’on passe un moment en tête à tête.
Sue : Il a eut peur pour toi.
Tara : Et moi j’ai des piles de DVD à regarder.
Les trois jeunes femmes se sourirent avant que Lucy n’attire l’attention de Sue pour lui parler.
Lucy : Tu sais ce que tu vas faire pendant ces 2 semaines ?
Sue rougit légèrement. Elle allait passer deux longues semaines avec Jack. Jack et elle, uniquement. Ils allaient visiter le Wisconsin et elle rencontrerait les parents de Jack et puis Kate et Elliot.
Après un petit moment, elle répondit à la question.
Sue : Je réfléchis encore un peu.
Sue avait baissé lentement la tête une fois sa réponse donnée avant de jeter un regard en direction de Jack qui avait entendu la question de Lucy.
Ils n’avaient pas envie qu’on les embête maintenant et surtout, ils avaient envie de garder un peu de suspense et de mystère autour d’eux. La réponse de Sue laisserait Tara et Lucy dans un épais brouillard…tant qu’Abby ne disait rien.
Bobby et Tara se regardèrent du coin de l’œil également. Ils n’avaient pas eu de temps pour parler et surmonter l’épreuve de l’attentat.
Ils avaient failli mourir lors de cette explosion et ils devaient aller de l’avant…comme Sue et Jack l’avait fait. Ils devaient comprendre ce qui se passait pour eux, maintenant que certaines choses avaient été dites et presque faites.
Quelque part dans le ciel des Etats-Unis
Avion
Cela faisait bientôt une heure qu’ils survolaient les Etats-Unis. Il faut dire que de Washington D.C. à Ashland, Wisconsin, la route était longue.
Ils étaient partis depuis bientôt 5 heures et l’angoisse commençait à se faire sentir dans le regard de Sue. Elle allait rencontrer les parents de Jack. Il lui avait pourtant dit qu’ils allaient l’adorer mais elle ne pouvait pas arrêter de s’imaginer le pire.
Sue commençait à penser à ce qui pourrait lui arriver quand Jack posa sa main sur celle de Sue, comme pour la rassurer.
Jack : Ca va ?
Sue : Oui, juste un peu nerveuse.
Jack : Tu ne devrais pas t’inquiéter. Je suis certain que mes parents vont t’adorer.
Sue fit une petite moue qui fit sourire Jack. Il ne peut s’empêcher de lui sourire et de déposer un doux baiser sur ses lèvres pour la réconforter.
Sue : Je connais ta sœur, elle est très gentille mais tes parents…
Jack : Et bien quoi ?
Sue : J’arrive un peu comme un cheveu sur la soupe sans qu’on ne se soit jamais vu auparavant.
Jack sourit. Sue s’inquiétait et c’était tout à fait logique. Lui aussi avait eut des craintes lorsque les parents de Sue avaient appris pour eux mais ils avaient appris à se connaître.
Jack : Si jamais une guerre éclate entre mes parents et toi, je t’enlèverai sur mon grand cheval blanc.
Sue : Ce n’est pas drôle.
Jack : Tu n’as pas à t’en faire, ils vont t’adorer, tout comme je t’adore.
Sue fit une petite moue peu convaincue. Elle débarquait sans prévenir dans la maison des parents de Jack. Ils ne s’étaient jamais vus et maintenant elle venait passer quelques jours chez eux.
Mais ce qu’elle craignait le plus était leur réaction quand ils sauraient qu’elle était sourde. Elle avait déjà vu des personnes lui tourner le dos en connaissant cela. Elle imaginait bien qu’une grande discussion pouvait éclater à cause de cela entre Jack et ses parents. Et elle ne voulait pas semer le trouble.
Jack posa sa main sur celle de Sue pour la faire sortir de son songe.
Jack : Tu n’as pas à t’inquiéter. Je suis là et tout se passera bien.
Sue : Ouais…
Jack : Tu n’as qu’à regarder comme tu t’es vite liée avec Kate, ma mère sera aussi contente et mon père a toujours était le sage de la famille.
Le visage de Sue se décrispa quelque peu. Cela ne pouvait pas être si terrible que ça, le côté positif était la présence de Jack à ses côtés. Elle n’était pas seule.
L’avion amorçait sa descente jusqu’à l’aéroport de Ashland que les battements du cœur de Sue s’accélérèrent. Jack remarqua l’inquiétude de Sue et lui fit son plus beau sourire.
Aéroport de Ashland, Wisconsin
Il était déjà 15 h00, la sœur de Jack avait promis qu’elle viendrait les chercher. Elle avait hurlé de joie lorsque Jack lui avait annoncé qu’il s’était enfin décidé à venir pour le bal de promotion de son année de lycée. Cependant, Kate était en retard. Jack décida de faire visiter les boutiques de l’aéroport en attendant sa soeur quand une voix l’interpella au loin.
Voix : Hudson ! Jack Hudson !
Jack se retourna. Sue suivit du regard l’action quand un homme d’une trentaine d’année se présenta devant Jack.
Homme : Jack ! Ce n’est pas possible ! C’est toi !
Jack regarda Sue d’un air interrogatif puis lança un petit sourire à l’homme.
Homme : Kyle ! Kyle Walters. On était ensemble dans le club d’échecs.
Jack afficha un sourire ravi. C’était un vieil ami du collège.
Jack : Kyle, bien sûr. Je ne t’avais pas reconnu. Tu as changé.
Kyle : Et toi pas ? Tu as juste quelques poils au menton mais tu es toujours le Jack la flèche !
Sue esquissa un sourire. Jack semblait heureux d’avoir retrouver une connaissance. Les deux hommes se donnèrent une poignée de main chaleureuse quand le regard de Kyle se posa sur la jeune femme qui se trouvait là, aux côtés de son vieil ami. Jack remarqua le mouvement de tête de Kyle et fit les présentations.
Jack : Je voudrais te présenter Sue ! Sue voici Kyle, un vieux copain.
Sue : Kyle ?
Jack signa KYLE WALTERS à Sue qui après avoir comprit serra la main de l’homme.
Kyle quant à lui fut étonné de voir Jack signer son nom.
Sue : Je suis sourde alors parfois il faut me signer les lettres.
Kyle : (à Jack) Je ne savais pas que tu connaissais le langage des signes.
Jack : (Regardant Sue) J’ai un professeur particulier !
Sue et Jack un regard complice comme ils en avaient le secret. La séparation ; leurs retrouvailles, leur amour, tout se lisait dans le regard qu’ils échangeaient. Ils s’aimaient, plus qu’ils ne le pouvaient déjà, c’était évident. L’ami de Jack les observait, il se sentait un peu de trop quand il regarda sa montre.
Kyle : Je vais devoir y aller ! Janice m’attend, je ne voudrais pas être en retard.
Jack : Janice ? Janice Adams ?
Kyle : (gêné) Oui, on va se marier l’année prochaine.
Jack : Félicitations !
Kyle : Et pour vous 2, vous avez déjà fixé une date ?
Sue et Jack se fixèrent. Ils étaient ensemble mais envisager une date de mariage était un peu prématuré.
Jack : (gêné) Et bien…disons que vous ne sommes pas pressés.
Kyle : Et puis y a ta mère aussi !
Sue regarda Jack. Pourquoi ce type parlait de la mère de Jack. Elle ne pouvait pas être si terrible que ça. Sue semblait paniquée plus que d’accoutumée quand Jack lança un regard rempli de sens à son ami, sans que Sue ne le voit.
Il venait de faire une gaffe, une énorme et monumentale bêtise qu’il devait absolument rattraper. Il fit signe qu’il allait prendre la parole et prit un air amusé pour cacher son ânerie.
Kyle : Je plaisante !
Sue et Kyle ne devaient pas avoir le même sens de l’humour. Sue lança un regard inquiet à Jack qui lui prit la main.
Jack : Ne t’en fait pas. Ma mère ne s’entendait pas trop avec Kyle parce qu’il voulait toujours qu’on aille faire des virées et il buvait de la bière.
Jack s’approcha de Sue et la serra contre lui. Ils restèrent un moment dans les bras l’un de l’autre.
Jack : Et puis, j’ai bien survécu avec tes parents alors les miens tu y arriveras.
Levy posa sa patte sur la jambe de sa maîtresse pour lui montrer son soutien auquel elle se baissa et lui caressa la tête.
L’aéroport était assez impressionnant. C’était une petite ville, d’après Jack mais il y avait beaucoup de trafic aérien. Le plus impressionnants étaient la quantité de magasins qui se trouvaient dans les abords de l’aéroport. Jack posa sa main sur l’épaule de Sue alors qu’elle regardait la vitrine d’un magasin.
Sue : Tu as pu joindre Kate pour lui dire que nous avions déjà atterris ?
Jack : Elle était déjà en route, c’est Elliot qui me l’a dit.
Sue dessina un petit sourire sur ses lèvres. La relation frère/sœur, elle était bien placée pour savoir comment ça marchait. Elle avait trois frères et aucun d’eux n’avait la même relation avec elle. Mais la seule chose qui ne changeait pas était leur besoin de la protéger.
En attendant l’arrivée de Kate, le trio avança dans le terminal de l’aéroport. Sue avait déjà pris l’avion mais elle n’avait jamais vu autant de magasins. C’était impressionnant.
Alors qu’ils avançaient lentement, à la recherche de Kate, le regard de Sue s’arrêta devant une vitrine. Elle avait les yeux rivés sur un châle qui était dans un dégradé de bleu. D’un bleu presque noir à un bleu aussi azur que le ciel qui se présentait en dehors de l’aéroport.
Jack enlaça Sue par la taille et après quelques secondes se mit en face d’elle pour qu’elle puisse lire sur ses lèvres.
Jack : Tu as vu quelque chose qui te plait ?
Sue : Pas vraiment. C’est un peu cher.
Jack : Tu es certaine que tu ne veux rien ?
Sue : Oui, certaine.
Sue ne voulait pas dépenser de l’argent dans un châle alors que c’était Jack qui lui avait offert le billet d’avion. Cela n’aurait pas été correct. De toute manière, elle pourrait peut-être trouver un châle aussi joli à Washington D.C. et peut-être moins cher.
Après quelques minutes, la sœur de Jack arriva dans l’aéroport à moitié essoufflée.
Kate : Je suis désolée du retard mais avec le bébé et Elliot qui n’arrivait pas.
Sue : Ce n’est pas grave, on en a profité pour rencontrer un ancien ami de Jack.
Kate : Qui ?
Jack : Kyle Walters.
Kate : Kyle ! Il est incorrigible celui-là.
Notre couple et la sœur de Jack arrivèrent près de la voiture. Ils chargèrent la voiture et quittèrent l’aéroport.
Kate : Vous avez bien voyagé ?
Sue : C’était plutôt calme et pour une fois que Lévy prend l’avion, il n’a pas trop souffert du mal de l’air.
Kate : Tant mieux parce que Mackenzie a hâte de le revoir, elle adore les chiens.
Jack : Et comment vont les parents ?
Kate : D’après toi ? Ils ont sorti le tapis rouge et les verres en cristal quand je leur ai dit que tu venais.
Sue sourit de plus belle. Kate avait le don de la faire rire. Lorsqu’elle la voyait parler avec Jack, elle pensait elle aussi à ses frères. Cette relation si particulière qu’on a avec une personne. Un lien qui vous unis ou vous éloigne sans comprendre pourquoi mais qui, quelque part vous rassure quoique vous fassiez.
Jack : Tu exagères !
Kate : J’ai du leur dire de ne pas appeler la fanfare, les pompiers et la police parce qu’ils pensaient que j’étais devenue folle.
Sue : Ce n’est pas si rare que Jack reviennent dans le Wisconsin pourtant.
Jack et Kate se regardèrent rapidement avant que Kate ne reprenne la parole.
Kate : C’est vrai seulement monsieur a toujours refusé de venir à une réunion d’anciens élèves.
Sue : Oh, je vois.
Kate : Et surtout, accompagné.
Jack : C’est Sue qui m’a convaincue de venir alors ne lui fait pas changer d’avis.
Sue : Je commence à avoir un peu peur maintenant
Kate : Tu veux avoir peur ! La dernière fois qu’il est venu à une réunion d’anciens, il y a eu un ouragan.
Sue lança un regard surpris en direction de Kate.
Sue : Un ouragan ?
Jack : Elle plaisante.
Sue prit un air plus soulagée quand Jack continua sa phrase.
Jack : C’était juste une petite bourrasque.
La voiture quitta le parking de l’aéroport. Jack avait prit le volant, Sue, à ses côtés et Kate sur la banquette arrière aux côtés de Lévy.
Une lumière aveuglante fit plisser les yeux de Sue alors que la route se dessinait devant les 4 occupants de la voiture. Lorsque Sue rouvrit les yeux, elle n’arrivait pas à y croire.
Le paysage qui défilait devant les yeux de Sue était magnifique. Elle n’imaginait pas le Wisconsin aussi beau. Jack lui en parlait et elle avait aussi vu des images en allant sur Internet, mais le voir, c’était totalement différent. Elle était sous le charme de cette région.
Elle n’avait pas encore tout vu qu’elle voulait en savoir plus sur l’endroit où Jack avait grandit. Elle voulait savoir ce que Jack avait vécu dans ces endroits pour le comprendre et partager avec lui des souvenirs à deux.
La voiture roula à travers la ville après avoir quitter l’aéroport. Sue avait les yeux rivés sur les enseignes des grands magasins qui bordaient la rue, puis regarda les panneaux qui indiquaient les endroits touristiques.
Jack posa sa main sur celle de Sue avant de lui parler.
Jack : On va faire pas mal de tourisme, tu verras des paysages plus jolis que cela.
Il fit un clin d’œil à Sue qui se tourna en direction de Kate qui fit un immense sourire.
Wisconsin
Route
Après une bonne demi heure de conduite, la voiture s’engagea dans une rue pavillonnaire. Après quelques pâtés de maison, la voiture déboucha dans une petite rue, très calme et où tous les maisons avaient un grand porche. La voiture s’arrêta enfin devant l’une d’elle. Sue, Kate, Jack, Levy et en descendirent.
Kate : Nous voilà arrivés ! (À Sue) Alors qu’est-ce que tu en penses ?
Sue n’en croyait pas ses yeux. La maison était immense. Elle avait un grand jardin ou de nombreuses fleurs ornaient une terrasse où un couple était assis sur une balancelle.
Le couple se leva et se dirigea vers la voiture. Les deux personnes descendirent les quelques marches alors que Sue était toujours émerveillée devant une aussi belle maison. Des sourires s’échangèrent entre Jack et son père avant que la mère de Jack ne prenne la parole.
Mère de Jack : (enlaçant Jack) Comment va mon poussin ?
Jack : (gêné) Je vais bien maman.
Jack et sa mère se détachèrent et Jack serra son père dans ses bras. La sœur de Jack s’était mis à côté de Sue pour ne pas qu’elle se sente trop seule quand le regard du père de Jack s’arrêta sur Sue.
Père de Jack : Et voici donc Sue !
Sue s’avança et serra la main du père de Jack en lançant un petit sourire.
Sue : Ravie de vous rencontrer.
Père de Jack : Je comprends pourquoi Jack ne voulait pas venir tout seul.
La mère de Jack s’approcha de Sue et se présenta à son tour.
Mère de Jack : Bonjour !
Sue : Ravie de faire votre connaissance.
Père de Jack : J’espère que vous avez fait bon voyage !
Sue : Ca allait, je vous remercie monsieur Hudson !
Travis : Appelez-moi Travis ou Tray.
Mère de Jack : Et moi Helen.
Travis : Vous faites partit de la famille maintenant !
Sue lança un sourire gêné en direction de Jack. Elle faisait partit de cette famille…c’était peut-être un peu rapide mais le père de Jack semblait bien l’aimer.
Sue : Et voici Lévy, mon chien d’assistance.
Kate : Il aura de la compagnie avec Mémo.
Jack : (à Sue) Mémo est le chien de nos parents. C’est l’un des raisons qui font que Mac adore les chiens, ses grands-parents la laisse trop jouer avec.
Le père de Jack lança un regard amusé en direction de son fils avant de faire un clin d’œil à Sue et prendre la parole.
Travis : C’est normal, on ne peut rien refuser à cette petite.
Sue esquissa un petit sourire. Travis avait raison, Mackenzie était tellement mignonne qu’on cédait au moindre caprice.
Après quelques minutes, la mère de Jack fit signe de rentrer à l’intérieur de la maison.
Helen : J’espère que vous vous plairez ici. (Se tournant) J’ai mis des couvertures dans la chambre et…
Sue baissa la tête. Il était récurrent pour qu’on se tourne pour parler, c’était un réflexe que certaines personnes avaient lorsqu’elle voulait montrer ce qu’elle avait à dire seulement, de cette façon, Sue ne pouvait pas comprendre se qui se passait. Jack remarqua cela. Il avait prit l’habitude de parler en face de Sue depuis le temps. Il posa sa main sur l’épaule de sa mère pour qu’elle se tourne vers ses invités et plus spécialement vers Sue.
Jack : Maman ! Si tu te tournes Sue ne comprendra pas ce que tu dis.
Helen : Pardon ?
Sue : Je suis sourde.
Kate : Mais elle lit sur les lèvres et c’est trop génial !
Helen : (confuse) Excusez-moi.
Sue : Ce n’est pas très grave.
Jack : Il faut juste lui parler face à face, c’est tout.
Kate : Et puis Jack peut toujours signer.
La mère de Jack le fixa un air surpris.
Helen : Signer ?
Jack : (gêné) J’ai quelque notion du langage des signes.
Kate : Oui, il m’en a appris aussi.
Helen : Vraiment ? Je ne savais pas ça.
Jack : (à Sue) Je vais installer nos affaires. Sue ?
Sue : J’arrive !
Le couple entra dans la maison sous le regard amusé de la sœur de Jack et son père. La mère de Jack semblait un peu étonnée par ce qu’elle venait d’apprendre sur la jeune femme qui accompagnait son fils.
Maison des Hudson
La maison était aussi impressionnante de l’extérieure que de l’intérieure. Tout était magnifique, c’était sans doute le mot qu’elle allait le plus utilisé pendant son séjour ici.
Sue regarda la maison et les objets qui s’y trouvaient. Des photos accrochées au mur, des fleurs et des plantes qui rayonnait et faisait sentir une odeur particulière à la pièce. Sue regardait le séjour avec étonnement, cette maison ressemblait terrible à l’atmosphère qui régnait dans l’appartement de Jack, à l’exception des plantes vertes et des jouets pour enfants.
Jack se tourna en direction de Sue pour qu’elle puisse lire sur ses lèvres mais le regard de Sue qui était focalisée sur la pièce. Jack déposa sa valise près de l’escalier s’approcha de Sue.
Jack : Ca te plaît ?
Sue : C’est vraiment très joli. Et puis l’odeur des fleurs est vraiment délicate.
Jack : On croirait entendre Myles.
Sue éclata de rire.
Sue : Tu exagères, je trouve que cette maison reflète bien ta personnalité.
Jack : Alors attend de voir ma chambre.
Jack s’approcha de l’escalier et reprit les valises qu’il monta suivit de Sue et Lévy qui n’avait pas quitter sa maîtresse.
Chambre de Jack
Jack monta à l’étage suivit de Sue et Lévy. Il déposa les deux valises qu’il tenait. Sue s’arrêta à ses côtés avant qu’ils ne se regardent.
Jack : J’espère que je l’avais rangé avant de partir la dernière fois.
Sue : C’est vrai que tu es désordonné.
Jack plissa des yeux avant de baisser la tête en direction de Lévy.
Jack : Désolé mon vieux mais les chiens sont interdits dans les chambres. Tu auras droit à un bon lit sur le pas de la porte.
Lévy fit les yeux doux à Jack puis à Sue qui lui caressa la tête en guise de câlin.
Sue : Les ordres sont les ordres. Tu restes ici.
Lévy se coucha près de la porte alors que Jack venait de l’ouvrir. Sue s’avança et découvrit la chambre où Jack avait grandit.
Il y avait des trophées de sport sur une étagère et d’un autre côté des médailles. Elle regarda les cadres accrochés sur le mur. C’était des diplômes, ceux d’avocat et de sniper de Jack.
Elle tourna la tête de l’autre côté et vit une photo de groupe, celle du FBI, posé sur le bureau de la chambre. C’était une photo prise lors des concours de football des services de police.
Sue regarda la photo et la prit dans sa main. Il y avait Tara aux côtés de Lucy. Bobby, Demetrius et Myles et enfin Jack et elle, côte à côte. Elle esquissa un rapide sourire quand elle sentit les mains de Jack l’enlacer.
Elle frissonna légèrement, surprise par la délicatesse de l’acte. Elle se laissa pourtant faire avant que Jack ne se blottisse contre elle. Il posa ses mains sur hanches de la jeune femme pendant que son souffle caressait sa nuque.
Elle ferma les yeux et bascula sa tête en arrière. Elle était si bien.
Après quelques minutes, blottis ainsi l’un contre l’autre, elle se tourna vers lui. Ils se regardèrent amoureusement avant qu’ils n’échangent un long baiser. Ils se détachèrent lentement et se regardèrent de nouveau avant que Sue ne prenne la parole.
Sue : On devrait peut-être ranger ces deux valises avant d’aller chercher le reste dans le coffre de la voiture.
Jack : C’est vrai. On aura tout le temps plus tard.
Sue rougit avant de se détacher complètement de Jack et de quitter la chambre pour aller chercher le reste des valises.
Plus tard
Sue et Jack avaient enfin fini de s’installer. Ils s’étaient assis sur le bord du lit les yeux rivés sur le paysage que laissait entrevoir la fenêtre de la chambre. Sue était émerveillée par ce qu’elle voyait. Elle sentit un regard posé sur elle. Elle tourna la tête et vit que Jack l’observait, un sourire au coin des lèvres.
Sue : Qu’est-ce qu’il y a ?
Jack : Rien…je me disais juste que tu étais vraiment très belle.
Jack avait dit cela en passant sa main sur la joue de Sue. C’était un rêve qui se réalisait. Un merveilleux rêve dont il ne voulait pas qu’il prenne fin. Ils se sourirent mutuellement avec de se rapprocher pour déposer un doux baiser sur les lèvres de l’autre. A chaque baiser, chaque sourire leur faisait une impression de revire. Comme s’il en avait un besoin vital.
Jack prit la main de Sue dans la sienne et il lui fit signe de se lever.
Jack : On va faire un tour ?
Sue : Oui, avec plaisir.
Lévy, dans le couloir, aboya à son tour, lui aussi avait envie de se dégourdir les pattes après ce long trajet.
Jack, Sue et Levy arrivèrent dans la cuisine de la maison. Une bonne odeur de muffins se dégageait du four.
Sue : Ca sent très bon.
Kate : Merci ! Je fais des muffins pour la tribu d’affamés qui ne devrait pas tarder.
Sue lança un regard étonné à Kate ?
Sue : Une tribu ?
Kate : Papa, Elliot, Al, et bien sûr Jack !
Jack s’approcha du four pour jeter un coup d’œil quand Kate s’interposa entre Jack et le four.
Jack lança un regard interrogatif à sa sœur.
Jack : Quoi ?
Kate : Si jamais tu t’approches du four…
Jack : Je ne faisais que regarder !
Kate : Je te connais ! Au lieu de traîner dans la cuisine tu n’as qu’à faire visiter les environs à Sue.
Kate prit les 2 amants par la main et les guida jusqu’à la porte.
Kate : Amusez-vous bien les tourtereaux.
Sue, Jack et Lévy s’étaient fait mettre dehors par Kate. Ils n’avaient plus qu’à faire un tour dans les environs.
Alentour de la maison des Hudson
Jack était passé dans des petits chemins dont il était le seul à connaître les détours. Sans qu’ils s’en rendent vraiment compte, ils se tenaient la main. Comme de jeunes adolescents cherchant à s’enfuir en amoureux, ils avançaient main dans la main, se lançant par moment un regard complice. Jack s’arrêtait pour montrer à Sue tel ou tel paysage quand ils arrivèrent près d’un immense lac.
Sue eut le souffle coupé. Elle n’arrivait pas à croire ce qu’elle voyait. Une vallée surplombait un immense lac qui faisait se confondre le ciel et l’eau du lac. Un panorama splendide s’étendait à perte de vue.
Des oiseaux survolaient l’endroit lançant pensé que les hommes n’avaient jamais foulé le sol de ce lieu magique. Sue était émerveillée par ce qu’elle voyait. Jack se rapprocha d’elle et regardait les yeux de la femme qu’il aimait s’éblouir devant ce paysage.
Jack la serra contre lui par la taille, se tenant derrière elle. Il posa sa main sur la joue de Sue, il l’avait fait très délicatement pour la laisser admirer ce panorama qui la laissait rêveuse. Ils se blottirent davantage l’un contre l’autre devant ce paysage romantique.
Sue regarda autour d’elle avant de se tourner vers Jack.
Sue : Il n’y a personne ici ?
Jack : C’est un endroit connu seulement des habitués et ils sont très peu nombreux.
Sue : C’est très retiré comme endroit.
Jack : Et c’est encore mieux de nuit.
Sue plissa les yeux, cherchant à savoir si elle avait bien compris ce que Jack venait de dire.
Jack : (faisant un clin d’œil à Sue) J’espère que tu as emmené ton maillot de bain.
Sue rougit à cette remarque. Il voulait la faire craquer pendant ce séjour. Elle lui avait déjà concédé un point en venant avec lui mais elle n’avait pas dit son dernier mot.
Maison des Hudson
Helen venait de descendre à l’étage quand elle croisa Kate.
Helen : Tu sais où sont Jack et son amie ?
Kate : Sue et Jack sont sortis. Il fait beau, ils sont allés faire une balade.
Helen avança vers sa fille, curieuse d’en savoir plus sur la nouvelle amie de son fils.
Helen : Tu la connais bien, Sue ?
Kate esquissa un petit sourire. Jack invitait rarement, pour ne pas dire jamais, de jeunes femmes à la maison. Lorsqu’il venait en congé, il parlait très peu de son travail mais il parlait plus facilement avec Kate de Sue et elle avait remarqué le lien qui les unissait.
Kate : Je la connais un peu. Pourquoi cette question ?
Helen : Pour savoir, juste comme ça.
Kate : (souriante) Tu t’inquiètes pour ton « petit poussin » ?
Helen, qui allait rejoindre la cuisine, fit volte face, l’air outré.
Helen : Tu rigoles maintenant mais lorsque Mackenzie commencera à sortir avec des garçons tu seras dans le même état.
Kate : Maman ! Jack est assez grand. En plus, Sue est très gentille.
Helen : Je n’en doute pas, seulement moi je ne la connais pas beaucoup.
Kate : Et bien…Sue et Jack s’entendent bien, ils sont très amoureux et puis Sue adore les enfants et lorsqu’elle a gardé Mac, tout s’est bien passé.
Helen prit un air surpris.
Helen : Parce qu’elle a gardé Mackenzie ?
Kate : Bien sûr ! Sue ferait une très bonne mère.
Helen : J’en apprends tous les jours depuis que cette fille est là. Et qu’est ce que ton frère et toi m’avez cachés ?
Kate ne put retentir son rire.
Kate : (riant) Si on te disait tout, tu nous priverais de sortir jusqu’à nos 70 ans !
Helen : Je suis sérieuse Kate !
Kate remarqua que sa mère n’avait pas envie de plaisanter. Elle reprit son sérieux et répondit à sa mère.
Kate : Jack a beaucoup mûrit depuis que Sue et lui sont ensemble. Il a aussi gardé son âme d’enfant, celle qu’il avait perdu lorsqu’il était devenu sniper. Maintenant, je revois le petit frère qui ne se soucie de rien que de rendre les autres heureux.
Helen soupira longuement tandis que Kate poursuivit.
Kate : Tu ne crois pas que tu exagères légèrement, là ?
Helen : Je ne voudrais pas qu’il y ait des problèmes par la suite, c’est uniquement pour cela.
Kate regarda sa mère, cherchant à comprendre le sens de la phrase prononcée.
Helen : Allie m’a dit que Jack et elle avaient besoin de temps…alors je ne voudrais pas qu’il se presse s’il n’aime pas vraiment cette jeune fille.
Kate : Rassure-toi sur ce point. Plus amoureux que lui, ça n’existe pas en ce moment.
Helen : Mais Allie m’a dit qu’elle et Jack…
Kate interrompit sa mère.
Kate : Laisse donc Allie croire ce qu’elle veut. Moi, je vois que Jack aime Sue et qu’Allie et lui, c’est du passé.
Kate abandonna sa mère pour aller sous le porche, donné le biberon de Mackenzie qui commençait à s’impatienter.
Helen regarda sa fille partir avec étonnement. Elle n’avait jamais vu Kate réagir de cette manière. Elle savait qu’il n’y avait pas une complicité entre ces deux jeunes femmes mais le ton de Kate laissait penser à autre chose.
Plus tard
Notre couple avait fini leur promenade. Sue avait été émerveillée par tout ce qu’elle avait vu. Ces endroits que Jack lui avait montrés, les endroits qu’il considérait comme les siens, il les avait partagé avec elle. Il lui avait montré les lieux de son enfance, ceux qui avaient marqué sa vie.
Elle avait senti que quelque chose de nouveau s’était passé lors de cette promenade, ils avaient encore fait un pas dans leur relation. Encore un nouveau cap de franchi dans leur relation. Elle en était consciente et sourit à cela.
Maison des Hudson
Kate avait déposer un festin sur la table.
Sue (gênée) : Tu aurais du me demander de t’aider !
Kate : Pourquoi ? Tu n’as pas aimé la promenade ?
Kate avait dit cela en lançant un clin d’œil. Sue rougit légèrement. Elle aurait été déçue de ne pas faire cette sortie et surtout après le moment qu’elle avait passé. Jack et elle avaient besoin de se retrouver et ces deux semaines de vacances tombaient à point nommer.
Le repas venait de commencer quand la discussion autour de la table débuta.
Travis : (à Kate) Et tu as eu des nouvelles de Al ?
Kate : Injoignable. J’ai eu son patron et il semblerait qu’Al ne puisse pas venir.
Elliot : Al est toujours surbookée. C’est incroyable.
Helen : Ca me rappelle quelqu’un qui est toujours débordé par son travail ici.
Tous les regards se tournèrent vers Jack.
Jack : Je travaille au FBI, on ne s’amuse pas tous les jours.
Kate : Je confirme. Il joue beaucoup plus.
Rires.
Travis : Et comment va Bobby ?
Jack : Il va bien.
Sue : Il avait projeté de retourner quelques jours en Australie mais il a changé d’avis au dernier moment.
Jack : Il voulait faire du rangement dans son appartement.
Kate : Ca va lui prendre au moins deux bonnes semaines, c’est certain.
Rires.
Jack : On a eu pas mal de travail ces derniers temps.
Sue : Avec les classements et les nouveaux locaux, ce n’était pas évident.
Helen : Et dire que quelqu’un à poser une bombe dans le bâtiment.
Sue et Jack se regardèrent. Ils avaient été aux premières loges pour vivre cette expérience. Même si ça avait été un moyen pour qu’ils puissent se réconcilier, ils avaient perdus plusieurs amis et beaucoup étaient encore hospitalisés.
Travis : Et comment vous allez après tout ça vous deux ?
Sue : Ca peut aller, on reconstruit petit à petit.
Jack : Et puis ça à permis à d’autre de comprendre ce qu’ils risquaient de perdre.
Jack et Sue se fixèrent longuement sous le regard de toute la famille Hudson qui se sentaient de trop.
Helen : Mais de toute manière, tu n’as rien et c’est le plus important.
Sue : C’est vrai, il est indemne.
Kate : Et puis vous attraperez celui ou ceux qui ont fait ça.
Sue : C’est vrai. On y arrive toujours, c’est pour ça qu’on est au FBI.
Le couple échangea un regard rempli de sous-entendus. Soudain, on sonna à la porte. Lévy se leva mais Sue lui fit signe de rester couché. Il avait bien le droit à quelques jours de repos après tout. Elliot se leva et alla ouvrir. C’était Kyle, l’ami de Jack.
Kyle : Bonjour la famille Hudson !
Travis : Salut Kyle !
Helen : Kyle.
Kate prit la main de Mac dans la sienne et fit un petit bonjour au nouvel arrivant sous le regard amusé de la famille.
Kyle : Je ne faisais que passer dans le coin.
Kate : Et ça t’as conduit jusque chez nous ?
Kyle : En faites, j’étais venu dire à ce cher Jack que les tickets pour le bal sont déjà en vente alors faut que tu te dépêches un peu.
Jack : Merci.
Kate : Tu restes manger avec nous ?
Kyle : C’est gentil mais ma mère fait son super poisson au four alors je vais devoir dire non mais peut-être la prochaine fois.
Kyle abandonna la famille autour de son repas.
La suite du repas se passa dans une ambiance conviviale voire bon enfant. Sue en appris plus sur les loisirs de Jack lorsqu’il était petit comme la pêche avec son père ou les longs moments qu’il passait dans sa cabane perché dans l’arbre à l’arrière de la maison.
De leur côté, la famille de Jack en appris plus sur la jeune femme qui était avec eux. Elle leur expliqua comment s’était passé sa vie dès qu’elle était devenue sourde, son entrée au FBI, sa rencontre avec Jack et sa première mission.
Kate était aux anges. Elle écoutait tout cela avec intérêt ainsi que Travis et Elliot. De son côté, la mère de Jack semblait distante, ce qui rendit Sue mal à l’aise. Jack le remarqua mais il ne préféra rien dire sur le moment.
En fin de journée
Jack avait fait visiter quelques endroits de la ville à Sue qui avait regardé tout cela avec émerveillement. Ils avaient vu la piscine municipale, le cinéma, la patinoire et l’école primaire.
Elle découvrait un monde étranger qui lui faisait connaître un peu plus l’homme qui faisait battre son cœur. Elle ne l’avait pas quitté des yeux une seule fois. Lorsqu’ils s’étaient arrêtés pour qu’il lui montre telle ou telle chose elle le contemplait, heureuse de voir dans les yeux de Jack une petite lueur qui brillait comme un enfant qui recevait un jouet pour noël.
Elle se sourit à elle-même de le trouver si mignon avec cette lueur d’excitation dans le regard. Elle n’aurait voulu que pour rien au monde que ces moments ne s’arrêtent. Elle était heureuse et si bien qu’elle n’espérait qu’une chose, que le temps s’arrête pour qu’elle puisse savourer chaque seconde.
Le soleil couchant éclairait de quelque rayon alors qu’il n’avait pas encore disparu, le paysage qui s’offrait à la vue de Sue. Elle n’arrivait toujours pas à y croire. C’était comme dans un rêve. Tout était merveilleux…et pas uniquement la compagnie de Jack. Tous les membres de cette famille l’avaient accepté et cela lui faisait vraiment chaud au cœur, elle n’en avait pas espéré tant.
Travis, Kate, Elliot et même Mac semblait l’apprécier seulement…la mère de Jack semblait distante. Elle la comprenait. Elle arrivait comme ça, sans vraiment avoir jamais parler ensemble. Une mère est toujours protectrice avec ses enfants, sa propre mère était un bon exemple.
Elle était toujours assise sous la véranda, admirant le paysage quand Lévy posa sa patte sur la jambe de sa maîtresse. Lévy lui fit signe de se retourner, on lui adressait la parole. Elle tourna la tête vers le bruit que Lévy lui avait signalé quand elle tomba nez à nez avec Helen.
Surprise, elle se redressa pour se retrouver face à face avec cette femme.
Helen : Je ne vous dérange pas ?
Sue : Non ! Pas du tout.
Silence.
Elles restèrent un moment à se sourire, gênées par la situation avant que Sue n’entame la conversation.
Sue : Je trouve que cet endroit est magnifique. C’est très coloré…ça change des rues de Washington.
Helen : Je sais. Quand Jack m’a dit qu’il allait vivre là-bas je me suis demandé si le fait d’avoir respirer trop d’air pur avait agit sur son cerveau.
Les deux femmes se sourirent.
Helen : Je n’ai rien contre les grandes villes mais…j’adore vivre ici. Je ne me sens pas à l’aise à Washington.
Sue : C’est une question d’habitude.
Helen : Sans doute.
Silence.
Les deux femmes restèrent un instant silencieuses.
Helen : Vous avez déjà fait des plans avec Jack ?
Sue fut surprise par sa question. De quoi voulait-elle parler exactement par « plans ». Elle resta quelques instants, le souffle coupé, cherchant le sens de la phrase qui venait d’être dite.
Helen : Je veux dire pour demain.
Sue : Non, pas encore…en fait, il ne me dit rien.
Helen : Comment ça ?
Sue : Il m’a dit que ça sera une surprise mais que je le saurais demain.
Helen esquissa un sourire. Elles furent interrompues par Travis.
Travis : Alors mesdames, vous complotez ?
Helen et Sue se regardèrent avant qu’Helen ne réponde à son époux.
Helen : On ne fait que ça.
Travis : Nous allons dîner, la table n’attend que vous.
Les deux femmes pénétrèrent dans la maison sous le regard de Jack qui paraissait quelque peu inquiet.
A la fin du dîner
La famille Hudson s’était éternisée à table, racontant des anecdotes sur la vie familiale. Sue était assise aux côtés de Jack. Ils avaient Kate et Elliot en face d’eux alors que Mackenzie se trouvait entre ses deux parents. Helen était placée à côté de Jack, son époux à ses côtés, en tête de table.
Ils riaient tous a gorge déployées. L’ambiance était très chaleureuse.
Sue : Le repas était succulent Kate.
Kate : Ravie qu’il t’ait plu.
Jack : C’est un miracle si personne n’a été empoisonné tu veux dire.
Travis : Je te plains mon cher Elliot.
Kate : (faussement outrée) Dites tout de suite que je cuisine mal !
Travis, Jack et Elliot se fixèrent un moment sans dire un mot. Kate prit sa serviette qu’elle lança au visage de Jack.
Kate : (à Sue) J’ai un seul frère alors je me demande comment tu as fait pour vivre avec trois.
Sue : Il suffit de savoir les tenir à la baguette.
Kate : Tu crois qu’il est trop tard pour dresser celui-là !
Sue : Il faudrait essayer !
Jack : Hé ! Je suis un gentil petit frère !
Kate : Seulement quand Sue est là !
Travis : Alors il faut que Sue vienne plus souvent !
Moment de silence. Sue ne savait pas comment elle devait prendre cette phrase. Est-ce qu’elle était la bienvenue dans cette maison ? Travis semblait heureux de faire sa connaissance, et elle, commençait à aimer le Wisconsin.
Helen : On dirait de vrai gamin ! J’ai parfois plus l’impression d’avoir quatre enfants à la maison.
Travis compta sur ses doigts avec l’air d’être dans une intense réflexion.
Travis : Je compte Jack, Kate et Mac. Ca fait trois mais pour le troisième je ne pensais à pas Elliot. Mon cher gendre il va falloir mieux vous tenir !
Helen : Je parlais de toi Travis Hudson !
La soirée continua dans la même atmosphère de joie et de gaieté jusque tard dans la nuit. Une pendule sonna les douze coups de minuit quand Kate se leva de table.
Kate : Je crois que je vais aller me coucher.
Travis : Cendrillon a raison.
Tous se levèrent de table.
Jack : (à Sue en signant) Tu as sommeil ?
Sue : Je n’ai pas trop dormi dans l’avion et Lévy aussi semble exténué.
Lévy fit une petite mine avant de se mettre à bailler, ce qui fit sourire Jack. Ce chien était un vrai personnage à lui tout seul. Tous regardèrent Sue avant d’éclater de rire. Sacré Lévy.
Travis : Bonne nuit à vous les enfants !
Helen : Bonne nuit.
Les deux autres couples se quittèrent et rejoignirent leurs chambres respectives. Kate et Elliot dans une chambre et Sue et Jack dans une autre.
Chambre de Travis de Helen
Travis et Helen étaient déjà installés dans leur chambre à coucher. Savoir que leurs deux enfants étaient à la maison leur rappelait le temps où leurs enfants étaient encore jeunes.
Travis allait s’endormir quand sa femme l’interpella.
Helen : Que penses-tu de cette journée ?
Travis se retourna et lança un regard interrogatif en direction de sa femme.
Travis : De quoi parles-tu ?
Helen : De la journée ? Comment l’as-tu trouvée ?
Travis : Et bien…je suis content d’avoir enfin rencontré l’amie de Jack.
Helen : Hum…
Travis se tourna complètement vers sa femme.
Travis : Tu n’aimes pas Sue ?
Helen : Ce n’est pas ça !
Travis : Tu es mal à l’aise parce qu’elle est sourde ?
Helen lança un regard colérique vers son mari.
Helen : Je ne suis pas aussi obtus d’esprit. Seulement je ne veux pas qu’il regrette d’être avec elle.
Silence
Travis : Seulement…
Helen : Seulement quoi ?
Travis : C’est la première fille qu’il l’emmène ici comme étant une femme importante dans sa vie. Tu le vois comme moi. Il semble heureux.
Helen : Je voudrais plus que des « semble » pour notre fils…Kate m’a parlé de ce qui s’était passé avec cette Tina.
Silence.
Travis connaissait lui aussi cette histoire. Jack ne leur en avait jamais parlé et Kate n’avait pas tout dit mais ils savaient que Jack s’était investit dans cette relation, qui avait faillit le détruire.
Mais cette histoire appartenait au passé. Jack avait relevé la tête et les choses étaient différentes. Travis serra sa femme dans ses bras, un petit sourire sur les lèvres.
Travis : Seulement notre fils est devenu grand et je crois qu’il doit faire ses choix tout seul.
Helen : Mais ?
Travis : J’ai dit, tout seul !
Helen ne dit rien pendant un long moment. Elle devait avouer que depuis le temps, c’était la première femme que Jack emmenait et présentait comme étant une femme à laquelle il tenait. Et lorsqu’elle les avait surprit sur le balcon elle avait vu sur le visage de son fils un sourire qu’elle n’avait jamais vu.
Helen baissa la tête résignée
Chambre de Jack
Sue avait mis sa chemise de nuit. Elle était assez surprise de retrouver parmi ses affaires une petite nuisette, celle qu’ils avaient eu lors de la mission d’infiltration dans le Centre pour couple dans sa valise. Mais Abby ne devait pas être étrangère à tout ça.
Elle avait quitté l’appartement un peu avant Abby le matin et comme, prise par le temps, elle n’avait pas eut le temps de vérifier ce que contenait sa valise. Abby avait du faire « quelques ajouts » à sa manière.
Elle ouvrit la porte de la chambre pour donner une dernière caresse à Lévy qui avait droit à une couche sur le pas de la porte. Quand elle repoussa la porte, elle sentit une pression s’exercer pour que quelqu’un puisse entrer dans la chambre. Elle ouvrit et tomba sur Jack, torse nu qui entra dans la chambre avec juste un pantalon de pyjama pour dormir.
Sue : Tu…tu dors comme ça ?
Jack : Oui !... d’habitude ça ne te gêne pas.
Il avait dit avec un petit regard malicieux qui fit rougir Sue.
Sue : Je veux dire qu’on est chez tes parents et que nous ne sommes pas seuls dans ton appartement ou le mien.
Jack : Je dors toujours torse nu ici. Mais si tu veux que je mette quelque chose.
Sue : Non !
Elle avait accompagné les gestes à la parole. Dans sa précipitation, en voulant le retenir, elle posa sa main sur le torse qui se trouvait en face d’elle. Elle se sentit frissonner à ce contact, comme si c’était la première fois.
Ils restèrent un moment les yeux dans les yeux avant que Jack ne fasse le premier pas ce qui effaça la distance qui les séparait. Il encercla Sue de ses bras. Elle eut le cœur battant la chamade à ce geste. Elle se blotti dans ses bras alors qu’ils ne s’étaient toujours pas quitter des yeux. Il avança lentement son visage près de celui de Sue avant de déposer un long baiser auquel elle ne put que réponde vu la tendresse dont avait fait preuve Jack.
Ils se détachèrent un instant et Sue prit la parole.
Sue : Cette journée était vraiment magnifique.
Jack : Je suis content que tu sois là.
Sue : Je suis heureuse que tu m’ais demandé de t’accompagner.
Jack : Et j’espère que les prochains jours te plairont autant.
Sue : Si tu es là…je suis sûre que oui.
Les deux amants échangèrent un nouveau baiser alors que la caméra zoom vers la fenêtre pour nous montrer un magnifique clair de lune.
Lendemain matin
Maison des Hudson, cuisine
Sue, Jack et Lévi rentraient dans la cuisine alors que le reste de la famille prenait leur petit déjeuner.
Travis : Et alors ? Lévi et Mémo avaient besoin de compagnie pour faire leur promenade matinale ?
Jack sourit. Il regarda Sue qui ne comprenait pas ce que Tray voulait lui dire. Jack lui signa le sous-entendu.
Jack : (en signe seulement) Il dit ça pour savoir si on est sorti pour autre chose que de sortir les chiens.
Sue rougit avant d’essayer de s’expliquer.
Sue : Jack m’a accompagné parce que…enfin…
Helen : Ne vous en faites. Tray est un grand farceur.
Sue regarda Kate qui lui fit un clin d’œil. C’était pour la taquiner et elle avait sauté à pied joint dedans. Jack plissa des yeux en regardant son père d’un air faussement menaçant.
Jack : Tu ferais bien de manger tes pancakes ou lieu de nous surveiller !
Travis : Je ne surveille personne…je constate juste.
Kate : (à Jack) Pendant que vous étiez dehors, on a appelé.
Sue et Jack se regardèrent. Peut-être Wallace les rappelaient pour venir travailler. Si tôt…ils avaient à peine profité de leur moment de tranquillité et surtout de leur moment à deux. Mais le devoir ne pouvait pas attendre.
Jack : Et qui était-ce ?
Kate : Richard Matherson. Il voulait que tu saches que ce que tu lui avais demandé était disponible ce matin dès 10 heures.
Le visage de Jack s’illumina. Il regarda sa montre : 9h25. Ils auraient le temps de prendre un bon petit déjeuner avant de quitter la maison avec Sue.
Jack fit un clin d’œil à Sue avant de l’inviter à s’asseoir pour prendre son petit déjeuner. Sue chercha à comprendre du regard mais Jack ne lui expliqua rien, c’était encore un mystère qu’il gardait pour lui depuis leur arrivée ici.
Plus tard
La maison des Hudson s’était vidée au compte goutte et petit à petit, l’heure avait passé, une fois le petit déjeuner terminé. Travis était partit rendre une visite à un de ses amis qui n’habitait pas très loin, Helen était partie voir son amie, la mère d’Allie quant à Elliot, Kate et Mackenzie, ils étaient partis au parc emmenant avec eux Mémo.
Il ne restait plus que Sue, Jack et Lévy. Jack regarda sa montre. Il était déjà 9h45. Ils devaient partir maintenant s’il voulait arriver à l’heure à son rendez-vous de 10h00. Il prit la veste de Sue et la sienne et lui fit signe qu’ils devaient partir.
Après quelques minutes de marche ils arrivèrent devant la porte d’un immense centre équestre. Il y avait beaucoup de monde, au moins une trentaine, qui se tenaient auprès de chevaux.
Washington D.C.
Bâtiment provisoire du FBI, Bureau de Wallace
Son équipe était en congé depuis quelques jours maintenant. Elle était contente de leur avoir donné ce moment de répit. Ils en avaient tous besoin.
Elle était assise à son bureau, le nez dans une pile de dossier. Elle voulait finir cela aujourd’hui pour passer quelques jours avec Abby. Elle avait prit de grandes résolutions depuis l’attentat. Elle devait penser à sa famille et à sa vie avant de penser à son travail.
Elle aurait pu se trouver à la place de Jack, sous ces décombres. A lutter pendant des heures pour sa survie. Elle avait déjà du se battre pour vivre mais jamais dans de telles conditions. Et puis si jamais elle l’avait perdu, lui aussi, elle n’aurait sans doute plus jamais mis les pieds dans un bureau fédéral.
Mais les événements en avaient décidé autrement. Elle releva la tête et laissa son esprit vagabonder…
Flash back
Hôpital Saint Matthew
Elle n’aimait pas les hôpitaux. Cette odeur particulière qui flottait dans ce lieu la rendait nerveuse, elle qui savait toujours cacher ses émotions, elle se sentait affaiblie et vulnérable.
Elle s’était pourtant promise d’aller lui rendre visite, après tout c’était un de ces hommes et même si elle ne voulait pas s’attacher, elle le considérait un peu comme un de ses amis.
Elle arriva à l’étage et chercha le numéro de la chambre du regard, la 407. Après quelques mètres elle l’aperçut. Elle s’arrêta devant la porte de la chambre close. Elle prit une grande respiration avant d’y frapper.
Voix : Entrez !
Elle abaissa la poignée de la porte avant de pénétrer dans la chambre. Elle fit quelques pas et se retrouva nez à nez avec Jack, assit sur le rebord de son lit, caressant la tête de Lévy.
Jack : Bonjour !
Wallace : Bonjour Jack !
Elle voyait au regard de Jack qu’il était surpris de la voir mais après quelques secondes elle vit le regard du jeune homme changé. Un immense sourire sur le visage il désigna une chaise de libre pour qu’elle puisse s’asseoir.
Jack : Sue est partie prendre un café au distributeur, elle m’a laissé Lévy en attendant.
Wallace : Je constate que les choses vont mieux entre vous deux.
Jack baissa la tête. Les choses avaient terriblement changées entre Sue et lui depuis ces incidents. Ils avaient cru être séparés pour toujours mais le destin en avait voulu autrement. Maintenant, ils vivaient pleinement cette relation qui avait failli se terminée.
Jack : Ca va beaucoup mieux…et vous n’y êtes pas innocente.
Wallace lança un regard étonné en direction de Jack.
Jack : Vous m’avez fait comprendre que je ne devais pas vivre dans le passé et que j’étais en train de faire une grossière erreur.
Wallace : Vous avez été assez grand pour que les choses changent de cette façon, je n’ai pas fait grand-chose.
Jack : Si, vous m’avez sauvé la vie et…au sujet de ma demande de changement d’affectation, je…
Wallace : Quelle demande ?
Wallace sourit à Jack. Elle avait espéré que les événements lui avaient fait changer d’avis et c’est ce qui s’était passé. C’était la meilleure chose qui puisse lui arriver.
Fin du flash back
Elle souriait. Elle ne savait pas pourquoi elle avait envie de sourire mais elle souriait. Peut-être parce qu’elle avait été remerciée de ce qu’elle avait fait ou peut-être parce qu’aucun de ces agents n’avaient perdu la vie. Elle n’en savait rien. Mais ce dont elle était sûr, c’était d’une chose, son équipe venait de franchir un nouveau cap et ils l’avaient fait grandir avec elle.
Ils avaient franchi cette étape tous ensemble. Comme une famille.
Wisconsin
Centre équestre
Le centre équestre était tout en bois de l’extérieur. Sue regardait avec étonnement cet immense chalet qui se trouvait devant elle. Magnifique, c’était le premier mot qui lui venait à l’esprit.
L’endroit semblait coupé de toute élément de modernité. La seule chose qui trahissait cet effet, était de voir plusieurs personnes avec un téléphone portable. Mais ceci ne gâchait en rien la majesté du lieu.
Jack la regarda, elle avait les yeux qui brillaient devant ces lieux nouveaux. Après avoir pénétré dans le bâtiment qui servait d’accueil, ils retrouvèrent un homme d’une trentaine d’années, plus petit que Jack mais qui semblait être le chef des lieux.
Jack sourit à la vue de son ami avant de s’approcher du comptoir et de faire signe à Sue de le suivre.
Homme : Jack ! Je suis content de te voir ! Ca faisait si longtemps.
Les deux hommes se donnèrent une poignée de main chaleureuse avant que Jack ne lui présente Sue.
Jack : Sue, je te présente Richard Matherson. Richard, Sue Thomas.
Sue lui serra la main tandis que Jack continua les présentations.
Jack : Ce centre équestre est ici depuis des années. Richard le tient de son père depuis qu’il est parti à la retraite. Lorsque j’étais petit, je venais souvent ici pour donner à manger aux chevaux et c’est comme ça que j’ai rencontré Richard.
Sue : C’est un endroit magnifique.
Richard : Il y a beaucoup de paysage à voir et à cheval c’est encore mieux.
Sue regarda Jack avant que les deux hommes ne se regardent, d’un air complice.
Jack : On va faire un tour à cheval ?
Sue regarda Jack sans être sûre d’avoir bien compris ce qu’il venait de dire.
Sue : Tu as dit « on » ?
Jack : Oui ! Je parlais de Lévy, toi et moi.
Sue : (rougit) J’ai déjà fait du cheval mais ça date d’assez longtemps.
Richard : C’est exactement comme le vélo, ça ne s’oublie pas !
Sue regarda Richard s’éloigner de Jack et elle afin d’aller chercher du matériel. Elle n’était pas sûre que cette excursion se passe bien. Elle avait fait du cheval mais c’était il y a longtemps, alors qu’elle n’était qu’en primaire.
Elle ne voulait pas gâcher la surprise de Jack seulement, elle ne voulait pas non plus qu’il se fasse mal.
Sue : Tu es sûr que c’est bien après…ce qui s’est passé…pour tes côtes ?
Jack : Rassure-toi. J’en ai déjà parlé à Richard et aussi au médecin. Ils m’ont dit que ça ne risquait rien si je ne décidais pas d’aller faire un rodéo.
Jack esquissa un sourire auquel Sue ne put que répondre. Il essayait de la rassurer mais il ne voulait pas qu’elle fasse cette promenade à cheval à contre cœur.
Sue remarqua que son attitude inquiétait Jack et lui fit un petit sourire avant de s’avancer vers Richard, alors que Lévy la suivait de près.
Quelques minutes plus tard
Jack était au côté de Sue qui regardait avec inquiétude ses grands chevaux qui trottaient dans leur enclos. Jack posa sa main sur celle de Sue afin d’attirer son attention.
Jack : Tu as l’air nerveuse ? Ca va ?
Sue : (gênée) Ca va ! C’est juste que…si j’avais su qu’on allait faire du cheval j’aurais repris quelques cours avant.
Jack : Rassure-toi, aujourd’hui on va juste faire un petit tour. On a une petite carriole et lorsqu’on reviendra je serais ton professeur particulier en équitation.
Jack avait laissé ses derniers mots filer entre un immense sourire rempli de sous-entendus.
Sue : (un peu rassurée) Très bien !
Maison des Hudson
Helen venait de rentrer. Elle était passée voir une de ces amies, la mère d’Allie. Elles étaient devenues amies lorsque leurs enfants, Allie et Jack, fréquentaient la même classe.
Helen aimait beaucoup Allie, elle lui semblait être une jeune fille gentille avec qui Jack s’entendait bien. Elle savait qu’avec le temps, les gens pouvaient changer mais Allie restait toujours la même, douce et gentille avec les membres de cette famille.
Helen rentra dans sa cuisine et remarqua que personne n’était encore revenu. Elle se doutait bien que Kate et Elliot allait profiter de leur baby-sitter du moment avec Tray.
Quant à Jack et Sue…elle avait bien comprit qu’ils étaient partis au centre équestre, mais Jack lui avait dit de ne pas les attendre pour le repas alors ils allaient sans doute partir en promenade.
Helen vit alors une barrette à cheveux. C’était celle de Sue, elle l’avait vu, il y a quelques heures auparavant dans les cheveux de la jeune femme. Elle prit la barrette avant de la reposer à l’endroit où elle se trouvait alors qu’elle soupira.
Elle n’avait aucun a priori au sujet de Sue seulement, elle connaissait son fils et savait qu’il pouvait parfois faire des choix sur un coup de tête. Il était un peu comme son père, à agir avant et réfléchir après. Surtout en ce qui concernait les sentiments.
Dans un dernier soupir, Helen enfila son tablier et commença à préparer le déjeuner. Soudain, elle réfléchit au temps qui défilait à une allure incontrôlable. Elle n’avait pas vu le temps passr.
Ses enfants, elle les avait vu grandir si vite. La remise des diplômes pour Kate puis Jack…et ensuite leurs départs pour l’université. L’annonce de Jack lorsqu’il était devenu sniper, la maîtrise de Kate en droit…l’annonce de son mariage…l’entrée de Jack au FBI…elle avait l’impression que les années passaient sans qu’elle ne s’en rende vraiment compte.
Les rêveries d’Helen furent interrompus par l’arriver de Tray qui revenait avec un immense sourire sur les lèvres…comme toujours, lorsqu’il franchissait le pas de sa maison.
Tray : Ca sent bon dans cette cuisine.
Helen ne put que sourire à la remarque de son mari. Il faisait toujours ça, la faire sourire.
Alentour du centre équestre
Sue, Jack et Lévy étaient dans la carriole que leur avait prêté Richard pour se balader dans les environs. Les lieux étaient enchanteurs et le paysage était comme dans un tableau de grands peintres.
Le vent caressait doucement le visage de Sue, pendant que ces cheveux virevoltaient au gré du vent sous le regard de Jack. Il ne se lassait pas de la regarder du coin de l’œil.
Sue n’en croyait pas ses yeux. Depuis son arrivée elle avait l’impression d’être dans un rêve. La gentillesse des parents de Jack, Travis et Helen, sa complicité avec Kate et la petite Mackenzie, et puis Jack…ils étaient ensemble, loin de tout problème. Rien que lui et elle dans un décor enchanteur.
Sue regarda autour d’elle. C’était ce qui lui fallait. Faire une pause et reprendre un moment avec Jack et elle, pour qu’ils sachent où ils en étaient. Ils avaient failli être séparé et ils devaient devait clarifier les choses sur leur sentiment et parler de leur avenir.
La petite carriole s’arrêta dans un endroit isolé où la vue était plongeante sur les hauteurs de la ville. A quelques mètres de là, se trouvait une grande serviette pliée contre un arbre, un panier de pique-nique et un seau à champagne.
Sue lança un regard rempli de sens en direction de Jack qui lui souriait de plus belle. Il avait déjà tout planifié, et ce, depuis le début.
Sue : Tout était déjà orchestré ?
Jack : Non, pas du tout.
Sue : Dis tout de suite que cette couverture et ce panier sont venus tout seuls.
Jack : (souriant) Lévy est venu le déposer en cachette dans la nuit ?
Sue plissa des yeux avant de se tourner en direction de Lévy qui était couché à l’arrière de la charrette.
Sue : (à Lévy) Alors comme ça on fait des coups en douce !
Lévy posa ses pattes sur sa tête comme pour passer inaperçu, alors que le couple descendit de la carriole.
Washington D.C.
Bureau du directeur du FBI
Deux hommes se trouvaient dans le bureau, assis l’un en face de l’autre. Ils étaient presque dans la pénombre comme s’ils complotaient. L’un d’eux portait une veste grise tandis que l’autre était tout en noir.
Homme1 : Alors ?
Homme2 : Les investigations sont toujours en cours monsieur le directeur.
Directeur : Nous sommes le FBI, agent Morrison. Qu’un groupe terroriste ait pu poser une bombe dans nos locaux, au nez de notre service de sécurité est inacceptable.
On frappa à la porte.
Directeur : Entrez !
Un troisième homme entra dans la pièce. Il s’agissait de l’agent des affaires internes, Vincent Pinter.
Pinter : Monsieur le directeur…
Directeur : Agent Pinter ! Vous avez peut-être des informations sur notre affaire.
L’agent vint s’asseoir auprès de son collègue. Les deux hommes se firent un bref bonjour avant que Pinter ne reprenne la parole.
Pinter : En effet, plusieurs menaces qui avaient été lancées, ont été vérifiées mais cependant aucun groupe terroriste n’a revendiqué cette action.
Directeur : Ca serait peut-être une mésentente dans un groupuscule.
Pinter : Nous travaillons également sur cette possibilité.
Le directeur se leva et contourna le bureau qui le séparait des deux hommes pour affirmer ses dires.
Directeur : Plusieurs agents ont perdu la vie. Je ne tolèrerai aucune négligence sur cette affaire.
Morrison : Bien entendu monsieur.
Directeur : J’attend de vous un suivi de cette affaire heure par heure. Si vous avez des soupçons, vous avez cartes blanches.
Les deux agents se fixèrent avant de se lever et de quitter le bureau.
Cette affaire était sans nul doute la plus délicate qu’ils devaient traiter. Le directeur attendait des résultats le plus vite possible mais il n’était pas le seul. Tous les membres du bureau attendaient de savoir ce qui s’était passé et surtout, s’il y avait un traître parmi eux.
Maison des Hudson
Kate venait de rentrer dans le salon. Elle déposa les clés sur la petite table près de l’entrée quand elle entendu deux voix qui venaient dans sa direction. Elle regarda sur la table et remarqua que les clés de Jack ainsi que la veste de Sue était là.
Si elle en jugeait par le ton que Sue et Jack prenaient, la balade avait du être très appréciée par le couple. Kate pénétra davantage dans la maison. Elle tomba nez à nez avec Sue et Jack qui n’avaient même pas remarqués sa présence.
Jack tenait Sue dans ses bras. Ils étaient restés les yeux dans les yeux faisant abstraction de tout ce qui les entouraient. Kate toussa légèrement. Jack détacha son regard qu’il avait sur Sue pour déporter son attention sur le bruit qu’il venait d’entendre.
Jack : (gêné) Tu veux quelque chose ?
Kate : Elliot va chercher les places pour le bal. Tu veux aller avec lui ?
Jack se sépara de Sue à regrets. Il devait aller prendre ces billets.
Jack : (à Sue) Je vais devoir y aller.
Kate posa sa main sur l’épaule de Sue.
Kate : En attendant on va faire du shopping.
Au moment où Kate avait dit cela, Elliot entra dans la pièce.
Elliot : Tu vas faire du « shopping » ?
Kate : Avec Sue. On doit être présentable pour le bal.
Elliot : Présentable ? Mais tu es déjà magnifique alors tu n’as pas besoin d’autre chose ?
Kate s’avança vers son mari. Elle posa ses mains sur son torse avant de lui sourire.
Kate : Mais c’est difficile de toujours vous plaire.
Le couple se regardait amoureusement quand Travis entra portant Mackenzie dans ses bras.
Travis : Il y a des mineurs dans cette pièce.
Tous sourirent à sa remarque.
Travis : Vous feriez bien d’y aller les garçons parce que les billets ne vont pas vous attendre.
Jack et Elliot se lancèrent un regard entendu. Chacun d’eux déposa un rapide baiser à leurs compagnes avant de quitter la maison.
Kate : (à son père) Maman et toi allez garder Mac pendant que nous allons faire les boutiques ?
Travis : Ta mère est sortit mais tu peux compter sur ton vieux père pour ce genre de mission.
Travis fit un clin d’œil à Sue qui lui sourit en réponse. Les deux jeunes femmes prirent leur manteau et sortirent à leur tour.
Centre commercial
Sue trouvait ce magasin gigantesque. Il y avait de magnifiques robes dans chaque boutique. Elle ne pourrait jamais se les payer aux prix où elles étaient. Kate prit Sue par le bras et elles avancèrent, bras dessus, bras dessous dans le magasin jusqu’à ce que Kate s’arrête devant la vitrine d’un magasin de vêtement.
Kate : C’est ici que je viens pour les robes de soirée et vêtement très habillés.
Sue : Ah, d’accord.
Kate : Ils font des vêtements très à la mode et le prix est abordable.
Sue n’eut pas le temps de répondre qu’elles avaient déjà franchi le portique d’entrée.
Magasin
Sue venait d’entrer dans ce magasin pour la première fois de sa vie mais Kate, elle, connaissait toutes les jeunes femmes qui se trouvaient à l’intérieur. A peine, elles firent deux mètres, qu’une dizaine de vendeuses de précipitèrent vers elle.
Vendeuse1 : Kate ! Cela faisait si longtemps.
Vendeuse2 : Vous venez remplir votre garde robe ?
Kate sourit avant de se tourner vers Sue qui semblait plus que perdue.
Kate : Je suis ici pour moi mais surtout pour mon amie Sue, ici présente.
Vendeuse1 : Et que vous faut-il mesdames ?
Kate : Des robes de soirées.
Vendeuse2 : C’est à moi de jouer alors. Je vais vous transformer en princesse.
La vendeuse prit Sue par le bras tendit qu’une seconde sorti un mètre pour prendre ses mensurations.
Ecole Abraham Lincoln
Elliot et Jack venaient de descendre de voiture. Ils se trouvaient sur le parking de l’école où ils avaient fait leurs études quelques années auparavant. Il n’y avait pas eu beaucoup de changement depuis ces années. Un panneau lumineux qui affichait les événements de la région, plus de places de parking car il y avait plus d’élèves, mais sinon tout était comme à leur époque. Jack se tourna en direction de son beau-frère qui refermait sa portière de voiture.
Jack : Tu as déjà acheté la fleur de promo ?
Elliot : La fleur que doivent porter aux poignets les cavalières ? Non, pas encore.
Jack continua d’avancer en direction de l’entrée alors qu’Elliot attendait de connaître la raison de cette question. Après quelques secondes Elliot ne put attendre.
Elliot : Pourquoi ?
Jack : (pensif) De quoi ?
Elliot : Pourquoi tu m’as posé cette question ?
Jack : Ha ! Et bien si tu ne l’as pas encore prise, j’irais à ta place. Je prendrais celle de Sue au même moment.
Elliot : Ca m’arrange. Je voulais passer un peu de temps avec Mac. Je n’ai pas vraiment eu le temps avec tout le travail au cabinet.
Jack regarde Elliot. Lui aussi avait une vie mouvementée. La naissance de Mac, son travail, celui de Kate, il n’avait pas vraiment le temps de se reposer. Jack savait que les réunions de famille permettaient à Elliot comme à Kate de souffler un peu.
Jack : Mac a vite grandit depuis la dernière fois.
Elliot : Oui, c’est vrai. Elle grandit sans même que je m’en aperçoive. Bientôt elle aura des petits copains et me trouvera ringard.
Les deux hommes se regardèrent avant d’éclater de rire.
Jack : Tu as encore le temps.
Elliot : Tu dis ça mais quand tu auras des enfants, tu comprendras.
Le duo entra enfin dans l’enceinte de l’établissement alors qu’il y régnait une forte agitation. Il y avait déjà pas mal de monde pour l’achat de billet ainsi que des étudiants qui se chargeaient des décorations.
Plus tard…
Maison des Hudson
Kate et Sue étaient revenues du centre commercial. La maison était vide. Un papier sur la table du salon attira l’attention de Kate.
Kate s’aventura dans la pièce. Elle lit le papier alors que Sue avait monté les paquets qu’elle avait achetés avec Kate. Lorsque qu’elle rejoignit Kate, elle lui tendit le papier. Elle le prit et le parcourut.
« On est ressortit puisque que vous videz vos comptes en banque. On est allé faire des courses et on a emmené Mac avec nous. Mac, Elliot, Jack et Tray. »
Kate : Ils ont kidnappé ma fille pour se donner bonne conscience mais si jamais ils ont acheté de la bière ils vont s’en mordre les doigts.
Sue : Ils ont fait vite en tout cas pour acheter les billets.
Kate : Tu veux dire que c’est nous qui avons traînés, on est restées plus de cinq heures à faire des essayages…mais ça valait la peine.
Les deux jeunes femmes se regardèrent avant d’éclater de rire. Ca avait vraiment valu la peine. Elles avaient parlé entre temps et s’appréciaient de plus en plus. Sue avait l’impression que Kate et elle avaient quelque chose en commun.
Les deux jeunes femmes s’assirent sur le canapé afin de se reposer après ces heures de shopping intensives. Elles restèrent un moment sans savoir quoi se dire quand Kate posa sa main sur celle de Sue.
Kate : Jack ne t’a pas parlé de la fois où il s’est réveillé maquillé ?
Sue fit des yeux ronds. Elle se demandait si elle avait bien comprit ce qu’elle avait lu.
Sue : Tu as dit « maquillé » ?
Kate : Oui !
Kate signa « maquillé » avec un peu de difficulté mais ce geste la toucha énormément venant de la part de sœur de Jack. Kate se leva et ouvrit une armoire. Elle resta accroupie quelque instant puis se releva brandissant un épais livre où il était écrit : « Album de photos : Jackson Samuel HUDSON ». Elle vint s’asseoir à côté de Sue, le sourire aux lèvres.
Kate : J’espère qu’après ça tu ne verras pas Jack d’un mauvais œil.
Sue sourit alors que Kate ouvrit le livre.
Kate : (montrant la photo) C’est la première photo de Jack quand il est né.
Sue regarda la photo avec des yeux remplis d’émotion. Jack était un tout petit bébé, posé dans les bras de sa mère. Il était si petit et si fragile qu’elle sourit en voyant cette image. Jack avait bien changé depuis.
Kate : (montrant une autre photo) Et ici, c’est son entrée à l’école. Il avait déjà un sale caractère.
Sue explora la photo avant d’en regarder une autre. Une photo de classe. Elle parcourut quelques secondes l’image avant de reconnaître Jack. Il avait déjà ce quelque chose qui se dégageait de lui. Sue plissa les yeux pour regarder attentivement le visage du petit garçon de l’époque.
Sue : On dirait qu’il a quelque chose à l’œil ?
Kate : Un œil au beurre noir. La maîtresse de l’époque avait essayé de cacher en mettant de la glace mais rien n’y avait fait.
Sue : (étonnée) Un œil au beurre noir ? En quel occasion ?
Kate : Jack s’était bagarré le jour de la photo de classe.
Sue : Pourquoi ?
Kate regarda autour d’elle avant de répondre.
Kate : Un ami de Jack avait été accusé de vol. Jack a surpris une conversation entre deux élèves, dont celui qui se vantait d’avoir commis le vol. Jack n’a pas attendu, il s’est battu avec le petit garçon et le voleur s’est finalement dénoncé.
Sue : Jack avait déjà la fibre des enquêtes.
Un sourire se dessina sur les lèvres de Sue. Il avait toujours été ainsi, près à aider les autres quitte à avoir des ennuis. Ce petit garçon n’avait pas tellement changé en fin de compte, il avait juste grandi en gardant en lui cette envie de vérité et de justice.
Kate remarqua le sourire de Sue et tourna la page suivante de l’album.
Sue se pencha et examina scrupuleusement toutes les photos qui défilaient devant ses yeux. Soudain Kate posa sa main sur celle de Sue et attira son attention sur une photo.
Kate : C’est là que Jack est maquillé.
Sue se pencha. Jack avait du rouge à lèvres, du fard à paupière, du mascara et du fond de teint. Sue n’en croyait pas ses yeux. Jack maquillé.
Kate : Il dormait après une excursion à l’extérieur avec sa classe. Al et moi on a attendu qu’il dorme et on a pris la photo. Mais avant on a fait quelques petits arrangements.
Sue regarda Kate. Elle éclata de rire.
Sue : Et comment a réagit Jack quand il s’est réveillé ?
Kate : J’ai du aller vivre quelque jours chez Al.
Sue : Je le comprends, si j’avais été à sa place.
Kate : Et pendant trois semaines il n’a dormit que d’un œil.
Sue laissa son regard vagabonder sur les autres photos qui étaient sur la page quand elle vit une photo qui l’intrigua.
Sue : Et celle-là ? Jack porte un smoking. C’est en quelle occasion ?
Kate devint un peu plus gênée. Elle regarda Sue dans les yeux. Elle devait avoir confiance dans l’amour que son frère portait pour cette femme et Sue, elle, devait faire confiance à Jack.
Kate : C’est en bal de promo avant l’entrée au collège.
Sue : Il est très élégant.
Sue tourna la page. Jack avec sa cavalière : Allie. Sue considéra la photo quelque instant, comme surprise de voir ça. Mais elle devait s’y attendre après tout. Jack et Allie se connaissaient depuis longtemps. Elle avait fait partie de sa vie et elle ne pouvait pas lutter contre seulement…elle se sentait un peu jalouse de cette relation.
Sue : C’est Allie à ses côtés ?
Kate:…Oui…mais c’était il y a longtemps.
Sue avait baissé la tête. Elle ne voulait pas que des larmes lui coulent sur les joues. Kate avait raison, c’était il y a longtemps seulement elle n’arrivait à s’ôter de la tête l’idée qu’Allie tenait une place important dans la vie de l’homme qu’elle aimait.
Kate sentit que Sue était mal à l’aise de la photo qu’elles venaient de voir. Elle devait avouer que lui montrer ceci n’était peut-être pas une bonne idée.
Kate : Je suis désolée, je n’aurais pas du.
Sue : (essuyant ses larmes) Non, ce n’est de ma faute. Je pleure pour pas grand-chose ces temps-ci.
Kate prit la main de Sue et la regarda dans les yeux.
Kate : Je ne veux pas que tu penses que je me mêle de la vie de Jack seulement, je suis certaine qu’il t’aime et qu’il tient à toi. Jack a eu beaucoup d’histoires dans sa vie mais je ne l’ai jamais vu si heureux depuis que tu es entrée dans sa vie.
Sue esquissa un rapide sourire.
Kate : Pour te dire à quel point tu comptes, tu es la première qu’il présente à nos parents comme étant la femme avec qui, il a une relation sérieuse. Il sourit constamment et je vois qu’il est heureux, TU le rends heureux.
Sue : Merci.
Kate : Non, c’est à moi de te remercier d’offrir tant à mon petit frère. Il avait besoin d’une femme telle que toi.
Sue : Jack aussi me rend heureuse. Il m’a toujours épaulée, il m’a protégée et maintenait qu’on est ensemble…il est merveilleux.
Kate : C’est parce qu’il est avec une femme qui le rend ainsi. Tu le fais évoluer, le fait grandir.
Sue rougit. Elle espérait bien s’entendre avec la sœur de Jack mais elles devenaient presque complices, comme des soeurs.
Kate : Et puis de toi à moi, Allie n’est pas tout à fait le genre de Jack, elle aime trop qu’on parle d’elle.
Levy venait de rejoindre Kate et Sue qui avaient décidé de prendre une tasse de café. Levy revint avec sa laisse dans la gueule.
Sue : Tu veux faire un tour ?
Kate : Il a besoin de se dégourdir les pattes.
Sue : Je vais lui faire faire sa promenade.
Kate : Tu n’as qu’à aller dans le jardin qui longe la maison. Il y a un joli coin.
Sue acquiesça de la tête avant de sortir, Levy sur ses talons.
Supermarché
Mac, Jack, Elliot et Travis arpentaient les rayons de la grande surface. Mac était assise dans le chariot aménagé avec un siège pour enfant en bas âge. Les trois hommes laissaient leurs regards parcourir les différentes étagères du rayon quand Travis posa la main sur l’épaule de son fils.
Travis : Je vais regarder le rayon destiné à la pêche, je reviens dans pas longtemps.
Jack et Elliot : D’accord !
Mackenzie fit un petit geste de la main en direction de son grand-père qui ne put que lui sourire.
Travis : (à Mackenzie) Ton vieux papy n’en a pas pour longtemps ma chérie.
Elliot prit Mackenzie dans ses bras. Elle sourit à son père pendant que Jack avait prit le relais d’Elliot en poussant le caddie. Jack regarda du coin de l’œil Elliot joué son rôle de père. Il l’enviait presque. Il se souvint du visage de sa sœur et d’Elliot quand ils avaient annoncé qu’ils allaient être parents, le jour où Kate fut transportée à l’hôpital et surtout quand lui, avait vu Mackenzie pour la première fois. Il n’aurait pas pu oublier ce jour.
Il venait de rentrer d’une mission assez difficile du FBI et il vit sa sœur tenir ce petit être endormi dans ses bras. Il n’avait pas osé la prendre au début, elle semblait si fragile, si petite. Mais avec le temps, il avait appris à la tenir et ce sentiment de chaleur qui l’inondait quand la petite fille lui souriait. Il avait pensé plusieurs fois à fonder une famille mais il n’avait pas encore trouvé la femme avec qui cela aurait pu devenir réalité.
Jack esquissa un rapide sourire. Sa sœur était heureuse et il l’était pour elle. Maintenant il devait lui aussi trouver le bonheur et Sue lui faisait déjà découvrir une partie de cela. Jack fit sortit de ses pensées par Elliot.
Elliot : Alors Jack ? Tu rêvasses ?
Jack : (gêné) Un peu…
Elliot : Tu as la tête de quelqu’un qui à quelque chose sur le cœur. Si je peux t’aider ?
Jack regarda Elliot qui remettait Mac dans la nacelle.
Jack : En fait…et bien…comment dire…
Elliot : C’est à propos de Sue ?
Jack leva la tête. Etait-ce si évident ?
Elliot : On se connaît depuis assez longtemps tous les deux pour savoir quand quelque chose cloche. Et comme d’habitude tu ne viens jamais à ce genre de réunion d’anciens élèves, je suppose que Sue t’a un peu forcé la main.
Jack : Oui. Elle sait comment me convaincre.
Elliot : Elles le savent toutes et dès qu’elles savent comment faire, crois-moi, elles l’utilisent.
Les deux hommes éclatèrent de rire avant que Jack ne reprenne son sérieux.
Jack : Elliot…
Elliot : …
Jack : Comment tu as fait pour faire…ta demande à Kate ?
Elliot écarquilla les yeux.
Elliot : Tu veux la version officielle ou la vérité ?
Jack : Parce qu’il y a deux versions ?
Elliot : Et bien la version officielle est que nous étions sur un banc dans un parc, j’ai sortit la bague de ma poche. Elle a versé une larme quand je lui ai posé la question à laquelle tu connais la réponse et depuis nous sommes heureux.
Jack : Et la vérité ?
Les deux hommes allèrent s’asseoir sur un banc pour qu’Elliot puisse donner son biberon à la petite Mac qui ne tenait plus en place.
Elliot : Et bien, puisque tu veux la vérité.
Jack avala sa salive, il voulait savoir à quoi il devrait s’attendre si jamais il décidait de faire le… grand saut.
Elliot : J’avais les mains moites. La gorge aussi sèche qu’en plein désert. Le cœur battant la chamade. On était dans un parc, près d’une fontaine. Elle était assise en face de moi et m’a sourit quelque instant. Ce qui m’a fait perdre tous mes moyens. J’avais la bague dans ma poche depuis une semaine.
Jack : Une semaine ?
Elliot : Je ne savais pas comment aborder la chose et tu sais que Kate n’est pas toujours conciliante.
Jack : C’est vrai. Elle est parfois bornée.
Elliot : Enfin, je me suis dis que c’était l’endroit idéal, le moment idéal alors j’ai posé mon genou au sol. J’ai pris sa main dans la mienne et pendant que je la regardais, j’ai mis ma main dans ma poche. Les passants nous regardaient alors que je cherchais toujours la bague au fond de ma poche. J’ai sorti l’écrin et je l’ai tendu à Kate.
Jack écoutait Elliot sans dire un mot. Il buvait littéralement les paroles de son beau-frère.
Elliot : J’ai ouvert l’écrin vers Kate et là…elle a rit.
Jack : (surpris) Quoi ?
Elliot : J’ai dit la même chose. Je ne comprenais pas pourquoi elle éclatait de rire. J’ai regardé à l’intérieur de la boîte et elle était vide.
Jack : (étonné) Tu avais perdu la bague ?
Elliot hocha la tête en signe affirmative avant de reprendre son récit.
Elliot : Je me suis levé, j’ai retourné toutes mes poches, j’ai enlevé ma chemise, j’ai sauté sur place au cas où la bague se serait coincée dans la doublure de mon pantalon alors que Kate n’arrêtait pas de rire.
Jack : Et tu l’as retrouvée ?
Elliot : Après vingt bonnes minutes de recherche, non.
Jack : Et alors ?
Elliot : Je me suis assis à côté de Kate. Je n’osais pas la regarder. Tout devait être parfait, ça faisait un mois que je cherchais le moment idéal, l’ambiance romantique, l’endroit qui resterait mémorable pour qu’elle puisse me donner sa réponse et…
Jack : Et ?
Elliot : Elle m’a tendu la bague.
Jack était sous le choc.
Jack : (étonné) Quoi ?
Elliot : Elle me l’a tendu avec un grand sourire. Elle m’a dit : « C’est ça que tu cherches depuis un quart d’heure ? »
Jack : (sourire) Elle l’avait trouvé ?
Elliot : Je l’avais faite tomber un peu plus tôt. Elle l’avait ramassée et elle avait tout de suite compris.
Jack : Alors tout ce que tu avais fait avant…
Elliot : N’avait servi à rien. Si je dois te donner un conseil tu dois juste faire confiance en tes sentiments pour elle. Et là, tu sauras trouver le bon moment.
Jack : Ne rien planifier ?
Elliot : Tu dois juste écouter ce que ton cœur te dit. La vie est imprévisible alors ne laisse pas filer ta chance. Surtout si tu l’aimes.
Jack regarda Elliot et Mac. Sans doute avait-il raison ? Pourquoi attendre plus longtemps. Il devait avoir confiance dans ses sentiments pour Sue. Ils avaient déjà trop attendu…
Maison des Hudson
Allie venait d’entrer dans la maison des Hudson. Elle s’aventura dans la cuisine quand elle tomba nez à nez avec la sœur de Jack.
Allie : Salut Kate ! Où est Jack ?
Kate : Il est sortit avec mon père.
Allie : Mince !
Kate : Pourquoi ?
Allie : J’ai appris qu’il s’était inscrit pour le bal des anciens.
Kate : C’est vrai !
Allie : C’est plutôt rare qu’il veuille venir à une réunion d’anciens élèves depuis le temps que je lui demande.
Kate : Il a sans doute ses raisons. En plus, il est en congé.
Allie : Il est parti depuis longtemps ?
Kate : Ca fait un moment déjà, il ne devrait plus trop tarder.
Levy venait de faire son apparition dans la cuisine.
Allie : Je ne savais pas que vous aviez un nouveau chien ?
Kate : C’est normal, c’est le chien d’une amie de Jack.
Allie : Une amie de Jack ?
Sue apparut à son tour. Levy et elle s’étaient promenés aux alentours de la propriété et elle devait avouer que tout ceci était magnifique. De grands espaces, de la verdure à perte de vue,…tout ceci lui changeait des rues de Washington D.C. Elle entra dans la pièce et vit la sœur de Jack et Allie.
Sue : Bonjour Allie !
Allie : Sue, c’est bien ça ?
Sue : Oui.
Allie : Je croyais que Jack était en congé.
Kate : C’est le cas !
Allie regarda Sue pendant un long moment.
Allie : (à Sue) Et vous êtes là pour le travail ?
Sue : Non, je…j’ai…
Kate : Jack l’a invité pour quelques jours.
Allie : Voyez-vous ça !
Sue : Comme on a eu des jours de congé, Jack m’a proposé de venir.
Allie : Et en quel honneur ?
Kate : (agacée) En quoi ça te regarde ?
Allie : Je me pose des questions, c’est tout.
Sue vit que Kate n’aimait pas la façon dont Allie avait dit les choses mais pour apaiser la tension, elle choisit de répondre.
Sue : Jack m’a parlé d’une réunion d’anciens élèves et il m’a demandé de l’accompagner.
Allie : Vous et Jack !
La façon dont avait prononcer les mots que venaient de dire Allie était pleins de sous entendus qui ne laissa pas indifférent la sœur de Jack.
Kate : (énervée) Pourquoi ? Tu penses que toi et mon frère êtes mieux assortis ?
Allie : Ce n’est pas ce que je voulais dire mais enfin…
Kate : Enfin quoi ?
Allie sentit que Kate commençait légèrement à s’énerver.
Allie : C’est que Jack ne m’avait pas prévenu.
Kate : Parce que tu tiens son agenda ? Tu es sa secrétaire particulière ?
Allie : Je faisais juste remarquer que Jack et moi étions très liés et que…
Kate : Liés !
Kate avait dit cela en se retenant de rire.
Allie : Je sais que tu n’as jamais aimer le fait que je puisse être avec ton frère mais il est assez grand maintenant.
Kate : Je le confirme. Il est assez grand pour faire ses choix et il en a déjà fait certains concernant sa vie.
Allie : De quoi parles-tu ?
Kate : Que par exemple, Jack invite Sue ici. Il ne l’a jamais fait auparavant pour une autre.
Allie : Ils sont collègues de travail alors…
Kate : Et même toi tu n’es jamais montée dans sa chambre alors !
Allie : Dans SA chambre ?
Kate : Personnellement, je trouve Sue charmante et beaucoup moins superficielle que certaines !
Allie commença à s’énerver encore plus. Comment Jack pouvait préférer Sue à elle ? Ce n’était pas possible. Elle avait déjà tout planifié dans sa vie et c’était avec Jack alors pourquoi…
Allie : Je suis sûre qu’il fait ça pour faire une bonne action.
Sue : Ce n’est pas le genre de Jack.
Allie : Mais peut-être que tu te voiles la face.
Sue : Ou peut-être que je connais le vrai Jack Hudson.
A ces mots la jalousie d’Allie redoubla.
Allie : Jack n’a sans doute pas eu d’autre choix que de te mettre dans sa valise comme un boulet qu’on traîne.
Sue : Tu n’as pas le droit de dire du mal de Jack de cette façon ! Il n’est pas comme ça !
Allie : Ouvre les yeux, petite ignorante ! Jack est trop bien pour toi ! Dès qu’il en aura fini avec toi, il reviendra vers celle qu’il a toujours réellement aimer, c'est-à-dire MOI !
Les mots que venait de prononcer Allie mit la sœur de Jack dans une colère impressionnante.
Kate : Sors d’ici tout de suite !
Allie : Je vais attendre Jack pour tirer tout ceci au clair !
Kate : Ne me force pas à être violente même si te donner une bonne gifle me calmerait.
Kate disait cela en avançant dangereusement vers Allie qui reculait au fur et à mesure. Elle connaissait Kate, elle avait suivi des cours de self défense et elle savait qu’elle ne la portait pas dans son cœur. Après avoir lancé un regard menaçant vers Sue, elle s’avança jusqu’à la porte d’entrée.
Allie : Je repasserais, dis à Jack que je suis passée et que je voudrais lui parler.
Kate : Compte sur moi.
Allie était sortie laissant Sue avec la sœur de Jack. Sue n’avait pas dit un mot. Kate sentit le malaise que venait de laisser Allie dans son sillage. Elle se tourna vers Sue.
Kate : Ne fait pas attention aux paroles de ce serpent, elle est jalouse parce que Jack est heureux avec une autre femme qu’elle.
Sue : Merci mais…j’ai besoin d’aller faire un tour.
Kate : Tu veux que je t’accompagne ?
Sue : Non. Je vais seulement faire un tour.
Kate : La patinoire est ouverte, si tu veux y aller ? Jack m’a dit que tu patinais.
Sue : Je vais jeter un coup d’œil, merci.
Sue quitta la maison, elle parti sans se retourner de peur que la sœur de Jack ne la voit en pleurs. Et si elle avait raison. Non, ce n’était pas possible, elle avait confiance en Jack. Ils avaient tellement partagé tous les deux. Elle ne pouvait pas y croire. Les choses allaient si bien avec lui…elle ne pouvait pas imaginer qu’un jour tout se finirait…
La sœur de Jack vit la silhouette de Sue s’éloigner dans la direction de la patinoire. Elle avait beaucoup de peine pour Sue. Elle était attachée à cette jeune femme. Elle connaissait son frère et même s’il n’était pas très bavard au sujet de ses conquêtes, Jack ne s’abaisserait jamais à blesser les sentiments d’une femme.
Quelques minutes plus tard.
Elliot était en train de sortir Mackenzie de la voiture tandis que Jack et son père sortaient les marchandises du coffre pour les amener dans la cuisine.
Jack alla rapidement dans la cuisine et avant de voir s’il restait d’autres commissions, il lança un rapide coup d’œil dans la maison mais il ne trouva pas Sue. Il se tourna alors vers Kate qui semblait énervée.
Jack : (À sa sœur) Sue est à l’étage ?
Kate : (d’un ton sec) Non, elle n’est pas là.
Jack : Elle n’est toujours pas rentrée ?
Kate : (d’un ton encore plus sec) Si, mais elle est ressortie !
Jack : Elle est allée où ?
Kate : Ecoute, je n’irai pas par quatre chemins avec toi !
Jack regarda sa sœur avec étonnement. Ils avaient toujours été francs l’un envers l’autre et ça ne devait pas changer mais l’habitude de Kate faisait craindre le pire à son frère.
Kate : Quand j’ai appris que tu étais avec Allie, je t’avoue que je l’ai tout de suite détestée.
Jack resta bouche béante quelques secondes avant de parler.
Jack : (étonné) Quoi ?
Kate : Elle est un peu comme une visite chez le dentiste. Moins je la vois et mieux je me porte.
Jack : Mais je croyais que tu l’aimais bien ?
Kate : Pour ne pas te faire de peine. Tu es mon petit frère et je ne veux que ton bonheur…seulement…
Jack : Seulement quoi ?
Kate : C’est une fille manipulatrice et égocentrique.
Jack cherchait à comprendre de quoi sa sœur pouvait bien parler. Il voyait bien que Kate était plus que remontée mais pourquoi, c’était la question.
Jack : Qu’est-ce que ça à avoir avec Sue ?
Kate : Allie est venue et à cracher son venin de sale vipère sur elle.
Jack : De quoi est-ce que tu parles ?
Kate : Elle a dit à Sue que tu avais pitié d’elle et que c’est pour ça que tu lui as proposé de t’accompagner à ce stupide bal des anciens.
Jack : C’est n’importe quoi !
Kate : Elle a aussi dit à Sue qu’une fois que tu te seras lassé tu retournas auprès d’elle.
Jack : QUOI ? Mais c’est faux !
Kate : Je l’espère pour toi ! Parce que Sue est une fille géniale.
Jack était étonné de voir avec quelle force Kate prenait la défense de Sue. Il espérait qu’elles s’entendent bien mais pas à ce point et surtout aussi vite.
Kate : Je l’adore et elle est très sympa. Si jamais j’apprends que tu es avec elle juste parce que tu as pitié d’elle tu auras affaire à moi !
Travis : Et à moi ! Et tu sais de quoi je suis capable !
Jack comprit que sa famille avait adopté Sue comme si c’était la sienne. Elle les avait séduit comme elle l’avait ensorcelé depuis ces quatre années. Il avait eu quelques appréhensions sur l’accueil que leur auraient fait ses parents mais enfin de compte, il s’était inquiété pour rien.
Jack : Ne vous en faites pas, si j’ai demandé à Sue de m’accompagner ce n’est pas par pitié mais parce qu’elle tient une place importante dans ma vie.
Kate : Ce n’est pas moi que tu dois convaincre. La principale intéressée est dehors.
Travis : Tu sais fiston, on peut rencontrer beaucoup de femmes dans sa vie.
Jack : Je sais.
Travis : Mais aucune qui fait battre son cœur si vite qu’elle est la seule à en détenir tous les trésors et connaître ce qu’ils recèlent.
Jack regarda sa sœur et son père. Ils avaient raison mais il avait manqué à sa promesse. L’amour est une bataille perpétuelle à laquelle il avait baissé les bras pensant que c’était déjà la fin. Il lui avait promis de lui dire tous les jours qui passeraient, qu’il l’aimait et qu’il aimerait toute sa vie.
Jack : Tu sais où elle est aller ?
Kate : Je lui ai parlé de la patinoire. Elle doit déjà être arrivée là-bas.
Jack attrapa sa veste et fila comme une flèche après avoir remercier sa sœur et son père de leurs conseils.
Patinoire
Cet endroit lui avait toujours permis de s’échapper, de s’évader lorsqu’elle en avait besoin. Elle se coupait du monde et se retrouvait seule avec ses pensées. Aujourd’hui, elle avait besoin de faire le point. Et pour la première fois depuis longtemps, elle se retrouvait à nouveau sur la glace.
Elle resta un moment à fixer autour d’elle. Elle avait tant de souvenirs sur la glace. Elle se surprit à se demander si elle avait bien fait d’arrêter le patinage. Et puis l’image de son amie Emily lui revint à l’esprit. Elle n’aurait pas pu continuer sans elle.
Elle avança légèrement sur la glace, comme pour retrouver ses marques. Elle se laissa doucement glisser et puis d’un seul coup, elle se donna un peu plus de vitesse. Elle adorait cet air frais qui venait fouetter le visage lorsqu’elle accélérait.
Elle commença à tenter quelques petites figures. Elle sourit légèrement. Elle n’avait pas perdu la main.
Ca faisait plusieurs minutes qu’il la regardait évoluer sur la glace. Elle était magnifique, si… naturelle. Il aurait pu rester là pendant des heures à la regarder. Mais il savait qu’il devait lui signaler sa présence.
Il avait lui-même chaussé des patins pour aller la rejoindre mais lorsqu’il était arrivé et qu’il l’avait vu patiner, il n’a pas pu s’empêcher de l’admirer. Oui, il admirait énormément cette femme. Il sourit. C’était bien plus que de l’admiration.
Jack s’approcha de l’entrée de la patinoire. Sue ne l’avait toujours pas vu. Elle avait l’air dans son monde. Il comprenait mieux maintenant ce qu’elle lui avait raconté à propos de sa passion pour le patinage.
Elle ralentit doucement pour s’arrêter enfin. Elle était un peu essoufflée. Physiquement, elle ressentait que cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas patiné. Mais cela lui faisait énormément de bien.
Jack commença à glisser vers elle. Il ne voulait pas lui faire peur mais il ne savait pas comment faire pour s’annoncer. Sue lui tournait le dos. Il fallait qu’il trouve rapidement car il se rapprochait dangereusement. Sue semblait perdue dans ses pensées. Arrivée à sa hauteur, il lui prit délicatement la main et la contourna pour se retrouver face à elle. Il la sentit se raidir et sursauter.
Sue : Jack !
Jack : Désolé, je ne voulais pas te faire peur.
Sue : Ce n’est pas grave…
Jack lui sourit. Il tenait toujours sa main dans la sienne.
Sue resta un moment, silencieuse. Elle baissa les yeux et posa son regard sur la main de Jack tenant la sienne. Jack caressa la main de Sue avec son pouce, ce qui la fit relever les yeux vers lui.
Sue : Je vais bien !
Jack la regarda avec insistance.
Sue : Je t’assure…
Jack : Je sais qu’Allie est passée…
Jack et Sue se regardèrent.
Jack : Si tu veux en parler… je suis là…
Sue baissa les yeux. Jack garda la main de Sue dans la sienne et se rapprocha d’elle. Elle releva la tête vers lui. Elle avait eu si peur de le perdre. Elle noua ses bras autour de son cou et le serra contre elle. Elle laissa ses larmes couler.
Jack la serra dans ses bras. Il passa une main derrière sa tête et lui caressa doucement les cheveux pour la rassurer. Jack se détacha doucement et planta son regard dans celui de Sue.
Jack : Mais je suis là… J’ai énormément de chance d’avoir un ange gardien comme toi…
Jack lui sourit et Sue ne put s’empêcher de lui rendre son sourire. Il posa sa main sur sa joue et lui essuya les larmes qui avaient coulées. Puis il lui prit de nouveau la main.
Il commença à patiner en tirant Sue avec lui. Elle osait à peine lui tenir la main et pourtant cela lui semblait si naturel. Il le remarqua et resserra sa main dans la sienne et lui sourit.
Dire à Jack ce qu’elle avait ressentit lui avait fait du bien. Elle donna quelques coups de patins pour se retrouver à la hauteur de Jack. Elle n’avait aucune envie que ce moment se finisse.
Ils patinèrent un long moment côté à côté. Sue fixait toujours devant elle. Après ce qu’elle venait de dire à Jack, elle osait à peine le regarder. Jack la regardait de temps en temps, mais depuis quelques minutes, il la fixait.
Cette femme était une femme magnifique… dans tous les sens du terme. Elle avait une joie de vivre qui se dégageait d’elle et qui avait tendance à contaminer les autres. Cette force qui la rendait forte et fragile à la fois. Elle n’avait qu’à sourire pour que la journée de Jack s’illumine.
Elle avait changé ou améliorer la vie de beaucoup de personne, y compris la sienne. Elle avait changé sa vie le jour où elle était entrée par erreur dans son bureau. Il se souviendrait toujours de cette journée. Il avait adoré son regard lorsqu’elle avait compris qu’elle s’était trompée.
Jack patina légèrement un peu plus vite. Sue le regarda. Il se tourna vers elle tout en continuant à patiner. Sue le questionna du regard. Il lui fit son plus beau sourire, puis il plaça ses mains sur les hanches de la jeune femme. A ce contact Sue frissonna et posa ses mains sur celle de Jack.
Ils se regardèrent. Ils n’avaient pas besoin de mots. Ils avaient cette facilité de savoir ce que pouvait ressentir l’autre ou ce qu’il pensait, sans qu’ils n’aient besoin de le dire. Sue savait que ce n’était pas parce qu’elle était sourde. Non, c’était bien plus. Il avait un lien qui les unissait.
Il plongea son regard dans le sien.
Jack : (murmure) Fais moi confiance !
Sue lui sourit. Il accéléra le rythme. Sue se laissa faire. Même si elle savait qu’il devait être un très bon patineur avec son passé de hockeyeur, elle se demandait ce qu’il allait faire. Mais elle avait confiance. Une totale confiance.
Il venait de lui faire plusieurs figures de patinage en couple. Sue se demandait comment il pouvait connaître ses figures. Ce n’était pas dans l’entraînement des hockeyeurs.
Il lui fit volte face et il reposa ses mains sur ses hanches. Sue n’avait jamais fait ce genre de chose auparavant mais avec Jack cela semblait simple. Ils se comprenaient.
Jack planta son regard dans celui de Sue et elle comprit ce qu’il voulait essayer. Cela lui semblait un peu périlleux mais elle avait envie de se surpasser et elle savait que la seule personne avec qui elle voulait essayer, c’était Jack.
Elle prit de l’élan. Jack comprit ce qu’elle allait faire. Il positionna correctement ses mains. Sue donna l’impulsion. Jack la souleva et la porta au dessus de lui, tout en se laissant glisser. Sue prit appuis sur les épaules de Jack et se mit tout naturellement en pose.
Ils glissèrent quelques secondes comme cela. Puis Jack la fit tout doucement descendre. Sue baissa les yeux pour croiser le regard de Jack. Leurs regards s’accrochèrent et au fur à mesure qu’elle descendait, elle ne pouvait pas détacher son regard de celui de Jack.
Elle toucha enfin la glace. Jack passa ses bras autour d’elle, tandis qu’elle avait laissé ses mains glisser sur le torse de Jack. Ils se laissèrent glisser tout doucement. Leurs regards ne s’étaient toujours pas quittés.
Jack avait toujours les bras autour de Sue et n’avait aucune envie des les enlever.
Sue : Où as-tu appris à… à patiner comme cela ?
Jack sourit. Il était heureux de pouvoir la surprendre.
Jack : Ma sœur faisait du patinage et… j’étais de corvée à chaque fois qu’elle voulait travailler des portées !
Sue : Je ne savais pas !
Jack : il y a pleins de choses à mon sujet que vous ne connaissez Miss Thomas !
Il lui avait dit cela en rapprochant doucement son visage du sien. Il lui sourit. Puis lentement, l’espace qui les séparait, diminua, de plus en plus jusqu’à ce que leurs souffles se mélangent.
Sue n’avait pas quitté le regard de Jack. Mais lorsqu’il se rapprocha d’avantage, elle ferma les yeux. Elle sentit les lèvres de Jack se poser sur les siennes. Il l’embrassa doucement, sans rien précipiter.
Ses mains trouvèrent le chemin jusqu’à la nuque de Jack et elle laissa glisser ses doigts dans ses cheveux. Elle lui rendit son baiser et se serra un peu plus contre lui. Jack resserra aussi son étreinte.
Elle avait les réponses aux questions qu’elle se posait. A cet instant, tout était clair. Elle aimait Jack.
Elle sentit Jack s’écarter précipitamment. Elle ouvrit les yeux et vit que Jack s’était tourné vers sa droite. Elle suivit son regard et vit le gardien de la patinoire.
Gardien : Je suis désolé mais il va vraiment falloir que je ferme. Sinon je vais perdre ma place !
Jack : On s’en va !
Jack se tourna vers elle. Sue fixa ses lèvres. Les mots qu’ils allaient dire, étaient très importants pour elle. Elle le vit simplement sourire et cela la rassura. Elle savait que ce qui venait de se passer n’était pas une faiblesse ou quelque chose qu’ils allaient oublier tout les deux.
Sue lui sourit. Jack glissa vers la sortie en attrapant la main de Sue dans la sienne. Sue et Jack patinèrent jusqu’à la sortie côte à côte. Jack laissa passer Sue devant lui pour sortir.
A l’extérieur de la patinoire
Sue s’était blottie dans les bras de Jack. Elle ne voulait pas que ce qui se passait s’arrête, elle était trop heureuse auprès de lui. Jack resserra son étreinte. Il savait qu’Allie pouvait parfois être trop directe et dire des choses qu’elle ne pensait pas, qu’elle disait sur le coup de l’émotion. Néanmoins, Jack devait discuter avec elle pour clarifier les choses.
Il aimait Sue comme il n’avait jamais aimé auparavant. Elle était trop importante à ses yeux pour qu’elle souffre. Il avait eu des sentiments pour Allie mais c’était du passé aujourd’hui. Il devait vivre l’instant présent auprès de celle que son cœur avait choisi : Sue.
Jack avait pris la main de Sue, comme pour lui rappeler sa promesse. Il l’aimait. Si pour cela il devait lui répéter chaque jour, il le ferait. Sue regarda cet homme à ces côtés. Pourquoi avait-elle douté de lui ? Elle avait confiance et savait qu’il l’aimait alors pourquoi douter ? Elle le connaissait pourtant mais elle avait eu peur de la perdre.
Allie avait dit des choses blessantes mais les mots ne pouvaient briser la barrière qu’ils avaient bâti, elle et Jack. Cette protection qui faisait que toutes les paroles qui voulaient mettre le doute dans leur relation ne leur servait qu’à renforcer leur amour.
Cette discussion et cette ballade avaient ouvert les yeux de Sue. Allie devait être malheureuse d’avoir perdue Jack. Sans doute qu’elle aussi, si elle était à sa place, aurait agit pour conserver un espoir même infime que Jack puisse lui revenir un jour.
Ils arrivèrent près de la maison.
Jack : Nous voilà arrivés à destination.
Sue échangea un rapide sourire à Jack. Un sourire qu’il ne connaissait pas et qui semblait lui dire à quel point elle l’aimait. Sue resserra son étreinte et ils pénétrèrent dans la maison.
Chambre de Kate, Mackenzie et Elliot
Elliot regardait Kate bercer doucement la petite fille dans son berceau. Il s’approcha de son épouse et l’enlaça tendrement. Elle se blotti contre lui avant de laisser le petit enfant dormir. Kate et Elliot allèrent se coucher quand il entama la conversation.
Elliot : Alors Allie est venue et à commencer à dire du mal de Sue ?
Kate : Oui ! Elle a dit des choses blessantes à Sue et je n’ai pas du tout apprécié !
Elliot eut un moment de frayeur. Kate était capable du pire.
Elliot : Il n’y avait pas d’ambulance quand nous sommes rentrés mais j’ai peur de te poser la question.
Kate : De quoi tu parles ?
Elliot : Elle est…encore…en vie, n’est pas ?
Kate : Si tu parles de cette langue de vipère, je te rassure tout de suite…
Elliot : Ouf !
Kate : Même si j’ai du prendre sur moi pour ne pas lui envoyer un bon direct du droit en plein visage.
Elliot : Kate !
Kate prit un petit air innocent. Elle s’approcha d’Elliot pour se blottir contre lui.
Kate : Sue est une fille géniale. Je ne laisserais personne lui faire du mal à elle ou à Jack. Il est heureux et je ne veux que ça pour mon petit frère.
Elliot : Rassure-toi, Jack aussi tient à elle.
Kate se redressa vivement.
Kate : Qu’est-ce que tu sais que j’ignore ?
Elliot : Disons que ton frère aime cette femme et que le reste est…confidentiel.
Elliot déposa un rapide baiser sur les lèvres de son épouse avant de se diriger vers la sortie.
Maison des Hudson
Sue et Jack venaient de pénétrer dans la maison. Il aidait Sue à enlever son manteau quand Kate, qui descendait les escaliers, les vit rentrer dans le salon. Ils avaient un regard tendre et complice dans les yeux. Ils s’assirent dans la cuisine sous le regard de la famille qui venait de rentrer également.
Jack : Je meurs de faim !