1 – On the road
Auteur
: EnfantTV
E-mail :
Genre : Familial
Résumé: Dans
quelques minutes, sa vie allait prendre une nouvelle dimension.
Note de l'auteur
: Les personnages et les lieux sortent tout droit de mon imagination. Ne pas
publier sans mon accord.
Coscénaristes :
Thera et Adela
Elle fixait
La décision qu’elle venait de prendre
aurait du la terrifier et la rendre triste mais non, elle était heureuse. Pour
la première fois depuis longtemps, elle s’était écoutée. Une seule chose avait
compté pour elle. Ce qu’elle voulait réellement.
Cela faisait des années qu’elle faisait
ce que les autres voulaient d’elle mais aujourd’hui, ça avait changé. Elle
avait décidé de vivre SA vie et non celle des autres. C'était un pari pour le
moins osé pour celle qui avait constamment fait ce qu'on attendait d'elle, en
oubliant quelque peu ses désirs pour assurer ceux des autres.
Partir loin de son passé, lui
permettrait de commencer une nouvelle vie. Partir loin de sa famille, lui
permettrait de se retrouver, d’apprendre à connaître la petite fille qui était
en elle et à savoir ce qu’elle voulait réellement dans la vie.
Loin de sa mère. Elles s’en porteraient
bien mieux toutes les deux. Elle ne fuyait pas les problèmes, elle évitait simplement
d’en créer d’autres. La distance avait du bon parfois. Elle était convaincue
que dans leur relation, ou non-relation osait-t-elle penser quelquefois, mettre
de la distance leur permettrait de mieux appréhender leur conflit.
Même après la dispute qu’elle avait eu
avec elle avant de partir, elle n’en voulait pas à sa mère. Elle était comme ça
et elle savait qu’elle ne changerait pas. Elle avait accepté le fait qu’elles
ne s’entendraient jamais totalement. A des moments elle éprouvait un certain
regret et un sentiment d'amertume à l'idée qu'elles n'auraient vraiment jamais
de relation mère-fille fusionnelle.
Elles étaient bien trop différentes mais
malgré leurs différents, elle ne souhaitait pas coupé les relations avec ses
parents…mais après cette dispute, les chances pour se revoir étaient réduites.
Sa petite sœur. C’est une des raisons
qui l’avait fait hésiter. Elle avait eu l’impression d’abandonner sa sœur mais…
toute son enfance, elle avait eu un rôle qui ne lui était pas destiné.
Aujourd’hui, elle devait penser à elle en premier. Elle avait confiance en
Emma. Elle s’en sortirait très bien comme elle l’avait toujours fait jusqu’à
présent.
Elle sourit en pensant à sa petite sœur.
Elle avait toujours su se tenir à l’écart. Rester à sa place d’enfant. Ce
qu’elle-même aurait du faire. Emma était peut-être plus forte qu’elle ne le
pensait. Quoiqu'il arrive, elle avait confiance en sa petite sœur, et elle la
savait assez résistante pour ne pas se laisser entraîner par ce tourbillon
familial. Ou du moins elle essayait de s'en convaincre.
Bloomsburg. La sortie d’autoroute
n’était plus très loin. Elle n’arrivait toujours pas à réaliser ce qu’elle
était entrain de faire.
Au bout de 3 ans de visites intenses
chez sa meilleure amie, elle avait enfin pris sa décision. Venir s’installer
ici. Dans un quart d’heure tout au plus, elles seraient arrivées. Leurs nouvelles vies allaient commencées.
Ce qui l’avait définitivement poussé à
prendre cette décision, c’était la réponse qu’elle avait reçue à sa recherche
d’emploi dans cette région. Une Ecole artistique allait ouvrir ses portes à
Bloomsburg même. Le Directeur avait besoin d’une assistante. C’était sa
chance ! Quand elle avait eu connaissance de l'annonce, elle n'aurait pu
décrire ce qui c'était produit, mais elle avait eu cette certitude que c'était
fait pour elle. Cet emploi c'était le sien ! Ce n'était pas celui d'une autre
assistante...c'était le sien, celui qu'elle avait espérer. Elle avait eu cette
folle certitude que sa vie démarrait à cet instant là.
Elle se souvenait encore du jour, où
elle s’était retrouvée dans le train pour Bloomsburg. Elle avait préparé son
entretien un milliers de fois dans sa tête. Elle avait rendez-vous dans un bar.
Drôle de lieu pour un entretien d’embauche.
Lorsqu’elle était arrivée, le directeur
n’était toujours pas arrivé. Elle se l’était imaginée de différente manière.
Petit, grand, maigre, gros… mais lorsqu’elle l’avait vu s’approcher d’elle et
lui demander si elle était l’a pour le poste, elle avait été agréablement
surprise.
Il était plutôt bel homme. Il devait
approcher les 55 ans, les cheveux légèrement grisonnant, assez grand. Et il
avait un regard….
Le lendemain, elle recevait un coup de
fil pour lui dire qu’elle avait été retenue pour le poste et qu’on l’attendait
dans un mois pour préparer l’ouverture et
Cela avait été la course, mais elle
devait reconnaître qu'elle adorait ça ! C'était stimulant. Elle n'avait pas eu
les encouragements de sa famille, elle ne s' attendait pas à ce qu'ils lui
témoignent quelconque ressentiment, c'est pour cela qu'elle avait organiser ce
départ sans regret aucun. Elle avait eu la confiance de Sara et sa famille.
Quand certains soirs elle doutait, il suffisait qu'elle appelle Sara, et
l'enthousiasme dont faisait preuve son amie lui suffisait. Elle savait qu'elle
faisait le choix juste. Et celle qui avait décidé de partager cette aventure
avec elle, le savait aussi.
Elle tourna la tête rapidement vers sa
voisine et sourit. Entre temps, elle avait vu Erin. La jeune femme assise à ses
côtés avait ses cheveux chataîn-bruns qui retombaient sur ses épaules et la
tête posée contre
Elle reporta son attention sur
Erin était tout autant excitée et impatiente
qu’elle. Les préparatifs de leurs déménagements chacune de leur côté ne les
empêchaient pas de trouver le temps, un soir, de parler pendant des heures au
téléphone, de ce qu’elles allaient pouvoir faire une fois là-bas. Au moins
quand elles habiteront ensemble, cela fera des économies de téléphone.
Elles avaient recherché des appartements
dans leurs moyens mais Bloomsburg était assez cher sur ce plan là. Et même en
partageant le loyer à deux, cela restait assez élevé.
Pourquoi Bloomsburg ? La raison
principale était que sa meilleure amie, Sara y était. Il fallait que cette
distance entre elles disparaisse. Et elle était tombée sous le charme de cette
région et de ses habitants. Et lorsqu’elle se trouvait là-bas, elle était tout
simplement heureuse.
Si Sara et sa famille n’avaient pas été
là, elles se seraient retrouvées à faire du camping au milieu de leur
jardin ! Ils leur avaient proposé de leur louer l’appartement qu’ils
avaient aménagé au dessus de leur garage, pour un loyer convenable.
Elle avait été très touchée par ce
geste. Des personnes qu’elle ne connaissait que depuis quelques années
l’aidaient à réaliser ses projets alors que sa propre famille faisait tout pour
l’en empêcher, la décourager.
Lorsqu’elle avait rencontré Sara, elle
n’aurait jamais pu imaginer quelle place elle allait prendre dans sa vie et à
quel point elle allait être importante. Elle n’aurait jamais pensé trouver sa
meilleure amie à 21 ans !
Elle se tourna de nouveau vers sa
voisine. Elle avait trouvé bien plus. Elle avait rencontré Erin de la même
manière. Elle la considérait comme sa petite sœur. Elle avait trouvé SA
famille. Des personnes qui comptaient énormément pour elle.
Erin regardait le paysage par la vitre
depuis le début du trajet, tant de chose lui passait par la tête ! Jamais
elle n’aurait imaginé une seconde être capable de partir, comme ça !
Certes elle voulait partir de chez elle,
mais c’était si dur de quitter sa famille. Ils comptaient énormément pour elle
mais elle sentait qu’elle avait besoin de
s’éloigner un peu d’eux. De ce monde qu’elle avait toujours connu.
Ses amis de fac allaient aussi
énormément lui manquer. Cela faisait un an à peine mais elle s’était attachée
tout de même. Elle savait que même si ils avaient décidé de garder contact, la
distance n’allaient pas simplifier les choses.
Elle avait tant de mal à s’adapter et
s’ouvrir aux autres. Elle se demandait ce qui lui était passé par la tête
lorsqu’elle avait accepté de suivre Annabeth. Non, en fait depuis qu’elle la
connaissait, elle avait changé. Elle avait pris plus d’assurance et elle osait
plus de choses. Mais elle avait énormément encore à faire.
Et le meilleur moyen était de commencer
une autre vie. Elle savait que cela allait être formidable, une grande
aventure. Elle voulait autre chose que le petit monde qu’elle s’était créé.
Pour ce qui est de la fac, elle s’était
déjà renseignée : il y avait une fac de lettre à ½ heure de leur nouvel
appartement, et l’inscription pour septembre prochain ne devrait pas être un
problème. Sara avait dit qu’elle lui donnerait à coup de main pour
ça !
Ce qui l’a tourmentait le plus s’était
de trouver un travail. C’était si dur
de nos jours d’en trouver un, surtout lorsque l’on est étudiante. Et oui, le
loyer n’allait pas se payer tout seul et même si Annabeth avait trouvé un job,
elle ne voulait pas la laisser payer ça toute seule. Il en était hors de
question !
Mais elle regarda près d’elle, à la
place du conducteur : elle savait qu’Annabeth serait là en cas de coup dur
et qu’elles y arriveraient à elles deux.
GENERIQUE
Maison des James
Sara était assise là depuis bientôt près
d’une demi-heure. Les minutes semblaient ne pas vouloir passer. Elle avait reçu
un texto d’Erin lui disant qu’elles venaient de quitter l’autoroute et qu’elles
ne tarderaient pas à arriver. Son portable à la main, elle ne cessait de
regarder l'heure. Aujourd'hui était un jour important. Pour Annabeth et Erin
évidemment, mais pour elle aussi. C'était à la fois excitant et angoissant.
Elle savait que dans la vie il y avait
des pas qu’il fallait franchir, mais elle était encore surprise par la
nonchalance dont ses deux amies avaient fait preuve en commençant cette
nouvelle vie. Bien sûr elle imaginait aisément que cela était aussi une façade,
que ses amies n’étaient pas parties si facilement sans se retourner. Elle les
savait sûres de leur choix, mais elle savait aussi que tout ne serait pas rose.
Son regard se perdit davantage devant
elle et elle soupira de contentement. Tout était si limpide depuis peu. La
venue de sa meilleure amie, Sara la voyait comme une opportunité, une chance à
saisir. Elle y voyait pour elle aussi, un nouveau départ.
Elle avait essayé quelques instants de
se mettre à la place de ses amies, et si vite elle s’était sentie mal. Ce genre
d’aventure n’était pas pour elle. Quitter sa famille, elle ne pouvait
l’envisager. Ils étaient sa force autant que sa faiblesse, elle devait le
reconnaître.
Alors quand Annabeth l’avait appelé et
d’une voix triomphante lui avait annoncé qu’elle venait vivre à Bloomsburg avec
Erin, sa première réaction avait été de hurler de joie dans le téléphone. Elle
se souvint de ce moment là, et comment elle avait surprise Annabeth par sa réaction.
Immédiatement Sara avait été emballé par
cela, et elle n’avait pas réalisé ce que ça allait coûter aux filles. Mais
quand elle y avait réfléchi, elle avait été admirative envers ses deux amies.
Elle les avait envié quelques secondes d’avoir le cran de faire ce pas en
avant.
Elle soupira à nouveau et son sentiment
d'angoisse disparu, elle ressentait à présent plus de l’excitation et de
l’impatience à l’idée qu’elles allaient habiter au dessus de son garage. De SON
garage ! Qui l’aurait cru ? Certainement pas elle. Elle trouvait
l’idée complètement folle, à l’image de leur amitié.
Elle imaginait déjà tous les plans
qu’elles allaient pouvoir faire ensemble, et rien qu’à ces pensées elle avait
un sourire béa.
Sara avait l’impression de gagner en
force tout d’un coup, de recharger ses batteries. Elle était à présent prête à
tout mener de front, elle avait sa famille, ses amis et sa meilleure amie. Tout
irait bien, où du moins elle s’arrangerait pour que ça en soit ainsi.
Voix : Je
peux savoir ce qui te fait sourire bêtement comme ça ?!
Elle se tourna et vit son frère, Jack,
s’approcher d’elle et venir s’asseoir à ses côtés. Elle sourit de plus bel.
Jack : Ne
me dis pas que c’est l’arrivée d’Annabeth et Erin qui te mets dans un état
pareil ?
Sarah : Et
bien si !!! Tu te rends compte… Anna vient vivre chez nous !
Jack : Ouais…
je savais bien qu’à force de passer trop de temps ici, elle finirait par venir
s’installer définitivement…. Dès qu’il y avait des vacances ou un long
week-end, on la voyait débarquer !
Sarah : Parce
que ça te dérangeait ? (sourire)
Jack regarda devant lui. Sara le
regarda. Elle connaissait très bien son frère et elle savait qu’il ne parlait jamais
vraiment de ce qu’il ressentait mais elle savait qu’il appréciait Annabeth,
même si il adorait la taquiner et Anna sur ce point là n’était jamais la
dernière non plus. Elle lui rendait bien la monnaie de sa pièce. Jack avait
toujours apprécié les amis que Sara avait pu ramener à
Lors de leur première rencontre, Sara
avait espéré qu’Annabeth et sa famille allaient s’entendre et elle était
heureuse de voir que le courant était passé. Aujourd’hui, elle faisait partie
de
Jack : Non…
je dois dire que je me suis habitué à la voir dans les parages ! … A vous
entendre rigoler comme des folles tard dans la nuit… ou bien vous glisser dans
la cuisine à 2 heures du matin pour aller vous faire votre spécialité au
brownie !
Sara retint un fou rire. Il était vrai
qu'elle avait des pratiques bien à elles, que beaucoup auraient jugé bizarres !
Tout ça allait devenir leur quotidien...dont leur rituel au brownie ! Ca
semblait si excitant !
Sara : Je
n’arrive toujours pas à y croire !
Jack : Il
va falloir t’y faire ! Tu vas devoir la supporter 24h sur 24
maintenant !
Sara : Alors
là, pas de problème !
Elle se tourna vers son frère. Son
visage devint plus grave, et un besoin de franchise se fit sentir. Leur amitié
n'était pas que fou-rire, elles partageaient bien plus qu'elle n'aurait
imaginé. Annabeth était la force tranquille de Sara, cette part d'optimisme qui
lui manquait. Sa meilleure amie avait cette capacité à balayer ses doutes et
ses craintes.
Sara avait plongé ses yeux dans ceux de
son frère, et elle sut à cet instant qu'il comprenait. Elle n'avait pas besoin
de grand discours avec Jack, ils étaient si complices qu'ils se comprenaient
parfaitement. Elle éprouva cependant le besoin de souffler.
Sara : Je
crois que son arrivée va me faire du bien… en fait, cela va faire du bien à
tout le monde !
Sara et Jack se regardaient en souriant
à présent. Ils devaient avouer que lorsque Annabeth avait passé quelques jours
chez eux, les choses étaient plus détendues. Elle apportait une énergie qui
leur faisait du bien. Il savait qu'elle apportait énormément à Sara, mais c'était
toute la famille qui se trouvait baigner dans la bonne humeur quand elle était
là. Et il devait reconnaître que c'était agréable.
Jack : Dis
plutôt que ça nous donne du travail supplémentaire ! Maman est déjà dans
la cuisine entrain de faire un gâteau maison !
Sara : C’est
vrai ? Lequel ?
Jack : Alors
là ! Elle n’a rien voulu me dire et m’a chassé de la cuisine ! Et
papa est encore dans l’appartement entrain de faire les derniers petits
travaux !
Sara : Et
bien moi je trouve que ça nous fait du bien. Maman adore Annabeth et je suis
heureuse de la voir comme ça…. Et Papa, il n’arrêtait pas de se plaindre qu’il
s’ennuyait maintenant qu’il était à la retraite… mais avec l’appartement il a
eu de quoi faire !
Jack : Mouais !
Sara : Tu
peux parler ! Je te signale que tu as été le premier à proposer ton aide à
papa…. Et quoi que tu dises je suis heureuse qu’Anna vienne vivre ici.
Jack regarda sa sœur. Il devait admettre
qu’à chaque fois qu’Annabeth était dans les parages, Sara était différente. Elle
avait cette joie de vivre qui se dégageait à son tour d’elle et pour cela il
remerciait Annabeth. Il retrouvait sa petite sœur telle qu’elle était étant
plus jeune avant que certains problèmes ne fassent surfaces.
Route
Annabeth se demandait s’ils allaient
tous arrivés entiers et quand elle disait tous, elle voulait parler d’Erin,
elle, Mémo, son chien, le camion et le coffre sur le toit de sa voiture.
Depuis leur départ, elle n’avait pas
arrêté de se faire du souci pour ce fichu coffre et Erin était dans le même
état qu’elle depuis qu’un petit bout des protections en plastiques les avait
quitté un peu tôt.
Elle ne quittait pas des yeux son
rétroviseur pour voir si le coffre restait à sa place sur le toit et pour voir
si le camion les suivait toujours. Ils avaient quittés l’autoroute pour se
retrouver sur les petites routes et il ne fallait absolument pas qu’ils se
perdent.
Si elle continuait comme ça, c’est
l’ulcère qui
C’était une des choses dont elle devait
se détacher. Ses peurs. Celles créés et transmises par sa famille et cela
allaient être beaucoup plus compliqué qu’elle ne l’imaginait.
6 heures et 36 minutes :
Bloomsburg.
La ville était enfin en vue. Elle
connaissait par cœur le chemin jusqu’à la maison de Sara. Dans quelques
minutes, sa vie allait prendre une nouvelle dimension.
Maison des James
La voiture entra dans la cour de la
maison et là Sara sentit son cœur s’arrêté un instant. Lorsqu’elle vit Annabeth
et Erin dans la voiture, lui faire de grands signes, elle ne put s’empêcher
d’afficher un énorme sourire. Elle avait une envie incontrôlable de
crier...mais elle se retint à temps. Elle ne voulait pas les effrayer si tôt
arrivées.
La voiture se stoppa devant une des
portes du garage. Sara se leva et courut presque à la rencontre des filles.
Annabeth et Erin sortirent de la voiture et la première chose qu’elles firent,
c’est de vérifier que le coffre était toujours sur le toit.
Sara sauta presque sur Annabeth. Elles
se serrèrent dans les bras. C’était presque la première fois qu’elles
échangeaient ce genre de moment/d'attention. Elles étaient toutes les deux très
pudiques lorsqu’il s’agissait de montrer leur sentiment et montrer des marques
d’affection.
Elles se séparèrent et se sourirent.
Elles commençaient à réaliser de plus en plus. Erin s’approcha de ses deux
amies. Sara se tourna vers elle et lui fit la bise.
Annabeth : J’ai
cru qu’on n’allait jamais arriver !
Sara sourit.
Sara : Moi
aussi !
Le camion s’engagea à son tour dans la
cour pour venir se placer à côté de la voiture.
Sara : Comment
s’est passé le voyage ?
Annabeth : Si
tu enlèves le fait qu’on a stressé tout le long à cause du coffre… que l’on a
perdu un morceau en route… on peut dire que tout s’est très bien passé !
Sara : Un
morceau ???
Erin : Ouais…
on a une protection qui a voulu nous quitter plus vite que les autres mais
bon…. Rien de grave !
Annabeth : Rien
de grave mais n’on était en panique quand on a entendu ça ! Ouais je crois
que je vais devenir cardiaque avant l’âge !
Sara sourit. Elle connaissait bien
Annabeth et elle savait qu’elle se faisait du souci pour un rien mais à sa
place, elle aurait été dans le même état.
Les déménageurs descendirent du camion.
Jack passa à côté des filles.
Jack : Je
m’occupe de leur montrer le chemin !
Annabeth : Merci.
Annabeth devait avouer qu’elle
appréciait. Elle était exténuée. Conduire des heures la fatiguait énormément.
Sara : Qu’est-ce
que vous pensez d’un jus de fruit ou un thé ?
Erin : Excellente
idée !
Annabeth : Ah
oui !
Annabeth se dirigea vers sa voiture, ouvrit
la portière conducteur, prit la laisse qui se trouvait dans sa portière et alla
vers le coffre. Elle l’ouvrit et un chien, un golden retriever, apparut, assis
derrière.
Annabeth : Tu
attends !
Le chien la regarda et ne bougea pas. Il
était aussi fatigué que sa maîtresse. Elle attacha la laisse.
Annabeth : Allez !
Descends !
Le chien se leva et sauta de
2 heures plus tard
Appartement Annabeth et Erin
Ce carton pesait une tonne.
Qu’avait-elle bien pu mettre dedans? Elle arriva au milieu de la pièce et lâcha
le carton qu’elle portait sur un autre posé à terre. Sara regarda la pile de
cartons qui s’empilait au milieu du salon. Elle n'imaginait pas que les filles
aient autant d'affaires !
A ce moment, quelqu’un entra avec un
carton 2 fois plus grand que lui. Sara
se poussa avant que le carton ne lui tombe dessus.
Voix : Attention !
Sara reconnu la voix d’Annabeth. Elle
n’avait fait que quelques pas dans l’appartement, qu’elle lâcha le carton et
tomba dessus. Elle leva la tête vers Sara. Celle-ci n’était pas du tout étonnée
de voir Annabeth derrière ce carton. Elle lui sourit.
Annabeth : La
prochaine fois que je veux jouer les filles fortes, frappe moi !... je viens
de me ruiner le dos !
Sara sourit à la remarque de son amie.
Si Sara avait du compter le nombre de fois où Annabeth lui avait dit de la
frapper pour ce qu’elle aurait ou pas du faire, elle aurait été arrêté pour
violence. Annabeth se releva en prenant appuis sur le carton nonchalamment
comme si elle n'était pas fatiguée par ce déménagement.
Sara regarda le carton. D’un seul coup
un doute l’envahit et connaissant Annabeth, elle devait demander.
Sara : Rassure
moi ! Ce n’est pas la télé ?!
Annabeth regarda le carton puis Sara.
Elle semblait réfléchir.
Annabeth : J’en
sais rien !
Sara savait que quelques fois, elle
était tête en l’air mais là. Annabeth fixa son amie puis sourit.
Annabeth : Je
plaisante. C’est du linge !
Sara lui sourit.
Sara : C’était
drôle !
Annabeth : Je
sais, je file au placard !
Sara : Pas
avant d’avoir terminé !
Annabeth se laissa tomber sur le
fauteuil. C’était la première chose qu’ils avaient monté. Et dire qu’il n’avait
pas encore fini. Le camion était à moitié déchargé. Même si elle était crevée,
elle était super heureuse et impatiente.
Elles restèrent un moment, silencieuses.
Elles faisaient souvent ça. Rester là, sans rien dire et apprécier la présence
de l’autre. Sara regarda son amie et elles se sourirent. Et dire qu'elles
allaient pouvoir partager ce genre de moments quand elles le voudraient et non
quand elles le pourraient.
Annabeth : C’est
la pause !
Sara s’assit sur un des cartons près
d’elle.
Annabeth : Je
n’arrive toujours pas à croire que ça y est ! Je vais vivre ici !...
J’ai l’impression d’être en vacances !
Sara : Ouais
(regardant autour d’elle) un peu chargé pour des vacances !
Annabeth sourit. Elle avait toujours été
chargée lors de ses séjours ici mais c’est vrai que là, cela faisait beaucoup.
Annabeth : Quoi
que je devrais être entraîné avec tout ce que j’emmenais à chaque fois en
venant ici !
Sara : Exact…
mais bon… là je dois avouer que tu as fait fort !
Annabeth : Je
n’aurai jamais imaginé avoir autant d’affaires !
Sara roula des yeux en pensant au fait
qu'elle s'était faite la même remarque quelques minutes plus tôt.
A ce moment, Jack entra. Il portait un
énorme carton qu’il posa avec les autres.
Annabeth l’avait croisé de nombreuses
fois durant ses séjours. Surtout la dernière année car il était revenu vivre
chez papa et maman. Il avait prétendu que c’était pour le travail.
Il était suivi d’Erin, qui portait deux
valises. Elle les déposa rapidement près du reste. Elle alla s’asseoir près de
Sara.
Un homme plus âgé fermait
Jack : Je
vois que ça bosse dur ! Ca fait plaisir !
Il s’approcha des filles. Ils adoraient
les taquiner.
Annabeth : Jack…
est-ce que tu n’aurais pas trouvé un dos… ? J’ai du le perdre entre
ici et le camion !
Jack : Je
t’avais dis de ne pas prendre ce carton ! Je l’aurais fait !
Sara : Parce
que tu es un mec et que tu es plus fort que nous ?
Jack : Exactement !
Annabeth ne put s'empêcher de défendre
sa position. Elle savait que Jack plaisantait, mais elle n'avait pas déménagé
jusqu'ici pour qu'on lui dise ce qu'elle devait ou ne devait pas faire. Sa
famille s'en était assez chargée, à tord, jusqu'à présent. Et puis elle savait
que cela ne ferait que monter
Annabeth : Je
te signale que j’ai réussit à le monter toute seule !
Jack : En
te ruinant le dos !
Annabeth : C’est
gentil de t’inquiéter pour moi Jack ! (Sourire)
Jack et Annabeth se défièrent
amicalement du regard. Les autres assistaient à
Erin : J’avais
l’impression qu’il y en avait beaucoup moins, quand on a chargé tout ça dans le
camion hier.
Annabeth : Oui,
moi aussi !
Matt : C’est
plus facile de charger que de décharger !
Erin : Ca
doit être ça !
Matt : Oui
et c’est encore plus dur de reprendre après une très longue pause… alors… on y
va ! On a encore du boulot !
Sara : Papa !
On n’est pas pressé… on a tout le week-end !
Matt : C’est
vrai mais je suppose qu’Annabeth et Erin sont pressées de s’installer ! Et
je ne crois pas que laisser les cartons devant le garage est une bonne idée.
Sara : Les
déménageurs auraient pu les monter quand même !
Annabeth : Ba !
Disons que nous les avons engagé pour la journée… et nous ne pouvions pas nous
permettre de leur payer des heures supplémentaires.
Sara :
Ah parce que l’on ne va pas être payé nous ?
Annabeth regarda Sara.
Annabeth : Faut
vraiment que tu arrêtes de traîner avec moi !
Sara : Et
bien c’est mal partit vu que tu emménage au dessus de mon garage !
Annabeth lui tira la langue tandis que
Sara se contenta de lui sourire à pleines dents. Elles pouvaient être de vraies
gamines quand elles voulaient, et elles adoraient ça.
Matt se tourna vers les deux jeunes
filles assises sur le canapé.
Depuis qu’elle connaissait Annabeth,
Sara était différente ou peut-être simplement elle. La petite fille qu’il avait
toujours connue. Annabeth réussissait à faire ressortir une Sara différente de
celle qu’il avait connu jusqu’à présent. Il était heureux de ce changement.
Annabeth se redressa et commença à se
lever. Le père de Sara était toujours de bons conseils. C’est lui qui avait
fait l’appartement dans lequel elles emménageaient aujourd’hui.
Annabeth : Ton
père a raison ! Plus on finira vite et plus vite on pourra enfin être chez
nous ! … Enfin vous, vous êtes déjà chez vous !
Sara :
remarque pertinente ma chère Anna.
Tout le monde regarda Annabeth. Elle
avait tendance à ne pas toujours se faire comprendre comme elle le
souhaiterait. Mais avec eux, elle n’avait pas l’impression d’avoir été stupide.
Juste trop enthousiaste. Et Sara n'était pas la dernière pour se moquer gentiment
d'elle.
Annabeth : Ok,
on arrête de parler ou plutôt j’arrête de parler et on se remet au
boulot !
Elle se leva et se tourna vers les
autres.
Jack : Je
trouve que c’est une excellente idée !
Annabeth : Il
nous reste encore pas mal de cartons !
Jack : Je
parlais du fait que tu arrêtes de parler !
Annabeth regarda Jack avec un petit
sourire. Il adorait la mettre en boîte à chaque fois. C’était son passe temps
favoris. Jack la regarda avec un regard, elle devait l’avouer, qui l’a faisait
craquer. Il sortit de l’appartement. Annabeth sourit et se tourna vers Sara
tentant de masquer son trouble.
Annabeth : Ton
frère devient de plus en plus drôle !
Sara : Ca,
c’est depuis qu’il te connaît !
Et elle sortit à son tour, fière de son
petit coup, suivit de son père. Annabeth regarda la porte puis se tourna d’un
coup vers Erin.
Annabeth : Quoi !
Ca va être de ma faute maintenant !
Erin s’approcha d’Annabeth.
Erin : Qu’est-ce
que tu veux ! Vous adorez vous chamailler !
Erin la regarda avec un petit sourire
qu’Annabeth commençait à connaître.
Annabeth : Quoi ?
Erin continuait toujours de sourire.
Erin : Rien !
Annabeth n’insista pas plus. Elle
devinait à quoi pensait Erin mais elle n’avait pas envie de l’entendre. Peut-être
parce qu’elle n’était pas encore prête. Trop de choses avait changés dans sa
vie. Et elle ne voulait pas envisager la possibilité que...
Annabeth se tourna vers l’appartement
encore en chantier avec tous ses cartons. Erin s’approcha d’elle et la prit par
le bras. Annabeth
Annabeth : Prête
pour une nouvelle vie ?!
Erin : Bien
sûr ! J’adore déjà !
Elles regardèrent autour d’elle.
Annabeth : Ca
fait bizarre de se dire qu’on commence quelque chose de nouveau.
Elle regarda de nouveau Erin.
Annabeth : Mais
je dois avouer que cela me terrifie aussi. Je n’arrête pas de me demander si
j’ai bien fait et si je vais réussir… si je…
Erin : Arrête
de penser ! Tu as fait ce dont tu avais envie et ce qu’il fallait !
Tu sais très bien que tu as fait le bon choix… alors arrête de te prendre la
tête !
Annabeth : C’est
à moi que tu dis ça !
Erin :
On est toutes les deux ! Si toi tu paniques, ça va pas aller ! Si toi
tu doutes, je vais douter aussi ! Et ça il est hors de question : on
a fait de gros efforts pour arriver jusque ici, ils nous reste plus qu’a suivre
le courant, en restant zen !
Elle s’arrêta et la regarda.
Annabeth : Ok ! Zen …
Annabeth lui sourit. Erin lui rendit son
sourire. C’est vrai que quoi qu’elle dise, Annabeth continuerait à se poser des
questions et ça, pour le moment, elle ne pouvait rien n’y faire. Erin aussi se
posait beaucoup de questions, mais à elle deux, elles y arriveraient : la
volonté, l’organisation, la patience était là pour les accompagner et les aider
à atteindre leur but.
Annabeth : Je
suis contente de ne pas être toute seule dans cette aventure. Je crois que
j’aurais été encore plus paniquée si ça avait été le cas. Toutes les personnes
qui comptent pour moi, sont ici… alors je ne devrais pas me faire de souci. Ma
sœur va me manquer mais avec son école d’infirmière, c’était dur de tout
lâcher.
Erin : Oui
et puis c’était ton choix de partir, peut-être pas le sien.
Annabeth : Oui
Erin : Et
puis Emma pourra venir nous voir et je suis sûre qu’elle ne va pas s’en priver.
Annabeth lui sourit mais elle savait
très bien qu’avec sa mère cela allait être très difficile. Elle ne s’était pas
quitter en bons termes et elle connaissait sa mère et son caractère. Il fallait
juste qu'elle fasse confiance en la vie, comme elle avait coutume de le dire.
Erin : Je
crois qu’on devrait aller les rejoindre sinon ils vont croire qu’on les a
abandonnés !
Annabeth : Ouais
et après on va dire que c’est de ma faute !
Erin : oui
et puis je suis sûre que tu manques déjà à Jack !
Erin sortit très rapidement avant
qu’Annabeth ne pu réagir. Annabeth resta un instant sur place. Elle se dirigea
vers la sortie puis se retourna pour voir l’appartement.
Il était tout neuf, vide avec des tas de
cartons un peu partout. Cela ressemblait un peu à sa vie. Une toute nouvelle
vie, avec pleins de nouvelles choses à l’intérieur, son appartement, sa
nouvelle « famille », son nouveau travail. Il fallait qu’elle mette
un peu d’ordre et qu’elle continue à se construire.
Elle avait envie de rire. Pourquoi, elle
n’en avait aucune idée. Elle se sentait simplement bien. Bien avec elle-même.
3 heures plus tard.
Appartement d’Erin et Annabeth
Annabeth était allongée sur un tas de
carton. Son chien, un golden retriever était couché à ses pieds. Ils avaient
fini de tout monter. Ils avaient cru qu’ils n’allaient jamais en voir
Maintenant, il fallait tout déballer et
ranger. C’était le plus chiant. Erin et Sara se trouvaient affaler dans le
canapé. Jack et Matt se trouvaient dans
les fauteuils.
Annabeth : Je
ne suis pas prête de déménager à nouveau !
Sara : J’espère
bien ! … Et de tout façon, maintenant que tu es là, on te garde !
Jack : Oui
et puis les déménageurs JAMES ferment boutique donc si tu veux partir faudra te
débrouiller toute seule !
Annabeth : Croyez-moi,
je n’ai aucune envie de partir ! Je suis dans une région magnifique, j’ai
un appartement génial et je suis avec les personnes que j’apprécie le plus.
Pourquoi voudrais-je partir ?!
Voix : Toc
toc toc !
Ils se tournèrent vers la nouvelle
venue. Une femme venait d’entrer dans l’appartement avec deux plats dans les
mains. Elle avait relevé ses cheveux châtain en queue. Annabeth s’était levée
pour aider à débarrasser pour poser les plats. Mémo avait lui aussi sentit
l’odeur des gâteaux et s’était réveillé et approché.
Femme : Je
vous ai fait des gâteaux. J’ai pensé que vous pourriez avoir faim !
Annabeth : Mémo !
Couché !
Annabeth pris les plats et les posa sur
la table basse. Enfin là où il y avait de
Annabeth : Mémo !
Là-bas !
Elle lui montra du doigt sa couverture.
Mary : Laisse-le !
Il ne fait rien de mal !
Annabeth : Non,
je ne veux pas qu’il demande !
Mémo regarde sa maîtresse et lorsqu’il
vit qu’elle ne plaisantait pas, alla se coucher.
Mary : Ils
sont encore tous chaud !
Erin : Génial !
Je meurs de faim !
Jack : Après
l’effort, le réconfort !
Sara : Tu
es géniale maman !
Annabeth : Vous
n’avez aucun souci à vous faire, si j’ai le droit à ce genre de traitement, je
risque de m’habituer et à ne jamais vouloir repartir !
Erin : Tu
m’étonnes !
Mary : Très
bien alors je sais quoi faire pour vous garder !
Annabeth : Vous
avez déjà fait beaucoup Mary… vous tous. L’appartement, le déménagement, votre
accueil… je tiens à vous remercier pour tout cela.
Erin : Je
suis d’accord avec Annabeth. Grâce à vous, notre nouvelle vie nous fait beaucoup
moins peur.
Silence. Mary regarda Annabeth et Erin.
Mary : Bienvenue
dans la famille !
Annabeth fut très touchée par ces
quelques mots. Mary s’approcha d’elle et la prit dans ses bras. Annabeth fut
tout d’abord surprise. On n’avait pas l’habitude de ce genre de marque
d’affection dans sa famille. Puis elle serra à son tour Mary contre elle. A cet
instant, elle eut la certitude qu'elle pourrait compter sur Mary. Elle semblait
avoir un amour maternel pour elle, et Annabeth se sentait comblée.
Mary se détacha.
Mary : Et
si pour fêter votre arrivée parmi nous, on faisait un barbecue. Il fait un
temps magnifique, autant en profiter !
Sara : Oui…
en plus ça détendrait tout le monde !
Annabeth : C’est
une bonne idée mais on ne veut pas vous embêter…
Mary : Pas
de mais et tu sais très bien que vous ne nous embêtez pas !
Annabeth : Merci.
Mary : (Regardant
son mari) Matt tu t’occupes de faire chauffer les braises et de la viande et
moi je m’occupe des légumes et du dessert.
Jack : Très
bonne organisation Maman…
Jack se leva et prit sa mère par le
bras. Il la fit s’asseoir dans le fauteuil où il se trouvait. Annabeth trouva
ça mignon, touchant. Il prenait soin de sa maman. Tous d’ailleurs. Un jour,
elle avait posé la question à Sara pour savoir pourquoi, et elle lui avait
répondu que cela se faisait tout naturellement. Ils avaient tous une
promiscuité les uns envers les autres qu'elle ne connaissait pas. Mais peu à
peu, ces attentions lui étaient destinés et elle se surprenait même à en avoir
pour les autres.
Sara : Et
si on goûtait ces gâteaux !
Sara prit les gâteaux et commença à les
découper.
Jack : Toujours
la première !
Sara : Eh !
Si je ne l’avais pas fait, je suis sûre que tu l’aurais fait à ma place,
Monsieur je ne pense qu’à manger et qui en plus qui ne prends pas un
gramme !
Matt : Vous
savez ce qu’il manque ?... Une bouteille de champagne pour arroser tout
ça… (Regardant Annabeth) et hors de question que tu prétexte que tu n’aime
pas ! Son premier appartement, ça se fête !
Annabeth sourit. Elle leva les mains
pour montrer qu’elle n’avait rien dit.
Voix : J’ai
ce qu’il vous faut !
Tout le monde se tourna vers la porte
d’entrée. Une femme venait d’entrer une bouteille à la main et en tenant un
petit garçon de 5 ans environ par la main.
Mémo se redressa et regarda les nouveaux
arrivants.
Sara : Carolyn,
tu es géniale !
Carolyn : (sourire)
Je sais !
Elle rejoignit les autres au centre de
Sara : Tu
viens faire un bisou à Sara mon Thomas ?!
Le garçonnet lui sourit et courut dans
ses bras. Il était lui aussi très brun et avec de grands yeux chocolat. Mémo se
redressa. Il aurait voulu que Thomas continue.
Sara le souleva et l’assit sur ses
genoux. Elle ne put s’empêcher de lui faire un énorme bisou.
Sara : Comment
ça va ?
Thomas : Bien.
Sara : Bien.
Et ta sœur, elle est où ?
Thomas : Avec
Papa !
Carolyn s’assit sur l’accoudoir près de
sa mère et déposa la bouteille sur la table basse.
Carolyn : Léa
a voulu aller voir les chevaux, dans le pré de derrière avant de venir…. Je ne
savais pas qu’un de nos voisins avait des chevaux ?!
Mary : Ils
sont arrivés hier, dans l’après-midi. La grande maison a été vendue et à ce que
m’a dit le notaire, le nouveau propriétaire ne devrait pas tarder à arriver.
Apparemment cela fait des années que cette maison a été vendue mais personne
n’est jamais venu jusqu’à présent.
Tout le monde
Mary : Quoi ?
J’ai croisé sa secrétaire en ville ce matin !
Jack : Pour
avoir de tels chevaux et s’acheter ce genre de maison, il doit avoir pas mal
d’argent !
Sara : C’est
clair ! Cette maison est magnifique… depuis que je suis toute petite, je
rêve de voir l’intérieur !
Carolyn : Ca
pas besoin de nous le préciser ! A chaque fois que vous disparaissiez Jack
et toi, c’est parce que vous aviez le nez collé sur la vitre des voisins !
Tout le monde sourit à l’image tandis
que les deux intéressés firent mine de ne rien entendre.
Annabeth : Vous
parlez de cette maison immense sur le
terrain à côté ?
Sara : Oui !
Annabeth : Elle
est géniale ! Je veux la même !
Jack : Je
crois que pour l’instant, personne ici ne peut se permettre d’avoir ce genre de
maison !
Erin : Et
personne ne sait qui va venir s’installer ici ?
Matt : Non
tout ce que l’on sait, c’est que cette personne n’est pas de la région.
Jack : On
est envahit par des tonnes de touristes qui viennent s’installer dans la
région !
Sara : Ose
dire que tu n’apprécies pas le fait qu’Annabeth et Erin soit venues vivre
ici ?!
Sara fixa son frère et lui sourit. Elle
avait su dès qu’elle avait vu son frère agir avec Annabeth qu’il l’appréciait
énormément. Maintenant restait à ce qu’il le comprenne tout seul…. Enfin avec
un peu d’aide bien sûr ! Et elle savait déjà qu'avec Erin, elles allaient
être sûr le coup !
A ce moment là, Joe arriva avec Léa dans
les bras. Mémo se leva et alla à la rencontre des nouveaux arrivants. Il les
sentit. Joe lui caressa doucement la tête.
Joe : J’espère
ne pas avoir raté la petite fête ?!
Jack : Non
tu arrive juste à temps pour ouvrir la bouteille de champagne !
Joe déposa Léa à terre. La petite fille
courut vers sa grand-mère. Elle avait encore un peu peur de Mémo.
Annabeth : Tu
sais Mémo ne va rien te faire. Il veut juste jouer et avoir des
gratouilles !
Thomas : C’est
vrai ! Il adore quand je lui en fais !
Annabeth sourit. Léa se cacha derrière
sa grand-mère. Annabeth fit signe à Mémo de se coucher.
Joe vint rejoindre le groupe. Il avait
tout au plus 35 ans et cet air décontracté. Brun et des yeux… c’était dur à
voir. Son regard était profond. Marron.
La petite s’assit sur les genoux de sa
grand-mère. Elle ressemblait énormément à son frère. C’était un peu normal,
c’était des faux jumeaux. Ils venaient tout les deux d’avoir 5 ans. Léa avait
de longs cheveux bruns avec de grands yeux marron.
Mary : Alors
ma puce, ils sont beaux les chevaux.
Léa : Oui.
Mary : Tu
les as caressés ?
Léa : Non,
ils étaient trop loin !
Mary : Peut-être
la prochaine fois !
Léa : Y
a des gens qui sont arrivés.
Joe : Oui,
nos nouveaux voisins arrivent. Le camion est déjà là !
Carolyn et Jack se levèrent pour aller
voir. Ils se penchèrent par-dessus l’évier de la cuisine pour pouvoir voir la
maison voisine.
Carolyn : Un
deuxième camion vient d’arriver !
Erin : Et
nous qui nous plaignons d’avoir beaucoup d’affaires !
Sara assit Thomas à sa place et alla
rejoindre son frère et sa sœur.
Sara : Poussez
vous je ne vois rien... ce n’est pas des petits camions ! … Ca doit être
une famille entière qui vient s’installer ici !
Carolyn : Y
a une voiture qui arrive !
Annabeth : Regardez-moi
ces commères !
Carolyn : Ca
à l’air d’être une femme au volant… elle est tout seule apparemment.
Annabeth ne pus s’empêcher d’aller les
rejoindre à
Jack : C’est
qui les commères ?!
Elle lui tapa sur l’épaule.
Annabeth : Attention,
elle sort !!!
La femme qui sortit de la voiture, était
assez grande, blonde et une certaine classe se dégageait d’elle. Mais rien à
voir avec ces femmes des villes qui débarquent en province pour faire leur
cinéma.
Sara : C’est
elle qui va habiter là ?
Carolyn : Il
semblerait. Regarde, elle donne des indications aux déménageurs.
Annabeth s’appuyait sur Jack pour
arriver à voir à
Annabeth : Mémo !
Mary : Il
veut voir lui aussi !
Annabeth fit descendre Mémo.
Annabeth : Vous
croyez qu’elle a une famille ?!
Elle se tourna vers Mary.
Mary : Je
n’en sais rien.
Matt : Arrêté
d’espionner et venez plutôt vous asseoir !
Les quatre personnes s’exécutèrent. Mémo
les suivit. Joe prit la bouteille de champagne.
Joe : Et
si on ouvrait cette bouteille !
Mary : Catherine
et Charlie ne devaient pas nous rejoindre ?
Carolyn : Catherine
devait aller chercher Charlie à l’aéroport et elle ne savait pas si elles
allaient pourvoir être là à temps !
Jack : C’est
pas grave, on commence sans elles… elles nous rejoindront au barbecue.
Carolyn : Un
barbecue ?!
Sara : On
s’est dit que ça pourrait être sympa de faire un barbecue ce soir, pour fêter
l’arrivée d’Erin et Annabeth.
POP !! Joe venait d’ouvrir la
bouteille.
Joe : Excellente
idée !!
Mémo courut après le bouchon pour le
mâchouiller.
Matt lui tendit un verre, puis un
deuxième. Ensuite, il les tendit à Annabeth et Erin.
Matt : Honneur
aux invités !
Annabeth : On
n’est plus vraiment des invités vu qu’on emménage ici !
Chacun avait un verre. Matt leva le
sien.
Matt : A
nos deux charmantes petites citadines !
Tout le monde leva son verre et but une
gorgée. Annabeth grimaça et avala péniblement. Ensuite, elle posa son verre sur
la table basse.
Annabeth : Voilà,
j’en ai bu…Mais ça sera tout car sinon je risque d’être pompette !
Jack : Avec
une gorgée de champagne ?!
Annabeth : Il
ne m’en faut pas beaucoup !!
Mémo vint poser sa tête sur les genoux
d’Annabeth.
Sara : Lui
aussi, il veut du champagne !
Annabeth : Non,
je crois qu’il a une envie pressante. Il est resté enfermé toute l’après midi
le pauvre.
Annabeth se leva et alla chercher
quelque chose dans son sac. Au bout de quelques secondes, elle en sortit une
laisse.
Annabeth : Allez !
Viens mon chien !
Elle allait sortir puis elle se tourna
vers les autres.
Annabeth : Ca
c’est génial ! Pouvoir sortir et aller se balader dans la nature avec son
chien sans avoir à faire attention aux voitures et tout ça !
Tout le monde la regardait.
Annabeth : Me
regarder pas comme ça ! C’est vrai !... Haaaa mais vous ne pouvez pas
comprendre…. Vous avez toujours connu ça !
Elle ouvrit la porte et Mémo se glissa à
l’extérieur.
Extérieur.
Mémo courut tout autour de
D’un seul coup, Mémo changea de trajectoire et se dirigea vers la
maison d’à côté.
Annabeth : Mémo !
Viens ici !... Mémo.
Mais son chien ne l’écouta pas. Il
continua sa course.
Annabeth : C’est
fou comme il m’écoute bien !!
Elle partit à sa poursuite. Il se dirigeait
tout droit sur sa voisine. Pour un premier contact, avoir un chien qui vous
saute dessus, ce n’était pas la meilleure approche. Mémo arriva près de
Annabeth : Mémo !
Désolée !
La voisine leva les yeux vers elle puis
se redressa.
Voisine : Non,
ce n’est pas grave. Il est adorable. Mémo c’est ça ?
Annabeth resta un instant à observer la
femme qui se trouvait en face d’elle. Elle avait un style à elle. Annabeth
n’aurait pas pu dire si elle était une femme d’affaire, ou une femme
d’intérieur ou encore sportive ou sophistiquée. Comme si elle était tout ça en
même temps.
En tout cas, elle avait remarqué à quel
point elle était belle. Beaucoup plus qu’une beauté physique. Elle avait
quelque chose qui se dégageait d’elle. Elle était magnifique. Un regard profond,
un sourire éclatant...tout une prestance qui émanait.
Annabeth reprit ses esprits lorsque Mémo
lui fonça légèrement dedans.
Annabeth : Mémo !
Oui !
Voisine : Vous
habitez dans le quartier ?
Annabeth : Oui,
je viens juste d’emménager au dessus du garage de mon amie !
Annabeth lui montra l’endroit du doigt.
Voisine : Alors
nous sommes voisines ?!
Annabeth : Oui.
La femme lui tendit la main.
Voisine : Jane
Lane… je débarque tout droit de New York !
Annabeth : Moi
aussi… enfin de la banlieue ! Annabeth Gheel…
Mémo voulait des caresses.
Annabeth : Et
vous connaissez déjà Mémo !
Jane sourit.
Jane : Vous
connaissiez la région avant de venir vous installer ?
Annabeth : Oui,
j’ai ma meilleure amie qui habite ici !
Jane : Votre
meilleure amie ! Elle habite ici et vous habitiez la banlieue de New
York ??
Annabeth : Oui,
c’est une longue histoire mais je dirais simplement : merci
Internet !
Jane : OK !
Annabeth : Et
vous, pourquoi avoir choisi cette région ?
Jane sembla hésité. Puis elle se tourna
vers le paysage.
Jane : Pour
ça !
Elles regardèrent toutes les deux le
paysage. C’est vrai que c’était magnifique. C’était apaisant, accueillant et
sécurisant.
Annabeth : Donc
vous et votre famille venez vous installer ici ?
Jane se tourna vers Annabeth. Celle-ci
remarqua un air triste dans le regard de Jane. Mais il disparut rapidement.
Jane : Je
suis toute seule.
Annabeth : Oh
désolée.
Jane : Ce
n’est rien. J’ai l’habitude.
Annabeth la regarda un instant. Le courant
passait bien. C'était assez étrange comme quelques fois d'un simple contact on
pouvait avoir une certitude concernant
Annabeth : Vous
faites quelque chose ce soir ? Enfin je veux dire à part déballer vos
cartons ?
Jane la regarda.
Jane : Pas
vraiment. Pourquoi ?
Annabeth : Parce
que nous organisons un barbecue et vu que vous êtes vous aussi nouvelle dans la
région, vous êtes bien sûr invitée…
Jane : Je
ne voudrais pas déranger !
Annabeth : Connaissant
la mère de mon amie, il va avoir au moins de la nourriture pour 20 personnes et
même si ça famille est grande, une personne de plus ou de moins, on ne verra
pas
Jane sourit.
Jane : Vous
avez raison !
Annabeth : Alors
ça, c’est une chose qui ne faut pas me dire souvent, car sinon je vais
commencer à le croire !
Annabeth lui sourit.
Annabeth : Je
vais vous laisser vous installer et vous poser un peu… et on se retrouve à
19h30 dans notre jardin.
Jane : Parfait.
Annabeth commença à s’éloigner.
Annabeth : Mémo….
Elle fit signe à son chien et pour une
fois il l’écouta du premier coup.
Annabeth : A
tout à l’heure !
Appartement Erin et Annabeth
La porte s’ouvrit et Mémo entra
rapidement suivit d’Annabeth.
Annabeth : Devinez
qui je viens de rencontrer ?
Sara : Notre
voisine !
Annabeth la regarda amusée. Sara ne
changerait donc jamais ! Toujours aussi curieuse...dieu merci !
Annabeth : Ok,
je vois ! Vous avez regardé par la fenêtre !
Sara : On
t’a entendu appeler Mémo. On se demandait ce qu’il se passait !
Annabeth sourit et lui lança un regard
peu convaincu.
Annabeth : Mouais !
Mary : En
tout cas cette jeune femme a l’air tout à fait charmante !
Annabeth se tourna vers Mary.
Annabeth : Quoi ?
Vous aussi ?
Annabeth sourit de plus belle.
Sara : Tu
crois qu’on a appris où ?
Annabeth : Quand
j’ai vu Mémo courir vers elle, je me suis dis « Ca y est ! C’est
fini ! » et en fait, elle a été géniale !
Erin : Oui,
elle a l’air d’aimer les animaux.
Annabeth fixa les personnes présentes
avec des yeux ronds. Elle n'en croyait pas ses oreilles. Mais elle était au
bord de la crise de rire. La situation était vraiment cocasse.
Annabeth : Et
bah heureusement qu’on a plusieurs fenêtres !.... Et puisque vous êtes si
curieux, j’ai invité Jane à se joindre à nous pour le barbecue… (Se tournant
vers Mary) Ca ne vous dérange pas ?
Mary : Non,
au contraire, tu as bien fait.
Carolyn : Jane ?
C’est comme cela qu’elle s’appelle ?
Annabeth : Oui.
Jane Lane !
Mary se leva.
Mary : Et
bien au lieu de discuter, on ferait mieux de commencer à préparer !
Jack : Ok !
Je vais avec Papa préparer le barbecue et installer les tables.
Carolyn : Moi
je viens t’aider maman !
Carolyn s’approcha de son mari et posa
ses mains sur son torse. Elle planta son regard dans le sien.
Carolyn : Tu
peux t’occuper des enfants.
Annabeth, Erin et Sara adoraient jouer
les « voyeurs ». ils étaient trop mignons c’est deux là. Ils avaient
une manière de se regarder. On pouvait sentir tout l’amour et l’attirance qu’il
y avait entre eux. Même depuis toute ces années. Les trois jeunes femmes
soupirèrent en même temps de contentement. Les histoires d'amour les
fascinaient réellement.
Joe : Pas
de problème !
Carolyn lui sourit et déposa un baiser
sur ses lèvres.
Sara : Et
nous ?
Joe : Je
crois que vous êtes un peu grandes pour que je vous garde !
Tout le monde sourit.
Sara : Je
voulais dire, qu’est-ce que l’on fait ?
Mary : Rien !
Annabeth : Mauvaise
réponse !
Sara : On
s’occupe des boissons et des verres !
Jack : Ok,
maintenant que les équipes sont faites ! GO ! On se déploie !
Léa : Moi
aussi, je veux aider Mamie !
Tout le monde sourit. Annabeth
s’approcha de Léa et s’accroupit près d’elle.
Annabeth : Tu
sais ce que tu peux faire ?
La petite fille fit signe que non.
Annabeth : Est-ce
que tu peux me garder Mémo. Je n’ai pas envie de le laisser tout seul. Tu crois
que tu peux m’aider ?
La petite fille hésita.
Annabeth : Regarde…
il a envie que tu lui fasses des câlins et des gratouilles !
La petite fille regarda le chien. Il lui
faisait ses petits yeux de « cocker ».
Léa fit de grand signe positif de la
tête avec un grand sourire.
Annabeth : Mémo…
viens ici !
Le chien arriva en trottinant. Annabeth
lui attacha la laisse et tendit l’autre bout à Léa.
Annabeth : Je
te le confie !
La petite fille prit la laisse dans sa
main. Annabeth regarda Joe. Il lui fit signe qu’il ferait attention. Thomas
alla rejoindre sa sœur et voulut lui prendre la laisse des mains.
Thomas : Moi,
aussi, je veux le tenir !
Léa garda la laisse.
Léa : Non,
c’est à moi qu’elle a dit !
Annabeth : J’ai
une idée…. Vous le tenez chacun votre tour ! D’accord ?
Les deux enfants acquiescèrent. Annabeth
se redressa.
Sara : Toutes
les équipes sont en position ?... GO !
Chacun partit à sa tâche le sourire aux
lèvres.
Jardin
Annabeth s’arrêta un instant et regarda
autour d’elle. Tout le monde s’afférait. Tout le monde était fatigué par la
journée qu’ils venaient de passer mais chacun avait trouvé la force de préparer
leur soirée.
Il faut dire qu’ils adoraient se
retrouver tous ensemble. Annabeth sourit. Elle qui d’habitude, dans sa famille,
fuyait ce genre de soirée, ici, elle pouvait y passer des heures. Elle avait
vite compris que
En plus, il faisait un temps magnifique.
Un temps de juillet. Très chaud aussi d’ailleurs et le barbecue n’allait rien
arranger.
Sara et elle, avaient installé les
glacières qui allaient accueillirent les boissons et avaient amener les verres
ainsi que les couverts. Si leur compte était exact, ils seraient 13 ce soir.
Sara remplie la dernière glacière avec
l’eau de tuyau d’arrosage et y versa les derniers glaçons.
Sara : Voilà,
dernière glacière prête !
Elle s’assit à côté d’Annabeth à la
table.
Sara : 5
min de pause !
Elles regardèrent Thomas et Léa jouer
avec Mémo. Annabeth leur avait permis de le détacher pour jouer à la balle avec
lui. Les deux enfants couraient après Mémo pour essayer de récupérer
Jack et Matt s’approchèrent des filles.
Matt : Le
barbecue est prêt ! … je vais prévenir votre mère !
Matt entra dans la maison.
Jack : Je
vois que ça bosse dur !
Jack resta debout face aux filles. Elles
firent comme si elles n’avaient rien entendu. Jack prit le tuyau d’arrosage que
Sara avait posé un peu plus loin pour aller le ranger mais d’un seul coup, il
eut une idée. Il se tourna vers les filles.
Annabeth : Non !
Sara : Tu
n’oseras pas ?!
Il sourit de plus belle. Elles se
levèrent. Sara attrapa Annabeth et se mit derrière elle. Amie ou pas...Sara ne
comptait pas être mouillée, et elle savait qu'avec Jack tous les coups étaient
permis. Elle protégeait ses arrières rien de plus. Et par chance son amie était
sensiblement plus grande qu'elle.
Annabeth : Eh !!!
Elle regarda Jack qui se rapprochait
dangereusement, en menaçant d’allumer l’eau.
Jack : Après
une telle journée, rien de tel qu’une bonne douche !
Annabeth : Tu
sais que ton père nous a fait une superbe salle de bain dans notre appartement.
Jack souriait de plus belle. Elles
savaient que si elles faisaient le moindre mouvement, il allumerait l’eau. Mais
même si elles ne bougeaient pas, il les arroserait quand même. Annabeth en était
sûre. Il avait ce regard qu’elle connaissait bien.
Annabeth : Jack ! Nonnnn….
Elle n’eut pas le temps de finir ses
pensées, qu’une douche froide s’abattit sur elle. Sara se cacha derrière
Annabeth. Celle-ci essayait d’éviter le jet d’eau mais c’était cause perdue.
Mais elle n’allait pas se laisser faire. Elle avança vers Jack. Sara
Annabeth attrapa l’arme du crime mais
Jack ne lâcha pas prise et Jack avait beaucoup plus de force qu’elle. Il
continuait toujours de l’arroser et Annabeth ne pouvait pas dévier le jet. Jack
attrapa de son bras libre, Annabeth par la taille, pour ne pas qu’elle bouge ou
qu’elle s’échappe. Elle était maintenant prisonnière.
Elle riait de plus en plus. Elle était
plus que trempée à cet instant mais elle était contente. En la tenant, Jack se
mouillait lui aussi par la même occasion.
Annabeth : Les
filles !!!
Il fallait que Sara et Erin l’aident.
Elle n’arriverait jamais à se dégager et à mouiller Jack seule. Sara se tenait
à plusieurs mètres de la bataille mais observait. Un sourire machiavélique se
dessina sur les lèvres de Sara, elle éprouvait une insolente satisfaction à
voir Anna se faire mouiller.
Sara : T’a
voulu y aller, tu te débrouille maintenant !
Annabeth s’était retrouvé dans les bras
de Jack, sans vraiment sans rendre compte. Il ne la lâchait pas.
Erin sortit de la maison où elle avait
été Sara et Carolyn en cuisine. Lorsqu’elle vit Annabeth et Jack, elle se tourna
vers Sara pour savoir ce qu’il se passait. Sara la regarda.
Sara : Ils
ne sont pas mignons ??
Elles sourirent puis regardèrent de
nouveau le couple. Jack était de plus en plus mouillé lui aussi. Quand à
Annabeth, si elle avait plongé toute habillé dans la piscine cela aurait été la
même chose.
A un moment, l’eau cessa de couler.
Annabeth arrêta de se débattre.
Voix : Eh !!!!!!
Interdiction de s’amuser sans nous !
Tout le monde se tourna vers cette voix.
Deux jeunes femmes brunes se tenaient face à eux. La première avait un style
assez particulier et ses cheveux étaient maladroitement remontés en chignon.
Elle releva ses lunettes de soleil sur sa tête. L’autre jeune femme avait les
cheveux mi-longs qui lui retombaient sur les épaules. Elle portait simplement
un jean et un débardeur. Charlie et Catherine venaient d’arriver. Sara courut
vers ses sœurs.
Sara : Charlie !!!!
C’est génial !
Elle prit sa sœur dans ses bras. C'était
si bon de se retrouver !
Jack lâcha doucement Annabeth. Ils se
regardèrent tous les deux, gênés, lorsqu’ils comprirent la situation dans
laquelle ils se trouvaient. Elle s’écarta et essaya de s’essorer comme elle le
pouvait.
Sara et Charlie se détachèrent.
Sara : Comment
s’est passé ton vol ?
Charlie : J’étais
pressée d’arriver !
Sara, Charlie et Catherine rejoignirent
les autres.
Catherine : Tellement
pressée qu’elle en oubliait ses bagages !
Charlie sourit.
Charlie : Oui,
heureusement que ma grande sœur était là !
Charlie sourit à Catherine. Elle adorait
Charlie : Salut
toi !
Elle lui fit une caresse sur la tête
puis Mémo alla voir Annabeth. Il
Charlie : (Annabeth)
Tu ne m’en voudras pas trop si je ne te fais pas la bise !
Annabeth sourit. Elle comprenait tout à
fait. Elle n’avait rencontré Charlie qu’une seule fois depuis qu’elle
connaissait Sara. Très rapidement, l’année dernière au jour de l’an. Mais elle
devait avouer que cela avait été très rapide. Charlie était partie
précipitamment, elle n’avait pas compris pourquoi. Et cela ne la regardait pas.
Charlie alla faire la bise à Erin, Joe
et les enfants puis Catherine fit de même.
Catherine : Alors
comment s’est passé le déménagement ?
Erin : Très
bien… heureusement qu’on ait eu un coup de main !
Jack : Oui
d’ailleurs vous vous êtes défilées !
Charlie : Désolée
mais le pilote de l’avion n’a pas voulut dépasser la limitation de vitesse pour
que je puisse arriver plus tôt.
Catherine : Et
puis vous vous êtes très bien débrouillés sans nous.
Charlie s’assit et prit Léa sur ses
genoux.
Charlie : Toi
aussi tu as aidé ma puce ?
Léa : Oui….
J’ai gardé Mémo.
Tout le monde sourit.
Charlie : Qu’est-ce
que vous avez grandit tout les deux !
Charlie regarda Joe.
Charlie : Qu’est-ce
que vous leur donner à manger ?
Joe sourit. Il regarda ses enfants.
C’était sa plus belle réussite.
Charlie : (Joe)
Et toi ? Papa ne t’ennuie pas trop au cabinet ?
Joe resta un instant silencieux.
Joe : Est-ce
que tu veux vraiment une réponse ?
Chacun sourit. Ils connaissaient tous la
réponse.
Charlie : Je
vois !
Catherine : Papa
a du mal a arrêter !
Charlie : J’imagine !
… En parlant de Papa… où sont-ils Maman et lui ?
Sara : Dans
la cuisine !
Mary : Plus
maintenant !
Mary et Matt venaient d’arriver sur
Mary : Je
suis contente de te voir !
Elle serra fort sa fille contre elle.
Matt resta sans bouger. Lorsqu’elles se détachèrent, Charlie et Matt se
regardèrent.
Charlie : Papa !
Matt se contenta d’incliner
Mary : (regardant
Annabeth et Jack) Qu’est-ce qu’il s’est passé ?
Annabeth : Jack
a trouvé qu’il faisait un peu trop chaud !
Carolyn arriva avec un saladier dans les
mains. Elle le posa au centre de la table.
Carolyn : Voilà
le reste de demande plus qu’à être servit !
Elle se tourna vers ses sœurs.
Carolyn : Salut !
Elle embrassa Charlie.
Carolyn : Alors
comme ça on te manquait trop ?! Tu as décidé de revenir à la maison ?!
Charlie : Oui…
et puis New York a perdu tous ses charmes !
Personne ne voulait relancer ce sujet
douloureux du départ de Charlie. Le temps d'en parler viendrait, mais là il
était l'heure à la fête.
Mary : Bon
et bien puisque tout le monde est là, on va pouvoir commencer !
Annabeth : Euh…
excusez-moi ! Est-ce que je peux prendre 5 min pour aller me
changer ?
Matt : Non
(sourire) vas-y !
Sara : En
plus, Jane n’est pas encore arrivée !
Annabeth courut vers l’appartement pour
mettre des vêtements secs.
Catherine : Jane ?
Sara : Notre
nouvelle voisine !
Catherine : Encore
une ?
Mary : Oui,
tu sais la belle maison… et bien elle a été vendue.
Erin : Annabeth
a fait la connaissance de notre voisine, tout à l’heure.
Charlie : Ok !
Appartement Erin et Annabeth
Annabeth enfila son débardeur tout sec.
Il fallait encore qu’elle se sèche les cheveux. Elle alla dans la salle de bain
et attrapa une serviette.
Elle avait adoré cet après-midi. Voir
son nouvel appartement. Il était magnifique. Très grand et spacieux. Il
correspondait à ce qu’elle voulait. Il faut dire que le père de Sara l’avait
pas mal consulté pour savoir ce qu’elle désirait et elle avait été énormément
touchée par cette attention.
Et la maman de Sara qui avait aidé pour
Elle se demandait comment elle avait
fait pour vivre jusqu’à présent, sans ce genre d’attention, de confiance. Sa
famille n’était pas du tout comme cela. Et lorsqu’elle avait rencontré la
famille de Sara, cela lui avait bizarre. Elle avait été très bien accueillit.
Comme un membre de
Elle ne connaissait pas encore très bien
tous les membres de cette grande famille. Mais elle les appréciait tous.
Elle prit sa brosse et commença à se
recoiffer. Elle sourit. Jack l’avait « inondé ». Elle sourit de plus
belle. Elle l’appréciait beaucoup et même si ils adoreraient se taquiner, ils
s’entendaient bien. Enfin, c’est ce qu’elle pensait.
Mais elle ne voulait penser à plus pour
le moment. Tout était déjà assez compliqué dans sa tête pour qu’elle pense à ce
genre de chose. Il fallait qu’elle se reconstruise après tout ce qui c’était
passé. Qu’elle découvre qui elle était réellement. Qu’elle réapprenne à donner
la parole à la petite fille en elle. Celle qui a disparut un peu trop vite.
Annabeth releva ses cheveux et les
attacha avec sa pince. Voilà, elle ressemblait de nouveau à quelque chose. Elle
se regarda dans le miroir. Elle avait l’impression que quelque chose avait
changée en elle mais elle ne pouvait pas dire quoi.
Il fallait qu’elle retourne au barbecue.
On devait l’attendre.
Terrasse des JAMES
Annabeth descendit l’escalier et vit
Jane arriver. Elle alla à sa rencontre.
Annabeth : Vous
avez pu venir ?!
Jane : Oui,
j’ai laissé mes cartons…. J’avais besoin de prendre l’air !
Annabeth : Je
vous comprends ! Je suis dans le même état… Un carton de plus et je crois…
je faisais un malheur.
Jane sourit.
Jane : Est-ce
que votre invitation « barbecue » tiens toujours ?
Annabeth : Bien
sûr… Tout le monde a hâte de vous rencontrer.
Jane : Je
ne savais pas que j’étais déjà si connue ?
Annabeth : Disons
que c’est difficile de ne pas se faire remarquer dans la région quand on est
nouveau !
Jane : (sourire)
Moi qui voulait passer incognito.
Annabeth lui sourit.
Annabeth : Et
bien c’est raté ! … Mais bienvenue au club !
Annabeth commença à s’avancer vers
Lorsqu’elles arrivèrent tout le monde se
tourna vers elles. Annabeth devait faire les présentations.
Annabeth : Je
vous présente notre nouvelle voisine… Jane Lane… Madame Lane…
Jane : Appeler
moi Jane… ça me fera me sentir moins vieille !
Annabeth : Jane…
je vous présente (montrant d’un geste) Erin… ma colocataire et ma petite sœur…
enfin c’est une longue histoire…Sara… mon double et ma meilleure amie…. C’est
en partie à cause d’elle, si on est là aujourd’hui !
Sara : Genre
je t’ai forcé !
Annabeth lui sourit.
Annabeth : Mary
et Matt James… les parents de Sara…
A ce moment, Mémo vint demander des
caresses à Jane.
Jane : Mémo !
Annabeth : Alors
de droite à gauche nous avons…. Catherine…. La deuxième sœur de la famille….
Jack… le 4ème… des enfants… Charlie… la 3ème… Carolyn, l’aînée et Joe, son mari…. Et les
deux petits bouts de chou à côté… ce sont leurs enfants, Léa et Thomas… Voilà,
je crois que vous connaissez tout le monde.
Mary : Bienvenue
parmi nous !
Sara : Alors
on est fous mais pas méchants !
Jack : Eh
parle pour toi !
Annabeth : Et
c’est toi qui dis ça alors que tu viens de m’arroser sans aucune raison ?!
Jack : Aucune
raison ?? Tu n’avais pas chaud ?!
Annabeth : Pas
au point de prendre une douche habillée !
Jane : Ok,
je vois. Je dois rester sur mes gardes alors ?!
Joe : Bah
en fait, on s’habitue très vite à cette famille… et je dois dire qu’on est très
vite contaminé !
Jane sourit.
Charlie : Je
meurs de faim, si on commençait ce barbecue !
1 heure plus tard,
Jardin
Tout le monde mangeait et appréciait le
moment.
Pourtant Annabeth et Erin avaient
remarqué qu’une certaine tension avait fait son apparition. Pas assez pour
gâcher la journée mais elles avaient l’impression que cela remontait à beaucoup
plus loin qu’à cette journée.
Mais tout le monde semblait s’amuser
tout de même.
Catherine discutait avec sa mère et
Jane. Annabeth avait déjà remarqué à quel point elles étaient proches toutes les
deux. Elle ne savait pas trop pourquoi mais il y avait des choses qu’elle ne
connaissait pas dans cette famille et c’était tout à fait normal.
Charlie semblait en grande discussion
avec Sara. Elle avait du temps à rattraper. Sara avait dit à Annabeth que
Charlie lui manquait beaucoup. Que de toutes ses sœurs, c’était elle qu’elle
connaissait le moins. Annabeth ne savait pas pourquoi Charlie avait décide
revenir, ni pourquoi elle avait décidé de partir à ses 18 ans.
Carolyn était assise près de son père,
sur un transat. Elle regardait son mari jouer avec Léa et Thomas. Les deux
enfants sautaient sur leur père alors qu’il étaient à terre et essayaient de le
maintenir ainsi. Joe fit semblant d’être battu. Les enfants se levèrent tout
fiers d’eux.
Joe se releva et vint s’asseoir sur le
transat derrière sa femme. Il la prit dans ses bras. Carolyn nicha sa tête dans
le cou de son mari. Ils avaient l’air si amoureux, cela faisait plaisir à voir.
Matt discutait avec Jane. Il lui
proposait d’effectuer des travaux de réparation si elle avait besoin. Annabeth
sourit. Toujours à rendre service. Surtout depuis qu’il était à la retraite.
Jack rejoignit Charlie et Sara. Il
semblait lui aussi distant avec Charlie. Annabeth savait que cela ne la
regardait pas mais elle ne pouvait s’empêcher de se demander ce qu’il s’était
passé Charlie.
Erin vint rejoindre Annabeth. Elle se
tourna vers la nouvelle venue et lui sourit.
Erin : A
quoi tu penses ?
Annabeth : A
rien. J’observe ! Je sais que ce n’est pas ma famille mais… avec eux, j’ai
la sensation d’avoir trouvé ma place. Je sais que tout ne sera pas faciles tous
les jours, ici aussi, mais… je sens que cela va être différent de ce que j’ai
connu.
Erin : Je
crois savoir ce que tu veux dire !
Annabeth : Pourtant,
je sens que cette famille, a comme moi, de nombreuses blessures… comme toutes
les familles je pense. Mais j’ai la sensation que nous allons pouvoir nous
entre aider.
Annabeth sourit à Erin.
Annabeth : Mais
ça me terrifie aussi !
Erin : Tu
n’es pas la seule ! Mais je crois
que cela ne changera rien d’avoir peur.
Annabeth regarda un instant Erin.
Annabeth : Tu
sais que durant un instant j’ai cru m’entendre parler ?!
Erin sourit.
Erin : Voilà
ce qui arrive lorsqu’on reste un peu trop avec toi !
Annabeth : C’est
toujours de ma faute de toute manière !
Erin se servit un verre d’eau. Annabeth
regarda un long moment le pichet d’eau. Une idée lui traversa l’esprit. Erin le
remarqua et elle devinait très bien à quoi Annabeth pensait.
Erin : A
ta place, je ne ferais pas ça !
Annabeth la regarda avec son air d’ange.
Annabeth : Quoi ??
Erin : Je
t’aurais prévenue !
Annabeth lui sourit et se dirigea vers
Jack, le pichet d’eau à
La réaction fut immédiate. Jack fit un
bond en avant. Il se retourna. Annabeth recula légèrement et afficha un immense
sourire.
Annabeth : Tu
avais l’air d’avoir chaud !
Jack la fixa et
Pourquoi elle avait la sensation qu’elle
allait être de nouveau trempée ?!
Annabeth : C’était
ma revanche ! (Sourire)
Il ne répondit pas et se contenta de
sourire. Cela n’avait rien de rassurant. Tout le monde assistait à
D’un seul coup Jack courut vers elle.
Elle n’eut pas le temps de réagir, il l’attrapait et la soulevait sur son
épaule. Annabeth ne put s’empêcher de rire.
Annabeth : Jack !!!!!
Il se dirigea vers
Il essaya une nouvelle fois de la jeter…
et cette fois-ci, il réussit mais Annabeth l’entraîna avec elle. Ils tombèrent
tout les deux à l’eau. Lorsqu’ils remontèrent à la surface, Annabeth tenait
toujours Jack par le cou.
Annabeth remit avec sa main, ses cheveux
en arrière. Sa barrette s’était détachée. Jack
Annabeth se recula d’un seul coup et
alla s’appuyer près du bord. Elle vit quelqu’un s’approcher du bord. C’était
Erin… suivit de Sara.
Erin : Je
t’avais dis que c’était dangereux !
Annabeth la regarda.
Annabeth : Oui
mais au moins là, on est quitte !
Jack la rejoignit près du bord. Annabeth regarda Erin.
Annabeth : Tu
peux m’aider à sortir s’il te plaît avant qu’il ne lui vienne encore une de ses
idées.
Elle tendit sa main à Erin. Celle-ci lui
prit la main et avant qu’elle ne comprenne ce qu’il lui arrivait, elle se
retrouvé elle aussi dans l’eau. Lorsqu’elle sortit la tête de l’eau, elle se
tourna vers Annabeth.
Annabeth : Plus
on est de fous, plus on rit !
Erin lui envoya de l’eau dans la figure et
Annabeth répondit de suite ce qui fini par un bataille d’eau. Sara se recula.
Jack la regarda.
Jack : Où
tu vas comme ça ??
Jack s’appuya sur le rebord et se hissa
hors de l’eau en quelques secondes. Sara essaya de s’échapper mais il l’attrapa
et l’envoya à la flotte.
Thomas et Léa étaient entrain de rire en
voyant les filles dans l’eau. Jack se tourna vers eux et courut vers eux pour
les attraper. Et il sauta avec les deux bouts de chou dans la piscine.
Carolyn réagit légèrement. C’était ses
enfants, et elle avait un peu peur. Elle sentit Joe se lever et
Joe : Si
on allait s’amuser nous aussi !
Carolyn : Joe…
non !!!
Mais elle n’eut pas le temps de finir
que Joe la jetait déjà dans
Joe : Je
peux savoir où vous allez ?
Matt empêcha Catherine de passer et Joe
s’occupa de Charlie. Il l’attrapa et la jeta à son tour dans l’eau. Matt tira
Catherine jusqu’au bord et Joe s’occupa du reste. Puis il se tourna vers les
personnes dans l’eau.
Joe : Je
crois que le compte est bon !
Matt : Non
pas encore !
Matt poussa Joe. Il perdit l’équilibre
et tomba lui aussi à l’eau.
Mary s’approcha avec Jane de son mari.
Jane : Je
vois ce que vous vouliez dire par fous mais pas méchants !
Mary se tourna vers elle avec un
sourire.
Mary : Oh
mais là, ils sont plutôt calme !
Jane lui rendit son sourire. Cette
famille était… charmante et très accueillante. Ce qui était de plus en plus rare
aujourd’hui.
Lendemain
Une nouvelle année allait bientôt
commencer. Une nouvelle année scolaire bien sûr. Mais elle avait l’impression
de commencer une nouvelle vie, avec Annabeth et Erin. Comme si pour elle, tout
allait changer aussi. Et pourtant, elle habitait toujours chez ses parents et
elle allait aller dans la même fac. Rien n’allait véritablement changer. Mais
elle avait cette sensation que cette année allait être riche en rebondissement.
Son amie de fac, Kyria était elle aussi
de retour pour une troisième année. Elle sentait bien toute les deux même si
quelques fois leurs méthodes de travail différaient. On peut dire qu’elles se
complétaient à
Elle aimait bien cette « ambiance
fac » et sortir avec les autres pour faire la fête mais elle savait aussi
qu’elle avait énormément besoin de bosser. C’était sa manière de travailler.
Elle allait boire une autre gorgée de
son thé mais elle remarqua qu’elle n’en avait plus. Elle décida donc de
descendre en cuisine se resservir. Elle descendit les marches. Elle entendit la
porte d’entrée s’ouvrir.
Carolyn : Bonjour !
Y a quelqu’un ?!
Sara alla à sa rencontre et lui sourit.
Sara : Oui.
Je suis là moi ! Papa et maman sont partit faire des courses.
Carolyn : Ok.
J’étais venue rendre le livre que maman m’a prêté la dernière fois.
Elles allèrent toutes les deux dans la
cuisine.
Sara : Une
tasse de thé ?
Carolyn : Je
veux bien !
Sara alla faire chauffer l’eau. Elle
sortit une nouvelle tasse pour sa sœur. Carolyn s’assit à la table et regarda
sa petite sœur faire.
Carolyn : Alors
qu’est-ce que fait notre vacancière ?
Sara continuait toujours sa tache.
Sara : Pas
grand-chose et ça m’énerve ! J’étais entrain de regarder les jobs d’été.
J’aimerais bien en trouver un pour me faire un petit peu d’argent. Je sais que
Papa et Maman veulent payer mes études mais j’aimerais bien participer
aussi !
Carolyn : Joe
peut te prendre…
Sara se tourna vers sa sœur.
Sara : C’est
super gentil mais… je préfère me débrouiller par moi-même. Et puis avec Joe, je
n’aurais pas vraiment l’impression d’avoir un vrai boulot. Le cabinet, c’est
comme une seconde maison pour nous !
Carolyn : Tu
as raison ! Qu’est-ce qu’on a pu faire comme bêtises là-bas !
Sara sourit en repensant à tous ces étés
à aider leur père et Joe au cabinet. Ils étaient tout le temps fourrés là-bas.
Elle regarda sa sœur. Celle-ci était pensive avec un sourire sur les lèvres.
Carolyn avaient adoré tous ces étés
passés là-bas. C’était dans cet endroit qu’elle avait appris à découvrir un
« Joe » qu’elle ne connaissait pas et à découvrir les sentiments
qu’elle avait pour lui. Ils se connaissaient depuis leur plus jeune âge. Joe
habitait la maison à côté et il avait passé le plus clair de son enfance chez
eux.
Carolyn : J’ai
de très bons souvenirs dans cet endroit !
Sara sourit.
Sara : Je
ne veux pas en savoir plus ! J’ai une très grande imagination et vu le
nombre de fois où Joe et toi avaient fait des heures sup….
Sara se stoppa.
Sara : Non…
je ne veux rien savoir !
Carolyn lui sourit. C’est vrai que le
cabinet avait été un endroit où ils s’étaient de nombreuses fois retrouvés. Mais
ce n’était pas le seul. Quand ils étaient petits, ils étaient toujours l’un
avec l’autre. Leurs parents n’arrêtaient pas de répéter partout qu’ils
finiraient ensemble. Et puis l’adolescence est arrivée. L’âge bête. Ils se sont
séparés. Leur diplôme en poche, ils ont été faire leurs études chacun de leurs
côtés. Joe, ses études vétérinaire et elle, ses études de droit.
Et là, elle s’était rendue compte à quel
point il lui avait manqué mais la vie, ou plutôt ses études continuaient. Après
plusieurs années, elle était revenue et ils s’étaient revu… et comme si rien
n’avait changé, ils avaient retrouvé au fur et à mesure leur complicité. Et
plus elle passait du temps avec lui et plus elle se rendait compte qu’elle
tenait bien plus à lui qu’elle ne le pensait.
Elle avait compris qu’elle avait
toujours été amoureuse de lui et qu’il était l’homme de sa vie. L’homme avec
lequel elle voulait faire sa vie et fonder une famille. Elle avait eu
l’agréable surprise de découvrir que pour lui, elle représentait la même chose.
Et se retrouver enfin à vivre ce sentiment, cette relation lui avait fait
énormément de bien.
Sara : En
parlant du cabinet et de Joe… il n’a pas trop de boulot ces temps-ci ?
Joe : Si.
Il fait pas mal d’heures supplémentaires mais on a l’habitude.
La bouilloire s’éteignit. L’eau était
chaude. Sara se retourna, la prit et alla servir sa sœur.
Sara : Il
va prendre des vacances cette année ?
Carolyn : Je
ne pense pas. Papa a bien proposé de le remplacer quelques temps mais il a
refusé.
Sara : Je
le comprends.
Sara posa la bouilloire sur la plaque et
alla s’asseoir en face de sa sœur.
Sara : Si
Papa reprend du service, on ne va pas pouvoir l’arracher de là de sitôt !
Tu as bien vu le temps qu’il a fallut pour qu’il accepte de prendre sa retraite.
Carolyn : Oui.
Elle baissa les yeux vers sa tasse et
commença à remuer le thé avec sa cuillère. Elle savait qu’il ne fallait pas que
son père reprenne mais elle aurait aimé passé du temps avec Joe. Sara remarqua
le trouble de sa sœur. Une grande tranche d’âge les séparait mais elles avaient
toujours été très proches. L’aînée et la plus petite de
Sara : Vu
que je suis en vacances, je pourrais peut-être vous garder les petits un soir
ou un week-end… pour que vous puissiez vous retrouver un peu tout les deux.
Carolyn : Non,
tu as d’autres choses à faire…
Sara : Oui,
c’est vrai que ces temps-ci, je suis surbookée !
Sara fit une sorte de grimace à Carolyn.
Sara : Arrête
de raconter n’importe quoi ! J’adore être avec les petits…
Carolyn lui sourit puis bu une gorgé de
son thé. C’est vrai que les enfants adoraient venir chez les grands parents et
venir « embêter » Sara dans sa chambre. Et elle savait très bien que
Sara adorait Thomas et Léa.
Sara : Et
bien pour la peine, ma Caro, je vais garder les petits tout le week-end !
Carolyn : Je
pense que le vendredi soir nous conviendra pour l’instant… mais tu es sûre que tu
n’avais rien de prévu avec les filles ?!
Sara : Ne
t’inquiète pas, les filles se feront un plaisir aussi de garder les petits avec
moi ! Et puis, je ne sais pas qui gardera qui… tu connais les filles.
Carolyn sourit à la remarque de sa sœur.
Elle ne connaissait pas encore très bien Erin mais Annabeth, elle avait passé
un peu plus de temps avec elle et les enfants aussi. Et ils l’adoraient. Ils
demandaient souvent quand est-ce qu’elle reviendrait ? Lorsqu’ils avaient
appris qu’elle venait vivre ici, ils avaient été tout contents.
Carolyn : Et
bien tout compte fait, je ne sais pas si c’est une aussi bonne idée que
ça !
Les deux sœurs se fixèrent et se
sourirent. Elles savaient toutes les deux qu’Annabeth étaient restés très
enfant et qu’elle adorait jouer avec Thomas et Léa mais qu’elle savait très
bien aussi encadrés des enfants. Son diplôme d’animatrice aidant sûrement.
Carolyn : Tu
es sûre que cela ne te dérange pas ?
Sara fixa sa sœur. Elle avait envie de
lui faire ce petit plaisir et elle adorait voir sa sœur et son beau frère tout
les deux en amoureux. Ils étaient tellement mignons. Elle devait avouer qu’ils
avaient été son premier « ship ».
Sara : Je
vais faire comme si je n’avais rien entendu !
Elles finirent de boire leur thé en
parlant de tout et de rien. Des enfants, des vacances, des filles etc.… Sara
adorait ces conversations avec sa sœur. Ces petits moments entre elles, devant
un thé bien chaud. Elle en avait besoin. C’était son quotidien, sa vie… sa
stabilité.
Elles entendirent du bruit dans
l’escalier. Elles levèrent la tête et virent Charlie descendre, des pas lourd
les marches. Elle avait une tête d’endormie.
Sara : J’ai
bien cru que tu n’allais jamais te réveiller !
Charlie continua à descendre les marches.
Les filles savaient très bien que lorsque Charlie n’avait pas encore bu son
café, il ne fallait pas trop lui parler. Carolyn et Sara se regardèrent et se
sourirent. Charlie fonça droit sur la cafetière et la mis en marche. Elle
arriva tant bien que mal à attraper une tasse et elle s’assit avec les filles à
Elles étaient heureuses de
Charlie attacha ses cheveux et regarda
un instant les filles. Elle avait l’air crevé et pourtant elle venait de dormir
15 bonnes heures. Carolyn lui sourit.
Carolyn : Bien
dormi ?
Charlie passa les mains sur son visage
puis regarda sa sœur.
Charlie : Oui…
Ca faisait longtemps que je n’avais pas autant dormi et aussi bien !
Elle se tourna vers la cafetière et se
leva. Elle mit sa main légèrement pour voir si c’était assez chaud. Sara
sourit. Charlie avait son style à elle et son caractère mais… aujourd’hui, elle
avait l’impression de se retrouver quand elles étaient petites, au petit
déjeuner.
Elle n’était pas nostalgique mais elle
aimerait tant que leur famille redevienne comme avant… mais trop de choses
avaient été dites et des plaies étaient encore ouvertes. Elle ne savait pas si
elle devait avoir peur de ce qui allait se passer ou en être heureuse car le
futur de leur famille en dépendait. Mais elle devait leur faire confiance.
Charlie se servit une tasse de café puis
reposa
Charlie : Ca
va beaucoup mieux !
Carolyn et Sara sourirent. Elle n’avait
pas changé. Maintenant, il fallait savoir si c’était une bonne chose ou pas.
Charlie : Quelle
heure est-il ?
Carolyn : Bientôt
10h00 !
Charlie : C’est
tout !
Sara : Bah…
si on prend en compte que tu t’es couché hier à 17h, je trouve que tu as fait
une bonne nuit !
Charlie lui fit une petite grimace pour
lui montrer qu’elle avait raison.
Charlie : 10h
et la maison est vide… Soit je suis partie trop longtemps ou ça a bien
changé !
Sara : Je
te signale qu’on est lundi et que certaines personnes travaillent !
Charlie : Ah
bon ! Qui ?
Charlie fixa ses sœurs.
Sara : Bon
ok, on n’est pas le bon exemple !
Carolyn : Papa
et maman sont parties en courses et Catherine m’a emprunter la voiture pour
aller chercher du travail et Jack… d’ailleurs… oui où est-il lui ?
Sara : Il
est partit très tôt ce matin, je crois mais je ne sais pas du tout où il est
allé.
Charlie : Jack
qui se lève tôt !!! En effet, y a des choses qui ont changé ici !
Appartement des filles
Annabeth
appréhendait un peu ce premier jour. Elle n’avait rencontré le directeur qu’une
seule fois lors de son entretien d’embauche. Il avait eu l’air simple et vrai
mais Annabeth ne pouvait empêcher son estomac de se retourner. Il l’avait prévenu.
Il y allait avoir beaucoup de travail et il lui avait dit qu’il voulait mener
cette aventure a bien. Elle allait devoir être à
Elle se
regarda une dernière fois dans le miroir. Elle était enfin prête. Elle était
arrivée à se décider sur ce qu’elle allait porter. Son choix c’était finalement
porté sur un pantalon noir, une chemise cintré blanche et bleu. Avec sa veste
en cuir noir, cela allait être parfait.
Elle en
mettait du temps ce matin ! C’est compréhensible d’avoir le trac le
premier jour de travail. Ce n’était pas elle qui dirait le contraire. Elle qui
était stressée pour chaque nouveaux événements dans sa vie ou dans celles de
ses proches. Elle devait avouer qu’elle était un peu nerveuse elle aussi pour
Annabeth. Elle était de tout cœur avec elle.
Mais là,
cela faisait bien une dizaine de fois qu’elle sortait de la salle de bain pour
lui demander si ses habits ou sa coiffure allait.
Erin :
Si tu continue comme ça, tu vas être en
retard !
Annabeth :
J’arrive !
Elle
sourit. Cela faisait aussi plus de 10 fois qu’elle lui répondait cela. Aujourd’hui
était une journée importante pour Annabeth mais c’était aussi le jour où elle
allait s’inscrire à la fac.
Elle avait
peur mais elle savait qu’il fallait avancer dans la vie et elle savait que tout
se passerait bien. Elle en était sûre. C’est ce qu’il fallait qu’elle se
répète. Une nouvelle année, une nouvelle classe. La première année de
géographie s’était bien passée. Pourquoi cette année serait différente. Le fait
qu’elle est déménagée ne devait rien changer à cela.
Les années
passent de plus en plus vite. Elle avait l’impression de ne pas pouvoir en
profiter. Si on a le malheur de se poser et de réfléchir, elle, la vie,
continue et toujours à son rythme rapide. Il faut donc continuer à vivre tout
en réfléchissant à la vie.
La porte de
la salle de bain s’ouvrit et la sortit de ses pensées.
Erin :
Un peu plus et j’appelai les pompiers
pour qu’ils viennent te chercher !
Elle
regarda sa montre.
Erin :
Ca fait exactement… 48 minutes que tu es
dans cette salle de bain.
Annabeth :
Fallait que je sois présentable pour mon
premier jour !
Erin
Erin :
Tu es parfaite !
Annabeth :
Tu crois….
Erin :
Oui… Tu vas te mettre en retard si ça
continue !
Annabeth :
très bien… c’est bon ! On y
va !
Erin était
prête. Elle tendit son sac à main à Annabeth. Annabeth lui sourit. Que ferait-elle
sans son amie ?!
Erin :
C’est bon tu as tout ?!
Annabeth
enfila sa veste, pris son sac et attrapa ses clés.
Annabeth :
Mon sac, mes clés… je crois que j’ai
tout !
Erin :
Alors c’est partit !
Erin ouvrit
la porte et sortit. Elle resta sur la pallier et se tourna vers Annabeth qui
était toujours dans l’appartement. Elle semblait vérifier une nouvelle fois si
elle avait tout.
Erin :
Annabeth ?!
Annabeth :
J’arrive !
Annabeth
sortit à son tour et ferma la porte à clés.
Annabeth :
C’est partit !
Ecole
artistique
Elle
respira un grand coup avant de sortir de sa voiture et de se diriger vers
l’entrée de l’école. Annabeth s’arrêta devant et l’admira. Elle sourit. Elle se
souvenait très bien du moment où le directeur s’était mis à lui décrire
l’endroit. Elle avait imaginé pas mal de choses mais pas ça. Elle devait avouer
qu’elle était agréablement surprise.
Cela ne
ressemblait pas à une école. Le directeur avait acheté un immense
« manoir » et souhaitait l’aménager pour que cela devienne une école
artistique. Il avait raison. Cette maison avait ce « je ne sais
quoi » ! Une âme pourrait-on dire. Avec quelques retouches, des
améliorations et quelques coups de peintures, elle sera parfaite.
Elle avait
aimé lorsque le directeur lui avait exposé ses projets. Il avait eu l’air si
passionné. Cela faisait plaisir à voir. C’est cette passion qui avait poussé
Annabeth à vouloir travailler avec lui. Elle n’avait jamais rencontré quelqu’un
comme lui. C’était un grand rêveur, comme elle. Ils risquaient de bien
s’entendre. Annabeth sourit.
Lorsqu’elle
avait quitté la banlieue de New York pour la dernière fois, elle avait eu peur.
Peur de sa nouvelle vie. Allait-elle réussir ? Aujourd’hui, en voyant
cette école, elle en était certaine. En tout cas, elle ferait tout pour.
Elle
entendit une voiture s’arrêter derrière elle. Elle se retourna et reconnu le
directeur. Il sortit de la voiture et se dirigea vers elle en regardant le
bâtiment. Il était assez grand. Il portait un costume bleu marine qui lui
allait à merveille. Ses cheveux grisonnants lui donnaient un air… tout à fait
charmant.
Loan :
Elle est magnifique, n’est-ce
pas ?!
Annabeth
mis un certain temps à répondre. Elle ne savait pas comment elle devait agir
avec lui, ni comment lui parler. Et pourquoi ne serait-elle pas
naturelle ?! N’était-ce pas pour cela qu’elle était partie ?! Pour
être enfin elle.
Annabeth :
Oui et elle a l’air immense !
Le
directeur arriva à sa hauteur et la regarda.
Loan :
Il va nous falloir de la place !
(Regardant de nouveau l’école) Ca vous plaît ?!
Annabeth :
J’adore. Ca ressemble à tout sauf à une
école.
Loan :
C’est ce que je recherchais. Bien sûr,
il va falloir rajouter quelques petites choses, ici et là.
Annabeth :
La personnaliser !
Loan se
tourna vers Annabeth. Il lui sourit. Si il commençait à lui sourire de cette
manière, elle n’allait jamais pouvoir travailler.
Loan :
Tout à fait !
Annabeth
lui sourit à son tour. Ils allaient faire une bonne équipe.
Loan :
Prête pour notre première
journée ?... J’espère que vous avez pris votre pinceau car on va avoir du
boulot !
Annabeth :
Justement, ça tombe bien. Je viens tout
juste d’emménager et avec ma colocataire, on est en plein dans les peintures.
Vous avez de la chance !
Loan
commença à avancer, suivit d’Annabeth.
Loan :
Votre arrivée dans la région s’est bien
passée ? Ca doit vous changer de la banlieue new-yorkaise ?
Annabeth :
C’est le dépaysement total ! Ca
fait plaisir de se retrouver dans un endroit pareil. Je commençais à saturer de
la banlieue.
Il se
tourna rapidement vers elle.
Loan :
Votre famille ne va pas trop vous
manquer ?
Annabeth :
Oh non ! Enfin je veux dire… mes
parents et ma sœur, bien sûr… mais il fallait bien que je parte un jour. Et puis,
je ne suis pas toute seule ici. J’ai 2 de mes amis les plus chers.
Loan :
Vous avez tout prévu !
Annabeth
sourit.
Annabeth :
Oui…. Et vous ? Vous m’avez dit que
vous viviez sur la côte ouest avant. Cela doit vous changer aussi ?!
Loan :
Oui, c’est vrai que c’est différent mais
j’en avais besoin.
Annabeth :
C’est un nouveau départ pour tout les
deux alors !
Ils
s’arrêtèrent tout les deux devant
Loan :
(sourire) Oui. Vous êtes prête ?
Annabeth :
Si je vous réponds non, est-ce que cela
changera quelque chose ?
Loan :
Non.
Annabeth :
Alors je suis prête !
Loan lui
sourit. Annabeth se demanda comment elle avait pu être aussi directe avec lui.
Peut-être parce qu’il la mettait en confiance et qu’il avait l’air de
s’intéresser à ce qu’elle lui disait.
Il
déverrouilla le verrou. Il s’arrêta un instant. Annabeth le regarda. Il avait
l’air aussi terrifié qu’elle. Loan se tourna vers elle, en mettant sa main sur
la poignée.
Loan :
Que le spectacle commence !
Il ouvrit
la porte et fit signe à Annabeth de passer la première.
Université
Bloomsburg
Elles
entrèrent dans l’université ensemble et se dirigèrent vers l’accueil du bureau
d’inscription. Il y avait beaucoup de monde, et elles en auraient sûrement pour
plusieurs heures. La fac était différente de celle qu’elle avait connue jusqu’à
présent. Erin ne put s’empêcher de tout observer et tout détailler.
Elle
commençait à réaliser que sa nouvelle vie allait commencer. Une nouvelle fac,
de nouveaux élèves… de nouvelles connaissances à faire. Cela lui faisait assez
peur mais c’était assez excitant aussi.
Sara :
C’est par là ! Mais y’a du monde
avant nous !
Les filles s’arrêtèrent
derrière la dernière personne de la file d’attente. Elles allaient en avoir
pour des heures.
Erin :
Je crois qu’il va falloir prendre notre mal en patience !
Sara :
Oui c’est bien partit.
Erin :
J’espère que j’ai tous mes papiers !!! Avec le déménagement ça fait des
paperasses en plus.
Sara :
Mais oui t’inquiète. Au pire ils te disent ce qui manque et tu reviens demain.
Erin :
Ouais mais on aura attendu pour rien ! Et demain il y aura sûrement aussi
la queue.
Sara :
Ouais… mais bon ! On est en
vacances ! On a le temps ! Et puis qui sait ! On rencontrera
peut-être notre « Jack » !
Les deux
amies se sourirent. Toutes les deux pensaient à la même chose. Une heure était
déjà passée depuis leur arrivée, et elles discutaient de choses et d’autres
pour passer le temps. Erin entama une discussion qui lui tenait à cœur :
Erin :
Sara… j’ai une petite question à te
poser. Entre Annabeth et Jack ça a toujours été comme ça où c’est juste
maintenant qu’elle habite ici.
Sara :
Ben… disons que… on peut dire que ça a
toujours été comme cela… mais c’est encore pire depuis que vous êtes venues
habiter ici.
Erin :
Je savais qu’Annabeth était compliquée
mais là je ne vois pas ce qui coince ? Peut-être que ton frère ne…
Sara :
Tu plaisantes ! Je n’ai jamais vu
mon frère avec ce regard là !
Voix :
Sara !!!
Sara se
retourna et vit une fille se diriger vers elles.
Sara :
Leiya !!!! Salut !
Leiya vint
lui faire la bise puis se tourna vers Erin.
Sara :
Leiya je te présente Erin !
Erin :
Salut ! dit-elle en lui faisant la bise !
Sara :
Elle va s’inscrire en 2eme année de géographie.
Leiya :
Oh cool une géographe ! Il y en a peu ici !
Erin :
Oui déjà dans mon ancien établissement l’effectif en géographie était
restreint ! Mais bon ça permet de mieux se connaître.
Leiya :
C’est clair ! Nous en histoire on a formé un assez grand groupe d’amis,
mais il y a beaucoup de têtes qu’on ne connaît pas. Mais bon on peu pas tout
faire !
Erin :
C’est clair !
Leiya :
Je te l’enlève quelques minutes !
Erin :
Prenez votre temps.
La queue
avança. Les deux jeunes filles s’étaient éloignés que de très peu de la file,
et Erin put entendre Sara demander à son amie comment s’étaient passé ses
vacances ! Erin n’en n’écouta pas plus : elles devaient avoir beaucoup
de choses a se dire. En tout cas, cette Leiya avait l’air très sympa.
Elle
commençait à avoir mal aux jambes à rester debout, en piétinant. Elle regarda
sa montre ! C’est ça : ça faisait déjà une heure et demi qu’elles
attendaient et il restait encore ¾ du chemin à faire ! Elle regarda autour
d’elle : elle ne connaissait personne, tout le monde autour faisait la
tête pour diverse raison. La chaleur, l’attente, le bruit … ça pouvait vite
devenir insupportable.
Elle laissa
donc ses pensées vagabonder, c’était le seul moyen de rejeter ce qu’il y avait
autour, inconsciemment : elle avait hâte de voir son nouveau programme et quels
seraient ses horaires ! Une fois qu’elle saurait tout cela, elle partirait
à la recherche d’un travail. Elle savait pourtant très bien qu’elle ne
trouverait pas quelque chose de formidable, car elle n’avait pas d’expérience
professionnelle, ni de qualification spécifique ! De plus ce serait à des
heures précises : mais bon d’autres étudiants y étaient passés avant elle,
alors elle y arriverait aussi ! En tout cas elle l’espérait énormément.
Alors
qu’elle allait réfléchir à la façon dont aménager sa chambre, la décorer, Sara
revint dans les rangs à coté d’Erin ! Elles se regardèrent, sourirent pour
se donner du courage, et continuèrent leur attente.
Clinique
vétérinaire
Elle entra
dans le bâtiment. Elle se tourna ensuite vers
Carolyn :
Bonjour Janice.
Janice :
Bonjour Carolyn.
Carolyn :
Il est occupé ?
La
secrétaire lui fit un grand sourire.
Janice :
Il vient juste de terminer.
Carolyn :
Merci.
Carolyn se
dirigea vers le bureau de Joe. Même après le départ en retraite de son père,
Joe n’avait pas voulu changer de bureau. Elle frappa légèrement et entra.
Il
terminait de soigner un chaton. Il le souleva et le caressa doucement pour le
rassurer avant de le remettre dans son panier. Carolyn adorait le voir
travailler. Il était tellement passionné et cela depuis qu’elle le connaissait.
Déjà petit, il recueillait tous les animaux qu’il pouvait trouver et les
amenait à son père.
Il se
retourna et parut presque surpris de voir sa femme. Il lui fit son plus beau
sourire.
Joe : Hey !
Bonjour vous !
Carolyn lui
sourit et s’approcha. Joe vint la rejoindre et la prit dans ses bras et déposa
un doux baiser sur ses lèvres. Carolyn ne put s’empêcher de répondre à son baiser
et celui-ci s’éternisa. Elle noua ses mains sur sa nuque. Ils se détachèrent et
restèrent front contre front.