Nouveau PartiSocialiste 75 Changer le Parti Socialiste Agenda Courant janvier : Assemblée générale du NPS 75. Date et lieu seront précisés prochainement. Sur le net Le blog de P. Cherki http://pascalcherki.over-blog.com Le blog de M.-J. Raymond-Rossi http://mj2r.over-blog.com Le blog de V. Jarousseau http://vincent-jarousseau.blogspot.com Le blog de B. Recher http://bastienrecher.canalblog.com Le blog de J. Généreux http://genereux.fr Le blog du NPS 11e http://npsparis11.canalblog.com Le blog du NPS 14e http://nps14eme.over-blog.com/ Haut et fort n° 3 -déc. 2006 CONTACTER LE NPS PARIS Guillaume Balas, mandataire E-mail : nouveau-ps75@noos.fr Site parisien : www.nps75.org Site national : www.nouveau-ps.net 3 4 1 2 Environnement Editorial Europe Campagne Education Pétition Haut et fort La lettre du NPS 75 édito Pour enfin transformer la société ! Par Guillaume Balas, NPS a choisi de ne soutenir aucun candidat Mandataire lors du débat interne concernant l'investiture du NPS Paris présidentielle, laissant chacun agir en son nom personnel. Nous nous retrouvons donc naturellement derrière Ségolène Royal, largement désignée par les adhérents et sommes dès maintenant en campagne pour assurer sa victoire car seule son accession à la présidence de la république peut nous permettre de construire une majorité politique progressiste dans le pays. Les premiers pas de Ségolène Royal en tant que candidate des socialistes nous semblent très satisfaisants, en effet, elle semble prendre en compte deux impératifs essentiels que nous avons expliqués depuis longtemps : la réorientation du discours politique et le rassemblement de la gauche. Sur la question du rassemblement de la gauche, les deux accords établis avec le PRG et le MRC permettent la création d'un pôle solide autour du Parti Socialiste et de sa candidate, aux autres forces de comprendre que leur atomisation programmée ne servira ni leurs intérêts, ni celui de la Gauche dans son ensemble. Il reste à établir les liens nécessaires pour préfigurer la construction de la future majorité parlementaire. Ces accords politiques ne seraient rien s'ils n'étaient accompagnés d'un changement manifeste du discours des socialistes sur la mondialisation libérale et l'Union Européenne. Enfin, par la voix de Ségolène Royal, nous reconnaissons que la Banque Centrale Européenne doit voir ses statuts modifiés afin d'être un agent de croissance et de développement et non une gardienne obsessionnelle de la "vertu" présumée que serait la lutte contre l'inflation comme priorité. NPS s'est notamment battu contre le Traité Constitutionnel Européen car il réaffirmait le dogme monétariste de la politique européenne, on voit là en quoi le refus de ce traité était la condition nécessaire pour faire changer les regards sur la réalité européenne. Cette avancée du discours socialiste, nous l'aiderons et le soutiendrons, nous voulons que l'analyse portée dans le texte d'accord avec le MRC, exigeant une rupture avec le monétarisme européen mais remettant aussi en cause le libre-échange intégral mortifère que nous subissons ne soient pas que des mots mais se transforment en propositions concrètes. D'autres évolutions sont nécessaires pour gagner et transformer vraiment la société. La première est un dicours clair sur le pouvoir d'achat, donc sur les salaires, seul un rééquilibrage de la répartition des richesses au profit des revenus du travail par rapport à ceux du capital permettra de renouer la confiance avec les milieux populaires. De même, la restructuration de l'exercice démocratique dans notre pays, aussi bien dans le champs social que celui de la vie politique est une priorité. Pour cela, il faudra affirmer avec force une ambition nouvelle sur le non-cumul des mandats ou la représentation de la société telle qu'elle est mais surtout, définir concrètement le contenu de la nouvelle république parlementaire que le PS, dans son projet, appelle de ses voeux. NPS est totalement impliqué pour faire réussir le changement attendu, il contribuera à sa place dans la confrontation des propositions socialistes avec nos concitoyens jusqu'au mois de février, tel que l'a voulu notre candidate, il militera pour que le PS soit l'espace-moteur du combat politique des prochains mois. Bref, c'est aujourd'hui que tout commence. Haut et fort | n° 3 | décembre 2006 | www.nps75.org | page 1 2 le vent du large soufflait sur Porto Europe Un congrès du Parti socialiste européen ne passionne pas toujours les foules et ressemble parfois à un exercice obligé. Le PSE, en tant que « fédération » de partis nationaux, a du mal à exister en soi. Il avait fallu attendre le précédent congrès pour voir s’esquisser un débat de fond sur l’orientation du PSE, qui s’était articulé sur le choix de son président, le danois Poul Nyrup Rasmussen. Cette tendance a été confirmée à Porto, où le congrès du PSE s’est réuni les 7 et 8 décembre derniers pour renouer avec un thème cher aux socialistes européens et aux socialistes français : l’Europe sociale. Ce thème n’avait pas été choisi au hasard et découle pleinement de l’échec du processus constitutionnel, dans lequel s’était engagé le PSE, du fait des non néerlandais et français au TCE. Les français étaient donc attendus à Porto et particulièrement notre candidate. Sur ce point, on ne peut que reconnaître que Ségolène Royal a véritablement convaincu l’ensemble des socialistes européens de sa capacité, si elle est élue, à relancer le processus d’intégration en Europe et a fait part de sa vision de la présidence française de l’Union européenne, prévue pour juillet 2008. En plaçant au coeur de son discours la remise en cause de l’orthodoxie monétaire en Europe par le calcul des déficits publics sans y inclure les dépenses consacrées à la recherche et par la nécessité de soumettre la banque centrale européenne aux décisions des gouvernements de la zone euro, Ségolène Royal a donné un signal clair et net en direction de ceux, dont NPS, qui avaient appelé à voter non au traité constitutionnel. De cette manière, elle s’est directement inspirée de la synthèse du Mans, contrairement au premier secrétaire qui n’a fait que demander à revenir « à l’esprit des traités ». Etrange répartition des rôles. En liant ainsi politique économique et politique sociale, notre candidate s’est placée dans le droit fil des discussions de Porto autour de l’Europe sociale et notamment des discours de Jacques Delors à celui de Poul N. Rasmussen. La réaction positive des délégués (les propos de Ségolène Royal sur la BCE ont été très applaudis) a montré que les socialistes européens sont, dans leur ensemble, mûrs pour aborder cette épineuse question. Certes, le PSE n’en est pour l’instant qu’à l’impérieuse nécessité de coordonner les politiques économiques des Etats de la zone euro… mais c’est déjà un début. L’infléchissement de l’orientation politique du PSE lors de ce congrès est particulièrement sensible. Ainsi, le cadre d’action pour 2007-2009 adopté lors de ce congrès rappelle que l’avenir de l’Europe est une « question de politiques progressistes », et que la question des inégalités est centrale pour assurer la cohésion de l’Europe. À l’offensive des libéraux pour réduire l’Union européenne à la promotion du libre marché et de la compétitivité, les socialistes européens ont préféré la volonté de ne pas limiter l’Union à une concurrence entre les Etats favorables au dumping social. Cette vision se décline dans les dix principes pour une Europe sociale, adoptés lors du congrès, dont la nécessité d’atteindre l’objectif du plein emploi, celle d’investir dans la société de la connaissance, l’importance du dialogue social et l’égalité entre les hommes et les femmes. Plus encore, les socialistes européens se sont accordés sur la place des services publics ( avec une directive cadre sur les services publics, inscrite à l’initiative de la délégation française) et sur la nécessité de garantir les mécanismes de l’Etat-Providence, non pas sur le principe d’un filet de sécurité mais en revendiquant son rôle de redistribution des richesses. Enfin, le PSE inscrit désormais son cadre d’action dans la lutte pour des conditions de travail et des salaires décents : « more jobs, better jobs » et maintenant « decent wages ». Pour autant, le congrès a fait preuve de frilosité sur certains sujets. Ainsi, le rééquilibrage de l’Union économique et monétaire n’est abordé que sous l’angle de la meilleure coordination des politiques économiques. De même le document adopté à Porto fait de l’immigration illégale une menace pesant sur la cohésion économique de l’Union, sans analyse très poussée. Enfin, le PSE fait preuve d’un certain angélisme dans sa vision du dialogue social. Si les socialistes européens ne remettent toujours pas en cause radicalement le libéralisme économique, le congrès de Porto a montré que le PSE se replace aujourd’hui dans l’histoire du mouvement ouvrier européen, ainsi que le rappelait Martin Schultz président du groupe socialiste au Parlement européen. Alors plutôt qu’un verre à moitié vide, voyons le PSE comme un verre à moitié plein qui se remplit peu à peu. Catherine Joly 2 la question du libre-échange au coeur de la présidentielle Europe C’est au fond la question qui sera en creux de cette élection présidentielle. Elle sera posée aux socialistes car la droite a déjà abdiqué. Qui pourrait nier que la discussion serait de même nature selon qu’il existera ou non un tissu industriel en Europe dans les 20 prochaines années ? Qui pourrait nier que la discussion serait de même nature selon que nos marchés financiers seront ou non tombés sous la coupe d’une autre puissance étrangère ? Qui pourrait nier que la discussion serait de même nature selon qu’il existera encore ou non des services publics ou que ceux-ci auraient été captés par des fonds de pension ? Or c’est bien de cela qu’il s’agit. Vous en doutez ? Dans ce cas réfléchissez au destin de la sidérurgie ! Après Arcelor, ex Usinor-Sacilor, renfloué dans les années 80 par la gauche, puis privatisé par la droite, puis récemment passé sous le contrôle de Mittal Steel suite à une OPA, aujourd’hui c’est au tour du conglomérat anglonéerlandais Corus de faire l’objet d’une tentative d’OPA d’un autre géant indien, Tata Steel. Tel est en effet le destin programmé de l’industrie européenne si rien ne change : être voué à être dépecée à terme par les puissances émergentes en Inde, en Chine ou par les fonds de pension américains. Voilà pourquoi la question première qui nous est posée est celle de notre capacité à maintenir une souveraineté, monétaire, industrielle et sociale sans lesquelles la souveraineté populaire ne sera plus qu’un mot creux. Voici pourquoi, à gauche, beaucoup d’entre nous ont fait campagne contre la Constitution libérale européenne et ont appelé à voter non le 29 mai 2005. Dans une perspective de construction d'une autre Europe, l’accord intervenu entre le PS et le MRC est une bonne nouvelle ! Cet accord est accompagné d’une déclaration politique commune dans laquelle les deux formations prennent acte du vote du 29 mai 2005 et refusent toute nouvelle ratification du texte rejeté. Ségolène Royal a remis en cause lors du congrès du PSE de Porto l’indépendance de la BCE. C’est une autre bonne nouvelle ! C’est en avançant ainsi que Ségolène Royal et les socialistes donneront un sens à une volonté de rassemblement de la gauche aujourd’hui encore trop dispersée. Il convient maintenant d’aller au fond des choses et de s’attaquer de front à la question politique majeure posée à la sociale-démocratie : La lutte contre le libre-échange ! D’ailleurs, nous invitons ceux qui en douteraient encore à méditer sur le dernier sondage publié récemment dans le journal Libération qui fait de l’emploi la préoccupation n°1 des français -es. Or, comment apporter des réponses efficaces à cette légitime préoccupation sans aborder de front les dégâts causés par le libre-échange ? Pascal Cherki Haut et fort | n° 3 | décembre 2006 | www.nps75.org | page 2 environnement et libre-échange 3 La question de l’environnement se pose aujourd’hui de façon aigüe tant du point de vue de l’évolution du climat, que de la disparition de la biodiversité. L’activité humaine est aujourd’hui capable d’infléchir les cycles naturels, risquant de mener à la destruction de notre environnement. Il est clair que c’est l’activité de production qui provoque, non seulement la pollution chimique, mais aussi l’effet de serre par émission de gaz carbonique dans l’atmosphère. C’est la combustion des hydrocarbures (pétrole, gaz,…) qui en est l’origine. La nécessité de cette activité de production découle des impératifs de nos sociétés occidentales : production-consommation. Ce cycle atteint aujourd’hui une intensité qui provoque non seulement la pollution de l’eau, de la terre et de l’atmosphère, mais aussi la déplétion des matières premières. C’est bientôt la fin du pétrole, entre autres. Nous devons mettre en cause le libre échange comme horizon indépassable. En effet, malgré ce constat partagé par de plus en plus de responsables scientifiques et politiques, la pente naturelle de nos sociétés est d’accentuer la marchandisation de la planète et de tous Environnement les biens et services dont on peut disposer au travers de l’ouverture de nouveaux marchés. La course à la privatisation au profit d’intérêts privés continue, au détriment de l’intérêt des peuples et de la planète. Il est clair, que la liberté accrue des échanges commerciaux au niveau mondial, accentue l’exploitation des matières premières, et incite à la consommation, pour rentabiliser la production et accroître les profits des producteurs. La question du changement de notre mode de consommation se pose désormais. Ce n’est pourtant pas au niveau individuel qu’il faut agir, ce ne sont pas 60 millions de petits gestes qui changeront les choses, mais des décisions politiques qui pourront modifier profondément la structure de la consommation des pays occidentaux. En ce qui concerne l’énergie par exemple, ce n’est que sur la question des transports et du chauffage qu’on pourra réduire les émission de CO2. Il est heureux que cette question prenne une place centrale dans le débat présidentiel qui débute. Mais n’oublions pas que c’est la question économique qui est à l’origine de toutes les dérives pour notre environnement. Stéphane Lovisa priorité à l'éducation ! 3 Compte-rendu et analyse du forum participatif sur l’Éducation organisé par Désirs d’avenir le 5/12/2006, avec pour invité Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU. L’éducation étant la priorité du projet socialiste, l’un des objectifs de cette réunion consistait à tenter de déterminer la façon dont les socialistes et leur candidate doivent construire leur programme pour 2007. Malgré quelques défauts, le débat, vif et enlevé, a bénéficié notamment de la présence de Gérard Aschieri qui a su présenter clairement les enjeux de la question et répondre sans détours aux participants. De l’hétérogénéité des points de vue exprimés, nous retiendrons deux questionnements essentiels. Réformer l’Education nationale : un défi pour les socialistes Les interventions de la salle ont bien montré le rapport extrêmement paradoxal que les socialistes, entretiennent avec les enseignants, entre louanges appuyées et critiques virulentes. Les appréciations, au sein parfois d’une même intervention, étaient souvent contradictoires : on relevait les conditions difficiles de travail et les problèmes de la relation avec les élèves ; donc la réelle pénibilité du métier d’enseignant, et en même temps on affirmait la volonté de « les faire travailler plus ». Gérard Aschieri a ainsi été interpellé directement : les enseignants sont-ils prêts à la réforme, au changement ? La question des 35 heures soulevée lors de la campagne interne a été explicitement posée. Et on voyait bien dans les débats que personne n’avait de vision claire de cette proposition : non seulement en terme de chiffrage (coût par exemple de la construction de bureaux, de salles de réunion et d’accueil des parents, de la revalorisation des salaires…) ni en terme de réaménagement de services (les heures passées devant les élèves ne représentant en moyenne, selon une étude de 2002 du ministère, que la moitié des heures travaillées). Se pose ici clairement la question du dialogue social pour construire la réforme attendue. En réponse, Gérard Aschieri, a insisté sur l’importance des syndicats enseignants, exemples uniques en France de syndicats de masse, Education légitimes, non pas pour co-réformer avec le gouvernement, mais pour faire des propositions précises qui seront ensuite tranchées par le politique, responsable devant le peuple. Il a d’ailleurs clairement insisté sur la répartition des tâches, en affirmant que les enseignants, conscients des graves difficultés rencontrées par l’école aujourd’hui étaient prêts à la réforme. Faire réussir tous les élèves en redonnant tout son sens à l’éducation prioritaire Dans certains endroits, l’accumulation des difficultés est telle que se sont formés de véritables ghettos scolaires. Les inégalités se sont encore creusées à cause de la politique menée par la droite qui a supprimé régulièrement les moyens affectés aux établissements classés. Il a été dit dans la salle qu’il fallait s’engager à respecter deux engagements du projet : 15 élèves par classes dans les établissements difficiles et le développement des classes relais afin de mieux prendre en charge les élèves en décrochage. La question du soutien scolaire a aussi été abordée et Gérard Aschieri applaudi lorsqu’il a proposé de réaffecter les exonérations fiscales accordées par la droite pour les cours de soutien privés vers le service public. Questionné par la salle, il a aussi reconnu l’inefficacité du découpage actuel de la carte scolaire. Le débat a débouché sur deux propositions : rendre attractifs (par le biais des moyens et des options) les établissements défavorisés et redécouper la carte scolaire afin de favoriser la mixité sociale (signalons par exemple la proposition de Philippe Meyrieu du redécoupage en « camembert » partant des centres-villes vers les banlieues). C’est cela qu’il faut maintenant au Parti socialiste : des idées claires sur les missions du service public d’Education nationale, et des propositions précises et chiffrées pour lutter contre les inégalités. Difficile et enthousiasmant ! Bastien Recher Haut et fort | n° 3 | décembre 2006 | www.nps75.org | page 3 4 pour un parti de militants et une campagne de terrain campagne C'est une véritable bouffée d'oxygène que les nouveaux adhérents ont apporté au parti. Plus nous serons nombreux, plus nous seront forts pour battre la droite. Chaque militant compte dans ce combat. Il doit pouvoir y prendre sa place et y faire entendre sa voix. A l'heure où des sociologues, tels Jacques ION,dans ses livres "La fin des militants ? » 1997), et Militer aujourd’hui (2005) nous annoncent la fin du militantisme politique, au profit du recentrage sur d’autres formes d’implication dans le mouvement social et associatif, il est crucial pour nous d'intégrer cette nouvelle vague d’adhérents par Internet. Ils viennent asseoir la légitimité des grands leaders auprès de l’électorat et conforter la réalité du parti socialiste, l’éloignant ainsi du spectre de son « homologue » américain démocrate dont les adhérents sont avant tout les supporters lors des choix des présidentiables. La force militante d’un parti pourrait paraître secondaire à l’heure où la vie politique se concentre sur les échéances électorales, dirigées par des équipes de campagne réduites, au service d’un leader que la constitution de la Ve république, relayée par les medias, met au centre du jeu. Et pourtant… Que serait un parti sans adhérents ? Que serait un leader sans parti ? Aujourd’hui encore, ce sont les militants qui font les campagnes et sont autant de relais dans la société. Nous avons vu lors du référendum du 29 mai 2005 le rôle décisif qu’ils ont joué, porte parole sur leur lieu de travail dans leur famille, dans leur immeuble, etc. C’est pourquoi jnous pensons qu’en parallèle de ce temps d’écoute voulu par la candidate et dans lequel nous nous inscrivons pleinement, le parti doit proposer aux nouveaux et à ceux qui le souhaitent un temps de formation et de préparation à la bataille contre la droite. Nous avons en 2007 un devoir de victoire mais nous devrons être en capacité d’ancrer notre politique dans la société à travers nos militants. Le risque est grand de gouverner au baromètre de l’opinion et de passer à côté de la raison d’être d’un parti, ce qui le différencie d’ailleurs des autres formes de militantisme : anticiper et créer une nouvelle donne pour le futur. L’implication militante est la clé de cette ambition. Le militant témoigne, élabore, échange sur les programmes puis propose demain une organisation qui assure la diffusion de nos valeurs, de nos idées et de nos projets. Il nous faut cesser de considérer le nouvel adhérent soit comme un ennemi potentiel soit comme un client éventuel, et cesser d’être un parti d’élus pour poursuivre notre croissance et l’intégration de nouveaux militants. La rénovation est une nécessité pour pouvoir demain gouverner et transformer la société durablement. Le NPS s’y engage. Sandrine Charnoz 4 appel du nouveau parti socialiste pétition Suite aux propos tenus par Georges Frêche le 15 novembre, le Bureau national du Parti socialiste, à l’unanimité, a saisi la Commission des Conflits pour qu’elle en tire les conséquences et se prononce notamment sur l’exclusion de celui-ci. Nous, élus et militants socialistes, souhaitons rappeler l’émoi provoqué dans la population et au sein du Parti socialiste par les déclarations inacceptables de Georges Frêche. Nous condamnons une attitude qui n’a pas sa place au sein des socialistes, attitude aggravée par la qualité d’élu et de responsable de celui qui a tenu ces propos. Nous insistons sur la dérive préoccupante que constituent les obscures tentatives d’explication et de justification de M. Frêche, au nom d’une pseudo nécessité de rompre avec le politiquement correct. Aucune posture, aucun artifice de langage ne peuvent justifier ou excuser que l’on puisse qualifier les compétences des hommes en fonction de la couleur de leur peau. Certes, les statuts de notre parti doivent permettre à chacun de se défendre et de s’expliquer. Pour autant, nous appelons fortement les socialistes à ne faire preuve d’aucune faiblesse dans la mise en oeuvre de la procédure à l’encontre de Georges Frêche. Nous n’acceptons ni les intimidations, ni les menaces vis-à-vis des socialistes, ni les grossières tentatives de réinterprétation de la vérité, uniquement destinées à gagner du temps. Nous pensons que le Parti socialiste doit faire preuve de célérité, de clarté et de vérité dans les décisions que prendront ses instances, sans quoi le risque serait grand d’altérer notre capacité collective à porter l’aspiration des Français au renouvellement des pratiques politiques. SIGNEZ L'APPEL www.petition.nouveau-ps.net Haut et fort | n° 3 | décembre 2006 | www.nps75.org | page 4