5 - Le cœur a ses raisons

 

Auteur : EnfantTV et FandeSérie

E-mail : chelseajoyce@wanadoo.fr et reika65@hotmail.fr

Genre : aventure, romance

Résumé: Une surprise inattendue pour Sue à son réveil alors que le mariage de Lucy se peaufine, l’équipe est chargée de surveiller le neveu d’un mafieux japonais.

 

Note de l'auteur : Les personnages et les lieux sont la propriété de la PAX. Ce fanfic a pour but de divertir les fans de la série Sue Thomas, FBEye.

 

Il fait partie d’une saison 4 virtuelle que nous sommes entrain d’écrire.

 

 

Appartement de Sue

 

La nuit qu’elle a passée resterait inoubliable. Les mains de Jack la serrant contre lui, les sensations qu’elle avait ressenti, les baisers à la fois tendres et charnels qu’ils avaient échangé, l’étreinte de Jack, son odeur et ses mots.

 

Elle le regarda. Il avait l’air si paisible. Elle bougea à peine pour ne pas le réveiller mais elle se serra d’avantage contre lui. Elle sourit. Elle n’avait jamais été aussi bien qu’à ce moment là, dans les bras de Jack. Elle avait envie de graver chaque secondes de cet instant, chaque traits du visage de Jack. Pour ne rien oublier.

 

Jack n’avait pas cessé de lui répéter qu’il l’aimait et qu’il l’aimerait toute sa vie. Et ses mots là, Sue était certaine de ne jamais les oublier. Elle en frissonna rien qu’en y repensant. Ces mots l’avaient touchés au plus profond d’elle. Cela l’avait presque bouleversés et elle s’était rendue compte à quel point elle aimait cet homme.

 

Ils s’étaient retrouvés l’un en face de l’autre, enlacés, les yeux dans les yeux à parler d’eux mais aussi de leur futur jusqu’au matin. Lorsqu’ils s’étaient enfin assoupis, ils ne voulaient pas briser le lien qu’ils venaient de créer et étaient restés dans les bras l’un de l’autre, à sentir la respiration de l’autre.

 

Ils avaient passés la nuit entière ensemble et rien avoir avec ce qu’ils s’étaient passés au centre. Non, là, ils avaient eu besoin l’un de l’autre. Et lorsque Sue s’était réveillée les bras de Jack autour d’elle, elle avait été la plus heureuse des femmes. Sue comprenait maintenant Lucy quand elle lui disait qu’être auprès de l’être aimé faisait oublier tout le reste.

 

Cela faisait bien 20 minutes maintenant qu’elle était réveillée et qu’elle le regardait dormir. Elle aurait pu rester là des heures. Elle passa légèrement ses doigts le long de la joue de Jack. Il bougea très légèrement. Elle arrêta presque de respirer. Elle ne voulait pas l’avoir réveiller. Elle sourit et se mordit la lèvre inférieure. Il dormait toujours.

 

Elle décida d’aller faire le petit déjeuner… pour eux deux. « Eux », Elle sourit de plus belle. Elle s’imaginait bien faire ça tous les matins. Se réveiller dans les bras de Jack et l’embrasser tendrement pour qu’il se réveille en regardant son visage et ensuite aller préparer le petit déjeuner.

 

Sue ne voulait pas que cet instant s’arrête mais elle fallait qu’elle se lève. Elle s’écarta légèrement de l’étreinte de Jack et se redressa, emmenant une partie du drap avec elle. Elle sentie une main se poser dans son dos. Elle se tourna et rencontra le regard de Jack. Il s’était réveillé.

 

Jack : Bonjour !

Sue : Bonjour !

 

Ils restèrent un instant les yeux dans les yeux pour savourer ce moment. Il n’y avait pas besoin de mots à cet instant. Leurs regards exprimaient tout ce qu’ils pouvaient ressentir. Si il continuait de la regarder de cette manière, avec ses yeux noisette, elle n’aurait jamais le courage d’aller préparer quoi que ce soit. Elle sourit de ce moment, tout était bien réel, elle le vivait et pour rien au monde elle ne voudrait que cela s’arrête. Elle se pencha vers Jack et déposa un baiser sur ses lèvres.

 

Sue : Je vais faire le petit déjeuner.

Jack : Tu veux un coup de main ?

Sue : Non, ça ira, tu n’as qu’à prendre ta douche.

Jack : D’accord !

 

Jack se leva. Elle le regarda se diriger vers la salle de bain. Elle se leva à son tour et ramassa la chemise de Jack qui traînait par terre. Elle la regarda quelques secondes avant de la mettre sur elle, la chemise était encore imbibée de son odeur, elle sourit à cette idée. Jack et elle. Elle en était heureuse, c’était comme si un rêve devenait réalité. Elle sortie de la chambre et alla dans la cuisine, faire du café, des pancakes et des œufs brouillés. Tous ce qu’aimait Jack.

 

Alors qu’elle mettait les pancakes dans la poêle Levy accouru près de sa maîtresse un message attaché à son collier. Sue prit le message et lut : « Rends-moi ma chemise où j’appelles le FBI ! » Elle éclata de rire. Jack apparut dans la cuisine. Il était torse nu et s’avança vers Sue.

 

Jack : Je voudrais ma chemise mademoiselle Thomas !

Sue : (d’un air choquée) Tu oserais déshabiller une femme pour ta chemise ?

 

Jack s’approcha de Sue pour n’être plus qu’à quelques centimètres d’elle. Il la serra doucement contre lui alors qu’elle passa ses mains autour du cou de Jack.

 

Jack : Ca dépend de ce que me donne cette femme en échange pour la garder ?

Sue : Je ne sais pas…un baiser ?

 

Jack fit semblant de réfléchir quelques secondes avant que Sue ne laissa un doux baiser sur les lèvres de Jack.

 

Sue : Alors ?

Jack : (hésitant) hum…Ce n’est pas suffisant ! (Sourit) Ma chemise vaut plus !

 

Sue s’exécuta et donna un autre baiser à Jack auquel il répondit tendrement. Le baiser se faisait des plus passionnés quand une voix se fit entendre dans le couloir de l’appartement.

 

Voix : Je suis sûre qu’elle est déjà partie au travail !

 

Sue et Jack étaient trop « occupés » pour faire attention à la voix qui s’approchait de la cuisine. Levy accourut vers cette voix qui lui était familière.

 

Voix : Ah ! Levy est là ! Alors Sue ne doit pas encore être partie.

 

Les parents de Sue apparurent. Ils trouvèrent leur fille dans les bras d’un homme torse nu dans une situation plus qu’incontestable. Ils restèrent un moment silencieux. Les 2 amants n’avaient pas senti la présence des parents de Sue alors que les gestes qu’ils partageaient devenaient de plus en plus passionnés. Devant cette situation embarrassante, le père de Sue toussa légèrement.

 

Père de Sue : hum hum….

 

Jack se détacha de Sue. Ils se retournèrent en direction de la porte de la cuisine et tombèrent nez à nez avec les parents de Sue ayant observé une grande partie de la scène. Ils étaient tous plus que gênés sauf Levy qui avait pris soin de ne pas assister à la réunion de famille.

 

Sue : (étonnée) Papa ? Maman ?

Mère de Sue : (gênée) Bonjour ma chérie ! On pensait que tu serais déjà au travail à cette heure-ci !

Sue : (gênée) Mais vous auriez m’appeler pour que je vienne vous chercher à l’aéroport ! Mais comment êtes-vous entrés ?

Mère de Sue : (gênée) Tu nous as donner les clé il y a quelques semaines quand tu étais hospitalisée. Nous ne te les avions pas rendu.

Père de Sue : (amusé de la situation) Et on voulait te faire une surprise ! Mais je vois que tu nous as devancé sur ce point.

 

Sue essayait de remettre correctement la chemise sur elle après que Jack ait défait les premiers boutons. Sue devenait de plus en plus rouge à cause de l’embarras tandis que Jack aurait voulu être ailleurs. Les 2 amants se regardèrent en cherchant quelque chose à dire quand le père de Sue essaya de détendre l’atmosphère.

 

Père de Sue : Ca sent bon ! Tu fais des pancakes ?

Sue : Oui ! Le petit déjeuner est le plus important des plats de la journée !

Jack : Oui, c’est vrai !

Mère de Sue : J’aime beaucoup ta chemise, elle est un peu grande pour toi mais elle te va très bien !

 

La mère de Sue fit son plus beau sourire.

 

Sue : (gênée) Merci maman. Mais, vous vous souvenez de Jack !

Jack : Ravi de vous revoir !

Père de Sue : Bonjour !

Mère de Sue : Oui ! Bonjour. Disons que j’ai eu du mal à vous reconnaître parce que la dernière fois vous étiez…plus habillé.

 

Générique

 

Sue et Jack étaient gênés par ce qui venait d’arriver. Ils avaient été pris sur le faite. Sue regarda Jack quand la montre de Jack se mit à sonner 8h30.

 

Jack : Je vais devoir y aller sinon je vais être en retard au bureau.

Mère de Sue : Vous êtes sûr, Jack ?

Jack : Oui madame Thomas, je vous remercie !

Père de Sue : Vous ne devriez pas partir le ventre vide.

Jack : Je dois passer chez moi prendre des affaires.

 

Le téléphone de Jack se mit à sonner. Il le sortit de sa poche et s’excusa auprès des parents de Sue.

 

Jack : Hudson ?...Oui ?...il est 8h35 pourquoi ?...j’ai…je suis…très bien !

 

Le téléphone se coupa. Jack se retourna vers Sue.

 

Jack : Je vais devoir y aller.

Sue : (le regardant avec insistance) Tu ne veux rien !

Jack : J’aimerais beaucoup rester…

 

Jack remarqua le mot qu’il venait d’employer et vu l’embarras de Sue

 

Jack : …enfin je veux dire déjeuner mais c’était Dylan !

 

Sue le questionna du regard.

 

Jack : Je ne suis pas aller chercher les alliances hier soir à la bijouterie pour la répétition du mariage de cet après-midi et Dylan risque de me tuer si je ne le fais pas.

Sue : On se voit au bureau.

Jack : Oui …par contre, j’aurais besoin…de… (Avalant sa salive) ma chemise…

 

Sue rougit. Elle n’avait même pas fait attention qu’elle devait lui rendre.

 

Sue alla dans sa chambre et enfila un pull et un vieux jogging quand elle réalisa qu’elle avait abandonné Jack avec SA mère.

 

Quand elle revint, Jack était assis entre les parents de Sue. Son père à droite et sa mère à gauche. Ca ressemblait à un interrogatoire en bonne et due forme.

 

Père de Sue : Excellent ce café ?

Jack : (gêné) Délicieux !

Père de Sue : Vous voulez des pancakes ou bien des œufs brouillés ?

Jack : (gêné) Non, je vous remercie Monsieur Thomas, je vais devoir partir.

Mère de Sue : Et sinon, vous avez bien dormi ?

 

Jack manqua de s’étouffer en buvant sa tasse de café. S’il répondait à la question posée il savait qu’il s’embourberait dans de longues et interminables explications quand Sue sortit en trombe de sa chambre.

 

Sue : (tendant la chemise) Tiens ! Voilà ta chemise Jack !

 

Jack ne demanda pas son reste quand son téléphone re-sonna.

 

Jack : (enfilant sa chemise) Hudson ?...Oui Dylan, j’y vais…ne t’inquiète pas je serais là-bas… (Regardant Sue) non, disons que j’avais autre chose en tête…Oui, je vais les chercher… C’est ça, à tout à l’heure. (Regardant Sue et ses parents) C’était encore Dylan.

Mère de Sue : Il s’inquiète pour le mariage, c’est normal.

Jack : J’y vais !

Sue : Je te raccompagne jusqu’à la porte.

 

Les parents de Sue se regardèrent. Leur fille avait un homme dans sa vie et elle semblait beaucoup y tenir. Depuis le temps que Mme Thomas attendait qu’il se passe quelque chose entre eux.

 

Elle regarda son mari et lui sourit.

 

Mère de Sue : Tu vois, j’avais raison !

 

Son mari la regarda et sourit à son tour. Il savait très bien qu’elle avait raison et il était heureux pour sa petite fille.

 

Devant la porte de l’appartement de Sue.

 

Sue : Je suis désolée.

Jack : Pourquoi ?

Sue : Pour ça !

 

Jack s’approcha de Sue et lui prit les mains.

 

Jack : J’ai passé une excellente soirée en compagnie d’une femme extraordinaire et… c’est vrai… on a eu une matinée un peu mouvementée. Mais c’est ce qui est de formidable avec toi, de l’imprévu pour pimenter les choses !

Sue : Tu es un ange !

Jack : On se voit plus tard ! Et désolé de te laisser seul avec tes parents dans un moment pareil !

Sue : Ne t’en fait pas. Files sinon tu vas arriver en retard au bureau et Dylan va t’étriper. Ca serait dommage !

 

Jack sourit et déposa un baiser à Sue quand son téléphone sonna pour la troisième fois.

 

Jack : Hudson…Oui Dylan, je suis parti ! Je fonce à la bijouterie…On se voit au déjeuner...ah, tu passeras au bureau ? Ok je t’attendrais.

 

Sue regarda Jack s’en aller prendre l’ascenseur toujours pendu au téléphone.  Jack lui fit un signe de la main pour lui dire au revoir quand il disparu emmené par l’ascenseur.

 

Le plus dur restait à faire. Parler à ses parents de Jack et surtout, leur demander de ne rien dire et rester discrets.

 

Sue revint dans la cuisine où ses parents l’attendait assis devant leurs assiettes de pancakes.

 

Père de Sue : Très gentil ce garçon ! Ca fait longtemps que…

Sue : Papa !

Mère de Sue : Il est très bien… « bâti » en tout cas !

Sue : Maman !!!!!!

Père de Sue : On disait ça comme ça, pour faire la conversation !

 

Bureau du FBI

 

Jack venait d’arriver. Bobby, Myles et Demetrius étaient déjà là.

 

Jack : Qu’est-ce qui se passe ?

Myles : On pariait pour savoir qui allait être le prochain à se faire passer la corde au cou.

Bobby : Et bizarrement tu arrives en tête !

 

Jack eu un geste de recul.

 

Jack : Vous avez de l’humour dès le matin ! Qui êtes-vous et qu’avez-vous fait de mes véritables collègues ?

 

Il alla accrocher sa veste à son portemanteau.

 

Bobby : Sérieusement, Dylan a appelé à mon appart pour avoir ton numéro.

Myles : Et avant, il a appelé chez moi pour avoir celui de Bobby !

Demetrius : Et bien entendu, il a appelé chez moi pour avoir celui de Myles !

Bobby : Je croyais que tu lui avais donné ton numéro ?

Jack : Oui, celui de chez moi !

Myles : Et ?

Jack : Je n’étais pas là.

 

Jack s’assit à son bureau et fit semblant de prendre un dossier. Bobby et Myles s’approchèrent de son bureau. La matinée allait être longue, il le sentait. Ils ne lâcheraient pas l’affaire aussi facilement. Ils les connaissaient.

 

Bobby : Pas là ? Tu as traîné dehors toute la nuit !

 

Bobby, Myles et Demetrius se regardèrent avant d’afficher un sourire à la tournure de la situation.

 

Demetrius : Ce qui veux dire que tu as découché cette nuit ?

 

Jack les regarda. Il falalit qu’il trouve une excuse et vite.

 

Bobby : Elle est mignonne, je la connais ?

Voix : Qui est mignonne ?

 

Jack ferma les yeux. Il ne manquait plus qu’elles. Tous se retournèrent. Tara et Lucy venaient d’entrer dans le bureau.

 

Jack : Personne !

 

Les filles s’approchèrent à leur tour du petit groupe.

 

Myles : Notre Jack a une dulcinée et il a découché cette nuit. Toute la nuit !

Jack : Merci Myles de ton soutien.

Myles : De rien, les amis sont faits pour ça !

 

Il lui sourit. Comment expliquer la situation sans rien dire. Cela n’allait pas être simple mais il ne devait rien dire. Il l’avait promis à Sue.

 

Lucy regarda Jack, elle devina de qui il s’agissait. Jack commençait à être mal à l’aise quand Sue entra à son tour dans le bureau. Bobby se tourna vers elle.

 

Bobby : Tiens, Sue. Toi qui a dîné avec Jack hier soir tu ne saurais pas où il a passé la nuit ?

 

Sue regarda Jack un instant, puis d’un air innocent elle répondit à Bobby.

 

Sue : Je n’en ai aucune idée, pourquoi ?

 

Dylan arriva à son tour. Il croisa le regard de Lucy et échangèrent un sourire complice.

 

Dylan : Est-ce que Jack est arrivé ?

Jack : Je suis là Dylan !

 

Jack se leva pour être vu de Dylan.

 

Dylan : Mais où étais-tu ? J’ai du réveillé la moitié de Washington DC pour te joindre. C’est quoi cette histoire comme quoi tu avais la tête ailleurs ?

 

Jack venait de se trahir. Il venait de se faire prendre à son propre piège.

 

Jack : J’ai ce que tu veux…

 

Tous regardèrent Jack. Encore une preuve qu’il avait passé la nuit avec une femme.

 

Bobby : Alors là l’enflammé tu vas nous devoir une bonne explication !

Jack : (Fit semblant de ne pas avoir entendu Bobby) J’ai pris les alliances et j’ai téléphoné au pasteur pour avoir confirmation de l’heure de la répétition.

Demetrius : Ne change pas sujet ! Qui est l’heureuse élue ?

Dylan : Je peux savoir de quoi ils parlent ?

Tara : A peine séparé de notre chère Sue que tu coures dans les bras d’une autre ! (Serrant Sue dans ses bras) Tu as bien fait de divorcer, il n’est pas fidèle !

 

Wallace entra dans le bureau alors que les moqueries n’arrêtaient pas. Elle s’approcha et s’assit sur le bord du bureau de Tara.

 

Wallace : Je vois que vous êtes tous très en forme ce matin.

 

Tous se retournèrent. Dylan regarda les alliances et vérifia que c’était bien celles qu’il avait demandées, il s’approcha de Lucy et l’embrassa avant de saluer le reste de l’équipe et de sortir.

 

Dylan : On se voit pour la répétition à 16h. Bonne journée.

Lucy : Oui ! Merci.

Dylan : Jack ! Ne soit pas en retard !

Jack : Ne t’inquiète pas. Je serais même en avance.

Dylan : Ey puis, amène ton amie. Nous serions enchantée de faire sa connaissance !

 

Dylan sortit. Jack ne savait vraiment pas comment se sortir de cette situation. Wallace prit la parole et il la remercia intérieurement.

 

Wallace : Je pensais que vous voudriez votre journée pour les préparatifs mademoiselle Dotson ?

Lucy : Je ne voudrais pas abusez. Déjà que je vous emprunte l’équipe pour les répétitions.

Wallace : Ne vous en faites pas. J’ai hâte de vous voir dans votre robe de mariée.

 

D’un seul coup, Lucy changea presque de couleur.

 

Lucy : la robe ?? Je n’ai pas été cherché la robe !!!

 

Sue sourit et posa sa main sur le bras de son amie pour la calmer.

 

Sue : on a dit que c’est moi qui m’en occupait car tu risquais d’être trop nerveuse.

Lucy : Très bonne initiative !

Wallace : Enfin, le monde continue de tourner et les missions ne se feront pas toutes seules.

 

Wallace avait raison. Les criminelles ne font pas de trêves même quand une personne du FBI se marie.

 

Wallace : Dans une heure, le neveu de Koichi Sakamoto arrivera à Washington. Je veux que vous le suiviez.

Lucy : Qui est ce mec ?

Myles : Koichi Sakamoto est le plus grand parrain de la mafia japonaise. Il a encore quelques sbires à ses services très efficaces aux Etats-Unis.

Bobby : Et comme le tonton aime sa famille, il a mis  la tête de son neveu à prix.

Sue : Pour quelle raison ?

Jack : Le neveu de Sakamoto, Ben, est né à Washington mais il connaît le trafic de son oncle et a témoigné contre lui lors d’un précédent procès.

Sue : Mais si Ben savait que son oncle était si puissant pourquoi avoir témoigner contre lui ?

Tara : Et bien, Ben n’aurait jamais témoigner, des agents du FBI, d’Interpol et même du MI-5 ont essayer de le faire parler mais il n’a décider de parler que lorsque son oncle a fait éliminé ses parents.

Lucy : Effectivement, c’est une bonne raison.

Wallace : En attendant que Sakamoto oncle sorte de prison, le neveu devrait être contacté par des membres de l’organisation. D’après une source, le neveu, Ben, doit passer au tribunal pour signer des papiers.

Lucy : Mais si Ben a témoigné contre son oncle où est-il pendant tout ce temps ?

Myles : Selon certaines rumeurs, Ben n’est pas le préféré des autres clans mais seul un membre de la famille peut prendre la succession.

Bobby : Il se peut qu’il prenne la succession de son oncle.

Wallace : Il peut être dangereux. Surveillez-le.

 

Wallace quitta le bureau en laissant aux agents le dossier de l’affaire. C’était une enquête de routine. Il avait juste à surveiller cet homme et voir qui prendrait contact avec lui.

 

Jack : Très bien, Myles et Bobby vous allez prendre le premier quart de surveillance, Dem et Tara il nous faudrait des infos sur les visites qu’à eu l’oncle de Ben en prison.

Sue : Et moi ?

Jack : Pendant ce temps, toi et moi on va voir Howie, il doit avoir des infos.

 

Dans une rue de Washington D.C.

 

Howie était avec Otis, ils étaient en train de vendre des t-shirts, sans grand succès à des passants, quand Jack les interpella.

 

Jack : Vous faites des affaires.

 

Howie et Otis se retournèrent et tentèrent de cacher les marchandises.

 

Howie : Hé ! Mais ce sont mes amis Sue et Jack, sans oublier ce bon vieux Levy.

 

Levy se mit sur ses pattes arrière pour saluer notre indic farfelu.

 

Otis : Vous cherchiez quelques choses ?

Howie : Un t-shirt peut-être ? Large ? Moulant ? J’ai tout ce qu’il faut !

Sue : Des informations.

Howie : Quel genre d’infos ?

Jack : Ben Sakamoto.

Howie : Le neveu du Koichi le fou ! Si vous chercher des infos vous êtes à la mauvaise adresse. On sait rien !

Otis : Exact ! Ce type est connu pour faire tuer les gens qui osent prononcer son nom.

Howie : (Regardant Otis) Mais je viens de le dire ! Il va me faire la peau ! (S’accrochant à la veste de Jack) Vous devez me protéger ! Je suis votre ami, vous ne me laisseriez pas tomber !

Jack : (Essayant d’enlever les mains d’Howie de sa veste) Seulement on ne sait rien sur lui à part son surnom maintenant et je crois qu’il nous faudrait peut-être plus pour vous faire protéger.

Otis : Comment ça « vous » ? Moi, j’ai rien dit !

Sue : Mais vous avez aussi entendu les paroles d’Howie.

Otis : (énervé) Tu pouvais pas te taire !

Howie : On ira se cacher en Floride ! Y a des jolies filles là-bas !

Otis : Et on ira en voiture ? Ca sera sans moi, monsieur « j’ai peur des avions ».

 

Jack et Sue se regardèrent. Otis faisait allusion à la dernière fois qu’Howie et lui avait servit de témoin d’une affaire pour Phoenix.

 

Jack : Si vous savez quelque chose il vaut mieux parler maintenant que dans une cellule au pénitencier.

Howie : D’après les infos que j’ai eu, Ben ne ferait plus partit du clan. Il aurait demandé à son oncle de le laisser partir.

Sue : Et son oncle a accepter ?

Howie : D’après une histoire d’honneur, Ben ne devrait plus rien dévoiler sur les activités de son oncle car il aurait prêté serment.

Jack : Quel genre de serment ?

Howie : Le genre de truc comme quoi si Ben cafte, il se suicidera en se faisant décapiter par le bras droit de Koichi le fou.

Sue : Décapité ?

Otis : Je sais que les japonais ont un point d’honneur sur tout ce qui concerne la famille et ce genre de truc. Mais s’il a prêté serment alors il ne parlera que si le pacte avec son oncle est rompu.

Jack : Nous voilà bien avancé !

 

Au même moment, Bobby et Myles attendaient devant le tribunal la sortie de Ben Sakamoto.

 

Voiture de Bobby et Myles

 

Bobby : Ca va faire 2 heures qu’on attend mais toujours pas de Ben, t’es sûr qu’il doit venir aujourd’hui.

Myles : D’après le rapport de police, c’est aujourd’hui et pas un autre jour !

 

Alors que Bobby buvait son énième café, un homme correspondant au profil de Ben Sakamoto sortit du tribunal.

 

Bobby : Ca serait pas lui ?

Myles : (Regardant une photo) Oui, c’est bien notre homme.

 

La filature commença. Bobby et Myles suivirent du regard le jeune homme qui arpentait les rues de Washington d’un pas assuré. Bobby et Myles se séparèrent pour mieux suivre notre homme. Le jeune homme s’arrêta dans un magasin de bandes dessinées et y resta quelques minutes.

 

Myles : (radio) Tu crois qu’il a pu filer pas derrière ?

Bobby : (radio) Là où je suis-je vois très bien l’arrière du magasin et il n’y a pas eu de mouvement.

Myles : Je vais passer devant pour voir s’il est toujours à l’intérieur.

 

Myles s’avança vers la vitrine et regarda à l’intérieur quand Ben sortit et le heurta avec la porte.

 

Ben : Je suis désolé ! Vous n’avez rien ?

Myles : Non, je vous remercie, tout va bien !

Ben : Encore pardon !

 

Ben s’en alla alors que Myles pris une direction opposée.

 

Myles : (radio) J’ai été repéré. Il va falloir que tu assures Bobby !

Bobby : (radio) Pas de problème !

Myles : (radio) Je serais en retrait si tu as besoin d’aide.

Bobby : (radio) Ok !

 

Ben avait conduit Bobby et Myles dans un parc. Il s’était assis sur un banc et lisait son manga. Bobby prit son téléphone et appela Jack. Il était sur le chemin du retour après avoir parlé avec Howie et Otis.

 

Bobby : (au téléphone) Jack, c’est Bobby.

Jack : (au téléphone) Vous avez du nouveau ?

Bobby : (au téléphone) Ben nous a conduit dans un parc près de Lane Street.

Jack : (au téléphone) D’accord, on va venir vous relayer.

Bobby : (au téléphone) Ok !

 

Après quelques minutes, Sue et Jack arrivèrent près de l’entrée du parc au se trouvait Myles.

 

Myles : Il n’a pas bougé depuis 1 heure.

Sue : Et qu’est-ce qu’il fait ?

Myles : Il lit une bd japonaise !

Jack : On va vous remplacer. Et pour les caméras de surveillance.

Myles : Tara a eu l’autorisation d’utiliser le réseau de la surveillance urbaine pour voir ses déplacements.

Bobby : (radio avec Myles) Y a du mouvement. Ben se dirige vers un marchand de hot dog.

Jack : On y va.

Bobby : On se retrouve au bureau.

 

Sue, Jack et Levy entrèrent dans le parc. Une femme asiatique rentra également en passant à toute allure à côté des agents.

 

Jack : (à Sue) On va faire une petite promenade.

Sue : Une balade romantique !

 

Jack regarda Sue d’un air gêné quand elle regarda Jack.

 

Sue : Je parlais à Levy !

 

Elle continuait de le taquiner. Elle lui sourit et commença à avancer. Il se mit à ses côtés.

 

Il devait avouer que le jeu amoureux qu’ils avaient installé entre eux depuis bientôt 4 ans les rendrait complices et eux seuls pouvaient comprendre le lien qui les unissait.

 

Mais les choses avaient changé depuis la nuit dernière et ça, aucun d’eux ne pourrait l’oublier. Ils en étaient à la fois ravi et embêté. Ravi car ils s’étaient enfin avouer leur sentiments respectifs et embêté car ils ne pouvaient pas le montrer au grand jour, du moins pas encore.

 

Jack : Au faites, on n’a pas trop eu le temps d’en parler mais comment ça c’est passé ce matin avec tes parents ?

Sue : Ils étaient insupportables. On aurait dit un interrogatoire. Ma mère n’a pas arrêté avec ça !

Jack : Il faut dire qu’on a été pris sur le faite et qu’on ne peut pas leur cacher.

Sue : Je leur ai demandé de ne rien dire pour le moment.

Jack : Et qu’est-ce qu’ils ont dit ?

Sue : Qu’ils ne mentiraient pas si Lucy leur poserait la question. Alors j’ai essayé quelque chose.

 

Jack lança un regard interrogatif à Sue qui esquissa un léger sourire.

 

Sue : Je leur ai dit que personne au bureau n’était au courant et que nos patrons ne verraient pas d’un bon œil notre relation.

Jack : Et…

Sue : Alors ils m’ont promis de ne rien dire pour le moment.

Jack : C’est gentil de leur part.

Sue : En tout cas, ils doivent venir à midi, ils veulent que l’on mange ensemble.

Jack : Quand tu dis « on » tu parles de Levy là ?

Sue : Non Jack, de toi !

Jack : Ca promets !

Sue : Pourquoi tu dis ça ?

Jack : Disons que ce n’est pas toute à fait l’idée que j’avais pour qu’ils apprennent pour nous !

 

Sue rougit quand elle lut ses quelques mots sur les lèvres de Jack. Il l’avait prononcé, « nous ». Il y avait enfin quelque chose entre eux qui faisait qu’ils parlaient d’eux. Jack la regarda. Il comprit que les mots qu’il venait de prononcer venaient de ravir Sue. C’était vrai qu’ils n’avaient pas toujours l’occasion de parler d’eux de cette manière.

 

Jack prit la main de Sue dans la sienne et ils marchèrent côte à côte, main dans la main. Ils se rapprochèrent de Ben qui était toujours suivi des caméras de surveillance du parc.

 

Une jeune femme asiatique, celle qui avait dépassé nos agents tout à l’heure, accourut aux côtés de Ben qui se leva et les 2 personnes s’embrassèrent.

 

Bureau du FBI

 

Tara, Lucy et Demetrius regardaient en direct sur l’écran l’image qui s’affichait de la caméra du parc.

 

Lucy : Voilà Ben, il est avec une femme.

Tara : Je vais faire une recherche dans notre base de donnée pour savoir si elle est fichée.

Demetrius : Et voilà Sue et Jack !

 

Lucy s’approcha de l’écran avec étonnement.

 

Lucy : (choquée) C’est moi où ils se tiennent par la main ?

 

Tara zooma sur les mains de Jack et Sue.

 

Tara : (étonnée) Ils se tiennent la main !

Demetrius : (étonné) Ils se tiennent la main.

 

Parc

 

Sue, Jack et Levy s’étaient arrêtés sur un banc non loin de Ben et sa mystérieuse amie. Jack lançait un bâton à Levy pendant que Sue observait notre couple.

 

Jack : Qu’est-ce qu’ils se disent ?

Sue : Ben parle d’une histoire de héros qui volerait au secours d’une princesse enfermée dans un château. Je ne comprends pas très bien.

Jack : Il doit parler de sa bd ? Je suis sûr que Tara pourra nous en dire plus et puis Wallace nous a juste demandé de le suivre.

Sue : (en signant en même temps) C’est vrai, mais ça ne me pose aucun problème, on est bien placé.

Jack : Comment tu fais pour signer « aucun problème » ?

 

Sue s’amuse de la situation. Elle refit les signes pour Jack qui n’y arrivait pas.

 

Sue : Tu croises en haut puis en bas !

Jack : comme ça ?

 

Jack n’arrivait toujours pas. Sue s’en amusa encore plus.  Elle le regarda avec des yeux attendrit par la situation, il était trop mignon de se tromper mais il essayait  sans relâche. Il regarda Sue pour qu’elle lui remontre encore une fois, mais il constata que Sue était plongée dans ses yeux et qu’elle semblait ailleurs.

 

Jack lui sourit et se rapprocha doucement de Sue quand elle passa sa main sur le visage de Jack. L’ambiance était romantique. Sue approcha son visage de Jack qui semblait envoûté par cette magnifique femme dont il voulait en connaître davantage jour après jour.

 

Sue : Je t’adore !

 

Au bout de quelques secondes, Jack et Sue s’embrassèrent.

 

Au bureau du FBI.

 

Lucy : Mais, ils s’embrassent ! Ils s’embrassent ! Tara pince-moi, ils s’embrassent.

 

Tara s’approcha de Lucy calmement et la pinça.

 

Lucy : Aïe ! Ca fait mal !

Tara : Tu me l’a demandé, non ?

Demetrius : Oui, mais regarde bien.

 

Ben passa à ce moment-là à côté de nos 2 agents. L’oreillette de Jack dépassait de sa chemise et Sue le cachait avec sa main.

 

Parc

 

Sue et Jack se détachèrent lentement l’un de l’autre. Ils se regardèrent.

 

Sue : Je n’avais pas d’autre moyen pour te prévenir.

Jack : Ils sont passés tout près.

Sue : (gênée) Oui ! Tu crois que les autres nous ont vu.

Jack : Si j’en jure par les cris de Lucy qui sortent de mon oreillette je dirais oui !

Sue : La journée ne va pas être simple aujourd’hui.

 

Une équipe d’intervention avait continué la filature de Ben. Il s’était séparé de son amie près de l’entrée du métro. Une autre équipe suivit la jeune femme qui avait rejoint un appartement quelques minutes plus tard.

 

Immeuble du FBI

 

Jack et Sue venaient de sortir de l’ascenseur. Ils allaient avoir des petites moqueries du reste de l’équipe, c’était prévisible. Ils réfléchissaient à la façon dont ils trouveraient une excuse pour expliquer le baiser qu’ils avaient échangé quand ils croisèrent Wallace dans le couloir.

 

Wallace : Agent Thomas et Hudson ! Justement je voulais vous parler.

 

Sue et Jack se lancèrent un regard inquiet. Est-ce que Wallace allait les réprimander au sujet de ce qui c’était passé dans le parc ? Elle n’avait pourtant pas l’air au courant.

 

Wallace : Je n’ai pas encore eu le temps de passer dans votre bureau mais je voudrais savoir comment s’est déroulé la filature ?

Sue et Jack : Bien !

 

Wallace les regarda perplexe. Ils avaient répondu bien rapidement.

 

Jack : Nous avons suivi Ben jusqu’au parc mais il n’a pris contact qu’avec une seule personne, une femme.

Sue : Tara a lancé des recherches pour connaître son identité.

Wallace : Très bien.

 

Jack et Sue se dirigeaient vers le bureau quand Wallace les stoppa dans leurs élans.

 

Wallace : Agent Thomas ?

 

Levy posa sa patte sur la jambe de sa maîtresse pour l’avertir alors que Jack s’était lui aussi arrêté.

 

Sue : Oui ?

Wallace : Je voudrais vous parler une seconde. Je n’en ai pas pour longtemps.

 

Jack regarda Sue. Elle avait l’air tout aussi étonné que lui. Que voulait Wallace ? Sue regarda une dernière fois Jack avant de suivre Wallace, suivit de Levy.

 

Sue accompagna Wallace dans son bureau. Elle était quelque peu inquiète de la tournure de la situation.

 

Wallace entra dans son bureau et s’assit en invitant Sue à l’imiter.

 

Bureau de Wallace

 

Wallace : Agent Thomas, je tenais à vous dire que je suis satisfaite de votre travail dans ce service.

 

Sue la regarda. Elle paraissait surprise parce que Wallace venait de lui dire.

 

Sue : Merci.

Wallace : Cependant, je ne vais pas aller par quatre chemins.

 

Wallace planta son regard dans celui de Sue.

 

Wallace : Je voudrais savoir si vous entretenez une liaison avec l’agent Hudson ?

 

Sue resta sous le choc. Elle n’y avait pas par 4 chemins en effet. Elle était surprise et aussi effrayée par la question que venait de lui poser sa supérieure.

 

Elle savait que cela ne servirait à rien de lui mentir. Mais que devait-elle lui répondre et comment lui expliquer la situation. Jack. Il risquait d’avoir des ennuis. Tout les deux d’ailleurs. Ils étaient tout les deux agents du FBI et travaillaient dans la même équipe.

 

Les choses se mélangeaient dans sa tête quand Wallace lui fit signe qu’elle n’avait pas fini de lui parler.

 

Wallace : J’ai assez d’expérience pour remarquer ce genre de chose.

Sue : Ce genre…de chose ?

Wallace : Cette façon dont vous vous regardez, les sourires que vous échangez. Il faudrait être complètement aveugle pour ne pas comprendre.

 

Sue baissa les yeux. Wallace avait remarqué alors que cela ne faisait que quelques mois qu’elle était là.

 

Sue : C’est que Jack et moi…

 

Elle regarda de nouveau Wallace. Elle ne savait pas trop quoi faire.

 

Sue : …Je crois que je vous dois des explications.

Wallace : En effet.

Sue : Je… Jack et moi savons ce que cela signifie… mais... Enfin, je ne veux pas que Jack perde sa place à cause de moi…. Et de ce qu’il se passe entre nous.

 

Wallace la fixa un instant. Elle savait ce que Sue pouvait ressentir. Mais elle devait suivre le règlement et celui-ci interdisait toute relation entre agent d’une même équipe.

 

Sue regarda Wallace. Elle n’arrivait pas à déchiffrer ce qu’elle lisait dans ses yeux. Wallace avait toujours été difficile à cerner mais là c’était différent. Elle avait une drôle de sensation.

 

Wallace : Je comprend que cette relation soit importante à vos yeux mais est-elle si solide que vous le penser ?

Sue : Je tiens beaucoup à Jack et…

 

Wallace baissa les yeux et sembla noter quelque chose sur un de ses dossiers. Sue ne savait pas si c’était bon signe ou pas.

 

Wallace : C’est tout ce que je voulais savoir. Je suis certaine que vos sentiments pour l’agent Hudson sont très forts mais pensez à votre carrière.

 

Sa carrière ? Sans Jack, il n’y aurait jamais eu de carrière. Son arrivée dans l’équipe, sa formation… tout cela, c’était grâce à lui.

 

Sue : Je ne pourrais pas faire mon travail si je sais que Jack n’est pas à mes côtés.

 

Wallace leva la tête et parcourut le visage de Sue pour savoir si elle était sincère. Mais cela ne faisait aucun doute. Elle aimait cet homme et peu importait sa carrière au sein du FBI.

 

Bureau du FBI

 

Bobby s’approcha du bureau de son ami.

 

Bobby : Alors-là l’enflammé, chapeau bas !

Jack : De quoi tu parles ?

 

Myles se tenait non loin.

 

Myles : Bobby et moi étions sur le chemin du retour quand nous avons entendu les cris de Lucy dans la radio.

 

Il s’approcha.

 

Myles : Si on avait su on serait resté plus longtemps. Peut-être qu’on aurait aussi eu le droit à un doux baiser.

Bobby : C’est presque un crime d’avoir raté ça !

 

Tara leva la tête avec un grand sourire.

 

Tara : Heureusement que les caméras ont tous filmés

Demetrius : On avait un témoin la première fois, aujourd’hui on a les preuves sur vidéos. Notre affaire avance !

Bobby : Et tu sais que si on présente ça devant un jury, il sera du même avis que nous !

Myles : D’un avis unanime pour dire que c’est un baiser des plus romantiques !

 

Jack fit comme si il n’entendait rien mais il savait qu’il allait encore avoir le droit à des plaisanteries de ce genre tout le reste de la journée.

 

 

Bureau de Wallace

 

Sue se leva pour rejoindre la porte quand elle se retourna vers le bureau de Wallace.

 

Wallace : Vous voulez savoir autre chose ?

Sue : Je crois que non…je voudrais juste vous demander…

 

Wallace regarda cette femme devant elle qui si semblait perdue, comme fragilisée par ce qu’elle venait d’apprendre.

 

Sue : J’aimerais que vous ne disiez rien à Jack et au reste de l’équipe pour le moment…

Wallace : Je comprends…je ne dirais rien.

Sue : Merci.

 

Sue sortit et ferma la porte derrière elle. Wallace regarda un long moment la porte close. Elle ne pouvait pas les blâmer ou leur reprocher ce qu’il leur arrivait. C’était tout ce qu’il y a de plus naturel mais cela compliquait  les choses.

 

Il était hors de question qu’elle perde deux éléments comme l’agent Hudson ou Thomas. Et pourtant elle n’avait pas le choix. Elle fronça les sourcils. Depuis quand n’avait-elle plus le choix ?!

 

 

Bureau du FBI

 

Sue marchait lentement dans le couloir comme une âme perdue. Levy regarda sa maîtresse. Elle avait vraiment l’air contrarié. Sue lança un petit sourire à son chien. Elle lui caressa doucement la tête. Elle respira un grand coup avant de rentrer dans le bureau. Il fallait qu’elle ne laisse rien paraître.

 

Jack vit Sue et lui lança un regard interrogatif. Il voulait savoir ce que Wallace lui avait voulu. Sue le regarda. Jack ne devait pas s’inquiéter pour le moment. Elle caressa la tête de son ami canin comme pour se redonner du courage puis se contenta de sourire à Jack pour le rassurer.

 

Bobby : Enfin, voici l’autre actrice de notre film !

Sue : De quoi est-ce que vous parler ?

Myles : De ta scène du baiser avec ce cher Jack !

Sue : Je crois que vous vous faites des idées.

Lucy : Des idées ?

 

Tara projette l’action sur l’écran du bureau.

 

Jack et Sue sont assis sur le banc. Jack signe et Sue répète les signes puis, elle posa sa main sur la joue de Jack. On voit ensuite les lèvres de Sue bougées quelques secondes avant qu’ils ne s’embrassent.

 

Lucy : Je mettrais cette cassette en boucle pour mon mariage !

Sue : (gênée) Lucy !

Tara : On peut savoir ce que tu disais Sue à Jack avant ce moment mémorable ?

Sue : Et bien…

 

Jack regarda Sue et tenta de se lancer dans une explication.

 

Jack : (confus) J’étais de dos et Sue m’a…

Bobby : Dit le Jack « em-bras-sé»

Jack : (gêné) Sue m’a embrassé pour cacher mon oreillette.

Myles : Mais bien sûr !

Demetrius : Avec autant de passion ! Je vous dis « félicitations » …Y a que les couples mariés ou les stars au cinéma qui font ça aussi bien !

Sue : C’était une mise en scène. On a fait ça pour ne pas se faire repérer.

Myles : C’est un baiser de ce qu’il y a de plus prémédité ou je ne m’y connais pas !

Bobby : Et je vous signale qu’on a la preuve en image cette fois-ci !

Lucy : Inutile de nier !

 

La vidéo continuait d’être diffusée en boucle quand Lucy vit à l’entrée du bureau les parents de Sue observant l’enregistrement.

                                                         

Lucy posa sa main sur l’épaule de Sue et lui fit signe de regarder à l’entrée. Sue chercha du regard ce qui à attirer l’attention de Lucy quand elle vit ses parents.

 

Elle lança un regard à Jack. Les explications ne seront plus d’aucune utilité. Elle espérait simplement que ses parents n’allaient pas vendre la mèche à propos de ce matin.

 

Père de Sue : Si j’avais su qu’à l’époque on pouvait faire ça en entrant au FBI j’aurais signé tout de suite.

 

Le reste de l’assemblée qui n’avait pas vu les nouveaux arrivants se tournèrent vers eux.

 

Devant l’embarras qu’ils venaient de causer, Tara arrêta la cassette et les plaisanteries s’arrêtèrent aussitôt.

 

Mère de Sue : Ne vous arrêtez pas pour nous. Je trouve ce film… tout à fait… instructif.

 

Sue regarda Jack puis Lucy pour chercher du soutien. Elle aurait du changer les serrures ou récupérer les clés, ça lui aurait évité de donner des explications.

 

Le téléphone sur le bureau de Jack sonna.

 

Jack : Hudson ?...Oui…Très bien on arrive.

 

Jack se tourna vers l’assistance pour expliquer le coup de téléphone.

 

Jack : C’était le procureur Wilson, celui chargé de l’affaire, il veut nous voir dans son bureau. Bobby ?

Bobby : J’arrive.

 

Jack avait déjà attrapé sa veste et passa près des parents de Sue. Bobby alla chercher sa veste. Jack en profita pour parler aux parents de Sue.

 

Jack : Désolé Monsieur et Madame Thomas mais je vais devoir annulé pour le repas de ce midi !

Mère de Sue : Nous comprenons, le travail !

Père de Sue : Mais ce n’est pas perdu, peut-être ce soir ?

Jack : (gêné) Oui, sans doute. (se tournant vers Sue) Sue, on se retrouve pour la répétition.

Sue : Oui, à plus tard.

 

Jack regarda Sue comme pour s’excuser de la laisser une seconde fois seule. Sue lui sourit, elle ne pouvait pas lui en vouloir, ils savaient que leur travail était important et qu’ils avaient des responsabilités. Bobby rejoignit Jack et ils sortirent du bureau.

 

Sue regarda ses parents. Elle ne savait pas trop quoi dire. Ses parents lui souriaient.

 

Mère de Sue : J’aimerai bien revoir ce film ?!

Sue : maman !!

 

Lucy et Tara ne purent empêcher un éclat de rire de sortir. Sue sentait que la journée allait être très longue et que le repas de ce midi n’allait pas être facile.

 

Restaurant.

 

Mère de Sue : Je suis triste que Jack n’ait pas pu se joindre à nous.

Sue : Il ne pouvait pas…

Père de Sue : C’est son travail… nous le savons ma chérie.

 

Sue jouait avec sa fourchette dans son assiette. Elle n’avait presque pas touché à celle-ci. Elle était bien trop préoccupée. Elle leva les yeux vers ses parents.

 

Sue : Maman, Papa… en parlant de Jack…

 

Son père posa sa main sur celle de sa fille.

 

Père de Sue : Ma chérie, on voulait s’excuser pour ce matin. On aurait du te prévenir de notre venue où attendre chez Charlie au lieu de débarquer à l’improviste.

Sue : Je crois que ça aurait été plus simple pour tout le monde !

 

Sue sourit légèrement.

 

Sue : Oui, mais ce n’est pas vraiment votre faute. Je n’aurais sans doute pas du me trouver dans cette situation.

Mère de Sue : Sue… tu es assez grande pour savoir ce que tu fais… et crois moi, c’est assez dur pour moi de l’admettre… j’ai toujours eu tendance à te protéger. Tu es notre enfant et on ne pourrait pas s’empêcher de s’inquiéter pour toi et de vouloir ton bonheur.

 

Les paroles de ces parents réconfortaient Sue. Elle devait avouer que depuis quelque temps, elle ne les appelait plus aussi souvent qu’avant et qu’il était naturel qu’ils s’inquiètent pour elle.

 

Elle devait avouer que sa relation avec Jack lui avait un peu « tourné » la tête.

 

Mère de Sue : Et à ce que l’on a pu voir aujourd’hui, tout à l’air de très bien se passer !

 

Sue baissa les yeux. Cela lui faisait bizarre de parler de cela avec ses parents. Ils avaient toujours été proche mais à c’était différent.

 

Père de Sue : Il y a quelque chose qui ne va pas ?

Sue : C’est juste que cela me fait bizarre de… parler de « ça » avec vous !

 

Ses parents sourirent.

 

Mère de Sue : Tu sais ! Ton père et moi avons une vie amoureuse et…

Sue : Non !!! C’est bon ! Je préfère ne rien savoir !!

 

Elle reporta son attention sur son assiette.  Lorsqu’elle releva la tête, elle vit son père entrain de rire. Elle l’interrogea du regard.

 

Père de Sue : Imagine si c’était Lucy qui était entré plutôt que nous !

 

Tous éclatèrent de rire et continuèrent leur repas.

 

Bureau du procureur Wilson

 

Le procureur était un homme d’une soixantaine d’année qui avaient déjà travaillé avec Jack et Bobby sur de nombreuses affaires. L’homme était assis à son bureau quand les 2 agents pénétrèrent dans la pièce.

 

Procureur : Bobby, Jack, Heureux de vous revoir !

Bobby : Monsieur !

Jack : Monsieur !

Procureur : Je sais que vous avez beaucoup de travail mais je serais bref. J’ai appris que vous aviez mis une surveillance sur le neveu de Koichi Sakamoto.

Jack : C’est exact. Elle n’a commencé que ce matin.

Procureur : Alors vous allez devoir la jouer fine. Plusieurs services sont sur cette affaire et la venue du FBI n’est pas du goût de tous.

Bobby : Mais en quoi est-ce un problème ? Ben Sakamoto n’est pas un criminel, il a juste témoigné contre son oncle, il devrait être sous protection ?

Procureur : D’après certaine de mes sources, l’oncle de Ben aurait corrompu certains juges et aurait noté toutes ces transactions sur un calepin.

Bobby : Et on sait où se trouve se calepin ?

Procureur : Uniquement 2 personnes le savent. Koichi Sakamoto et son neveu.

Jack : C’est l’assurance vie de Ben ?

Procureur : Je ne sais pas. C’est à vous de faire votre enquête, je tenais seulement vous prévenir que des menaces sur les membres du bureau pourraient être lancées.

 

Plus tard après l’entrevue, rue de Washington D.C.

 

Bobby et Jack sortaient d’un restaurant. Jack était pensif, il se demandait comment Sue avait pu s’expliquer avec ses parents et surtout, il avait du la laisser alors qu’il aurait voulu la soutenir dans cette épreuve. Bobby remarqua que Jack était ailleurs.

 

Bobby : Dis-moi l’enflammé, comment tu vas ?

Jack : Bien, pourquoi cette question ?

 

Ils se dirigèrent vers la voiture.

 

Jack : Je sais que manger 2 fois des tapas n’est pas dans mes habitudes mais j’ai eu un bon petit déjeuner.

Bobby : Dans tes habitudes ?? Tu plaisantes, c’est une seconde nature chez toi !

 

Jack sourit à la remarque de son ami.

 

Bobby : En fait, je me demandais surtout quand t’est-ce que tu avais croisé les parents de Sue ?

Jack : Dans le couloir, au bureau.

 

Bobby regarda son ami. Il le connaissait par cœur et savait très bien quand il lui mentait. Et c’est ce qu’il était entrain de faire à cet instant.

 

Bobby : Tu ne me caches rien ?

Jack : Pourquoi tu dis ça ?

Bobby : La façon dont tu regardes Sue et surtout le baiser dans le parc.

Jack : C’était pour…

Bobby : Pour cacher l’oreillette ! Tu me prends pour un bleu ! Je connais cette tête et je suis sûr qu’il y avait autre chose !

Jack : Ecoute Bobby, je t’assure que c’était pour l’oreillette et rien d’autre !

 

Jack monta en voiture lançant Bobby sceptique sur ces dernières paroles. Jack était son ami mais s’il ne voulait pas lui parler, il ne pouvait qu’attendre.

 

Eglise Saint Andrews

 

Lucy faisait les 400 pas dans l’entrée. Sue et Tara était à ses côtés alors que tout le reste de l’assemblée se trouvait dans la grande salle.

 

Lucy : Je plaiderais la folie… les jurés me comprendront !

 

Lucy avait l’air furieuse.

 

Sue : Je crois que les tuer ne résoudrait rien !

Tara : Oui… nous serions obligé de t’arrêter et le mariage n’aurait pas lieu !

 

Lucy s’arrêta et se tourna vers ses amies.

 

Lucy : Vous avez raison !! Je vais les torturer !!

 

Tara et Sue sourirent légèrement à l’allusion de leur amie. Elle pouvait très bien imaginer leur amie faire cela. Lucy entreprit d’arpenter à nouveau l’entrée.

 

Lucy : Comment peuvent-ils me faire ça ? Si ils arrivent en retard au mariage…

Tara : Ca ne sera pas le cas !

Lucy : Ils ont intérêt !

 

A ce moment, Jack et Bobby entrèrent dans l’église. Lucy allaient presque leur sauter dessus mais Tara se faufila devant elle.

 

Lucy : Je peux savoir ce que vous faisiez ??

 

Jack et Bobby restèrent un peu en retrait en voyant le regard de Lucy.

 

Bobby : Désolé Lucy mais on est tombé dans les embouteillages…

 

Lucy ferma les yeux et respira profondément. Sue regarda Jack et Bobby. Elle leur fit comprendre qu’ils avaient mal joué sur ce coup là. Lucy ouvrit à nouveau les yeux.

 

Lucy : Je vais faire comme si il ne s’était rien passé et vous laisser aller rejoindre Dylan et les autres tranquillement.

 

Bobby et Jack ne se firent pas prier pour entrer dans la grande salle.

 

Eglise Saint Andrews

 

Pasteur : Très bien, nous allons commencer la répétition pour la cérémonie du mariage.

 

Lucy, Dylan, Sue, Tara, Bobby et Jack étaient présents. Steve, le frère de Dylan, était là ainsi que les parents des 2 futurs époux sans oublier la grand-mère et une cousine de Lucy, Anita.

 

Pasteur : Le témoin qui a les alliances, pourriez-vous vous approcher.

 

Jack s’avança, c’était un honneur d’avoir été choisi par Dylan et Lucy pour porter les alliances. Il se mit à côté du pasteur qui appela les autres garçons d’honneur.

 

Pasteur : Très bien, je vais vous placer de cette manière. En haut, Steve, à côté Bobby et enfin Jack.

 

Les 3 hommes se placèrent comme énoncé puis ce fut le tour des demoiselles d’honneurs.

 

Pasteur : Anita, Tara et enfin Sue.

 

L’assistance retenait son souffle, les 3 femmes avancèrent au rythme de l’orgue. Elles se placèrent comme prévu et le pasteur commença ses explications.

 

Pasteur : Bien, nous avons bientôt fini, une fois la cérémonie terminée, les mariés partent en premier accompagné par les garçons d’honneur et des demoiselles d’honneur qui se trouvent sur la marche en face de vous. Donc, Sue et Jack, Tara et Bobby et enfin Steve et Anita.

 

Sue et Jack ne purent s’empêcher de se regarder tout au long de la répétition.

 

Bureau

 

La répétition avait duré deux bonnes heures pour coordonner tous les préparatifs pour l’entrée et la sortie des invités. Myles et Demetrius avaient quant à eux continuer les recherches en l’absence du reste du groupe.

 

Bobby : Alors comment ça a été pendant notre absence ?

Myles : (ironique) Très bien, on a même réussi à faire marcher la photocopieuse sans qu’elle explose !

 

Bobby alla s’asseoir à son bureau.

 

Demetrius : Lucy n’est pas avec vous ?

Tara : Le pasteur voulait parler aux futurs mariés.

Myles : Il voulait sans doute qu’il réfléchisse encore avant de se passer la corde au cou.

Sue : Je crois que c’était une réunion pour vérifier quelques points pour la cérémonie.

Demetrius : Pendant votre absence, on a reçu une identification pour la femme qui accompagnait Ben Sakamoto dans le parc de ce matin.

Myles : (accrochant une photo de la jeune femme au tableau) Elle se nomme Sakura Watanabe. Elle serait originaire du Japon et vivrait à Washington D.C. depuis 7 ans.

Jack : Et qu’est-ce qu’elle fait aux Etats-Unis ?

Tara : Elle est prof à l’université dans la section culture japonaise.

Sue : Et comment elle a pu rencontrer Ben ?

 

Soudain, Howie fit son apparition dans le bureau.

 

Howie : Je sais comment ! Sakura et Ben sont ensemble depuis 3 ans. Il envisage de se marier prochainement et cette union n’est pas du goût de Koichi le fou ! Il

Sue : Howie ? Je croyais que dire son nom était « tabou » ?

Howie : J’ai rien à craindre puisque mes amis du FBI me protègeront !

 

Silence. Tout le monde semblait réfléchir aux propos de Howie.

 

Myles : Howie a des amis au FBI ?

Bobby : Je ne savais pas non plus, comme quoi même Howie peut avoir des amis !

Howie : Vous me taquiner mais c’est parce que je suis votre ami ! Pas vrai Jack !

 

Jack lança un sourire amusé à Howie avant de s’asseoir sur le bord de son bureau à côté de Sue.

 

Sue : Howie, tu as dit que tu avais des informations concernant cette fille.

Howie : D’après un type qui travaille dans un resto où elle va souvent, Sakura et Ben seraient ensemble depuis 3 ans et ils voudraient se marier. Ben aurait monnayé la vie de cette fille contre un calepin de son oncle.

 

Jack et Bobby se regardèrent.

 

Bobby : Un calepin ?

Howie : Je ne sais pas ce qu’il contient mais il voudrait plus de 500 millions de dollars au marché noir.

Jack : Ce calepin referme tous les noms et dates où Sakamoto oncle aurait versé des pots de vin à des juges.

Howie : C’est vrai ? Je sais que Ben et Sakura doivent se retrouver dans un parc demain vers 15 h pour parler mais je n’en sais pas plus !

Sue : C’est déjà bien ! Merci Howie.

Howie : En attendant que cette affaire se passe, je dors chez qui ce soir ?

Bobby : Dormir ?

Howie : Oui, en tant qu’indic j’ai mis ma vie en danger pour vous aider !

 

Tous se regardèrent.

 

Jack : C’est dommage mais ce soir je suis pris ! Désolé.

Sue : Mes parents sont là alors il n’y a plus de place !

Bobby : J’ai un rendez-vous avec un ami alors…

Demetrius : Je ne crois pas que Donna serait trop d’accord pour un invité surprise.

Lucy : Je dois dîner avec Dylan et mes parents.

Myles : Je…j’ai…

 

Howie s’approcha de Myles et le serra dans ses bras !

 

Howie : Je savais que je pouvais compter sur vous les gars ! Myles, vous en faites pas, je serais aussi discret qu’une petite souris.

Bobby : Quel veinard ce Myles !

 

Myles grimaça.

 

Myles : Mais il faudrait mieux que notre chef soit mise au courant !

 

Howie sortit un papier de sa poche qu’il brandit sous le nez de Myles.

 

Myles : Qu’est-ce que c’est ?

Howie : Un ordre signé de la part de Madame Wallace pour être sous la protection d’un membre du bureau.

 

Myles attrapa le bout de papier en l’arrachant presque à Howie. Il le lut.

 

Myles : Mais ce n’est pas possible ! Si j’ai Howie c’est comme avoir 2 Weber. Un à côté de moi et l’autre dans ma demeure, mon havre de paix, mon cocon personnel ! Jack s’il te plaît fait un geste.

 

Jack leva les mains.

 

Jack : Désolé Myles mais après tout nous sommes une équipe soudée. J’aurais une pensée pour toi.

Myles : Je m’en souviendrai soyez en sûr !

 

Tous rejoignirent leur bureau le sourire aux lèvres en imaginant la soirée de Myles quand un document arriva entre les mains de Demetrius.

 

Demetrius : On a du nouveau au sujet de l’affaire.

Bobby : On en sait plus sur le porteur du calepin ?

Demetrius : Non, mais par contre un avion en provenance de Tokyo, Japon vient d’atterrir à l’aéroport de Washington D.C.

Myles : Et tu nous dis ça parce que…

Demetrius : Parce qu’un des bras droit de Sakamoto vient d’arriver, un tueur à gage.

Jack : On connaît son nom ?

Demetrius : Pas encore.

Bobby : On le surnomme comment ?

Tara : Pourquoi pas « nem » ?

Sue : Je croyais que les nems c’était chinois !

Howie : Et pourquoi pas « samouraï » ?

 

Tous regardèrent Howie ! Il avait dit quelque chose de crédible.

 

Demetrius : C’est partit pour le « samouraï » !

Jack : Alors, il nous faut des infos sur le « samouraï ». Savoir dans quel hôtel il est descendu, qui il rencontre, ce qu’il a prévu de faire pendant son séjour et tout ce qui sera nécessaire.

 

Tara, Lucy et Sue s’installèrent devant leurs ordinateurs tandis que Bobby, Myles et Demetrius prirent leur manteaux pour aller démarcher leur indics respectifs.

 

Pendant que le reste de l’équipe s’attelait à la tâche, Jack devait prévenir Wallace que la vie de Ben Sakamoto était menacée. Il devait faire vite si jamais le contrat sur Ben avait déjà été lancé.

 

Bureau de Wallace

 

Jack : Il se peut que Ben soit la prochaine victime de son oncle.

Wallace : Je vais mettre une équipe supplémentaire pour le surveiller. En attendant d’en savoir plus.

Jack : Il se peut qu’on se trompe mais si Ben a en sa possession le calepin de son oncle…

Wallace : Il faudrait pouvoir mettre la main dessus. Faites votre possible pour savoir où est ce calepin.

Jack : Très bien !

Wallace : Mais ne négligeons pas la vie de Ben Sakamoto et de sa fiancée.

 

Jack acquiesça et allait sortir quand il se ravisa. Il se retourna.

 

Wallace : Un problème agent Hudson ?

Jack : non… enfin… je voulais savoir si il y avait un problème avec l’agent Thomas ?

 

Wallace posa son stylo et le regarda.

 

Jack : Je suis son agent instructeur alors si il y a un problème…

Wallace : il n’y a aucun problème. Je voulais simplement clarifier quelques petites choses avec elle sur un de ses rapports.

 

Jack baissa un instant et la regarda de nouveau. Elle le fixait toujours. Il sentit que sa place n’était plus indispensable. Il sortit.

 

Bureau du FBI

 

Il se faisait déjà tard, l’équipe de garde continuait de surveiller Ben Sakamoto alors que les informations sur le nouvel arrivant fraîchement débarquer de Tokyo était toujours inexistantes.

 

Myles était déjà partit materné Howie, Demetrius était rentré de bonne heure pour passer une soirée romantique avec Donna. Tara avait un rendez-vous avec une amie. Il ne restait plus que Lucy, qui attendait Dylan, Bobby qui rangeait encore quelque papier, Sue qui attendait un fax et Jack qui finissait un compte rendu pour Wallace.

 

Sue semblait un peu nerveuse, ce qui ne laissa pas Jack indifférent. Il s’approcha de son bureau et lui fit un signe amical de la main pour le prévenir de sa présence.

 

Jack : Ca va ?

Sue : Oui !

Jack : Pas trop inquiète pour le dîner de ce soir ?

Sue : Non…enfin…si, un peu.

Jack : Tu ne devrais pas t’inquiéter, c’est plutôt moi qui devrait me faire du mauvais sang !

 

Sue esquissa un léger sourire comme pour se dire que tout allait bien se passer. Elle ne devait pas s’en faire, Jack était quelqu’un de bien et elle tenait à lui autant qu’il tenait à elle. Ils se l’étaient prouvés et cela n’était pas une illusion.

 

Elle devait aussi avoir confiance dans ses parents, ils aimaient leur fille et ils accepteraient son choix. Et elle savait aussi qu’ils appréciaient beaucoup Jack.

 

Jack renvoya son sourire à Sue pendant que Lucy s’approcha de Bobby qui rangeait ses affaires.

 

Lucy : (regardant Sue et Jack) Est-ce que tu sais quelque chose au sujet d’eux ?

Bobby : Ca dépend…est-ce que TOI, tu sais quelque chose ?

 

Ils se regardèrent. Ils savaient très bien qu’en mettant leurs informations en commun, ils comprendraient un pu mieux la situation.

 

Lucy : Ca se pourrait ! Mais toi d’abord !

Bobby : Je sais que hier Jack a découché, il n’a pas passé la nuit à son appart !

Lucy : Je sais qu’en ce moment Sue fréquente quelqu’un et qu’elle est souvent dehors tard le soir.

 

Un sourire apparut sur le visage des deux amis.

 

Bobby : Je sais que Jack a croisé les parents de Sue bien avant qu’ils n’arrivent au bureau.

 

Lucy sourit à ses mots. Jack et Sue, ils étaient ensemble. Mais ils ne l’avoueraient jamais ouvertement. Bobby attendait une info de la part de Lucy quand elle le tira dans un coin du bureau.

 

Lucy : J’ai vu Sue et Jack s’embrasser.

Bobby : Comme Tara et Dem, dans le parc, rien de très…

Lucy : Pendant le dîner de fiançailles !

Bobby : QUOI !

 

Jack regarda en direction des 2 complices qui quittèrent le bureau sous le regard interrogatif de Sue et Jack.

 

Sue : Qu’est-ce qu’il y a ?

Jack : J’en sais rien … (regardant sa montre) mais on va être en retard au dîner de ta mère si on continue comme ça.

 

Couloir du FBI

 

Bobby : Tu es sûre de ce que tu as vu ?

Lucy : (sourire) Certaine ! C’était encore plus passionné que dans le parc ce matin !

 

Bobby et Lucy regardèrent une dernière fois dans le bureau. Jack aidait Sue à mettre son manteau, ils se sourirent et s’approchèrent de la sortie.

 

Jack : Sue et moi on y va ! On se voit demain.

Bobby : Pas de problème, l’enflammé !

 

Jack et Sue regardèrent Lucy et Bobby qui affichaient un trop grand sourire à leur goût.

 

Bobby : Et passez une bonne soirée.

Sue : Merci, Bobby ! A demain.

Lucy : Bonne soirée.

 

Sue et Jack se regardèrent. Lucy et Bobby cachaient quelque chose et ils devaient avouer que cela leur faisait peur de demander la raison. Ils préférèrent s’éclipser pour ne pas arriver en retard.

 

Appartement de Sue.

 

Les plats étaient déjà sur la table. Il ne manquait que Sue et Jack.

 

Mère de Sue : Il se fait déjà tard ? On devrait peut-être l’appeler ?

Père de Sue : Je suis sûr qu’ils ne vont pas tarder.

 

Sue et Jack rentrèrent dans l’appartement. Ils s’étaient dépêchés mais la circulation à cette heure les avait ralenti.

 

Sue : Désolée d’être en retard !

Jack : C’est de ma faute, on aurait du prendre sur Lincoln Street au lieu de prendre la 14ième.

Mère de Sue : C’est l’inconvénient des grandes villes !

Père de Sue : Enfin, vous êtes arrivés à bon port, c’est l’essentiel.

 

La mère de Sue leur fit signe de s’installer. Elle commença à les servir. Tous les 4 étaient assis autour de la table. Personne ne voulait commencer la conversation de peur de déraper sur les deux incidents de la matinée. Un lourd silence planait dans l’appartement de Sue.

 

Mère de Sue : Alors comment s’est passé la répétition du mariage ? Lucy n’était pas trop nerveuse.

 

Jack baissa les yeux. Nerveuse ? Elle avait été plutôt furieuse à cause de leur retard à Bobby et lui.

 

Sue : Disons que cela aurait pu être moins… stressant pour Lucy si Bobby et Jack n’étaient pas arrivés en retard.

 

Le père et la mère de Sue le regardèrent. Il sourit timidement et tenta de s’expliquer.

 

Jack : Inconvénient des grandes villes !

Père de Sue : Ne vous inquiétez pas ! Je vous comprends. J’ai moi-même été en retard à mon mariage.

 

Sue faillit presque s’étouffer en apprenant ça.

 

Mère de Sue : Et je vous assure que ton père s’en souvient encore !

Père de Sue : J’ai cru qu’elle allait me tuer quand je suis arrivée devant l’autel.

Sue : Tu ne me l’avais jamais dis Maman ?!

Mère de Sue : Je n’en ai jamais eu l’occasion.

 

Elle lui sourit.

 

Père de Sue : Je vois que vous savez vous faire remarquez Jack ! Mais aujourd’hui n’a pas l’air d’être votre jour !

 

Silence. Ils devaient en parler sinon cela allait les gêner encore et cela allait devenir impossible. Jack prit son courage à deux mains. Il leva les yeux vers Sue puis se tourna vers ses parents.

 

Jack : Mr et Mme Thomas, j’aimerais vous expliquer pour ce matin…

 

Ils s’arrêtèrent tous de manger et regardèrent Jack. Celui-ci prit la main de Sue dans la sienne comme se donner du courage. Jack allait continuer mais Mme Thomas lui coupa la parole.

 

Mère de Sue : Je n’aurais qu’une question à vous poser ?

 

Jack la regarda.

 

Mère : Est-ce que vous aimez ma fille ?

 

Jack regarda Sue. La réponse était toute trouvée. Il regarda de nouveau les parents.

 

Jack : Oui !

Mère de Sue : C’est tout ce que nous avons besoin de savoir !

 

Elle lui sourit et continua de manger. Sue et Jack se regardèrent. Sue était étonné par la réaction de sa mère mais elle l’en remerciait. Elle sourit à Jack pour le rassurer et pour lui faire comprendre qu’il n’avait pas de souci à se faire.

 

Jack et Sue continuèrent à manger.

 

Jack : Mme Thomas votre poulet rôti est… délicieux ! Ca fait longtemps que je n’en avais pas manger.

Mère de Sue : Je suis contente que ça vous plaise…. Et… appeler moi Carla.

 

Il fixa la mère de Sue et inclina la tête pour dire qu’il était d’accord.

 

Père de Sue : Pour moi, ça sera Ron, après tout vous faites presque partie de la famille Jack, en plus je me sentirais moins vieux qu'avec Monsieur!

 

Jack lui sourit. Il était heureux que cela se passe aussi bien avec les parents de Sue. Il devait avouer qu’il appréhendait un peu ce repas mais tout se passait très bien.

 

Pendant le repas

 

Le téléphone de Jack se mit à sonner.

 

Jack : (gêné) Excusez-moi !...

 

Jack se leva et répondit. Sue ne le quitta pas des yeux.

 

Jack : Hudson ?...Depuis combien de temps ?...Rien de grave...OK ! J’arrive !

 

Il se tourna  vers Sue et ses parents.

 

Mère de Sue : Rien de grave j’espère ?

Sue : Un problème ?

Jack : Quelqu’un a tiré sur l’homme que l’on suivait ce matin.

Sue : (regard inquiet) Il est…

Jack : Juste blessé ! Je vais devoir vous laisser encore une fois !

Sue : Tu y vas tout seul ?

Jack : Bobby et Myles doivent me rejoindre là-bas !

 

Jack s’excusa auprès des parents de Sue et fut raccompagner à la porte par Sue.

 

Jack : Encore une fois, désolé !

Sue : Le travail, c’est normal.

Jack : Le repas était excellent. Et la fille de la cuisinière à de qui tenir !

 

Sue rougit aux mots de Jack. Il la blotti contre lui et l’embrassa tendrement avant qu’ils ne se détachèrent. Ils restèrent un moment front contre front, espérant arrêter le temps pour pouvoir apprécier le contact de l’autre.

 

Jack : En attendant, garde-moi une part de sorbet !

 

Jack lança un clin d’œil à Sue qui comprit à quoi il faisait allusion.

 

Sue : Fais attention !

Jack : Comme toujours.

 

Jack s’en alla, un pincement au cœur, il aurait voulu rester plus longuement dans les bras de Sue et même savourer sa compagnie mais le devoir l’appelait.

 

Quant à Sue, elle regarda partir Jack tristement. Les instants où ils étaient ensemble, en dehors du travail, se faisaient tellement rare que dès qu’ils étaient ensemble, ils faisaient abstraction de ce qui les entourait. Comme un cocon qui leur était réservé.

 

Sue referma la porte derrière Jack et laissa échapper un soupire. Elle rejoint ses parents qui avaient commencé à débarrasser la table.

 

Sue : Vous devriez aller vous coucher, vous avez fait un long voyage ! Je vais ranger.

Mère de Sue : Ne t’inquiète pas pour nous !

Père de Sue : C’est vrai, on est encore jeune tu sais !

 

Sue sourit à la remarque de son père ! Il est vrai qu’elle aussi avait tendance à se faire du souci pour ses parents mais leur confort était important pour elle. La mère de Sue regarda sa fille quelque instant quand le regard de Sue tomba dans le sien.

 

Sue : Qu’est-ce qu’il y a ?

Mère de Sue : Rien, je regardais ma fille se transformer.

Sue : Se transformer ?

Mère de Sue : Oui, tu as changé depuis que tu travailles au FBI. Tu es devenue radieuse, plus épanouie et puis…

Sue : Quoi ?

Mère de Sue : Depuis quelque temps, tu es comment dire…

Père de Sue : Tu rayonnes ! Tu sembles encore plus heureuse qu’avant !

 

Sue rougit aux paroles de ses parents. Elle savait quel changement avait bouleversé sa vie. Et c’était en deux mots : Jack Hudson.

 

Il avait su comprendre et apprivoiser les sentiments conflictuels qu’elle avait en elle. Ils se comprenaient par un simple regard, un simple sourire. Les mots étaient parfois superflus et la présence de l’autre suffisait à ravir l’autre. Les attentions, les sourires au bureau, les balades à 2, tout cela avait un parfum d’inconnu qui rendait les moments qu’ils passaient ensemble uniques et privilégiés.

 

Sue avait changé, certes, mais Jack aussi. Les choses étaient devenus plus sérieuses entre eux et ça personne ne pouvait le nier. Jack était de bonne humeur, il souriait plus souvent et paraissait plus détendu.

 

Jack s’était dévoilé et ils avaient fait du chemin l’un vers l’autre. Cela avait permis à Sue d’aller au-delà des ses peurs même si les prochains jours allaient être mouvementés depuis l’arrivée de ces parents et la discussion qu’elle avait eu avec Wallace.

 

Immeuble de Ben Sakamoto

 

Des policiers étaient déjà sur place. Un cordon de sécurité empêchait les curieux de s’approcher quand Jack arriva sur place.

 

Jack monta jusqu’à l’appartement de Ben, au 4ième étage. Bobby et Myles l’attendaient déjà. Des débris de verre étaient répandus sur le sol.

 

Une balle avait traversé la fenêtre du salon de Ben alors qu’il regardait la télé, assis dans son fauteuil. Les policiers récoltaient des indices quand Bobby s’approcha du nouveau venu.

 

Bobby : Ca va ?

Jack : Je rate un super dîner !

Myles : Désolé pour toi, moi j’étais avec Howie.

Jack : Qu’est ce qui s’est passé ?

Myles : Ben a frôlé la mort ce soir.

Bobby : Un tireur embusqué en haut de l’immeuble voisin.

Myles : Ben faisait son plateau repas quand le tireur a tenté sa chance.

Jack : (s’approchant de la fenêtre) A cette distance, même un débutant ne l’aurait pas raté !

Myles : Et bien, notre tireur a évalué la distance, la force du vent,…

Bobby : Mais pas le ressort du canapé !

Jack : Un ressort ?

Bobby : Qui a dévié la balle et qui a transpercé la télé à la place de Ben !

Myles : Triste fin ! Elle aura sans doute bien vécu !

Bobby : Je te savais pas aussi sentimentale Myles ?

Myles : Les sentiments sont l’essence même des Leland ! Nous sommes reconnus pour notre légendaire aptitude au sentimentalisme qui séduit les femmes !

Bobby : Alors il faudra que tu m’expliques pourquoi tu es toujours célibataire !

 

Jack et Bobby se regardèrent avec un sourire aux lèvres. Ils adoraient taquiner Myles. Ce n’est pas pour rien qu’ils étaient dans la même équipe.

 

Jack : Quoi d’autre ?

Bobby : Ben a été conduit à l’hôpital pour des blessures légères.

Myles : Et en ce qui concerne notre « samouraï », il a échappé à la surveillance de la brigade et il a disparu avant la tentative de meurtre sur Ben.

Jack : On a au moins une idée de la tête du coupable.

 

Les 3 hommes quittèrent l’appartement quand un policier leur apporta un fusil de sniper emballé sous plastique.

 

Policier : Il a été retrouvé sur le toit de l’immeuble en face.

 

Jack prit l’arme dans les mains du policier et l’examina. Il remarqua une trace étrange au niveau de la crosse.

 

Jack : (au policier) Envoyez l’arme au labo du FBI et demander à ce qu’un échantillon soit analysé pour la substance qui se trouve sous l’arme !

Policier : Bien !

Bobby : Tu as trouvé quelque chose d’anormal ?

Jack : Des traces au niveau de la crosse.

Myles : Tes yeux de lynx auraient-ils repéré quelque chose qui auraient échappé au commun des mortels ?

Jack : Il semblerait mon cher Myles !

Bobby : En attendant, Ben doit rester en observation à l’hôpital. Des policiers gardent sa chambre.

Myles : On pourra au moins continuer notre nuit.

 

Jack commença à s’en aller quand Myles s’approcha de Bobby.

 

Myles : Il a des yeux de lynx mais il n’a toujours pas déclaré sa flamme à Sue !

Bobby : Que veux-tu ! Même les plus grands ont du mal parfois.

 

Appartement de Jack

 

Il était déjà tard et Jack se sentait mal d’avoir encore laissé Sue seule pour le travail. Il avait des responsabilités mais Sue était plus importante. Ils s’étaient séparés alors que le dîner, avec les parents de Sue, étaient important.

 

Il voulait l’appeler, peut-être qu’elle n’était pas encore endormie ? Elle et son sourire qui lui faisait oublié tout le reste, les ennuis, les tracas de la journée et qui d’un simple regard sur lui balayait tous ses soucis le lui faisait ressentir qu’il était unique.

 

Il décrocha son téléphone puis se ravisa, il était tard, il ne voulait pas qu’elle s’inquiète en pensant à une mauvaise nouvelle. Non, il voulait savoir comment elle allait. Il prit son téléphone quand celui-ci sonna.

 

Jack : Hudson ?

Sue : Jack ? C’est Sue.

 

Jack afficha un sourire ravi ! Elle l’avait devancé mais ils avaient eu la même idée.

 

Jack : J’allais t’appeler ! Tu m’as devancé !

Sue : Intuition féminine !

Jack : Et ton intuition te dit quoi d’autre ?

Sue : Que tu aimerais être avec moi en ce moment !

Jack : Possible !

Sue : Jack, tu mens très mal !

 

Jack sourit à la remarque de Sue ! Il n’arrivait pas à lui cacher ses sentiments. Elle était spéciale et unique à ces yeux.

 

Jack : Et pour la fin du dîner ?

Sue : Ta part t’attend dans le réfrigérateur ! J’ai du combattre Levy à main nu pour ne pas qu’il la mange !

Jack (sourit) : Merci de ce courage agent Sue ! Vous serez vivement récompenser.

Sue : Des promesses, des promesses !

Jack : Attention, je tiens toujours mes promesses !

 

Jack avait raison. Il en était capable, c’est ce qui faisait son charme d’ailleurs. Être lui-même en toutes circonstances. Il ne l’avait jamais déçue et Sue savait que Jack était un homme de paroles.

 

Sue : Je vais aller me coucher avant que mes parents ne remarque que je te téléphone !

Jack : Tu risques d’être privé de sortie sinon !

Sue : Fait le malin mais ils veulent qu’on dîne ensemble encore une fois !

Jack : J’ai fait si mauvaise impression !

Sue : Partir au milieu du dîner, ça ne fait pas mauvaise impression ?

 

Il était vrai qu’il n’était pas rester très longtemps. Mais aux côtés de Sue, le temps n’avait plus vraiment de mesure et la contempler quelques secondes lui paraissait être d’interminables heures auquel il ne voulait que prolonger son bonheur.

 

Appartement de Sue

 

Sue était assise près de la fenêtre du salon. Les rayons de la lune caressaient son visage alors qu’elle parlait toujours avec Jack. Leur complicité était telle qu’ils auraient pu rester des heures entières à parler.

 

Sue : Il commence à se faire tard.

Jack : Oui mais j’aurais aimé être avec toi.

 

Sue sourit et rougit presque. Elle aussi, elle aurait aimé qu’il soit là.

 

Sue : On se voit demain de toute manière.

Jack : Heureusement, sinon tu n’aurais pas ta récompense.

 

Sue rougit aux propos de Jack.

 

Sue : (gênée) Tu veux vraiment que les autres sachent pour nous !

Jack : Je ne crois pas qu’ils soient encore prêts à connaître la vérité mais je te promets une surprise.

Sue : Quoi ?

Jack : Si je te le dis, ça ne sera plus une surprise !

Sue : Oui, je sais mais je n’ai jamais su attendre pour les surprises !

Jack : Alors, je te dis bonne nuit !

Sue : Jack…Attend, donne moi au moins un indice !

Jack : Hum…non ! Bonne nuit ma belle !

Sue : Jack ?...Jack ?...

 

Jack avait raccroché laissant Sue dans une incertitude complète. Il s’amusait avec le fait qu’elle était impatiente mais elle n’avait pas dit son dernier mot. Sue afficha un léger sourire en s’imaginant la tête que devait avoir Jack au même moment, alors qu’il l’avait laissé dans le vague.

 

Soudain, son sourire s’effaça, elle se remit en mémoire l’événement qui c’était passé plus tôt dans la journée : son entrevue avec Wallace.

 

Elle n’avait pas encore eu le courage d’en parler à Jack ou à ses parents et pourtant, le temps filait et elle devait prendre une décision qui scellerait à jamais son futur.

 

Flash back

Bureau de Wallace

 

Wallace : Agent Thomas, je tenais à vous dire que je suis satisfaite de votre travail dans ce service.

 

Sue la regarda. Elle paraissait surprise parce que Wallace venait de lui dire.

 

Sue : Merci.

Wallace : Cependant, je ne vais pas aller par quatre chemins.

 

Wallace planta son regard dans celui de Sue.

 

Wallace : Je voudrais savoir si vous entretenez une liaison avec l’agent Hudson ?

 

Sue resta sous le choc. Elle n’y avait pas par 4 chemins en effet. Elle était surprise et aussi effrayée par la question que venait de lui poser sa supérieure.

 

Elle savait que cela ne servirait à rien de lui mentir. Mais que devait-elle lui répondre et comment lui expliquer la situation. Jack. Il risquait d’avoir des ennuis. Tout les deux d’ailleurs. Ils étaient tout les deux agents du FBI et travaillaient dans la même équipe.

 

Les choses se mélangeaient dans sa tête quand Wallace lui fit signe qu’elle n’avait pas fini de lui parler.

 

Wallace : J’ai assez d’expérience pour remarquer ce genre de chose.

Sue : Ce genre…de chose ?

Wallace : Cette façon dont vous vous regardez, les sourires que vous échangez. Il faudrait être complètement aveugle pour ne pas comprendre.

 

Sue baissa les yeux. Wallace avait remarqué alors que cela ne faisait que quelques mois qu’elle était là.

 

Sue : C’est que Jack et moi…

 

Elle regarda de nouveau Wallace. Elle ne savait pas trop quoi faire.

 

Sue : …Je crois que je vous dois des explications.

Wallace : En effet.

Sue : Je… Jack et moi savons ce que cela signifie… mais... Enfin, je ne veux pas que Jack perde sa place à cause de moi…. Et de ce qu’il se passe entre nous.

 

Wallace la fixa un instant. Elle savait ce que Sue pouvait ressentir. Mais elle devait suivre le règlement et celui-ci interdisait toute relation entre agent d’une même équipe.

 

Sue regarda Wallace. Elle n’arrivait pas à déchiffrer ce qu’elle lisait dans ses yeux. Wallace avait toujours été difficile à cerner mais là c’était différent. Elle avait une drôle de sensation.

 

Wallace : Je comprend que cette relation soit importante à vos yeux mais est-elle si solide que vous le penser ?

Sue : Je tiens beaucoup à Jack et…

 

Wallace baissa les yeux et sembla noter quelque chose sur un de ses dossiers. Sue ne savait pas si c’était bon signe ou pas.

 

Wallace : C’est tout ce que je voulais savoir. Je suis certaine que vos sentiments pour l’agent Hudson sont très forts mais pensez à votre carrière.

 

Sa carrière ? Sans Jack, il n’y aurait jamais eu de carrière. Son arrivée dans l’équipe, sa formation… tout cela, c’était grâce à lui.

 

Sue : Je ne pourrais pas faire mon travail si je sais que Jack n’est pas à mes côtés.

 

Wallace leva la tête et parcourut le visage de Sue pour savoir si elle était sincère. Mais cela ne faisait aucun doute. Elle aimait cet homme et peu importait sa carrière au sein du FBI.

 

Sue était suspendue aux lèvres de sa supérieure pour savoir qu’elle alternative elle lui offrait.

 

Wallace : Vous savez que la seule solution est que vous demandiez votre changement d’affectation. Si vous continuez votre relation avec l’agent Hudson, vous n’avez que cette issue.

Sue : J’ai refusé, une promotion pour travailler à New York. Je ne compte pas changer d’avis quelques mois après.

 

Wallace pouvait voir dans le regard de Sue, une femme déterminée, comme elle, qui avait des principes et qui s’y tenaient.

 

Wallace : Il va falloir que vous fassiez un choix.

 

Fin du flash back

 

La solution devenait de plus en plus évidente à ses yeux mais elle avait peur de la réaction de Jack, de ses parents et des autres. Mais elle devait faire un choix comme lui avait dit Wallace et prendre une décision. Et elle était la seule à pouvoir prendre cette décision.

 

Lorsqu’elle avait fait le choix de partir pour New York, cela lui avait fait énormément de peine mais aujourd’hui, c’était différent. Elle n’était plus celle qu’elle était. Non, elle était une femme amoureuse.

 

Elle resserra sa robe de chambre et ramena ses jambes sous elle, sur le canapé. Elle vit Levy lever la tête et elle sentit une main se poser sur son épaule. Sa mère contourna le canapé et vint s’asseoir en face de sa fille.

 

Mère de Sue : Il est bien rentré ?

 

Sue sourit. Elle l’avait entendu appeler Jack.

 

Sue : Oui.

 

Sa mère la fixa un instant et lui sourit.

 

Mère de Sue : Je ne t’avais jamais vu si… heureuse !

 

Sue lui rendit son sourire.

 

Sue : Je le suis Maman…. Oh Maman quand je suis avec lui… j’ai du mal à trouver ma respiration et quelques fois les mots me manquent… et pourtant, nous nous comprenons. Nous n’avons pas besoin de dire quoi que ce soit… comme si il connaissait tout de moi.

 

Sa mère était émue par ce que sa petite fille venait de lui dire. Elle lui prit la main.

 

Mère de Sue : Tu es amoureuse ma chérie et c’est la plus belle chose qui puisse t’arriver. Je suis heureuse pour toi.

 

Sue sourit timidement puis baissa les yeux. Sa mère le remarqua.

 

Mère de Sue : Il y a un problème ?

 

Sue releva les yeux vers elle.

 

Sue : non…

 

Sue savait très bien que sa mère n’allait pas la croire aussi facilement. Mais elle n’avait pas envie d’en parler. Il fallait qu’elle prenne la décision seule.

 

Sue : Enfin… disons que j’ai une importante décision à prendre.

 

Sa mère serra la main de sa fille dans la sienne.

 

Mère de Sue : Je te fais confiance. Je sais que tu feras ce qui est le mieux pour toi et que tu écouteras ton cœur.

 

Sue regarda sa mère. Elle lui sourit. Sa mère l’embrassa sur le front et retourna se coucher. Sa mère avait raison. Elle savait ce qui était le meilleur pour elle.

 

Lendemain

 

Bobby avait fait un compte rendu à Wallace sur l’événement de la veille. Ben était maintenant sous protection du FBI à l’hôpital et le bureau de Wallace avait été assiégé par des représentants d’autres services pour récupérer le dossier.

 

Bureau de Wallace

 

Une vive tension s’échappait du bureau de Wallace qui était en pleine discussion avec des représentants de différents services tels que la CIA ou le MI-5. Le ton devenait de plus en plus virulent quand Jack et Bobby passèrent devant.

 

Bobby : On doit protéger Ben mais Wallace aurait sans doute besoin d’aide elle aussi !

Jack : Sans doute.

 

D’un seul coup, la porte du bureau s’ouvrit et trois personnes sortirent affichant leur mécontentement. Wallace arriva près de la porte et accompagna de la main ces « invités » qui semblaient particulièrement remontés.

 

Femme1 : Agent Wallace, notre service est beaucoup plus qualifié que le votre pour faire ce genre d’opération !

Wallace : Est-ce que je dois comprendre que vous considérez que mon service est rempli d’incompétent ?

Femme1 : Non…enfin, je voulais dire que…

Homme1 : Ce que voulais dire ma collègue, c’est que nos agents sont formés spécialement dans ce but !

Femme1 : Oui ! Et je suis sûre que vos agents ont autre chose à faire que de garder un homme seul !

Wallace : Je vous remercie de vous faire autant de souci pour mes hommes mais je crois que mes agents feront le travail encore mieux que vos soit disant agent surentraînés.

 

La femme prit un air choqué avant de s’en aller en pestant au côté son collègue. Wallace vit les 2 agents près de son bureau.

 

Wallace : Agent Manning et Hudson, justement je voulais vous voir !

Bobby : Et qu’est-ce qu’on peut faire pour vous être utile ?

Wallace : J’aimerais que l’un de vous aille à l’hôpital pour accompagner Monsieur Ben Sakamoto dans une chambre d’hôtel. Je ne voudrais pas que des personnes tel que des agents de la CIA ou du MI-5 viennent mettre leur nez dans cette affaire.

Jack : J’irai avec Sue, on devait passer récupérer sa déposition.

Wallace : Très bien !

 

Un homme s’approcha de Wallace.

 

Homme : Madame, vous avez un appel !

Wallace : De qui ?

Homme : Le directeur de la CIA !

Wallace : Mon ex-mari était moins collant que lui après 12 années de mariages ! Ca fait déjà la douzième fois qu’il m’appelle !

 

Wallace rentra dans son bureau laissant Bobby et Jack qui se regardaient avec étonnement.

 

Jack : Son ex-mari ?

Bobby : Il devait avoir une sacrée poigne pour rester aussi longtemps marié avec elle !

Voix de Wallace dans le bureau : Je vous ai entendu !

 

 

Bureau du FBI

 

Sue, Lucy, Demetrius, Myles étaient déjà présentent quand Bobby et Jack rentrèrent.

 

Bobby : Bonjour à tous !

Lucy : Tu es de bien bonne humeur Bobby !

Sue : C’est vrai, qu’est-ce qu’il y a ?

Jack : Tout à l’heure, on a appris que Wallace était marié !

Lucy : Vraiment ?

Myles : Le pauvre homme.

 

Sue et Jack s’échangèrent un regard complice qui n’appartenait qu’à eux quand Tara rentra comme une flèche dans le bureau.

 

Tara : Bonjour à vous !

Lucy : Décidément, vous êtes tous de bonne humeur ce matin !

Tara : C’est normal, j’ai reçu le rapport du labo pour l’échantillon de poudre qu’il y avait sous l’arme trouvé hier soir.

Jack : Et qu’est que c’était ?

Tara : Tout d’abord, l’arme en question a bien servit pour tirer sur Ben. Ensuite, la poudre retrouvée sur la crosse ne se trouve pas n’importe où.

Myles : Ne t’arrête pas pour nous Tara, continue.

Tara : Elle provient d’une substance qui est fabriqué par une usine qui se trouve près de Yellow Creek. L’usine a fermé il y a quelques années mais les bâtiments sont toujours intacts.

Jack : Bon travail Tara ! Sue et moi allons voir Ben à l’hôpital, Dem, Bobby et Myles allez à l’entrepôt. Pendant ce temps, Tara tu coordonnes et Lucy, il nous faut la liste des visiteurs de l’oncle de Ben en prison.

Lucy : J’ai déjà fait la demande mais les autorités ne veulent pas me les communiquer. J’en ai parlé à Wallace qui a dit qu’elle s’en chargerait.

 

Chacun s’activèrent pour se lancer dans sa nouvelle tâche.

 

Voiture de Jack en route pour l’hôpital

 

Sue ne savait pas comment abordé le sujet. Jack lui avait parlé la veille d’une surprise mais elle n’avait pas eu le temps d’en reparler avec lui. Elle devait se lancer, après tout, c’était pour elle.

 

Sue : (gênée) Jack ?

Jack : Oui ? Qu’est-ce qu’il y a ?

Sue : Tu te souviens de ce que tu m’as dit hier soir ?

Jack : Au sujet de la part du dîner qui m’attends ?

Sue : Jack ! Je parlais de la surprise dont tu m’as parlé !

Jack : 10 minutes !

 

Sue le regarda d’un air interrogatif. Il se tourna vers elle avec un sourire de vainqueur.

 

Sue : Quoi « 10 minutes » ?

Jack : C’est le temps qu’il t’a fallu pour me poser la question depuis qu’on est tous les 2 !

Sue : Tu…

Jack : J’étais sûr que tu ne tiendrais pas !

 

Sue lui sourit.

 

Sue : Alors, qu’est-ce que c’est ?

Jack : Tu le sauras bien assez tôt !

Sue : Tu joues avec ma patience.

 

La voiture des 2 agents s’arrêta devant l’hôpital. Sue descendit du véhicule sans adressez la parole à Jack. Jack descendit à son tour et courut presque pour rejoindre Sue. Il s’approcha de Sue et tenta de lui sourire pour faire la paix.

 

Jack : Tu es fâchée ?

Sue : Ca dépend.

Jack : Ca dépend de quoi ?

Sue : De la surprise !

 

Jack sourit de plus belle. Il posa sa main sur son bras pour lui demander de s’arrêter. Ils se retrouvèrent l’un en face de l’autre.

 

Jack : Si je te dis qu’après le mariage de Lucy, Wallace va nous donner un week-end de congé, tu penses à quoi ?

Sue : Et bien, qu’on aura un peu de repos !

Jack : Oui, mais si je te dis que j’ai en ma possession un film que l’on devait regarder depuis un moment, tu vois je veux parler ?

Sue : Le film de Star Wars ?

Jack : Depuis le temps qu’on en parle, à chaque fois il y a un imprévu et je voudrais au moins qu’une fois, on le regard ensemble, tous les 2, sans être dérangés.

 

L’attention que pouvait porter Jack à Sue la toucha particulièrement. Il faisait attention à tous ce qu’elle pouvait dire ou faire. Il était vraiment exceptionnel avec elle.

 

Jack : Alors je me suis dis qu’une petite virée dans un chalet, rien que tout les deux, pourrait nous permettre de voir ce film en tout tranquillité.

 

Elle sourit légèrement. Elle était très touchée par l’attention de Jack. Elle savait que cet homme tenait une place importante dans sa vie et que si elle devait faire un choix entre sa carrière et Jack, elle n’aurait pas à réfléchir très longtemps.

 

Entrepôt près de Yellow Creek.

 

Bobby, Demetrius et Myles arrivèrent près des entrepôts. Une équipe d’intervention avait accompagné les agents au cas où des acolytes du « samouraï » seraient encore sur place.

 

Bobby : Il y a beaucoup d’entrepôt ici.

Myles : Si on fouille tous les hangars on en a pour des jours et des jours.

Demetrius : (à Tara) Tara, tu n’aurais pas une idée de l’entrepôt où l’on devrait commencer ?

Tara : (par radio) Selon l’administrateur du terrain, tous les hangars sont scellés. Le seul qui pourrait être le plus accessible pour un trafic est le numéro 19.

 

Les 3 agents firent signe au groupe d’intervention qui se dirigea vers l’entrepôt.  Après quelques minutes d’observation, le hangar était encerclé par l’équipe alors que 2 hommes se trouvaient à l’intérieur.

 

Demetrius donna le signal pour le début des opérations.  Ils se séparèrent en 2 groupes et suivirent l’équipe d’intervention qui fonça dans le hangar. Deux hommes qui jouaient aux cartes se trouvèrent dans la remise. Les 2 équipes pointèrent leurs armes en direction des 2 suspects qui n’opposèrent pas de résistance quand ils comprirent qu’ils étaient en infériorité numérique.

 

Myles s’approcha de caisse alors que Bobby et Demetrius inspectèrent les lieux.

 

Myles : Il y a des caisses remplies d’arme ici !

Bobby : Et j’ai un plan de l’hôpital où est Ben !

Demetrius : Il faut prévenir Jack, il est partit là-bas avec Sue.

 

Hôpital

 

Sue et Jack se dirigèrent vers la chambre de Ben quand une femme, devant la chambre, se vit refuser l’accès par le policier cantonné là pour la protection de Ben. La femme en question était celle du parc, Sakura.

 

La jeune femme hurlait contre le policier qui était de garde devant la porte de la chambre. Jack et Sue s’approchèrent en montrant leurs plaques.

 

Jack : Que se passe-t-il ?

Sakura : Je voudrais seulement savoir comment va mon ami ?

Sue : Vous n’avez qu’à venir avec nous.

Jack : Je suis sûr qu’il sera ravi de voir un visage familier.

Sakura : Merci beaucoup !

 

Le policier s’écarta sous le regard menaçant de la jeune femme. Ils entrèrent dans la chambre où Ben était allongé sur un lit, le bras en écharpe.

 

Sakura : Ben !

 

La jeune femme accourut vers l’homme couché dans son lit.

 

Ben : Sakura, mon amour !

Sakura : J’étais tellement inquiète. Quand je suis arrivée à ton appartement et que j’ai vu tous ces policiers j’ai cru qu’il t’était arrivé quelque chose.

Ben : Je vais bien. Juste une petite égratignure.

 

Jack et Sue se regardèrent, ils comprenaient ce que pouvait ressentir Sakura.

 

Jack : Nous sommes du FBI.

Sue : Nous sommes ici pour la tentative de meurtre qui a eu lieu.

Sakura : Une tentative de meurtre ?

 

Sakura lança un regard interrogatif en direction de Ben qui parut gêné.

 

Sakura : Ton oncle ne tient jamais ses promesses !

Ben : Sakura, non. C’est homme d’honneur.

Sue : Sakura a raison, il a essayé de vous tuer.

Jack : Votre vie est en danger et le FBI assura votre protection.

Sue : A tous les 2, si vous voulez.

 

Sakura et Ben s’observèrent pour rechercher dans le regard de l’autre la réponse à la question.

 

Ben : Je suis d’accord, si Sakura vient avec moi.

Jack : Très bien. Je vais prévenir mes collègues et nous allons vous mettre dans un endroit sûr !

 

Sue sortit de la chambre suivit par Jack qui appela le reste de l’équipe pour les prévenir que Ben avait accepté d’être sous la protection du FBI.

 

Jack : (au téléphone) Bobby ? C’est Jack.

Bobby : (au téléphone) Jack, justement j’allais t’appeler, on a coincé des types dans le hangar cet après midi et ils nous ont confirmés le fait qu’une nouvelle tentative sur Ben va avoir lieu à l’hôpital.

 

Alors que Jack écoutait les informations que Bobby lui transmettait. Jack et Sue se présentaient devant l’ascenseur pour rejoindre le parking quand un homme ressemblant au « samouraï » fit son entrée à l’étage.

 

Sue remarqua l’homme. Elle fit un geste à Jack qui se retourna discrètement.

 

L’homme semblait un peu perdu, il était habillé en infirmier et cherchait le numéro de la chambre de Ben dans les registres de l’hôpital.

 

Sue s’était rapproché de Jack, elle ne voulait pas qu’ils soient séparés ou que quelque chose lui arrive.

 

Jack lui sourit et lui signa d’aller rejoindre Sakura et Ben dans la chambre. D’abord réticente, elle du se plier à la demande de Jack.

 

Jack observait l’homme, il regarda si Sue était rentré dans la chambre quand il vit qu’elle parlait avec le policier qui était en faction devant la porte. Elle le prévenait de la tournure de la situation avant de rentrer rapidement dans la chambre de Ben. L’homme avait trouvé ce qu’il cherchait et s’approchait dangereusement de la chambre.

 

L’homme continuait d’avancer calmement vers la chambre d’un pas assuré, il n’avait pas vu Sue pénétré dans la chambre. Jack, quant à lui, marchait discrètement derrière l’homme pour pouvoir le ceinturer. Le policier vu l’homme s’approcher de lui. Une goutte de sueur glissa sur le visage du policier qui paniqua et sortit alors son arme.

 

Des cris se firent entendre. De nombreuses personnes commencèrent à paniquer. L’homme comprit qu’il était repéré et cherchait un moyen de s’enfuir. Le policier dans la confusion générale brandit son arme vers l’inconnu et tira.

 

Sue venait de rentrer dans la chambre. Elle avait informé Ben et Sakura de ce qui se passait de l’autre côté de a porte quand elle remarqua sur leurs visages qu’un bruit inhabituel venait de se produire.

 

Sue : (à Sakura) Que se passe-t-il ?

Sakura : Il y a eu des cris et un coup de feu.

 

Le cœur de Sue battait la chamade. Est-ce que Jack était touché ? Qui avait pu tirer et surtout y avait-il des blessés ? Des émotions différentes se mélangèrent dans sa tête. Elle se tourna vers le couple avec elle.

 

Sue : Ne bougez pas !

 

Sue entrouvrit la porte de la chambre, elle était trop inquiète pour rester les bras croisés sans rien faire. Elle s’inquiétait terriblement pour Jack, il avait peut-être besoin d’aide.

 

Elle vit un homme allongé sur le sol, le policier, des infirmières paniquées et des médecins qui tous regardaient dans la même direction : la sienne. Avant qu’elle n’ait le temps de comprendre, l’homme entra dans la chambre, jetant Sue à terre.

 

Jack courait dans le couloir pour rejoindre la chambre, il n’avait pas eu le temps de plaquer au sol l’individu qui avait foncé comme une flèche sur le policier avant de l’assommer.

 

L’homme était là, fixant Ben et Sakura qui s’étaient retirés dans un coin de la chambre. Sue était au sol, abasourdie par le choc qu’elle venait de recevoir. Elle avait prit la porte de plein fouet. L’homme s’approcha du couple sortant une arme sous sa blouse. Ben se mit devant Sakura pour la protéger, ils étaient serrés l’un contre l’autre.

 

Sue était sur le côté, l’homme ne s’occupait pas d’elle c’était l’occasion rêvée. Elle se déplaça légèrement sur le côté pour qu’il ne l’ai pas dans son champ de vision. Elle fit un signe à Levy, qui était juste en face de l’individu, pour attirer son attention.

 

Elle signa à Levy « les crocs ». Levy s’exécuta prenant son air le plus menaçant, il était très convainquant, l’homme fut surpris. Il commença à paniquer et eut un geste de recul devant la menace.

 

Sue se leva doucement et prit un vase qui était sur la table près d’elle. Elle s’approcha aussi doucement mais le plus rapidement possible et frappa l’homme. Sous le choc, le « samouraï » lâcha l’arme qui glissa à quelques mètres de lui et posa un genou à terre.

 

Jack arriva devant la porte de la chambre quand il entendu un bruit de verre cassé. Il avait demandé à Sue de rester auprès de Ben et Sakura mais il n’avait pas imaginé que la menace arriverait jusqu’à Sue. Il voulait la protéger et voilà qu’il l’avait sans doute envoyé à la mort.

 

Il s’empressa d’ouvrir la porte et vit la scène. L’homme était désarmé et semblait sonné. Sue avait une légère blessure au front, Levy montrait toujours ses crocs au voyou tandis que Ben et Sakura étaient blottis dans un coin.

 

Jack braqua son arme en direction de l’intrus.

 

Jack : FBI ! Ne bougez plus.

 

L’homme se retourna lentement vers Jack. Il était prit au piège et ne tenta pas de s’enfuir.

 

Alors que d’autres agents de police arrivèrent sur les lieux, Jack se précipita vers Sue.

 

Jack : Est-ce que ça va ?

 

Il posa ses mains sur ses épaules et regarda rapidement ça blessure.

 

Sue : Oui, ne t’inquiète pas.

 

Il posa sa main sur sa joue et il ne put s’empêché de la serrer contre lui. Il avait eu si peur de la perdre. Si quelque chose lui était arrivé, il ne se le serait jamais pardonner.

 

Bureau du FBI

 

L’homme avait été emmené au bureau pour être interrogé. Il refusait de parler sans présence de son avocat.

 

Salle d’interrogatoire

 

L’homme était assis, les mains sur la table fixant devant lui le miroir sans teint. Bobby et Myles cherchaient à le déstabiliser depuis déjà ½ heures mais rien n’y faisait, il restait là, fixant le miroir avec un regard qui glaçait le sang.

 

Bobby : Tu dois savoir que tu risques gros après ce que tu as fait ?

Myles : Peut-être qu’il est chirurgien spécialisé dans un nouveau type de médecine ?

Bobby : T’es copain de l’entrepôt 19 ont été plus bavard et le procureur ne fera de marché qu’avec celui qui parlera en premier.

 

L’homme ne répondit pas. Il resta égal à lui-même comme lors de l’arrestation quand un avocat frappa à la porte et interrompit les 2 agents.

 

Avocat : Je suis maître Richard Wagner. Je vais vous demander de laisser mon client tranquille.

Bobby : Très bien, espérons qu’il soit plus intelligent quand vous lui aurez expliqué les charges qui sont contre lui.

 

Bobby et Myles avaient laissé l’homme avec son client quand Jack et Demetrius virent à leur rencontre.

 

Bobby : Ce type n’a pas décroché un mot depuis son arrestation mais il a un avocat à quinze mille dollars de l’heure.

Myles : Encore un chanceux qui ne connaît pas les impôts !

Jack : En ce qui concerne l’arme qu’il avait sur lui, elle provient d’une cargaison volée qui devait être emmené dans une base militaire, les mêmes que l’entrepôts 19.

Demetrius : D’après les papiers qu’on a trouvé sur lui, il serait allé dans l’entrepôt que l’ont a fouillé quand l’équipe de surveillance l’a perdue.

Jack : Les 2 types que vous avez arrêtés sont un peu plus bavards que lui.

Demetrius : Ils nous ont dit qu’ils avaient bientôt un autre rendez-vous de prévu.

Myles : Mais leur tueur est en prison.

Bobby : Le livreur ne doit pas encore le savoir ou ils ont quelqu’un d’autre pour finir le travail.

Jack : C’est pour ça que Ben est toujours en danger.

Bobby : Et où est Ben et son amie ?

Jack : Tara et Sue sont avec eux, ainsi qu’une équipe de protection.

Demetrius : Et pour Sue ? Elle a été blessée ?

Jack : Les médecins disent que ce n’est pas très grave, une petite égratignure au front.

Bobby : Je savais que cette fille était une vraie tigresse !

Jack : Je vais aller rejoindre Tara et Sue.

Bobby : Je te retrouverai là-bas quand on aura fini avec notre « samouraï muet ».

 

Jack commença à s’en aller quand l’avocat sortit de la salle.

 

Avocat : Mon client voudrait discuter avec vous.

 

Bobby, Myles et Demetrius se fixèrent. L’homme n’avait pas été très bavard jusque là, pourquoi un changement d’attitude aussi rapide. Les 3 hommes entrèrent dans la pièce précédée par l’avocat.

 

Bobby : Quelque chose à nous dire ?

Homme : Je suis ressortissant japonais, je suis prêt à vous aider en échange d’une protection.

Myles : Et pourquoi nous accepterions ?

Avocat : Mon client essaye de coopérer, faites un geste.

Bobby : Et votre client a un nom, je suppose ?

Homme : Je m’appelle Takenori Mito.

Demetrius : On parlera au procureur mais il faut quelque chose qui puisse jouer dans la balance.

Mito : Je pourrais témoigner contre Koichi Sakamoto.

Demetrius : Vous risquez gros en faisant cela.

Mito : Je n’ai plus le choix, j’ai échoué dans ma mission et maintenant je ne peux attendre que la mort de sa part.

 

Quelque part près de Washington D.C.

 

Jack était partit rejoindre Sue, Tara, Sakura et Ben dans un hôtel qui leur servait de planque.

 

Jack frappa à la porte d’une chambre où Tara vint lui ouvrir.

 

Jack : Salut Tara !

Tara : Comment s’est passé l’interrogatoire ?

Jack : Les 2 types qui étaient dans le hangar ont été assez bavards mais le « samouraï » a décidé de passer un marché avec le procureur.

 

Sue était assis au côté de Sakura et Ben qui se tenaient la main. Sue aperçu Jack et laissa quelque instant notre couple. Tara remarqua que le regard de Jack était planté dans celui de Sue et elle comprit vite qu’ils voulaient parler tous les 2.

 

Tara : Je vais rester avec Ben et Sakura. Bobby m’a dit qu’il viendrait après l’interrogatoire du samouraï alors vous n’avez qu’à y aller.

Sue : On ne voudrait pas te laisser seule.

Tara : Ne vous inquiétez pas ! Je suis une grande fille ! Et puis le médecin t’a dit de te reposer. Même si ce n’est qu’une égratignure, il faut être prudent !

 

On sonna à la porte. C’était Bobby qui venait aux nouvelles. Il portait des pizzas encore chaudes.

 

Bobby : Le repas de ces messieurs madame est avancé.

Tara : Ca tombe bien, je mourrais de faim.

Jack : Tu as fais vite ?

Bobby : Notre samouraï a parlé très rapidement après ton départ.

 

Sakura et Ben se joignirent au repas alors Jack et Sue se dirigeaient vers la sortie.

 

Sakura : (À Sue et Jack) Vous n’en voulez pas ?

Jack : C’est gentil mais on va vous laisser mangé.

 

Ils quittèrent l’appartement et se rendirent au parking. Jack n’avait pas décroché une parole depuis tout à l’heure et ce n’était pas dans ses habitudes. Ils avancèrent jusqu’à la voiture de Jack. Sue savait très bien que quelque chose n’allait pas. Jack était soucieux. Est-ce que Wallace lui aurait parlé aussi ?

 

Sue se tourna vers lui et posa sa main sur celle de Jack. Il s’arrêta et se tourna vers elle.

 

Sue : Qu’est-ce qu’il y a ?

Jack : Rien ! Pourquoi tu me demandes ça ?

Sue : Jack, je t’en prie.

 

Sue commençait à le connaître peut-être mieux que personne. Il la regarda un long moment. Elle allait bien. Il devait se le répéter mais cette idée qu’il aurait pu la perdre n’arrêtait pas de refaire surface.

 

Jack : Je suis désolé que tu sois blessé.

Sue : Tu n’y es pour rien, c’est la faute de la porte !

 

Jack esquissa un léger sourire mais Sue remarqua que Jack s’en voulait encore. Il n’avait pas su la protéger. Il avait toujours eu peur pour elle. Mais aujourd’hui s’était différent. Il avait besoin d’elle dans sa vie. C’était presque vital pour lui.

 

Jack : J’ai eu peur…j’ai eu très peur que quelque chose t’arrive.

 

Jack baissa la tête. Une nouvelle émotion faisait surface dans son esprit. Quelque chose qui lui était inconnu. Jamais il n’avait ressentit cette peur de perdre l’autre.

 

Sue s’approcha de lui et glissa lentement sa main dans la sienne ce qui fit lever les yeux  de Jack vers Sue. Elle lui sourit timidement pour lui faire comprendre que tout allait bien et qu’elle était là.

 

Elle ne put s’empêcher de s’approcher de lui et le prendre dans ses bras. Elle avait eu très peur dans cette chambre mais elle savait que Jack n’était pas loin et qu’elle pouvait compter sur lui. Elle avait une totale confiance en lui.

 

Jack serra Sue dans ses bras et nicha son visage dans le cou de la jeune femme pour s’imprégner de son odeur, de la sentir vivante. Sue passa une main derrière la tête de Jack et se détacha légèrement de lui. Elle planta son regard dans celui de Jack.

 

Sue : Je savais que tu n’étais pas loin… Jack…je vais bien.

 

Il la regarda.

 

Jack : Quand tu disais que je n’arrivais pas à te mentir, tu avais raison. … alors je ne vais pas essayer… J’ai eu très peur de te perdre… si il t’était arrivé quelque chose, je ne l’aurais pas supporté.

 

Sue sentit les battements de son cœur s’accélérés. Jack lui parlait sans aucune retenue. Il s’ouvrait à elle. Il posa sa main sur sa joue comme pour retracer les courbes de son visage.

 

Il baissa un instant les yeux. Il fallait qu’il se reprenne. Sue allait bien. Il leva de nouveau les yeux vers elle et lui sourit.

 

Jack : Et puis comme ça, je sais que tu es dangereuse avec un pot de fleur à la main.

 

Sue fit une petite moue à Jack qui lui sourit avant de la serrer contre lui. Lorsqu’ils se détachèrent, leurs regards en disaient longs sur ce qu’ils avaient sur le cœur. Cependant, le doux baiser qu’ils s’échangèrent, eu plus d’impact qu’un long discours.

 

Il se faisait déjà tard. Bobby et Tara étaient restés à l’hôtel pour protéger Sakura et Ben et les rapports de la journée étaient sur le bureau de Wallace.

 

Jack raccompagna Sue jusqu’à son appartement. Elle avait une petite cicatrice sur le front du à l’événement de l’après-midi. La voiture s’arrêta.

 

Jack : Voilà ! Madame est à destination.

Sue : Merci.

 

Ils restèrent un moment sans rien dire. Sue devait lui parler de ce que lui avait dit Wallace mais il n’était sans doute pas prêt à entendre ça. Avec ce qui c’était passé plus tôt dans la journée, elle ne voulait pas qu’il culpabilise pour autre chose.

 

Sue : Tu viendras me chercher demain ?

Jack : Si t’es parents ne me font pas passé un autre interrogatoire !

 

Sue sourit à la remarque de Jack.

 

Sue : Ca je ne peux pas te le promettre. Tu les connais !

 

Jack sourit.

 

Jack : Je crois que je vais prendre le risque !

 

Sue baissa les yeux et fixa un instant la laisse de Levy qu’elle tenait dans les mains. Jack le remarqua et il s’en inquiéta.

 

Jack : Est-ce que ça va ? Tu te sens bien ?

 

Sue le regarda. Il devait sûrement parler de sa blessure.

 

Sue : Oui. Je vais bien. Je réfléchissais.

Jack : Il y a quelque chose qui ne va pas ? C’est à propos de ce que voulait Wallace ?

 

Sue le regarda. Elle ne savait pas comment lui dire et surtout quoi lui dire. Elle n’était encore sur de rien et pourtant elle allait bientôt devoir donner une réponse à Wallace.

 

Jack remarqua que Sue ne voulait pas trop en parler.

 

Jack : Sue… tu sais que si tu as besoin de quoi que ce soit ou simplement de parler…

Sue : Je sais, tu es là, tu es toujours là.

 

Sue prit la main de Jack dans la sienne et ils se sourient mutuellement.

 

Sue : A demain.

Jack : Oui, à demain.

 

Elle se pencha légèrement vers Jack qui fit le reste du chemin vers elle et ils s’embrassèrent dans un dernier et tendre baiser. Lorsqu’ils se détachèrent Sue lui sourit.

 

Elle ouvrit sa portier et fit descendre Levy avant de faire un geste d’au revoir de la main à Jack. Les paroles qu’ils avaient échangées l’avaient réconforté. Il était là si elle en avait besoin.

 

Lendemain matin

 

Ben et Sakura s’étaient rendus au bureau pour discuter avec le reste de l’équipe.

 

Bobby : Nous avons arrêté Takenori Mito, l’homme qui a essayé de vous tuer à 2 reprises.

Demetrius : Il a signé un accord avec le procureur Wilson pour témoigner contre votre oncle.

Sakura : Je suis bien contente !

Myles : Pourtant, ils nous manquent pas mal de preuve contre Koichi Sakamoto et il pourrait réussir à s’enfuir si nous n’avons pas de preuve plus solide.

 

Ben regarda Jack d’un air étonné.

 

Jack : D’après certaines informations, votre oncle avait en sa possession un carnet où il inscrivait toutes ses transactions financières.

Ben : Son carnet ?

Sue : Vous savez où il se trouve ?

Ben : Bien sûr puisque c’est moi qu’il avait.

Sakura : Avant de mourir, le père de Ben lui a envoyé plusieurs effets personnels où se trouvait un carnet.

Ben : Mon père m’a dit de garder précieusement ce carnet et qu’il était mon ticket de sortie du clan.

Myles : Et où est-il ?

Sakura : Je l’ai ici. Ben me l’a confié.

Ben : J’avais peur que mon oncle s’en prenne à Sakura alors je lui ai demandé de le garder.

 

Sakura ouvrit son sac et sortit un petit livret bleu foncé qu’elle tendit à Demetrius. Il en feuilleta les premières pages avant de siffler en parcourant les différentes pages.

 

Demetrius : Il y a au moins une centaine de juge dans ce carnet avec les noms, les lieux et les dates des transactions.

Myles : J’en connais certains qui vont faire grise mine.

 

L’équipe imaginait déjà un plan d’action pour arrêter les juges et démanteler le trafic qu’avait installé l’oncle de Ben quand Wallace entra dans le bureau.

 

Wallace : Je viens d’avoir un appel du chef de la police…on a tiré sur le procureur Wilson.

 

Bobby et Jack se fixèrent. Cet homme était intègre, ils les avaient prévenu que l’affaire risquait de devenir dangereuse.

 

Bobby : Ca veut dire qu’un autre tueur cours toujours.

Sue : Et comment va le procureur ?

Wallace : Il a juste eu très peur. Il n’est pas blessé.

Jack : Un tir pour le dissuader de continuer.

Wallace : Rien de très effrayant pour le procureur. Cet homme en a déjà vu dans sa carrière.

Jack : On va lancer un mandat d’arrêt pour toutes les personnes qui sont inscrites dans ce carnet.

Myles : Ca va faire beaucoup de paperasse !

Lucy : Ca ne change pas du quotidien.

Wallace : J’ai reçu le document au sujet des visites de Koichi Sakamoto.

Demetrius : Quelque chose d’anormal ?

Wallace : Depuis environ 6 mois, il recevait la visite d’un homme.

Sue : On sait qui c’était ?

Wallace : Takenori Mito.

 

Tous se regardèrent. C’était impossible, il était arrivé à Washington D.C. depuis quelques heures avant de se faire appréhender à l’hôpital.

 

Bobby : Vous êtes sûre de son identité ?

Wallace : J’ai discuté avec un ami qui travaille au consulat japonais de Washington. Il semblerait que votre « samouraï » est un frère jumeau.

Myles : Au moins, ça reste dans l’esprit de famille !

Wallace : Sans doute, mais on a toujours un tueur dans la nature alors ce n’est pas le moment de s’endormir.

 

Tara et Lucy retournèrent devant leurs écrans alors que Sue, Jack et Bobby feuilletaient les dossiers de l’affaire. Demetrius et Myles avaient quant à eu raccompagné Sakura et Ben à l’hôtel sous la surveillance d’une équipe de protection.

 

Bobby : Est-ce qu’on sait qui a engagé l’avocat pour notre « samouraï » en prison ?

 

Tara pianota quelques secondes sur le clavier de son ordinateur avant de se lever.

 

Tara : Je l’ai ! L’avocat a été envoyé par un certain John Smith.

Bobby : Je me demande pourquoi les avocats acceptent n’importe quel client ?

Tara : Ce n’est pas un John Smith anodin. Il a changé de nom mais il a toujours la même adresse depuis 9 ans !

Lucy : Il ment sur son nom mais pas sur son adresse ? Quel genre de bandit c’est ?

Tara : Un bandit qui est déjà en prison.

 

Tous regardèrent avec étonnement Tara.

 

Bobby : Notre John Smith est en prison ?

Tara : Dans la même que celle de l’oncle de Ben.

 

Une jeune femme passa dans le bureau et donna un papier à Tara.

 

Jack : Il va falloir aller rendre visite à cet avocat qui a de nombreux clients.

Tara : Je viens de recevoir un papier de l’administration carcérale. L’oncle de Ben a reçu une visite aujourd’hui…de Takenori Mito.

Bobby : Notre samouraï ?

Sue : Son frère jumeau, mais dans quel but ?

Jack : C’est ce qu’on va lui demander.

 

Jack et Bobby prirent leurs vestes et filèrent à la prison du conté. Sue ne les avait pas accompagné car ce pénitencier était réputé pour avoir des occupants plus que violent.

 

Pendant ce temps, Tara et Sue allèrent rendre visite à l’avocat du « samouraï ».

 

Pénitencier

 

Bobby et Jack se trouvaient dans une pièce qui servait aux visites des prisonniers. Une petite pièce sombre, assez glauque où une odeur pestilentielle provenait d’une autre salle, sans doute la cuisine.

 

Bobby : Ils vont avoir du ragoût de rat au dîner !

Jack : Si tu as faim fais-toi invité !

 

Les 2 agents se lancèrent un regard complice avant que n’arrive un gardien de prison suivi par un homme âgé, Koichi Sakamoto.

 

Gardien : Vous avez 20 minutes !

 

L’homme s’assit à une table où les 2 agents le rejoignirent.

 

Koichi : Vous êtes de la CIA ou di MI-5 ?

Jack : FBI !

Koichi : le FBI ? Je ne savais pas que vous aussi vous vous intéressiez à ma triste carcasse.

Bobby : Ce n’est pas vraiment vous qui nous intéressez.

 

Maison de l’avocat

 

Tara et Sue s’étaient rendus au domicile de l’avocat Richard Wagner, le défenseur du « samouraï ». Nos 2 agents sonnèrent à la porte. Une femme d’une trentaine d’année vint ouvrir.

 

Tara : Bonjour, FBI !

Sue : Nous aurions quelques questions pour Richard Wagner.

 

La jeune femme lança un regard interrogatif aux 2 femmes en face d’elle.

 

Femme : Je vous en prie, entrez.

 

Pénitencier

 

L’interrogatoire de Koichi le fou n’était pas très instructif. Jack et Bobby commençaient à perdre patience.

 

Bobby : (Montrant une photo du samouraï) Vous connaissez cet homme ?

Koichi : Jamais vu !

Jack : Et pourtant, il vient vous rendre visite régulièrement depuis 6 mois.

Koichi : Sans doute un fan.

 

Koichi affichait un sourire moqueur aux 2 agents.

 

Jack : Vous n’avez plus de nouvelle de votre neveu Ben.

Koichi (Sourire) J’ai su qu’il n’avait pas survécu à un léger accident.

 

Bobby et Jack se fixèrent. L’assassin n’avait pas contacté Koichi pour lui dire qu’il avait raté sa cible.

 

Jack : Votre neveu se porte comme un charme.

Koichi : Vous mentez !

 

Koichi commença à partir vers la sortie quand Bobby sortit un papier de sa poche.

 

Bobby : « Juge Edwards, 357 000 dollars ; Juge Carrington, 280 000 dollars ; Juge Davits, 549 000 dollars » Je continue ?

 

Koichi se retourna violement en direction des 2 hommes.

 

Koichi : Comment…

Jack : Votre neveu nous a confié votre carnet et à l’heure qu’il est, les juges inscrits sur cette liste seront vos compagnons de cellule.

Bobby : Pour votre plus grand malheur, Ben se porte très bien.

 

Maison des Wagner

 

Tara et Sue étaient assise sur la canapé.

 

Femme : Vous voulez voir Richard ?

Tara : C’est effectivement ça.

Sue : Il y a un problème ?

Femme : Je suis la mère de Richard. Est-ce qu’il est arrivé quelque chose à mon fils ?

 

Sue et Tara se lancèrent un regard rempli de question.

 

Bureau du FBI

 

Tara, Sue, Bobby et Jack étaient rentrés au bureau pour faire partager à l’équipe de leur découverte.

 

Bobby : On a discuté avec l’oncle de Ben et il n’était pas au courant que son neveu préféré était toujours en vie.

Sue : De notre côté, à Tara et moi, nous sommes allées voir Richard Wilson.

Tara : Il faut avouer que Richard est mignon.

Sue : Très mignon. Mais un peu jeune pour exercer comme avocat.

Tara : Richard Wilson est un petit garçon de 5 ans qui va encore à la maternelle.

Jack : On a fait chou blanc du côté de l’avocat. Nous voilà bien avancé.

Tara : Peut-être pas !

 

Tous regardèrent Tara.

 

Tara : Je me demandais comment le « samouraï » avait su aussi vite où se trouvait Ben.

Bobby : Il a du faire tous les hôpitaux ?

Jack : Où il a suivi l’ambulance qui emmenait Ben ?

Tara : Pas du tout. L’un des samouraïs a piraté un ordinateur. Il savait exactement où se trouvait Ben.

 

Quelque part près de Washington D.C.

 

Demetrius et Myles se tenaient devant la porte d’une chambre.

 

Demetrius : Comment se passe la cohabitation avec Howie ?

Myles : J’ai l’impression qu’il m’achève à petit feu. Tu savais qu’il numérotait ses chaussettes !

 

Demetrius sourit de plus belle.

 

Demetrius : Je t’en prie évite de me donner les détails.

 

La discussion allait bon train quand la porte de l’ascenseur s’ouvrit à l’étage. Une femme de chambre apparut devant les 2 agents. Elle s’avança devant eux en poussant un chariot.  Les 2 hommes sortirent leurs plaques avant de l’interpeller.

 

Demetrius : Je suis désolé mais je dois vous demander de faire demi-tour.

Femme : J’ai une commande pour la chambre, une demande pour « Sakura ».

Myles : Peut-être que Ben a décidé de jouer le grand jeu.

Demetrius : On va devoir quand même fouiller.

 

Myles s’approche du chariot et souleva le couvercle des différents plateaux.

 

Myles : Ca à l’air bien appétissant tout ça !

Demetrius : Sauf que ce n’est pas pour toi.

 

Demetrius regarda Myles qui lui fit un signe de la tête pour signaler que tout était en ordre. Demetrius ouvrit la porte de la chambre avec une clé magnétique et s’effaça pour laisser entrer la jeune femme.

 

Demetrius : Le dîner !

Sakura : Merci. Emmenez-le dans la chambre s’il vous plaît.

 

Demetrius indiqua à la jeune femme qu’elle pouvait s’avancer avant de refermer la porte derrière lui.

 

La femme s’avança dans la suite avant de s’arrêter et de sortir une arme cachée dans un double fond du chariot. La personne était maintenant armée et enleva une perruque. C’était un homme déguisé en serveuse.

 

Il mit un silencieux sur le canon du revolver avant de s’avancer doucement vers la chambre. Il ouvrit tranquillement la porte et pointa l’arme sur 2 silhouettes présentes dans la pièce.

 

Homme : C’est fini. Tu es mort sale traître.

 

Il s’apprêta à tirer quand il sentit une arme se loger dans son dos.

 

Voix : Je crois que c’est vous qui êtes fini !

 

L’homme lâcha son arme avant de se retourner lentement. Bobby, Jack, Myles et Demetrius pointaient leurs armes en direction de l’individu alors que les 2 silhouettes qui se trouvaient dans la chambre n’était en fait que 2 agents de l’équipe d’intervention.

 

Bureau du FBI

 

Bobby : Il faut dire que Tara est une génie !

Tara : Je sais que je suis douée ! Mais notre « samouraï » et son jumeau étaient assez malins.

Wallace : Comment avez-vous fait ?

Tara : J’ai remarqué que plusieurs équipes de différents services travaillaient sur cette affaire. Et comme certaines unités communiquaient par radio, je me suis dit que les fréquences devaient être surchargés.

Jack : Tara a fait des comparaisons sur les différentes fréquences.

Lucy : Et il y avait un défaut pour chacune des fréquences à un moment donné.

Tara : Celui où notre assassin piratait les fréquences.

Wallace : Vous l’avez fait tomber dans son propre piège ! Bien joué.

Bobby : En parlant de réjouissance, je vois que ce cher Myles a survécu à la cohabitation avec Howie.

Myles : Et ce n’est pas grâce à vous ! Heureusement que cette affaire est finie.

Demetrius : Tu vas pouvoir retrouver ta tranquillité.

Sue : Où sont Ben et Sakura maintenant ?

Bobby : Ils ont enfin une nouvelle vie. Tous les 2.

Sue : Ils ont déjà une date pour leur mariage !

Tara : Ils forment un si joli couple.

Demetrius : Oui, mais on va assister à un beau mariage !

 

Il s’approcha de Lucy et la prit par les épaules. Lucy rougit au propos de Demetrius. C’est vrai qu’elle allait se marier. Elle allait changer de vie avec un homme qui l’aimait, Dylan. Wallace quitta le bureau alors que le reste de l’équipe enlevait les derniers papiers et photos de l’enquête.

 

Bobby : Et pour fêter ça, si on allait manger un morceau ?

Jack : Bonne idée !

Tara : Je suis partante.

Lucy : J’ai encore un petit truc à faire et je vous retrouve là-bas.

Bobby : Myles ? Tu te joins à nous ?

Myles : Je vous y retrouverais !

 

Jack lança un petit regard à Sue qui lui rendit.

 

Jack : Tu viens ?

Sue : Je dois d’abord aller voir Wallace. Je n’en ai pas pour longtemps.

Jack : Tu veux que je t’attende ?

Sue : Ce n’est pas nécessaire !

 

Tous étaient prirent leurs affaires et quittèrent le bureau laissant Lucy et Myles. Myles lança des petits regards en direction de Lucy pour voir si elle était toujours occupée quand il se leva et s’approcha de Lucy.

 

Lucy : Il y a un problème Myles ?

Myles : Je ne t’ai pas encore félicité pour tes fiançailles et pour tous le restes.

Lucy : (étonnée) Merci Myles.

Myles : Je voulais aussi te dire que je suis heureux que tu ais trouvé un homme qui soit digne de toi.

 

Lucy resta sans voix. Elle connaissait Myles depuis longtemps et savait qu’il n’était pas du genre à se dévoiler si facilement et que les mots qu’il prononçait venaient du plus profond de lui.

 

Myles : Je veux aussi que tu saches que si tu as besoin de quelqu’un a qui parlé, ou si jamais Dylan te faisais du mal, saches que je serais là…en tant qu’ami.

 

Lucy fut émue des paroles de son ami. Elle s’approcha de lui et le serra dans ses bras.

 

Lucy : Merci Myles.

 

Ils se détachèrent, se lançant un sourire amical.

 

Myles : On devrait y aller, les autres nous attendent.

 

Bureau de Wallace

 

Sue attendait devant la porte avec appréhension. Elle avait pris sa décision depuis longtemps, elle avait simplement mis du temps à s’en rendre compte.

 

Elle faisait ça pour Jack et pour eux. Pour qu’ils puissent être ensemble Elle en avait assez de se cacher et de ne pas montrer leur relation aux autres et aux gens qu’elle aimait.

 

Mais elle faisait tout d’abord ça pour elle parce qu’elle avait besoin de lui dans sa vie. Que sa carrière n’avait aucun intérêt sans qu’il soit à ses côtés. C’est pour cela qu’elle avait choisit de ne pas partir pour New York et c’est pour cela aussi qu’elle prenait cette décision aujourd’hui.

 

Sue prit sa respiration et frappa avant de passer sa tête par l’ouverture de la porte.

 

Wallace : Agent Thomas. Que puise-je faire pour vous ?

Sue : J’ai pris ma décision.

 

Wallace lui fit signe d’entrer. Sue entra et ferma la porte derrière elle. Elle vint s’asseoir en face de sa supérieure.

 

Wallace : Je vois…vous êtes certaine de vous ?

Sue : Oui !

 

Elles se fixèrent un long moment. Wallace avait eu de nombreux agents sous ses ordres mais elle devait avouer que l’agent Thomas était étonnante et elle la respectait énormément pour tout ce qu’elle avait réussit à faire.

 

Wallace : Très bien. Je vous écoute.

 

Parking du FBI

 

Jack s’était assis à côté de sa voiture. Il savait qu’il y avait bien plus qu’une histoire de rapport. Peut-être était-ce encore au sujet de ce poste à New York. Il savait une chose. Si elle était mutée à l’autre bout du monde, il ne réfléchirait pas à deux fois et la suivrait.

 

Sue tenait une place plus qu’importante dans sa vie et ça il l’avait compris. Il était prêt à tout pour elle. Elle avait fait de lui de ce qu’il était aujourd’hui.  Cela pouvait, peut-être paraître idiot mais elle lui a fait connaître « le grand amour ».  Jack était perdu dans ses pensées quand Sue arriva dans le parking.

 

Elle le vit, adossé contre sa voiture, le regard dans le vague. Elle sourit. Elle était sûre d’elle. Mais elle allait devoir lui annoncer la nouvelle et ça elle ne savait pas du tout comment faire. Elle s’avança.

 

Sue : Jack ?

 

Il leva les yeux vers elle, lui sourit et se redressa. Sue le rejoignit.

 

Sue : Tu n’es pas avec les autres ?

Jack : Je n’étais pas pressé alors je t’ai attendu.

 

Elle lui sourit.

 

Sue : c’est très gentil de ta part.

 

Il s’approcha et la prit dans ses bras.

 

Jack : Et je voulais me retrouver un peu seul avec mon agent préféré !

Sue : Levy ??!

 

Il la regarda. Elle lui fit une légère grimace et déposa un rapide baiser sur ses lèvres.

 

Jack : Si vous continuez comme cela Agent Thomas, je ne pourrais pas garantir votre sécurité.

 

Ils se sourirent. Sue se perdit un instant dans ses pensées.

 

Jack : Je crois que nous devrions rejoindre les autres si on ne veut pas avoir le droit à un interrogatoire dans les règles de l’art !

 

Sue sourit. Jack lui ouvrit la portière.

 

Appartement de Sue.

 

Elle était debout, près de la fenêtre, appuyée contre le mur. Elle n’arrivait pas à dormir. Ce n’était pas rapport à la décision qu’elle venait de prendre mais plutôt au fait qu’elle ne l’avait pas encore dit à Jack.

 

Elle aurait du lui dire avant qu’ils n’aillent rejoindre le reste de l’équipe. Mais elle n’avait pas pu.

 

Levy se leva et vint poser sa patte contre la jambe de sa maîtresse. Sue tourna la tête. Elle vit Lucy s’approcher en souriant.