2 - At the beginning

 

Auteur : EnfantTV

E-mail : chelseajoyce@wanadoo.fr

Genre : Familial

Résumé : Tout va commencer…

Note de l'auteur : Les personnages et les lieux sortent tout droit de mon imagination. Ne pas publier sans mon accord.

Coscénaristes : Thera et Adela

 

 

Elle descendit de sa voiture et la verrouilla. Elle resta un instant à regarder cet endroit. Elle qui avait cru que rénover cet endroit aller prendre des mois, elle avait eu tord. Tout le monde s’y était mis et en 3 semaines, tout était presque fini.

 

L’extérieur restait à faire. Cela n’avait toujours pas de nom mais il n’avait pas réussit à se décider pour le moment. Elle le comprenait. Donner un nom à ce genre d’endroit était compliqué.

 

Elle regarda sa montre. 17h55. Elle venait de terminer sa journée et le week-end commençait et pour une fois, elle allait pouvoir en profiter à fond. D’habitude, elle venait avec Sara, Erin et les autres, faire un ou deux petits travaux au piano bar mais là, il n’y avait plus rien à faire à part quelques petites finitions mais ils allaient laisser les professionnels terminer.

 

Aujourd’hui, elle avait terminé de contacter tous les professeurs. 25 au total, pour le moment. Lundi prochain aurait lieu la première réunion avec l’équipe au complet. Elle en avait rencontré quelques uns lors de leur entretien avec le directeur mais les autres, tout s’était déroulé par téléphone. La distance les obligeant.

 

Elle avait eu un bon contact avec eux par téléphone, sauf avec une ou deux personnes mais elle mettait cela sur l’effet du premier contact et le fait qu’elle avait la place d’employeur même si ce n’était pas vraiment elle.

 

Avec la prof de danse, le courant était plutôt bien passé. Elle ne lui avait pas dit qu’elle avait fait de la danse. Elle avait pensé que pour le moment, ce n’était pas une information primordiale. Elle avait beaucoup communiqué par mail ou par msn.

 

Lorsque le directeur lui avait montré le dossier de candidature de la prof, elle ne l’avait, tout d’abord, pas cru. Il allait engager une prof sourde pour enseigner la danse. Elle qui aurait dû comprendre mieux que quiconque, elle se bloquait. En discutant avec le directeur, son esprit s’était ouvert ou plutôt on lui avait expliqué le pourquoi du comment. Son blocage était du simplement au fait de son manque d’information sur le sujet. Et pourtant elle aurait dû en connaître un rayon sur la surdité.

 

Mais à la maison, la surdité était un sujet tabou, une chose à ne pas montrer. Il fallait être comme les autres. C’était cette mentalité qu’elle avait cherché à fuir. Sa famille aurait aimé qu’elle fasse comme tout le monde… ou quel soit comme tout le monde. Et bien non. Elle avait envie d’être elle. Rien de plus ni de moins. Et c’est pour cela qu’elle était partie.

 

Elle reporta son attention sur le bâtiment qui se trouvait face à elle. Ce qu’elle était entrain de faire aujourd’hui de sa vie, n’avait rien de commun et elle adorait ça. Elle se dirigea vers l’entrée. La porte était ouverte. Elle en était sûre.

 

Elle entra. La lumière était allumée et il y avait un bruit de fond. Elle regarda autour d’elle et elle le vit. Elle aurait pu le parier. Il lui avait dit qu’il devait passer en mairie pour régler quelques détails et qu’il repasserait ensuite au bureau. Quand elle ne l’avait pas revu revenir, elle avait tout de suite compris.

 

Annabeth : J’étais sûre de vous trouver ici !!

 

C’était une chose qu’elle répétait souvent ces temps-ci. Le directeur se tourna vers elle. Elle lui sourit. Il avait quitté sa veste et était passé derrière le bar pour régler une ou deux petites choses. Il regarda sa montre.

 

Loan : Je suis désolé. Je n’ai pas vu le temps passer.

Annabeth : Ce n’est pas grave.

Loan : Tout s’est bien passé ?

Annabeth : Très bien ! J’ai réussi à joindre tous les professeurs et à leur communiquer l’heure de la réunion. Ils seront tous là !

Loan : C’est vrai ! J’avais oublié ! Je devais vous aider à téléphoner. Je suis désolé.

Annabeth : Ca été rapide !

Loan : Je vous promets qu’une fois le piano-bar ouvert, je serais plus disponible et moins tête en l’air.

 

Elle sourit. Elle n’en était pas si sûre que lui. Mais c’est ce qui faisait son charme. Il était tellement passionné par ce qu’il faisait que parfois il oubliait certaines choses anodines comme ses clés sur une porte, ou un document dans la photocopieuse mais ce n’était pas si grave que ça car en tant que directeur il était génial.

 

Annabeth : Oh et j’ai appelé la dernière élève que vous deviez tester aujourd’hui, je lui ai dis de passer lundi avant la réunion.

Loan : Vous avez très bien fait ! Merci. Que ferais-je sans vous ?!

 

Annabeth se contenta de sourire.

 

Annabeth : Vous avez besoin d’aide ?

Loan : Non merci, ça va aller ! Vous en avez déjà fait assez pour aujourd’hui ! Je vous laisse rentrer chez vous !

Annabeth : D’accord et bien… Bonne soirée et bon week-end !

Loan : Merci à vous aussi !

 

Annabeth allait sortir mais elle se retourna vers lui.

 

Annabeth : Cet endroit va être génial !

 

Il la regarda un moment puis lui sourit. Elle savait qu’il avait besoin d’être rassuré. Elle ne savait pas si son opinion le rassurait mais elle tenait à lui dire.

 

Annabeth : A lundi !

 

Elle sortit. Il regarda un long moment la porte où elle avait disparut. Il avait de la chance d’avoir une personne comme Annabeth. Elle était organisée, méthodique, calme… tout ce qu’il n’était pas et en plus de ça elle avait réussit à le comprendre et à le respecter. Il savait que de nombreuses personnes ne comprenaient pas et ne partageaient pas sa passion pour la musique et la danse. Mais Annabeth avait cette passion elle aussi. Beaucoup moins développé mais elle l’avait et il était heureux de travailler avec elle.

 

Il regarda autour de lui. Son rêve d’enfant prenait de plus en plus forme. Ils avaient fini le plus gros des travaux et les dernières couches de peinture. Les meubles étaient arrivés et Mme James… où Mary comme elle lui avait demandé de l’appeler… s’était occupée de la décoration et de la mise en place. Elle avait fait de l’excellent travail. Ce bar commençait déjà à prendre vie, à avoir une âme.




 

 

 

Appartement des filles

 

Quand on emménage, il y a beaucoup de chose à faire avant que tout soit mis en place, avant que l’on se sente vraiment chez soi. Mais là, Erin en voyait enfin le bout, et elle s’y sentait bien ! Il n’y avait enfin plus de cartons qui se baladaient dans l’appartement, on pouvait enfin y marcher sans se cogner le pied dans un carton mal placé !

 

Elle regarda leur appartement. C’était presque parfait. Il ne restait plus qu’à fixer un tableau au mur, et elle aurait fini ! Elle prit le marteau, l’attache avec le clou et frappa 3 petits coups contre le mur, et y installa le tableau.

 

Elle s’écarta pour voir l’effet que cela donnait. Elle se recula quelque peu. Il était un peu trop penché sur la droite. Elle s’approcha du tableau tendit les bras pour pouvoir le remettre et aussi continuer à avoir une vision lointaine. Voilà. Cela lui semblait droit.

 

Elle alla ranger les outils qu’elle venait d’utiliser dans la boîte à outils et rangea la boîte à la place convenue. Elle se rendit dans la cuisine, elle prit un gros saladier où il y avait de la pâte à gaufre qu’elle avait faite le matin même. Elle sortie l’appareil et commença à les faire ! La bonne odeur qui en sortait attira Mémo.

 

Erin : Ah ah, tu en veux aussi hein ? Faudra attendre tout à l’heure.

 

Le chien fixait toujours le saladier. Il s’assit sans lâcher ce qu’elle faisait des yeux. Le moindre bout qui avait le malheur de tomber, c’était pour lui. Erin sourit et lui fit une rapide caresse derrière l’oreille avant de continuer ce qu’elle faisait.

 

Après plusieurs minutes et un Mémo qui montait la garde, elle mit les deux premières gaufres dans une assiette et continua, jusqu’au moment où elle entendit toquer à la porte ! Mémo était partie bien avant qu’Erin ne put réagir.

 

Erin : Tiens, c’est rare qu’on ait de la visite, hein Mémo ?!

 

Elle se dirigea vers la porte. Elle regarda le chien.

 

Erin : Mémo… assis ! Tu ne bouge pas.

 

Le chien fixait la porte.

 

Erin : Mémo !!

 

Le chien posa les fesses par terre sans quitter la porte des yeux. Elle se tourna vers celle-ci et l’ouvrit. Erin fut légèrement surprise de voir leur voisine, Jane Lane, se trouver de l’autre côté. Depuis le barbecue de la dernière fois, elles ne s’étaient pas revues.

 

Jane : Bonsoir.

Erin : Bonsoir.

Jane : Je ne vous dérange pas ?

Erin : Non pas du tout ! Entrez !

 

Elle s’écarta pour la laisser entrer. Mémo s’était levé et se dandinait et remuait la queue, tout heureux d’avoir de la visite. Il espérait bien aussi recevoir une ou deux caresses.

 

Jane entra et en passant, caressa Mémo.

 

Jane : Salut toi !

Erin : Mémo et moi, on commençait à s’ennuyer tout les deux !

 

Erin se dirigea vers la cuisine car elle avait laissé les gaufres chauffées.

 

Erin : Asseyez-vous !

 

Elle lui montra les tabouret-bar qui se trouvaient contre le comptoir de la cuisine.

 

Jane : Merci. Je ne resterais pas longtemps j’ai moi aussi quelque chose sur le feu. Je suis venue vous emprunter votre passoire !

 

Erin la regarda étonnée en laissant sortir un grand sourire. Elle n’imaginait pas vraiment Jane femme au foyer. Elle avait une allure tout autre. Elle sortit les deux gaufres suivantes et les mit dans l’assiette avec les premières.

 

Erin : Une passoire ?!

Jane : Oui…

 

Jane sourit à son tour.

 

Jane : Je ne faisais que très rarement la cuisine avant, je me suis lancée dans une recette assez compliquée…. (Sourire) enfin pour moi : les pâtes. Mais je me suis rendue compte au moment de vider l’eau que je n’avais pas de passoire.

 

Erin ne put s’empêcher de sourire de plus belle.

 

Erin : Ah oui d’accord, c’est sur que ça va pas être facile !

 

Elle s’essuya les mains avec un torchon puis se tourna vers un des meubles de cuisine pour mettre la main sur leur passoire. Il fallait qu’elle retrouve où elle l’avait rangé.

 

Erin : Annabeth et moi, il y a de ça quelques années, on a fait du camping, et on n’en avait pas non plus… On a fait avec les moyens du bord !

 

Elle se tourna vers son invitée pour voir sa réaction quand elle expliquerait la chose.

 

Erin : On avait fait des trous dans la boite en plastique !  C’était beau à voir !

Jane : J’imagine.

 

Elle arborait un immense sourire tandis qu’Erin était partit de nouveau à la recherche de la passoire perdue.

 

Jane : Je n’ai jamais fais de camping !

 

Erin s’était accroupit pour pouvoir chercher dans un des placards en dessous de l’évier. Elle leva les yeux vers Jane.

 

Erin : Oh attention, si je le répète à Annabeth, on serait capable de vous embarquer la prochaine fois !

 

Elle remit le nez dans le placard.

 

Jane : Pourquoi pas ! Avec vous et moi réunis, ça peut donner quelque chose d’intéressant !

Erin : Ca y est !

 

Elle leva le bras victorieux au dessus de sa tête. La passoire se trouvait dans sa main. Elle se redressa, ferma le placard et revint près de Jane.

 

Jane : Vous êtes géniale !

 

Erin la tendit à Janet et celle-ci la prit.

 

Jane : Je me dépêche de rentrer sinon mes pâtes ne seront plus bonnes à rien !

 

Erin la raccompagna à la sortie.

 

Erin : Surtout n’hésitez pas à revenir nous voir si vous avez besoin de quelque chose ou si voulez parler tout simplement !

Jane : C’est noté !

 

Elle lui sourit.

 

Jane : Au revoir !

Erin : Au revoir !

 

Erin ferma la porte. Mémo ne se tenait pas loin et regardait la porte par où était sortit Jane. Erin repartit en cuisine. Il fallait qu’elle finisse ses gaufres.

 

Elle était heureuse d’avoir revu Jane et elle était heureuse d’avoir reçu de la visite dans leur appartement. Elle appréciait Jane mais cela faisait très peu de temps qu’elle se connaissait pour pouvoir se faire une idée.

 

Elle remit de la pâte dans l’appareil à gaufres et la ferma.

 

 

Domicile des James

 

Elle gara la voiture devant le garage parce qu’il y avait de grande chance qu’avec les filles, elles décident de sortir ce soir. La voiture de Jack se trouvait là aussi. Depuis qu’il avait quitté son ancien job et qu’il était à la recherche d’un autre, il avait décidé de revenir chez papa – maman. Il faut dire qu’il cherchait à revenir dans la région donc il espérait pouvoir trouver un travail pas loin et passer plus de temps avec sa famille.

 

Elle sortit de sa voiture. A ce moment, Jack apparut et se dirigea vers sa voiture. Il était très élégant. Il portait un costume bleu marine, presque noir, avec une chemise blanche, ouverte au col.

 

Annabeth : Quelle élégance !

 

Il arriva près de sa voiture et ouvrit le coffre. Il regarda un instant Annabeth avec un sourire charmeur puis se tourna de nouveau vers sa voiture.

 

Jack : On a de la classe où on n’en a pas !!

 

Annabeth sourit. Elle devait avouer que Jack portait très bien le costume. Il était même craquant.  Elle regarda Jack chercher désespérément quelque chose dans son coffre. Elle croisa les bras et sourit.

 

Annabeth : Qu’est-ce que tu cherches ?

Jack : Ma cravate !

 

 Il avait dit cela sans lever la tête de son coffre.

 

Jack : Mais où est-ce que j’ai bien pu la mettre !

 

Annabeth s’avança pour jeter un coup d’œil.

 

Annabeth : Un rendez-vous ?

 

Jack se releva d’un coup et la regarda. Elle avait peut-être fait une gaffe et puis cela ne la regardait pas après tout. Il la fixa un long moment avec un regard qu’elle n’arrivait pas à définir. Elle vit un petit sourire se dessiner sur ses lèvres.

 

Annabeth : Oh !

 

Annabeth baissa les yeux. Pourquoi réagissait-elle comme cela ? Il avait un rendez-vous tant mieux !

 

Il sourit. Il avait réussit son coup. Lui faire croire qu’il avait un rendez-vous galant. Mais il n’avait aucune envie de lui mentir plus longtemps. Il fit comme si il continuait de chercher.

 

Jack : J’ai eu un entretien cet après-midi et ça c’est tellement bien passé que mon patron veut que je l’accompagne à un dîner d’affaire ce soir.

 

Annabeth releva les yeux vers lui et croisa son regard. Elle ne put s’empêcher de sourire. Cette nouvelle la soulageait. C’était pour le boulot. Jack remarqua le sourire d’Annabeth.

 

Jack : Et je n’arrive toujours pas à remettre la main sur cette cravate !!! (Regardant Annabeth) Tu crois que ça fera bonne impression si j’arrive à ce repas sans cravate ?

 

Annabeth s’approcha de Jack. Son col, dans le dos sur le côté droit s’était plié. Elle le remit en place et réajusta le col en même temps.

 

Annabeth : Tu peux toujours essayer mais je ne prendrais pas le risque à ta place !

 

Elle leva les yeux et se rendit compte de la proximité dans laquelle ils se trouvaient. Jack n’avait pas bougé. Il se contentait de la fixer. Elle n’avait toujours pas retiré sa main de l’épaule de Jack.

 

Elle n’aimait pas quand il la regardait de cette façon : intensément et sans la quitter des yeux. Elle était incapable de faire quoi que ce soit ou de dire quelque chose. Et puis il avait un regard si… et depuis quelques minutes, elle venait de se rendre compte qu’il sentait merveilleusement bon.

 

Du calme ma fille ! C’était Jack ! Le frère de Sara… sa meilleure amie. Elle retira vivement sa main, ce qui brisa légèrement le moment. Elle se tourna vers le coffre pour chercher la cravate.

 

Annabeth : Elle est de quelle couleur ta cravate ?

 

Jack ne répondit pas tout de suite. Il la regarda. Elle était la seule à le rendre comme ça. Avec elle, il avait la sensation d’être compris, apprécié même si ils se chamaillaient souvent. Il aimait être avec elle. Et le petit moment qu’il venait de partager, là, il aurait aimé que cela se reproduise un peu plus souvent.

 

Annabeth le regarda pour avoir une réponse.

 

Jack : Gris claire !

 

Annabeth resta silencieuse et Jack remarqua que la couleur ne lui plaisait pas.

 

Jack : Quoi ?

Annabeth : Non, rien !

Jack : Si je vois bien que quelque chose ne va pas ?

Annabeth : Eh bien… gris pour un rendez-vous, même d’affaires, c’est un peu sombre.

Jack : Oh et que me conseille la spécialiste ?! (Sourire)

Annabeth : Une couleur vive… comme dans les rouges… un bordeaux ?

 

Annabeth continua de chercher.

 

Annabeth : Dis-moi, un jour il faudra vraiment que tu penses à ranger ton coffre !

Jack : Un jour peut-être !

 

Annabeth se releva d’un coup, un tissu à la main.

 

Annabeth : Je suis trop forte !

Jack : Génial !

 

Il prit la cravate.

 

Jack : Merci.

 

Ils se regardèrent un long moment.

 

Annabeth : Bon et bien je vais te laisser finir de te préparer.

Jack : Hey ! Je vais avoir besoin d’aide pour mettre ma cravate ?!

 

Elle le regarda. Elle savait très bien ce qu’allait signifier l’aider. Elle allait encore se retrouver à quelques centimètres de lui. Non ! Hors de question. Elle lui sourit et commença à s’éloigner.

 

Annabeth : Demande à ta mère ou à Sara, je suis sûre qu’elles seront ravies de t’aider !

 

Et elle monta les escaliers pour monter à l’appartement. D’un seul coup, elle se retourna vers lui.

 

Annabeth : Au fait ! Félicitations !

Jack : (sourire) Merci.

 

Annabeth monta les dernières marches et ouvrit la porte. Elle entra. Jack la regarda jusqu’au bout. Elle était la première à être au courant de son nouveau poste. Il ne l’avait encore dit à personne d’autre. Pourquoi ? Il n’en avait aucune idée. Peut-être par peur de la réaction des autres. Il n’y avait aucune raison. Ce travail était génial et une chance inespérée pour lui.

 

Il avait déjà rencontré David Stevens et il l’appréciait énormément. Il avait su se faire sa place tout seul. Il avait créé sa société sans l’aide de papa qui avait pourtant énormément d’argent et d’influence. Travailler avec lui, allait lui apporter beaucoup.

 

Il retourna dans la maison.

 

Jack : Maman !!!

 

 

Maison des James

 

Elle entra dans la cuisine et vit sa mère mettre sa cravate à son frère. Elle sourit. Il ne changera donc jamais. Elle alla au frigo se servir un jus d’orange.

 

Catherine : Je me demande comment tu faisais quand tu habitais seul ?!

 

Elle prit un verre et se servit.

 

Jack : Je ne mettais pas de cravate !

 

Catherine sourit. Elle pouvait très bien imaginer cela. Elle referma le jus de fruit, pris son verre et se tourna vers son frère.

 

Catherine : Une cravate ? Tu dois avoir un rendez-vous important ?!

Mary : Ton frère a obtenu un travail… et il a tellement fait bonne impression que son patron veut qu’il l’accompagne à un dîner d’affaire.

Jack : Maman !!

Catherine : C’est vrai ?

 

Jack regarda sa sœur. Il aurait voulu lui épargner cela. Il savait qu’elle recherchait aussi du travail. Catherine remarqua l’hésitation de son frère. Il avait toujours tendance à les protéger un peu trop. Parce qu’il était le seul garçon de la famille, il pensait devoir protéger ses sœurs. Elle lui sourit.

 

Catherine : Tu comptes me le dire ou bien il va falloir que j’utilise la force ?!

 

Ils se regardèrent.

 

Catherine : Souviens-toi ! J’étais plus forte que toi à ce jeu là étant môme !

 

Jack lui sourit. Il se rappelait très bien. Charlie et Catherine adoraient se mesurer à lui. Le garçon de la famille.  Elles lui avaient mis de nombreuses fois sa raclée.

 

Jack : Non par pitié !! D’accord ! J’avoue !  C’est vrai, j’ai passé un entretien d’embauche cet après-midi et j’ai obtenu le poste. Mon nouveau patron m’a demandé si ça m’intéresserait de l’accompagner à un repas d’affaire et j’ai accepté.

Catherine : Génial ! Mais pourquoi tu ne nous as rien dit ?!

Jack : Je crois que je ne réalisais pas encore !

Catherine : Et maintenant ?

Jack : Toujours pas !

 

Catherine lui sourit. C’était bien dans le genre de son frère, ça ! Toujours du mal à prendre les choses sérieusement.

 

Mary : Ils n’embauchent personne d’autre dans cette entreprise ?

Catherine : Maman ??

Mary : Quoi ?... je posais une simple question !

 

Mary avait fini de faire la cravate de son fils. Elle alla s’asseoir à la table.

 

Jack : Je crois avoir entendu qu’il cherchait une assistance. La sienne est partie en congé maternité.

Mary : Tu pourrais…

Catherine : Maman, je suis assez grande pour me débrouiller toute seule…

Mary : Je sais mais…

Catherine : Je ne veux pas que Jack demande quoi que ce soit !

 

Mary resta silencieuse. Elle savait très bien qu’avec Catherine, cela ne servait à rien de discuter plus longtemps. Elle avait toujours tout fait par elle-même et ce n’était pas aujourd’hui que cela allait changer.

 

Mais elle aurait aimé qu’elle soit moins butée. Surtout que cela faisait plusieurs mois qu’elle était au chômage. Jack intervint.

 

Jack : Je peux juste me renseigner pour savoir si ce que j’ai entendu est vrai et si c’est le cas, tu pourras déposer ta demande et ton CV ?!

 

Silence.

 

Jack : Quoi ça te gêne autant de travailler avec moi ?!

 

Jack lui sourit. Catherine lui rendit son sourire.

 

Catherine : Disons que ça pourrait être pire !

 

Jack s’approcha de sa sœur et la prit par les épaules.

 

Jack : Avec deux JAMES dans son équipe, il ne va pas être déçu !

Catherine : Je n’ai pas encore le poste !

Jack : Il serait vraiment idiot de ne pas retenir ta candidature… et à ce que j’ai pu voir, il est très intelligent, donc tu as toutes tes chances !

 

Catherine sourit. Elle espérait mais cela faisait des mois qu’elle cherchait du travail et des mois qu’on lui répondait la même chose. « Malgré vos compétences, nous n’avons aucun poste actuellement disponible ». Elle commençait à connaître la chanson.

 

Catherine : Ouais, on verra bien !

 

Elle s’apprêtait à sortir de la cuisine quand elle se retourna vers son frère.

 

Catherine : Oh ! J’adore ta cravate bordeaux !

 

Et elle sortit.

 

 

Apparemment des filles

 

 

 

 

Annabeth entra dans l’appartement et déposa son sac et ses clés sur la petite table à l’entrée.

 

Annabeth : Y a quelqu’un ??

Voix : Oui ! Dans ma chambre !!

 

Annabeth se dirigea vers la chambre d’Erin. Elle devait l’attendre depuis 1 heure bientôt. Elle lui avait dit qu’elle quittait à 17h30 et il était 18h30. Elle espérait qu’elle ne s’était pas fait trop de soucis.

 

Depuis le temps, elle devait avoir l’habitude. Cela faisait des semaines qu’elle faisait des heures supplémentaires. Mais elle avait envie que tout se déroule pour le mieux. Pour le Piano-Bar et pour l’Ecole.

 

Elle entra dans la chambre et vit Erin devant son ordinateur. Celle-ci se tourna vers elle quand elle l’entendit.

 

Erin : Je suis avec ma sœur sur msn !

 

Annabeth s’approcha et se baissa pour voir l’écran.

 

Annabeth : Coucou Mélina !

 

Elle fit signe à la webcam. Annabeth regarda Erin.

 

Annabeth : Y a le son ??

Melina : Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiii

 

Annabeth sourit et regarda de nouveau l’écran. Heureusement qu’il y avait Internet et msn. Cela leur permettait de garder contact avec leur famille. Enfin, pour elle, avec sa sœur car ses parents, elle ne leur avait pas reparlé depuis son départ. Mais elle était sûre qu’Emma leur donnait des nouvelles de temps en temps. Mais sa mère refusait de lui parler. Elle n’avait pas encore digéré le fait qu’elle ait décidé de faire sa vie.

 

Annabeth : Comment ça va ?

Mélina : Ca va ! Chaud mais ça va !

Annabeth : Ouais, nous aussi ici il fait chaud mais bon c’est agréable tout de même… mais c’est vrai que chez vous, ça ne doit pas être génial !

Mélina : Ouais… je crois que je vais mourir de chaud.

 

Mélina était de taille moyenne, les cheveux courts, blonds. Elle portait un débardeur et derrière elle, on pouvait voir le ventilateur activé.

 

Mélina : T’as fini de bosser ?

Annabeth : Oui.

 

Erin se tourna vers elle.

 

Erin : Comment ça a été ?

Annabeth : Grosse journée mais ça a été. J’ai bien bossé ! Je suis contente de moi ! Et toi ?

Erin : J’ai terminé les derniers petits trucs qui restaient à faire. Je me suis occupé comme je pouvais (sourire). Ah oui, Jane, notre voisine est venue nous emprunter notre passoire !

Annabeth : Ok. Et ça se passe bien pour elle.

Erin : Il semblerait. On n’a pas vraiment eu le temps de discuter. Elle avait des pâtes sur le feu !

Annabeth : Je vois !

 

Elle se releva et se dirigea vers le salon.

 

Annabeth : D’ailleurs, je meurs de faim…

Erin : Ca tombe bien car j’ai fait des gaufres !

 

Annabeth se retourna d’un seul coup.

 

Annabeth : Toi… toi… tu es trop forte !!!

 

Erin éclata de rire.

 

Erin : Elles sont sur le plan de travail !

 

Annabeth y alla presque en courant. Elle entra dans la cuisine et vit les gaufres posées où l’avait dit Erin. Elle sourit. Erin était vraiment adorable. Annabeth s’en voulait un peu. Elle ne faisait que très peu de choses dans l’appartement ces derniers temps Erin faisait presque tout et le faisait très bien mais ce n’était pas une raison.

 

Elle en avait déjà parlé avec Erin. Elle lui avait fait la promesse qu’une fois l’Ecole et la piano-bar lancés, elle s’occuperait un peu plus de leur chez ELLES.

 

Annabeth : Et ta sœur, elle fait quoi de beau de ses vacances ??

 

Elle prit une gaufre, un essuie-tout et retourna dans la chambre avec Erin. Elle s’assit sur le lit à côté du bureau.

 

Erin : Rien !

Melina : Non ce n’est pas vrai !!!

 

Annabeth sourit tout en mangeant sa gaufre. Elle adorait les voir toutes les deux. Cela lui rappelait sa relation avec sa sœur, Emma. D’ailleurs, elle était peut-être sur le web aussi.

 

Annabeth : Emma n’est pas connectée ?

Erin : Elle l’était tout à l’heure mais elle a dû quitter. Elle a dit qu’elle revenait un peu plus tard dans la soirée.

Annabeth : Ok !

 

Elle se connecterait peut-être elle aussi tout à l’heure pour voir Emma. Elle aurait aimé qu’elle vienne passer quelques jours ici mais sa mère refusait et puis Emma devait travailler un mois dans une colonie.

 

Annabeth : En parlant de soirée… qu’est-ce que l’on fait nous ?

 

Erin la regarda.

 

Annabeth : On n’avait pas dit qu’on se ferait une soirée entre filles avec Sara.

Erin : Si !

Annabeth : (grand sourire) J’ai une idée !

 

Erin rigola. Elle adorait lorsque Annabeth faisait cette tête et là et disait cela.

 

Erin : Je t’écoute !!

Annabeth : Une soirée Stargate avec Glace et brownie en bonus !

Erin : Je suis partante !

Annabeth : Je pense que Sara ne sera pas contre non plus. Ce n’est jamais la dernière pour ce genre de chose !

 

Erin sourit à la remarque de son amie.

 

Annabeth : D’ailleurs… elle est rentrée ?

Erin : Elle n’est pas partie en fait !

Annabeth : Je croyais qu’elle avait prévu du shopping aujourd’hui ?!

Erin : Oui mais elle a voulu remettre le nez un peu dans ses cours.

Annabeth : En juillet ?! Elle n’est pas en retard !

 

Annabeth connaissait assez Sara pour savoir que lorsqu’il s’agissait des études, elle stressait beaucoup trop mais elle ne pouvait rien y faire. C’était dans sa nature, c’était Sara.

 

Annabeth : Alors je crois qu’une soirée Stargate lui fera du bien !

 

Annabeth se leva et alla fouiller dans son sac et prit son portable. Elle appela Sara. Elle avait la flemme de sortir et d’aller voir. Pourtant elles habitaient juste à côté. Elles n’avaient pas envie de déranger.

 

Annabeth : Coucou… je ne te dérange pas ?..... Dis-moi est-ce que tu serais partante pour une soirée gaufres, Stargate et glace-brownie ?.... (Grand sourire) Ca m’aurait étonné aussi ! Bah écoute, on commence dès que tu arrives ! ….OK… a tout de suite !

 

Elle raccrocha.

 

Annabeth : Elle arrive !

 

Annabeth se réinstalla sur le lit d’Erin.

 

Melina  : Moi aussi je veux venir !

Annabeth : bah écoute, on t’attend !

 

Erin regarda Annabeth et sourit. Annabeth se pencha et regarda l’écran de l’ordinateur.

 

Mélina : Maieeuhhhh !

Annabeth : ok, ce n’était pas drôle ! … Mais tu sais que tu peux venir quand tu veux ?!

Melina : Oui !

Erin : Tu en as parlé à Papa, Maman ?

Melina : Non pas encore !

Erin : Bah si tu ne demande pas… je dois les appeler demain. Je leur en parlerais.

Melina : Ouais, je vais déjà essayer de leur en parler ce soir.

Erin : Je leur en parlerais quand même demain !

Melina : Si tu veux.

 

Voix : Coucou !!! C’est moi !!!!

 

Annabeth et Sara se tournèrent vers la voix. Ils virent Sara arriver vers elles.

 

Sara : Alors où sont ces gaufres ??

 

Annabeth regarda Erin.

 

Annabeth : Elle est venue que pour les gaufres !

Sara : Mais non ! Vous me manquiez !

 

Sara sauta presque sur Annabeth.

 

Sara : Qu’est-ce que vous faite de beau ?

Erin : On discute avec ma sœur sur msn !

 

Sara fit coucou à la webcam.

 

Sara : Coucou !

Melina : Coucou… faut que j’y aille. Faut que j’aille préparer le dîner !

Erin : Ok ! Bonne soirée ! Dis bonjour à papa et maman de ma part !

 

Erin fit un dernier coucou à sa sœur et ferma msn. Elle se tourna vers ses amies.

 

Erin : Alors prêtes ??

 

Sara regarda Annabeth.

 

Annabeth : c’est à nous qu’elle demande ça !

 

Elles se sourirent.

 

Maison des James

 

En rentrant du centre, Carolyn, Thomas et Léa avait vu Mary et Catherine rentrer. Les enfants avaient absolument voulu aller dire bonjour à leur grand-mère et à leur tante. De fil en aiguille, Catherine leur avait proposé de rester pour le goûter.

 

Charlie descendit lentement les escaliers. Apparemment elle venait de se réveiller. Lorsque les petits la virent, ils coururent vers elle.

 

Charlie : Hey !!!! Bonjour vous !!!

Thomas & Léa : Bonjour.

 

Elle prit les enfants dans ses bras et leur fit des énormes bisous. Elle se redressa et vit ses deux sœurs et sa mère.

 

Charlie : Je vois qu’il y a du monde ! Salut !

 

Elle vint embrasser sa mère. Elle salua ses sœurs. Depuis son arrivée, Catherine et elle avaient passé très peu de temps ensemble et se contentaient simplement de se saluer. Charlie et Catherine étaient totalement différentes.

 

Catherine avait toujours trouvé Charlie irresponsable…. Et Charlie avait trouvé Catherine beaucoup trop sérieuse et coincée. Il y avait toujours eu un malaise entre elles, et personne ne savait pourquoi exactement.

 

Un silence s’était installé. Charlie ouvrit le frigo. Elle portait un bas de pyjama et un débardeur. Elle avait enfilé un vieux gilet pour descendre. Elle resta un moment devant le frigo ouvert à se demander ce qu’elle allait prendre.

 

Catherine : Dépêche-toi de choisir ce que tu veux !

 

Charlie leva simplement la tête sans se retourner. Elle n’avait aucune envie de se disputer. Elle n’était pas revenue pour ça et pourtant elle savait qu’elle allait devoir affronter les reproches tôt ou tard. Mais pas aujourd’hui.

 

Elle prit la brique de lait et ferma d’un coup le réfrigérateur. Elle attrapa un verre dans un des placards et vint s’asseoir à la table. Les enfants étaient entrain de finir de goûter.

 

Léa : Tu as dormi jusqu’à maintenant ??

 

Charlie sourit à la remarque de sa nièce. Elle se servit un verre de lait.

 

Thomas : Tu devais être très fatiguée !

 

Charlie sourit de plus belle, caressa la tête de l’enfant et bu une gorgée de son verre de lait.

 

Catherine : Tu es rentrée tard hier soir ?!

Charlie : Ca se peut !

Mary : Je ne t’ai pas entendu rentrer dis-donc !

Carolyn : Tu as été en ville ?

Charlie : Oui j’ai été revoir les filles. Ca faisait un moment qu’on ne s’était pas revues ! C’était trop cool ! … D’ailleurs je dois revoir Sandrine tout à l’heure pour aller faire du shopping !

Catherine : Et tes recherches de jobs dans tout ça ?!

 

Il fallait toujours qu’elle responsabilise tout. Elle avait toujours été comme ça et elle n’avait pas changé. A quoi s’attendait-elle ? Catherine serait toujours fidèle à elle-même.

 

Charlie : Je m’en occupe la semaine prochaine !

Catherine : Heureusement que tu es revenue chez Papa, Maman !

 

Elle en avait assez entendu. Elle préférait s’en aller. Elle se leva d’un coup, ce qui fit sursauter les enfants.

 

Charlie : Je ne suis pas la seule dans ce cas-là, si je ne me trompe pas !

Catherine : Je te signale que moi, je fais des recherches…

Charlie : Et bien je suis contente pour toi…

 

Charlie la regarda une dernière fois avant monter dans sa chambre.

 

Carolyn : Tu avais besoin de lui faire ces remarques ?!

Catherine : Tu sais très bien comment elle est ! Si on ne la pousse pas, elle ne fera rien !

Mary : Laisse-lui le temps de s’habituer…

Catherine : S’habituer ?! Ca fait 3 semaines qu’elle est rentrée ! Faudrait qu’elle arrête de se conduire comme une enfant !

 

Catherine se leva à son tour et sortit. Mary et Carolyn se regardèrent. Il y avait toujours eu un malaise entre elles deux. Et cela rendait malade Mary de voir ses filles agir ainsi.

 

Thomas leva ses grands yeux marron vers sa mère et sa grand-mère.

 

Thomas : Pourquoi elles sont en colère Tante Catherine et Tante Charlie ?

 

Carolyn regarda son fils et lui essuya le chocolat qu’il avait autour de la bouche.

 

Carolyn : C’est rien mon ange. Elles n’étaient juste pas du même avis.

 

Thomas mordit à nouveau à pleines dents dans son goûter.

 

 

15 minutes plus tard

 

Charlie redescendit après s’être assurée qu’il n’y avait plus personne en bas. Enfin, plus personne sauf sa mère. Elle descendit et vit sa mère assise dans la cuisine, entrain de lire un magazine. Elle alla poser le verre qu’elle avait monté dans l’évier.

 

Mary ne dit rien. Charlie passa puis vint s’asseoir en face de sa mère. Mary faisait comme si de rien n’était. Elle savait que cela ne servait à rien de bousculer sa fille. Surtout Charlie.

 

Charlie : Je peux savoir pourquoi elle en a toujours après moi ?!

 

Mary releva la tête et regarda Charlie. Elle connaissait la réponse mais elle savait qu’elle avait besoin d’en parler.

 

Charlie : Non mais c’est vrai ! Tu crois qu’elle me dirait « Bonjour Charlie ! Bien dormi ? »… Non ! … Je crois que j’ai autant ma place ici qu’elle… d’accord ça fait 3 semaines que je suis rentrée… mais j’avais besoin de faire une pause ? Est-ce que c’est trop demander ?

 

Mary regardait sa fille parler.

 

Charlie : Je sais très bien que je ne peux pas rester comme ça ! Et puis j’ai pris des décisions… importantes pour la suite…mais ça, elle s’en fiche !

 

Charlie regarda sa mère. Elle la fixait toujours. Elle avait tendance à trop s’emporter et parler beaucoup trop. Lorsque Mary vit que sa fille avait fini, elle ferma son magazine.

 

Mary : Tu sais très bien comment est ta sœur ? Elle a toujours été comme ça !

Charlie : Oui justement ! Il faudrait qu’elle comprenne qu’elle garde ses peurs pour elle !

Mary : Elle ne veut simplement que tu vives la même chose qu’elle !

Charlie : Je ne suis pas elle, qu’elle se mette ça en tête !

Mary : Ce n'est pas à moi qui faut dire ça... mais à elle !

Charlie : Mais elle ne m'écoute jamais quand je parle! Tu vois bien…J'ai toujours l'impression d'être fautive avec elle… de ne jamais faire les choses correctement. Par contre elle, Madame je fais tout mieux que personne, elle sait tout mieux que tout le monde ! Non mais sérieux… je ne comprends pas pourquoi elle s’en prend toujours à moi ?

Mary : Je ne crois pas qu’elle en ait après toi. C’est après elle qu’elle en a ! En te bousculant de cette manière, elle ne veut pas que tu vives les mêmes choses qu’elle. C’est sa manière de t’aider. Elle tient énormément à toi…

Charlie : On ne dirait pas ! Je sais qu’elle a vécu plein de choses pas faciles… mais… J'ai besoin d'une sœur moi, j'ai déjà une mère !

 

Mary joua la femme outrée.

 

Mary : Que dois-je comprendre ?!

 

Charlie sourit et prit la main de sa mère dans la sienne.

 

Charlie : J’ai l'impression qu'elle voudrait que je change, que je devienne comme elle. Mais je ne peux pas changer,… je ne veux pas changer… je suis comme je suis,

 

Mary lui sourit et serra fort la main de sa fille dans la sienne.

 

Mary : C’est ta plus grande force ! Ne l’oublie jamais.

 

La mère et la fille se regardèrent. Oui, elle avait déjà une mère et une maman super.

 

Mary : C’est peut-être ça que Catherine voudrait avoir ! De l’assurance !

 

Charlie réfléchi à ce que venait de lui dire sa mère. Elle avait peut-être raison. Mais Catherine ne voudra jamais l’admettre.

 

Charlie : Catherine est géniale ! Elle est douée, elle a du talent… mais elle se prend trop la tête !... il va falloir que je m’occupe de cela.

 

Mary regarda fille. Elle était hésitante.

 

Charlie : Je vais y aller doucement promis !

 

Mary sourit. Avec Charlie, cela l’étonnait. Charlie se leva et se dirigea vers les escaliers.

 

Charlie : Bon il faudrait que je pense à me préparer, j’ai un rendez-vous important.

Mary : Un rendez-vous !

 

Charlie s’arrêta en bas des escaliers et s’appuya sur la rambarde.

 

Charlie : Oui j’ai décidé de reprendre mes études.

 

Sa mère fut légèrement surprise.

 

Charlie : Oui, j’adore la mode…mais si je veux voir un peu plus loin, il me faut un diplôme en poche !

 

Elle commença à monter les escaliers puis se pencha pour voir sa mère.

 

Charlie : C’est Catherine qui va être contente !

 

Puis il grimpa les dernières marches. Mary la regarda disparaître dans l’escalier de la cuisine. De ses filles, Charlie était la plus surprenante. Elle s’était toujours détachée du lot. Elle avait une personnalité assez forte et lorsqu’elle avait décidé de faire une chose, elle le faisait et inutile de discuter avec elle.

 

C’est comme ça qu’à l’âge de 18 ans, elle avait décidé d’aller vivre sa passion du dessin et de la mode à New York…. Contre leur avis, à son père et elle. Cela avait été une dure période. Matt et Charlie s’étaient disputer de nombreuses fois à ce sujet… et la dernière avait été terrible. Charlie était partie en claquant la porte. Ils ne l’avaient revu qu’un an plus tard, grâce à Carolyn qui avait quelque peu calmé les choses.

 

Mais les choses n’étaient jamais vraiment rentrées dans l’ordre. Matt aurait préféré que sa fille continue ses études. Elle était douée. Mais elle en avait décidé autrement. Matt ne s’était jamais vraiment remis de cette dispute et n’avait jamais vraiment pardonné à sa fille.

 

Aujourd’hui, Mary avait la sensation que Charlie avait changé, qu’elle avait mûrit. Elle se rendait compte des erreurs qu’elle avait faite et elle essayait de se rattraper. C’était une bonne chose.

 

Elle sourit, se leva et se rendit dans le salon.

 

Clinique vétérinaire

 

Le dernier postulant venait de sorti de son cabinet. Ce n’est pas encore aujourd’hui qu’il allait trouver un remplaçant à Matt. Les jeunes d’aujourd’hui avaient déjà des demandes alors qu’ils sortaient à peine de l’école. C’était le monde à l’envers.

 

Il imaginait très bien ce que Matt aurait pu répondre. Il sourit. Même si il ne voulait pas que Matt revienne il devait avouer qu’il lui manquait et il n’était pas le seul à le penser. Janice, leur secrétaire et les clients regrettaient Matt. Mais ils n’arrêtaient pas de lui répéter qu’ils avaient de la chance qu’il soit là, lui aussi. Qu’il reprenait très bien les affaires de son beau père.

 

Son regard s’arrêta sur une photo posée sur son bureau. Une photo de sa famille : Carolyn et les enfants. Beaucoup de personnes rêvent d’avoir une vie parfaite. Il ne voulait pas se vanter mais il avait ce dont il avait toujours rêvé. Une femme magnifique et qu’il aime à la folie, de merveilleux enfants. Il est vrai qu’ils n’étaient pas riches et ne vivaient pas la grande vie mais il s’en fichait. Il était bien plus heureux comme cela.

 

A cet instant, on frappa à la porte.

 

Joe : Entrez !

 

La porte s’ouvrit et Janice passa la tête. Puis elle entra lorsqu’elle vit qu’il n’était pas très occupé.

 

Janice : Alors ? Qu’avez-vous pensez de celui-là ?

 

Joe la regarda puis reporta son attention sur le dossier qu’il était entrain d’étudier.

 

Joe : Trop jeune !

 

Janice sourit. Elle avait été là lorsqu’il avait été engagé. Janice était une femme d’une cinquantaine d’année environ. Elle était de taille moyenne, châtain-roux avec de grands yeux marron.

 

Janice : Vous n’étiez pas beaucoup plus vieux lorsque Monsieur James vous a engagé !

 

Joe leva les yeux vers la secrétaire. Elle avait raison. Il avait même commencé beaucoup plus jeune. Depuis tout petit, lorsqu’il n’était pas avec Carolyn, il était ici à regarder Matt travailler.

 

Joe : Rassurez-moi ! Je n’étais pas comme ça ?!

 

Janice le fixa. Puis elle sourit.

 

Janice : Non… Vous étiez beaucoup plus mignon !

 

Joe lui sourit puis regarda le dossier avec le CV.

 

Joe : Il avait un très bon cursus… une très bonne formation… mais je ne sais pas. Il manquait quelque chose.

Janice : La passion !

 

Joe leva les yeux et la regarda. Elle avait raison. Il avait écouté ce jeune homme lui parler de ses études et du reste mais à aucun moment, il n’avait vu de la passion. Il était convaincu que dans ce travail, pour le faire correctement, il fallait être passionné par ce que l’on faisait.

 

Joe : Vous avez raison ! J’ai l’impression que maintenant on aime beaucoup moins ce que l’on fait. Je sais qu’à son âge, j’étais totalement enthousiaste à l’idée de pratiquer. Là c’est à peine s’il ne postulait pas ici par hasard.

Janice : Mais des comme vous, on n’en fait plus ! Enfin si mais Thomas est encore trop jeune pour prendre la relève !

 

Joe sourit. C’est vrai que Thomas adorait venir de temps en temps à son travail. Il adorait les animaux. Depuis qu’Annabeth avait emménagé à côté de chez eux, Thomas ne voulait qu’une seule chose, aller s’occuper de Mémo.

 

Janice : J’espère que nous aurons plus de chance la prochaine fois !

Joe : Moi aussi ! Je dois vous avouer que je suis pressé de prendre quelques jours de vacances !

Janice : Je vous comprends !

 

Janice lui sourit une dernière fois et sortit du cabinet.

 

Joe se leva et alla ranger le dossier de la jument de Mr Hanson. Puis il regarda l’horloge au dessus de la porte. 18h55. Il devait encore voir Mme Luis pour son angora. Il ne rentrera pas encore tôt ce soir. Il referma le tiroir.

 

Il retourna à son bureau et prit le téléphone. Il devait prévenir Carolyn. Il composa le numéro et attendit qu’on décroche.

 

Voix : Maison des Matthews, bonjour !

 

Il reconnut tout de suite la voix de sa fille.

 

Joe : Coucou ma puce !

Léa : Papa !

Joe : Comment ça va ? Le centre s’était bien ?

Léa : Oui… avec Katie on a fait du vélo !

Joe : C’est génial !

Léa : Mon animatrice m’a dit que je pourrais bientôt enlever les petites roues. On pourra essayer papa ?

Joe : Bien sûr mon ange !

 

La fillette sauta de joie au téléphone. Il sourit. Elle lui manquait. Enormément. Il se souvenait comme si c’était hier la première fois où il avait tenu ce petit bout de chou dans ses bras. Et aujourd’hui, elle avait déjà bientôt 5 ans… et elle allait bientôt faire du vélo sans petites roues.

 

Joe : Léa… tu peux me passer Maman, s’il te plaît ?!

Léa : Oui… elle aide Thomas à sortir du bain…. MAMANNNN !!!!.... C’EST PAPA !!! IL VEUT TE PARLER…. D’ACCORD !

 

Un silence.

 

Carolyn : Allô ?!

Joe : C’est moi. Je ne te dérange pas. Je peux rappeler ?!

Carolyn : Non, Thomas sait se sécher tout seul…. Aller Thomas, tu prends ta serviette… (À son mari) Tu rentre tard, c’est ça ?!

 

Joe osa à peine raison. Il se sentait mal. Il répondit légèrement.

 

Joe : Oui.

 

Un silence s’installa.

 

Joe : Carolyn ?!

Carolyn : Tu manques aux enfants.

Joe : Ils me manquent aussi… J’ai reçu des candidatures aujourd’hui… mais aucune malheureusement qui pouvaient convenir.

Carolyn : Je vois.

 

Un nouveau silence fit son apparition.

 

Carolyn : Je te mettrais une assiette de côté.

Joe : Merci. J’essais de faire vite.

 

Carolyn ne répondit pas. C’est ce qu’il disait à chaque fois.

 

Joe : A ce soir.

Carolyn : Oui.

 

Elle raccrocha. Lui aussi. Il regarda un long moment le téléphone. S’il continuait comme cela son mariage n’allait pas tenir le coup. Même si Carolyn savait à quel point son travail pouvait être important pour lui, il ne pouvait pas continuer comme cela.

 

Appartement des filles

 

Elles avaient commencé à manger les gaufres et avaient parlé de tout et de rien. Depuis qu’elles étaient arrivées, toutes les 3 ne s’étaient pas encore vraiment retrouvées pour faire une telle petite soirée comme elles l’aimaient.

 

Apres avoir discuté de choses et d’autres de leur journée respective, Annabeth alla dans sa chambre chercher des objets précieux : les DVD de Stargate.  Mémo la suivait dès qu’elle bougeait. Il avait sûrement peur qu’elle l’abandonne.

 

Annabeth revint avec une pile de DVD et les posa sur la table basse.

 

Sara : Quelle saison les filles ?

Annabeth : Comme vous voulez !

Erin : La saison 10 ?

 

Les deux filles la regardèrent de façon très dangereuse. Erin sourit.

 

Erin : Ah la la me tuait pas, je plaisantais.

Annabeth : C’était drôle !

Erin : maieuhhh !

Annabeth : Si, faut le dire ! C’était drôle !

Erin : J’aimerais regarder la saison 8, pour voir notamment « Threads »?!

Annabeth : Ah ba là c’est mieux !

Sara : C’est parti.

 

Sara prit le coffret de la saison 8, sortit le DVD et alla allumer la télé et le lecteur DVD. Annabeth s’installa sur le canapé tandis qu’Erin prenait un des fauteuils. Sara inséra le DVD et vint s’installer près d’Annabeth. Elle lui donna les télécommandes. Elles étaient toutes les trois prêtes pour leur petite soirée.

 

Leur visionnage se ponctua de petits « halalalaal » et de « trop bien !!! ». Après deux épisodes, Annabeth cria.

 

Annabeth : PAUSE !!!!!

 

Sara s’écarta d’un coup.

 

Sara : Ouah !!!!!  Tu sais qu’on est à coté ?

Annabeth : Oui mais après un tel épisode… halalalaaaaa…. Et puis être toutes les 3… ça met de bonne humeur.

Erin (souriant): On n’en doute plus !

Annabeth : Mais il manque quelque chose !!

Sara : Le brownie et la glace !

 

Annabeth se leva et se dirigea vers la cuisine.

 

Annabeth : Halalaaaaa !!! Ils sont trop mignons !!!

 

Sara et Erin rigolèrent.

 

Annabeth : J’espère que John et Elizabeth ne vont pas mettre autant de temps !

Sara : Mais non ! Ne t’inquiète pas ! Je dirais 4 ans !

Erin : Mais oui ! Sara a raison.

Annabeth : Positive ! … halalaaaaaaaaaaaaaaaaa Threads !!!

 

Sara commença à débarrasser la table basse. Elle posa les DVD près de la télévision.

 

Sara : Lequel on regarde maintenant ?

 

Annabeth se pencha pour être vu par ses amis, par-dessus la desserte. Elle fit sa petite tête de « moi j’aimerai bien… »

 

Annabeth : Bah… moi… je me regarderais bien le premier d’Atlantis ?!

Erin : La fille pas obsédée !

Annabeth : Mais non ! Mais je l’adore cet épisode.

Sara : Moi, je ne suis pas contre !

Erin : C’est partit !!

 

Annabeth fit un immense sourire et retourna se battre avec la glace qui était trop congelée. Sara changea de DVD et vint se rasseoir. Elles attendaient Annabeth.

 

Erin : Tu t’en sors ?

Annabeth : Oui ! Oui ! Je vais en venir à bout !

Sara : Les filles… ça vous dis de finir cette soirée par les deux derniers épisodes de la saison 8 ?!

 

Erin éclata de rire.

 

Erin : Pour une soirée Stargate, c’est une soirée Stargate !

Annabeth : Moi je suis partante !

Erin : Ca m’aurait étonné ! … Et ba on n’est pas couché !

Annabeth : C’est le week-end !

 

Annabeth arriva enfin avec les bols de glace et de brownies. Elle en donna un  à Erin et à Sara. Mémo s’approcha des filles.

 

Erin : Ah mémo vient se joindre à nous pour le meilleur.

 

Mémo posa sa tête sur Erin, et celle-ci le caressa. Elle rigola intérieurement. Elle savait qu’il ferait le tour des 3 jeunes filles avant de s’allonger de tout son long devant la télévision.

 

 

Restaurant

 

Jack était nerveux… même très nerveux. Il n’aurait jamais cru que son patron lui demande cela aussi rapidement. Il voulait peut-être le tester. Il espérait être à la hauteur car il voulait garder ce travail.

 

Il avança dans l’entrée du restaurant. Jack était très élégant. Son costume lui allait parfaitement bien et il avait suivit le conseil d’Annabeth. Il sourit. Pourquoi ? Il n’avait pas vraiment de réponse. Il lui faisait confiance et il devait avouer qu’il avait eu envie de lui plaire. Le réceptionniste vint à sa rencontre.

 

Réceptionniste : Bonsoir monsieur, puis-je vous aider ?

Jack : Oui. J’ai rendez-vous avec Monsieur Stevens.

Réceptionniste : Oui bien sûr, si vous voulez bien me suivre.

 

Le réceptionniste s’avança dans la salle. Ce restaurant était plutôt très chic. Jack suivit l’employé. C’était partit. Il vit David Stevens assit un peu plus loin avec deux autres hommes. Lorsque David le vit, il se leva.

 

David était un homme grand, brun avec des yeux bleu et un sourire…. Pour lequel de nombreuses femmes avaient dû craquer. Il portait un costume sombre et sa carrure était impressionnante. Une fois que Jack fut à sa hauteur, David lui tendit la main. Jack lui serra.

 

David : Heureux que vous ayez pu vous joindre à nous !

Jack : Est-ce que j’avais le choix ?

 

Jack regretta ce qu’il venait de dire. Il allait falloir qu’il se calme. Il était à un rendez-vous d’affaires. Il venait peut-être de perdre son poste. Mais c’était plus fort que lui. C’était sortit naturellement. David lui sourit.

 

David : En effet, vous n’aviez pas trop le choix !

 

Il lui fit signe de s’asseoir avec eux. Jack prit place et se tourna vers les deux autres hommes.

 

David : Messieurs, je vous présente Jack James, un de mes tous nouveaux collaborateurs… Monsieur James je vous présente Mr Salvers et Mr Taylor, associés dans la société Yria Corporation… une des plus grandes sociétés de maquillage de la côte Est.

 

Jack les salua. Les choses sérieuses commençaient.

 

Durant le repas

 

Ils avaient commencés à discuter travail après avoir aborder plusieurs sujets de société. Chacun était entrain de savourer le plat qu’ils avaient commandé.

 

Salvers : Je pense que les femmes se sentiraient plus concernés si on utilisait ce concept.

Jack : Je ne pense pas !

 

Ils regardèrent tous Jack. Ils semblaient étonnés. Enfin tout du moins, les clients tandis que David attendait une explication.

 

Jack : J’ai grandi dans une maison entourée de 5 femmes…. Croyez-moi, niveau maquillage et fringues… j’ai eu ma dose ! ET je pense savoir ce qu’elles désirent !

Taylor : Et que nous proposez-vous ?

 

Jack regarda David comme pour savoir s’il pouvait continuer. David se contenta de lui sourire légèrement.

 

Jack : Il est vrai que de voir des stars utiliser ces produits est flatteur pour les femmes qui les utilisent… tout ça c’est bien beau mais, je pense qu’elles ont envie de voir leurs produits dans la vie de tous les jours. Pourvoir s’identifier. J’aime beaucoup Kristin Kreuk… mais elle n’est pas vraiment la mère, la sœur où la petite amie que nous avons !

 

David se tourna vers les deux autres hommes.

 

David : Et il parle en connaissance de cause. Il a 4 sœurs si je ne me trompe pas ?

 

Il regarda Jack.

 

Jack : C’est exact ! Et ça n’a pas été facile tous les jours ! Croyez-moi !

 

Les trois autres hommes sourirent à la remarque.

 

David : J’imagine !

Taylor : Vous avez une idée ?

Jack : Pourquoi ne pas demander son avis à une femme ?

David : Vous pensez à une en particulier ?

 

Jack sourit.

 

Jack : Oui… une femme, la trentaine, active, qui fait attention à son apparence et qui sait de quoi elle parle. Catherine, ma sœur.

Salvers : Votre sœur ?!

Jack : Oui, elle connaît bien le monde de la publicité. Elle y a travaillé un temps. Et qui mieux qu’une femme pourra nous aider ?!

 

Silence. Il avait joué gros en parlant de sa sœur. Mais il savait que Catherine pourrait faire de l’excellent boulot sur cette affaire là. Il fallait qu’il lui donne un coup de main. Il se tourna vers David. Son visage était neutre et il se contentait de regarder vers lui. Puis d’un seul coup, il lui sourit.

 

David : Est-ce que votre sœur serait disponible lundi matin pour une séance de travail ?

 

Jack resta un moment sans répondre. Il n’en croyait pas ses oreilles. David acceptait. Cet homme le surprenait de plus en plus. Mais il avait encore du mal à le cerner.

 

Jack : Je pense qu’il n’y aura aucun problème !

David : Très bien ! Et bien messieurs, je crois que notre affaire est entre de bonnes mains !

 

Et il but une gorgée de vin. Il avait eu raison de d’engager Jack. Il savait qu’il lui réservait des surprises et que cela n’allait pas être facile avec lui mais il aimait sa façon de travailler et d’être. Il était naturel et franc. Ce qu’il appréciait énormément chez des collaborateurs.

 

Fin de soirée

Parking

 

Ils se dirigèrent vers les voitures. Jack s’arrêta. Il était garé de l’autre côté.

 

Jack : Je vais devoir vous abandonner ici. Ma voiture se trouve de l’autre côté. A lundi messieurs.

Taylor et Salvers : A lundi.

 

David leur fit signe de le devancer. Puis il se tourna vers Jack. C’était peut-être sa mise à mort, pensa Jack.

 

David : J’étais sûr de ne pas faire une erreur en vous engageant !

 

Jack fut surpris. Il ne s’attendait pas à cela. David mit les mains dans ses poches. Il lui sourit.

 

David : Vous avez de l’audace… mais pas trop…j’aime ça chez un commercial.

Jack : Merci.

 

Ce fut le seul mot qui lui vint à l’esprit.

 

David : Je vous attends, votre sœur et vous, lundi matin au bureau sans faute !

Jack : Comptez sur nous !

David : Bonsoir.

 

David alla rejoindre les deux autres hommes près de la voiture.

 

Appartement des filles

 

Le dernier épisode se termina. Elles avaient beau être fans, les dernières minutes avaient été dures à tenir. Leurs journées avaient été chargées. Mais cela faisait plaisir de se retrouver.

 

Erin : C’était génial.

Sara : Oui ça fait du bien.

Annabeth : Oui. Halalaaaaaaaaa…

 

Erin et Sara sourirent. Annabeth n’était toujours pas remise de ses émotions.

 

Annabeth : Moi aussi je veux un Jack !

 

Erin et Sara la regardèrent avec insistance, l’air de dire que pour l’une de nous 3 c’était bien parti. Mais personne n’en parla ! Toutes les 3 sourirent.

 

Erin : Moi je suis bien parti pour devenir vieille fille.

Annabeth : Je vais faire comme si je n’avais rien entendu !

 

Sara pris alors son coussin et lui lança, et Annabeth fit de même deux seconde après. Erin n’allait pas se laisser faire ! C’est comme ça qu’une bataille de coussin se fit, dans les rires, pendant plusieurs minutes.

 

Annabeth (essoufflée): C’est bon les filles, j’en peux plus.

 

Il était en effet déjà 00h00 passé, et chacune des filles étaient fatiguées suite à une semaine chargée.

 

Mémo qui avait participé à la bataille de coussin, tourna autour d’Annabeth.

 

Erin : Je crois que Mémo veut sortir !

Annabeth : Oui

Sara : Bon les filles je vous dis bonne nuit.

Annabeth : Attends ! On se fait un dernier petit thé ?

Sara : Ok !

Annabeth : Je vais sortir Mémo et j’arrive !

 

Elle prit la laisse de Mémo pour lui faire comprendre qu’il sortait. Le chien courut à la porte et s’assit devant en regardant la poignée. Annabeth sourit et lui ouvrit la porte.

 

 

Extérieur

 

Elle descendit les dernières marches et se dirigea vers Mémo qui avait couru non loin de là. Il faisait nuit mais la lune éclairait. Elle adorait ce genre de nuit. Il n’y avait aucun bruit à part celui de la nature qui dormait.

 

Mémo courait dans le champ derrière l’appartement. Il adorait cette région. Il était heureux ici, plus heureux qu’en ville. Et elle aussi. Elle était beaucoup plus heureuse ici.

 

Elle entendit une voiture entrer dans la cour. Elle se tourna vers celle-ci et fut légèrement éblouit  par des phares de voiture. Elle se cacha un instant les yeux jusque la voiture éteigne ses phares. Ses yeux se réhabituèrent au noir.

 

Elle vit une silhouette descendre de la voiture. Elle reconnut tout de suite Jack. Il rentrait seulement de son dîner d’affaires. Elle espérait que ça ce soit bien passé. Elle le vit se diriger vers elle et elle vit aussi Mémo courir vers lui. Ce chien !

 

Jack le caressa puis continua d’avancer vers elle. Ses yeux s’étaient adaptés à l’obscurité et elle le voyait très bien maintenant. Il portait toujours son costume, ce qui était logique et avait dénoué sa cravate et ouvert son col.

 

Elle bloqua sur la cravate. Bordeaux. Elle était bordeaux. Non elle devait mal voir. Non ! Elle était bien bordeaux. Elle sourit. Il avait écouté son conseil. Cela la touchait beaucoup.

 

Arrivé à sa hauteur, il s’arrêta. Elle le regarda et attendait à ce qu’il lui parle mais il ne lui dit rien. Il se contenta de la regarder. Elle se sentait tellement mal à l’aise qu’elle décida de briser le silence.

 

Annabeth : Alors ce repas d’affaires ?

 

Il lui sourit. Il avait l’air heureux. Cela faisait plaisir à voir.

 

Jack : C’était génial ! Je n’avais jamais vu ça. Je n’avais pas l’impression d’être à un repas pour le travail… mais plus à un repas entre amis.

 

Annabeth ne répondit pas et se contenta de l’écouter. Il était si enthousiaste en racontant son histoire. Il s’était rapproché un peu plus.

 

Jack : David est… tout bonnement génial !!!

Annabeth : David ??

Jack : Mon patron, David Stevens. Il a réussit à négocier un dossier… je n’avais jamais vu ça. Ce type est génial !

Annabeth : Tu as l’air de beaucoup apprécier ce David !

 

Jack la regarda. A cet instant, il avait un air de petit garçon. Annabeth sourit.

 

Annabeth : Tu viens de dire 2 fois « Génial » en 1 minute pour qualifier cet homme.

Jack : Parce que je ne vois que ce mot ! Je sens que je vais adorer travailler avec lui. Il peut m’apprendre plein de choses.

 

Elle lui sourit de nouveau.

 

Annabeth : A vous deux, vous allez faire une sacrée équipe !

Jack : J’espère être à la hauteur !

Annabeth : Avec tes 1m80, je pense que ça devrait être bon !

 

Annabeth le regarda pour voir sa réaction. Il planta son regard dans le sien et sourit. Elle n’aimait pas lorsqu’il faisait cela. Elle avait l’impression qu’il lisait en elle et qu’il savait ce qu’elle pensait.

 

Jack : Très drôle !

 

Elle lui sourit pour lui donner le change. Puis sans qu’elle ne sache vraiment pourquoi, elle prit la cravate qui pendait à son cou dans sa main.

 

Annabeth : Très jolie cravate !

 

Le regard de Jack changea à cet instant et Annabeth sut qu’elle n’aurait pas du faire ça. Elle s’était mise dans une situation de laquelle il allait être difficile de sortir.

 

Elle frissonna. Il avait ce regard qui la rendait spéciale. Elle n’aimait pas ce genre de situation, elle ne savait pas comment réagir. Surtout avec Jack. Il s’approcha encore plus d’Annabeth pour se retrouver qu’à quelques centimètres d’elle. Il prit sa main comme pour reprendre sa cravate mais s’attarda.

 

Ils avaient le regard planté dans celui de l’autre.

 

Jack : Elle a eu beaucoup de succès mais… David a dit que la prochaine fois, je devais amener la femme qui avait su me conseiller.

 

Elle sourit légèrement et baissa les yeux.

 

Jack : Conseil que je suivrais !

 

Elle releva les yeux vers lui. Etait-il entrain de lui dire qu’il voudrait qu’elle l’accompagne à son prochain dîner avec son patron ? Mais est-ce que cela signifierait… ? Non…. Ce n’était rien de cela. Jack était simplement un ami et le frère de Sara. Il ne la considérait pas du tout de cette manière.

 

Et pourtant ce soir, la manière dont il la regardait, lui montrait qu’elle avait tord. Elle ne pouvait pas détacher ses yeux des siens. Et son odeur ! Il sentait toujours aussi bon… même en fin de soirée. Et sa main qui tenait toujours la sienne. Son visage ne se trouvait plus qu’à quelques centimètres du sien.

 

Non. Ils ne pouvaient pas. Non. Elle ne voulait rien gâcher. Elle avait trouvé une famille et des personnes qu’elle appréciait. Elle ne voulait pas tout gâcher. Elle se recula et baissa les yeux. Il fallait qu’elle trouve une excuse.

 

Elle releva les yeux vers lui. Il ne comprenait pas sa réaction mais il n’avait pas l’air de lui en vouloir. Elle avait toujours la cravate dans la main.

 

Annabeth : Je… les filles doivent m’attendre… pour finir notre soirée Stargate !!

Jack : Oh ! Je vois ! Rien ne peut se mettre entre vous et Stargate !

 

Il lui sourit et cela la soulagea. Il ne lui en voulait pas. Mais peut-être que c’était elle qui se faisait des idées. Qu’il ne ce serait rien passer. Elle commença à reculer vers les escaliers.

 

Annabeth : Bon et bien bonne nuit ! Contente que ton repas se soit bien passé.

Jack : Merci !

 

Il la regarda monter les premières marches. Elle se retourna, le regarda puis se tourna vers le champ.

 

Annabeth : Mémo !

 

Le chien arriva comme un fou et monta les escaliers d’une traite. Annabeth regarda Jack. Il lui sourit de nouveau et elle répondit à son sourire.

 

Jack : Bonne nuit !

Annabeth : bonne nuit.

 

Elle monta les escaliers et une fois arrivé en haut, elle ne put s’empêcher de regarder en bas. Il n’avait toujours pas bougé. Il la regardait toujours.

 

Jack : Oh !!!! Et n’hésitez pas à renvoyer Sara si elle vous embête trop !

 

Annabeth sourit et entra dans l’appartement. Il regarda la porte se fermer. Il sourit. Il était heureux. Pourquoi ? Il n’en avait aucune idée. Peut-être parce qu’il avait déniché un super boulot, que tout se passe très bien et qu’elle était là.

 

Il se dirigea vers la maison pour rentrer puis se souvint qu’elle avait sa cravate. Il se retourna tout en marchant pour regarder les fenêtres éclairées de l’appartement. Cela lui donnerait une excuse pour aller la voir. Il sourit et entra dans la maison.

 

 

Lundi matin

Maison des James

 

Catherine arriva avec le courrier dans les mains. Elle vit Jack dans la cuisine.

 

Catherine : Salut toi ! Alors ta soirée ?!

 

Elle s’approcha et vint s’asseoir en face de lui en triant le courrier. Depuis qu’elle et Jack étaient de retour à la maison, le courrier avait triplé. Elle tria son courrier et celui de son frère. Celui-ci était entrain de déjeuner tranquillement.

 

Jack : Génial ! Je sens que je vais adorer ce travail et mon patron.

 

Catherine leva les yeux vers son frère puis reporta son attention sur le courrier. Une lettre plus particulière attira son attention. Pourquoi elle était certaine que cela était une réponse négative, comme à chaque fois.

 

Jack : Tu aurais du voir comment il a mené les négociations : impressionnant.

 

Elle écoutait à peine son frère. Elle ouvrit l’enveloppe et parcourut les quelques lignes. Elle ne s’était pas trompé. « Nous n’avons aucun poste à pourvoir pour le moment… ». Elle chiffonna la feuille et la balança. Jack ne bougea pas et continua à déjeuner.

 

Catherine : Encore une !

 

Jack regarda le morceau de papier qu’elle venait de chiffonner puis reporta son attention sur son bol.

 

Catherine : Tu peux me dire pourquoi je me casse la tête à faire toutes ses démarches. Ca ne sert absolument à rien !

 

Elle jeta sur la table le reste du courrier.

 

Jack : Je n’ai jamais réussit à te comprendre ce n’est pas maintenant que ça va commencer !

 

Elle donna une tape sur l’épaule de son frère. Il bougea légèrement son bras puis prit son bol pour boire son café. Elle n’avait pas vraiment envie de plaisanter pourtant il savait qu’il fallait mieux en rire, sinon elle n’allait pas tenir le coup.

 

Jack : Oh ! J’allais oublier ! David Stevens aimerait te rencontrer !

 

Et il but une gorgée de son café. Elle le fixa un long moment. Elle avait peur de demander. Jack remarqua le silence et le regard de sa sœur.

 

Jack : Il nous faut quelqu’un de compétent pour notre dossier sur les cosmétiques Salvers & Taylor, alors j’ai parlé de toi.

Catherine : Tu plaisantes ?!

Jack : Non !

Catherine : Tu sais très bien que je ne voulais pas que…

Jack : Que quoi ? Que je t’aide ? Tu sais avoir de l’aide ne signifie pas que tu es incompétente. Il s’est juste trouver que je connaissais la personne qu’il fallait… et que c’était toi !

Catherine : Et qu’est-ce que tu lui as dit précisément ?

Jack : Que tu étais une femme active, belle, intelligente et que tu savais de quoi tu parlais lorsqu’il s’agissait de cosmétiques !

 

Il se tourna vers elle.

 

Jack : Ca te convient ?

 

Elle le regarda. Elle ne savait pas si elle devait lui en vouloir ou le remercier.

 

Catherine : Et quand souhaite-t-il me rencontrer ?

 

Jack regarda l’horloge de la cuisine.

 

Jack : Dans 2 heures !

 

Catherine resta figée. Il n’avait pas fait ça.

 

Catherine : J’espère que tu plaisantes ?!

Jack : Pas du tout !

Catherine : Et tu me le dis que maintenant ?!

Jack : Quand je suis rentré hier soir, tu dormais déjà et je te connais tu aurais paniqué pour rien…

Catherine : mais je n’ai rien de prêt… et je ne suis même pas habillée.

 

Catherine se leva. Elle portait un jean avec un haut noir. Il est clair que ce n’était pas une tenue pour une rencontre professionnelle mais avec son physique, Catherine pouvait bien porter n’importe quoi, elle aurait toujours de l’allure.

 

Jack : Tu as une heure pour te préparer !

 

Catherine le regarda avec un air qui disait tu me le paieras. Puis elle monta les escaliers tandis que sa mère descendait. Jack n’avait pas bougé et continuait à prendre son café. Mary était étonnée. Elle arriva dans la cuisine et regarda son fils. Puis elle vit le bout de papier froisser à terre. Elle le ramassa.

 

Mary : Encore une mauvaise nouvelle ?!

Jack : Pas vraiment !

 

Jack s’arrêta là. C’était bien son fils. Elle s’assit face à Jack.

 

Mary : Est-ce qu’il va falloir que je t’extirpe les mots de la bouche ?

Jack : Je viens de lui dire que mon patron, David Stevens voulait la rencontrer car je lui avais parlé d’elle pour un de nos dossiers.

Mary : C’est vrai ?!

Jack : Oui, on va avoir besoin de l’avis et des conseils d’une femme… et je pense que Catherine peut tout à fait correspondre au profil recherché !

Mary : Tu ne me dis pas tout ?!

Jack : On n’a rendez-vous dans 2 heures !

Mary : Je comprends mieux maintenant ! Et c’est maintenant que tu la préviens ?!

Jack : Tu connais Catherine, Maman, elle aurait stressée toute la nuit… et puis ce n’est pas si catastrophique. Elle a encore deux heures pour se préparer.

 

Sa mère sourit et se leva.

 

Jack : Je ne vous comprendrais jamais. Pourquoi les femmes ont besoin d’autant de temps pour se préparer ?!

 

 

Ecole artistique

 

Elle ne savait pas comment elle devait lui annoncer cela. Surtout aujourd’hui. Mais elle n’allait pas pouvoir gérer cette situation toute seule. Elle regarda une dernière fois la porte donnant sur le bureau du directeur. Elle n’arrivait toujours pas à y croire. Cela devait leur arriver aujourd’hui. Ils n’allaient jamais avoir le temps de trouver quelqu’un qui pourrait assurer.

 

Elle se leva et alla frapper à la porte puis entra. Loan lui avant souvent dit qu’elle n’avait pas besoin d’attendre pour rentrer. Que c’était sa secrétaire et qu’elle pouvait entrer.

 

Lorsqu’elle entra, il leva les yeux vers elle. Le visage de la jeune femme lui semblait inquiet. Annabeth grimaça légèrement.

 

Annabeth : On a un problème. Le traiteur vient d’appeler et ils ont une coupure d’électricité cette nuit donc tout ce qu’il avait préparé n’est plus consommable.

Loan : C’est une blague !

Annabeth : Non.

 

Loan posa son styla et passa la main sur son visage. Il devait rester calme et ne pas paniquer. Il allait recevoir une vingtaine de professeurs ce soir au piano bar et il n’aurait rien à leur offrir.

 

Il n’arrivait plus à réfléchir. Il avait très peu dormit ces deniers temps. Il n’avait pas assez pour les inviter tous au restaurant. Il leva les yeux vers Loan.

 

Loan : Et il a tout perdu ?

 

Annabeth ne préféra pas répondre. Son regard en disait bien assez.

 

TOC TOC TOC. Quelqu’un venait de frapper à la porte d’Annabeth. Elle sortit du bureau de Loan et regarda à l’entrée. Elle vit Mary et Matt lui souriant. Elle s’approcha d’eux. Elle lui sourit légèrement. Elle leur fit la bise pour leur dire bonjour.

 

Mary : Bonjour… comment ça va ?

Annabeth : Bonjour… oui enfin disons que ça pourrait aller mieux.

Matt : Qu’est-ce qu’il se passe ?

Annabeth : On a un petit souci pour ce soir… mais bon… je peux vous aider ?

Matt : On était passé pour vous dire qu’on venait de terminer au piano bar. Tout est prêt pour ce soir.

Mary : Le réseau électrique est en marche et on a branché les réfrigérateurs. Tout est prêt pour accueillir le traiteur.

 

Annabeth les regarda puis continua.

 

Annabeth : Je crois qu’on ne va pas en avoir besoin.

Mary : Quoi ?

 

Le directeur entra dans le bureau. Lorsqu’il vit Matt et Mary, il s’approcha pour les saluer.

 

Loan : Bonjour… oui notre traiteur nous a lâchés. Je vais annuler le repas de ce soir.

Mary : On prépare cette soirée depuis des jours… et le piano bar est en état de marche.

Loan : Je sais tous les efforts que vous avez faits et je suis désolé.

Mary : Si c’est juste à cause du traiteur… vous ne vous en faite pas… je m’occupe de faire le repas de ce soir.

Loan : Non Mary je ne peux pas accepter. Vous en avez déjà trop fait.

Mary : Et je n’ai pas fait tout ça pour que nos projets tombent à l’eau. J’ai élevé une famille de 5 enfants alors croyez-moi ce genre de choses ne me fait pas peur.

Annabeth : Je vais vous aider !

Mary : Hors de question. Tu as beaucoup trop de travail ici. Il y a plusieurs personnes à la maison qui se tournent les pouces et qui se feront une joie de m’aider.

Loan : Je ne peux pas accepter !

 

Mary regarda sa montre et fit comme si elle n’avait pas entendu Loan.

 

Mary : J’ai juste le temps d’aller au marché acheter tout ce qu’il faut.

 

Elle regarda une dernière fois les personnes présentes puis sortit. Matt sourit. Il connaissait sa femme par cœur. Il regarda Loan.

 

Matt : Ne chercher pas à avoir le dernier mot avec elle, vous ne l’aurez pas ! Croyez en un vieux de la veille !

Loan : Pourquoi vous faites tout cela pour moi ?

Matt : Ne vous vexer pas mais on ne fait pas ça que pour vous. On fait cela pour nos enfants, nos petits-enfants et tous les gosses de la région. Cette école et ce piano bar peuvent devenir quelque chose de magique pour eux. D’une certaine manière, on a envie d’y participer.

 

Matt sourit.

 

Matt : Et puis, vous savez moi la retraite, ce n’est pas trop mon truc.

Loan : Merci.

Matt : Ne dites pas merci avant d’avoir goûté à la nourriture.

 

Annabeth et Loan sourirent.

 

Matt : On vous livre tout cela au piano bar.

 

Il les salua et s’en alla à son tour. Loan le regarda sortir puis se tourna vers Annabeth.

 

Annabeth : Voilà pourquoi je suis venue m’installer dans cette région.

 

Loan lui sourit. Il n’arrivait pas à croire tout ce que ces personnes faisaient. Elles s’étaient investies à fond dans le piano bar. Et il ne savait pas si un jour il pourrait assez les remercier. Cela le touchait énormément. Lui aussi était venu dans cette région pour ces raisons mais jamais il n’aurait cru rencontrer des gens aussi généreux.

 

 

Bureau Jack

 

Jack et Catherine étaient dans l’ascenseur. Catherine n’avait pas dit un mot depuis qu’ils avaient quitté la maison. Jack avait les mains dans les poches. Il portait un costume noir et une chemise bordeaux qui lui allait parfaitement bien. Il se tourna vers sa sœur. Elle était tendue. Son visage était fermé. Il la regarda un moment.

 

Elle avait fait tout un scandale parce qu’il ne lui avait rien dit mais elle avait réussit à se préparer et il devait avouer qu’elle était magnifique. Et il ne disait pas cela parce que c’était sa sœur. Elle portait un magnifique ensemble pantalon et veste beige, avec un haut blanc qui la mettait en valeur. Catherine avait toujours eu un certain style, bien à elle et il se souvenait très bien de ses copains de collège, qui étaient tous amoureux de Catherine. Cela avait d’ailleurs été une période très difficile pour lui. Il s’était de nombreuse fois battu.

 

Il passa son bras autour de ses épaules.

 

Jack : Respire !

 

Elle le regarda puis fixa à nouveau devant elle, les portes de l’ascenseur. Elle se repassait dans la tête milles et une façon dont elle allait se présenter à David Stevens.

 

Jack : Tu m’en veux encore ?!

 

Elle se tourna vers lui.

 

Catherine : Je ne t’en veux pas… mais tu aurais quand même pu me prévenir avant !

Jack : Très bien la prochaine fois, je le ferai promis !

 

Il la serra contre lui et lui sourit. Les portes de l’ascenseur s’ouvrirent. Ils se séparèrent et sortirent de l’ascenseur. Jack fit signe à Catherine de le suivre. Il passa l’accueil en saluant la secrétaire, puis prit un couloir sur la droite. Elle le suivit. Les bureaux étaient très lumineux et ils y avaient pas mal de baies vitrées, tout en gardant une certaine intimité. Il avait l’air d’avoir pas mal d’agitation, pour un lundi matin.

 

Jack ralentit et se fixa devant un bureau derrière lequel se trouvait une femme au téléphone. Elle fit signe à Jack de patienter. Jack se tourna vers elle et lui sourit. C’était sa manière à lui de l’encourager.

 

Elle avait l’estomac noué, la bouche sèche et elle imaginait le pire pour cet entretien. Elle n’avait rien préparé et elle ne savait rien de ce que David Stevens à part ce que lui avait rapidement parlé Jack.

 

La secrétaire raccrocha et se tourna vers Jack en souriant.

 

Secrétaire : Bonjour !

Jack : Bonjour. Nous avons rendez-vous avec Mr Stevens.

Secrétaire : Je le préviens que vous êtes arrivés.

 

Elle prit son téléphone. Jack regarda de nouveau Catherine. Il se pencha vers elle.

 

Jack : Tu vas assurer !

 

Elle regarda son frère. Elle lui sourit légèrement. Elle aimerait bien en être aussi sûre.

 

Secrétaire : Vous pouvez y aller !

Jack : Merci.

 

Jack fit signe à Catherine de passer devant. Elle hésita un instant puis avança vers le bureau. Jack ouvrit la porte et laissa entrer Catherine. Ils entrèrent tout les deux dans le bureau.

 

Celui-ci n’était pas aussi immense qu’elle l’imaginait. Il était même petit pour un bureau de PDG. Il leva les yeux vers eux. Elle se redressa légèrement, prête à l’affronter. Mais le regard qu’elle croisa la déstabilisa quelque peu. Il avait un regard sûr de lui, amusé et légèrement étonné. Il se leva et vint à leur rencontre.

 

David : Bonjour.

 

Elle ne l’imaginait pas du tout de cette manière. Il est vrai que Jack ne l’avait pas vraiment décrit physiquement donc elle s’était fait une idée très rapide. Mais il n’avait rien avoir avec ce qu’elle s’imaginait. Il était grand et de carrure assez impressionnante. Et elle devait avouer qu’il avait un charme et du charisme qui se dégageait de lui. Il portait un costume tout ce qu’il y avait de plus simple mais, il avait une prestance impressionnante.

 

Arrivé à leur hauteur, il leur sourit. Jack se plaça aux côtés de Catherine. Elle n’avait pas pu s’empêcher de soutenir son regard ou plutôt de s’y plonger. Il avait un regard bleu apaisant. Jack remarqua que les deux personnes avec lui ne s’étaient pas quittées du regard. Et bien, cela commençait fort.

 

Jack : Monsieur Stevens, je vous présente ma sœur Catherine James.

 

David lui tendit la main dans un geste tout naturel. Elle avait réussit à reprendre un peu de contenance. Elle plaça sa main dans la sienne et lui serra.

 

David : Je suis ravi de faire votre connaissance.

Catherine : Moi de même.

 

Il s’écarta légèrement en lui lâchant la main. Il leur montra les fauteuils.

 

David : Je vous en prie. Asseyez-vous !

 

Catherine et Jack allèrent s’asseoir et David se plaça face à eux.

 

David : Je vous remercie d’avoir répondu aussi rapidement à ma demande. Est-ce que votre frère vous a expliqué la raison de notre rendez-vous ?

Catherine : Très rapidement.

David : Très bien. Il a dû vous dire que nous travaillons actuellement sur une campagne de cosmétiques très importante.

 

Catherine inclina la tête.

 

David : Votre frère nous a dit que vous pourriez peut-être nous aider. Est-ce que vous avez déjà travaillé dans ce milieu auparavant ?

Catherine : Oui…

 

Catherine prit la pochette qu’elle avait prise avec elle et la posa sur la table basse. Elle en sortit un book, qu’elle ouvrit et qu’elle tendit à David. Il l’avait observé dans ces gestes. Il aimait bien déjà se faire une idée en observant les gens et leurs manières. Cela devait être un réflexe de publiciste. Elle avait une façon assez fluide de bouger et ses gestes étaient encore un peu hésitants par moments mais elle avait une certaine assurance.

 

Catherine : Je vous ai apporté certains de mes travaux pour que vous puissiez juger par vous-même.

 

Il la regarda. Il aimait aussi son regard. Franc et direct. Il appréciait. Mais il y avait autre chose. Il n’arrivait pas à définir quoi exactement. Il lui sourit et se pencha pour prendre la pochette. Il la parcourut.

 

Catherine : Je vais être franche avec vous. Je n’ai pas énormément d’expérience dans ce domaine. J’ai déjà travaillé dans une agence de publicité, il y a longtemps, mais elle a fait faillite…

 

Il leva les yeux vers elle. Elle soutenait son regard, elle n’avait pas honte de ce qu’elle avait fait et soutenait son regard.

 

Catherine : Mais dans ce milieu, il n’y a pas que l’expérience qui compte. Il y a aussi la créativité et la motivation. Et vous ne trouverez pas plus motivée que moi.

 

Ils ne s’étaient pas quittés des yeux. David la fixait toujours.

 

David : Que pensez-vous des cosmétiques Salvers & Taylor ?

Catherine : Leurs produits sont très bien et leurs prix attractifs… mais ils ne visent pas le bon public.

 

Jack sourit. Il savait que Catherine allait être parfaite. David la fixait toujours et de temps en temps jetait un coup d’œil sur le book.

 

Catherine : Je pense qu’ils devraient essayer de viser un public beaucoup plus simple… qui utilisent ces produits pour la vie de tous les jours.

 

David posa son coude sur l’accoudoir du fauteuil et posa sa tête sur sa main. Il al fixait toujours. Il la testait ? Elle aurait du s’en douter.

 

Catherine : Je n’ai rien contre ses actrices de cinéma mais… ce n’est pas vraiment l’image que les femmes d’aujourd’hui recherchent. On ne doit pas les prendre pour des idiotes. Elles savent très bien qu’elles ne ressembleront jamais à ça et qu’elles n’auront pas la vie de star.

David : Vous n’êtes pas pour les faire rêver ?!

Catherine : Je pense que pour ce qui concerne leur beauté, il faudrait quelque chose de plus proche d’elles, qui leur ressemble plus.

 

David resta silencieux et se contenta de continuer à la regarder. Puis il se redressa, posa le book sur la table basse et regarda Jack et Catherine.

 

David : J’ai bien fait de vous faire confiance !

 

Jack et Catherine se regardèrent rapidement avant de reporter leur attention sur l’homme qui se trouvait face à eux.

 

David : Vous m’avez conquis !

 

Il avait dit cela en plongeant son regard dans celui de Catherine.

 

David : L’idée me plaît… (Montrant le book) et votre style me paraît intéressant !

 

Elle n’arrivait pas à y croire. Elle avait réussit ?

 

David : Je vous mets tout les deux sur cette campagne. A vous de me montrer de quoi vous êtes capable !

 

Jack sourit. Il n’allait pas être déçu. Catherine, quand à elle, était encore sous le choc. David le remarqua.

 

David : Si vous acceptez bien sûr ?!

 

Catherine reprit ses esprits. Elle lui sourit légèrement.

 

Catherine : Bien sûr.

 

David se leva. Jack et Catherine firent de même.

 

Jack : Vous n’allez pas être déçu !

David : J’y compte bien ! Mais j’ai confiance.

 

Il retourna derrière son bureau et leva les yeux vers Catherine.

 

David : Demandez à Eliane de vous faire remplir votre dossier… et si tout se passe bien, vous signerez bientôt un contrat.

 

Catherine n’en revenait pas. Il offrait le poste. Enfin, une fois qu’elle aurait montré de quoi elle était capable.

 

Catherine : Merci.

 

Il lui sourit. Son sourire lui fit du bien Elle n’aurait su expliquer pourquoi. Jack avait raison. Ce David Stevens était très bien.

 

Il savait qu’il avait pris la bonne décision. Ces JAMES étaient très prometteurs et ils devaient les avoir dans son équipe.

 

Jack et Catherine le saluèrent puis sortirent du bureau. David qui avait remis le nez dans ses dossiers, releva la tête et regarda la porte qui venait de se refermer. Il avait la sensation qu’il n’allait pas s’ennuyer avec ces deux là.

 

 

Appartement des filles

 

Annabeth ferma la porte derrière elle. Elle posa son sac et enleva sa veste. Elle mourrait de faim.

 

Annabeth : Coucou c’est moi !

Erin : Salut la miss.

 

Erin sortit à ce moment là de la cuisine et alla poser un plat sur la table, qui était déjà mise. Elle servit Annabeth puis elle même. Anna vint s’asseoir. Celle-ci avait l’air perdue dans ses pensées. Erin aurait pu parier que c’était par rapport au travail.

 

Erin : Qu’est ce qui c’est passé ?

 

Annabeth leva les yeux vers son amie. Est-ce que cela était aussi évident que cela ? C’est vrai qu’elle avait toujours du mal à se détacher du boulot lorsqu’elle rentrait mais elle aimait tellement ça.

 

Erin : Rien de grave j’espère ?

Annabeth : Quoi ?

 

Erin la fixa un moment.

 

Erin : Je te demande ce qu’il ne va pas ? Et ne me sort pas le discours « Ca va ! »

Annabeth : Oh ça ! On a eut un « léger » problème ce matin !

 

Erin avait remarqué le ton ironique de son amie.

 

Erin : C’est à dire ?

Annabeth : Le traiteur a eu un problème, nous n’avions plus de repas pour ce soir !

Erin : Ce n’est pas vrai !!!

Annabeth : Et si !!!... Enfin heureusement, Mary et Matt sont passés à l’Ecole… et tu connais Mary. Elle s’est proposé de le faire. Elle est géniale. Elle nous sauve la mise.

 

Les filles avaient commencé à manger tout en discutant.

 

Erin : C’est pour cela que je l’ai vu arriver les bras chargés tout à l’heure !!! Je trouvais qu’il y en avait un peu beaucoup… même si ils sont nombreux !

Annabeth : Ca m’énerve ! Ca lui donne du travail supplémentaire ! Mais crois-moi le directeur a essayé de la dissuader. Elle ne l’a même pas écouté.

 

Annabeth avala une bouchée puis sourit.

 

Annabeth : C’est marrant de voir comment on dirait un petit garçon face à sa mère ! Mais c’est touchant. Il a beaucoup de respect pour Mary et Matt.

Erin : Ouais, ils sont adorables. Je les adore. J’irai les aider quand tu seras partie, car Mary a beau être géniale, ce n’est pas superwoman !

Annabeth : Ouais !

 

Annabeth prit plusieurs bouchées avant de lever les yeux vers son amie.

 

Annabeth : Tu sais que je vais m’y habituer si chaque midi tout est prêt quand je rentre !

 

Erin lui sourit.

 

Erin : Oui ben ne t’y habitue pas trop!!! Bientôt je vais reprendre la fac…

Annabeth : Ouais, enfin tu as encore le temps. Ce n’est pas pour tout de suite !

Erin : Oui… mais j’aimerai bien trouver un travail d’ici là…  et je ne rentrerai pas tous les midis. C’est toi alors qui me feras des petits plats !

Annabeth : Oh ben ta pas peur alors !

 

Erin lui fit une légère grimace avant de continuer à manger.

 

Erin : Au fait, j’ai Jane qui est passée tout à l’heure ! Elle est venue nous rendre la passoire.

Annabeth : Je la manque à chaque fois ! Il va falloir l’inviter, ça fait longtemps que je ne l’ai pas vu et j’aimerais vraiment mieux la connaître !

Erin : Oui pourquoi pas ! Et puis Mémo l’aime beaucoup !

 

Annabeth se pencha et regarda son chien et qui s’était couché à ses pieds.

 

Annabeth : Comment ça va avec lui ?

 

Erin sourit à son amie pour la rassurer.

 

Erin : Oh t’inquiète. Il ne pleure presque plus le matin. Je pense que dans quelques jours il sera habitué. Après on verra comment il réagira quand il sera seul !

Annabeth : Oui. Faudra l’habituer petit à petit !

 

Annabeth reprit une position correcte et recommença à manger.

 

 

Ecole artistique

 

14h30. Les professeurs n’allaient pas tarder à arriver. La réunion allait commencer dans une demi-heure. Annabeth et le directeur avait tout préparé. Les points à aborder, le règlement, les dossiers pour les professeurs, la liste des élèves et la salle était en place.

 

Elle avait eu des nouvelles de Mary. Tout allait très bien. Enfin c’est ce qu’elle avait dit. Sara et Carolyn avaient mis la main à la pâte apparemment.

 

Ca y est ! Tout commençait. C’était le grand jour. Tout ce dont ils avaient parlé pendant des semaines allait enfin commencer à prendre forme.

 

Annabeth avait remarqué à quel point le directeur était nerveux et elle évitait de le stresser encore plus avec les problèmes futiles qu’elle rencontrait. Elle regarda la porte de son bureau, fermée.

 

Il s’y était enfermé pour préparer la réunion depuis bientôt 1 heure. Elle imaginait la pression que cela devait être pour lui. Une nouvelle école, une nouvelle équipe. Elle aussi était nerveuse. C’était son premier job en tant que secrétaire d’une Ecole artistique. Même si elle était déjà dans le bain de ce milieu grâce aux cours de danse qu’elle suivait, elle n’était jamais passée de l’autre côté de la barrière. Celui d’administrateur.

 

Elle devait rester positive. Tout s’était très bien passé jusqu’à présent et le directeur l’avait beaucoup aidé. Elle avait confiance en lui. Elle entendit la porte d’entrée.

 

C’est partit.

 

Elle vit Diclan Pruli, professeur de percussions entrer dans son bureau. Il était grand, brun, assez mince. Il devait avoir autour de la cinquantaine. 50 ans exactement cette année. Elle se rappelait avoir noté ça lorsqu’elle avait rentré les fiches des professeurs dans l’informatique.

 

Diclan : Comment va Annabeth ?

 

Il s’approcha d’elle pour lui faire la bise. Dès leur première rencontre, il avait été très amical envers elle comme avec chacun des membres de l’équipe.

 

Annabeth : Bien merci et vous ?

Diclan : Ma foi ! Très bien ! Est-ce que Loan est là ?

 

Diclan… et le directeur se connaissaient depuis quelques années déjà et c’est pour cela qu’il se permettait d’appeler le directeur par son prénom. Cela faisait toujours bizarre d’entendre les gens appeler Loan Davis, Loan.

 

Annabeth : Oui mais il est occupé pour le moment.

Diclan : D’accord.

 

Il s’assit sur le fauteuil en face du bureau d’Annabeth. Elle sourit. Elle n’avait rencontré que Diclan… qu’une seule fois, lors de son entretien avec le directeur. Mais tout de suite, il lui avait semblé sympathique. Extravagant mais sympathique.

 

Diclan : Alors, que racontez-vous de beau ma chère Annabeth ?

 

Elle lui sourit. Il avait sa manière de poser les questions qu’elle trouvait originale où sinon il devait apprécier énormément son prénom.

 

Annabeth : Et bien… on a eu pas mal de travail mais ça va ! La rentrée s’annonce bien.

Diclan : Beaucoup d’inscriptions ?

Annabeth : Si je me souviens bien, nous avons 256 inscriptions.

Diclan : 256 ??? Je ne pensais pas autant !

Annabeth : Oui… on a eu beaucoup de demandes. Surtout des personnes de la région mais nous avons aussi quelques élèves venant d’autres états.

Diclan : Carrément ! Et ils viennent prendre des cours ici ?

Annabeth : Oui, disons que nous avons réussit à négocier avec la mairie que le centre de vacances soit ouvert l’année pour accueillir les élèves ne pouvant pas rentrer chez eux.

Diclan : Un pensionnat ?!

Annabeth : La maison des jeunes !

 

A ce moment, la porte s’ouvrit et Loan sortit de son bureau.

 

Loan : Annabeth…

 

Il leva les yeux et vit Diclan assit en face de sa secrétaire. Mr se leva et vint lui serrer la main.

 

Loan : Diclan…. Comment allez –vous ?

Diclan : Très bien. Et vous ? Pas trop stressé ni nerveux ?

 

Loan sourit légèrement. Oh si, il était nerveux. Il n’avait jamais été dans cet état là de toute sa vie et pourtant il avait vécu pas mal de choses. Mais cette Ecole et ce Piano-Bar, c’était toute sa vie aujourd’hui.

 

Loan : Toujours un peu mais tout va très bien ne vous inquiétez pas !

Diclan : Je ne m’inquiète pas ! Je vous connais et je sais de quoi vous êtes capable. Je me fais simplement du souci sur l’équipe qui va être mise en place. Vous savez si…

Loan : Diclan… attendez de les avoir rencontrés avant de vous faire du souci !

Diclan : Oui mais…

Loan : Et si vous alliez tranquillement vous installer dans la salle de réunion ?!

 

Annabeth sourit. Le directeur était entrain d’essayer de faire sortir Diclan… du bureau.

 

Diclan : Je peux peut-être aider ! Annabeth a peut-être besoin…

Loan : Annabeth s’en sort très bien, croyez-moi ! … Allez vous posez tranquillement dans la salle. Les autres ne devraient pas tarder.

Diclan : Très bien si vous insistez !

Loan : C’est la salle STRAWINSKY, au deuxième étage à gauche ! Vous verrez, c’est la seule salle d’ouverte.

Diclan : OK !

 

Diclan regarda une dernière fois Loan et Annabeth puis sortit du bureau et monta les escaliers. Le directeur soupira puis se tourna vers Annabeth en souriant.

 

Loan : Je crois que l’année ne va pas être triste !

Annabeth : Et ils ne sont pas tous arrivés !

 

Il la regarda puis lui sourit.

 

Loan : Annabeth, vous êtes censé me rassurer et non le contraire.

 

Elle lui fit un immense sourire.

 

Annabeth : Désolée !

Loan : Des nouvelles pour ce soir ?

Annabeth : J’ai eu Mme… Mary au téléphone, elle m’a dit que tout était OK et qu’ils s’occupaient de tout !

Loan : Merci. Heureusement qu’ils sont là. Je ne sais pas comment j’aurais fait sans eux.

 

C’est vrai que sans la famille James, les choses auraient été différentes et le piano-bar n’aurait peut-être pas vu le jour.

 

Annabeth : Oui… En fait je crois qu’ils aiment beaucoup s’investir dans la piano-bar. Mary et Matt…

 

Elle s’arrêta de parler et fit un grand sourire.

 

Annabeth : J’ai réussit à dire leurs prénoms et à ne pas les appeler Mme et Mr.

 

Loan la regarda. Elle se rendit compte de ce qu’elle venait de faire.

 

Annabeth : Désolée !

 

Loan lui sourit. Il la trouvait « rafraîchissante ».

 

Annabeth : Depuis qu’il est à la retraite, le père de Sara ne savait pas quoi faire… et maintenant qu’il s’occupe du piano-bar…. C’est un autre homme !!

Loan : On s’apporte mutuellement alors !

Annabeth : C’est ça !

Loan : Bon, il faut que je retourne finir mon petit « discours d’accueil ».

 

Loan allait retourner dans son bureau quand il se retourna.

 

Loan : Je vous laisse vous occuper des arrivées ?!

Annabeth : Oui.

 

Il rentra dans son bureau et ferma la porte. S’il était stressé, il n’en donnait pas l’impression, et ne transmettait ses peurs à personne. C’était bien pour elle mais pas forcément pour lui. Garder tout pour lui n’allait pas l’aider.

 

Elle vérifia une dernière fois les dossiers à donner aux professeurs avec le règlement intérieur, les différentes fiches et les emplois du temps avant que le téléphone ne sonne. Elle décrocha.

 

Annabeth : Ecole Artistique, Bonjour !

 

Il eut quelques secondes de silence.

 

Voix : Bonjour, je suis Deanne Ascot le professeur de danse et je dois être présente à la réunion de 15 heures dans votre établissement.

Annabeth : Oui.

Deanne : J’ai un petit problème. Je suis coincée à la gare et il n’y a plus de bus. Je crois qu’ils ont dit que c’était un regroupement social.

 

Elle était la seule prof à venir en transport. S’il n’y avait plus de bus, venir à pied était impossible.

 

Annabeth : Ah ! Euh….

 

Il fallait qu’elle reste calme. Deanne Ascot ne pouvait manquer la réunion. Elle était la responsable du département Danse. Il fallait qu’elle réfléchisse calmement et rapidement. Elle regarda l’heure sur son ordinateur. 14h38. Elle avait le temps d’aller la chercher et de revenir avant que la réunion ne commence.

 

Annabeth : Très bien. Je vais venir vous chercher. Où êtes-vous exactement ?

Deanne : Je suis devant le kiosque à journaux qui se trouve près de l’entrée.

Annabeth : Très bien. J’arrive dans ¼ d’heure environ.

Deanne : Ca ne vous dérange pas ?

Annabeth : Non. J’arrive.

Deanne : Très bien. Je vous attends.

 

Annabeth raccrocha, attrapa sa veste et alla frapper à la porte du directeur.

 

Loan : Entrer !

 

Annabeth ouvrit la porte et entra légèrement.

 

Annabeth : On a un petit problème !

Loan : Encore ??

Annabeth : Rien de grave. Deanne Ascot est coincé à la gare. Plus aucun bus. Mouvements sociaux.

Loan : Je n’y crois pas ! Il fallait que cela tombe aujourd’hui !

Annabeth : Je vais la chercher à la gare. Je n’en ai pas pour longtemps.

Loan : La réunion va commencer dans 20 minutes…

Annabeth : On aura peut-être 5 minutes de retard mais pas plus !

Loan : Très bien.

 

Annabeth allait sortir.

 

Loan : Annabeth !!

 

Elle le regarda en enfilant sa veste.

 

Loan : Faites attention sur la route !

 

Elle lui sourit et sortit du bureau. Il resta un instant à penser. Il se souviendra longtemps de cette journée.

 

Pour la énième fois de la journée, il fut heureux qu’Annabeth soit là. Pour quelqu’un qui débutait dans le métier, elle se débrouillait très bien.

 

 

Sur la route

 

Heureusement il n’y avait personne sur la route. Elle s’arrêta au feu rouge. Elle se demandait comment pouvait être cette prof. Elle ne l’avait jamais vu. Tous ses entretiens s’étaient passés par téléphone. Elle avait vu très rapidement une photo sur son CV mais elle savait que ce genre de photo ne montrait pas la personne telle qu’elle était.

 

Elle s’était posé de nombreuses fois la question à savoir comment Deanne Ascot pouvait « téléphoner ». Etant sourde, le téléphone n’était pas le moyen de communication le plus « pratique ». Le directeur lui avait expliqué que ce handicap n’était plus un problème aujourd’hui. Il existait des téléphones fixes et portables qui affichaient les conversations. Et Deanne avait appris à parler et à signer donc cela ne lui posait aucuns problèmes.

 

Pour quelqu’un qui avait dans sa famille une personne qui avait le même handicap, elle n’était pas très au courant de ce qu’il se faisait. Peut-être parce que sa mère n’était pas sourde à 100%, que sa famille l’avait éduqué comme une enfant « normale », en ne montrant absolument pas sa surdité. Alors qu’apprendre le langage des signes  et rencontrer des personnes comme elle, aurait peut-être permis à sa mère de mieux comprendre ce qu’elle avait et de l’accepter.

 

Au lieu de ça, elle le cachait comme si c’était mal. Annabeth avait vécu avec ce handicap toute son enfance. Et lorsqu’elle parlait de handicap, elle ne voulait pas parler du fait d’être sourde. Si sa mère avait été comme Deanne Ascot, elle n’aurait pas vécu tout cela. Sa mère et inconsciemment son père lui avaient donnés la place du « troisième » parent à la maison. Elle était l’aînée, elle avait été à l’école beaucoup plus longtemps que ses parents, elle avait une éducation donc, elle devait s’occuper de la maison.

 

Certaines personnes peuvent croire que c’est une bonne chose. Sa famille, surtout celle de sa mère, lui avait souvent dit que c’était à elle maintenant de s’occuper de ses parents. Elle avait entendu ces mots, la toute première fois, elle ne devait pas avoir plus de 14 ans. Depuis ce jour, elle avait grandi plus vite que prévu.

 

Elle fut tirée de ses pensées par les klaxons des voitures de derrière. Elle regarda le feu. Il était vert et elle ne savait pas depuis combien de temps. Elle démarra.

 

Elle était contente de rencontrer Deanne Ascot. Elle avait la sensation que cette personne allait énormément lui apporter. Tant au niveau personnel, que professionnel.

 

La gare était en vue. Il fallait maintenant qu’elle trouve le kiosque. Ca y est ! Elle le voyait ! Elle mit son clignotant et se gara devant. Elle mit ses warning et sortit de la voiture. Il fallait qu’elle trouve Deanne Ascot maintenant. La photo qu’elle avait vue devrait l’aider. Elle regarda les différentes personnes présentes.

 

Elle n’aimait pas ça. Rechercher une personne dans une foule. Oui parce que vacances obligent, il y avait foule à la gare. Une pancarte. Elle aurait du amener une pancarte. Elle vit une jeune femme blonde se diriger vers elle. Elle ressemblait à la photo. Cela devait être elle. La jeune femme se dirigea droit vers elle.

 

Femme : Vous êtes Annabeth, de l’Ecole Artistique ?

 

Annabeth lui sourit. Elles s’étaient trouvées.

 

Annabeth : Oui ! Deanne Ascot ?

Deanne : Oui. Je suis contente de vous voir. Avec cette grève des bus, impossible d’avoir un taxi ! Désolée de vous déranger !

Annabeth : Ce n’est pas grave ! Et puis la réunion n’a pas encore commencé.

 

Elle regarda sa montre.

 

Annabeth : Et il nous reste 10 minutes pour arriver ! Tout va bien !

 

Deanne lui sourit. Annabeth n’avait même pas fait attention au fait qu’elle était sourde et qu’elle lisait sur les lèvres. Quand Deanne s’était approchée et lui avait parlé, tout avait semblé naturel et si simple. Et pourtant elle devait avoir du mal à lire sur ses lèvres. On lui avait souvent dit qu’elle parlait trop vite.

 

Même si Deanne paraissait douée pour ce genre de chose, elle devait faire attention à ne pas lui compliquer les choses et penser à ralentir le débit et se tenir face à elle.

 

Annabeth : Vous avez d’autres bagages ?

 

Deanne attrapa son gros sac et le mit sur son épaule.

 

Deanne : Non ! Le reste devrait arriver cette semaine.

Annabeth : Ok ! Je suis garée juste là !

 

Deanne lui fit un signe de la tête comme quoi elle était parée. Elles se dirigèrent vers la voiture. Annabeth ouvrit le coffre. Deanne regardait souvent dans sa direction pour voir, certainement si elle lui parlait. Deanne plaça son sac dans le coffre et Annabeth le referma. Elles montèrent en voiture. Après qu’elles aient bouclés leurs ceintures, Annabeth démarra.

 

Annabeth : Le voyage s’est bien passé ?

 

Deanne se pencha un peu plus pour voir la fin de la phrase.

 

Deanne : Je n’ai pas réussit à lire le début de votre phrase.

 

Annabeth tourna légèrement sa tête pour que ses lèvres soient visibles.

 

Annabeth : Désolée… Est-ce que votre voyage s’est bien passé ?

Deanne : Oui très bien. Un peu long car le Minnesota ce n’est pas la porte à côté mais ça a été !

 

Annabeth lui sourit. Elle était la seule professeur a venir de si loin. Mais le directeur avait tenu absolument que ce soit elle et personne d’autre. C’est vrai que son CV était impressionnant.

 

Annabeth : Vous devez être fatiguée ?

Deanne : Je dois dire que j’ai très peu dormi dans l’avion. J’étais bien trop excitée à l’idée de venir travailler ici.

 

Annabeth la regarda rapidement et reporta son attention sur la route.

 

Deanne : Comment se passe les préparatifs pour la rentrée ?

Annabeth : Ca va ! Pas mal de travail mais ça va !  Il nous reste encore pas mal de choses à faire mais il nous reste 1 mois pour tout régler.

Deanne : On ne peut pas dire que vous profitiez des vacances ?!

Annabeth : Non pas vraiment mais j’ai eu 6 mois avant de trouver ce travail pour prendre des vacances.

Deanne : Vous faisiez quoi avant ?

Annabeth : C’était assez compliqué ! Disons que je faisais des sites internet.

Deanne : Des sites Internet ! Et pourquoi avez-vous arrêtez ?

Annabeth : Les choses se sont mal terminées mais je n’ai pas abandonné le monde du web. J’ai créé le site Internet de l’Ecole donc je garde encore un pied dedans !

Deanne : Je vois !

Annabeth : Et vous ? Que faisiez-vous avant de venir ici ?

Deanne : Je remplaçais un professeur dans une petite ville de ma région… mais comme vous, les choses se mal terminées.

 

Annabeth ne dit rien. Elle sentait que ce qui s’était passé là-bas l’avait blessée et elle ne voulait pas être indiscrète. Et surtout cela ne la regardait pas.

 

 

Maison des James

 

Mary avait mis les petits plats dans les grands. Elles venaient de tout finir. A quatre, elles étaient venues à bout d’un repas-buffet d’une cinquantaine de personnes. Elles se demandaient encore comment elles avaient pu faire.

 

Sara regarda autour d’elle. Il y en avait un peu partout. Tout cela lui avait ouvert l’appétit mais Mary surveillait chacun de ses mouvements pour vérifier qu’elle ne dérobe pas un petit four.

 

Elle regarda sa mère. Elle était concentrée à recompter ce qu’elles avaient. Elle sourit. Elle était très investit dans ce projet et Sara était heureuse de voir sa mère dans cet état. Mary adorait ça. S’occuper des autres. C’est ce qu’elle faisait le mieux.

 

Lorsqu’elle avait su qu’Annabeth et Erin venaient dans la région, elle avait été presque plus excitée qu’elle. Elle avait toujours tendance à s’occuper un peu trop d’elle. Comme une mère envers ses enfants. Cela n’avait pas l’air de gênée les filles. Au contraire.

 

Sara sourit de plus belle. Sa mère avait aussi adopté Loan Davis, le directeur d’Annabeth. La famille s’agrandissait.

 

Mary : Je crois que tout est bon.

 

Elle se tourna vers les filles, Sara, Carolyn et Erin.

 

Mary : Vous croyez qu’il va en avoir assez ?!

 

Carolyn s’approcha de sa mère.

 

Carolyn : Maman, il y en a suffisamment !

Sara : Il y en a même assez pour nourrir tout un régiment !

Mary : Et au niveau des boissons ?

Carolyn : Papa a dit qu’il s’en occupait, ne t’inquiète pas !

 

A ce moment, Jack et Catherine arrivèrent. Mary se tourna vers eux. Elle ne put s’empêcher de demander à sa fille.

 

Mary : Alors ??

 

Catherine la regarda, puis fit un tour rapide des personnes présentes dans la pièce.

 

Catherine : Je suis prise à l’essai !

 

Mary sourit et prit sa fille dans ses bras.

 

Carolyn : C’est génial ! Et le rendez-vous s’est bien passé ?

Jack : Catherine l’a envoûté !

 

Catherine regarda son frère pour lui faire comprendre qu’il en faisait un peu trop.

 

Catherine : Disons qu’il a aimé mes idées !

Sara : C’est trop bien ! Donc ça veut dire que vous allez travailler ensemble ?!

Jack : Oui !

Sara : Il n’a pas peur votre David Stevens !!!

 

Tout le monde sourit à la remarque de Sara.

 

Carolyn : Votre entretien a duré jusqu’à maintenant ?

Catherine : Non. Ca a été très rapide. Ensuite Jack m’a montré les bureaux…

Jack : Et j’ai invité notre nouvelle publiciste au restaurant pour fêter ça !

Sara : Et ba, y en a qui ont de la chance !

 

Catherine regarda autour d’elle et vit tout les plats.

 

Catherine : On peut savoir ce qu’il se passe ici ?

 

Erin décida de prendre la parole pour expliquer un peu les choses.

 

Erin : Ils ont eu des petits soucis à l’Ecole artistique avec leur traiteur…

Mary : On ne pouvait les laisser annuler la soirée de pré-ouverture du piano bar. Alors j’ai pris les choses en main.

Jack : Comme toujours !

Mary : Et bien puisque vous êtes là, vous allez pouvoir nous aider !

 

Jack sourit et s’éloigna quelque peu.

 

Jack : Désolé ! Avec Catherine, on va travailler un peu sur notre dossier.

Sara : Bande de lâcheurs !

Catherine : Mais, comme promis, on vous donnera un coup de main dans la salle ce soir !

 

Jack et Catherine s’éloignèrent vers le salon. Mary regarda Carolyn, Erin et Sara.

 

Mary : On devrait aller mettre tout ça au frais au piano bar !

Sara : Tout à fait d’accord ! Parce qu’ils commencent à avoir chaud !

Carolyn : Vous avez les clés ?

 

Mary et Erin se regardèrent. Elles avaient oublié.

 

Mary : On va passer à l’école avant d’aller au piano bar.

Erin : Je crois qu’ils sont en réunion cet après midi !

Carolyn : Je pense que le directeur ne dira rien surtout que c’est pour lui rendre service !

Sara : Bon et bien c’est partit !

 

Sara commença à prendre des plats.

 

 

Clinique vétérinaire

 

John entra dans le bureau. Son rendez-vous de 15h était déjà là. L’homme assis près de son bureau, se leva et se tourna vers lui. Il était de taille moyenne et sa carrure laissait penser qu’il devait faire beaucoup de sport, mais sans en faire trop non plus.

 

Joe lui tendit la main tout se alla vers son bureau.

 

Joe : Bonjour, Mr Androse ?

Keith : Bonjour, c’est bien moi.

 

Joe le regarda un instant avant de s’asseoir. Cet homme était très souriant et semblait heureux d’être là, comparé à ses précédents rendez-vous. Joe prit sa candidature et la survola rapidement. Il l’avait déjà étudié avant de le recevoir.

 

Joe : je vois que vous avez l’habitude des animaux. Votre père était éleveur de chevaux, vous avez travaillé de nombreuses années dans un cabinet vétérinaire avant de venir par ici.

Keith : Oui. Depuis que je suis gosse, j’ai toujours vécu avec des animaux, chiens, chats, chevaux, poules, lapins et j’en passe. Mon père était un grand passionné de chevaux. Il a réussit à me transmettre cet amour et cette passion… sauf que moi, je n’ai pas réussit à faire un choix !

 

Joe sourit à la remarque.

 

Joe : Et votre poste précédent ne vous plaisait plus ?

 

Il se pencha vers le CV.

 

Joe : Pourtant, à ce que je vois, vous étiez membre associé du cabinet. Alors pourquoi venir postuler pour un simple poste de temps plein ?

Keith : Très bonne question !

 

Joe le regarda quelque peu étonné. Cet homme n’était pas du tout gêné ou stressé par cet entretien. Il pouvait même dire qu’il était à l’aise.

 

Keith : Je n’avais plus le même objectif que mes « associés ». Le profil avait pris une place importante dans leurs objectifs et cela ne faisait pas partit des miens. J’ai donc préféré me retirer.

Joe : Pourquoi ?

 

Joe imaginait très bien pourquoi mais il voulait connaître les véritables raisons.

 

Keith : Je ne fais pas ce métier pour l’argent… sinon j’aurai choisi une toute autre branche. Non, je fais ça parce que j’aime les animaux… C’est tout !

 

Joe le fixa un instant. Il sourit.

 

Joe : Vous êtes engagé !!

 

Keith parut surpris. L’entretien venait tout juste de commencer. Joe s’était surpris lui-même. Mais cela lui faisait tellement plaisir d’enfin rencontrer quelqu’un qui aimait son métier et qui était heureux de le faire.

 

Joe : Vous ne savez pas à quel point cela me fait plaisir de rencontrer enfin quelqu’un qui aime ce qu’il fait ! Si vous saviez le nombre de candidats que j’ai reçu et où je demandais ce qu’ils faisaient là !

 

Keith sourit.

 

Joe : Avant de vous embarquer là dedans, je devrais peut-être vous expliquer dans quoi vous vous embarquer !... Cette clinique a été créée par mon beau-père, il y a de ça, plusieurs années. Dès que j’ai su marcher, je suis venu ici dès que j’avais un moment de libre ? Ce métier m’a toujours passionné et Matt a réussit à me transmettre son savoir et sa passion. Aujourd’hui, nous avons enfin réussit, sa famille et moi, à le convaincre de prendre enfin sa retraite. Et croyez-moi, ça n’a pas été de tout repos.

 

Keith observait Joe. On voyait tout de suite à quel point il pouvait aimer ça. S’il n’avait pas été marié, il aurait tout à fait été son type. Il sourit. Les hommes bien étaient toujours soient pris, soient mariés.

 

Joe : La plupart de notre clientèle vient ici depuis des années…

Keith : Je vois… donc l’arrivée d’un petit nouveau ne va pas être simple.

Joe : Il va juste leur falloir un peu de temps mais vous verrez, ce sont des gens formidables.

Keith : Je vous fais confiance.

 

Joe était heureux. Il venait de trouver la personne qui correspondait parfaitement au poste et à ce qu’il recherchait.

 

Joe : Le poste que je vous propose est très simple. Nous serons deux à travailler dans ce cabinet et nous nous partagerons les permanences.

Keith : Je n’en demandais pas plus.

 

Ils sourirent.

 

Joe : Très bien. Quand pouvez-vous commencer ?

 

Keith hésita un instant. Il devait lui dire. Il n’avait pas honte mais il savait que quelque fois, cela pouvait gêner les gens. Il n’avait pas envie de commencer à travailler ici et qu’ensuite on lui dise au revoir. Et puis, il avait la sensation que Joe était un homme intelligent.

 

Keith : Il faut que je vous dise quelque chose avant que vous preniez votre décision.

 

Joe se redressa et le regarda. Il se demandait ce qu’il allait bien pouvoir lui annoncer.

 

Keith : Il y a une petite chose à mon sujet, je pense que vous devriez savoir.

 

Joe resta silencieux et attendit.

 

Keith : Je suis homosexuel.

 

Keith fixa Joe pour voir sa réaction. Il parut légèrement surpris mais moins que certaines personnes proches qu’il avait connu.

 

C’est vrai qu’il était étonné mais absolument pas choqué. Et en aucun cas, cela allait rentrer en ligne de compte pour son choix. Keith était la personne qui lui fallait et tant qu’il était professionnel et passionné, tout irait très bien. Joe prit son style pour noter quelques petites choses pour Janice.

 

Joe : Je dois alors vous préciser que…

Keith : Que vous êtes marié avec deux magnifiques enfants !

 

Joe releva les yeux vers lui, très étonné par sa réaction cette fois-ci.

 

Keith : Vous avez parlé de votre beau-père, et j’ai vu votre alliance et les photos sur votre bureau.

 

Il était très observateur. Joe le regarda.

 

Joe : Merci… j’allais simplement dire que j’ai un fort penchant pour le chocolat !

 

Keith sourit. Il avait raison. Joe était un homme très intelligent, avec un sens de l’humour qu’il appréciait. Ils allaient bien s’entendre.

 

Joe : Je vous assure que des fois je peux être très dangereux quand je suis en manque !

Keith : Merci pour l’information. Je veillerai toujours à avoir une boîte sous la main !

 

Ils se sourirent. Joe appréciait énormément Keith. Et qu’il soit gai ou pas, il s’en fichait.

 

Joe : Très bien alors vous êtes engagé et vous commencez…

 

Il regarda sa montre puis le regarda de nouveau.

 

Joe : Tout de suite !

Keith : Parfait !

Joe : Une autre petite chose que vous devez savoir à mon sujet !

 

Keith le regarda. Il se demandait ce qu’il allait bien pouvoir encore inventer.

 

Keith : Vous me faites peur !

 

Joe sourit.

 

Joe : Je suis fou de mes enfants !

 

Il jeta un rapide coup d’œil sur ses photos et Keith fit la même chose.

 

Keith : Vous avez raison !

Joe : Alors si vous me permettez, je vais aller prendre le goûter avec eux. Ca fait trop longtemps que je les ai fait passer après mon travail.

Keith : Aucun problème ! Allez-y !

 

Joe se leva et prit le dossier de Keith pour l’amener à Janice. Keith l’imita.

 

Joe : Janice va vous expliquer le fonctionnement. Il n’y a que des rendez-vous de routine cet après-midi. Vous devriez vous en sortir. Et s’il y a le moindre problème, vous n’hésitez pas à m’appeler.

Keith : Compris, Monsieur !

 

Joe le regarda. Ils n’allaient pas s’ennuyer tout les deux.

 

 

Ecole artistique

 

Elles entrèrent dans le bâtiment. Annabeth fit signe à Deanne qu’elle allait parler.

 

Annabeth : Je vais dans mon bureau récupérer des papiers, j’arrive !

 

Deanne lui un signe de la tête pour lui dire qu’elle comprenait. Annabeth s’éloigna et entra dans son bureau. Deanne en profita pour regarder autour d’elle. Cette école ne ressemblait pas à une école mais plutôt à un château « moderne ». Elle avait l’air immense.

 

Devant elle se trouvait un long couloir où se trouvait environ 8 portes et au bout de se couloir se trouvait une immense vitre donnant sur le parc. Cette vitre permettait au jour de rentrer et ensoleillait tout le couloir.

 

Annabeth sortit de son bureau et vit Deanne entrain d’observer les lieux. Elle ne voulait pas lui faire peur. Elle allait faire comme avec sa mère. Arriver dans son champ de vision. Elle fit un petit détour et s’approcha doucement de Deanne. Celle-ci tourna la tête vers elle.

 

Annabeth : C’est bon ! Prête ?

Deanne : Oui.

Annabeth : C’est par là !

 

Annabeth passa la première. Elles montèrent les escaliers jusqu’au deuxième étage. Annabeth entendit un léger brouhaha. La réunion n’avait pas encore commencé. Elle se tourna vers Deanne.

 

Annabeth : Ca n’a pas encore commencé !

 

Deanne lui sourit mais Annabeth vit bien qu’elle appréhendait un peu. Ce qui était normal. Tout le monde mais elle, un peu plus que les autres. Annabeth se rappelait très bien comment sa mère appréhendait les réunions de famille ou de se retrouver en public.

 

Avant d’entrer dans la salle, Annabeth regarda Deanne.

 

Annabeth : Si vous avez besoin de quoi que ce soit, je suis là !

 

Deanne lui sourit. Elle était touchée par son geste. Elle savait qu’elle ne faisait pas cela par pitié. Non il y avait autre chose. Elle avait l’impression qu’Annabeth agissait en connaissance de cause.

 

Deanne : Merci.

 

Annabeth lui sourit.

 

Annabeth : C’est partit !

 

Annabeth entra la première suivit de Deanne. Plusieurs personnes se tournèrent vers elles. Ils ne semblaient pas reconnaître Annabeth. Ce qui était logique car il ne l’avait soit jamais rencontré, soit vu une seule fois.

 

Le directeur qui était en discussion avec un professeur se tourna vers elles. Il s’excusa auprès du professeur et vint à leur rencontre.

 

Annabeth : 5 minutes ! Comme promis !

 

Loan lui sourit.

 

Loan : Parfait !

 

Il se tourna vers Deanne.

 

Loan : Bonjour. Je suis Loan Davis. Vous devez âtre Deanne Ascot. J’espère que le voyage n’a pas été trop dur ?

Deanne : Bonjour… non merci.

Loan : Bon et bien puisque tout le monde est là, nous allons pouvoir commencer.

 

Il leur fit signe de s’asseoir. Elles s’installèrent toutes les deux autour de la table. Annabeth près du directeur.

 

Loan : Mesdames, Messieurs… si vous voulez bien, nous allons commencer.

 

Les quelques professeurs encore debout vinrent s’asseoir ainsi que le directeur. Il se tourna vers Annabeth. Celle-ci lui sourit pour l’encourager.

 

Loan : Et bien tout d’abord, Bonjour à tous et bienvenue parmi nous. Pour ceux qui ne me connaissent pas encore ou qui ont oublié…

 

Annabeth sourit.

 

Loan : Je suis Loan Davis, le directeur de cet établissement et nous allons travailler ensemble durant toute une année.

 

Il se tourna vers Annabeth.

 

Loan : Et voici Annabeth Gheel, mon assistante, l’administratrice de l’Ecole !

 

Annabeth le regarda légèrement étonnée. Elle aurait dit simplement secrétaire. Elle se tourna vers les autres personnes et fit un signe de la tête pour les saluer.

 

Annabeth : Bonjour.

Loan : Avant de commencer, j’aimerai que nous fassions un tour de table et que chacun se présente.

 

Il fit signe à Deanne de commencer. Annabeth la regarda. Elle espérait qu’elle avait réussit à suivre.

 

Deanne : Bonjour, Deanne Ascot, professeur de danse.

 

Annabeth se réprimanda intérieurement pour ne pas avoir fait confiance à Deanne.

 

Deanne : J’arrive tout droit du Minnesota et… je suis sourde.

 

Tout le monde parut étonné.

 

Deanne : Je lis sur les lèvres… et je suis certaine que plusieurs personnes ici, se demandent comment je fais pour entendre la musique. Et bien, la musique émet différents sons qui résonnent chacun à leur manière. Au lieu d’écouter la musique avec mes oreilles, je l’écoute avec mon corps.

 

Loan sourit légèrement. Il était sûr qu’elle ferait une très bonne prof. Ils avaient besoin d’elle. Il regarda la personne suivant pour qu’elle enchaîne. C’était une femme d’une cinquantaine d’année environ, rousse, habillé tout de noir.

 

Gillian : Bonjour à tous. Gillian Gates, professeur de guitare… bientôt à la retraite.

 

Un sourire apparut sur le visage de chacun. Le directeur sourit lui aussi. C’est vrai qu’elle n’était pas loin de la retraite et il était heureux qu’elle ait acceptée de travailler avec lui. Ils allaient avoir besoin de son expérience. Sa voisine prit la relève.

 

Mimi : Mimi Elliot, professeur de chant.

 

Annabeth savait que ce professeur aurait du succès avec les élèves. Elle avait un style bien à elle et généralement les jeunes n’y étaient pas insensibles. Elle portait un longue jupe-jupon avec un haut noir, épaule nue.

 

Eyline : Bonjour à tous…. Eyline Scartino... Professeur de formation musicale.

 

Cette femme lui rappelait énormément une de ses institutrices quand elle était petite. Elle avait aussi un CV très impressionnant.

 

Annie : Bonjour…Annie Callwell…. Professeur de Violon.

 

Elle avait un style un peu « Peace and Love » mais pas totalement. Elle avait de long cheveux détachés qui lui tombaient jusqu’en bas du dos.

 

L’autre personne à côté d’elle enchaîna.

 

Gilles : Salut… Gilles Pearson… je serais professeur de jazz, musiques actuelles et ateliers musicaux. Je serais aussi responsable du studio d’enregistrement. Il y aura 2 animateurs au studio : Charles et Alex. Malheureusement, ils n’ont pas pu être présents aujourd’hui.

Loan : Mais nous organiserons une réunion avec eux pour qu’ils puissent vous expliquer comment le studio va fonctionner.

 

Gilles était assez grand et mince. Il était déjà venu plusieurs fois à l’école pour rencontrer Loan. Il allait être un peu son second. Annabeth l’appréciait. C’était un artiste qui voulait faire avancer les choses.

 

Rick : Bonjour… Rick Dean… professeur de droit marketing et management !

 

Il était assez grand et bien bâti, brun aux yeux bleus et il avait un sourire qui faisait chavirer les cœurs.

 

 

20 minutes plus tard

 

Ecole artistique

 

Matt, Mary et Erin étaient dans la voiture en direction du piano bar. Dans la voiture, tout était calme : un calme apaisant dont ils avaient tous besoin avant de commencer à tout installer pour le repas de ce soir.

 

Ils avaient tous eut une après midi chargée, et la fatigue se faisait sentir. Mais Erin savait que dès qu’ils arriveraient dans la salle, leur seule envie que tout soit bien fait, et que tout soit prêt à temps, allaient les re-motiver, leur redonner le coup de pêche nécessaire. Ils avaient tous tellement hâte d’être à ce soir !

 

Erin : Déposez moi devant, je vous rejoins le plus vite possible.

Matt : D’accord à tout a l’heure.

 

Matt s’arrêta un instant, déposa Erin, puis reparti.

 

Erin regarda un instant l’école : elle adorait cette maison, son style d’architecture. Cela n’avait pas vraiment l’air d’une école mais elle devait avouer qu’elle n’avait jamais vu une école artistique auparavant.

 

Tout avait l’air très calme, ce qui était normal pour un mois de Juillet. Elle s’avança vers la porte d’entrée. Celle-ci était ouverte. Il faisait meilleur à l’intérieur qu’à l’extérieur. Elle regarda rapidement vers les bureaux mais ils étaient fermés. La réunion avait certainement commencée.

 

Elle réfléchit un instant et écouta pour essayer de voir si elle entendait quelque chose. Elle entendit du bruit provenant du deuxième étage. Elle monta les escaliers et s’arrêta arrivée en haut pour écouter à nouveau. Elle ne savait pas dans quelle salle ils étaient, mais elle entendit très rapidement des sons de voix.

 

Elle se dirigea vers la salle où semblait se dérouler la réunion. Devant la porte, la main sur la poignée, elle hésita à entrer. Elle ne savait pas face à qui elle allait tomber. Et même si elle avait déjà rencontré le directeur, elle ne savait pas qu’elle allait être sa réaction. Il fallait qu’elle arrête de paniquer comme cela. Annabeth était elle aussi présente dans cette pièce.

 

Elle avait toujours peur de tout ! En tout cas c’est l’impression qu’elle avait d’elle. Une peur presque permanente. Pourtant, comme à son habitude, elle respira un bon coup et toqua. Elle entendit le directeur l’inviter à entrer. Elle poussa la porte.

 

Erin : Bonjour. Désolée de vous déranger…

 

Elle sentit tous les regards posés sur elle. Son cœur battait très fort et à cent à l’heure et elle était presque certaine qu’elle était rouge.

 

Elle fit rapidement un tour de table pour arriver à trouver Annabeth. Elle rencontra enfin son regard. Celle-ci lui sourit pour l’encourager. Elle s’avança vers Annabeth et le directeur.

 

Erin : Nous allons avoir besoin des clés pour ce soir !

 

Elle avait presque dit cela en murmurant et en s’excusant. Annabeth sourit de plus belle. Elle était heureuse de voir que son amie avait pris sur elle et était venue jusqu’ici. Elle savait à quel point, quelque fois, elle pouvait être timide. Elle avait bien vu que les premiers mots d’Erin, lorsqu’elle était entrée, avaient été durs à sortir. Normal, c’était toujours un peu gênant d’arriver en plein milieu d’une réunion. Annabeth se leva.

 

Annabeth : Je te les donne.

 

Elle passa près de son amie et lui fit signe de la suivre. Erin se tourna vers le directeur.

 

Erin : Désolée de vous avoir dérangé.

Loan : Il n’y a pas de mal. Est-ce que tout se passe bien ?

Erin : Ou, tout est sous contrôle !

 

Elle n’arrivait pas à croire qu’elle venait de dire ça au directeur. Il fallait vraiment qu’elle arrête de traîner avec Annabeth. Le directeur lui sourit.

 

Loan : Parfait.

 

Erin le salua légèrement de la tête puis alla rejoindre Annabeth. Elle sortit et referma la porte derrière elle. Elle descendit rapidement les escaliers et se dirigea vers le bureau d’Annabeth au moment où elle en sortait et qu’elle le refermait.

 

Annabeth se tourna vers elle et lui tendit les clés.

 

Annabeth : Voilà ! Tout va bien ?

Erin : Oui, tout est prêt ! On va mettre tout ça au piano bar et commencer à préparer la salle.

Annabeth : Génial ! Je vous rejoins dès que j’ai fini !

Erin : Ok !

 Annabeth : A tout a l’heure.

Erin : A tout à l’heure.

 

Annabeth remonta à la réunion et Erin sortit de l’école.

 

 

Maison des  Matthews

 

Carolyn : Léa, tu as retrouvé ton autre chaussure ?!

 

Carolyn aidait Thomas à lasser ses chaussures. Elle releva la tête et regarda sa fille qui cherchait la chaussure qu’il lui manquait. La petite leva sa chaussure au dessus de  sa tête fièrement.

 

Léa : Ca y est, je l’ai trouvé !!

 

La fillette revint près de sa mère sur le fauteuil et s’assit pour pouvoir mettre son autre chaussure. Thomas regarda sa mère avec ses grands yeux marron.

 

Thomas : Est-ce que je pourrais tenir Mémo ?

 

Carolyn le regarda et sourit. Lui et les chiens, c’était une grande histoire. Il ressemblait énormément à son père. Elle lui caressa doucement al joue.

 

Carolyn : Je ne crois pas que Mémo sera là. Il va sûrement rester chez les filles faire dodo.

Thomas : Pourquoi ?

Carolyn : Parce que les chiens n’aiment pas trop faire la fête. Ils préfèrent dormir tranquillement chez eux.

Thomas : Ah.

 

Le garçon semblait déçu. Carolyn se redressa pour aller, elle aussi chercher ses chaussures et se préparer lorsque la porte de la maison s’ouvrit et où elle vit Joe la passer. Elle resta un moment sans bouger, sous le choc. Alors que les enfants allèrent se jeter dans les bras de leur père, elle se demanda ce qu’il pouvait bien faire ici à cette heure.

 

Thomas & Léa : Papa !!!!!

Joe : Hey !!!!

 

Joe se baissa et prit ses enfants dans ses bras. Carolyn s’avança doucement vers son mari.

 

Carolyn : Tout va bien ?

 

Joe leva les yeux vers elle et lui sourit. Il se redressa et lorsqu’elle arriva près de lui, il passa une main autour de sa taille et déposa un baiser sur ses lèvres. Il planta ensuite son regard dans le sien.

 

Joe : J’ai trouvé quelqu’un !

 

Elle le fixa un long moment. Est-ce qu’elle avait bien compris ce qu’il venait de lui dire ?

 

Joe : Je crois même avoir trouvé la perle rare !

 

Thomas tira sur le pull de son père. Joe et Carolyn baissèrent leurs regards vers les enfants.

 

Thomas : Tu vas rester avec nous, ça veut dire ?

 

Joe se pencha et souleva le petit garçon dans ses bras.

 

Joe : Oui. Je vais passer tout l’après midi et toute la soirée avec vous !

Thomas & Léa : Ouais !!!!!!!

 

Carolyn n’arrivait pas à y croire. Elle ne s’y attendait plus. Cela faisait des mois qu’ils n’avaient plus vraiment de vie de famille et aujourd’hui, enfin il allait reprendre une vie normale.

 

Léa : On allait aider Mamie et Papy à préparer la soirée de ce soir !

Thomas : Oui… on va faire la fête !

 

Joe sourit et se tourna vers sa femme.

 

Carolyn : Oui. Ils ont eu quelques soucis au piano bar avec leur traiteur donc Maman s’est proposé. Tu la connais !

Joe : Je vois très bien !

Carolyn : Mais si tu préfère qu’on reste là…

Joe : Non ! Non ! On ne va toute de même pas rater la fête ?!

 

Il regarda vers ses enfants en les questionnant du regard. Les petits firent un signe négatif de la tête. Il se retourna vers sa femme avec un grand sourire. Lorsqu’elle vit Joe avec son fils dans les bras, elle ne put s’empêcher d’être émue. Elle était heureuse et elle les aimait plus que tout. C’était sa plus belle réussite.

 

Joe : C’est partit !

 

Piano Bar

 

Erin arriva avec les clés du piano bar. Mary, Matt, Jack et Catherine étaient déjà là. Sara, Carolyn et les autres n’allaient pas tarder à arriver à leur tour. L’école artistique n’était pas très loin mais Erin s’était dépêchée et elle arriva à bout de souffle.

 

Matt : Prends le temps de respirer !

 

Erin lui sourit et s’arrêta quelques minutes. Annabeth et elle avaient de nombreuses fois parlé de reprendre le sport… Après cette marche accélérée, cela allait devenir indispensable.

 

Elle se redressa et alla ouvrir la porte. Il y avait plusieurs clés sur le trousseau. Si elle se souvenait bien ce que lui avait dit Annabeth, c’était la clé qui se trouvait à droite du porte clé. Elle en essaya une. Manqué. C’était l’autre droite. Elle prit la clé et essaya de nouveau. Cette fois-ci, c’était la bonne. Elle ouvrit la porte, entra et si elle se souvenait bien, l’interrupteur était à droite tout de suite en entrant. Elle alluma.

 

Le piano bar était magnifique. Il sentait bon le neuf. Et c’était le cas. Matt, Jack et leur équipe avaient fait de l’excellent travail. Elle s’avança suivit de Mary et des autres. Ils commencèrent à déposer les paquets sur le bar. Mary s’installa tout de suite derrière pour pouvoir mettre tout au frais.

 

Matt et Jack allèrent décharger le reste dans la voiture tandis qu’Erin alla donner un coup de main à Catherine qui installait les nappes sur les tables. Elle avait récupérer du tissu de son ancien employeur, se disant que ça pourrait être toujours utile. Et lorsqu’elle avait vu le piano bar, elle avait tout de suite pensé à faire des nappes.

 

Elle avait réussit à les couper avec une coupe assez sympa. Ronde, ovale et qui retombaient parfaitement sur les côtés. La couleur bleu nuit passait très bien avec le reste du mobilier. Et le tissu était très agréable au touché. Erin et Catherine en installèrent sur toutes les tables. Une fois terminé, elles regardèrent l’effet produit. Erin sourit. Ca faisait super bien.

 

Erin : Tes nappes sont géniales Catherine ! Ca donne très bien avec le reste.

Catherine : Ouais… je crois que j’aurais du les faire un peu plus longues…

Erin : Non, elles sont très bien comme ça ! Après, cela aurait été difficile de s’asseoir sans emporter la nappe.

 

Catherine regarda Erin en souriant. Elle avait raison. Il fallait qu’elle