ࡱ>    !"#$%&'()*+,-./0123456789:;<=>?@ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ[\]^_`abcdefghijklmnopqrstuvwxyz{|}~Root EntryZ O2Ƽ:@ CONTENTS 2CompObjVSPELLING  !"#$nt mis un mot sur notre relation mais de toute vidence, Severus l'a fait pour moi& Mais quelque part, je le comprends, il avait peu prs ton ge lorsque nous avons commenc nous voir rgulirement et j'ai t son premier amant. Il est vident que lui m'est rest fidle mais moi je n'ai jamais vraiment compris ce que a voulait dire de rester enchan quelqu'un toute ma vie." "Vous voulez dire que vous l'avez tromp ?" demanda Harry. "Je ne pensais pas le tromper lorsque je le faisais puisqu'il n'ta      !"it l'origine qu'un mangemort de second ordre comme toi et qu'il n'tait rien de plus qu'une petite distraction, j'en ai honte maintenant& Mais, ses talents extraordinaires en potions et sortilges ont fait qu'il ait rapidement pass de mangemorts de second ordre favori, il a un peu prs suivi le mme trajet que ton pre" "Il n'est pas vraiment comme moi alors& " murmura Harry mme s'il comprenait qu'il y avait de dangereuses similitudes entre lui et Snape. Lord Voldemort ne releva pas la phrase de son mangemort. "Les annes ont passes et de part sa beaut et ses talents, je n'ai pas voulu mettre un terme notre relation, je l'apprciais beaucoup et il est devenu trs important dans ma vie tel point que je pouvais me passer de mes autres amants pendanCHNKWKS 20TEXTTEXTFDPPFDPPFDPPFDPPFDPPFDPPFDPPFDPP FDPPFDPP"FDPCFDPC$STSHSTSH&STSHSTSH&2SYIDSYIDP&SGP SGP d&INK INK h&BTEPPLC l&8BTECPLC &FONTFONT&<STRSPLC &:PRNTWNPR2'FRAMFRAM-TITLTITLB.0ent que lui AMOR OMNIA VINCIT L'Amour triomphe de tout Partie 4 : Protge-moi, juste une fois& Harry essaya de ne pas paratre avoir l'air trop stress tout en attendant les aveux de son Matre. Il posa son regard un instant sur la robe de celui-ci lgamment orne de broderies noires presque invisibles dans son ensemble noir. C'tait de toute vidence une robe de haute couture sorcire. "Si je suis venu, Harry, c'est surtout pour m'excuser" commena le Lord Noir avec un visage sombre "Je n'aurais jamais d profiter de toi ce soir-l, je m'en veux terriblement& " "Vous n'avez pas vraiment profit de moi, Matre" murmura Harry avant de baisser les yeux vers le sol. "Si, j'ai profit de ta faiblesse et de l'autorit que j'ai sur toi, tu sais je trouve cela vraiment dommage que nos rapports aient ce point draps& Je ne sais pas si tu te rends compte vraiment de ce que j'ai fait, mais je t'ai compltement mpris en t'amenant dans ma chambre alors que j'avais normment de respect pour toi. J'aurais souhait que nos rapports en restent aux leons de piano& " Harry leva ses yeux d'meraude vers son Matre, essayant de canaliser la douleur qu'il ressentait ces mots. "Mais vous avez voulu arrter les leons de piano& " objecta Harry. Lord Voldemort passa une main dans ses cheveux, terriblement gn. "Je le sais& Tu sais je m'en veux vraiment beaucoup, alors je vais essayer d'tre sincre avec toi mais tu dois me promettre que tout ce que je vais te dire restera entre nous, c'est d'accord ?" "Je vous le promets, Matre" rpondit Harry lgrement curieux. Le Seigneur des Tnbres demeura silencieux un moment comme s'il rassemblait ses penses. "Comme tu as pu le constater, j'entretiens une relation avec Severus Snape depuis de nombreuses annes. Je n'ai jamais rellemet des mois. Le problme est que  et je viens de le savoir  Severus Snape tait et est toujours amoureux de moi, mais il l'a pourtant bien cach" dit Lord Voldemort en fronant les sourcils, ayant l'air de se perdre dans ses penses. "Vous l'avez quitt ?" demanda Harry d'un air incrdule. "Je crois bien que oui, mais a n'a pas t facile car Severus Snape avait toutes les raisons de croire que je voulais vivre avec lui& (Voldemort gesticula nerveusement sur le banc du parc), vois-tu au fil des annes, j'ai commenc avoir une drle d'envie qui devait de toute faon arriver avec l'ge& Je voulais avoir un enfant, je me fichais du pre ou de la mre, j'en voulais un. Or, je savais depuis le dbut de notre relation que Severus Snape tait destin mettre mon enfant au monde, c'est lui-mme qui m'avait annonc cela, une prophtie avait t faite sur son compte, pourquoi ne l'aurais-je pas cru ? Alors, je l'ai tout bonnement autoris faire des recherches pour qu'il puisse porter mon enfant& La potion que tu as vu dans les mains de Severus ce soir-l tait l'chantillon le plus russi que Severus tait parvenu faire, vois-tu ce soir-l je ne courais pas aprs Severus mais aprs la potion& Je n'ai pens qu' a et je n'ai mme pas eu la prsence d'esprit de te dire de m'attendre, je ne dis pas qu'on l'aurait fait mais au moins tu aurais compris que je ne me fichais pas de toi& " Harry resta muet un court instant. "Donc vous ne l'aimez pas ?" fit Harry vivement. Lord Voldemort eut un lger sourire. "Je ne sais mme pas ce que c'est d'aimer" rpondit franchement son Matre. "Et cette potion& Elle a march ?" demanda Harry en se mordant la lvre infrieure. "Oui& Au dbut. Severus a perdu l'enfant. La potion n'est pas tout fait au point." "Alors pourquoi l'avez-vous quitt ?" "Parce qu'il m'a menti" rpondit le Lord Noir "Harry& Je vais maintenant te parler de quelque chose qui te concerne directement, je sais qu'il est un peu tard et si tu veux qu'on remette cette discussion demain, dis-le moi et je n'y verrais aucun inconvnient." "Vous avez attis ma curiosit, et je ne suis pas fatigu& Je vous coute." "Bien& " murmura le Lord Noir, il soupira, "Je ne savais pas que Severus te faisait subir un calvaire, sinon je l'aurais arrt bien plus tt, j'en suis vraiment dsol& Toujours est-il que lorsque j'ai su cela, j'ai commenc me dire que son attitude envers toi tait compltement irrationnelle, je ne comprenais pas ce qui avait pu dclencher une telle haine ton gard, certes ton pre et lui taient tout sauf amis mais de l te faire frapper par d'autres mangemorts ! Je veux dire, il avait de quoi tre jaloux mais ce n'tait pas la premire fois qu'il me surprenait, et il ne savait rien de nos leons de piano, il ne pouvait pas savoir que je te considrais beaucoup plus que tous les autres, je l'ai puni de ses actes envers toi et je lui ai demand la raison d'une telle violence." "Et alors ? Il a rpondu quoi ?" demanda Harry, avide de savoir ce qui avait pu motiver ce btard immonde de Snape. "Il m'a tout d'abord avou qu'il m'aimait, et c'est a qui est la clef de son comportement. Mais pour que tu comprennes bien tout, je dois remonter vingt ans en arrire lorsque Severus et moi avons commenc nous voir. C'est ce moment-l qu'il m'a dit qu'il tait destin mettre mon enfant au monde, ce que je ne savais pas c'est qu'il avait compltement dtourn une information que James Potter lui avait demand de me transmettre. C'tait trs imprudent de la part de James mais il ne savait pas quel point Severus le hassait et tait d'ores et dj amoureux de moi. La ralit tait certainement qu'il pensait qu'une information de ce calibre et mon intention ne pouvait pas tre dforme par Severus qui tait plus que fidle envers moi." Harry attendait impatiemment et le souffle coup, la suite du rcit de son Matre. Mais celle-ci ne vint pas tout de suite. Lord Voldemort regardait son mangemort avec un sourire la fois doux et dsabus. "James tait trs fier de toi, il revenait de ses permissions avec un norme sourire aux lvres en criant qui voulait bien l'entendre que tu tais magnifique et incroyablement puissant, il m'avait mme confi avec un demi-sourire que tu dtenais entirement la magie blanche  c'est quelque chose qui aurait d m'alerter. Selon James, l'information tait bien passe de Snape moi, mais avant mme qu'il ait pu rtablir la vrit, il tait mort dans mes rangs. Les annes passaient et le seul qui savait toute la vrit tait Severus& Il a dform ta prophtie pour ne pas que tu me voles lui, il m'a fait croire qu'il tait celui destin mettre au monde mon enfant alors que c'tait toi, toi, le puissant magicien hritier d'une puissante magie blanche qui pouvait sans la moindre potion faire natre dans ton ventre un bb& Mais rien ne disait dans la prophtie qu'il devait tre de moi, en ralit tu peux tre enceint de n'importe qui. Mais a, ce n'est pas Severus qui me l'a dit, c'est moi qui l'ai vu le jour o tu tais vanoui l'infirmerie. En aidant l'infirmire j'ai pu m'apercevoir que Severus s'en prenait toi mais surtout que tu avais une fine cicatrice au niveau de ton aine qu'Ishtar avait tout spcialement dessine au moment de ta conception prouvant par le mme fait que tu es capable de porter un enfant et que tu es un trs puissant sorcier& " Harry regarda son Matre en carquillant les yeux, il tait souffl par ce qu'il venait d'apprendre. "Vous& Vous devez vous tromper, Matre !" s'exclama Harry "Je n'ai absolument rien de puissant ! Je ne peux pas porter la marque d'une desse sur moi ! Ce n'est qu'une vulgaire cicatrice que je me suis faite en tombant& " "Ayant la forme d'un clair ?" fit Lord Voldemort en levant un sourcil. "Je& Je sais qu'elle a une forme bizarre mais de l croire que c'est une marque de fertilit& Et puis d'ailleurs pourquoi Snape aurait eu peur de moi ? Vous ne vouliez pas d'enfant ce moment-l ! Pourquoi a eu-t-il peur que je vous vole lui ?" "Un sorcier comme toi n'est jamais laiss pour compte, Harry, tu sais Severus est loin d'tre idiot, et il avait raison& Si j'avais su que tu tais si puissant, je ne t'aurais pas demand ton avis, tu serais entr de force dans la mangemorie, tu serais devenu d'office un favori et je t'aurais courtis sans aucune honte parce que tu es tout ce que peut dsirer un mage noir, Harry& C'est pour a que James tait si fier de toi !" lana Lord Voldemort. "J'ai toujours t considr comme une merde et maintenant je suis un bni des dieux, c'est a que vous essayez de me dire ?" fit Harry, un soupon de colre dans la voix "Est-ce que vous allez me courtiser maintenant que vous savez a ?" "Est-ce que je l'ai fait ?" "Pourquoi m'avez-vous raconter tout a, hein ?" fit Harry en se levant brusquement. Lord Voldemort soupira. "Tu as des problmes d'audition ? Je te l'ai dj dit, Harry ! Parce que je te respecte normment, tu n'es pas qu'un mangemort de second ordre pour moi, loin de l, tu ne l'as plus jamais t partir du moment o je t'ai emmen avec moi pour gurir un de mes conseillers la dernire grande bataille. J'ai compris ce moment-l que bien que faible guerrier, tu avais d'autres normes qualits comme la gurison, l'agilit et une incroyable intelligence ! Si je t'ai dit tout a, c'est parce que je voulais que tu saches ta propre histoire pour que tu puisses faire ce que tu veux de tes pouvoirs, et que tu te rendes compte une fois pour toute que tu n'es ni insignifiant ni faible !" Harry dglutit difficilement en observant son Matre qui tait lui-aussi lev prsent. Harry semblait dsempar, il chercha la vrit dans le regard du Lord Noir, puis il capitula. "Et qu'est-ce que je dois en faire de ces pouvoirs ?" demanda-t-il d'un air perdu. Lord Voldemort eut un ricanement. "Ce n'est pas moi de te le dire mais tu risques probablement d'attirer celui que tu aimes et qui ne te voyait jamais avec ce genre d'atouts dans la poche !" Harry leva des yeux incrdules vers son Matre. Il se souvenait de la conversation qu'ils avaient chang durant leur dernire leon de piano. Il avait cru qu'avec le drapage qui s'tait pass ensuite, il avait compris que c'tait de lui dont il tait amoureux. "Vous savez, je veux tre aim pour ce que je suis& Pas pour mes nouveaux pouvoirs" rpondit Harry d'une voix casse. "Vous tes encore jeune Harry, ne vous inquitez-pas, je suis sr qu'au final vous obtiendrez tout ce dont vous avez toujours rv" assura le Lord Noir avec un sourire. "Vous n'allez pas retourner avec Snape, n'est-ce pas ?" "Cela te tracasserait-il ?" fit Voldemort en souriant "Mais non, je ne retournerais pas avec Severus, il s'est compltement fourvoy, je ne l'aime pas. Je ne l'ai pas puni svrement de ses mensonges pour la seule raison qu'il m'aime sincrement mais sinon je l'aurais tu sans un remord." Harry cilla et ressentit d'un seul coup le poids de la fatigue s'abattre sur lui. "Vous croyez que je peux avoir une permission ? J'aimerais bien voir mon parrain& " "Bien-sr, Harry" murmura le Seigneur des Tnbres "Tu devrais rentrer, tu ne tiens plus debout." Harry acquiesa. "Bonne nuit, Matre& Et merci de m'avoir confi tout cela, je vous jure que je ne rpterai rien." "Oh tu peux dire tes amis que tu es un protg d'Ishtar mais je te le dconseille, les hommes sont si sombres, tu vas devoir faire trs attention qui sont tes amis et qui ne le sont pas& Mais j'apprcierais que tu gardes le secret sur moi et Severus" dit Lord Voldemort avant de tourner les talons vers le Chteau de Salazar. ******** Sirius tait un homme assez discret, il vivait la campagne dans une grande demeure familiale d'un prix inestimable. Harry ne le voyait pas aussi souvent qu'il le voulait et il ne pouvait contenir sa joie de le revoir. Lorsqu'il transplana dans le village de son parrain, il fut immdiatement subjugu par la beaut du jardin en fleur, la majest des arbres qui entouraient le petit manoir et le lac artificiel au milieu du terrain qui faisait luire des reflets sur la surface de l'eau. Il avana d'un pas vif vers la porte du manoir et se hta de frapper la porte. Quelques secondes plus tard, un homme d'une quarantaine d'anne apparut sur le seuil. Il avait de longs cheveux noirs couleur charbon qui paraissaient aussi doux que la soie et des yeux onyx si profonds qu'Harry avait souvent l'impression de plonger dans un puits obscur. C'tait un grand homme assez impressionnant et plutt bien conserv bien que quelques rides craquelaient sa peau au coin de ses yeux. "Harry ?" souffla Sirius avec un demi sourire avant d'enlacer avec force son neveu. "Argh& Tu m'touffes, Sirius" plaisanta Harry avant de s'loigner en souriant. Ils se regardrent quelques instants avec de grands sourires puis Sirius finit par s'effacer de l'entre pour laisser passer son neveu. Ils s'installrent dans le salon et Sirius se hta de lui servir un caf. "Remus n'est pas l ?" demanda Harry tout en regardant la nouvelle dcoration du manoir. "Il est Ste-Mangouste, il travaille encore cette heure-l mais tu peux rester manger si tu veux puisqu'il risque de rentrer tard& " "Je ne voudrais pas vous dranger !" s'exclama aussitt Harry bien qu'un sourire malicieux se dessinait sur ses lvres. "Oh ! Je t'en prie Harry, a fait un peu plus de deux ans que je ne t'ai pas vu, et crois-moi djeuner en tte tte depuis vingt ans avec Rem commence devenir ennuyeux !" fit Sirius avant de dposer une tasse de caf fumante sur la petite table de salon devant Harry. "Remus, ennuyeux ? J'ai du mal le croire& " dit Harry d'un ton doux "Comment a va vous deux ?" "Trs bien, comme d'habitude, c'est toujours lui qui ramne l'argent et c'est moi qui tient la maison& a n'a pas chang !" Harry eut un lger sourire. "Ne fais pas comme si tu n'tais pas le prfr artiste peintre de Lord Voldemort" murmura Harry en souriant subrepticement derrire sa tasse de caf. Sirius sourit d'un air prsomptueux puis redevint srieux d'un seul coup. "Alors Harry, qu'est-ce qui t'amne dans les magnifiques campagnes d'Ecosse ?" demanda-t-il tout en observant attentivement son neveu. Harry se gratta la nuque sous ce regard trop insistant, il rougit, lgrement gn. "Je n'ai pas le droit de rendre visite mon parrain ?" fit-il avec un rire "Et arrte de me regarder comme a !" "Mais je ne faisais que contempler l'Suvre de mon meilleur ami !" Harry rougit de plus belle et souffla de lassitude. "Pourquoi est-ce que tu te sens oblig de faire a chaque fois que je viens ?" Harry avait toujours t gn par les inspections physiques de Sirius, surtout depuis qu'il tait entr sous les ordres de Lord Voldemort. Il avait tout de suite remarqu que Sirius et Voldemort se ressemblaient sur bien des points, et la grandeur, la beaut et la dignit faisaient partis de ceux-l. Ils avaient par ailleurs le mme style tnbreux grce leurs longs cheveux noirs, cependant Lord Voldemort avait un atout en plus selon Harry. Ses yeux. Les yeux du Lord Noir taient vraiment uniques. "Parce que tu sembles changer tous les jours, je ne sais pas si tu te rends compte quel point tu es devenu sduisant, Harry." "Arrte" rpliqua Harry, agac. "J'arrte, mais tu as intrt me dire ce qui te tracasse !" "Ce qui me tracasse ?" lana Harry en buvant l'air de rien une gorge de son caf brlant. "Fais pas l'innocent, Harry, je te connais trop et quelque chose te turlupine, j'en suis sr !" Harry soupira. Il regarda longuement son parrain semblant juger s'il pouvait tout lui dire, absolument tout lui raconter. Puis, il sentit qu'il en avait vraiment besoin. Que ne pas pouvoir parler ses amis de ses sentiments et de la prophtie ne faisaient que lui miner le moral davantage. Alors, il dversa toutes ses craintes, ses sentiments envers son Matre, les cours de piano, le drapage, Snape et mme la prophtie. A la fin de son rcit, il tait dans les bras de Sirius, enlac avec chaleur tandis qu'il pleurait sur sa poitrine, reint par tant de changements et de douleurs en si peu de temps. "Chut& Calme-toi, Harry& " Harry se redressa et essuya avec ses yeux avec un sourire derrire ses larmes. "Excuse-moi, je suis vraiment trop stupide." "Mais non, certains auraient craqu pour moins que a, je t'assure" lui dit Sirius avec un regard attendri "Alors comme a tu as russi faire fondre le cSur glac du Seigneur des Tnbres ?" "Je n'ai jamais dit a !" "a me semble vident pourtant, il n'a jamais trait quelqu'un avec tant de dlicatesse et de respect si on omet bien-sr le passage dans sa chambre." Harry rougit fortement et soupira. "Tu crois pas qu'il s'est mis s'intresser moi aprs avoir su pour la prophtie ?" demanda Harry d'un air anxieux. "C'est possible. Je n'en sais rien. Mais ce que je sais c'est qu'il n'a jamais accord de leons de piano, favori ou pas" assura Sirius. "Tu dois vraiment me prendre pour le plus grand des imbciles pour tre tomb amoureux de Lord Voldemort !" "Non, pas du tout. Ce n'est pas la premire fois que j'entends dire que quelqu'un est amoureux du Seigneur des Tnbres et ceux-l taient des idiots mais toi, c'est compltement diffrent. Toi, tu as toutes les chances de devenir l'amant de Lord Voldemort parce que tu le mrites amplement ! Je n'ai jamais dout sur tes capacits, Harry. D'ailleurs, je n'aurais jamais pu, je peux encore entendre les discours enchants de James qu'il faisait sur toi et mme si je n'ai jamais t mis au courant de cette prophtie, je peux t'assurer que tu es un homme exceptionnel Harry. Alors, si en plus d'tre un homme exceptionnel tu es un sorcier puissant, je ne vois pas ce qui t'empcherait d'avoir le Seigneur des Tnbres !" "a me parat vraiment prtentieux pour un jeune de 23 ans de vouloir devenir l'amant du Lord Noir, non ?" fit Harry en faisant une grimace. Sirius clata de rire. "Ouais, c'est vrai. Mais je ne crois pas que a dplairait Voldemort que tu deviennes son amant, c'est peine s'il ne te l'a pas demand lorsqu'il t'a racont la prophtie." "Alors qu'est-ce que je dois faire ton avis ?" demanda Harry en regardant profondment son parrain. "Attendre. Attendre qu'il vienne toi" rpondit posment Sirius. Harry parut mcontent de cette rponse. "Mais s'il ne vient pas ?" "C'est qu'il ne t'aime pas, et a on en veut pas Harry, n'est-ce pas ? Si tu veux tre heureux il faut que vous soyez amoureux tous les deux, sinon tu en souffriras toute ta vie et il n'en est pas question !" "Je ne sais pas si je pourrais l'ignorer pendant longtemps" murmura Harry. "Il le faudra bien" souffla Sirius alors que la porte s'ouvrait sur Remus qui eut un large sourire la vision de son presque neveu. Remus vint enlacer son oncle avec force. Et aprs que Remus et t au courant de l'histoire (il s'exclama plusieurs fois, rougit lorsque Harry lui annona qu'il avait failli coucher avec Lord Voldemort, grogna de rage l'entente des maltraitances de Snape et hoqueta de surprise l'entente de la prophtie), ils parlrent tous les trois de la meilleure faon d'avoir le Lord, et la rponse tait claire : l'ignorer. ******** Les partisans de Lord Voldemort formaient une foule toujours trs singulire, particulirement diffrente des autres. Elle tait d'un calme incroyable, les yeux des mangemorts taient tous remplis d'espoir et d'admiration, il n'y avait aucune clameur, aucun reproche, aucun regard vasif. Elle tait compacte, norme et entirement noire. Et au-dessus d'elle, il n'y avait qu'un homme, un seul, qui dominait toute l'assemble. Harry n'avait pas les larmes aux yeux cette fois-l, la victoire tait toujours aussi belle mais pour une fois, il n'tait pas triste. Pour une fois, Lord Voldemort ne l'ignorait pas. Il lui semblait d'ailleurs qu'il ne l'ignorerait plus jamais. Pris dans son discours, les yeux rouge vermeille du Seigneur des Tnbres ne manquaient pas d'aller frquemment la rencontre d'un autre regard, vert et malicieux. Un petit sourire ne cessait de danser sur les lvres du jeune mangemort et ce moment prcis, il eut bien du mal appliquer le conseil de Sirius et Remus. De faon gnrale, il avait trs mal appliqu leur conseil. Mais il tait en mme temps trs difficile d'ignorer un mage noir qui en plus d'tre son Matre tait accessoirement celui dont il tait dsespramment amoureux. Non pas qu'il allait lui-mme l'encontre de son Matre mais celui-ci ne manquait pas d'avoir de dlicates attentions son intention, en un mois Harry avait vu son appartement tripler de volume, ses armoires se remplir de nouveaux vtements plus somptueux les uns que les autres, ses repas devenir exquis et raffins, un piano apparatre dans sa chambre, ses entranements plus rudes, ses batailles plus rares& Le Matre lui-mme venait rgulirement lui parler d'une manire toujours polie et sans aucun sous-entendu douteux. Il lui proposait frquemment des permissions, des cours de combat et avait mme remis jours les cours de piano. Harry avait eu beaucoup de mal dcliner toutes ses bonnes attentions, il avait gentiment refus les cours de piano de son Matre ce qui l'avait quelque peu intrigu. Harry aurait vraiment eu envie de continuer ses cours qui l'avaient tellement faits progresser, il tait maintenant capable de jouer le morceau personnel que Lord Voldemort lui avait donn, sans aucune fausse note. Mais il ne pouvait pas accepter les propositions du Lord Noir, il ne voulait pas devenir une poule de luxe que l'on attire par des richesses, des trsors et des compliments. Il n'tait pas une jeune fille marier gloussante que l'on devait courtiser. Et en aucun cas, il ne voulait que Voldemort croie qu'il l'apprciait pour ses pouvoirs. Harry avait vraiment l'impression d'tre d'un romantique ridicule, mais en regardant cet homme aux pouvoirs incroyables vtu d'habits tchs de sang qui parlait d'un air conqurant sur cet estrade, il savait qu'il n'avait qu'une seule chance d'tre heureux avec lui : c'tait qu'il tombe amoureux. Il voulait d'une belle relation avec de vrais sentiments, il hassait l'ide que le Lord Noir ne voie en lui qu'une mre porteuse. D'ailleurs l'ide de porter un enfant terrorisait grandement Harry, et il n'aimait pas penser qu'il tait capable de mettre un bb au monde& C'tait trop trange. Le discours de Lord Voldemort fini, les mangemorts quittrent peu peu la Salle du Trne. Harry ne put s'empcher de jeter un dernier regard son Matre et il vit que celui-ci le regardait avec un drle d'air rsign, un sourire triste tirant ses lvres et une lgre lueur due au fond des yeux. Il s'en alla ensuite entranant avec lui une demi-douzaine de conseillers qui se htaient de le fliciter pour son discours. Il tait vrai que les discours de Lord Voldemort avaient sensiblement chang depuis quelque temps, l'optimisme tait devenu le mot d'ordre. Harry sortit lui aussi de la pice, mditant sur l'trange comportement de son Matre. Il n'avait pas aim ce sourire triste ni ce regard teint. Il ne voulait pas le perdre. Il se demandait de plus en plus s'il avait bien fait de suivre les conseils de Sirius et de Remus. En passant par les grandes portes en chne, il rencontra Severus Snape dont les yeux tincelrent d'une haine suffocante ds que leurs regards se croisrent. Snape ne dit mot mais son aura tait lectrique et alors qu'Harry passait devant lui, il crut entendre ses doigts craquer. Une sueur froide coula le long de sa nuque jusqu' ce qu'il arrivt au Caf des Mangemorts. Severus Snape ne s'en prenait plus lui, bien videmment, mais chaque fois qu'il le rencontrait, une peur sans nom l'envahissait. Il voyait bien dans les orbes sombres et tourments du favori, que la folie commenait le consumer, amenant de plus en plus de rage, de fureur, de haine. La tristesse initiale avait fait place un dchirement total qui angoissait beaucoup Harry. Harry s'assit ct de Ron d'un air absent sans s'apercevoir que celui-ci le regardait fixement. "Alors, Harry ? Qu'est-ce qui se passe cette fois ? Le Matre t'a offert un Sombral ? Ou, peut-tre qu'il t'a pay un voyage en Floride ?" fit-il avec un sourire goguenard. "Je ne vois vraiment pas de quoi tu parles" rpliqua Harry d'un ton acide. Ses amis devenaient agaants, ils lui posaient sans arrts des questions  ce qu'Harry comprenait  sur le nouveau comportement de Lord Voldemort son encontre. "Allez, Harry, il n'y a ni Tho, ni Blaise, ni Draco& Il n'y a que toi et moi, tu sais que tu peux tout me dire. Tu es comme mon frre, et je vois bien que tu as des soucis& S'il te plat, Harry, je te jure que je ne rpterais rien !" Harry soupira. "Je te dis qu'il n'y a rien !" "Allez !" "Laisse tomber, Ron, je te dis qu'il n'y a rien !" s'exclama Harry d'une voix dure. Ron le regarda durant un long moment, ses yeux le fusillaient littralement et une veine ne cessait de pulser sur sa tempe. "A qui veux-tu faire croire a ? a fait un peu plus de trois mois que nous n'avons pas fait une partie de Quidditch, ou mme simplement de Bavboules. a fait des sicles que tu en veux Tho pour une raison qui nous chappe tous& Snape semble encore plus te dtester et c'est sans parler du Matre qui t'offre des petits sourires discrets chaque fois que vous vous rencontrez& Et sans vouloir tre mauvaise langue, vous semblez vous rencontrer fortuitement trs souvent !" fit Ron avec un ricanement amer. "Tu es jaloux, Ron ?" demanda Harry en levant un sourcil moqueur. "Tu sais trs bien que non !" cracha le rouquin "Mon problme c'est que mon meilleur ami est devenu un tranger, qui ne me dit plus rien et qui semble avoir une putain de double vie& " "Tu lis trop de BD sur ce moldu compltement tar& c'est quoi son nom dj ? Martin, c'est a ? Tu devrais arrter, srieusement, a te rend compltement paranoaque !" "C'est a, fous toi de ma gueule mais crois-moi, je ne suis pas le seul me poser des questions sur ton compte& Tho a  " "  Tho, Tho, Tho !" coupa Harry "Le petit ange, c'est a ? L'innocent et parfait petit Tho& Laisse moi tranquille, Ron, je n'ai pas de problmes, je n'ai pas chang, et Tho m'a du pour une raison qui ne te regarde absolument pas !" Ron se figea sur sa chaise. Il lana un regard stupfait Harry puis se leva d'un mouvement lent. D'un air confondu, il s'adressa Harry d'une voix faible : "Si, tu as chang, et tu ferais peut-tre bien de t'en apercevoir& " Sur ce, il quitta le Caf des Mangemorts. Harry le regarda partir avec un nSud dans la gorge. Il savait qu'il n'aurait pas d s'nerver, essayer de calmer le jeu, lui expliquer pacifiquement qu'il ne pouvait pas tout dire, il aurait peut-tre mme d tout lui dire& Mais quelque chose en lui l'empchait de le faire, il ne voulait pas parler de ses sentiments envers son Matre, ni repenser Tho en train de sucer Voldemort, ni Snape, ni cette prophtie, ni Ishtar, et encore moins aux cadeaux que lui avait fait le Lord Noir. Il soupira et s'effondra sur la table, la tte dans ses mains. Il devenait lentement mais srement fou. Toute cette histoire le fatiguait horriblement et il n'tait pas loin d'exploser. Ce serait si simple de se laisser tenter et de s'abandonner dans les bras de son Matre. Oui, ce serait tellement bien. Il se sentait si seul et si dsempar& Pourquoi devait-il viter son Matre, dj ? Ah oui, pour qu'il se rende compte qu'il n'tait pas une petite midinette qu'il pouvait avoir en claquant des doigts afin qu'il subisse ce qu'il avait subi& Pour qu'enfin il tombe amoureux de lui. En tout cas, a n'avait rien de drle et a ne l'amusait pas du tout. Et, si en plus il devait y perdre ses amis& Aprs tout, qu'avait-il de mal tout raconter Ron, son meilleur ami ? Ce n'tait pas comme si Ron serait jaloux de lui, ce qu'il ne parierait pas forcment avec Blaise ou mme Draco. Il se leva brusquement et se dirigea en quatrime vitesse vers les appartements des mangemorts de premier ordre. Il frappa la porte et attendit avec indcision que celle-ci s'ouvre. Ron ne tarda pas ouvrir, le visage ferm, les yeux furieux, il regarda Harry d'un air sombre. "Qu'est-ce que tu veux ?" "Rcuprer mon meilleur ami" rpondit Harry d'un air soudainement timide. Ron ne changea pas d'attitude. "Je vais tout t'expliquer." Le visage de Ron se fendit d'un sourire. "Rentre." ******** Deux semaines plus tard, le moral d'Harry tait au plus bas. Ron avait t mis dans la confidence et avait cout le rcit d'Harry avec attention, il avait t stupfait mais en aucun cas jaloux. Au contraire, mme. En somme, Harry n'avait pas eu tord de tout raconter Ron mais l'ennui tait autre. Depuis la dernire confrence de Lord Voldemort, celui-ci n'apparaissait plus dans le Chteau de Salazar. Cela tracassait et agaait prodigieusement Harry qui aurait voulu lui parler et mettre tous ses sentiments au clair avec lui. Le problme tait que personne ne le voyait, et mme les mangemorts de premier ordre ne recevaient plus de nouvelles de lui. Cela n'avait rien d'alarmant, aprs tout il arrivait souvent au Lord Noir d'tre absent du chteau pendant de longues semaines. Les favoris faisaient simplement rgner l'ordre sur le chteau et donnaient les directives du Lord Noir sa place. Mais, cela tracassait tout de mme Harry bien que Ron n'arrtait pas de lui dire que c'tait tout fait normal, qu'il ne fallait pas qu'il espre qu'il serait aprs lui vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Cela ne rconfortait pas Harry dont les attentions du Seigneur des Tnbres lui manquaient, pour une fois il aurait voulu qu'il vienne lui et lui propose une nouvelle fois de lui enseigner le piano. Emmitoufl dans les draps de son lit, Harry observait la tempte qui frappait fort derrire la fentre de sa chambre. Une pluie diluvienne frappait le carreau et des clairs jaune vif zbraient le ciel. Harry avait une fois entendu qu'il tait possible de devenir aveugle en regardant les clairs mais il ne savait pas si c'tait vrai. Il se tourna tout de mme de l'autre ct et essaya de s'endormir, mais il avait froid et il tait inquiet. Il avait enfin pris sa dcision, il voulait parler au Lord Noir et tout lui avouer, mais non. Celui-ci n'tait pas l. Absent. Harry dtestait le fait qu'il ne soit pas l et que les favoris aient le droit de les commander. Il excrait l'image de Snape en-haut de l'estrade, l'air fier et prtentieux, donnant des ordres aux mangemorts de premier et second ordre. Cela l'horripilait ! Surtout, lorsqu'il lui demandait d'accomplir les tches les plus basses du chteau, comme laver le sol ou faire la vaisselle dans les grandes cuisines de la caftria. Il n'avait jamais plus t assign cette tche depuis que le Lord Noir le privilgiait, et revenir ses premires fonctions le rendait de trs mauvaise humeur. Quelque part en lui, il devait avouer qu'il en voulait au Lord Noir. Il lui en voulait d'avoir laiss Snape prendre les commandes tout en sachant qu'ils se dtestaient cordialement, qu'il l'avait battu mort et rabaiss plus que quiconque. Il lui en voulait d'autant plus d'tre parti sans lui dire au-revoir& Ou mme sans lui proposer de venir avec lui. Harry se savait idiot. Il reconnaissait quel point ses souhaits taient prsomptueux, mais il voulait faire partie de la vie de son Matre de faon entire et exclusive. Il tait tellement press qu'il revienne afin qu'ils puissent parler& Soupirant, il expulsa une couverture d'un coup de pied. Il avait chaud et froid en mme temps c'tait atroce, la mto tait d'une ambivalence dconcertante. Ils taient aux abords de l't, les orages taient frquents, la chaleur suffocante et l'humidit agaante. La sueur coulait dans son dos et refroidissait, le laissant tremblant. Excd, il sortit de son lit et alla prendre une douche. Il tait encore trs tt mais s'il n'arrivait plus dormir, autant se lever et accomplir les tches de la journe. Ce jour-l, il tait charg de s'occuper de la literie des Sombrals du chteau, ce qui tait une fois encore une tche donne par Snape. Le chteau tait toujours endormi, il n'y avait personne dans les couloirs et le grondement de la tempte rsonnait sur les murs pais de la btisse. Il descendit aux curies, et, se munissant d'une fourche alla directement la stalle de Galaxie (NdA : Une de mes juments s'appelle Galaxie, et contrairement au Sombral de LV, c'est un amour ! lol), la Sombrale de son Matre, de faon machinale. Elle tait sa Sombrale prfre. Alors que les yeux de Galaxie se posaient sur lui, Harry se rendit compte qu'il y avait quelque chose d'trange dans le fait que Galaxie soit au Chteau. Thoriquement, elle devrait tre avec le Lord Noir s'il tait en dplacement. Harry frona les sourcils, Harry ne se souvenait pas d'une fois o le Seigneur des Tnbres ne l'avait pas prise pour un long voyage. Etonn, il interrogea Galaxie du regard mais se traita au mme moment d'idiot, si Galaxie tait au chteau cela voulait dire que son Matre tait enfin rentr. Il remarqua succinctement que Galaxie n'avait pas l'air d'tre tout juste rentre d'un voyage long et puisant, mais laissa cette pense loin au fond de son esprit. Il reposa la fourche et sortit des curies le plus vite possible. L'angoisse diffuse qu'il ressentait depuis le dpart du Lord Noir n'avait jamais t aussi forte. Il grimpa les escaliers jusqu'au cinquime tage et hta le pas jusqu'aux appartements du Lord Noir. Il tait impensable qu'il perde une minute de plus sans lui avoir dit ce qu'il ressentait et il pourrait mme ajouter, pensa-t-il avec un sourire, qu'il prendrait avec plaisir un abonnement de cours de piano pour l'ternit. La tte remplie de penses diverses concernant son Matre, il eut un moment de raction avant de comprendre que des pas retentissaient derrire lui. Alarm, Harry se cacha derrire l'une des grandes armures de fer qui parcouraient de temps autre les couloirs du Chteau de Salazar. Le cSur battant, il vit une horde de personnes passer devant lui, Harry ferma les yeux et pria fort pour qu'ils ne regardent pas dans sa direction. Il cacha inconsciemment sa marque de mangemort de second ordre avec sa main. Il rouvrit les yeux quelques secondes plus tard, et s'aperut que la petite troupe prenait la direction des appartements privs du Seigneur des Tnbres. Harry eut un moment d'hsitation puis suivit discrtement le groupe, se disant qu'au pire son Matre le pardonnerait srement de se promener l'tage interdit sans son autorisation. Cach l'intersection d'un couloir, Harry observa ces hommes et remarqua rapidement qu'il s'agissait d'un groupe de potentiels de son Matre. Ils n'avaient pas plus le droit qu'Harry de pntrer l'tage interdit mais cela ne semblait pas les gner, au contraire, ils chuchotaient entre eux, semblant attendre quelque chose devant une porte qu'Harry savait tre celle de la chambre coucher de Lord Voldemort. Intrigu, Harry attendit un petit moment puis la porte s'ouvrit pour laisser place Severus Snape en personne. Le cSur d'Harry se bloqua dans sa poitrine l'instant mme o il vit ces yeux tant has tre allums d'une lueur satisfaite la limite de l'hystrie. Il sentit douloureusement que ses yeux le piquaient et que ses poings taient serrs au point de le blesser. La jalousie et la haine emplirent son cSur et une furieuse envie de crier le prit aux tripes, il se mordit brusquement la lvre infrieure pour s'empcher de cracher son ressentiment et son acide dception. "Ne vous loignez pas de cette porte, vous serez remplacs dans 6 heures" murmura la voix suave de Severus Snape avant de s'loigner, empruntant fort heureusement un autre couloir que celui dans lequel Harry tait cach. Les larmes cavalrent les joues d'Harry tandis qu'il imaginait sans qu'il le veuille ce qui avait pu se passer derrire la porte en bois brun de la chambre de son Matre. S'taient-ils dshabills lentement ? Dgustant avec plaisir ces retrouvailles tardives qu'ils avaient tout deux si ardemment dsirs ? Ou s'taient-ils jet dessus voracement et fivreusement ? Leurs corps mouvant ensemble, effaant d'un soupir les vnements passs, redessinant l'avenir d'un gmissement touff avec la mme complicit qu'ils partageaient depuis deux dcennies ? Et dire qu'il avait cru& ******** Lorsque le chteau fut enfin rveill, Harry descendit les yeux secs jusqu' la Salle de Rception. Il allait s'immiscer encore une fois dans le rle du petit mangemort soumis et naf qui adule son Matre et saluer avec un sourire mu une victoire quelconque gagne au fin fond du globe. Mais ds que cette mascarade serait finie, il irait voir Lord Voldemort et aprs une discussion qu'il esprait brve, annoncerait son dpart. Il se fichait que cette demande soit suivie d'un arrt de mort (car bien videmment il tait impossible de quitter les rangs de Lord Voldemort), tout ce qu'il voulait c'tait ne plus voir le visage hypocrite de son Matre et l'oublier que ce soit dans les limbes de l'enfer ou dans son ancienne chambre de la maison de son parrain. Il pntra les doubles portes en chne de la Salle de Rception et s'aperut qu'il n'y avait personne  ou en tout cas pas assez de monde pour saluer un retour de Lord Voldemort. En ralit, il n'y avait que Snape sur l'estrade qui donnait des ordres aux mangemorts d'un air rjoui. "Salut Harry" fit une voix qu'Harry connaissait bien. "Salut Ron& Tu sais quand est-ce qu'on va fter le retour du Matre ?" demanda Harry rapidement, tout en regardant Snape d'un Sil mauvais. "Heu& Il est revenu ?" "Snape n'a rien dit ?" s'tonna Harry "Il vous a donn vos ordres et c'est tout ?" "Bah oui& Le Matre n'est pas prs de revenir tu sais, j'coutais qu' moiti, mais je crois que Snape a dit qu'il ne reviendrait pas avant encore un petit moment& " Harry se tourna vers lui, et le dvisagea, esprant voir inscrite sur son visage la rponse ses questions. "J'ai vu Galaxie aux curies, et Snape est sorti des appartement du Matre trs tt ce matin& Je suis sr qu'il est revenu. En plus, les potentiels taient l, ils gardaient sa porte !" "Non, non, tu te trompes, Harry, les potentiels sont partis avec le Matre, tu le sais bien& Et, Snape a dit qu'ils avaient pris des balais pas les Sombrals, de toute vidence, tu as confondu les potentiels avec des mangemorts de premier ordre et Snape a peut-tre t cherch quelque chose dans la chambre du Matre sous l'ordre de celui-ci& " "Et les potentiels ? Qu'est-ce qu'ils foutaient l ? En plus, Snape leur a donn l'ordre de garder la porte ! Pourquoi garderaient-ils une chambre vide ?" s'exclama Harry. "Chut !" fit Ron, en s'assurant que Snape qui donnait toujours ses ordres, n'avait rien entendu "Bon, et alors ? Qu'est-ce que tu essayes de prouver ? Peut-tre que le Seigneur des Tnbres est rentr cette nuit et qu'il tait fatigu, il a demand Snape de le remplacer encore quelques jours, et c'est tout." Harry se calma. "Dans ce cas, je dois aller le voir tout de suite& Il faut que je mette certaines choses au clair avec lui" dclara Harry d'un ton dur. Ron le regarda bizarrement comme s'il le croyait fou. "Tu crois pas que t'as une attitude un peu trop familire vis vis du Matre ? Il y a quelque mois, tu n'aurais jamais dit a& " dit Ron d'un ton calme bien que dans ses yeux Harry y lisait un certain tonnement. "Il y a quelque mois, je n'tais rien de plus qu'un mangemort de second ordre. Il faut que tu m'aides faire diversion avec les potentiels& J'ai vraiment besoin de lui parler, c'est important, je suis en train de devenir fou, Ron& " murmura Harry, les yeux soudain brillants. ******** Harry serra bien troitement dans sa main la fiole de Fume de Somnolence d'Aspardi SueHos que Ron avait drob dans le laboratoire des Matres de Potions du chteau rserv aux mangemorts de premier ordre. Il tait assez tendu mais rsolu parler son Matre, peu importe qu'il doive vanouir une demi douzaine de potentiels pour se faire. Il lana discrtement la fiole devant la porte de son Matre qui s'clata par-terre. Une fume pre et blanche ne tarda pas emplir le couloir. Harry recula et mit la manche de sa robe devant sa bouche pour ne pas respirer la fume. Il entendit des corps s'effondrer au sol et comprit qu'il pouvait rentrer dans la chambre de son Matre sans le moindre problme. Harry avana alors vers la porte, sa bouche toujours cache par sa manche. Il enjamba les corps vanouis et la peur au ventre, passa la porte. Il inspecta la pice qu'il avait peine regard la dernire fois qu'il y tait all et ferma la porte derrire lui. Il avana pas lents et prcautionneux vers le milieu de la pice, tonn que celle-ci soit vide. Se pouvait-il que Ron ait raison ? "Il y a quelqu'un ?" demanda Harry "Matre ?" Seul le silence lui rpondit. Son regard se posa alors sur le lit baldaquin dont les rideaux taient tirs. Il s'approcha, le cSur battant vive allure, et carta la fine tenture verte. Harry vit alors son Matre endormi qui tremblait convulsivement. Inquiet, Harry grimpa sur le lit et s'assit ct du Lord Noir. Il remarqua que son front tait luisant de sueur et que sa respiration semblait erratique. "Oh mon Dieu& " murmura Harry. Il carta les longues mches noires colles son front et s'aperut qu'il tait brlant. La peur envahit alors Harry qui se demanda quoi faire. Il avait l'impression que son Matre tait dans cet tat depuis un trs long moment et un doute horrible le saisit. Severus Snape n'avait jamais sembl aussi heureux que ces derniers jours& Lord Voldemort tremblait toujours autant, il semblait mme gmir dans son sommeil ce qui perturba profondment Harry. Il n'avait jamais vu son Matre aussi faible et vulnrable, il ne l'avait jamais vu faiblir et voil qu'il tait clou au lit avec une fivre infernale. Une impression trange emplit Harry au fur et mesure qu'il le regardait, l'impuissance se mlait la tristesse et la peur. Il fallait qu'il fasse quelque chose ! Son Matre tait si ple, si faible& Il semblait aux portes de la mort. "Matre ! Rveillez-vous, je vous en prie& " chuchota Harry, la voix tremblante. Il secoua l'paule nue de ce dernier mais cela n'eut pas l'effet escompt. Il remarqua qu'au contraire, il semblait trembler encore plus fort. "Tom& " murmurait Harry dans une longue litanie, les yeux humides. Il posa ses mains de part et d'autre de son visage et l'interpella plusieurs fois d'un air dsespr. Il vit les yeux du Lord Noir papillonner faiblement. "Oui, oui, Tom, rveille-toi !" implora Harry. Le Seigneur des Tnbres ouvrit ses yeux de quelques millimtres, ses sourcils taient froncs et maintenant qu'il tait rveill, Harry pouvait voir toute la douleur qu'il ressentait sur ses traits crisps. Les mains d'Harry bougrent d'elles-mmes et parcoururent le visage du Seigneur des Tnbres en caresses ariennes. Il frla ses tempes et descendit le long de sa mchoire acre. Il percevait les difficults de son Matre se rveiller, il voyait par intermittences les yeux rouge vif se fermer et se rouvrir. "Matre ?" susurra Harry d'une voix douce. Le regard du Lord Noir se fixa alors sur Harry, et son expression devint plus lisse. Harry perut toute sa dtresse dans ses yeux qui taient d'un rouge impressionnant, Harry avait dj vu les yeux de son Matre tre teints d'une telle couleur mais jamais avec autant d'intensit. "& Aide& moi" murmura Lord Voldemort en tremblant. Une vague de douleur le submergea et il se crispa fortement, fermant ses yeux et ses poings. Il semblait vivre un supplice interminable qui l'attirait toujours un peu plus vers la mort. Harry commena paniquer. "Mais qu'est-ce que je dois faire ?" s'cria Harry d'un ton dsespr. Lord Voldemort ne semblait pas en tat de rpondre mais il attrapa brusquement Harry par le col et le regarda fixement malgr ses tremblements. Harry tait tonn de la force qu'il avait encore alors qu'il paraissait tre sur le point de mourir. Il plongea dans les puits de souffrance qu'taient ses yeux. Ils taient devenus entirement rouge et ses pupilles taient ovales comme l'taient ceux des serpents. Harry ne put s'empcher de crier devant cette vision. Il s'carta brusquement de son Matre tandis que celui-ci essayait de le retenir. Harry sentit la colre et la rage maner du Lord Noir, et il commena rellement paniquer. Il descendit du lit et recula de plus en plus, vitant du regard les yeux de serpent de son Matre. "Harry& " murmura la voix du Lord Noir d'une faon qui fit chavirer le cSur d'Harry. Il revint prs de lui, apeur des ractions de son Matre mais terriblement inquiet pour lui. Le miroir de son armoire explosa d'un seul coup, et Harry sursauta, regardant son Matre sans comprendre. Les fentres explosrent elles-aussi et suivirent tous les vases et cadres de la pice. "Arrtez !" cria Harry, affol. Le lustre clata en mille morceaux qui trourent les tentures du haut du lit, des bouts de verre tombrent comme des poignards sur eux et Harry s'empressa de protger son Matre de ses bras, plongeant son visage dans son cou. Il le tint fermement contre lui et le pria l'oreille d'arrter. Il entendit un trs faible sifflement dans son oreille et comprit que c'tait du fourchelang. "Matre& Je ne comprends pas le fourchelang" dit Harry d'une voix brise. Les explosions se calmrent soudainement et Harry se recula. Il regarda son Matre dans les yeux qui commenait faiblir, retournant certainement vers le sommeil ou pire vers la mort. Dsespr, Harry le regarda partir sans rien faire et baissa les yeux, incapable de regarder son Matre mourir. "Ta magie, Harry& " Harry leva les yeux vers le visage du Seigneur des Tnbres mais celui-ci tait ferm. Le cSur d'Harry cessa de battre un instant puis sombra dans sa poitrine. "Ma magie ?" s'tonna Harry d'une voix casse. Il posa alors ses mains au-dessus du corps de son Matre et se concentra, essayant de se souvenir comment il avait fait avec son Matre quelques mois auparavant pour sauver un de ses conseillers. Il prit une grande inspiration et libra sa magie, la faisant passer dans ses veines jusqu'aux extrmits de ses doigts et essaya de la faire couler dans le corps de son Matre sans que celle-ci ne se disperse. Comme la dernire fois, une partie de sa magie se perdit dans la pice mais Harry russit puiser une bonne partie dans le corps de Lord Voldemort. Il sentit alors la fatigue l'envahir et il s'croula tout prs de son Matre, une de ses mains perdue en-dessous des couvertures et reposant sur le ventre plat du Lord Noir. ******** Harry se rveilla deux heures plus tard et s'aperut que son Matre le regardait, un faible sourire aux lvres. "Matre ?" fit Harry en se redressant, dgageant par la mme occasion, sa tratresse de main qui s'tait cache sous les couvertures. "Vous allez bien ?" "J'ai connu mieux" rpondit le Lord Noir. Harry remarqua que ses yeux taient redevenus noirs aux reflets grenats et ses pupilles parfaitement normales. "Je te remercie de m'avoir sauv, Harry" ajouta Voldemort. "Matre& Qu'est-ce qu'il s'est pass tout l'heure ?" demanda Harry d'un air anxieux. "J'tais en train de mourir& " rpondit simplement le Lord Noir avec un sourire ironique "Ma magie commenait me quitter& je ne pouvais plus la contrler. Dsol& si& je t'ai fait peur& " Il fermait les yeux souvent, semblant lutter pour rester veill. "Vous tes fatigu, vous devriez vous rendormir" dit Harry. "De l'eau, s'il te plat& " murmura le Seigneur des Tnbres. Harry chercha sa baguette dans les poches de sa cape et fit apparatre un verre d'eau. Lord Voldemort se redressa avec difficult et saisit le verre d'une main tremblante. Il en but la moiti et se recoucha dans son lit. "Je vais vous laisser vous reposer& " "Non& Reste& Je n'ai pas& de forces pour me dfendre& il faut que je t'explique& " "Matre, vous n'arrivez mme plus parler, vous m'expliquerez tout plus tard, j'ai trs envie de savoir mais vous devez dormir avant& " dit Harry d'un ton sans rpliques. "Ne pars pas& " "Je ne pars pas." Harry se recoucha prs de son Matre, de ct, le contemplant son aise. Il sentit au bout d'un moment sa main venir chercher la sienne et la poser sur son ventre. Harry leva les yeux vers son visage d'un air tonn. Lord Voldemort, les yeux clos, arborait un sourire malicieux bien que fatigu aux lvres et sa respiration devint bientt plus profonde et rgulire. Harry le regarda s'endormir, le cSur soudain joyeux. ******** Une impression dsagrable perturba Harry dans son sommeil, comme un lger sentiment de malaise qui le prit au plus profond de lui-mme et le rveilla brusquement. Il s'aperut alors qu'il s'tait confortablement install, sa tte reposait sur le torse du Lord Noir et ses bras serraient troitement sa taille. Il se redressa et sentit un frisson glacial lui parcourir la nuque. Lentement, il se tourna et vit Severus Snape devant le lit du Seigneur des Tnbres qui les contemplait d'un Sil assassin. Le regard d'Harry descendit avec crainte vers la baguette encore baisse du mangemort qui crpitait d'tincelles noires menaantes. "Snape& " murmura Harry, tendu l'extrme, s'attendant au pire. D'un mouvement vif, Snape leva sa baguette et sans un mot envoya Harry s'craser violemment contre le mur de gauche. Harry s'croula et gmit de douleur. Son dos le faisait atrocement souffrir et il manqua de dfaillir d'extrme justesse. Il s'affala, haletant, contre le mur et regarda Snape d'un Sil alerte. Sa plainte rveilla le Lord Noir qui d'un regard comprit la situation. Il remarqua les gerbes de feu qui s'chappaient de la baguette du sorcier et ses yeux noirs remplis d'une folie meurtrire. "Severus" dit-il d'une voix encore faible "calme-toi !" "Tais-toi !" ordonna Severus d'une voix mortellement froide. Harry vit distinctement le visage de son Matre se tordre dans une moue contrarie. "Depuis quand me donnes-tu des ordres, sale chien ?" "JE T'AI DIT DE TE TAIRE !" s'cria Snape "Et entre nous, le sale chien c'est toi ! Le choisir, lui, plutt que moi ! Moi, je t'aurais tout donn !" "Oh oui ! Me donner la mort est srement le plus grand cadeau que tu m'ais fait& Severus& " marmonna le Lord Noir, un air blas peint sur son visage cern. Snape contourna le lit et s'assit prs de Lord Voldemort, il passa sa main sur la joue de celui-ci, son visage tait fig dans une expression de folie la fois sauvage et passionne. "J'tais prt tout pour te garder." Harry ricana amrement mais cela n'attira pas l'attention des deux anciens amants. Ils se regardaient fixement, semblant se jauger du regard. "Mais je ne t'ai jamais appartenu, Severus" rpondit le Lord Noir, flegmatique. Harry vit le dos de Snape se tendre, ses yeux s'carquiller d'horreur et ses mains trembler d'une rage peine contenue. "Comment oses-tu dire a aprs tout ce que j'ai fait pour toi ?" demanda-t-il d'un ton dur. "Je t'ai demand qu'une seule chose et tu as accept, fin de l'histoire" rpliqua Voldemort sans aucune motion dans la voix. A ces mots, Snape perdit la raison. "Fin de l'histoire ? Fin de l'histoire !" s'exclama-t-il plein de rancSur "Espce de salaud ! Tu vas voir quel point tu m'appartiens, Tom ! Oui, tu vas le sentir profondment !" Il tira alors les draps du lit d'un geste brusque, rvlant le corps nu du Lord Noir dans la luminosit lactescente de la pice. "Severus" siffla le Lord Noir d'une voix menaante "Arrte a !" Harry remarqua alors que les mains du mangemort remontaient le long des cuisses de son Matre. Cette image le rendit malade. Il essaya de bouger pour attraper sa baguette qui avait roul quelques mtres plus loin mais une douleur aigu dans son dos le paralysa dans sa tentative. Les larmes aux yeux, il observa Snape continuer de caresser la peau claire du Seigneur des Tnbres. Celui-ci essaya de se redresser malgr sa faiblesse mais ses forces l'abandonnrent. Il chassa les mains de son mangemorts brusquement. "Lche-moi !" ordonna-t-il. Snape leva sa baguette et ligota les mains de son Matre sur le montant du lit. "Tu ferais mieux de profiter du spectacle, Potter, voil quelque chose dont tu ne pourras jamais faire : soumettre le Seigneur des Tnbres !" s'exclama Snape avant de se dshabiller, lentement, semblant se rgaler de l'expression assassine de son Matre et de ses yeux devenus almandins. Harry mobilisa tous ses muscles pour se pencher vers sa baguette mais il sentit une fois encore cette souffrance insupportable. Il releva les yeux d'un air dsespr vers Snape qui se plaait maintenant entre les cuisses de son Matre. Celui-ci le regardait avec dfi, un rictus aux lvres. "Tu es pathtique, Severus !" "Tu ne diras plus la mme chose quand je te pilonnerai, Tom" murmura-t-il d'une voix caressante "Tu vas enfin m'appartenir& " "Tu rves veill& " Le Lord Noir se tut lorsqu'il sentit la verge imposante de son ex-amant rentrer en lui d'un geste foudroyant. Il serra les dents et ferma les yeux, essayant d'oublier cette douleur et l'humiliation cuisante qu'il ressentait au fait d'tre soumis son mangemort. Les coups de butoir de Snape taient brutaux et Lord Voldemort peina pour ne pas s'vanouir, dj affaibli par les anciennes souffrances que le poison de Snape lui avait infliges. Il sentit le souffle erratique de Snape dans son cou et cela le dgota, il tourna les yeux vers la gauche et rencontra l'meraude des yeux de son mangemort. Des meraudes liquides qui refltaient l'horreur suprme. Harry ne pouvait supporter cet horrible spectacle ! C'tait atroce et pourtant ses yeux ne dtournaient pas le regard, ils observaient sans rpits l'horreur qui se droulait devant lui. Il fut profondment dcontenanc du calme de son Matre, et de son micro sourire qui lui tait adress comme s'il voulait le rassurer. Harry ne comprenait pas, ce n'tait pas lui qui tait en train de se faire violer, et c'tait lui qui se faisait consoler, c'tait inconcevable, inimaginable ! Il obliqua vers la gauche, rampant moiti vers sa baguette mais celle-ci s'envola dix mtres plus loin. Il tourna son regard enrag vers Snape qui ne le regardait mme plus, qui continuait de rentrer et sortir violemment du corps du Lord Noir. Et Harry continuait de pleurer, la rage au cSur. Il voulait crever l'instant mme tant l'instant tait cruel. La bile remonta dans sa gorge tandis qu'il scrutait les doigts calleux de Snape agripper fortement les cuisses de son Matre. Il remarqua que celui-ci avait ferm les yeux, les traits de son visage endurcis par une douleur insoutenable. Sanglotant, Harry rampa quatre pattes jusqu'au lit le plus discrtement possible, il s'affala contre le bord du lit  qui fort heureusement tait plutt grand et empchait Snape de l'apercevoir, trop occup jouir de l'immondice de son acte. Harry ravala ses larmes et attrapa la main crispe de son Matre qui tordait les draps de son lit au creux de son poing. Il sentit que celle-ci tremblait entre ses mains, il la tint plus fermement et y dversa pour la deuxime fois de la journe toute sa magie. Mais cette fois, il ne la dispersa pas, cette fois il y mit tout son amour, toute sa force, toute sa puissance et toute la colre qu'il ressentait l'encontre de ce monstre de Snape. Lord Voldemort reprit alors de la vigueur et la rencontre de la magie blanche d'Harry avec sa magie entirement noire sembla rveiller des parties inexplores et vierges de sa puissance. Snape sentit un changement dans l'attitude de son Matre et rencontra ses yeux rubescents qui le fixaient d'une intense et paralysante colre. Les liens du Lord Noir cdrent et en un mouvement de la main droite, Snape se retrouva enchan au mur du fond, les bras et les jambes carts. Lord Voldemort se releva brusquement tirant Harry par la mme occasion vu que leurs mains taient toujours lies. Harry gmit de douleur en sentant son dos s'tirer, et Voldemort l'attira lui. Il appuya sa main sur le dos de son mangemort et la douleur s'en alla d'un seul coup. "Ta magie est incroyable, Harry, quand tu sauras t'en servir tu deviendras presque aussi puissant que moi !" Harry leva les yeux vers lui avec un drle d'air. Est-ce que le Lord Noir venait de parler d'un ton badin ? Le Seigneur des Tnbres se dtacha de son mangemort et enfila une robe de chambre. Harry l'observa d'un air hallucin. Il le vit chercher sa baguette dans la robe de Snape qui tait tombe par terre. Il la sortit et la fit tournoyer entre ses doigts. Il s'approcha alors de Snape avec un horrible sourire sadique. "Tu n'imagines mme pas toutes les ludiques petites tortures que j'ai envie d'essayer sur toi, Severus !" siffla-t-il d'un ton doucereux, ses yeux troubls par une folie vengeresse "Je n'ai jamais senti de colre aussi acide& Mais en mme temps, je n'ai jamais eu aussi envie de m'amuser avec quelqu'un& " Lord Voldemort se tourna vers Harry et le regarda dans les yeux. Il esquissa un sourire doux qui apeura plus qu'autre chose Harry. "Approche, Harry" ordonna le Lord Noir. Harry s'approcha pas tremblants, dcontenanc de l'attitude de son Matre et aussi  il devait bien l'avouer  particulirement apeur. Comme tout le monde au chteau, il avait dj entendu parler des crises de folie de son Matre lorsqu'il lui prenait l'envie de torturer quelqu'un (Harry se souvenait encore de l'expression horrifie de Zacharias Smith noy dans son propre sang) et tout le monde savait qu'il valait mieux tre loin de lui ce moment-l. Mais, Harry, bien-sr n'tait pas comme tout le monde. Alors qu'il devrait s'enfuir toute vitesse, lui s'approchait docilement de son Matre, hypnotis par ses yeux rouge et son port altier de grand guerrier. Il avait toujours aim la folie de son Matre mme s'il ne lui avait jamais fait face avec autant de nettet. Le bras du Lord Noir s'enroula autour de sa taille et l'attira lui. "Dis-moi ce que tu aimerais que je lui fasse& " dit-il avec un sourire sadique. "Heu& Je& " Harry leva son regard vers les yeux onyx de Snape et les vit remplis d'pouvante. Une sorte de flicit envahit le cSur d'Harry cette vision d'autant plus qu'il sentait la chaleur de son Matre contre son corps ce qui lui rappelait que ce salaud avait eu le droit de goter cette chaleur, cette intimit sans permission. Il l'avait viol. Il se tourna vers son Matre qui le regardait attendant patiemment sa rponse. "Un doloris" rpondit fermement Harry. Lord Voldemort parut sensiblement du. "Un doloris ?" fit-il, constern "Tu n'as pas une grande imagination ! Et puis c'est dmod a ! Non, tu ne crois pas qu'il serait mieux de lui envoyer quelques GrossusSangus afin que son sang soit si paissi qu'il fasse clater ses veines, puis on le ferait survivre par un sort curatif et on ferait clater ses os un un avant de le dpecer en bonne et due forme. C'est un peu court, je le conois mais c'est une combinaison originale que je n'ai jamais essay& " Harry le regarda d'un air mortifi. Il avait presque vu les images que le Seigneur des Tnbres avait imagin dans les yeux de celui-ci. Elles paraissaient horribles et toutes enduites de nombreux litres de sang. Harry se sentit vaciller entre les bras de son Matre et celui-ci le sentit. Il se tourna vers lui d'un air concern. "Tu te sens bien ?" "Je crois que j'ai vu assez d'horreurs pour la journe& " murmura Harry. Les yeux du Lord Noir s'allumrent d'une lueur de colre puis s'adoucirent. "D'accord& " marmonna-t-il en haussant les paules. Il agita sa baguette et Snape chuta au sol. Lord Voldemort ligota alors son ancien favori comme un saucisson. Il lcha Harry et ouvrit la porte de sa chambre. Il vit alors la demi-douzaine de potentiels vanouis sur le sol. Il se tourna vers Harry avec un sourire puis il ligota les potentiels de la mme faon qu'il avait fait avec Snape. Harry baissa les yeux vers ceux brillants de Snape et lui sourit mchamment. Il hsita un instant mais ne put s'empcher de lui cracher au visage lorsque Lord Voldemort ne le regardait pas. "a c'est pour tout ce que tu m'as fait subir depuis que je suis arriv& " murmura-t-il "Je compte sur Voldemort pour t'offrir une trs belle fin de vie, Snape !" Lord Voldemort revint dans la pice et fit disparatre les corps d'un claquement de doigts. "Je les ai fait transplaner dans les sous-sols" expliqua-t-il. Harry essaya de ne pas grimacer, sachant que les sous-sols taient les lieux de torture du Chteau de Salazar. Il savait, entre autres, que c'tait l o taient localises les cellules. Harry n'y avait jamais mis les pieds mais il s'en flicitait, ceux qui avaient eu le dplaisir d'y entrer ne s'y taient jamais vritablement remis. Lord Voldemort et ses favoris taient trs imaginatifs en matire de tortures et Harry ne pouvait mme pas imaginer ce que subirait Snape, un favori coupable de viol et de tentative de meurtre sur son Matre. ******** Lord Voldemort tait enferm dans la salle de bain affilie sa chambre depuis plus d'une heure et Harry commenait s'inquiter. Harry n'avait pas quitt la chambre du Lord Noir, dcid attendre si son Matre allait bien d'autant plus qu'il avait vu son visage passer du sadisme proche de la dmence une expression plus froide et rsolue. Il tait intrieurement heureux qu'il ne semble pas traumatis par son viol mais Harry imaginait mal son Matre tre traumatis pour quoi que ce soit. En ralit, il avait l'impression que son tat d'me actuel tait peut-tre pire que l'accablement qu'il aurait d ressentir. Harry tait un peu perdu surtout qu'il ne connaissait aucune autre personne qui soit tomb amoureux d'un mage noir aussi puissant que Lord Voldemort et qu'il n'y avait aucun livre sur terre qui expliquait leur mode de fonctionnement. Harry sursauta lorsqu'il entendit la porte de la salle de bain s'ouvrir, il se tourna vers le Seigneur des Tnbres qui s'tait habill de l'un de ses ensembles noirs luxueux. Il avait meilleur mine mais ses yeux ne quittaient plus cette couleur ardente. "Tu es encore, l ?" s'tonna Voldemort, mais il ne semblait pas en colre. Harry mordit sa lvre infrieure, lgrement gn. "Je voulais savoir si vous alliez bien& " Voldemort soupira. "Je ne vais pas fondre en larmes si c'est ce dont tu as peur" dit-il d'un ton sec. "Dsol" rpondit Harry prcipitamment. Le Seigneur des Tnbres esquissa un sourire sans-joie. Il s'approcha de son mangemort et le regarda dans les yeux : "Tu te souviens tout l'heure, tu m'as dit que tu avais vu assez d'horreurs pour la journe, pourtant ce n'tait rien, absolument rien." "Mais, vous& " coupa Harry, offusqu. "Chut ! Ne dis rien, Harry. Ce qu'il vient de se passer n'a aucune importante, il n'y aucune raison que tu en sois affect& " "Matre" rpondit Harry d'un air choqu "Est-ce que vous mesurez la gravit de ce qu'a fait ce& btard de Snape ?" "Oh mais je la mesure parfaitement, ne t'inquite pas, Harry. Severus recevra toutes les punitions qu'il mrite et il sera bien-entendu tu. Mais ce n'est pas ce que tu viens de voir qui est le plus grave, la plus grosse erreur de Severus est d'avoir tent de me tuer et de prendre ma place car c'tait son intention n'en pas douter& " Harry regarda son Matre d'un air rvuls. "Vous voulez dire que a ne vous fait rien& " murmura-t-il. "Severus et moi tions amants et& contrairement ce qu'il croit, aucun moment je ne lui ai appartenu, il n'a eu que mon corps, ce qui est tout de mme la partie la plus superficielle de mon tre, puisque je ne ressemble mme pas ce que je suis en ralit& " dit Lord Voldemort "Mon apparence relle est loin d'tre aussi charismatique que celle que tu vois en ce moment." Harry s'assit sur le lit de son Matre, lgrement cSur de ce qu'il venait d'entendre. Lord Voldemort le regarda un instant et haussa les paules, il tourna les talons et s'apprta sortir de la pice. "Si c'tait moi qui m'tais fait violer, vous vous en ficheriez aussi ?" Lord Voldemort s'arrta sur le pas de la porte et se retourna lentement vers son mangemort. "Qu'est-ce que tu veux dire ? Severus t'a fait du mal pendant que j'tais sous l'emprise de son poison ?" "Non." "Dans ce cas, je ne vois pas pourquoi je me poserais la question." Harry encaissa le coup sans rien dire. Il baissa les yeux et observa ses mains tremblantes. Cette interminable journe commenait srieusement l'puiser. Il sentit des mains chaudes enlacer les siennes et les serrer doucement, il leva les yeux et vit son Matre qui tait accroupi face lui, une expression soucieuse sur son visage. "J'ai l'impression que toute cette histoire te fait plus de mal toi qu' moi." "Et moi j'ai l'impression que vous vous voilez la face !" s'exclama Harry sans dtourner le regard. Lord Voldemort se releva brusquement. "Tu sais, je m'tais presque persuad que tu tais la personne avec qui je pourrais passer ma vie si tu tais d'accord mais de toute vidence tu es bien trop sensible pour devenir l'amant de Lord Voldemort" dclara le Seigneur des Tnbres en regardant durement son mangemort. Harry sentit les larmes rouler sur ses joues. "Oui, c'est bien ce que je disais" affirma le Lord Noir d'un air ennuy. Harry se leva du lit et se dirigea vers la sortie, mi-chemin il se retourna et plongea ses yeux remplis de larmes dans ceux bien moins impassibles qu'il ne le voudrait du Seigneur des Tnbres. "Je veux quitter ce chteau et vos rangs !" "Tu sais bien que c'est impossible" rpliqua Voldemort d'un ton placide. "Dans ce cas, tuez-moi, a ne devrait pas tre trop difficile puisque vous tes si dpourvu de sentiments !" s'exclama Harry avant de quitter la chambre, ses larmes coulant librement sur ses joues. Il marcha pas vifs puis finit par courir jusqu' sa chambre dans laquelle il s'enferma double tour. Il se trana ensuite dans sa salle de bain, vita son regard dans le miroir pour ne pas voir son visage ravag par les larmes et entra dans la douche. Il rgla la temprature afin que l'eau soit brlante et se laissa aller. Il cria, pleura, frappa les parois de la douche, s'esquinta les mains et finit par s'crouler au sol, le souffle court et les yeux dans le vague. Dans sa tte, les images du viol n'arrtaient pas de dfiler. Il ne comprenait pas l'indiffrence de son Matre alors que lui aurait pu en crever. Mais plus que toute chose, il se dtestait, se hassait, s'excrait pour ne pas avoir su aider son Matre et lui faire comprendre quel point l'acte de Snape tait immonde. Il se hassait pour avoir laisser tout a arriver et pour avoir montrer ses faiblesses devant son Matre. Il ne servait strictement rien, il valait mieux qu'il parte surtout que le Lord Noir n'avait pas manifest l'envie de le garder prs de lui. Il se dtestait pour avoir tout gch, pour avoir ananti ses chances d'tre avec le Seigneur des Tnbres. Et il se flagella encore plus d'tre tomb amoureux de Lord Voldemort. irma le Lord Noir d'un air ennuy. Harry se leva du lit et se dirigea vers la sortie, mi-chemin il se retourna et plongea ses yeux remplis de larmes dans ceux bien moiP$VXb2R 2 D LzN$F%%%&<''4(D**1179BDEF\GPILNNOO4UVNWWXZ[(]]_`*aabbpereee\i.mmvnppqrtuvvxxynz  QnzR{{B||܀܁PԈ2"6̖`.>x̠Π>Ȱ$̹<Nr R*LJFH@h0bVT$8LNbjPr6  :>l!(#~'''''-/j011V23~4589l<<=>?AAABDGJJ|L8NvNPQ:TUUVdWXXZ]n]_ `aJb:dhhkHkPnn:q`qrsdwxxxxyzJ{,||T}~V ",RL TPnjvr^rҕFTHL>L*nBf88D\RJNzz@DXZ<l<'<z\.N r ^  ~  l *(2"'( ) @S 2'( 5$Xn`n( * n<<<<^h±ZjrDDrDrDDDDDDDDD  " . "PS" $ 08. "PS" $ 080 "PS" $ 080 "PS" $ 08. "$" $ 08 [[ " " ttnz< "$([Times New RomanS  " " "`fXXpHP LaserJet 5Si@B 3dXX`f@XXWKSWPCHCourier NewL (Xo3\\JUMILLA\Printer_TTHP5SID!WINSPOOLHP LaserJet 5Si\\JUMILLA\Printer_TTF"T"p"`S"wy"` "``""A."@"T""`S"wy"` "``"."AMOR OMNIA VINCIT 4.wps."@[s""i"ii (" )"Ȱ$̹<Nr R*LJFH@h0bVT$8LNbjDOP DOP r.. Z O2Quill96 Story Group Class9qyyyyyy9y@ y y y y y = yD E yJ y ^ ye f yk y yyy#Vy]yyyy=yGyyy yry{y5y:yyy|y y "y""y"*#y/##y#$y$b%yk%&y&_'yh')y)*y*-y--y--y-).y0./y/c1yj1u1y~12y25y5s7y7:y:;y;=y=->y6>?y?A?yE?ByBCyCNEyVEFyGGyHJyJKyKNyNNyNOyOPy"PQyQRySXyX[YydY[y\\y\]y]j_yq_r_yw__y_`y``y``y`(by-b@byCbbybdydXdy]d`eyceeyeDfyFffyffyf gyghy h3hy6h:iy?iNjyRjTjyXjjyj5ky8k7lyAlmymmym!qy$qQqyTqqyqry rdrygr+sy.susyxssystyttyuuyvdwygw{y{{y{{y{}y}~y~y1y61y4qyxyyՃy݃Wy]\yefyoƍ_͍y y @ yI